Chat du 20 septembre 2016 avec Gérard Apfeldorfer

20/09/2016 (18:04) Vali J'avais bien appris à laisser un peu dans l'assiette, à respirer, manger et vivre en conscience assez pleine. Puis j'ai repris les mauvaises habitudes et j'ai repris du poids. je reviens donc réviser. , réapprendre. j'espère que comme pour l'arrêt du tabac, j'aurais plus de chance à la deuxième fois et pas comme avec les régimes, un peu moins de chance de réussite à chaque nouvel essai. Bravo Vali pour votre décision, qui révèle de la persévérance, de la remise en question, de l'intelligence! La première chose à faire est de comprendre ce qui vous a fait arrêter de manger attentivement et calmement. D'analyser les facteurs en jeu. Faute de quoi, vous risquez de retomber dans les mêmes ornières. Est-ce un problème d'organisation de vos prises alimentaires? Un problème lié aux émotions? aux pensées automatiques? Y a-t-il eu des circonstances particulières? Manger est un acte important de la vie, un besoin essentiel (tout comme dormir, aller aux toilettes, bouger son corps, se laver...) qu'il faut savoir organiser. Prenez dormir, par exemple, et analysez tout ce qu'on doit faire pour bien dormir: avoir une pièce dédiée et suffisamment peu bruyante, obscure, avec un bon lit. Il faut aussi se mettre dans le bon état d'esprit pour dormir, il faut savoir renoncer à prendre des excitants qui nous empêcheraient de dormir. Manger aussi demande de l'organisation, et manger à la va comme je te pousse est tolérable d'une façon occasionnelle, mais pas permanente. Bonne route à vous!
20/09/2016 (18:08) sosso85 faut il manger du pain On mange du pain si on aime le pain. Si on n'aime pas, on mange du riz ou des fayots, et c'est ce que font les asiatiques et les sud-sud-Américains. Moi, j'adore le pain, mais il faut qu'il soit bon, hein!
20/09/2016 (18:09) VUISTITI Bonjour, je suis LC depuis une semaine, et cela se passe bien. Une question: est-ce que la sensation de fatigue peut être considérée comme une émotion. Je suis d'une nature plutôt calme, peu souvent en prise avec le stress ou à la culpabilité, mais il me semble que je cède souvent à des EME par fatigue en fin de journée. Et la fatigue est très peu mentionnée dans les commentaires ou questionnaires. Merci d'avance de votre réponse. Très bonne question viustiti. La réponse est oui! Au sens propre, la fatigue n'est pas une émotion, mais on peut la considérer comme telle et lui appliquer les réponses qu'on donne habituellement pour les émotions pénibles. Nous parlons là de ce que nous avons appelé la "fatigue émotionnelle", c'est-à-dire ces émotions qui, mises de côté tout au long de la journée, se sont accumulées et nous rattrapent le soir. Sur Linecoaching, nous traitons ces points dans l'étape "Fins de journées", qui est dédiée à ces problème, tant c'est courant. Nous ne parlons pas là de la fatigue physique, qui appelle une seule réponse: se reposer.
20/09/2016 (18:12) shéra Bonjour docteur , mes eme surviennent presque essentiellement en cas de grosse fatigue et j?ai donc toujours du mal à pratiquer la pleine conscience dans ces moments , quels conseils me donnez-vous ? Une autre question : je n?ai pas de tabous alimentaires sur les aliments gras sucrés ? mais par contre j?ai remarqué que depuis toute petite je compulse énormément sur les plats salés ( j?ai tendance à vouloir finir la marmite , essuyer avec du pain la sauce qui reste ? )car lorsque j?étais enfant j?avais « un bon coup de fourchette » et ma mère très jeune a voulu me limiter dans mes prises alimentaire , j ai souvent était frustrée de ne pas pouvoir me resservir de ce que je désirais et mangeais parfois en cachette ( un bout de pain dans la sauce ect .. ) et ma mère n?achetait pas ou très peu de produits sucrés par principe diététique donc je n?y était pas très confrontée puis à l?