Chat du 11 avril 2017 avec Gérard Apfeldorfer

11/04/2017 (18:07) mamrie43 Bonjour, Il m'arrive d'être en colère, contrariée mais ce sont des émotions rentrées car je ne les exprime pas préférant ne pas gêner mon entourage et puis j'ai depuis toujours une image dégradée de ceux qui explosent ou assument leur entourage avec leurs états d'âme négatifs. Mon père était un homme calme, modéré et affable en toutes circonstance. Le pb est que dans cette expectative de colère ou de contrariété rentrée, je me venge sur la nourriture et ai du mal à calmer mes appétits exagérés. Que faire ? Bonjour mamrie, Je vais vous faire la même réponse que lors du chat d'hier, sur le même sujet, la colère. La colère est, avec la honte, une des émotions qui posent le plus de problèmes à celles et ceux qui en sont la proie. L'expression de la colère est de moins en moins socialement tolérée. Chacun est censé contrôler ses modes d'expression et ne pas perdre le contrôle de ses paroles et de ses actes. D'un autre côté, il n'est pas possible de s'empêcher de ressentir les émotions qui viennent à nous, les pensées qui vont avec. Lorsqu'on s'empêche de ressentir (certains appellent cela "refouler") cela n'empêche aucunement l'émotion d'être présente malgré tout et de produire ses effets. Et même, les effets des émotions non assumées sont bien pires, nous conduisant à des actes et des paroles sans contrôle, parfois inconsciemment, que nous avons toutes chances de regretter par la suite. Que faire alors? Tout d'abord, prendre conscience de l'émotion et des pensées qui viennent à nous, et en accepter la venue. "Je suis en colère, je pense ceci et cela, bon d'accord, je le ressens et ces pensées me viennent." Ensuite, ne pas agir impulsivement sous l'effet de l'émotion. Laisser du temps passer afin que l'émotion "refroidisse" comme le dit Thich Nhat Hanh. Une fois que les effets physiques de l'émotion ont passé, que l'on a repris son sang froid, et constatant que la colère est toujours là, mais plus réfléchie désormais, se servir de cette colère comme d'une source d'énergie pour agir dans le bon sens, de façon efficace. Votre problème est que: 1) vous n'assumez pas votre colère; 2) vous cherchez à étouffer votre colère en mangeant compulsivement; 3) vous n'agissez pas en vue de changer les faits qui ont pu être à l'origine de votre colère. Assumer votre colère vous permettra d'éviter le point 2. Mais ce n'est pas suffisant: reste à trouver les actions, les paroles qui résoudront les problèmes à l'origine de votre colère. Je ne peux pas vous en dire plus, car ne sachant as ce qui vous met en colère. A lire: La Colère : Transformer son énergie en sagesse. Thich Nhat Hanh, Pocket, 2004
11/04/2017 (18:03) Manzanita63 Bonsoir, je commence tout juste votre programme. J'ai lu votre livre il y a 1 an sur les conseils de ma psy. Je n'arrive pas à concevoir de manger "sans distraction" (télé ou musique). J'ai peur de manger vite pour briser le silence ou l'ennui et ainsi ne pas être attentive aux émotions, au ressenti. Avez-vous un conseil s'il-vous-plaît ? Bonsoir Manzanita, Et bienvenue dans le programme Linecoaching. Certes, nous conseillons de faire des exercices de dégustation en se concentrant uniquement sur ce qui se passe dans la bouche et dans le corps lorsqu'on mange, mais ce n'est pas là une façon normale de manger. Habituellement on mange en "attention partagée". Comme la façon normale de manger est le mode convivial, à table, on parle et on écoute. Ainsi, lorsqu'on va dans un bon restaurant, ou lorsqu'on mange