Chat du 19 octobre avec Gérard Apfeldorfer

19/10/2011 (18:29) G. Apfeldorfer Bonjour et bienvenue dans ce chat. Je suis prêt à répondre à (presque) toutes les questions!
19/10/2011 (18:30) valdesf Bonjour, je suis inscrite depuis le mois de septembre et très satisfaite de la méthode qui m'apaise à tout point de vue. Cependant j'aimerai savoir comment gérer le contexte social quand par exemple je suis invitée à déjeuner ou à diner à titre amical ou professionnel et que je n'ai pas faim. Il me parait difficile de refuser la nourriture, donc j'en arrive à manger par convention sociale sans respect de mes sensations. Comment faire? Bonjour Valdesf, Vous avez tout à fait raison : on ne peut pas refuser la nourriture offerte, dans bien des cas. Et donc, soyons de bons hôtes, respectons la politesse et mangeons de bon coeur ! Mais, en France en tout ca, et aujourd'hui, vous êtes libre des quantités consommées. Vous pouvez ne pas finir votre assiette, et si votre hôte vous interroge là-dessus, vous pouvez faire de compliments sur la nourriture offerte. Beaucoup de compliments. Si vous avez trop mangé, rien de bien grave : vous attendrez que la faim revienne pour remanger, et à l'échelle de la semaine, vous n'aurez pas trop mangé. C'est seulement si vous devez manger ainsi tous les jours que vous aurez des problèmes.
19/10/2011 (18:34) VinVin Bonjour Mr Apfeldorfer. Tout d'abord je tiens à vous remercier pour votre travail. J'ai depuis plusieurs années votre livre comme livre de chevet, mais, seule, je n'arrivais pas à l'appliquer. Grâce à linecoaching que j'ai découvert par hasard en tapant votre nom dans Google, je peux enfin avancer concrètement. Ma question concerne l'hyperempathie que vous décrivez très bien dans votre livre. Je ressens cette focalisation très forte de toute mon attention sur "ce que pensent les autres" a fortiori dès que je suis accompagnée pour manger (mari, enfants, collègues, amis,...). Quel outil de linecoaching conseillez-vous plus particulièrement pour réduire cet hyperempathie? Merci Ah, merci pour vos remerciements, qui me font bien plaisir. L'empathie, rappelons-le consiste en cette merveilleuse capacité de comprendre les sentiments et les points de vue des autres, en quelque sorte de voir le monde de leur point de vue. L'hyperempathie consiste en ce défaut qu'on ne parvient pas à revenir à son propre point de vue, que celui des autres reste prépondérant, voire gomme la capacité de savoir de qu'on pense et ce qu'on ressent. Le premier outil pour travailler sur le rétablissement d'un point de vue personnel, sur l'identification de ses pensées propres et de ses émotions propres, est... la pleine conscience, bien entendu. Dans les exercices de PCS, vous accueillez les pensées et les émotions qu'elles allument, et ces pensées qui vous viennent peuvent être qualifiées de « vôtres ». Quoique vous n'en soyez pas forcément l'auteur, car nos auto-commentaires, sont des pensées intériorisées souvent dans le jeune âge. Quant à nos autres pensées, qui sait d'où elles nous viennent ?
19/10/2011 (18:37) Lisette Bonjour :) Pourquoi est ce que certaines personnes (moi en l'occurence :) ) ont développé ce lien de réconfort avec la nourriture et d'autres pas? Je ne sais pas si la question est claire, mais je me demande pourquoi certains compulsent pour s'apaiser quand d'autres ne le font pas? Aurions nous pu trouver un autre "doudou" mental? Merci beaucoup... Oui Lisette, je comprends votre question. Certaines personnes, en effet, lorsqu'elles cherchent à EVITER des émotions pénibles et des pensées idoines, utilisent des mécanismes d'évitement comme : manger, boire de l'alcool, faire des achats compulsifs, et ainsi de suite. Pourquoi manger plutôt que boire ? Eh bien, il semble qu'il n'y ait pas de raison particulière et bien des personnes utilisent les deux techniques, par exemple. Et pourquoi utiliser l'évitement et ne pas accepter les pensées et les émotions telles qu'elles sont, sans les éviter ? Certaines personnes présentent une grande sensibilité émotionnelle, ou pour le dire autrement, ont une faible tolérance aux émotions. Bonne continuation.
