Chat du 17 août avec JP Zermati

17/08/2011 (18:29) JPZ Bonjour à tous les vacanciers mais à tous les autres aussi. Bienvenue sur ce nouveau chat du mois d'août.
17/08/2011 (18:30) capuccino Bonjour, Tout d'abord tous mes remerciements à vous et au Docteur Apfeldorfer pour maintenir ce chat pendant la période estivale et pour votre patience pour répondre à nos questions parfois un peu répétitives. Depuis que je suis inscrite,j'essaie de ne suivre que ma faim et mes envies alimentaires pour combler cette faim. je suis effrayée de voir qu'il n'y a plus aucun équilibre alimentaire dans mon assiette. Cela a-t-il une grande importance ? Moi qui suivais scrupuleusement les consignes données dans une méthode pour maigrir, je mangeais religieusement mes légumes verts et féculents à chaque repas ainsi que ma viande ou mon poisson. Aujourd'hui, j'ai une franche attirance pour certains aliments comme la salade ou la noix qui m'attirent comme un aimant et je mange peu de viande ou de poisson mais plutôt des yaourts natures, du lait, du fromage qui me satisfont pleinement. Je vous avoue franchement que cela m'interpelle intellectuellement mais au fond de moi, je suis ravie de pouvoir manger ce que j'aime vraiment. Bonjour Capuccino, L'équilibre alimentaire ne s'obtient pas dans une assiette mais dans... plusieurs. Il n'est pas nécessaire que chaque repas soit équilibré pour que l'ensemble de l'alimentation le soit. On pourrait même obtenir une alimentation équilibrée uniquement avec des repas déséquilibrés. En poussant les choses à l'absurde, on pourrait faire un repas que de légumes, puis que de féculents, puis que de fruits, puis que de viandes... et on finirait par obtenir le même équilibre qu'en mélangeant le tout à chaque repas. Il est important de retenir que l'équilibre s'obtient sur une longue période, de plusieurs semaines. Votre peu d'attirance pour la viande et le poisson est très largement compensé par votre plus forte attirance pour les laitages. Dans notre méthode, nous obtenons l'équilibre nutritionnel de la même façon que l'équilibre énergétique, en pratiquant l'écoute des sensations alimentaires. Ce sont elles qui nous renseignent aussi sur nos besoins en nutriments. On appelle cela les appétits spécifiques. Nous les travaillerons au cours du programme. N'ayez pas d'inquiétude et surtout profitez sereinement de cette nouvelle liberté. Mais toujours bien sûr en respectant votre faim !
17/08/2011 (18:33) zou29 bonjour Dr Zermati, le carnet des EME me fait bien avancer, mais lorsque j'ai faim, je n'ai jamais faim de chocolat. je suis tentée par d'autres aliments, et finalement je ne mange du chocolat qu'entre 2 prises, voire surtout le soir.je n'ai jamais envie de chocolat le matin par exemple. ma question est : est ce que à chaque fois que j'ai envie de chocolat ou de sucre (hors repas) je dois le considérer comme une EME ? car finalement je m'aperçois dans mon carnet, que l'EME ne me pousse que vers du chocolat ou des aliments sucrés. que dire alors d'un dessert ? je suis troublée ! Bravo zou, c'est une observation très importante. Toutes les envies de sucré ne sont pas des EME. Finir son repas par une aliment sucré n'est pas du tout obligatoirement une EME. Le goût pour le sucré est très culturel. Certains peuples n'ont développé aucune attirance pour les aliments sucrés. C'est d'ailleurs toute une Histoire avec un grand H. Ce qu'il faut savoir c'est que nous mangeons toujours pour calmer quelque chose et que tous les aliments n'ont pas la même fonction. Tous les aliments ont une fonction nutritionnel, dans le sens où ils peuvent tous calmer la faim, même un simple radis. Mais certains aliments ont une fonction réconfortante, ils permettent de calmer de l'émotion. Ces aliments sont des aliments riches, gras et/ou sucrés. Les radis, même si on les adore, ne peuvent pas calmer les émotions. Les utiliser à cette faim reviendrait à les détourner de leur fonction. Et donc... ils ne fonctionneraient plus. Ce qui se traduiraient par des consommations beaucoup plus importantes de radis et finalement un risque élevé de faire ensuite une compulsion sur un aliment réconfortant. Malheureusement, à ce moment cet aliment est généralement consommé avec de l'anxiété ou de la culpabilité et perd alors son pouvoir réconfortant. Donc quand on a faim, on peut tout manger et on est guidé par ses appétit spécifique. Mais quand on est stressé on est guidé par sa recherche de réconfort et on ne devrait consommé que des aliment réconfortants. Le trouble du réconfort est tout un sujet dont nous parlerons bientôt dans les chat sur les sensations alimentaires.. A très bientôt dont.
