Chat du 18 avril avec JP Zermati

18/04/2012 (18:37) Jean Philippe Zermati Bonsoir à tous ! J'attends avec impatience vos questions ...
18/04/2012 (18:38) Lily Bonjour ! Dans un mois, je vais participer à un 10 km ... pour la première fois de ma vie ! Je suis devenue (presque) sportive, et ça, je vous le dois. Sans LC, je n'aurais jamais réussi à me re-connecter avec mon corps, ni à accepter l'inconfort de l'effort et la douleur physique lors des entrainements; je n'aurais jamais pris plaisir à ressentir dans mon corps les effets de cette pratique sportive, Je n'aurais enfin jamais supporté de me montrer publiquement en train de courir... Ce 10 km, si je le boucle en un temps raisonnable, je vous le dédie !! J'ai quand même une petite question : tous les sites de "running" délivrent des conseils diététiques pour les jours avant la course, la veille, le jour même... Faut-il les suivre ou simplement, à nouveau, faire confiance à notre ressenti ? Bonjour Lily, Ce que vous me dites me fait un immense plaisir. Faites-moi encore plus plaisir. Ne vous préoccupez pas de votre temps mais seulement de le boucler. Quant aux conseils diététiques, sur cette distance et à ce niveau de performance (sans vouloir vous offenser) ils ne sont pas si importants. Faites un peu comme vous le sentez. Ou inspirez-vous de quelques principes de bon sens. La veille, une petite pasta party. Et le matin de l'épreuve, un petit déjeuner léger pour ne pas être gênée dans votre effort. Je vous promets de vous donner des conseils plus précis pour votre premier 20 km. Toutes mes félicitations. Je serai avec vous en pensée pendant la course. JP
18/04/2012 (18:40) Alexis Bonjour Mr Zermati Ce week end , lors d un déjeuner , j ai été tentée par un dessert alors que j étais à satiété ( satiété que je pense identifier maintenant clairement grâce aux exercices que vous proposez ) , malgré cela , j ai été surprise d éprouver du plaisir à déguster ce dessert . considérez vous que cette tentation soit une EME ? ( ou alors il y a différents degrés de satiété ?) Je précise que mes EME sont exclusivement déclenchées par la peur de grossir encore et ne pas réussir à maigrir , bref un Mega cercle vicieux ...( cela aussi je l ai compris grâce à vous ) , je gère plutôt bien toutes mes émotions sauf .... quand il s agit de mon poids . J en profite pour vous remercier chaleureusement de tous vos efforts , vos recherches , votre empathie , ne nous lâchez pas , on a tellement besoin de vous ! Que de souffrance derrière tous ces témoignages . Merci ! Bonjour Alexis, Il est bien entendu possible d'éprouver du plaisir à déguster un excellent dessert même sans faim. Je maintiens seulement que le plaisir aurait été plus important si vous aviez eu faim. Mais peut-être avez-vous mangé ce dessert dans des circonstances festives et conviviales. Il n'est pas anormal dans ces circonstances de dépasser sa satiété. Ce n'est pas un problème dans la mesure où vous restez dans une zone de confort et où vous reconnecterez ensuite à votre faim. Mais peut-être êtes-vous trop inquiète de respecter strictement votre satiété par crainte de regrossir ? Sans doute votre stresseur poids qui vous joue des tours. Efforcez-vous de raisonner en terme de plaisir et de confort plutôt qu'en terme de poids. Vous constaterez que cette attitude est bien plus efficace et bien moins stressante. Vous pouvez compter sur mon aide et mon soutien. A très bientôt. JP