19/10/2011 (18:39) ilane je viens de commencer linecoaching et j'apporte une importance a l'équilibre alimentaire(peut être trop!)est ce qu'en fin de parcours je pourrais concilier respect de mes sensations et envies ainsi qu'un certain équilibre alimentaire santé(sachant que par nature ou conditionnement je me tourne vers des aliments diététiquement incorrects?merci par avance ilane Bonsoir ilane, Bien entendu, il est important de manger varié. Mais pas tout de suite ! Cela peut attendre. Cela peut attendre que vous retrouviez pleinement vos sensations alimentaires. Lorsque ce sera le cas, que vous aurez fait la paix avec tous vos aliments, que vous n'aurez plus peur de rien question comportement alimentaire, alors il est très probable que le respect de vos sensations alimentaires, et en particulier l'écoute de vos appétits spécifiques, vous conduise à manger varié et globalement, sainement. Cela se fait habituellement de façon naturelle : plus on mange de légumes, et plus cela donne envie de chocolat, mais aussi plus on mange de chocolat et plus cela donne envie de légumes !
19/10/2011 (18:43) shangai-li bonjour. Je veux d'abord vous remercier, les principes que vous avez développés avec le docteur zermati ont changé ma vie et ma relation avec la nourriture. Je souhaiterais que la société finisse enfin par entendre votre méthode pleine de bon sens! J'ai maintenant commencé le programme depuis juillet dernier, je me sentais beaucoup plus sereine avec la nourriture, je me sentais à l'aise avec les différentes étapes, j'avais la sensation de réussir ce qu'on me demandait (même si la satiété reste encore floue pour moi, et qu'il m'est encore difficile de la sentir mais aussi de m'y tenir quand je la sens), mais ce qui me pose le plus problème, c'est que j'ai depuis quelques temps l'impression que mes EME prennent de plus en plus d'ampleur alors que je m'approche dans le programme de l'étape où je vais devoir apprendre à les résoudre. J'ai l'impression que je vais devoir lutter contre elles, et ça me parait impossible, ça provoque un grand stress qui engendre d'autres EME contre lesquelles je ne parviens plus du tout à résister... c'est un cercle vicieux, je me sens dépassée. Je précise que je travaille en parrallèle sur mes émotions avec une psychologue (formée par isabelle filliozat). J'aimerais que tout cela suffise, mais j'ai peur qu'une fois arrivée à la fin de mon programme je n'arrive toujours pas à gérer la satiété ou mes EME. Comment cela se passe t il ensuite si on n'arrive toujours pas à appliquer tous les principes à la fin de son programme? merci infiniment pour tout. Si je comprends bien, shangai-li, vous avez beaucoup progressé dans la perception de vos sensations alimentaires, vous n'avez pas vraiment commencé le travail sur les EME et vous vous inquiétez par avance, déclenchant alors des EME. Le travail sur les EME se fait dans le programme à partir des techniques de la pleine conscience : il s'agit alors d'augmenter sa tolérance émotionnelle, et non pas de supprimer les émotions (ce qui est impossible). Il s'agit surtout de percevoir ses pensées et émotions comme des événements mentaux qui ne sont pas la réalité. On appelle cela « défusionner ». Prenez votre temps et ne cherchez pas à aller plus vite que la musique. Avancez pas à pas. Vous êtes sur le bon chemin !
19/10/2011 (18:49) Paquito Bonsoir docteur, voici ma question : j'aimerais savoir si lorsque l'on deviendra un mangeur régulé, les prises alimentaires se feront sur un mode quasi automatique, c'est-à-dire sans avoir à réfléchir à l'intensité de notre faim, au moment fatidique où arrive la satiété, bref notre corps saura-t-il nous envoyer les signaux que notre esprit reconnaîtra sans avoir à se concentrer sur la question ? Bonsoir Paquito, Lorsqu'on est un mangeur régulé, on est attentif à ses sensations alimentaires. Mais cela se fait très naturellement, sans se prendre la tête. On s'interroge sur sa faim, sa satiété, ses désirs alimentaires comme on s'interroge sur le bon moment pour aller au lit et dormir. Bref, on ne se prend pas la tête !
