Chat du 20 juillet 2011 avec Gérard Apfeldorfer

20/07/2011 (18:32) G Apfeldorfer Bonjour tout le monde! Et bienvenue dans notre chat!
20/07/2011 (18:34) Anklem Bonjour Dr Apfeldorfer. Mes sensations de faim et de satiété sont très présentes, j'arrive à les distinguer facilement, mais quand je commence à manger un aliment que j'aime, j'ai du mal à m'arrêter. Non pas que je mange sous le coup d'une émotion ou que je ne déguste pas, mais je crois que je continue même si le plaisir du départ a disparu en pensant naïvement qu'il va revenir si je continue de manger. Je sais pourtant que je dépasse comme cela rapidement ma satiété, mais j'ai beaucoup de mal à faire le deuil des premières bouchées. Que puis-je faire ? J'aime bien ce que vous dites. C'est très bien analysé. Vous courez après le goût des premières bouches, en essayant de retrouver un plaisir disparu. Eh oui, il convient de faire son deuil de ce plaisir-là. Mais ce deuil est acceptable quand on se rappelle que plus tard, quand l'appétit sera de retour, on pourra à nouveau reprendre du plaisir à manger cet aliment, ou bien un autre.
20/07/2011 (18:36) ilo Bonjour! Merci pour les enregistrements de pleine conscience qui me sont très profitables. J'aimerais approfondir ce genre d'exercice. Est-ce que le programme prévoit une évolution dans les séances de pleine conscience? Quelles lectures me conseillez-vous? Oui, le programme va vous proposer d'autres exercices de pleine conscience! En particulier pour faire face aux situations psychologiquement difficiles et aux EME. Tout vient à point à qui sait attendre. Bonne continuation
20/07/2011 (18:37) Bulle Bonjour, je m'interroge sur la place de la gourmandise dans votre méthode. En remplissant mon carnet alimentaire, j'ai pu observer les moments où l'on mange sans faim (fatigue, stress, ennui, pression sociale), mais que devient la gourmandise dans tout ça ?! l'instant où on a juste envie de manger un aliment parce qu'il est bon et que le moment s'y prête (sans pression sociale, sans compulsion). Un exemple : hier soir, je lisais un bon livre, j'ai eu envie d'un morceau de chocolat, mais comme je n'avais pas faim, je ne l'ai pas mangé. Mais je ne suis pas sure que ça soit la bonne solution, car j'ai vraiment eu l'impression d'une restriction cognitive, de me frustrer... Avez vous des conseils ? Merci d'avance La gourmandise est une excellente chose et c'est une grande qualité. Elle consiste à se débrouiller pour avoir le maximum de plaisir avec ce que l'on mange, en tenant compte du fait que le plaisir diminue au fur et à mesure qu'on se nourrit, pour finir par s'annuler (sensation de rassasiement). Se gratifier en mangeant du chocolat et en lisant un bon livre (en partageant son attention entre les deux) est excellent, si on a suffisamment d'appétit pour apprécier le chocolat. Si on n'a pas assez faim, où est donc la gourmandise ? Probablement est-on plutôt dans une Envie de Manger Emotionnelle qu'on essaie de calmer.