18/04/2012 (18:42) ulylo Bonjour, débutante sur le site et surtout dans la méthode, je me pose la question de la gestion des repas quotidiens en famille. Si les sensations de faim ne sont pas au RV, comment faire pour concilier respect de la faim et convivialité familiale ? Bonsoir ulylo, En fait, c'est nous qui décidons de l'heure à laquelle nous voulons avoir faim. Cela fait appel à une compétence que l'on appelle l'appétit prévisionnel. Elle permet de jongler avec les aliments pour faire ensuite la faim quand bon nous semble. Cette compétence a généralement disparues chez les personnes présentant des problèmes de poids ou de comportement alimentaire. Plusieurs exercices dans le programme sont destinés à la faire revenir. Mais dans un premier temps, il est vrai qu'il faut accepter le désagrément d'être décalé par rapport à son entourage. Dans un second temps, l'objectif est que vous reveniez à table en, ayant faim comme tous les autres convives. Bon courage. JP
18/04/2012 (18:44) Marie-Paule Bonsoir, je démarre aujourd'hui le programme, mais j'ai lu "Maigrir sans régime" et tenté déjà d'en appliquer les principes, là je sors d'une ènième expérience weight watchers... suivie "de loin". Ma question : au début de ce programme, dois-je me "laisser aller" et manger "naturellement" pour m'observer ou continuer à "me surveiller" comme je le faisais ? Personnellement, j'ai envie de laisser faire et de voir ce que ça donne... Bonjour Marie-Paule, Je sais qu'il est tentant de se reposer de son contrôle et de manger "naturellement". Mais le risque de prise de poids guette. Car la plupart des personnes en surpoids sont comme vous, elles sortent d'un régime ou de plusieurs années de comportement de restriction. Leurs sensations alimentaires sont très perturbées. Et la réintroduction prématurés des aliments qu'elles contrôlaient entrainent généralement une prise de poids. Mieux vaut donc avancer très prudemment et vous laisser guider par le programme. bon courage et patience. JP
18/04/2012 (18:47) eileen Bonsoir Docteur! Comment faire pour accepter de renoncer à la nourriture ? J'entends par là le fait de vouloir tout acheter les nouveautés dans les magasins. C'est un gros point faible pour moi car en écoutant ma faim je mange très peu mais toutes ces bonnes choses sont dans mes placards et je n'arrive pas à me raisonner.Merci encore pour votre aide. Bonjour eileen, L'envie de manger est déclenchée par la détection d'un besoin. On mange pour calmer quelque chose. De la faim ou de l'émotion. Mais ce qui nous nourrit ce ne sont pas les quantités de nourriture mais la quantité de plaisir qu'on en retire. Ce plaisir peut diminuer quand on ne mange pas ce qu'on aime, qu'on mange sans attention suffisante, sans dégustation, ou qu'on mange avec mauvaise conscience et des émotions négatives. Une fois qu'on a le sentiment d'avoir calmé son besoin, on atteint une sorte d'ataraxie: la paix de l'âme et du corps. Il n'y a nulle raison alors de regretter ce qu'on n'a pas mangé. Un peu comme un petit dormeur qui se sent en pleine forme avec 5 Heures de sommeil et qui n'a aucune raison d'envier ceux qui ont besoin de plus de sommeil. Être un petit mangeur ne présente pas que des inconvénients. Il y a même beaucoup d'avantages. Essayez de voir tout ce que vous y gagnez plutôt que ce que vous y perdez. Bon courage. JP
18/04/2012 (18:48) cath2310 boire du coca light me procure envie et plaisir ...est-ce un problème? Bonjour Cath, Non, ce n'est pas un problème. Sauf peut-être dans l'étape découverte de la faim si vous en buvez de très grandes quantités. A bientôt. JP
18/04/2012 (18:48) lenou46 Dans les émotions vous ne citez jamais la gourmandise. Pourtant c'est souvent elle qui chez moi me pousse à manger sans faim. Bonjour lenou46, La gourmandise est une recherche exacerbée du plaisir. Elle ne conduit pas nécessairement à manger sans faim. Bien au contraire ! C'est même une qualité que nous cherchons à développer quand elle conduit à rechercher la faim, des produits de qualité et qu'elle favorise la dégustation. Mais dans la majorité des cas, ce qu'on appelle la gourmandise correspond à une EME dans le but d'augmenter une émotion positive ou de calmer une émotion négative. A très bientôt. JP