19/10/2011 (18:54) Grazia bonsoir docteur A, j'ai une question au sujet des EME. Je n'en ai pas. ou du moins, je n'ai pas d'EME "traditionnelles" c'est-à-dire que je ne compulse pas. jamais. toutefois, mon problème réside ailleurs. lors des repas de fête, qui pour moi sont le vendredi soir et le samedi soir, manger me procure un tel plaisir que je ne sais pas m'arrêter. et je ne le veux pas non plus. bien sûre je ne me gave pas, mais je mange out, de l'entrée au dessert, même si je sais que je pourais m'arrêter à un moment donné. j'aime manger et je n'ai pas du tout l'envie de m'arrêter. je suppose que cela est une EME ? je crois que c'est cela qui m'empêche de perdre du poids. quen pensez-vos ? Bonsoir Grazia, Vous mangez, lors de ces repas de fête, pour en quelque sorte, ajouter du plaisir au plaisir. Mais êtes-vous pleinement satisfaite de vous comporter ainsi ? Si ce n'est que du plaisir, alors continuez et simplement, le samedi en journée et le dimanche, puis aussi le lundi, attendez que la faim se manifeste pour remanger. On peut faire bombance de temps à autre, sans pour autant manger globalement trop. Si en fait, durant ces repas, votre plaisir n'est là que vous camoufler d'autres émotions, par exemple un malaise, une gêne d'avoir à se confronter à certaines personnes, un encore une sensation d'envahissement due à la proximité affective, alors peut-être faut-il changer de stratégie. Dans ce cas, je vous conseille de vous recentrer régulièrement durant les repas sur votre respiration c'est-à-dire de vous recentrer sur vous-même. Puis cela fait, de rester à l'écoute des sensations de votre bouche. Quand vous arrivez au bout du plaisir gustatif qu'apporte un aliment c'est le rassasiement), arrêtez de manger, laissez dans votre assiette. Bonne continuation.
19/10/2011 (18:57) Elisabeth25 Bonjour Docteur, cela fait maintenant un peu plus d'un mois que j'ai commencé l'expérience linecoaching. J'étais très motivé le premier mois et j'arrivais à être à l'écoute de mes sensations alimentaires. J'ai perdu 1;5kg que j'ai repris. Je suis totalement décourager, et j'enchaine les crises d'hyperphagie. Je ne sais pas quoi faire et je ne me sens pourtant pas mal dans ma vie de tous les jours. Mais je suis de nouveau obsédée par mon alimentation.. Qu'est ce que vous me conseillez ? Merci beaucoup d'avance pour votre réponse. Alors Elisabeth, vous avez un coup de mou ? Il me semble que vous êtes prisonnière d'un mode de pensée en tout ou rien. Tout va bien ou tout va mal. Vous avez commencé par progresser (tout va bien) puis quelque chose s'est mis en travers de votre route et alors tout va mal et vous baissez les bras. C'est un long chemin que vous avez entrepris. Un chemin plein de péripéties. Prenez le temps de comprendre ce qui vous fait passer d'un état à l'autre. Poursuivez votre route !
19/10/2011 (19:01) Lily Bonjour ! J'ai repris le sport parallèlement au programme LC, et je trouve des similitudes entre les exercices d'étirements et ceux proposés par LC visant à supporter l'inconfort physique (penser à la respiration, faire avec la douleur plutôt que contre, se concentrer sur une partie du corps, etc...) Ces exercices sont-ils complémentaires ? ou pensez-vous que des étirements bien travaillés constituent un exercice équivalent et tout aussi efficace ? Bonsoir Lily, Oui bien sûr, tout exercice de quelque nature que ce soit, qui vous permet de travailler vos réactions aux inconforts va dans le bon sens. L'important est l'attitude mentale de curiosité vis-à-vis des différentes sensations. Bonne pratique !
19/10/2011 (19:05) Pops Bonjour Docteur. Auriez-vous un conseil pour attendre la faim ? L'après midi et le soir, je mange sans faim... Merci beaucoup Bonsoir Pops, Pour attendre la faim, il faut attendre la faim ! Il convient pour cela de ne pas avoir peur d'avoir faim, et bien sûr savoir identifier finement les sensations qui signalent cette faim. Les différents exercices du programme le permettent. Je crois que vous ne les avez pas encore fait, n'est-ce pas ? Et il faut aussi ne pas être trop perturbé par les EME, qui empêchent toute perception des sensations alimentaires, et qui conduisent à manger sans faim et sans fin. A mon avis, c'est de ce côté là qu'il faut aller voir. Bonne continuation
19/10/2011 (19:07) ELISA bonjour , j'ai une grande confiance en votre méthode pour autant j'ai encore de nombreuses difficultés et je suis un peu perdu dans l'utilisation de tout ce qui s'offre a moi sur cette plateforme, serait il possible de vous rencontrer pour avoir un entretien personnalisé et puis poursuivre sur internet Bonsoir Elisa, Nous organisons des groupes de thérapie et nous en avons démarré un début octobre (voir sur le site). Nous allons en mettre un autre en place prochainement. Vous pouvez aussi m'écrire par courriel par l'intermédiaire du site et je vous répondrai personnellement. A bientôt.