un plat bien cuisiné par nos hôtes ou par nous-même, on désire ne négliger ni le plaisir de la conversation, ni le plaisir de la dégustation. On peut aussi parfaitement manger en musique, voire en écoutant la radio. Pour la télévision, je suis plus réservé, parce que la télé a des effets hypnotiques, et qu'elle capte bien souvent complètement notre attention, nous faisant manger sans conscience. En attention partagée, à un moment, on prête attention à ce qui se passe dans la bouche, puis on prête attention à, par exemple, la conversation. Et ainsi de suite. Comme nous ne sommes pas capables de prêter attention aux deux dans le même instant. Il nous faut donc jongler en permanence entre deux catégories de choses intéressantes. Au début, nous vous conseillons cependant de vous entraîner à la pleine attention (la pleine conscience) sur les sensations de la bouche. Comme vous dites que vous avez peur de vous ennuyer en mangeant, j'en déduis que, peut-être, vous avez peur des pensées qui pourraient émerger pendant que vous mangez. Des pensées automatiques liées à la nourriture comme: "et si ça me faisait grossir?", "j'ai peur de trop manger", "j'ai peur de perdre le contrôle", par exemple. Ou toutes autres pensées dérangeantes. Si vous êtes dans ce cas, il va vous falloir travailler un de ces jours sur ces pensées automatiques, avec les outils qui vous seront proposés ultérieurement. Comme vous êtes au début du parcours, ne vous en souciez pas pour le moment et faites les exercices proposés, dans l'ordre dans lequel ils vous sont proposés, consciencieusement, sans vous presser. L'exercice qui va bientôt vous aider dans ce problème: l'apprentissage de la dégustation.
11/04/2017 (18:10) Steffi1973 Bonjour quand j'ai mes règles je suis plus fatiguée et j'ai souvent envie de choses sucrées, mais quand je commence à mettre le nez dedans c'est très dur de m'arrêter, je ne sais pas si je serais disponible pour le chat ce soir sinon je lirais la réponse plus tard en vous remerciant d'y avoir répondu Bonsoir steffi, Les règles font cet effet là à bien des femmes. La majorité, en fait. Celles qui ne sont pas en restriction cognitive mangent un peu plus parce qu'elles ont plus faim, et parce qu'elles sont plus émotionnables (et fatiguées) durant cette période. Il se peut donc que leur poids augmente donc un peu, mais il faut aussi considérer que cette augmentation du poids est majoritairement due à une rétention d'eau (pour des raisons hormonales). Dans les jours qui suivent, l'eau s'en va, et l'appétit aussi, si bien que le poids pris disparaît. Si on regarde de mois en mois, le poids reste stable. Pour les personnes en restriction cognitive, c'est une autre paire de manches. La lutte pour le contrôle du comportement alimentaire se traduit souvent par des pertes de contrôles sur un mode boulimique. On mange alors bien plus.Si on décide ensuite de se relancer dans une forme de régime ou une autre pour perdre le poids pris, ça y est, on entre dans ce cycle néfaste de pertes et prises de poids à répétition. En conclusion: durant les règles, soyez souple, autorisez-vous à manger des sucreries, consommez-les en les dégustant, en en profitant pleinement, sans culpabilité. Quand les règles sont finies, suivez là encore votre appétit, qui est plus petit, et laissez les choses rentrer dans l'ordre sur un mode naturel. Le travail sur la restriction cognitive avec différents exercices sur les sensations alimentaires, la dégustation, la dédiabolisation de tous les aliments, va vous aider à faire cela.