18/04/2012 (18:50) mamhélénou Lorsque je mange, je ressens les signes de satiété mais malgré tout, je me sens incapable de ne pas finir mon assiette, à ce moment là, je suis capable de ne pas prendre un autre plat type dessert mais, par gourmandise et pour continuer à avoir ce plaisir de manger, je finis mon assiette. Bonjour mamhélénou, C'est déjà un grand progrès que d'être capable de ne pas plus prendre de dessert quand vous détectez votre satiété. Mais la difficulté à laisser de la nourriture dans son assiette est fréquente et peut avoir de multiples causes. Une grande partie du programme est consacrée à cette difficulté. Cela passe par des exercices sur le rassasiement ou la peur de manquer qu'on observe chez la plupart des personnes qui avaient des comportements de restriction. Vous n'en êtes qu'au début de votre parcours. Tenez-moi au courant de vos progrès. JP
18/04/2012 (18:52) tamar Bonsoir docteur. On trouve sur le net une profusion d'affirmations selon lesquelles il faut environ 3 semaines pour modifier une habitude ou adopter un nouveau comportement. En ce qui concerne nos habitudes alimentaires invétérées, ce chiffre paraît une blague. En y travaillant raisonnablement, sans paresse comme sans excès de zèle, combien de temps estimez-vous nécessaire pour qu'un comportement nouveau devienne une habitude ? Bonsoir tamar, Comme vous dites, c'est une blague quand il s'agit du comportement alimentaire. Disons qu'il vaudrait mieux parler en mois. Le point le plus délicat est celui de l'impulsivité alimentaire. Il s'agit d'un comportement réflexe qui nécessite un déconditionnement et un reconditionnement. Il est très dépendant de l'intensité de l"intolérance émotionnelle. Avec un travail régulier et un peu de courage, on peut modifier ce conditionnement en quelques mois. A très bientôt. JP
18/04/2012 (18:53) Mademoiselle.K Bonjour ! Je tenais tout d'abord à vous remercier pour ce site et le temps que vous prenez, notamment via ce chat, pour ce projet quasi d'utilité publique. Je suis nouvellement inscrite, seulement en période d'observation, mais j'avais déjà auparavant tenté de mettre en pratique ce que j'avais lu dans vos livres. Toujours sans succès, car ma faim mettait des heures à se manifester, ce qui me déstabilisait. J'en viens à ma question : est-il normal, au début du programme, de devoir attendre sa faim pendant de longues heures et de la satisfaire très rapidement ? Se "purge"-t-on ainsi d'années de "trop plein" ? Puis-je espérer après un certain temps manger davantage que trois pommes et deux bouts de jambon par jour ? Merci d'avance pour votre réponse Bonjour Mademoiselle.K, Merci pour vos encouragements. Ils me font très plaisir. On peut effectivement être déstabilisé en début de parcours par la faiblesse de ses besoins. Ces faibles besoins peuvent être transitoires. Le corps réagit en se purgeant, comme vous dites, de son trop plein. Dans ce cas, l'appétit revient dans un second temps. Mais on peut aussi avoir la surprise de découvrir qu'on a réellement de petits besoins. Ce qui explique d'ailleurs la facilité des prises de poids antérieures. Mais vous verrez, il y a aussi beaucoup d'avantages à n'avoir que de petits besoins. Bon courage. JP
