Chat du 21 mars 2012 avec Gérard Apfeldorfer

Compte-rendu du chat
21/03/2012 (18:30) G. Apfeldorfer Bonsoir à toutes et à tous. Vous avez les questions, et j'ai (parfois) les réponses. Nous devrions pouvoir nous entendre?
21/03/2012 (18:30) Sop Bonjour, je débute avec deux semaines de pratique qui se passent plutôt bien, le site est formidable, vraiment riche. L'appétit pour les légumes est parti, j'ai du mal à les envisager en faibles quantités. Du coup, pas beaucoup de fibres pour le moment. Est-ce un souci pour la santé? Merci d'avance, merci pour tout! Sop. Bonsoir Sop, Vous vous bourriez de légumes dans l'espoir de vous empêcher de manger certains aliments et vous avez arrêté. Bravo ! Du coup, vous mangez peu de légumes. Ce n'est pas grave : peu à peu, votre appétence pour les légumes reviendra (et peut-être les aimerez-vous alors cuisinés plutôt qu'à l'eau) d'ici quelques temps ; en attendant, il n'y a pas de problème à ne pas en manger pendant une période de quelques mois. Surtout si vous mangez des fruits par ailleurs. A bientôt.
21/03/2012 (18:32) Bri Bonjour et un grand merci pour votre programme qui m'apporte la quiétude face à la nourriture. J'avais une grand peur de grossir depuis plus de 40 ans, je crois l'avoir évacuée, par contre ma peur de voir la pesée est toujours bien présente. Et même si je me fais violence pour ne pas me peser 1 x par semaine, j'ai très peur de voir le résultat. Donc je crains toujours la balance même après 1 mois de la précédente pesée. Comment lâcher cela? Je crois que j'ai toujours le même problème, la peur de grossir non? Car souvent quand je crois avoir maigri en fait sur la balance c'est pas du tout cela? Aidez-moi. Merci et belle soirée. Ah la balance ! Ou encore le pèse-personne. Mais le pèse-personne ne pèse pas des personnes, mais juste des corps ! Vous n'êtes pas juste un corps, vous êtes une personne qui travaille à régler ses difficultés avec son corps. Le pèse-personne, surtout s'il est moderne, s'il est précis à la dizaine de grammes près, s'il parle, s'il indique le pourcentage de masse grasse, s'il mémorise la courbe de poids, est un véritable instrument de torture. Le poids monte et descend en permanence, et c'est normal, physiologique. Il change durant la journée, d'un jour à l'autre, en fonction du type d'aliments consommés, du votre état d'hydratation, de votre niveau de stress, de votre état hormonal, de la température extérieure, de certains médicaments que vous prenez. Les oscillations vont de quelques centaines de grammes à deux ou trois kilos parfois. Lorsque le poids monte, on a tendance à faire une EME et on mange. Lorsque le poids descend, on peut être tenté d e fêter ça en mangeant ! Dans tous les cas on mange ! Alors autant vous dire que se peser et indexer son moral sur le poids marqué est un bon moyen de se faire du mal. Mon conseil : - mesurez vos progrès par rapport à votre comportement alimentaire, au respect de vos sensations alimentaires et laissez le poids vivre sa vie ; - pesez-vous une fois par quinzaine, au maximum, afin de vérifier qu'il y a concordance entre votre comportement alimentaire et l'évolution générale de votre poids ; - considérez que la marge d'incertitude de votre poids indiqué par le pèse-corps est de l'ordre de 500 g à 1 kg. Cela signifie que si on passe de 80 kg à 80 kg 500, le poids est stable. Comme avec la méthode LineCoaching, on perd du poids en douceur, cela signifie aussi qu'il faut attendre un mois au moins pour voir se dessiner une tendance. Bonne continuation !