19/10/2011 (19:12) LYDIA7761 bonjour, je suis du mieux votre méthode mais actuellement je suis en plein début de ménopause, y a t'il des conseils complémentaire afin de m'aider pour l'amaigrissement. Bonsoir Lydia, Lors de la ménopause, la cessation de sécrétion des hormones féminines de traduit par une perte de certaines caractéristiques féminines : la taille est moins prise et s'épaissit, on perd son galbe, le corps évolue davantage sur le modèle des hommes. Cependant, cette modification de la silhouette ne devrait pas conduire à prendre plus que quelques kilos. Ce qui se modifie aussi, dans cette période, pour nombre de femmes, c'est leur humeur, et les moments de déprime peuvent conduire à manger davantage. Le deuil à faire de sa féminité, l'idée que maintenant le physique n'a plus d'importance, qu'on peut donc se laisser aller à manger ce dont on se privait, conduit aussi bien des femmes à prendre du poids. Je vous conseille de témoigner à votre personne et à votre corps le plus grand respect. Il s'agit de vivre toutes les périodes de sa vie, les unes après les autres, du mieux que l'on peut. Il s'agit de prendre soin de sa forme physique en donnant régulièrement de l'exercice à son corps, de prendre soin de son bien-être mental, de son équanimité, et aussi de prendre soin de son apparence en apparaissant aux autres, et à ses propres yeux, telle que l'on est, et à son mieux. Au fur et à mesure qu'on avance en âge, le respect, l'attention, la bienveillance que l'on se doit deviennent des éléments qui prennent de plus en plus d'importance. Être à son mieux les nécessite, alors que, dans sa jeunesse, on pouvait avoir le sentiment que cela nous était naturel. Bonne continuation.
19/10/2011 (19:13) edithcogny Bonjour, j'ai commencé le programme il y a un peu plus d'un mois avec beaucoup de résultats. En ce moment, je stagne au niveau poids, mais je ne veux plus me mettre en restriction. Mais j'ai aussi peur d'avoir atteint mon poids d'équilibre (à 101,5 kg pour 1,67 cm), j'espère que ce n'est pas le cas, je doute de moi et je suis tentée par mes vieux démons de la restriction... que faire? Bonsoir Edith, Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage, disait Jean de la Fontaine dans la fable Le lion et le rat. Il arrive que le poids stagne, et ce pour de multiples raisons. Soyez gentille avec vous-même, prenez-vous par la douceur.
19/10/2011 (19:15) babydols Bonjour Docteur, je viens de m'inscrire et toute ma vie, j'ai connu des problemes psychologique liés a mes troubles alimentaires. Aujourd'hui je souhaites vraiment sortir des régimes et manger ce que je veux, librement , quand j'ai faim. Mon soucis, c'est que je me rends compte que je n'ai aucun plaisir a manger. Depuis que j'ai commencé le programme, je me pose la question " de quoi j'ai envie réellement" et je n'ai pas de réponse , je sais pas quoi manger, c'est frustrant. Concernant la liste des 30 aliments, hors crise compulsive (toujours sucrée); ma liste se résume a 3 aliments : soupe , fromage blanc 0% et fruit. Cette liste je la deteste (sauf les fruits) mais ça me rassure et vu que je sais pas quoi manger d'autre,.... bref pensez vous que ça peut évoluer ? Bonsoir Babydols, Ah là là, vous êtes décidément bien fâchée avec vos aliments, et probablement avec vous-même ! C'est durant les crises compulsives que vous mangez ce qui est bon, mais que vous ne savez plus manger normalement. En fait, d'une certaine façon, les crises compulsives servent (aussi) à cela : vous donner accès à des aliments que vous aimez réellement. Le programme LineCoaching va vous aider à vous réconcilier avec TOUS vos aliments, et à ne plus avoir peur de les consommer. Rappelez-vous que ce programme est PROGRESSIF. Cet apaisement se produira peu à peu. Ne cherchez pas à manger tout ce que vous vous interdisez du jour au lendemain !