18/04/2012 (18:54) positivethinker Bonjour, je me soucie un peu de la diététique. En dehors de toute considération de poids, ne faudrait il pas se soucier d'avoir un apport important en légumes et fruits et de réduire les gras saturés et les sucreries ? Si je m'écoutais je vivrai de pain beurre fromage et charcuterie ! Bonjour positivehinker, Vous avez bien raison de vous en soucier. Nous y accordons aussi une grande importance. Il est important pour la santé d'avoir une alimentation variée. Mais la question est de savoir comment l'obtenir. Notre opinion est qu'il est souhaitable d'y parvenir par une travail sur les sensations alimentaires et les appétits spécifiques plutôt que par une alimentation raisonnée. Vous décrivez des appétences très sélectives pour seulement quelques aliments très riches, il est bien probable que cela résulte de troubles du comportement alimentaire. La correction de ces troubles vous conduira plus sûrement à une diversité alimentaire durable que de vous contraindre à une alimentation volontairement contrôlée. Bon courage. JP
18/04/2012 (18:56) Vienne bonjour, Je remplis mon carnet EME avec soin et aussi confiance : l'analyse de l'EME suppose une capacité réflexive et de confier au clavier, au site et à ceux qui sont au bout de la ligne des éléments très personnels. Ma question est donc, quelles garanties déontologiques quant à l'utilisation des éléments personnels que je livre, que nous livrons probablement tous. Ces données seraient surement intéressantes pour des analyses de contenu, des études sur le comportement alimentaire. Est-ce qu'une utilisation des ces données à d'autres fins que directement thérapeutiques est exclue ? Pouvez vous me rassurer à ce sujet ? En vous remerciant Bonjour Vienne, Il est bien normal que cette question vous préoccupe. Mais toutes les données recueillies sur notre site sont strictement confidentielles. Le site fait l'objet d'une déclaration à la CNIL qui veille au respect de cette confidentialité et de l'anonymat. A très bientôt. JP
18/04/2012 (18:58) iloredo Bonjour Docteur, pensez-vous qu'il soit possible de suivre le programme de manière efficace sans jamais se peser? Avez vous déjà eu des patients qui refusaient de se peser et qui ont quand même réussi à perdre du poids? Je ne suis pas particulièrement angoissée par mon poids, mais ma balance s'est cassée aujourd'hui et j'hésite à en racheter une... en tous cas merci beaucoup pour votre réponse, et pour votre site qui est une véritable mine d'or pour les désespérés de la minceur comme moi! Bonjour iloredo, Si vous avez une très bonne perception de vos sensations corporelles vous pouvez effectivement vous passez d'une balance. Mais dans le cas contraire, li y a un risque de prendre du poids sans s'en rendre compte. La balance est une fausse amie (ou une vraie ennemie) il ne faut s'en servir qu'avec une extrême modération. En tout cas, pas plus d'une fois tous les 15 jours ou tous les mois si vous n'avez pas de gros troubles alimentaires. Merci pour vos gentils compliments. Ils me font très plaisir. A très bientôt. JP
18/04/2012 (18:59) Lia Bonjour, avez vous entendu quelque chose à propos d'un lien entre le surpoids et/ou la difficulté à maigrir et des intolérances à certains aliments? Bonjour Lia, Non pas que je sache. On peut maigrir en utilisant absolument toutes les combinaisons alimentaires existant sur cette planète. Donc pas de problème de ce côté là. A très bientôt. JP