17/08/2011 (18:37) Noelle Bonjour Au fil du temps, j'ai eu l'impression de moins nettement sentir la faim , en dehors de deux "vraies faim" qui se sont imposées sans ambiguïté, D'autre part, le fait d'inscrire mon poids (en baisse) sur la courbe de poids m'a été difficile, j'ai eu peur de laisser une trace de mon incapacité a garder ce poids plus agréable à vivre.C'est navrant , n'est-ce pas ? Bonjour Noelle, Vous décrivez la peur de (re)grossir. Cette crainte est bien naturelle. Cette peur peut faire manger. Elle peut empêcher de maigrir ou de se stabiliser. Il est même possible que cette peur explique l'apparition de vos difficultés à percevoir vos sensations alimentaires. Plus vous avez peur de grossir et plus vous vous crispez sur la perception et le respect de vos sensations alimentaires. Ainsi vous les percevez plus difficilement. Je m'avance peut-être beaucoup mais j'ai le sentiment que vous faites de votre capacité à maigrir et à maintenir la preuve de votre efficacité personnelle. Beaucoup de gens voit les problèmes de poids comme des problèmes de volonté. Ce qui influence considérablement leur estime de soi. C'est une grande erreur comme vous pourrez le voir au cours de notre programme. La peur de grossir est programme de notre parcours. Pour le moment, même si c'est très difficile, je vous conseille de faire porter votre effort sur l'évolution de votre comportement alimentaire et de vous focaliser au minimum sur votre poids. Lâchez votre balance. Prenez aussi beaucoup de recul par rapport aux compliments portant sur votre poids. Ils sont à double tranchant ! Même si maigrir est ce que vous voulez le plus, détachez-vous de votre poids !
17/08/2011 (18:39) Plum Bonjour, je vous remercie pour ce site, après avoir lu vos livres, il est pour moi l'aide supplémentaire à la réalisation de la méthode développée. Je suis inscrite depuis 3 jours et je suis à l'étape du carnet découverte. Étant familière avec la méthode et sur conseil des coachs, j'ai débuté ce carnet en tentant de faire attention à ma faim et ma satiété. Résultat: je ne mange que très peu, ce qui me convient. Cependant, j'ai la sensation de "faire attention" et qd j'y arrive "d'avoir la satisfaction de suivre le programme", les mêmes sensations en fait que lors d'un "régime", ces sensations qui peuvent devenir destructrices lorsque l'on "lâche un peu". Cela veut-il dire que j'applique la méthode en renforçant ma restriction cognitive, en me surveillant trop et que je vais retomber ds les mêmes travers qu'auparavant, à savoir :"manque de motivation puis décrochage puis culpabilité"? Merci Bonjour Plum, Merci pour cette question. Nous sommes bien conscients de cette difficultés que vous décrivez. Il s'agit bien d'un changement dans le type de restriction. Dans le sens où il s'agit toujours de contrôle. Il ne porte plus sur la nature des aliments mais sur les sensations alimentaires. On se retrouve à faire un "régime" de sensations alimentaires. Ce seront les transgressions aux sensations qui déclencheront l'anxiété, la culpabilité et finalement les compulsions. C'est pourquoi le travail que nous entreprenons est très profond. Il s'agit de lâcher le contrôle volontaire pour laisser les sensations prendre le contrôle du comportement alimentaire et faire l'essentiel du travail. C'est à elles de bosser et plus à vous. En d'autres termes, il s'agit de passer du stade consciemment compétent au stade inconsciemment compétent. Sans quoi le travail sur le comportement alimentaire n'est pas achevé. Donc n'ayez pas d'inquiétude, le stade où vous vous trouvez est loin d'être le stade final. Bonne continuation.