19/10/2011 (19:17) Pops Bonjour. Je suis le programme depuis 2 mois. Je peux identifier ma faim mais j'ai du mal à la respecter : je ne l'attend pas pour manger et je ne m'arrête pas quand je suis rassasiée. Auriez-vous un conseil pour m'aider à ce stade ? Merci beaucoup. Audrey Bonsoir Pops, C'est bien difficile de vous répondre, car tout dépend des raisons pour lesquelles vous restez sourd(e) à vos sensations alimentaires. A priori, j'aurais tendance à penser que ce sont vos émotions qui vous empêchent de respecter votre faim et votre satiété. Il vous faudrait explorer cette piste.
19/10/2011 (19:19) Lisette je ne sais pas si je peux poser une deuxième question... mais comment peut on alors remonter notre seuil de tolérance aux émotions? ou comment surtout rendre positif cette susceptibilité aux émotions? car la pleine conscience aide à les accepter et les apprivoiser, mais cela reste un moyen de les encaisser, pas de les transformer en quelque chose de positif. Si? Peut on devenir moins émotif? Merci beaucoup Oui on a droit à deux (ou trois) voeux. L?objectif de la PCS n'est pas de « positiver » les émotions, mais de les vivre telles qu'elles se présentent à nous. Il arrive qu'on ait des émotions douloureuses, car la vie n?est pas un long fleuve tranquille, mais lorsqu'on accepte de vivre ces moments douloureux tels qu'ils sont, alors on constate que notre humeur revient naturellement à la normale, se rétablit. C'est le fait de craindre de vivre ce qu'il y a à vivre, de le refuser, de l'éviter, qui génère toutes sortes d'émotions secondaires, qui font boule de neige. En vivant ses émotions, on augmente alors sa tolérance à celles-ci et elles deviennent moins douloureuses. Bon courage.
19/10/2011 (19:22) valdesf Bonsoir Docteur et merci pour votre réponse; j'en ai une autre concernant les exercices de RPC, il me parait assez difficile de ne pas forcer sur la respiration abdominale pour ressentir quelque chose; en effet j'ai souvent l'impression que si je n'ecoute que ma respiration telle qu'elle est je ne ressens pratiquement rien et il est donc particulièrement dur de se concentrer pendant 10 voire 30 minutes. Si je comprends bien, vous percevez mal votre respiration si vous n'augmentez pas son amplitude. En fait, ce n'est pas nécessaire. Laissez votre respiration suive son cours naturel, et portez simplement votre attention sur les vagues d'inspirs et d'expirs successives. Il n'y a pas besoin de ressentir des choses intenses. L'important est de garder un esprit ouvert, disponible. D'autres éléments se présentent automatiquement, çà certains moments dans votre champ mental : pensées, images mentales, auto-commentaires. Ils se présentent et sont donc dans le moment présent. Vous les accueillez, non sans curiosité, avec une âme d'enfant en quelque sorte, puis vous ramenez votre attention sur la respiration. Quoi qu'il se passe, quoi qu'il se présente, c'est à accueillir.
19/10/2011 (19:24) Doormila Que pensez vous des compléments alimentaires du genre amphétamines? Quelle question bizarre ! Les amphétamines sont de puissants médicaments, des excitants, qui ont des effets coupe-faim. Ils sont désormais interdits à la vente dans la plupart des pays, car toxiques. Ils peuvent occasionner des troubles psychiatriques sévères, et pour certains, des troubles cardiovasculaires parfois mortels. On est loin de « compléments alimentaires » !