20/07/2011 (18:39) Anjana Bonjour Mr Apfeldorfer, je suis trés contente du programme, car j'ai déjà changé ma façon de me comporter vis à vis de l'alimentation, et c'est trés, trés positif! mais j'ai plus de mal avec la RPC, je la pratique de moins en moins car je n'en retire aucun bénéfice, quand je suis tranquille et que j'en fait 10 mn, j'ai l'impression bizarre de ne pas être ds le moment présent, je n'ai aucune émotion, je pense aux corvées que j'ai à faire, et quand je me retrouve ds un état émotionnel difficile, c'est souvent ds un lieu public, je n'arrive absolument pas à faire cette sacrée RPC. Merci pour votre réponse (et encore bravo pour ce site!) Bravo pour vos progrès ! Et merci pour vos compliments ! La pleine conscience est un outil pour : Apprendre à manger en pleine conscience, c'est-à-dire attentivement, en faisant attention au goût, et au rassasiement. Apprendre à augmenter sa tolérance émotionnelle face à des pensées douloureuses, pénibles, et ne pas manger en réponse. Lorsque votre esprit vagabonde, ce qui est une chose normale, car c?est ainsi que notre esprit fonctionne, dès que possible, vous ramenez gentiment mais fermement votre attention sur la respiration, encore et encore, sans vous lasser. Soyez patiente avec vous-même. Lorsque vous pensez à diverses choses, ou lorsque vous constatez que vous n'êtes pas présente, c'est cela, alors, cet état de non concentration, qu'il convient d'observer. C'est pour cela qu'on dit qu'une fois ceci compris (on observe par exemple sa non concentration) on ne peut pas « rater » un exercice de PCS. La pleine conscience est tout particulièrement indiquée dans les états de stress et d'anxiété, pour apprendre à se distancier des pensées, images mentales, et émotions pénibles. Ceci dit, certaines personnes sont allergiques à ce genre d'exercice. Nous proposons pour elles une autre technique, celle de l'image-refuge. Ou encore, dans le module « fin de journée », lorsque vous y arriverez, nous vous proposerons des activités de détente et de recentrage sur soi, qui sont des alternatives à la PCS. Comme vous voyez, il existe plusieurs solutions alternatives. Choisissez ce qui vous convient le mieux.
20/07/2011 (18:40) Grazia Bonsoir, voilà une question qui ne concerne pas la nutrition mais l'image de soi. J'accepte assez bien mon image, cela ne me pose pas trop de problèmes, je me trouve plutôt pas mal même (env. 6 kg de trop). mon grand problème c'est quand je me vois sur les photos. c'est un électrochoc. ce que je vois ne correspond pas du tout à ce que je vois dans mon miroir, ni même au fitness, quand mon corps est en mouvement. mais alors... est-ce une mauvaise perception de notre image ? en tout cas c'est déstabilisant.... Ah, c'est vraiment intéressant, cette remarque que vous faites ! Elle montre la différence qu'il y a entre l'image objective de soi, telle qu'on peut la découvrir sur des photos ou des vidéos, où on se voit comme un « autre », exactement comme les autres nous voient, et l'image reconstruite mentalement, celle que nous renvoie le miroir, ou celle que nous formons dans notre tête. Pour être soi-même, ce qu'il faut privilégier, c'est moins l'image que la sensation d'être soi. Cette sensation que l'on découvre par exemple lorsqu'on fait de l?exercice ou lorsque l'on fait le body-scan.
20/07/2011 (18:46) saha bonjour, tout d'abord merci de votre attention. souvent, pas que dans des situations liées à l'alimentation, je me retrouve à me soumettre à des tests vraiment idiots. exemple: aujourd'hui j'ai mal et trop mangé à midi. j'étais stressé à cause de cela. mais, au lieu de rester tranquille, j'ai voulu vérifier si j'arriverais à manger encore du chocolat. je n'avais envie de rien. du chocolat non plus. j'avais juste DECIDE de faire ce test bete! j'ai pu manger le chocolat, bien sur, en forçant.....mais je ne me suis sentie mieux. enfin, c'était complétement dépourvu de sens! je ne comprends pas pourquoi je fais ça. c'est comme si je voulais vérifier jusqu'où je peux aller, mes limites (vers le bas)...qu'est-ce que vous en pensez?je vous remercie d'avance pour votre réponse. votre programme est très bon et vertueux. encore merci. Merci à vous! Il est clair que vous étiez dans une EME, envie de manger émotionnelle. Vous vous êtes autorisée à manger en utilisant un subterfuge (je décide?) mais sans doute en aviez-vous besoin. N'hésitez pas à utiliser les exercices de pleine conscience qui devraient vous aider à mieux vivre vos émotions. Selon le niveau où vous en êtes dans votre parcours, les exercices de base, ou des exercices plus évolués et adaptés à ce genre de circonstance : exercice d'espace de respiration, exercice de pleine conscience dit EME, exercice pour la fin de journée. Bonne continuation
20/07/2011 (18:47) oCACo Bonjour Docteur, et merci d'avance pour l'attention que vous porterez à ma question. J'ai commencé le programme le 18/07. Je suis à mon 3e jour de RPC. Depuis le début du programme, je n'ai plus du tout faim. Est-ce normal? J'ai peur de m'être mise "toute seule" dans un état de restriction cognitive. Je n'ai pas de signes de la faim comme le ventre qui gargouille, une fatigue etc. Mais j'ai des envies de manger (notamment sur du sucré alors qu'habituellement je suis plutôt salé). Est-ce normal? Que dois-je faire? Merci beaucoup pour votre aide, bonne soirée à vous! Bonjour OCACo, ce qui est normal, c'est que vos sensations alimentaires changent maintenant que vous commencez à vous y intéresser. Peu à peu, les choses vont se préciser, et cela ne doit pas vous inquiéter. Continuez à prêter attention à vos sensations alimentaires et accueillez-les avec curiosité et bienveillance.