21/03/2012 (18:37) KIKI Bonsoir Dr Apfeldorfer, je suis abonnée maintenant depuis fin novembre et je pense avoir fait beaucoup de progrès, merci d'ailleurs de tout c?ur pour votre travail. J'ai toutefois 2 questions à vous poser : je souffre de colopathie et j'aimerais savoir si je dois quand même continuer à suivre mes envies alimentaires qui ne sont pas toujours en accord avec mes intestins. Par exemple, j'adore la crème glacée mais mes intestins pas du tout si vous voyez ce que je veux dire. En clair, mes envies d'aliments sont-elles toujours bonnes pour mon corps ? Ma 2ème question est : peut-on se défaire d'une idée reçue qui m'empêche de suivre mes sensations ? Il y a quelques années, je faisais 10 kilos de moins, je mangeais peu mais selon mes besoins. Un de mes parents m'a dit un jour, tu ne tiendras jamais comme ça, tu finiras par tomber. Ce jour là, tout a été chamboulé pour moi, j'ai commencé à manger 2 fois plus, j'en ai fait une phobie, comment puis-je effacer cela qui refait surface à chaque fois que je commence à perdre du poids ? Désolée pour la longueur de mes questions et merci mille fois pour vos réponses. Bonsoir kiki, Si vos intestins ne supportent pas certains aliments, soyez gentille avec eux et avec vous-même, et ne mangez pas des choses qui vous font du mal ! D'ailleurs, ce qui nous fait du mal finit vite par nous répugner. Les idées reçues : effectivement, elles s'inscrivent en nous et nous ne pouvons pas empêcher notre cerveau de nous les proposer lorsque les circonstances s'y prêtent. Mais rien ne nous oblige à les prendre pour argent comptant. Ayez ce recul : voilà une pensée automatique, je l'accueille, et sans me laisser influencer par cette pensée. Bonne continuation.
21/03/2012 (18:40) hind2604 Bonjour Docteur, la méthode m'est utile car je me stabilise (alors que j'étais sur une tendance haussière) mais en revanche je ne maigris pas...ça fait 5 mois ...je mange moins mais des aliments plus caloriques qu'avant systématiquement, ça doit être une explication...qu'en pensez-vous? merci beaucoup Bonsoir hind2604, Vous me semblez au milieu du gué : vous avez arrêté de grossir, mais n'avez pas encore commencé à maigrir. C'est déjà un bon résultat. Cela peut arriver lorsqu'on se remet à manger tous ces aliments qu'on s'interdisait, et il y a une période où on n'arrive pas encore à bien repérer le rassasiement gustatif. Lorsqu'on mangeait beaucoup d'aliments light, on mangeait en tenant compte essentiellement du volume, et là on doit ne tenir compte que du plaisir gustatif et de la satiété. Je vous conseille cet exercice de fractionnement : abandonnez 1/3 ou ¼ de chaque aliment que vous mangez, puis si vous avez encore faim, complétez votre prise alimentaire, sur le champ ou plus tard, par un nouvel aliment, dont vous laisserez aussi une partie. Cela vous permettra de vérifier que vous ne mangez pas trop en quantité. A bientôt.
21/03/2012 (18:42) doufineto Bonjour, j'ai été récemment diagnostiquée "adulte surdouée". J'ai appris que cela signifiait entre autres que j'appréhende naturellement tous les événements avec une forte intensité et que mes émotions sont décuplées. Avez-vous déjà traité des "surdoués" ? Si oui, est-ce plus difficile pour nous de mettre en place les conseils du programme ? Par avance, merci. Bonsoir Doufineto, Ainsi donc, vous êtes un stradivarius ! Vous êtes particulièrement sensible et intelligente. Quelle chance et quelle malchance ! Il devient encore plus important pour vous que pour quelqu'un d'autre de pratiquer une méthode comme la pleine conscience. Afin de parvenir à mieux reconnaître les tenants et aboutissants de vos émotions, de mieux savoir les vivre, sans chercher à les refuser, par exemple en mangeant. Bonne continuation.