11/04/2017 (18:16) SWANINI Bonjour, je ne suis encore qu'au début. Je vais bientôt être sur l'étape "gérer ses EME" mais pourtant l'étape dégustation est bien plus loin ... J'ai cru comprendre dans les tchats qu'on ne pouvait gérer ses EME qu'après les étapes de dégustation et restriction cognitive ? J'ai du mal à croire que je vais réussir à manger sereinement avec mes restrictions cognitives. J'ai déjà eu l'occasion de pouvoir manger des glaces "à volonté ... et bien disons que ma "volonté" était énorme et sans fin ni faim. Bonsoir sawanini, Les différents éléments du programme ne sont pas proposés dans le même ordre selon les personnes. Pour les personnes qui mangent beaucoup en fonction de leurs émotions, nous leur proposons de travailler en premier sur les émotions. Cela semble être votre cas. Vous pouvez grandement réduire les compulsions déclenchées par les envies de manger émotionnelles en travaillant à augmenter votre tolérance émotionnelle. Cela grâce par exemple aux exercices de méditation en pleine conscience. Vous prendrez alors du recul par rapport à vos émotions et vos pensées pénibles, vous apprendrez à les vivre, à les laisser vous traverser, sans avoir besoin de chercher à les supprimer ou les enterrer au moyen de compulsions alimentaires. Un peu plus tard, lorsque vous serez moins sensible à vos émotions, il deviendra plus facile de travailler sur votre comportement alimentaire, d'écouter votre faim et vos sensations de rassasiement, de déguster ce que vous mangez. Il est difficile de travailler en même temps sur la restriction cognitive et sur les émotions. Il faut bien commencer par quelque chose... Emplissez-vous de patience, et de compassion pour vous-même, qui vous débattez dans toutes ces difficultés. Ne vous en demandez pas trop.
11/04/2017 (18:19) SWANINI Par ailleurs, dans le carnet "EME", dois-je considérer mes envies de manger par restriction cognitive comme des EME ? C'est-à-dire, je passe devant une boulangerie, sans stress, ou émotion particulière, mais très envie d'entrer acheter un éclair au chocolat ... Merci. Oui, vos envies de manger déclenchées par la peur d'avoir faim, la peur de manquer, ou la culpabilité, sont bel et bien des envies de manger émotionnelles. Mais nous considérons cela comme faisant partie du tableau de la restriction cognitive et cela se résout avec le travail sur la restriction cognitive.
11/04/2017 (18:24) SWANINI Rebonjour, si on mange en respectant notre faim, ne mange-t-on pas uniquement l'équivalent énergie dépensée, ce qui nous empêche de prendre du poids ? Ou notre faim prend-elle réellement en compte notre surpoids pour nous en faire perdre ? Si on mange en respectant ses sensations alimentaires, le poids évolue progressivement jusqu'à se stabiliser à ce qu'on appelle le poids d'équilibre, ou en anglais set-point. Ce poids d'équilibre est en quelque sorte celui pour lequel nous sommes programmés. Dans notre cerveau, ce qu'on appelle le pondérostat est réglé sur ce poids et fait en sorte qu'on y revienne si on s'en écarte. Mais ce poids d'équilibre, on ne le choisit pas, et il n'est pas forcément le poids qu'on désirerait faire, ni même le poids conseillé par le corps médical (et encore moins le poids de la mode). On peut donc avoir un poids d"'équilibre qui correspond à un corps dodu, voir même en surpoids. Ce pour des raisons génétiques, ou parce qu'on a longuement pratiqué le yoyo pondéral. La raison conseille de se contenter de son poids d'équilibre, de ne pas chercher à faire le forcing pour devenir plus mince que nature. Bien sûr, on peut se priver et maigrir davantage, mais temporairement, pas sur la durée.
11/04/2017 (17:59) G. Apfeldorfer Bonjour tout le monde, et bienvenue dans cette foire aux questions. Vous les posez, les questions, je réponds, si je peux, comme je peux.
11/04/2017 (18:08) patrickkaroubi Bah, je n'ai pas de questions à part le fait que je reviens de passer une semaine à Lyon et que ça a un peu bousculé mes habitudes. Mais j'ai bien expliqué tout ça à mon coach. J'attends ce que vont dire les autres. Petit(e) curieux(se).
11/04/2017 (18:10) minifouine Bonsoir Dr, bonsoir patrikkaroubi ! Bonsoir. Des questions?