18/04/2012 (19:01) Zayin Je suis une véritable accro au chocolat, dans l'observation de mes habitudes alimentaires, que je viens de commencer, je constate à quel point et surtout à partir de quel moment (juste après repas de midi) j'ai besoin d'une forte doses de chocolat, ou des biscuits au chocolat. Mes horaires de faim sont décalés par rapport à la norme. Vers 16h-17h, j'ai besoin d'un repas normal. Cette besoin de chocolat et le faites de l'assumer me font "paniquer" J'ai l'impression que je vais grossir à l'infini. Il y a un remède à cette compulsion? Une manière de trouver un équilibre que me permette de perdre du poids malgré ce besoin compulsif de chocolat? Merci à l'avance pour votre réponse. BONJOUR Zayin, Le traitement de vos compulsions fait partie des objectifs de votre programme. Cela nécessite différents niveaux de travail : apprendre à reconnaitre vos sensations alimentaires, développer les techniques de dégustation, sortir des comportements de restriction, traiter l'impulsivité alimentaire et apprendre à mieux supporter vos émotions. Dans un premier temps, il est nécessaire de réduire le risque de prise de poids. Ainsi après une compulsion, efforcez-vous de ne pas la dramatiser et de vous reconnecter à votre faim du mieux que vous pouvez. N'hésitez pas à retarder, réduire ou même supprimer le repas suivant en fonction de votre faim. Il est ainsi possible de maigrir même en faisant quelques compulsions. Progressivement vous apprendrez à développer le réconfort alimentaire et à ne plus manger sur le mode compulsif. Comme vous le voyez, vous avez du pain (ou du chocolat) sur la planche. Bon travail. JP
18/04/2012 (19:02) ratusca Bonjour Dr.Zermati, je suis dans l'etape ou "j'experimente la faim". Justement, quand on a un hyperaciditée stomacal, on peux penser avoir faim et en mangeant on arrive a neutralizer cette aciditée. Je n'ai pas un vrais probleme medicale, mais je ne suis pas capable de differentier ces 2 sensations. Mieux dit, si j'ai faim, je le resante comme un brulure dans mon estonaque. En m'excusant pour mon francaise imparfait, je vous remercie pour tout que vous nous aprenez. Bonsoir ratusca, Les douleurs gastriques ou les brulures ?sophagiennes peuvent effectivement perturber la reconnaissance des sensations de faim. Il conviendrait dans ce cas de consulter votre médecin traitant pour envisager un traitement de ces douleurs digestives. Il vous sera ainsi plus facile de reconnaitre votre faim. Bon courage. JP
18/04/2012 (19:03) Marie-G. Bonjour, tout d'abord merci pour rendre disponible à tous votre méthode qui est révolutionnaire. Inscrite depuis 6 jours, le 1er effet a été de me sentir normale. Je me sens écoutée et comprise, j'entrevois une solution à mon problème d'alimentation qui date... D'ailleurs, j'ai une question assez personnelle à ce sujet j'ai besoin d'avoir un avis éclairé : j'ai une terreur à ressenti la faim et le manque totalement irrationnelle et très difficilement surmontable. Ma mère se nourrissait de coupe-faim, diurétiques et cigarettes durant sa grossesse. Manger en silence par exemple est éprouvant mais m'aide énormément. Pensez-vous que mon corps peut se souvenir de ça ? Et auriez-vous un conseil pour m'aider à appréhender le vide doucement ? Merci Bonjour Marie-G, Nous connaissons bien les difficultés que vous décrivez. Ce n'est pas votre corps qui est marqué mais bien votre esprit et vos souvenirs. La peur de la faim est au programme de votre parcours. Et les exercices de PC vous aideront considérablement à faire face aux émotions et au pensées qui vous envahissent quand le silence apparait. Tenez-moi au courant de vos progrès. A très bientôt. JP
18/04/2012 (19:03) Marie-Paule Merci beaucoup pour votre réponse qui va m'empêcher de faire de grosses bêtises ! Si j'ai bien compris, la restriction cognitive s'appuie sur des facteurs externes et la régulation sur des sensations internes, et passer de l'un à l'autre demande une rééducation et donc du temps, même si il s'agit toujours d'un contrôle. En somme, il faut apprendre à faire confiance à ses propres sensations. Bravo, C'est un très bon résumé. Il faut apprendre à faire confiance à ses sensations alimentaires. Mais auparavant il faut les rééduquer. C'est plus sûr !