21/03/2012 (18:44) cecile_m Bonjour, voici ce qui me préoccupe : je vois qu'il existe des défis qui consistent à se libérer de la tyrannie de la balance, mais y en a t'il qui auraient pour but de se réconcilier avec une balance ? Pour ma part, je suis libérée de cette tyrannie au point de ne pas avoir de balance chez moi et d'ignorer mon poids réel; cependant je suis bien consciente que c'est parce que j'ai un problème avec ce poids que je "fuis" les balances... Pour le début du programme (j'ai commencé il y a 15 jours environ), j'ai donc renseigné un poids "supposé"... Alors, faut-il que je courre acheter une balance pour assumer enfin mon poids ? D'avance merci pour la réponse... Bonsoir cecile_m, Autrefois on se pesait sur des balances publiques ou chez le pharmacien. C'était très bien, surtout parce qu'on ne se pesait pas souvent, et habillé. Il y avait donc une marge d'incertitude salutaire. Il n'est pas vraiment nécessaire de se peser. Le plus souvent, on peut se fier à ses vêtements, ou un vêtement particulier (le jean étalon) qui nous indiquent notre tendance.
21/03/2012 (18:48) Ederl Bonjour, je me demandais quelle différence physique il y avait entre faim et EME, l'angoisse par exemple se manifeste chez moi dans la même zone que la faim. Ederl Bonsoir Ederl, Physiologiquement, la faim se manifeste par un ensemble de sensations particulières. Les émotions sont fluctuantes selon les émotions en cause. Mais certaines personnes ont de la difficulté à identifier ces sensations, le plus souvent pour des raisons d'apprentissage précoce, ou bien en raison de leur histoire alimentaire. Nos exercices sont là pour vous aider à les différencier.
21/03/2012 (18:50) Constance Bonjour docteur et merci beaucoup pour l'aide que vos ouvrages m'ont déjà apportée. J'ai deux questions de nature différentes. La première : dois-je manger à chaque fois que je ressens une petite faim ou bien laisser la faim grandir et jusqu'à quel point ? Par ailleurs, j'ai beaucoup souffert, avant de grossir, d'être sans arrêt abordée dans la rue. Aujourd'hui, même si cela m'arrive plus rarement, je ressens la même peur et la même colère. Je suis consciente que cette réaction est disproportionnée car les gens ne sont pas forcément mal intentionnés mais je ne sais pas comment réagir, je me sans en danger. Comment faire ? Je vous remercie par avance de vos réponses. Bonsoir Constance, La faim : le mieux est de manger lorsqu'on a une faim modérée, et pas une grande faim. La grande faim est une souffrance et on cherche à y mettre fin en mangeant vite, beaucoup, des aliments riches. La faim modérée, on bonne faim, permet seule de déguster tranquillement. La peur des autres et de la séduction : peut-être en êtes-vous venue à vous protéger de la séduction, des avances, par une armure de graisse ? C'est un problème important, car cela peut empêcher de maigrir. Un travail d'affirmation de soi est à faire, et des exercices sont proposés en « outils » sur le site, comme par exemple « marcher dans la rue » sous le regard des autres. Dans les cas plus importants une thérapie d'entraînement aux habiletés sociales ou une thérapie émotionnelle est à envisager. Bonne continuation.
21/03/2012 (18:52) belette21 Bonsoir Docteur, j'aimerais savoir si je peux enregistrer les exercices de RPC et les écouter pendant mes trajets en voiture ? Bonsoir belette, Les exercices de pleine conscience consistent à accorder toute son attention au moment présent. Vous pouvez par exemple conduire en pleine conscience, en vous centrant sur vos sensations corporelles (l'assise, le contact avec les pédales, le volant) et bien entendu, sur ce que vous voyez et entendez. Lorsque des pensées se présentent, vous les accueillez avec curiosité et bienveillance, puis ramenez votre attention sur la conduite. Comme vous voyez, conduire est un exercice de pleine conscience à part entière. Les enregistrements correspondent à d'autres exercices, à ne pas mélanger. Je vous conseille de vous consacrer à ces exercices en tant que tels. Bonne pratique !