11/04/2017 (18:27) minifouine Je voulais savoir à partir de quel moment on peut considérer qu'un kilo perdu l'est durablement ? minifouine, comme ça, vous voulez des certitudes? Vous voulez des kilos gravés dans le marbre? Mais ça n'existe pas, ça. Notre corps est susceptible de prendre du poids, d'en perdre, en fonction des circonstances environnementales, des circonstances psychologiques et émotionnelles. Certes, si on mange en écoutant ses sensations alimentaires, le poids reste constant et cela s'appelle le poids d'équilibre. On est en équilibre sur ce poids comme on est en équilibre sur un vélo. C'est le mouvement qui crée l'équilibre.
11/04/2017 (18:29) patrickkaroubi Non seulement il est néfaste de regarder la TV, mais ce n'est pas bon non plus de réfléchir à quelque chose comme un livre qu'on vient de lire, un film qu'on vient de voir, etc...Quant à la musique, si elle est bonne, elle aussi doit être dégustée, donc on ne peut pas bien déguster 2 choses à la fois. Pour la télé, j'ai parlé de ses effets hypnotiques, embêtants pour certaines personnes qui ne se rendent plus compte qu'elles mangent, ni de ce qu'elles mangent. Mais pour le reste... Je pense que tout un chacun est capable de fonctionner en attention partagée. Par exemple, ne pouvez-vous pas écouter la radio tout en conduisant votre voiture, la plupart du temps, si la circulation le permet?
11/04/2017 (18:30) Fifibrocoli Je mâche beaucoup de chewing gum pour éviter de manger, est ce un problème? Mâcher du chewing-gum ne fait pas grossir. Mais cela fait que l'attention reste centrée sur la bouche. Quand on en a fini avec le chewing-gum, peut-être cela facilite-t-il le passage à d'autres formes de mâchage. Bon, c'est mon opinion. Mais d'autres personnes croient que cela peut éviter de manger. A vous de faire vos essais, sans doute.
11/04/2017 (18:31) patrickkaroubi Je me débats toujours avec l'histoire "d'arrêter de manger quand on en a assez de tel ou tel aliment". Moi je ne ressens aucun écoeurement vis-à-vis des aliments que j'ai choisis, il faudrait pour ça que j'en absorbe des kilos ! Mon cher Patrick, dans le programme, êtes-vous parvenu à cette étape où on vous demande de remplacer un aliment diététiquement correct par un aliment tabou, à calories égales, puis où on vous demande de remplacer un repas diététiquement correct par un aliment tabou, genre chocolat? Si tel n'(est pas le cas, il est normal que vous ne parveniez pas à identifier correctement ce qu'on nomme le rassasiement gustatif, ou rassasiement sensoriel spécifique. Ce RSS, précisons-le est net pour les aliments à haute densité énergétique (chocolat, foie gras, charcuteries), mais moins perceptible pour les aliment à densité calorique moyenne (céréales, viandes), et non perceptible pour les fruits et légumes. Bon, aussi, pour le percevoir, il faut DÉ-GUS-TER!. Et être dans le calme émotionnel, aussi.
11/04/2017 (18:32) minifouine Je suis en pré-ménopause et j'entends dire que c'est une période de prise de poids, est-ce vrai et comment faire pour la prévenir, quand j'ai dejà près de 25 kg à perdre ? Le poids qu'on attribue à l'arrivée de la ménopause est réel, mais surestimé. En fait, il s'agit bien plus d'un changement de silhouette: votre taille est moins prise, vous prenez souvent un peu de ventre. Mais question kilos, il n'y a pas de raison que cela dépasse quelques kilos. Donc, puisque vous êtes en net surpoids, pas la peine de vous préoccuper de ça. Occupez-vous avant tout de retrouver une alimentation intuitive, peu influencée par vos émotions, et cela devrait améliorer les choses. Ou bien prenez un traitement hormonal substitutif si vous le désirez. Mais c'est un peu passé de mode.
11/04/2017 (18:28) patrickkaroubi Mais je croyais que la restriction congnitive était à bannir ?? Ben oui, elle est à bannir. J'ai dit le contraire?