20/07/2011 (18:53) helene bonjour,une question pratique : je n'ai pas faim le matin en me levant. Je commence à avoir faim entre 9 et 11 heures mais à ce moment là je suis au boulot et je ne peux pas faire un bon déjeuner (!). Alors comment faire ou quoi manger de rapide pour tenir jusqu'à 13h15, heure où je peux manger chez moi. Merci. Hélène Beaucoup de personnes n'ont pas faim le matin au saut du lit. Alors, pourquoi se forcer à manger sans faim, je vous le demande ! Quand vous êtes au travail, ne vous est-il vraiment pas possible de faire une pause, afin de manger un aliment que vous auriez apporté ? Il n'y a pas d'aliment préférable à un autre, c'est une question de goût, il faut juste que ce soit pratique. Biscuits, fruits, laitages, produits de boulangerie? Faites une vraie pause, et dégustez ce que vous avez apporté en pleine conscience, sans travailler, sans surfer sur Internet. C'est délicieux, non ? De la sorte, vous mangerez les quantités qui vous permettront d'aller jusqu'au moment du déjeuner. À moins que vous n'ayez pas mangé assez et que vous décidiez de faire un nouvel en-cas?
20/07/2011 (18:53) Anick A quoi est due l'intolérance émotionelle? Pourquoi ne pouvons nous pas tolérer les émotions comme les autres? Certaines personnes, soit constitutionnellement, soit en raison d?expériences vécues en particulier dans l'enfance, sont plus sensibles que d?autres. Elles auront alors davantage de sensibilité artistique et créative, auront plus d'empathie avec les autres. Le revers de la médaille est qu'elles peuvent supporter moins bien les émotions désagréables, les vivent avec plus d'intensité. Cela les conduit à élaborer des mécanismes de défense, par exemple avoir des EME. Les exercices de pleine conscience sont alors très utiles, afin d'augmenter la capacité à tolérer ses émotions sans faire appel à la nourriture ou à un autre processus d'évitement.
20/07/2011 (18:58) Noelle Bonjour que se passe t il pendant les périodes ou internet est moins accessible (vacances ou week ends) Peut-on survivre sans Internet, et porsuivre son programme LineCoaching ? Oui, il me semble : vous pouvez continuer vos notations avec les livrets papier, vous pouvez écouter les séances de pleine conscience sur votre smartphone ou votre lecteur mp3 portatif. Vous pourrez enregistrer vos carnets en différé à votre retour de vacances et obtenir vos bilans. Pendant les vacances, les week-end, la vie continue, et on peut continuer à manger en suivant les conseils du site, notamment manger en pleine conscience, attentivement. Je dirais même plus : pendant ces périodes, nous autres Français, portons une attention toute particulière au bien-manger, qui signe des vacances et des week-ends réussis. Et bien manger, cela veut dire, en dégustant, pour le plaisir, et non pas en mangeant à s'en faire péter la sous-ventrière, comme on disait dans la cavalerie !
20/07/2011 (19:00) Chantalou62 Bonsoir Docteur, quels conseils très pratiques pourriez-vous me donner pour bien réussir la dégustation d'aliments liquides (comme le café) ou peu solide (comme yaourt, fromage blanc, etc.)? En effet, j'ai du mal à imaginer comment mobiliser les 5 sens dans cette pratique. Merci beaucoup! Le toucher effectivement ne s'applique pas aux liquides... Pour le reste suivez l'exemple des dégustateurs de vins ! Ils regardent le vin dans le verre, ils le hument, ils en prennent une gorgés, qu'ils font circuler dans la bouche, ils déglutissent et continuent à prêter attention à la longueur en bouche. Bonne pratique.!