21/03/2012 (18:57) valdesf Bonjour Docteur, Merci tout d'abord pour votre méthode et écoute attentive, j'ai l'impression d'avoir beaucoup progressé grâce à vous. Cependant j'ai une question concernant la RPC: j'ai l'impression que plus je pratique plus je deviens trop émotive avec une sensibilité à fleur de peau. Le fait d'être à l'écoute de ses sensations ne favorise-t-il pas cette hyperémotivité qui n'est pas forcément facile à vivre au quotidien, j'avais l'impression avant d'être mieux armée pour ne pas être atteinte par des remarques désagréables ou vécues comme telles. Merci de vos conseils. Bonsoir valdesf, Il est possible que vous ayez, dans le passé récent ou depuis longtemps, fait beaucoup d'efforts pour ne rien ressentir, pour éviter vos émotions. Manger est d'ailleurs une méthode de choix dans ce sens. La pleine conscience vous conduit à ressentir. Et donc vous avez le sentiment de devenir hypersensible. Peut-être devenez-vous juste sensible. Mais cette pleine conscience est aussi un travail sur les inconforts émotionnels, qu'on apprend à accepter, sans manger. C'est ce travail-là qui va vous aider à ne pas répondre aux EME par une compulsion. Bon courage.
21/03/2012 (18:59) REMLYMPH Bonsoir, je fais le body scan depuis 3 jours mais je ne sais pas si c'est ce qu'il faut faire, comment se regarde t-on de l'intérieur? Bonsoir Remlymph, On se centre sur les sensations que l'on perçoit dans la zone en question. Elles peuvent être agréables, désagréables, neutres, ou bien on peut ne pas percevoir de sensation. Dans ce cas, on en prend note, et on continue. Les sensations se préciseront avec la pratique. Patience !
21/03/2012 (19:02) GINY C'est le Printemps, on commence à ressortir ses tenues légères, mais oh qu'est-ce que c'est que ces jolies rondeurs qui,..débordent ! Le printemps, oui, est la saison de bien des débordements ! Pas de panique, nous sommes à vos cotés pour ne garder que les bons côtés du Printemps ! Laissez vous guider pas à pas dans votre programme et vous allez progresser. A bientôt.
21/03/2012 (19:10) eileen Bonsoir Docteur, que faire contre le syndrome de Groucho Marx dont vous parlez dans votre livre "Mangez en paix" et surtout ne pas faire l'aveugle ? Bonsoir eileen, Je rappelle ce que j'ai nommé le « syndrome de Groucho Marx ». Ce comique avait dit quelque chose comme : « jamais je n'accepterai de faire partie d'un club qui accepterait des types comme moi pour membres. » Que l'on pourrait aussi formuler sous la forme : « jamais je ne pourrai m'intéresser à des gens qui auraient le mauvais goût de m'apprécier ». Bien évidemment, cette position est en rapport avec une faible estime de soi. Comment s'en sortir ? Peut-être en s'intéressant (seulement) aux personnes qui ont le mauvais goût de s'intéresser à nous ? Bon, elles sont tartes, ces personnes-là, je vous l'accorde. Mais elles ont le mérite d'exister. Enfin, si on arrive à les voir, car bien souvent, on ne les voit même pas. Alors, ouvrez grand les yeux !
21/03/2012 (19:11) Emman Bonsoir docteur, une question sur la "nourriture santé". Je viens de lire pas mal d'articles, sur l'Américaine Kris Carr par exemple, qui dit combattre avec efficacité son cancer par l'alimentation. David Servan Schreiber prônait aussi une transformation de certaines habitudes alimentaires. Quid de ces messages ? J'ai mis un sujet sur le forum concernant la "nutrition", les réponses m'ont bien fait avancer je pense. Mais je me sens très sensible sur le sujet, sans plonger dans l'orthorexie. Bonsoir emman, Je suis personnellement méfiant face au perfectionnisme alimentaire, et j'avais d'ailleurs eu l'occasion d'en débattre en public avec David Servan-Schreiber. Certains éléments me semblent exacts, comme l'insuffisance d'acides gras oméga 3 dans l'alimentation moderne, due à l'industrialisation de nos aliments. Mais en même temps, notre alimentation est globalement saine. L'espérance de vie ne cesse de croître, ce qui ne serait pas possible avec une alimentation aussi catastrophique que certains le prétendent. Quant au cancer, c'est là une question complexe. Certains cancérigènes alimentaires ont en fait disparu de notre alimentation, en raison des règles d'hygiène et de l'adaptation de la législation. D'autres sont sans doute apparus. La recherche continue, mais en attendant, il nous faut faire confiance à nos aliments. Sans quoi nous nous empoisonnons le cerveau !