19/10/2011 (19:25) ELISA je souffre d'un trouble du comportement alimentaire, je suis pour cela en analyse avec le Dr Fde amorim, j'ai essayé de nombreux régimes qui ne m'ont pas convenu, pourtant dans ma vie j'ai réussi pendant une période de 20 ans à 35 ans à réguler mes appétit sans jamais faire de régime et j'ai complétement arrêté ce comportement à tendance boulimique de mon adolescence. A la suite d'un arrêt du tabac et des antidépresseurs j'ai pris 20 kg en un an l'année 2004 et depuis je me bagarre sans succès, je sais que le travail se fait avec mon psychanalyste, je compte beaucoup sur votre méthode car c'est en fait celle qui m'a le mieux réussi et je pense qu'un rendez vous avec vous me permettrait peut être de mieux comprendre les leviers à mettre en place pour réussir, pour le moment je suis plutôt en train de grossir que de maigrir, je perds pieds tout en étant convaincu que votre méthode est la seule qui peut fonctionner à long terme, j'espère donc pouvoir vous rencontrer prochainement; C'est très bien, Elisa, de vous attaquer à votre trouble du comportement alimentaire et à votre problème pondéral de façon directe, avec le programme LineCoaching. Vous faites bien, car si la psychanalyse a son utilité dans divers domaines et pour certaines problématiques, elle est impuissante sur les troubles du comportement alimentaire et les problèmes pondéraux. Il s'agit moins de « comprendre », de connaître le point de départ, le « pourquoi », que de travailler sur le « comment ». Comment chaque jour, on mange, concrètement. Ce qui nous fait commencer et arrêter, choisir ceci plutôt que cela, comment nos émotions interfèrent. Bonne route, Elisa.
19/10/2011 (19:26) Lily Re-bonjour, encore une petite question : malgré les exercices liés à la culpabilité, aux aliments tabous, je ne parviens toujours pas à consommer d'un aliment riche sans culpabiliser (mais j'arrive à en consommer modérément, ce qui est un progrès... !). Je me suis rendue compte grâce au programme que cette culpabilité se traduisait même par une sensation physique claire : une douleur au ventre, une crispation soudaine qui ressemble à de la peur... Bref, peut-on vraiment se débarrasser de cette culpabilité ancrée depuis toujours ? (d'aussi loin que je me souvienne, ma mère m'a toujours fait des remarques culpabilisantes sur mon alimentation...) ? Ah c'est vraiment intéressant, votre réaction, et le fait que vous êtes parvenue à bien repérer vos sensations physiques (intenses) liées à la culpabilité. Les exercices qui permettent de se débarrasser de la culpabilité : la dégustation, les exercices consistant à remplacer des aliments diététiques par des aliments diététiquement incorrects, à remplacer un repas diététiquement correct par un aliment diététiquement incorrect. Vous pourrez vous déculpabiliser dans la mesure où vous constaterez que manger les aliments diététiquement incorrect ne font pas grossir, ou permettent de maigrir, lorsqu'on mange jusqu'au rassasiement et pas davantage, bien sûr.
19/10/2011 (19:28) capuccino bonsoir Docteur, hier sur le chat du"groupe", j'ai évoqué le fai que je m'insultais souvent....le chat d'hier a été très riche et beaucoup de choses ont été dites. Aujourd'hui au boulot, alors que j'encadrais une élève, j'ai vraiment décroché le pompon en matière d'auto-insultes. A quoi cela est-il dû ? Les auto-commentaires négatifs sont des pensées que l'on a souvent intériorisé dans son jeune âge. Ils refont surface lorsque certaines situations entrent en résonance, lorsque les conditions s'y prêtent. Il s'agit souvent de phrases du genre : « je ne vaux rien », « je suis nul(le) ». Ce qu'il faut bien comprendre, c'est le côté obsolète de ces AC. Il faut donc savoir s'en détacher, défusionner d'avec ces AC qui sont comme des visiteurs désagréables, qu'il convient de tolérer sans les prendre pour argent comptant.
19/10/2011 (19:28) ELISA Depuis que j'ai commencé je ne me suis pas pesée toutefois j'ai le sentiment d'avoir grossi, j'essaye de ne pas en tenir compte et je mets cela sur l'arrêt du régime, toutefois je commence à en avoir un peu peur, y a t-il quelque chose à faire dans ce cas là ? Certaines personnes grossissent en début de parcours pour toutes sortes de raisons : sortie de régime dur, abandon brutal de son contrôle au profit d'une liberté qui tient plus de l'anarchie que d'une véritable liberté. Souvent, on veut aller trop vite !
19/10/2011 (19:29) Lisette Merci pour ces réponses... On se sent moins seul même si c'est bête de se sentir seul sur des pauvres problèmes alimentaires... Mais ça m'aide bien... Merci :)
19/10/2011 (19:29) G. Apfeldorfer Merci pour vos questions, qui sont si passionnantes. je trouve que la plupart d'entre vous ont du génie, dans leurs questions et dans leur façon de procurer notre programme. A bientôt, tous!
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