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Chat du mercredi 15 février 2012 avec Gérard Apfeldorfer

Compte-rendu du chat
15/02/2012 (18:29) G. Apfeldorfer Bonsoir à toutes et à tous! Bienvenue pour la foire aux questions. Je les attends de pied ferme. Enfin, je ferai ce que je pourrai.
15/02/2012 (18:30) Flopie Bonjour, d'abord je voulais vous remercier pour ce site, bientôt 4 mois et que de changements ! Bien sûr tout n'est pas parfait et je m'interroge encore sur quelques points, notamment celui du rapport à la balance. J'ai pas mal perdu et plus je perds plus je me pèse, je voudrais me détacher de la balance mais n'y arrive qu'un jour voir deux (alors que je n'avais pas de balance avant septembre dernier). J'ai l'impression de vivre des montagnes russes d'émotions (et d'être insupportable pour mon entourage) dés que l'aiguille oscille dans le mauvais sens et n'ose plus écrire le poids dans l'outil courbe de poids de peur de me porter la poisse (oui bizarre). Avez-vous une astuce pour passer au delà de tout ça ? Merci d'avance pour votre réponse ! (je poste en avance, le chat est à la même heure que le cours de gym :) ). Bonsoir flopie et bravo ! Ça fait super plaisir. Mais méfiez-vous des balances comme de la peste, ou plutôt comme d'une drogue dangereuse. Le pèse-personne peut devenir l'objet d'une addiction. Surtout s'il est moderne, s'il est précis à la dizaine de grammes près, s'il parle, s'il indique le pourcentage de masse grasse, s'il mémorise la courbe de poids, il est un véritable instrument de torture. Le poids monte et descend en permanence, et c'est normal, physiologique. Il change durant la journée, d'un jour à l'autre, en fonction du type d'aliments consommés, de votre état d'hydratation, de votre niveau de stress, de votre état hormonal, de la température extérieure, de certains médicaments que vous prenez. Les oscillations vont de quelques centaines de grammes à deux ou trois kilos parfois. Lorsque le poids monte, on a tendance à faire une EME et on mange. Lorsque le poids descend, on peut être tenté de fêter ça en mangeant ! Dans tous les cas on mange ! Alors autant vous dire que se peser et indexer son moral sur le poids marqué est un bon moyen de se faire du mal. Mon conseil : - mesurez vos progrès par rapport à votre comportement alimentaire, au respect de vos sensations alimentaires et laissez le poids vivre sa vie ; - pesez-vous une fois par quinzaine, au maximum, afin de vérifier qu'il y a concordance entre votre comportement alimentaire et l'évolution générale de votre poids ; - considérez que la marge d'incertitude de votre poids indiqué par le pèse-corps est de l?ordre de 500 g à 1 kg. Cela signifie que si on passe de 80 kg à 80 kg 500, le poids est stable. Comme avec la méthode LineCoaching, on perd du poids en douceur, cela signifie aussi qu'il faut attendre un mois au moins pour voir se dessiner une tendance. Vous êtes sur la bonne voie !
15/02/2012 (18:35) isabellej Pour moi pas de question, mais juste un grand merci! J'ai fait d'énormes progrès ces dernières semaines en terme de tolérance émotionnelle, et tout naturellement donc mon comportement alimentaire est presque revenu à la normale. Après 25 ans de troubles et seulement deux mois de Lincoaching intensif, je suis vraiment très reconnaissante de l'efficacité de votre travail, votre présence sur le forum qui aide beaucoup et tous les outils formidables. Merci encore! Bonsoir Isabellej, Votre courriel est pour nous une grande récompense. Merci ! (mais ne relâchez pas vos efforts !) A très bientôt.