18/04/2012 (19:06) positivethinker Bonjour, il me semble avoir plus faim pendant mes règles, a moins que ce ne soit des EME, difficile a dire. En tout cas, je ne résiste pas a un gâteau au chocolat (alors que d'habitude je n'aime pas beaucoup le sucre). Comment gérer ca ? Bonjour positivethinker, Il y a effectivement des modifications de l'humeur lors du syndrome prémenstruel. Ce n'est pas de la faim mais des EME. Dans ce cas, nous apprendrons à les traiter en utilisant les exercices de PC et l'EME-zen. Je vous invite donc à renforcer dès maintenant votre pratique de ces exercices. A très bientôt. JP
18/04/2012 (19:08) Stephnat Bonsoir, j'ai commencé le programme en mars. J'ai effectué les différentes étapes alimentaires. Il en ressort que je ne mange pas trop, je n'ai que peu d'EME avec peu de prise alimentaire. Quelle sera la prochaine étape qui me permettra de perdre mes quelques kilos en trop ? merci Bonjour Stephnat, Il est possible que vos sensations alimentaires ne soient pas très fiables comme c'est le cas chez la plupart des personnes qui ont des problèmes de poids. Plusieurs étapes sont destinées à vous aider à préciser vos sensations. Et d'autres à vous aider à tester la réalité de vos besoins. On se voit souvent comme un plus gros mangeur qu'on n'est en réalité. Bon courage. JP
18/04/2012 (19:09) Milk-it Bonjour docteur. Après une énième EME à cause de la culpabilité/peur de trop manger, je me demandais : vaut-il mieux être très "impliqué" dans le programme en essayant au mieux de suivre ses sensations, ou est-il préférable de lâcher prise un peu et de se laisser une marge d'erreur dans sa manière de manger ? J'ai l'impression que plus je fais d'efforts plus ma culpabilité est présente quand je mange trop. Merci d'avance pour votre réponse ! Bonjour Milk-it, La question que vous posez est d'une grande importance. Une attention trop anxieuse sur les sensations alimentaires et notamment la satiété augmente le risque de compulsions. D'autre part, la motivation pour laquelle on observe et respecte ses sensations influence le comportement. Le risque de compulsions augmente quand la motivation est le poids et diminue quand la motivation est le plaisir et le confort. Dans le premier cas, les transgressions sont vécues comme une diminution des chances maigrir. ce qui génère des émotions négatives et stimule les EME. Les personnes qui sont motivées par une recherche de plaisir et de confort adhèrent plus fortement à leur sensation de faim et de satiété et ne courent pas le risque d'EME quand elles transgressent leurs sensations. Elles n'ont perdu qu'un de plaisir et de confort. Il faut également se rappeler que les excès sont inhérents au fonctionnement humain et que nos systèmes de régulation existent pour les compenser. Il faut donc préconiser une forme d'"attention insouciante". En gros, rester cool ! A très bientôt. JP
18/04/2012 (19:10) Alexandra Bonjour Docteur, depuis lundi je dois travailler sur mes émotions et sensations en faisant des séances d'EME-zen lorsque des EME se présentent. J'éprouve beaucoup de difficultés à cet exercice, car quand j'ai envie de manger, je ne pense pas à faire une séance d'EME-zen avant de manger. De plus je n'arrive toujours pas à ressentir mes émotions, ni mes sensations physiques lors d'EME. Du coup je vis très mal cette étape. En lisant le compte rendu la semaine passée, je ne me sentais pas prête à faire ce travail, à renoncer à mes crises. J'ai l'impression d'être au régime si je ne peux pas manger quand j'en ai l'envie. Avez-vous un conseil ? De plus j'aimerais savoir si les règles chez la femme peuvent jouer un rôle sur notre relation avec l'alimentation, car j'ai souvent envie de manger. Est-ce que ce sont aussi des EME ? Merci d'avance pour votre réponse :) Bonjour alexandra, En fait, l'urgence que vous ressentez à manger est plutôt une urgence à vous calmer. L'EME-zen présente deux moments difficiles. Le premier est celui où on se demande si on a faim ou envie de manger. Le deuxième est celui où il faut prendre le temps d'observer ce qu'on cherche à calmer. Ce sont vos exercices de PC qui vont vous aider à franchir cette étapes. Je vous invite à les pratiquer assidument en insistant sur vos inconforts physiques. Ils sont moins effrayants que les inconforts émotionnels et permettent de faire une transition. Par ailleurs, l'EME-zen n'est pas destiné à vous empêcher de manger mais à faire en sorte que vous ne tiriez le maximum de réconfort. Oui, les règles provoquent des EME. A très bientôt. JP