11/04/2017 (18:33) patrickkaroubi Triste vérité pour ceux qui ont fait du yoyo. Moi j'en ai peut-être fait moins que les autres, les "régimes de l'été", etc... Je suppose que vous faites référence aux effets du yoyo pondéral sur le poids d'équilibre. Oui, triste vérité: les régimes amaigrissants font grossir, à la longue.
11/04/2017 (18:34) G. Apfeldorfer Vous allez rire, mais j'ai épuisé les questions, sans pour autant être tout à fait épuisé. Alors, c'est le moment de poser toutes ces questions que vous n'avez jamais osé poser.
11/04/2017 (18:39) patrickkaroubi Non, je n'en suis pas encore à cette étape de remplacer un repas par un aliment-tabou, mais j'attends ça avec impatience ! en attendant j'avais envie de faire une expérience avec un aliment non-tabou, par exemple des bananes, de les prendre en petites quantités à intervalles réguliers, et de noter ce qui se passe. J'en ai déjà parlé. Par contre je constate quelque chose avec le sucre, le miel: très tentant au début et agréable à la dégustation, mais après quelque instant on ressent comme un goût métallique pas trop agréable. Pour les bananes, il n'y a pas vraiment de RSS: le goût ne change pas. Mais pour ce qui est du sucre ou du miel, c'est net. C'est d'ailleurs avec des solutions de plus en plus sucrées qu'on a mis en évidence ce type de rassasiement. Plus on ingère de sucre, et plus on préfère des solutions moins concentrées.
11/04/2017 (18:44) minifouine Une fois que je serai arrivée au bout de mon parcours alimentaire, que se passerta-t'il ? Y a-t'il une consolidations des acquis et en quoi consisterait-elle ? Une fois qu'on a fait tout le parcours, soit on a rétabli une alimentation de type intuitif, et le poids continue à baisser jusqu'au poids d'équilibre si on n'y est pas encore. Ou bien il reste encore des difficultés, des points de blocage. cela sera sans doute à voir avec votre coach. Souvent, les personnes en bout de parcours ont encore des difficultés dans certains domaines et on peut leur recommander de reprendre certaines étapes. Et vous avez raison, il s'agit de consolider les acquis. La principale difficulté rencontrée est d'accepter que son poids ne reste pas totalement fixe, mais tourne autour du poids d'équilibre. Bien des personnes s'affolent à l'idée de prendre quelques grammes et cherchent à contrôler à nouveau, au lieu d'attendre que les systèmes de régulation fassent leur oeuvre..
11/04/2017 (18:45) patrickkaroubi Osé ? dans le fond j'ai eu raison, quand mon médecin me disputait et me faisait promettre de me mettre au régime, de lui dire "oui oui", et de n'en faire qu'à ma tête ensuite: ça m'a évité des yoyos superflus ! Très bien!
11/04/2017 (18:46) patrickkaroubi Ah c'est bizarre pour les bananes: je pourrais en manger une douzaine, sans avoir de signal de fin ? Sans que leur goût ne change en bouche. Enfin, une douzaine, ça paraît difficile. Pour les aliments à faible teneur calorique, on se fie au volume et on s'arrête avant que cela ne devienne inconfortable, si c'est un aliment inconnu. Si c'est un aliment connu, alors on a fait l'apprentissage de la quantité adéquate.
11/04/2017 (18:47) Bibiche16 Je suis nouvelle depuis le 8 avril et je m'aperçois que je mange sans faim !!!! Est-ce que je dois sauter ces repas ??? Merci Bibiche, pas de panique. Vous allez bientôt avoir une étape qui va vous apprendre à reconnaître la faim et en tenir compte. Un peu de patience!
11/04/2017 (18:50) Caliopea Bonsoir, j'alterne les périodes où je fais beaucoup de sport ( 5h/semaine mini) et d'autres où j'en fait 1 ou 2 . Quand je fais beaucoup de sport, cela me détend indéniablement mais me provoque des EME ou plus exactement, j'ai plus d'intérêt pour la nourriture que d'habitude .Dois je prévoir davantage de féculents par exemple, pour y remédier ? Quand vous faites plus de sport, vous avez des besoins accrus et il est donc normal que vous ayez plus d'appétit. Ce ne sont pas des EME. Et oui, le sport, ça détend. Mais lorsque le sport devient une technique d'évitement émotionnel, alors on entre dans un système addictif. Donc du sport, oui, mais trop de sport, là on peut se poser des questions.