15/02/2012 (18:37) MANYUKA Bonsoir,je voulais apporter juste un témoignage. J'ai commencé avec LC mi décembre pour régler des troubles du comportements alimentaires présents depuis sans doute plus de 20 ans. Aujourd'hui après 2 mois je suis heureuse de voir que je n ai plus de troubles compulsifs sur les aliments. Je ne mange plus une plaque de chocolat et un pain pour me remplir....si parfois j ai une EME qui arrive elle se calme avec 2 carreaux de chocolat ou un morceau de pain. Je n ai pas envie de me peser, je fais confiance aux sensations que je perçois...mes vêtements sont les témoins que tout va bien...j ai arrêté le sport pour compenser ou en prévision des prises alimentaires excessives et je pense pouvoir reprendre bientôt l activité physique dans un autre état d'esprit. Je constate aussi que malgré une activité professionnel très intense je ne suis plus dans l'urgence comme j'avais pu le vivre auparavant. Le changement n'est donc pas que sur le seul aspect alimentation et c'est ce qui me fait ressentir que le travail se fait vraiment à un autre niveau que la volonté et le il faut... Merci Bonsoir Manyuka, Quel bonheur de recevoir de tels témoignages ! Merci à vous ! Mais je pense aussi à celles et ceux qui écrivent sur le site et se désespèrent : comment certains progressent et pas moi ? Suis-je si nulle/nul ? Alors, un petit mot pour ceux qui ne progressent pas aussi vite que vous : chaque personne a son rythme, ses problèmes spécifiques, et suit un chemin à nul autre pareil. Il arrive qu'on avance vite sur certains morceaux de ce chemin, et bien plus lentement et plus difficilement sur d'autres parties de son parcours. Avançons, du mieux que nous pouvons, de moment en moment. Bonne continuation.
15/02/2012 (18:43) eileen Bonjour Docteur. Je tiens d'abord à vous remerciez du travail que vous faites avec le Docteur Z. Cela fait 8 mois que je fais la méthode et je vais de mieux en mieux, même si je ne suis qu'à la moitié du programme. J'ai pu remanger des chocapic, de l'oasis, du fromage, des BN que je m'interdisais depuis des années. Et j'ai même réussi à jeter des publicités WW que j'ai fait pendant plusieurs années. Ça peut paraitre bête mais c'est une forme de victoire pour moi. Cependant , j'ai une question toute simple : les compulsions alimentaires ont-elles un impact négatifs sur la santé ? (je vous avoue que je suis une vraie hypocondriaque!). Encore merci pour votre travail. Bonsoir eileen. Bravo pour tous ces progrès ! Est-ce mauvais, docteur, de faire des compulsions alimentaires ? Je vais vous faire une réponse de Normand : tout dépend. Tout dépend de la fréquence, de l'importance des compulsions, de leur taille. De petites compulsions peu fréquentes donnent lieu à une régulation : on mange trop, puis on mange moins. Des grosses compulsions, boulimiques, fréquentes, outre les effets pondéraux, conduisent à en se nourrir que d'aliments gras est sucrés. On risque donc, à la longue, sur les années, des carences vitaminiques, minérales, des carences en acides gras oméga 3. Mais vraiment, il faut abuser ! Et puis, dans de tels cas, pourquoi ne pas prendre des vitamines, minéraux et oméga 3 en comprimés ? En fait, si on met de côté les problèmes de poids, les compulsions engendrent essentiellement de l'inconfort, de la fatigue, et des difficultés à digérer. Bon, là, je parle des aspects santé physique, pas santé mentale! De ce point de vue, les compulsions sont bien plus mauvaises! Bonne continuation.