17/08/2011 (18:41) Anne1102 Bonjour Docteur .Pensez vous qu'il y a un âge limite pour reconsidérer son rapport aux aliments afin de se délester des kilos qui se sont installés au fil du temps sans que rien n'ai changé dans ma façon de me nourrir durant toutes ces années , je pratique votre méthode depuis un mois et rien ne change .J'ai bien pris conscience que je mange trop vite, comme pour me débarrasser de ce qui est pour moi une formalité, je pratique donc les exercices, peine conscience dégustation...garder la nourriture en bouche plus de 30 secondes est un supplice pour moi , donc j'abrège le repas mais une heure après j'ai faim! Je me sens perdue et je me demande si je dois persévérer mon âge étant peut-être un obstacle. J'ai 70 ans et aimerais bien m'alléger de quelques kilos qui pèsent sur mes articulations .Merci en tout cas pour votre réponse Allons Anne, Est-il jamais trop tard pour être heureux. Ma doyenne est bien plus âgée que vous ! Vous me dites qu'en un mois rien n'a encore changé. Mais qu'est-ce qu'un mois pour changer des habitudes qui sont installées depuis des dizaines d'années ? Il va vous falloir plus de temps et de patience aussi. Cette méthode est lente car elle s'attaque à des problèmes qui sont anciens et complexes. Vous décrivez le comportement de quelqu'un pour qui manger est devenu une complication. Ce qui est bien normal après des années de restriction. Manger est devenu une corvée, un exercice pénible dont il convient de se débarrasser le plus vite possible. Vous êtes fâchées avec votre alimentation. Ce n'est plus un plaisir. Accordez nous/vous le temps de vous faire retrouver ce plaisir et de vous réconcilier avec la nourriture. Vous verrez que le jeu en vaut la chandelle !
17/08/2011 (18:44) Zoé2 Je commence la méthode et je voulais savoir ce qu'il en était des boissons. Comment gérer la consommation de soda, de vin, etc. Exemple: j'ai l'habitude de prendre un verre de vin rouge en apéro pendant que je cuisine puis un verre de vin rouge à table. Faut-il que je limite l'apéro au week-end par exemple ? On prend de l'eau quand on a soif. On prend des sodas ou des alcools quand on a soif et faim. Le problème spécifique de l'alcool est qu'il modifie la perception des sensations alimentaires. Même avec des doses modérées (2 verres de vin, on peut brouiller les sensations. Je pense que votre suggestion est raisonnable. Mieux vaut s'abstenir au quotidien et conserver une consommation raisonnable dans des circonstances plus conviviales et festives. A la votre !
17/08/2011 (18:46) Prune Bonjour, cela fait quelques temps que je suis tentée par une expérience "jeun et randonnée". Pas particulièrement pour perdre du poids, car je sais que ce sont des kilos qui reviennent très vite, mais pour l'expérience, la détente, l'écoute de son corps et la redécouverte du goût. Que pensez-vous de cette pratique ? D'avance merci de votre réponse. Prune Bonjour Prune, Aucun problème si vous le fait dans cet état d'esprit. Il faut le prendre comme une expérience qui pourra vous enrichir. Mais surtout ne rien en attendre en terme de perte de poids durable ou changement de comportement. Bonne expérience.
17/08/2011 (18:49) katy1308 Bonjour, petite question toute bête, lorsque l on répond a la question, mangez vous dans un endroit dédié au repas, est ce que le canapé avec la table basse est considéré comme endroit dédié au repas? car pour l apéro c est quand même plus sympa mais j aimerais connaitre votre avis car pour le moment, je réponds non a la question. Merci d avance pour votre réponse Bonjour Katy, Le canapé et la table basse sont tout à fait appropriés pour prendre un apéro. C'est sans problème. Quant au repas, pourquoi pas ? Beaucoup de personnes ne disposent pas de table à manger et prennent leur repas sur une table basse. L'idée principale est que le lieu soit principalement dédié à la prise du repas. Mais cette notion est très influencée par les usages. Un banc public pour manger une glace ou un sandwich pourrait aussi être considéré comme un lieu dédié à ce type de prise alimentaire.