20/07/2011 (19:01) magaliej Bonjour, je tenais à vous remercier pour ce site ; je débute dans le programme, mais je suis déjà ravie du côté agréable, bien que parfois difficile. Riche idée de se remercier et de se féliciter pour avoir pris du temps pour soi. Je suis encore en difficulté avec la respiration en pleine conscience, mais ça devrait aller mieux avec le temps ? Merci pour vos compliments qui me font bien plaisir. La pleine conscience est une méthode qui nécessite de la patience :ne vous faites pas de souci, il s?agit de faire les exercices sans chercher à les faire sur un mode perfectionniste. Just do it !
20/07/2011 (19:02) Anjana j'aprécie ce programme par internet parce que je ne me sens pas obligée d'avoir des bons résultats pour faire "plaisir" à mon nutritionniste, ça me soiulage qq part, qu'en pensez-vous, ce n'est pas une idée bizarre, non? Pas du tout, je trouve que c'est une idée bien naturelle. Avec un programme informatique, vous êtes responsable de vous-même et travaillez pour votre propre bénéfice. C'est sans doute la principale différence d'avec une prise en charge avec un médecin ou un thérapeute.
20/07/2011 (19:03) Soledad Bonsoir. Je viens de commencer la RPC (4 jours) et je constate que je ne suis pas du tout gentille avec mes pensées "parasites" : elles m'exaspèrent car je les perçois comme un échec de ma concentration. J'ai donc du mal à les accueillir avec bienveillance, j'aurais plutôt tendance à les rejeter brutalement dès que j'en prends conscience. Comment faire pour ne pas se sentir mis en échec par cet exercice (que j'apprécie beaucoup par ailleurs, quand je parviens à me concentrer) ? Ah, c'est vraiment intéressant que vous ayez repéré votre attitude vis-à-vis de vos pensées, cette façon de les rejeter ! Étudiez cette attitude de rejet, les sentiments qui en résultent, les effets que cela produit sur votre corps. C'est exactement cela, l'exercice de PCS ! Il n'y a pas à avoir une pensée plutôt qu'une autre, puisque ce n'est pas nous qui choisissons les pensées qui nous viennent. Bonne continuation
20/07/2011 (19:04) Libellule2 Bonjour, une fois le cahier alimentaire réalisé pendant 10 jours. Je lis que je dois manger en pleine conscience. J'avoue être un peu perdue sur comment suivre mon parcours Manger en pleine conscience signifie prêter attention aux sensations gustatives, à ce qui est en train de se passer dans votre bouche, dans votre corps, dans le moment où vous mangez. De la sorte, vous pourrez identifier vos sensations alimentaires de rassasiement, et savoir quelles quantités votre corps demande. Beaucoup de personnes mangent distraitement, ce qui conduit à manger trop. Bon courage!
20/07/2011 (19:08) ladybird Bonjour ! Merci pour votre démarche plus intéressante et plus humaine qu'un régime !!! Ma question : si on mange selon sa faim, c'est-à-dire besoins=apports, ok on ne grossit pas mais pour maigrir ne faut-il pas alors manger moins que sa faim ? Si on se situe au-dessus de son poids d'équilibre, les apports sont régulièrement supérieurs aux besoins et c'est ce phénomène qui maintient un poids supérieur au poids d'équilibre. En réduisant ses prises alimentaires caloriques au niveau de ses besoins réels, on maigrit jusqu'à ce poids d'équilibre. La grande majorité des personnes en difficulté avec leur poids et leur comportement alimentaire ont un poids au-dessus de leur poids d'équilibre. En particulier les personnes mangeant pour des raisons émotionnelles.
20/07/2011 (19:10) Patricia77 Bonjour, j'ai acheté il y a quelques années votre livre "maigrir, c'est dans la tête" et je l'ai enfin lu "sérieusement". C'est un livre très complet et qui va beaucoup m'aider en complément de Linecoaching. Pour se modérer, vous y écrivez qu'il faut mettre la valeur calorique dans son carnet alimentaire, est-ce toujours d'actualité ? En vous remerciant de l'aide apportée à nous tous. Merci pour vos compliments, qui me font bien plaisir. En ce qui concerne les calories, je n'y fais référence que parce que certaines personnes pensent manger peu alors qu'en fait elles mangent plus qu'elles ne le croient. Compter les calories durant une courte période peut les conduire à réviser ce genre de croyance. Mais c'est la seule utilité des calories et il est plutôt malsain de « manger des calories ». Mangeons des aliments bons au goût, allons jusqu'au bout du plaisir qu'ils apportent et arrêtons-nous là !