21/03/2012 (19:12) venda Bonjour, cela fait maintenant 3 semaines que je suis ce programme, la semaine dernière je suis partie en vacance en famille, et j'ai essayé de faire attention à mes comportements alimentaires sans me refuser des desserts. Par contre de retour chez moi et au boulot j'ai ait de crise de boulimie 2 soirs d'affilé. Je suis totalement perdue, je ne sais même plus si les aliments sucrés me font vraiment envie. J'ai l'impression d'être amorphe face à la nourriture et je culpabilise beaucoup, en me disant au point où j'en suis c foutue. Que me conseiller s'il vous plait? Bonsoir venda, « Je suis foutue ». Une belle pensée automatique, il me semble. Les émotions semblent jouer un grand rôle dans vos compulsions. Travaillez consciencieusement les exercices de pleine conscience, sans vous presser, sans rien en attendre dans l'immédiat. Puis, dans un second temps, des exercices comme l'EME-stop devraient vous aider à changer vos compulsions en comportements plus réfléchis. Bonne continuation.
21/03/2012 (19:14) tamar Bonsoir docteur. Je suis un peu perplexe devant l'indifférence qui est affichée de façon générale envers la recherche d'une bonne nutrition. Je comprends parfaitement que si l'on en fait une obsession, cela peut devenir une restriction cognitive comme une autre. Et depuis plus de 35 ans que je m'intéresse à la nutrition, je sais parfaitement aussi que tout a été dit et le contraire de tout. Mais enfin, n'est-il pas souhaitable de chercher à faire au mieux, dans la mesure de nos faibles connaissances ? Autre question : la seule chose que vous semblez estimer être un consensus dans ce domaine est la recherche des omega 3. Ne faudrait-il pas y ajouter la dangerosité des graisses trans ? Bonsoir Tamar, Lorsqu'on mange en écoutant ses sensations alimentaires, attentivement, sans culpabilité, sans manger en fonction de ses émotions, cela conduit à manger varié (on n'aime pas en permanence les mêmes aliments), des aliments de haute qualité (ils sont les meilleurs au goût), des aliments porteurs de représentations positives (comment manger des aliments bas de gamme, alors ?), qui ont un sens culturel et social. L'alimentation s'équilibre alors d'elle-même. Bon, le système peut parfois être pris en défaut : si on n'a pas appris un nombre d'aliment suffisants, dans toutes les catégories, si on consomme certains aliments comprenant des nutriments néfastes (acides gras trans, par exemple). Oui, c'est vrai, mieux vaut éviter ce type d'acides gras. Mais en fait, la législation a changé à ce sujet, et est plus sévère. A bientôt.
21/03/2012 (19:17) Emman Bonsoir docteur, décidément, c'est bien agréable de pouvoir vous parler quasi-quotidiennement ! Je crois que je vais envoyer aussi ce message au coach. Je suis non pas à deux doigts de renoncer, car je ne veux pas renoncer, mais vraiment c'est désespérant. Tous les exercices que j'ai pu faire depuis des mois, toutes les lectures que j'ai pu accumuler, n'y changent - presque - rien. Mon corps est déréglé et mon mental n'a pas manifestement la force de reprendre le dessus. Peut-être au fond, je ne suis pas "faite pour ça". Bonsoir Emman. Vous avez envie de changer. Mais vos efforts ne sont manifestement pas à la hauteur de vos espérances. Que pouvez vous faire face à cela ? Abandonner ? Ce serait dommage, vous ne trouvez pas ? Je vous conseille donc de retrousser vos manches et de persévérer. Linecoaching est un programme qui demande du temps et des efforts, mais au bout du compte, la récompense est de taille ! N'hésitez pas à solliciter votre coach pour qu'il vous encadre et vous soutienne dans cette démarche.