15/02/2012 (18:44) dulis Bonsoir Docteur, toute nouvelle sur le site, je suis dans l'observation de mes sensations alimentaires. J'ai mangé lentement ce midi et ai essayé de m'arrêter lorsque je me suis sentie rassasiée (si j'ai bien compris le rassasiement est l'état de non faim) mais si l'on ressent également une sensation physique d'estomac rempli, est-ce forcément que l'on a un peu trop mangé ? Merci de votre réponse. Bonsoir dulis, Vous êtes au début du chemin et vous ne savez pas encore identifier précisément vos sensations alimentaires. C'est vraiment bien de votre part de commencer à vous y intéresser et vous poser des questions : ce que je ressens là, est-ce le rassasiement, la satiété ? A quelles sensations particulières, ou quel ensemble de sensations puis-je le reconnaître ? Voilà de bonnes questions, à ce stade. Pour répondre à vos questions : Le rassasiement gustatif (ou rassasiement sensoriel spécifique, pour faire savant) consiste dans la fin du plaisir gustatif à manger un aliment donné. La satiété est l'état de non faim. Le remplissage de l'estomac est une sensation peu fiable, car tout dépend de quoi on remplit son estomac. On peut ainsi remplir son estomac de salade, ou de fromage blanc à 0%, puis constater une heure ou deux après, qu'on a toujours l'estomac plein, et faim. Inversement, lorsqu'on mange des aliments riches, une petite quantité, qui ne remplit pas l'estomac, suffit bien. Bonne continuation
15/02/2012 (18:46) adelaide Avec le carnet EME, je suis en train de réaliser que je mange systématiquement (avec ou sans faim) si mes enfants, mon entourage sont en train de prendre un repas. Je ne me pose même pas la question de ne pas "participer". Est-ce normal ? Bonsoir adelaide, Oui c'est bien normal de se poser cette question, et peut-être serait-ce une bonne chose, à un moment de votre parcours, de remettre en question ces prises alimentaires systématiques, sans faim, donc en trop. Puis, lorsque vous serez suffisamment avancée dans votre parcours, dans une deuxième temps, développerez-vous des « appétits prévisionnels » qui vous permettront de vous débrouiller pour avoir faim au bon moment. Cela devrait se faire peu à peu, par apprentissage progressif. A bientôt.
15/02/2012 (18:50) sandrina Bonjour est on obligé de faire tous les défis que vous nous proposer dans notre espace "mes défis"? Bonsoir sandrina, La priorité est de suivre les activités qui vous sont proposées dans le cadre de votre parcours alimentaires. Ce sont "les activités" qui vous permettent d'avancer dans le programme. Les « défis » sont quant à eux facultatifs. Ils sont là pour vous aider à ancrer au quotidien de nouvelles habitudes et à approfondir certains aspects du programme. Choisissez vos défis à votre convenance. Bonne continuation.
15/02/2012 (18:54) NECO Comment savoir si je fais bien la RESPIRATION EN PLEINE CONSCIENCE? Bonne question, neco, Pas si facile, hein ? Vous faites « bien » un exercice de pleine conscience si vous êtes centrée sur le focus de l'exercice (en l'occurrence la respiration), si vous accueillez toute pensée sans jugement, avec curiosité et bienveillance, quelle qu'elle soit, puis si vous ramenez encore et toujours votre attention sur la respiration. Patiemment, calmement, sans rien en attendre en particulier. Encore et toujours. Bonne pratique.
15/02/2012 (18:56) doufineto Bonjour, je suis le programme depuis environ un mois et pour l'instant tout se passe très bien. Par contre, je dois aller passer 10 jours de vacances chez mes parents et je suis complètement paniquée. D'habitude je me défile, mais c'est l'anniversaire de ma mère, ma s?ur sera présente aussi, alors pas moyen d'y échapper. Je sais qu'il faut que je m'affirme mais j'ai terriblement peur des moqueries et des multiples questions que tout cela va déclencher. Par ailleurs, ma mère se fait une joie de nous gaver de nourriture et se sent vexée si nous ne faisons pas honneur à ses repas. Mettre entre parenthèses le programme pendant ces 10 jours en famille serait une erreur je suppose... Mais comment faire, la tâche me semble si difficile ? Et si j'échouais, que je n'arrivais pas à tenir mes engagements ? J'ai bien besoin de vos conseils. Merci Bonjour doufineto, Ah les parents, la famille, ce n'est pas toujours facile ! En ce qui concerne les repas de famille, je vous conseille de faire honneur aux repas, bien sûr ! Mais faire honneur ne signifie pas manger en grande quantité ! Cela signifie manger en appréciant, en faisant moultes compliments sur les mets proposés. Si votre mère vous donne plus que vous ne voulez manger, sachez effectivement dire « non, merci » et enchaînez sur des multiples compliments. Pour chaque refus, disons 3 compliments circonstanciés, détaillant la qualité du plat. Si vous mangez trop malgré tout à un repas ou deux, pas d'affolement. Dans les jours qui suivront, vous aurez peu faim et pourrez donc manger moins. Je vous conseille de ne pas vous étendre sur la démarche entreprise. Vous en parlerez plus tard, quand des résultats seront bien visibles. Soyez souple et adaptative !