20/07/2011 (19:12) capuccino Bonsoir Dr Apfeldorfer. J'ai "atterri" sur votre site comme un naufragé sur une île. Aujourd'hui, je me hais et je traine mes kilos en trop perdus si difficilement et repris en une année. Après plus de 30 ans de contrôle alimentaire je suis épuisée et pourtant...Je veux maigrir. Pourquoi ne peut-on pas démarrer votre méthode par un léger controle alimentaire qui nous ferai perdre un peu de ce poids tant détesté afin d'être un peu mieux dans sa peau et continuer ensuite par l'application de votre méthode ? ? Voilà une question que j'entends souvent ! Mais, désolé, c'est une bien mauvaise idée. Le problème du contrôle, c'est le moment où on essaie d'en sortir. Par exemple, la fin d'un régime. Cela échoue presque toujours. Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage? écrivait Jean de la Fontaine dans la fable intitulée Le Lion et le Rat. Laissez du temps au temps ! Nous sommes avec vous!
20/07/2011 (19:15) LinouN Bonjour ! Je souhaite tout d'abord vous remercier pour l'ouverture de LineCoaching. Avoir lu vos livre depuis plusieurs année ne m'a pas suffit pour arriver à manger "naturellement", et je suis très heureuse de pouvoir avancer pas à pas avec la méthode que vous proposez. J'ai une question toute simple: L'importance du goût est capitale effectivement. On pourrait penser alors qu'il suffit d'être gourmet pour savoir exactement quand s'arrêter. Et donc que les gens "gourmets" sont naturellement régulés. Comment alors comprendre le fait que bon nombre de chefs en haute gastronomie, ayant un sens extremement affiné pour le goût, aient parfois une forte corpulence ? Est-ce tout simplement une histoire de set-point ? Merci pour votre question. La gourmandise est une excellente chose et c'est une grande qualité. Elle consiste à se débrouiller pour avoir le maximum de plaisir avec ce que l'on mange, en tenant compte du fait que le plaisir diminue au fur et à mesure qu'on se nourrit, pour finir par s'annuler (sensation de rassasiement). Alors, pourquoi les chefs sont-ils souvent gros ? Peut-être leur poids n'a-t-il rien à voir avec leur métier. Peut-être mangent-ils trop en raison d'EME ? Je remarque tout de même que de plus en plus de chefs étoilés sont minces, de nos jours... Bonne continuation
20/07/2011 (19:15) Tourmaline Avec le carnet découverte et le carnet de dégustation, je découvre que je n'aime pas avaler. Avec la pleine conscience, j'apprivoise cette sensation mais c'est assez pénible. Je pense que c'est pour cela que je mange très vite et surtout en pensant à autre chose. Cela va-t-il évoluer avec la conscience de ce que je mange ? (je n'ai aucun problème physique de déglutition : c'est la sensation qui est désagréable) Bravo pour cette attention que vous portez à vos comportements alimentaires. Je vous propose de tester encore vos réactions. Avez-vous ce problème de déplaisir d'avaler avec tous les aliments, avec toutes les tailles de bouchées ? Peut-être avaler n'est-il pas la partie la plus agréable de la dégustation?
20/07/2011 (19:17) ilo J'ai toujours tendance à imaginer que les autres surveillent ce que je mange, même si je sais que ce n'est pas vrai, et cela m'amène à ne pouvoir manger librement que seule. Comment faire pour m'enlever cette idée de la tête? Votre problème relève peut-être (ce n'est pas sûr) de l'ordre d'une phobie sociale. Le programme ne pourra pas vous aider de ce point de vue. Je vous conseille de vous adresser à un thérapeute pratiquant les thérapies cognitivo-comportementales pour examiner plus en détail ce point et vous aider le cas échéant à le surmonter.