18/04/2012 (19:13) rubaud bonjour, je saute sur l'occasion pour poser ma question...justement, moi j'ai fait le contraire, et j'ai pris 3kg...je me retrouve alors dans un cercle vicieux où ma prise de poids génère des EME, et la note perte de poids également???comment s'en sortir?faut il remettre quelques restrictions...j'ai l'impression qu'il n'y a que la perte de poids qui pourrait me soulager... Bonsoir Rubaud, Il faut sans doute revenir en arrière sur la réintroduction des aliments. Et augmenter votre travail sur la PC. Par ailleurs, il est nécessaire de porter une attention sur vos sensations alimentaires plus motivée par la recherche de plaisir et de confort que par la perte de poids. Mettez votre recherche de perte de poids au repos. Et concentrez-vous sur votre comportement alimentaire. Bon courage, JP
18/04/2012 (19:14) doufineto Bonjour, j'en suis à l'étape EME-Zen. Jusque-là tout se déroulait très bien pour moi. J'étais une habituée de la sophrologie alors je n'ai pas rencontré de difficultés avec la RPC, ni avec le body-scan. J'ai même perdu 2 kilos sans m'en rendre compte et je me sentais mieux dans ma peau ! Malheureusement, depuis l'étape EME-Zen, rien ne va plus. Les EME se multiplient et dès que je songe à faire l'exercice l'EME redouble d'intensité. Je me sens au pied du mur et je crois que j'ai peur d'affronter mes émotions, de devoir regarder ma vie en face sans la nourriture comme secours. J'ai repris du poids et perdu du courage... Pourriez-vous me conseiller ? Par avance, merci pour votre écoute et votre disponibilité. Bonjour doufineto, Ce n'est pas le moment de vous décourager. Vous êtes au coeur de votre problème et à deux doigts de le régler. Il ne faut pas prendre l'EME-zen comme un exercice qui va vous empêcher de manger. Son but est double. Augmenter l'efficacité du réconfort alimentaire et mieux supporter vos émotions. Dans un premier temps, je vous suggère de travailler peut-être plutôt le réconfort alimentaire. Parallèlement, je vous invite à reprendre vos exercices de PC et de vous entrainer dessus en portant une attention particulière aux inconforts physiques. Exercez-vous à décrire le plus précisément possible vos sensations d'inconfort. Développez ces exercices non pas dans le sens d'une relaxation mais dans le sens d'une plus grande tolérance aux sensations d'inconfort. Vous pourrez ainsi plus facilement transposer aux inconforts émotionnels. Les inconforts physiques sont souvent plus douloureux que les inconforts émotionnels, mais ils font moins peur. Tenez bon. Et tenez moi au courant. Vous êtes tout prêt de la solution. Bon courage.
18/04/2012 (19:14) cath2310 bonsoir,moi je m'interroge sur des envies pas de nourriture mais des envies comme des sensations que cela me procure comme le frais dans ma gorge lors d'une glace ou crème dessert, comme le croustillant du pain, comme le piquant des sodas....c'est sur ses envies là que je craque et non sur le gout de cette nourriture...comment faire pour ne pas craquer car je n'ai pas faim, ce n'est pas une émotion mais bien une envie? Bonjour CAth, Je pense que cela ne fait pas une grande différence. Car en fait, ce sont nos sensations qui nous nourrissent, nous rassasient et nous réconfortent. Ce sont elles qui apaisent ce que nous cherchons à calmer, la faim ou l'émotion. Je crois que vous pouvez les considérer comme des EME ordinaires. Bonne continuation.
18/04/2012 (19:17) Bulles Bonsoir Docteur, vous avez parlé à plusieurs reprises des avantages à avoir de petits besoins en matière de nourriture. Quels sont ces avantages ?a Hé bien, on passe moins de temps à faire des courses, à préparer le repas, à manger. On récupère donc du temps libre et même de l'argent. On peut partager avec ses amis d'autres activités. On peut d'ailleurs réinvestir cette somme dans une nourriture de plus grande qualité. Si vous économisez suffisamment sur vos dépenses alimentaires, vous pouvez d'ores et déjà vous prévoir de belles vacances pour l'été prochain !
18/04/2012 (19:19) cath2310 j'aimerais être aussi suivi par un médecin ou nutritionniste dans ma région qui applique votre méthode ,cela existe-til? et comment les contacter? Vous pouvez contacter le site du gros (www.gros.org) où vous trouverez l'annuaire des thérapeutes GROS. Bonne continuation.