15/02/2012 (18:59) adelaide Je viens de commencer à travailler sur les EME et viens de m'apercevoir que j' ai des EME en fin des repas ou j' ai envie de "prolonger" ma satisfaction par grignotage de fruits secs, gâteaux , chocolat ... du coup je mange trop et ma satisfaction (gustative et physique) s'envole ! Ce qui me trouble c'est que cela arrive même quand tout va bien, alors que je mange avec plaisir et en ayant faim. Dés lors sur quoi travailler ? Bonsoir adelaide, Il n'est pas rare de voir des repas qui commencent « normalement », à partir d'une faim. Puis la satiété arrive, mais au lieu de s'arrêter, on poursuit pour des raisons émotionnelles. Il peut y avoir plusieurs causes à cela : Il se peut que vous soyez toujours en restriction cognitive, et que manger certains aliments engendre de la culpabilité et de l'anxiété de grossir. Ce sont ces émotions secondaires qui entraînent la poursuite du repas au-delà de la satiété. Dans ce cas, il vous faut poursuivre le travail sur les sensations alimentaires et de banalisation des aliments. Il se peut que vous couriez après un réconfort. Peut-être pourriez-vous pratiquer un moment de pleine conscience, ou juste vous recentrer sur votre respiration, dans ce cas, et voir ce qui se passe. Bon courage
15/02/2012 (19:03) Ingalill Bonsoir docteur! J'arrive pour ma part au bout du programme et je tenais à vous remercier pour les outils et le travail proposé sur ce site. Je suis encore loin d'avoir réglé mes problèmes avec la nourriture, c'est pourquoi je reste encore un peu ici... Si j'ai perdu pas mal de poids au tout début (7 kg en 8 ou 9 semaines), je n'en perds plus du tout depuis 4 mois. Je me satisfais volontiers de cette stabilité, bien que je pense avoir un peu de marge de manoeuvre... Y'a-t-il un moyen de savoir si l'on est arrivé à son poids d'équilibre ? Bonsoir Ingalill, Félicitez vous pour tout le chemin parcouru ! On est à son poids d'équilibre (PE) lorsqu'on mange en écoutant et respectant ses sensations alimentaires. Mais bien sûr, la difficulté est de savoir si on les respecte vraiment, ou bien si on ne les dépasse pas un peu. L'exercice qui consiste à laisser une part de chaque portion, puis à écouter sa faim et faire éventuellement des collations si nécessaire, permet généralement de vérifier qu'on mange bel et bien en respectant ses sensations alimentaires. Souvent, on constate qu'on ne compense pas à 100% et donc qu'on mange un peu au-delà de son seuil de satiété. Dans ce cas, cela signifie qu'on est encore au-dessus de son PE. A bientôt.
15/02/2012 (19:05) plombier bonjour je mange la nuit je me réveille a 2 h du matin et comme si je n'étais pas maitre de moi je mange la journée quand c'est l'heure des repas je suis stressé et je dévore. Il est clair que vos problèmes sont d'ordre émotionnel. La bonne nouvelle c'est que vous êtes au bon endroit : notre programme, qui est adaptatif, va s'adapter tout particulièrement à vos problèmes. Vous allez apprendre à répondre à vos émotions pénibles autrement que par la prise de nourriture, et aussi à identifier précisément vos sensations alimentaires et en tenir compte. C'est un long chemin et je vous souhaite bonne route et bon courage !