21/03/2012 (19:18) eileen Je suis presque arrivée à la fin du programme après 9 mois passés en votre compagnie si je puis dire. J'ai énormément avancé, la perte de poids n'est pas encore là mais je ne perds pas espoir. Je me rends compte que je préfère des aliments de qualité donc chers hors je suis seule avec ma fille et je ne travaille pas. J'ai donc de très petits revenus. Du coup, j'ai un peu peur dans l'avenir de ne pas réussir à tenir le programme. Vous avez bon goût ? Tant mieux ! Manger des choses chères ne revient pas si cher, à partir du moment où on a réduit notablement les quantités. Et je vous rappelle qu'il existe des choses de très haute qualité comme : les pâtes (italiennes, bien sûr), le chocolat, le lait, le pain (les bons pains, ah, il faut savoir aller au bon endroit). On peut aussi faire soi-même la cuisine, à partir d'ingrédients de bonne qualité et faire des choses délicieuses. Personnellement, j'adore les crêpes. Ce n'est pas vraiment ruineux, n'est-ce pas ?
21/03/2012 (19:21) rubaud bonjour, je viens de commencer votre programme....après avoir été suivi depuis 3 semaines par une diététicienne qui est formée à votre programme..j'avais beaucoup de compulsions alimentaires....elle me trouvait en manque "de sucre"...et m'a recommandé pour compenser les nombreuses années de restriction de remplacer mes repas par des sucreries...du coup j'ai fait un stock important..(.je pense que je n'aurai pas du faire ça...) puisque là tout a basculé, et à chaque repas, je commençais à manger mes sucreries, en respectant les consignes: manger au calme, en écoutant ma faim....mais à chaque fois je terminais, en mangeant trop, en n'en ayant plus envie...de façon compulsive....du coup j'ai repris du poids...et je me sens encore moins bien qu'avant. je commence tout juste à re-manger en écoutant mes sensations, et à ne plus sauter sur toutes les sucreries de mon placard.. (enfin, j'essaie parce que ce n'est pas évident!)...c'est pourquoi j'ai decidé de tout reprendre à 0 en m'inscrivant à votre programme...Cette difficulté que j'ai rencontré vous parait elle normale? j'ai l'impression que je n'arriverai jamais à perdre de poids...je sais que ce n'est pas le plus important...mais j'ai l'impression que le fait d'avoir lâcher prise sur mon contrôle cognitif, a fait l'effet inverse...je n'avais plus d'interdit...et j'ai compensé++++ dans l'extrême, comme si je mangeais en un repas tout ce que je n'ai pas eu le droit de manger avant...et ce, pendant plusieurs jours...Que me conseillez vous pour ne pas recommencer les mêmes erreurs?et où sont mes erreurs?merci bonsoir rubaud, Il me semble que vous avez cherché à aller trop loin, trop vite. C'est une bonne chose d'avoir débuté le programme. Faites les exercices consciencieusement, sans chercher à aller plus vite que la musique ! Vous avez en effet des problèmes de restriction cognitive, mais aussi des problèmes émotionnels. Travaillez la pleine conscience. Bon courage.
21/03/2012 (19:21) Estelinette Bonjour! Je pose ma question à l'avance car j'ai cour de 18h à 20h. Je suis étudiante en master de psychologie et j'aimerais savoir s'il existe une formation à votre méthode pour les futurs psychologues ou psychothérapeutes ? Je me demandais aussi si les résultats sont les mêmes entre suivre la méthode via le site internet et une consultation en face à face ? Merci beaucoup d'avance pour vos réponses ! Bonsoir Estelinette, Oui, nous organisons, mes collègues et moi, une formation par l'intermédiaire du G.R.O.S : http://www.gros.org/le-gros/formations A bientôt.