17/08/2011 (18:53) capuccino Une autre question qui me tarabuste : la peur de manquer est toujours en moi. Lorsque nous faisons des trajets en voiture de plus d'une heure, j'ai toujours un sac avec des aliments à manger : gâteaux, compotes fruits, yaourts...comme si je traversais le désert ! Quand je fais mes courses, la peur de manquer me pousse à acheter des parfums différents d'un même produit au cas où ... Très souvent, je n'arrive pas à choisir entre deux produits, cela m'angoisse par peur de "craquer" alors plutôt que de ne rien prendre, je prends tout au cas où...et pour finir,quand ils sont dans le placard, j'oublie que ces aliments me faisaient envie et je ne les mange même pas. Eh oui ! C'est bien la peur de manquer. Elle est presque toujours présente chez les personnes qui ont suivi des régimes. Elle s'installe parfois dès le premier régime. On finit par manger comme si c'était pour la dernière fois. Ce qui conduit à développer des comportements de stockage. La peur de manquer empêche de respecter sa satiété. Elle constitue un obstacle à la perte de poids. C'est une difficulté que nous travaillerons aussi au cours du programme. Plus vous sortez de la restriction plus cette difficulté s'estompe. Mais ce n'(est pas toujours suffisant. C'est pourquoi nous la travaillerons spécifiquement. N'ayez pas d'inquiétude, elle finira par disparaitre.
17/08/2011 (18:55) manue Bonjour et merci pour votre précieuse aide ! Parfois, bien que je ressente ma satiété, je ne peux m'empêcher de me resservir par peur qu'il n'y en ait plus ou que j'en ai moins que les autres. Je suis bien consciente que cette attitude est stupide, et pourtant je ne peux pas m'en empêcher. Avez-vous une explication à ce comportement ? Et surtout des conseils pour lutter contre ? Bonjours Manue, Vous décrivez la peur de manquer. je viens de répondre à ce sujet à Capuccino. Vous confirmez que la peur de manquer est très présente chez les personnes qui ont pratiqué les régimes. Donc pas d'inquiétude. Nous avons prévu de vous faire travailler sur cette difficulté. Pour le moment, la meilleure façon de l'aborder est de sortir de la restriction. Mais toujours dans le respect de sa faim !
17/08/2011 (18:58) aurel23 Que pensez vous de la relation entre la peur de la réussite et la prise compulsive d'aliment ? j'ai cette sensation de parfois avoir tous les moyens pour réussir et quand je suis "au pied" de l'objectif je fuis en mangeant. merci pour ce site très enrichissant Bonjour aurel23, Au pied de l'objectif beaucoup de choses se jouent : la peur de réussir ou de ne pas réussir ! Il s'agit toujours d'émotions. Les émotions font manger les mangeurs émotionnels qui luttent contre leurs émotions plutôt que des les accepter. Concernant l?objectif de maigrir, le désir peut être parfois ambivalent. Le poids est parfois le symptôme d'une difficulté psychologique qui doit préalablement être résolu pour permettre la perte de poids durable. Il n'est pas toujours si facile de renoncer à ses kilos. Les exercices de pleine conscience vous aideront dans votre progression. Bon courage, Prune.
17/08/2011 (19:00) bubulle Bonjour. Depuis que j'ai commencé le programme, j'ai stoppé tout grignotage. Plus aucune sucrerie, mes meilleures amies depuis des années. et plus trop envie d'y retourner (pour le moment). Je mange aussi en plus petite quantité. Et pourtant pratiquement pas de perte de poids. Cela ne m'inquiète pas outre mesure mais j'aimerais comprendre le mécanisme qui se met en marche, autrement dit à quel moment le corps se déleste-t-il de ces kilos stockés depuis des années ? MERCI ! Bonjour Bubulle, C'est déjà une très belle progression. Mais ce que vous décrivez n'est pas si rare. Votre comportement alimentaire semble s'être nettement amélioré. Mais il est possible que ces améliorations aient été compensées par une modification de la nature de vos aliments qui sont peut-être devenus plus riches. Pour le moment vous n'avez pas encore travaillé directement sur vos sensations alimentaires. Votre marge de progression sur le comportement est encore très importante. Il est possible que vous soyez une bien plus petite mangeuse que vous ne le pensez. Pour le moment, votre parcours est essentiellement centré sur l'alimentation émotionnelle et la réduction des EME. Mais le travail sur les sensations alimentaires permettra d'en savoir beaucoup plus sur la réalité de vos besoins. Bravo pour ces premiers résultats. Bon courage.