18/04/2012 (19:24) cath2310 j'ai commencé le programme il y a 15 jours, je n'ai pas modifié mon alimentation et essayé parfois de manger quand j'avais faim et appliquer l'image refuge....mais quelle déception j'ai pris 2kg en 15 jours je suis affolée car pour moi ne pas perdre et prendre du poids est un véritable échec et j'ai du mal a me motiver....je voudrais être récompensée des efforts fournis.... C'est bien normal et comme je vous comprends. Si vous n'avez strictement rien changé à votre alimentation si ce n'est de manger quand vous aviez faim, peut-être étiez en restriction ou sortiez-vous d'un régime ? Dans ce cas, votre corps réagit aux privation antérieures. Ou alors il est possible que vous ne sachiez pas encore reconnaitre votre faim. Dans ce cas, n'allez pas trop vite et laisser vous guider par les étapes du programme qui va vous faire travailler sur cette sensation. Bonne continuation.
18/04/2012 (19:25) Marie-G. Merci ! Vraiment merci ! Une autre question : je remplis le carnet d'observation en ce moment et je souhaiterais savoir précisément ce que je dois vous transmettre. Je m'observe sous toutes les coutures et 400 caractères c'est insuffisant. Et ce que je ne pourrai y inclure j'en ferai un blog... N'essayez pas de trop bien faire. Les informations que vous transcrivez sont personnelles et ne sont lues que par vous. Elles vous aident à prendre conscience de votre comportement alimentaire. Vous pouvez effectivement vous aidez de la tenue d'un blog. Nous ne traitons que les données que nous recueillons dans les bilans.
18/04/2012 (19:26) positivethinker bonjour moi aussi je cherche un thérapeute mais j'habite a Londres et il n'y a personne sur l'annuaire du gros. Connaissez vous une organisation équivalente en Angleterre ? Malheureusement non. Bonne continuation.
18/04/2012 (19:28) Marie-Paule à lire les commentaires, je me rends compte de la complexité et de la subtilité de tout cela, rien à voir avec un régime ! Cette démarche va dans le sens l'autonomie et du développement de l'individu et nous demande un vrai travail sur soi. On ne vous sera jamais assez reconnaissants pour ce que vous avez initié par votre recherche et pour votre bienveillante attention. Un tout tout grand merci ! Merci Marie-Paule. Nous sommes bien loin d'un régime, en effet. Il s'agit d'un vrai travail sur soi dont les bénéfices vont bien au-delà du comportement alimentaire. C'est un chemin passionnant.
18/04/2012 (19:29) iloredo J'ai l'impression parfois qu'en aiguisant davantage mon appétit, c'est à dire en attendant plus longtemps avant de manger, je maigrirai plus. Est-ce possible? L'objectif final est-il de supporter mieux les désagréments liés à une grande faim pour pouvoir maigrir? Il est important de savoir reconnaitre une grande faim, de ne pas la craindre. Mais il est inutile de la rechercher. Elle ne présente aucun bénéfice en terme de perte de poids ou d'agrément des repas. Vous maigrirez bien mieux avec une Bonne Faim.
18/04/2012 (19:30) Mademoiselle.K Pour rebondir sur votre réponse à Cath, je pense avoir lu sur ce site que le comportement antérieur (régimes, privations, ...) pouvait influencer le set-point. Peut-il également influencer la faim (oui, je suis un peu monomaniaque ;)), c'est-à-dire transformer une petite mangeuse en mangeuse normale ou vice-versa ? Merci encore Très certainement. Les régimes modifient le métabolisme et transforment ses besoins. Or la faim est l'expression de ces besoins. On constate d'ailleurs naturellement une évolution de l'appétit avec l'âge car les besoins évoluent aussi avec l'âge. Perso, je mange 3 fois moins qu'il y 30 ans.
18/04/2012 (19:33) JPZ Je vous remercie pour ce chat très actif et très animé. A très bientôt.
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