15/02/2012 (19:08) Silvia Bonsoir Docteur, et merci beaucoup pour la création de ce site. Je suis inscrite sur linecoaching depuis début octobre. J'ai bien réussi à suivre tout ce qui était proposé mais, il est vrai, avec des hauts et des bas (je ne pratiquais pas toujours très régulièrement le bodyscan et la respiration). Mais depuis 15 jours 3 semaines, c'est la régression totale. Je suis à l'étape gérer mes fins de journée et je n'arrive pas du tout à m'y mettre. IL faut dire que je suis désorganisée au possible, mêlant, chaque soirée, travail (je suis enseignante) et "tâches familiales" et je n'arrive plus du tout à insérer les pauses nécessaires autrement qu'en mangeant : je sais que "j'évite de bien faire". Pourquoi? merci d'avance pour votre réponse et bonne soirée Bonsoir silvia, Les soirées sont la période de tous les dangers. S'additionnent dans ce moment : la faim, le retour des émotions accumulées durant la journée et pas digérées, les nouvelles émotions de la soirée, sans compter toutes les tâches à faire durant cette « deuxième journée » de toute femme moderne, qui est à la fois mère de famille et salariée. Je vous conseille : la pleine conscience à outrance ! Pratiquez ! Pratiquez ! Pratiquez ! Les exercices que vous voulez. Jusqu'à ce que vous deveniez capable de pratiquer aussi ce qu'on appelle la pleine conscience informelle, c'est-à-dire un état de pleine conscience en se livrant à ses activités quotidiennes. Il s'agira alors de corriger vos copies en étant centrée sur le moment présent. Et dans ce même moment, peut-être un membre ou un autre de votre famille fera-t-il irruption, et vous pourrez vivre cette irruption elle aussi en pleine conscience. Vous ferez alors vos activités en leur consacrant toute l'attention possible dans le moment présent, à l'exclusion du passé et du futur. Vous irez de moment en moment, en faisant de votre mieux. Vous aurez alors des soirées dans un esprit professionnel, en quelque sorte. Bon courage.
15/02/2012 (19:09) Lily Bonjour ! Au cours des fils de discussion sur le forum, j'ai bien compris la distinction entre addiction comportementale, et addiction à un produit. Mais est-ce que les addictions comportementales comportent les mêmes risques de récidives que les addictions à un produit ? On dit qu'un fumeur risque toute sa vie de refumer. Mais nous, allons-nous garder toute notre vie cette faiblesse qui nous pousse à avoir envie de manger pour éviter une émotion ? Est-il possible de devenir totalement régulé et de ne plus craindre de revivre des EME régulières ? Merci lily pour cette belle question ! Un brin délicate? La réponse est oui, vous garderez une sensibilité particulière qui vous conduira, lorsque les choses iront mal pour vous, à retourner à vos vieux démons, en l'occurrence les EME. Mais il n'y a là rien d'inquiétant. C'est ainsi que notre esprit fonctionne : en cas de difficulté, on régresse à un niveau précédent. Puis, faisant face à la difficulté, on revient à un niveau de fonctionnement plus élaboré. Une personne qui a été phobique, par exemple, et qui a un problème professionnel, aura de même, tendance à ressentir à nouveau des angoisses phobiques. Si elle est perspicace, elle se rendra compte de ce qui la déstabilise, y fera face, et poursuivra son chemin. Notre vieux Sigmund Freud en parlait déjà et il avait appelé cette bouffée d'anxiété, témoin d'un problème différent, le « signal d'angoisse ». Ainsi, vos EME, lorsque vous irez bien, ne seront plus pour vous qu'un signal : ah, tiens, j'ai envie de manger sans faim. Que se passe-t-il en moi, quelle est ma difficulté ? A bientôt.
15/02/2012 (19:13) PiaMaria Bonsoir. En ce qui me concerne, j'ai beaucoup de mal à faire les exercices consistant à repousser un repas, ou comme pour la satiété, à supprimer une partie du repas et à attendre une éventuelle collation. J'essaie de faire de la RPC, mais je crois que je panique à l'idée d'avoir faim... Bonsoir PiaMaria, Ah oui, la peur d'avoir faim est souvent présente, chez les personnes qui ont fait des régimes amaigrissants et ont cherché à se contrôler. Derrière, il y a cette idée que la faim va nous faire perdre notre contrôle. Mais sans faim, pas de plaisir alimentaire, et donc pas de fin du plaisir et de rassasiement ! Il est essentiel que vous apprivoisiez votre faim. Commencez doucement, gentiment, par de petites faims. Des exercices sont prévus pour cela, dans l'étape sur la faim. Courage ! Il y en a qui font le Ramadan !