17/08/2011 (19:01) FRAN Comment bien faire la différence entre niveau de faim et niveau de tolérance à la faim ? La faim se manifeste par un ensemble de signaux physiques et psychologiques qui varient selon son intensité. La tolérance est la façon dont vous supportez plus ou moins facilement l'ensemble de ces signaux. L'intolérance se manifeste généralement par une faible capacité d'attente en situation de faim et une surévaluation de l'intensité des signaux de faim.
17/08/2011 (19:03) monique Bonjour et tout d'abord merci pour ce programme online qui après 3 semaines ne m'a pas encore délesté de beaucoup de poids, mais qui m'a déjà libéré de beaucoup de fausses croyances et de mauvaises habitudes ! Ma question est : très souvent, lorsque je prépare le repas de midi, j'ai de très fortes envies de manger n'importe quoi (très souvent du fromage ou du chocolat) à ce moment là, faute de temps, je ne peux pas pratiquer la respiration de pleine conscience. Comment pourrais-je atténuer cette envie qui de plus, souvent, me coupe l'appétit pour le repas. D'avance merci pour votre réponse. Bonjour Monique, Il semble effectivement bien s'agir d'EME. Il est probable que vos repas soient précédés par une période de tension émotionnelle. Le travail sur les EME vous permettra de mieux comprendre la cause de ces tensions émotionnelles, si ce n'est déjà fait. Tandis que le programme de pleine conscience permettra de travailler sur l?impulsivité alimentaire. Il s'agit d'apprendre progressivement à accepter de vivre des situations d'inconfort émotionnel sans chercher à les faire disparaitre par des réconforts alimentaires. Même si on peut parfois l'utiliser à cet effet, l'exercice de RPC n'est pas exactement destiné à gérer les situations de crise. D'autres exercices viendront pour cela, mais ils nécessitent un apprentissage et un entrainement régulier à quelques autres exercices de PC. En attendant que les choses se mettent en place, je vous suggère, quand vous ne parvenez pas à surmonter vos EME, de ne pas vous astreindre à consommer sans faim le repas qui suit. Même s'il n'est pas agréable de sauter le repas, autant ne pas s'infliger la double peine et limiter les risques de prise de poids. Bon courage.
17/08/2011 (19:04) Plum Je me demandais si l'une personne pouvaient vraiment se "débarrasser" définitivement de sa restriction, sans que cette dernière ne laisse de stigmates. Plus précisément, est ce que le comportement alimentaire, marqué par des années de restrictions, peut être tout a fait normal, libéré et "naïf". J'ose la comparaison avec l'arrêt du tabac (que j'ai réussi durant 6 ans avant de replonger). Même non-fumeuse, je ne me considérais pas comme tel, mon rapport à la cigarette était tjrs douloureux ou ambigu, je sentais l'épée de Damocles au dessus de la tété, et effectivement, après un important changement de situation perso, je me suis ruée sur un paquet! Bcp d'anciens fumeurs ne peuvent se considérer comme totalement "non-fumeur" (d'ailleurs une seule cigarette suffit à replonger), est ce le cas également pour les anciens "restreints"? Merci Bonjour Plum, En fait, vous posez deux questions : peut-on sortir de la restriction et peut-on cesser d'être un mangeur émotionnel ? Je répondrai sans hésitation oui aux deux questions. Mais avec des nuances. A la lumière de mon expérience, il est finalement assez facile de sortir de la restriction. Les outils que nous avons développé se sont révélés très efficaces. Et je crois que dans la plupart des cas les résultats sont durables. Je peux donc répondre sur la base de mon intuition, il faudra ensuite faire des études statistiques, qu'on peut sortir du contrôle. Ensuite pour ne plus être un mangeur émotionnel (votre comparaison avec le tabac porte sur de ce point. Tabac et aliments ont en commun de pouvoir être utilisés comme système de défense émotionnel), il faut traiter l'impulsivité alimentaire. Nous avons longtemps cherché des outils appropriés car nous étions assez démunis face à cette difficulté. Aujourd'hui nous disposons de la pleine conscience qui se révèle un outil d'une puissance formidable. Mais cet outil nécessite un fort engagement et probablement le maintien d'une pratique régulière. En fait, il ne marche que si on s'en sert. Il permet d'avoir des résultats sur l'impulsivité alimentaire et bien au-delà du champ alimentaire sur beaucoup d'autres difficultés psychologiques. Aujourd'hui je pense que nous disposons de moyens efficaces pour sortir de l'impulsivité alimentaire. Je suis donc très optimiste sur l'efficacité de nos traitements sur la modification des comportements.