20/07/2011 (19:22) LANSIVAL Bonjour. J'ai commencé la méthode début juin et tout allait pour le mieux me semblait-il mais je suis partie en vacances pendant 15 jours avec l'ensemble de ma famille et là patatra mes mauvaises habitudes ont recommencé. Je reviens avec le cafard et je mange plus avec un sentiment d'échec et de culpabilité, je sais que je dois me reprendre mais cela est difficile d'autant plus que je n'ai pas maigri du tout et que j'ai pris conscience que les mauvaises habitudes ne se perdent pas aussi facilement ainsi que le sentiment de culpabilité qui taraude toujours. Dans un premier temps, vous êtes parvenue à respecter vos sensations alimentaires et à réguler votre alimentation. Bravo ! Puis, un nouvel environnement alimentaire, et peut-être de nouveaux stresses (ah, les petits enfants, qui peuvent être bien fatigants, même s?ils sont adorables !) vous ont conduit à manger excessivement. De mon point de vue, il n?y a là rien de dramatique et cela me paraît une évolution normale. Il est naturel qu?il y ait des hauts et des bas, en fonction des circonstances. Profitez de cette nouvelle expérience pour préciser les circonstances, ainsi peu que les émotions, les pensées qui vous sont venues et qui vous ont fait manger sur un mode excessif. Voyez comment vous pouvez y répondre. Lorsque ces circonstances se reproduiront, vous serez alors mieux armée.
20/07/2011 (19:26) LinouN Bonsoir, j'avoue avoir du mal à comprendre vraiment ce qu'est la satiété liée à la diminution du plaisir gustatif. Notamment quand le plat que l'on mange est bon, cuisiné par nous meme. En effet, on peut s'arrêter au bout de 3-4 bouchées puisque le plaisir FORT des premieres bouchées n'est plus aussi fort, mais si on s'arrête à ce moment là , la faim revient bien souvent dans les heures qui suivent !! La limite de la satiété est bien difficile à trouver. Elle serait entre les premières bouchées et... le moment où on a le ventre "plein", ou alors la fin de la ration pré-déterminée dans l'assiette... ce qui n'est pas ce que l'on recherche ! J'imagine que le programme amène bien sûr à travailler là dessus (je suis en cours du carnet découverte)... ... Merci encore de vos réponses. Ce qu'on appelle le rassasiement sensoriel spécifique est une terminaison du plaisir gustatif à manger un aliment donné. On s'arrête alors, normalement, et on passe à un autre aliment si on a encore faim. C'est ce qu'on fait dans le cadre d'un repas. Le rassasiement global est une sensation de fin de repas, de désintérêt pour toute nourriture. Dans les deux cas, avoir le ventre plein n'est nullement nécessaire et est même une sensation trompeuse : on peut prendre l'habitude de se remplir avec des aliments légers, ce qui conduit souvent à se remplir ensuite avec des aliments nourrissants !
20/07/2011 (19:28) mereleub bonsoir a quoi correspondes les unités alimentaires dans le carnet de dégustation? unité alimentaire: un plat garni, un aliment pris isolément comme une barre chocolatée sont considérées comme unité alimentaire. on vous demande dans cet exercice de comparer le nombre d'unités alimentaires consommées, et dégustées... C'est souvent instructif... bonne dégustation!
20/07/2011 (19:29) Soledad Est-il possible de manger en pleine conscience lorsqu'on mange en compagnie d'autres personnes ? Oui. On peut partager son attention, et prêter attention, tour à tour, à la conversation (et arrêter de manger) puis l'instant d'après, se centrer sur ce qui se passe en bouche. C'est ce que l'on fait par exemple dans un restaurant gastronomique. Et on peut le faire avec des oeufs coque...
20/07/2011 (19:30) Teresa Pour revenir à la question de Grazia et votre réponse : comment se fait-il qu'il y a des gens plus ou moins photogéniques ? Merci d'avance. Les gens sont inégaux. Même s'ils sont égaux en droit. Mais chacun doit vivre sa vie, suivre son propre chemin de son mieux, et se réaliser du mieux qu'il le peut. N'est-ce pas cela, la sagesse?
20/07/2011 (19:31) G. Apfeldorfer Et voilà, j'ai tenté de répondre au maximum de questions! Désolé pour les quelques questions pour lesquelles je n'ai pas pu. ce sera pour la prochaine fois. Bonne soirée à tous!
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