15/02/2012 (19:15) Emman J'aurais une question aussi sur les enfants, j'avais lu un de vos chapitres sur la question, les miens sont encore petits (4 de 3 à presque 10 ans), on mange à table, avec eux, si je propose des menus variés, ils sont encore très pâtes et rien d'autres (hormis par exemple une tarte aux épinards-fromage de chèvre, en ce moment au four, ils se régalent), mais le concept de l'enfant qui se régule, franchement, j'en viens à éviter d'acheter chocolat, bonbons, boissons sucrées, ils sont obnubilés ! C'est le contraire : les enfants ont une excellente régulation, qu'ils perdent sous l'effet de l'éducation ! Plus vous interdisez les friandises, et plus vos enfants les désirent ! Ne serait-ce pas vous qui avez un problème avec ces friandises ? Mieux vaut apprendre aux enfants comment les friandises se mangent : pas comme de la salade. Avec beaucoup d'attention et de gourmandise, parce que la lassitude vient vite, dans la bouche.
15/02/2012 (19:18) Silvia Bonsoir, à nouveau! J'ai une deuxième question mais je ne sais pas si je vais réussir à l'exprimer correctement ! Je me suis rendu compte lors de l'écoute de l'enregistrement "pause à faire dans la journée" que j'arrive à avoir conscience des besoins à satisfaire et comment les satisfaire mais très souvent je ne fais pas l'effort de les satisfaire surtout si cela prend trop de temps. En fait, je ne fais pas ce qui me rendrait plus détendue parce que ça ne peut pas se faire d'un claquement de doigts ! Je préfère manger ou même perdre mon temps à des broutilles. Manque de concentration? est-ce le problème? Merci encore! Bonsoir silvia, à nouveau, Méritez-vous, à vos yeux, de vous consacrer du temps, de faire des efforts pour vous-même ? Mais oui, vous le méritez ! Soyez gentille avec vous-même. Faites-vous ce cadeau.
15/02/2012 (19:19) Emman Bonsoir docteur, je suppose que vous avez entendu parler d'une étude menée notamment par l'Inserm à Nantes, sur note système nerveux entérique , ou "second cerveau", et qui met en évidence qu'une alimentation trop riche en graisses et sucres peut ralentir son vieillissement naturel et les sensations de satiété, entre autres. Après, l'étude ne dit pas si tout se rétablit correctement par une alimentation rééquilibrée, mais c'est une piste aussi non ? Qui peut aussi expliquer certaines difficultés à revenir à des sensations plus facilement respectables. Notre second cerveau ! J'espère que c'est un terme journalistique et que ce ne sont pas des scientifiques qui ont usé de cette formule ! Ce qui est exact, c'est que c'est grâce à cette richesse en capteurs du goût, et cette richesse neuronale, que nos appétits spécifiques sont aussi performants. En effet, notre tube digestif est équipé pour examiner en détail les effets post-ingestions des aliments. Pour le reste, je laisse à ceux qui se sont exprimés là dessus la responsabilité de leurs paroles, qui ne me semblent pas, pour ce que j'en sais (mais je ne suis pas allé voir dans le détail) reposer sur des fondements scientifiques solides. A bientôt !
15/02/2012 (19:22) Capicro Bonsoir Dr. Puisqu'il n'est pas possible de savoir à l'avance quel sera précisément notre poids d'équilibre, peut-on néanmoins supposer qu'il finira par se stabiliser avec un IMC normal ? En toute logique, si nous écoutons notre corps et nos sensations, sûrement la nature ne veut pas que nous restions bloqué en surpoids, mais bien que nous retrouvions un poids normal? Bonsoir capicro, Alors comme ça, vous êtes inquiète des mauvais tours que pourrait vous jouer Dame Nature ? Et c'est vrai que celle-ci est parfois facétieuse. Elle semble en particulier se moquer des statistiques et des normes édictées. Elle n'en fait qu'à sa tête. Si on ne peut pas prévoir quel est notre poids d'équilibre, il existe néanmoins des indices : Si vous faites des EME non négligeables, alors vous êtes sûrement au-dessus de ce poids d'équilibre et avez de bonnes chances de maigrir après un travail adéquat sur les EME. Si vous mangez en quantité importante, vite, là aussi, vous avez de bonnes chances de vous situer au-dessus du PE. Inversement, des parents en surpoids ou obèses, une alimentation déjà faible, de nombreux aller-retour pondéraux, peuvent faire penser que vous avez une marge d'amaigrissement faible. Bonne continuation