17/08/2011 (19:05) Mademoiselle Bonjour, à force d'avoir fait beaucoup de régimes, j'ai un profond dégoût pour la plupart des aliments "saints" dont j'ai usé et abusé tout au long de ces années. J'arrive à manger des légumes mais à petites doses, la viande rouge j'en suis dégoutée ainsi que tout ce qui est allégé et l'aspartame. J'ai peur de continuer à grossir si je ne me force pas à garder ces aliments dans mon alimentation, bien qu'ils me dégoutent. Mon entourage ne cesse de me culpabiliser "c'est pas régime", "c'est pas bon pour ce que tu as", j'ai peur de ne jamais réussir à manger ce que j'aime sans culpabilité. Bonjour Mademoiselle, C'est malheureusement une conséquence assez fréquente des comportements de restriction. Il est nécessaire que vous recommenciez à travailler vos sensations alimentaires avec les aliments que vous aimez. Vous ne risquez rien à les manger si vous avez faim, si ce n?est de maigrir. En revanche, le risque de prise de poids est très élevé si vous persistez dans les comportements de restriction sur invitation de votre entourage. Il est très probable que vous deviez traverser une période pizza-gâteau avant de retrouver une attirance pour d'autres aliments. Mais vous verrez, on se lasse de tout. Y compris des pizzas et des gâteaux.
17/08/2011 (19:05) Jade Peut on combler l?envie de « sucré » sans réelle faim en buvant de l?eau ? Merci Hé non ! Les envies de sucré correspondent généralement à des EME. On ne peut les satisfaire qu'avec des aliments réconfortants consommés en toute sérénité, sans peur et sans reproche. Il faut donc être sortie de la restriction.
17/08/2011 (19:07) sophieo Bonjour, ce n'est pas une question, mais je souhaitais profiter de ce moment pour vous remercier de m'indiquer la bonne voie, celle qui me permettra d'être enfin en paix ! Merci de votre confiance. Nous commençons avec vous une belle aventure qui aboutira à ce que vous recherchez. A très bientôt.
17/08/2011 (19:08) nanie Bonjour Docteur, Cela fait 2 mois que j'ai commencé le programme. J'avais perdu presque 2 kg mais je les reprends tout doucement. Je dois préciser que je traverse des moments difficiles émotionnellement. J'ai l'impression d'avoir plus de difficultés qu'au début à suivre le programme. Pourtant je remplis bien mes carnets mais j'ai l'impression d'avoir un peu "oublié" les 1ères notions enseignées. Que me conseillez-vous de faire ? J'ai tendance à me décourager par moment. Merci beaucoup. Bonjour Nanie, Ne soyez pas effrayée ! Ces difficultés sont bien normales. Pour le moment, la perte de poids n'est pas le bon critère de réussite du programme. Il faut vous concentrez sur votre comportement alimentaire. Mais bien sûr, in ne modifie pas en quelques semaines des comportements installés depuis plusieurs années. JE vous suggère de ne pas lâcher votre travail sur les émotions. Au contraire, renforcez-le. Il vous aidera à mieux vivre la période difficile que vous traversez et à limiter vos prises alimentaires. Mieux vaut que ces difficultés surviennent maintenant, pendant le programme, que plus tard. Ne vous découragez pas. Ou pas plus de 48 heures !