21/03/2012 (19:25) Alexandra Bonsoir Docteur, avant tout merci pour tout ce que vous nous apportez, pour nous redonner confiance en nous et en notre rapport avec la nourriture. J'ai suivi votre programme il y a quelques mois, et arrêté et suis vite revenue, me rendant compte à quel point vous m'avez aidée mais également que le travail sur moi n'était pas terminé. En décidant de recommencer le programme, et durant la période du carnet découverte, c'était comme si je me remettais une nouvelle fois au régime, j'ai mangé de tout, car dans ma tête je n'en aurais plus le droit, alors que je sais que ce n'est pas vrai. Du coup j'ai peur qu'à chaque fois que je fais une pause (pour une raison ou pour une autre, j'ai appris que la perfection n'existe pas), je vais me goinfrer, comme je le faisais avec les régimes. Est-ce que ce sera le cas ? Ou est-ce qu'en suivant votre programme jusqu'au bout je ne vais plus vivre cette impression ? Car j'ai peur qu'une fois le programme fini, les vieux démons remontent... Bonsoir Alexandra, Vous posez très bien le problème. En fait, en fin de parcours, vient un moment où on doit faire confiance à ses mécanismes de régulation. Qu'est-ce que cela veut dire ? On doit pouvoir s'écarter de ses sensations alimentaires, manger par exemple trop par rapport à sa faim, et laisser courir, attendre que nos sensations alimentaires nous fassent manger moins dans la période suivante. Finalement, c'est ça l'épreuve ultime : désobéir à ses sensations alimentaires temporairement, pour constater que tout rentre dans l'ordre spontanément. En quelques jours, une semaine, disons. Car nos processus de régulation sont très souples et permettent bien des fantaisies. Puis on se rebranche sur ses alimentaires et tout se remet en place !
21/03/2012 (19:27) PETITE MARIE bonjour, je suis en train d'expérimenter le bodyscan mais je n'arrive pas à m'y tenir tous les jours, est ce que la régularité est très importante ou est ce que mon expérimentation peut s'étaler sur une période plus longue.merci Bonsoir petite marie, L'important est d'être régulière dans les exercices de pleine conscience. Mais bon, personne n'est parfait, et vous progresserez sans doute moins vite, mais beaucoup mieux que si vous ne faisiez rien. Alors respectez votre rythme.
21/03/2012 (19:27) Grazia Bonjour Dr A. je pose ma question à l'avance car malheureusement, je ne peux que rarement être en direct sur le chat..... Voilà, une idée me taraude l'esprit depuis quelques jours. Je me dis "et si mon set-point est plus haut que mon poids actuel" ? du fait que je n'ai perdu zéro grammes depuis 8 mois, cela pourrait être une possibilité ? (surtout que j'avais fait Dukan il y a 2 ans et repris "que" la moitié du poids perdu alors c'est peut-être possible). J'espère pas et je ne pense pas. mais cette idée m'inquiète un peu. A part ça, merci pour l'existence de ce site, vous avez changé ma vie ! Bonjour grazia, Le poids d'équilibre ou set-point est le poids que l'on fait quand on mange selon les besoins de son organisme, c'est-à-dire quand on respecte ses sensations de faim et de satiété. Mais beaucoup de personnes sont au-dessus de ce poids. Elles peuvent donc espérer mincir et se stabiliser sans privation, en mangeant en fonction de leurs sensations alimentaires. Comment savoir si on est au-dessus de son poids d'équilibre, et donc si on peut espérer maigrir durablement? Il n'existe pas de moyen de mesurer ce poids d'équilibre, mais il existe certains indices : - Les membres de votre famille sont plus minces que vous; - Vous mangez souvent sans avoir véritablement faim ; - Quand vous commencez, vous ne pouvez plus vous arrêter; - Vous vous interdisez de manger certains aliments, mais vous mangez impulsivement parfois ou souvent sans pouvoir vous en empêcher; - Vous mangez parfois ou souvent en raison de fatigue émotionnelle, de situations difficiles ou d'émotions douloureuses. Si vous êtes dans un de ces cas de figure, vous avez sans doute la possibilité de maigrir. Cependant, contrairement aux méthodes de régimes qui vous promettent un poids choisi à l'avance, nous ne voulons pas vous faire de fausses promesses. On ne choisit pas son poids, c'est notre corps qui choisit pour nous. On maigrit, puis on voit à quel poids notre corps s'installe. Dans votre cas particulier, je suis sans élément pour vous répondre.
21/03/2012 (19:31) G Apfeldorfer Ouf! Dites donc, j'ai mal aux doigts! Je vous souhaite une bonne soirée, et des bonnes choses à déguster, avec toute l'attention qu'elles méritent. Bonne soirée et à la prochaine fois!