15/02/2012 (19:23) chains Bonsoir Docteur, Je vous avoue que je me sens impuissante. Je pensais peut-être naïvement que le fait de m'inscrire et de suivre le programme serait le déclic et me ferait arrêter mes compulsions. Cela fait déjà trois ans que j'ai régulièrement des compulsions. En trois ans, je suis montée bien au-dessus de mon set point. Je sais que mon set point se situe entre 60 et 63 kg et là j'en suis à presque 74 pour plus 1m74. Ce sont mes crises qui m'ont fait prendre tous ces kgs en trois ans. Si je mangeais réellement quand j'avais faim et que je m'arrêtais au bon moment, maigrirai-je rapidement ? Comment faire pour lâcher prise? Ne plus penser à la nourriture ? Car c'est le fait d'y penser qui me fait manger.... Et le fait d'attendre un résultat aussi qui me fait désespérer. Aussi j'ai toujours peur de monter sur la balance. Je pense que c'est encore le fait de m'être pesée Dimanche qui a entrainé ma crise de Lundi. Que faire pour lâcher prise et arrêter d'être pressée. Je vois bien que d'être aussi loin de mon poids de forme, me pèse beaucoup ! Bonjour chains, J'aime bien la façon dont vous exposez vos problèmes. Vous avez bien compris que plus vous cherchez à maîtriser votre alimentation, plus vous y pensez, et plus cela vous fait manger. Penser à votre poids, vous peser, donne le même résultat : plus on se pèse, plus on mange. Vous avez compris qu'il s'agissait donc de lâcher prise. Mais comment lâcher prise ? Il va vous falloir vous donner à fond en ce qui concerne la pleine conscience, qui devrait représenter pour vous le moyen le meilleur pour lâcher prise. Il s'agit de se situer dans le moment présent, en n'espérant rien. En n'espérant pas de perte de poids. En n'espérant pas de manger moins. En n'espérant même pas de progrès émotionnel. Car l'attente des progrès entraîne automatiquement de l'anxiété. Et l'anxiété fait manger. C'est cela le paradoxe : moins on espère et plus on a de chance d'avoir (des résultats). Donc faites-le, just do it ! Là, maintenant. Et vous verrez bien, d'ici quelques temps.
15/02/2012 (19:25) Emman L'exercice dont vous parlez, de laisser une part de portion et écouter sa faim, pose hélas question pour moi. Mon problème : si je mange un bon repas bien complet à midi, et que je n'ai pas faim pendant plusieurs heures, je culpabilise presque d'avoir trop mangé, à l'inverse si je mange moins et que la faim arrive tôt, je maîtrise mal, avec le sentiment d'être mal régulée. Oui je sais docteur je fais un peu cas désespérée depuis le temps que je viens ici :) ! Ne vous désespérez pas, Emman. Chaque chose en son temps, tout vient à temps à qui sait attendre et pierre qui roule n'amasse pas mousse. Bon, là, d'accord, j'exagère. Mais vous m'avez comprise. Pour vous, les EME son encore bien fortes, et vous êtes encore loin de pourvoir tenir compte de vos sensations alimentaires. Alors, patience et longueur de temps. Ah voilà que ça me reprend.
15/02/2012 (19:27) chains La question de Neco, en appelle une autre pour moi concernant la pleine conscience. Est-ce que la pleine conscience à de l'effet sur le moment où on la fait ou/et est-ce qu'elle a un impact (inconscient) sur notre bien être... Permet-elle ainsi inconsciemment à nous réconcilier avec nous même ? et ainsi nous aide avec nos troubles, etc... J'aimerai savoir si ça a des effets bénéfiques que l'on imaginerait pas ? Merci pour tout ! xxx La pratique de la pleine conscience, encore et encore, nous conduit à envisager notre monde mental, nos pensées, nos émotions, sous un nouvel aspect. Effectivement, cela nous change en profondeur, à la longue. La pleine conscience s'est avérée efficace dans bon nombre de problématiques. De nombreuses études scientifiques sont régulièrement publiées là dessus. Bonne continuation.
15/02/2012 (19:29) G. Apfeldorfer Eh bien voilà, il va bientôt être l'heure de passer à table! J'espère que ce sera aussi bon pour vous que pour moi. A bientôt à toutes et à tous. Et bon appétit!