17/08/2011 (19:09) Noelle Merci de votre réponse et de la justesse de votre analyse, je suis en effet tres concernée par l'efficacité, qui est une sorte d'enjeu personnel!
17/08/2011 (19:11) redibis bonjour, je m'aperçois que si je prens au petit-dej un pain au chocolat, j'ai faim bcp vite que si je mange deux toasts. donc je me dis que ds ce cas du pain au chocolat, je ne devrais pas écouter ma faim vu qu'elle va arriver bien tôt que prévu. et dans le même raisonnement je me dis que je dois éviter le pain au chocolat qui devient donc tabou. comment puis-je lier la méthode à mon expérience ? (je suis novice ds la periode du carnet) L'avantage de la faim c'est qu'il n'y a pas à se demander pourquoi elle est là. Elle est là, il faut y répondre. ET elle nous protège de grossir. Il est possible que votre pain au chocolat ne soit pas forcément plus riches que vos deux toasts ! Il est aussi possible qu'à ce stade du programme (vous en êtes au tout début) vous ne sachiez pas encore bien reconnaitre votre faim. Pour le moment, vous êtes en période d'observation de votre comportement alimentaire. Observez votre façon de manger en modifiant le moins de choses possibles. Les sensations vont progressivement se clarifier. Bon courage.
17/08/2011 (19:12) ilo Bonjour docteur! je me demandais si l'activité intellectuelle pouvait demander autant d'énergie que l'activité physique? Je veux dire, est-il possible par exemple si on travaille intellectuellement de manière intense de dépenser autant d'énergie qu'en faisant un footing de 20 minutes? Hé non ! L'activité cérébrale ne consomme aucune calorie. C'est bien dommage d'ailleurs. Je pourrais avoir l'impression de faire du sport en travaillant. Depuis le temps, j'aurais des abdos en béton ou un coeur de marathonien.
17/08/2011 (19:13) Teresa Bonjour Docteur Zermati, je suis à la deuxième journée de mon carnet de la faim. Ce sera une étape très importante pour moi. Or, mon médecin vient de m'informer qu'il envisage pour moi un traitement à la cortisone avec 20mg au début, en diminuant. Cela aurait-il un impact ? Merci d'avance de votre réponse. Cordialement. Bonjour Teresa, L'expérience de la faim est effectivement très déterminante dans le travail sur le comportement alimentaire. La cortisone peut augmenter la sensation de faim et produire de l'anxiété. Mais généralement 20 mg ne sont pas une dose qui modifie beaucoup le comportement alimentaire. C'est une petite dose, elle ne vous portera pas préjudice. Bon courage !
17/08/2011 (19:15) monique Bonjour, est-il normal de compulser après une expérience de "dégustation pleine conscience" ? Bonjour Monique, Les compulsions se produisent en réponse à des inconforts émotionnels. On peut tout à fait imaginer que la dégustation en PC N'a pas été totalement de votre goût. Peut-être a-t-elle suscitée un malaise ? Profitez de l'exercice de pleine conscience pour explorer à fond ce qui s'est présenté pendant ou après la dégustation dans votre champ mental.
17/08/2011 (19:16) nanie Rebonjour Cher Docteur, Je remplis actuellement mon carnet des EME et je m'aperçois que j'ai beaucoup de mal à identifier la nature de mes émotions (solitude, culpabilité, etc) et le déclencheur. Pour ces 2 rubriques, j'ai bien une idée des réponses mais comment savoir si ce que je ressens est bien réel ou s'il s'agit d'un a-priori ? Comment "creuser" les émotions ? comment être sûre de ce que l'on ressent ? merci pour votre aide Bonjour Nanie, Servez-vous des exercices de pleine conscience. Essayez de décrire le plus soigneusement possible ce que vous ressentez sans forcément tentez de mettre d'emblée une étiquette. Laissez venir et voyez ensuite ce que ça donne. Nous pourrons éventuellement vous faire parvenir un vocabulaire des émotions pour vous aider à les nommer. Bon courage, nanie. Vous progressez. Tenez bon.