11/04/2017 (18:50) patrickkaroubi Et donc, comme aliment-tabou, je crois que j'éviterai quelque chose de sucré.... On a le temps de voir, hein...
11/04/2017 (18:54) Macorouge Bonsoir Dr Apfeldorfer, j'ai lu avec attention le tchat d'hier et je me sens très concernée. J'ai tenté pas plus tard qu'hier de reprendre une discussion à froid après avoir laissé se développer et s'amenuiser une colère mais mon interlocuteur m'a renvoyé que le problème était dans ma tête, pas avec lui et qu'il ne voulait pas poursuivre la discussion. Il nie mes émotions, mes ressentis et très souvent quand je discute avec lui j'ai l'impression de ne pas être prise en compte pour ce que je suis. Pour li la vie psychique et émotionnelle c'est pour les autres. Résultat : je me suis sentie renvoyée à moi-même avec encore de la colère et j'ai fait EME sur EME aujourd'hui sans parvenir à me réconforter. Macorouge, c'est vrai, il est souvent bien difficile de verbaliser ce qu'on ressent, surtout quand il s'agit d'émotions aussi problématiques que la colère ou la honte. Les interlocuteurs ont tendance à nier qu'ils y soient pour quelque chose. c'est pourquoi, dans les techniques d'affirmation de soi, on travaille longuement sur la bonne façon d'exprimer sa colère ou toute autre émotion délicate et conflictuelle. Donc, peut-être, participer à un groupe d'affirmation de soi? Ou en tout cas, acheter un livre sur le sujet.
11/04/2017 (19:00) Nilla Bonjour ! J'ai une petite question ; je suis ce qu'on appelle une boulimique vomisseuse - je ne suis plus suivie (ça ne servait pas à grand chose je le crains, et puis j'ai déménagé...) Pour me guérir, j'ai essayé pas mal de choses et j'ai lu beaucoup de livres sur le sujet, et, dans le cadre d'une TCC, ils stipulent absolument tous de ne pas sauter de repas, même si on n'a plus faim suite à une crise, pour rester sur un plan de trois repas par jour, pour ne pas perturber davantage le rythme, ne pas stresser l'organisme et le mental davantage. Je me demandais si ça a vraiment un sens de procéder comme ça ? Ou juste simplement attendre que la faim revienne - même si on a une pathologie réputée un peu problématique. Bonsoir nilla. Je sais bien que c'est ce qui est habituellement recommandé. Mais je ne suis pas d'accord. Maintenir 3 repas à heure fixe coûte que coûte empêche d'installer une alimentation fondée sur l'écoute des sensations de faim et de rassasiement. Si bien que la personne reste très fragile, toujours sans points de repères internes. A mon avis, mieux vaut travailler sur ses sensations alimentaires. Mais cependant, si vous vomissez, et si vous êtes efficace dans vos vomissements, il ne peut pas y avoir de rassasiement et la faim revient vite. Pour pouvoir réapprendre à manger sur un mode intuitif, il est nécessaire d'arrêter les vomissements. Mais le plus souvent, avant de s'occuper du comportement alimentaire, il est indispensable de commencer par s'occuper des problèmes émotionnels, qui sont des déclencheurs des boulimies ainsi que des vomissements. Ce n'est que lorsque vous avez bien augmenté votre tolérance émotionnelle qu'un travail sur l'alimentation a du sens.
11/04/2017 (19:01) G. Apfeldorfer Ah là là, vous êtes longs à démarrer, mais après on ne peut plus vous arrêter! Sauf que c'est l'heure, hein! Alors, à la revoyure, et bon appétit pour le dîner.
Haut de page 
X