17/08/2011 (19:19) ilo Merci beaucoup pour votre réponse qui me surprend grandement, excusez ma naïveté! et bravo pour votre travail, même s'il ne vous donne pas les abdos et le coeur d'un grand sportif! merci à vous !
17/08/2011 (19:21) Plum Bonjour, je suis assez embêtée par le fait que l'on ne peut pas faire un rapport dans le carnet pour la prise de boisson sucrée et apéritif sans prise de nourriture. Cette question a été débattue en forum et une solution proposée est de ne pas faire de rapport et d'inclure cette boisson dans le rapport suivant. Cependant, je les considère pleinement comme des prises alimentaires à part entière. Par exemple, au réveil, je me rends compte que je n'ai pas faim mais je prends un verre de jus de fruit que j'apprécie. J'écoute donc mes sensations et je trouve que cela devrait être possible de le noter, particulièrement car ma 1ere prise alimentaire (en terme d'aliments) se fait svt 3-4h plus tard au moment du déjeuner. De même pour un verre de vin ou une bière a l'apéritif. Merci Merci Plum, Vous avez parfaitement raison. Nous sommes bien conscients de cette anomalie et nous pensons pouvoir rapidement proposer un nouveau carnet qui tiendra compte de cette observation. A très bientôt.
17/08/2011 (19:24) Tourmaline Bonjour. Je fais très attention à la sensation de faim depuis que je suis le programme. j'ai constaté que parfois je me pose la question "est-ce que j'ai faim ? " n'étant pas sûre de moi, cela peut durer 2 heures, petite faim dont je ne sais s'il faut que je l'écoute, puis brusquement, j'ai tellement faim qu'il faut que je mange sinon je vais défaillir... comment faire avec cela ? Merci Bonjour Tourmaline, Apparemment vous ne percevez pas ou mal les signaux intermédiaires de la faim. Ou peut-être ne savez-vous pas encore très bien les reconnaitre. Je ne sais pas à quel point du parcours vous êtes. L'étape sur la faim, vous permettra de résoudre cette difficulté. Pour le moment, dans le doute mieux vaut tout de même attendre. Sans pour autant vous mettre dans des situations trop inconfortables. Bon courage.
17/08/2011 (19:28) Noelle La réponse que vous donnez a Jade, conernant les EME, me rend très perplexe, j'assimile EME et aliments réconfortants à regrossir. Ai-je tort? Il n'est pas anormal de manger pour se réconforter. Ce qui est anormal c'est de ne pas y parvenir. Le trouble du réconfort conduit bien souvent à prise de poids. Nous ferons bientôt un chat sur ce sujet pour l'approfondir. A très bientôt pour en reparler plus longuement.
17/08/2011 (19:30) Anne1102 Merci de m'avoir redonné l'envie de continuer, même sans perte de poids, et maintenant je sais que je ne suis pas la doyenne !... merci et bon courage !
17/08/2011 (19:30) Noelle Merci de votre présence et du réconfort, et de l'humour,, de vos réponses merci à bientôt
17/08/2011 (19:32) Jade toujours en relation avec ma question précédente , si je mange sans réelle faim parce que j'ai envie de « sucré » je ne respecte plus ma sensation de satiété ! Comment faire alors ? Dois je quand même manger du « sucre » même si je n'ai pas réellement faim mais juste envie de douceur? ? Merci de répondre à cette question qui pour moi représente peut être le noyau et le gros problème de mes compulsions Vous pouvez manger sans faim et sans grossir pour autant si vous vous remettez ensuite à l'écoute de votre faim. Mais ceci doit aussi s'accompagner d'un travail sur les émotions. Afin que la nourriture ne soit plus une réponse systématique aux inconforts émotionnels. Cela rejoint la question sur le réconfort alimentaire.
17/08/2011 (19:33) JPZ Merci encore pour votre participation. J'ai essayé de répondre au maximum de questions. Mais elles étaient vraiment très nombreuses. Nous reviendrons naturellement sur tous les sujets qui n'ont pas été abordés. A très bientôt.
17/08/2011 (19:34) Tourmaline merci et au revoir
17/08/2011 (19:35) Jade Merci infiniment pour votre travail ...
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