âge adulte j?ai très vite été indépendante et là pendant quelques années je me suis lâchée sur les plats que je me faisais ( les mêmes que ma mère et d?autres nouveaux ) finissant la marmite de 3 ou 4 personnes toute seule avec mon compagnon ajoutée à cela des grandes quantité de pain que ma mère restreignait également auparavant et je me sentais pleine et réconfortée , cela m?a bien valu 20kg en plus . A cela s?est ajoutée quelques années d?ouverture sur les produits diététiquement incorrecte que je n?achetais jamais faisant comme ma mère croyant bien faire et limiter les dégâts sur mon poids jusque la , résultat :c?est presque une 30aine de kilos en plus que je frôlais , jai donc mangé et « bouffé « de tout ce qui me faisait envie incapable de me restreindre a un seul régime plus d?une semaine .Aujourd?hui je pointe enfin le doigt sur mon comportement alimentaire , même si j?avais toujours senti vaguement que mon problème principal était les quantités , j?ai toujours fait dans la démesure même pour les plats de légumes , jai cette manie de toujours vouloir me resservir , finir ect? Bon la bonne nouvelle dans tout cela c?est qu? ayant fait le tour de toute les gastronomies qui me donnaient envie et aussi de par ma profession de pâtissière , j?ai beaucoup moins cette peur de manquer ,de laisser , de ne pas goûter mais comment me débarrasser de cela définitivement ? La fatigue: je viens d'y répondre, pour vuistiti. Il s'agit sans doute de fatigue émotionnelle, et nous avons donc une étape dédiée, pour ce problème. Compulsions "sucrées" ou compulsions sur des produits "salés", c'est sans importance. Qu'on craque sur des barres chocolatées, ou sur du saucisson ou des plats en sauce, c'est du pareil au même. On craque. Comment se débarrasser de cette tendance à manger en excès, "à s'en faire péter la sous-ventrière"? Tout d'abord, tout dépend des causes qui font manger excessivement. Dans votre cas, il semble que ce soit essentiellement un problème de restriction cognitive. Votre mère vous a privé, si bien que cela a stimulé votre désir, que cela a créé une peur de manquer. Mais y a-t-il aussi des problèmes émotionnels dont vous ne parlez pas? A vérifier. Il convient donc de travailler sur la RC et l'exercice le plus important est celui qui consiste à remplacer un de vos repas classiques (le déjeuner, classiquement) par la consommation d'un aliment problématique, que vous mangez habituellement sans pouvoir vous arrêter (voir l'étape "je mange des aliments riches") Il convient, grâce à cet exercice, que vous appreniez à respecter votre rassasiement, en l'occurrence le rassasiement gustatif (le moment où l'aliment, mangé sur un mode de dégustation, cesse de procurer du plaisir gustatif en bouche). Cela signifie en fait aussi s'habituer à sortir de table avec le ventre qui n'est pas rempli, surtout si ce sont des aliments riches que l'on consomme. Cette habitude de s'arrêter quand le ventre est rempli, voilà un problème. Car pour manger ce que le corps demande, il convient de se fier à sa bouche, et pas à son ventre. Bien des personnes se remplissent sur un mode boulimique, éventuellement d'aliments à basse densité énergétique, parce que cela calme temporairement leurs émotions. Voilà pourquoi je disais plus haut qu'il vous faut aussi examiner si ce ne sont pas vos émotions qui vous font manger.
20/09/2016 (18:16) 09Charlotte74 Bonsoir Docteur et à tous Je suis da 09Charlotte74 Mais ce que je n'arrive pas à gérer, s'il y a gestion, c'est la quantité de prise d'aliment pendant ce reps de dégustation comme si je ne pouvais pas m'arrêter de remplir ma bouche si je peux dire Parfois au milieu du repas je ne sais plus si j'ai déjà mangé une tranche de pain ou pas Ce qui fait que quand j'arrive en fin de repas je me demande si j'ai trop mangé ou pas C'est en fait une difficulté à harmoniser "faim dégustation quantité d'aliment et sentir que j'ai trop mangé " il est très dur pour moi de supporter de sauter un repas si je n'ai pas la sensation de faim car je peux avoir faim 1 h ou 2 h après et ne pas avoir prévu une prise alimentaire Donc je suis aussi dans la pensée sans cesse de l'alimentation par ces phénomènes Comment trouver l'équilibre entre tous ces états de ressentis Y a t'il un travail à faire pour ne plus penser à ce fonctionnement qui fait que mon poids a un effet yoyo Bonsoir Charlotte, Je ne sais pas où vous en êtes dans le programme et j'espère que c'est au début! Car le programme est justement construit pour vous aider à trouver des solutions à ce genre de difficultés. Vous avez manifestement peur d'avoir faim, peur de manquer, et ce sont les caractéristiques de la restriction cognitive (RC). Vous mangez aussi avec peu de conscience, dans un état de conscience altéré, ce qui se traduit par la non mémorisation de ce que vous faites, et donc peu de contentement,ainsi qu'un rassasiement qui ne survient que tardivement. Les étapes du programme, sur la façon de manger (dégustation), la reconnaissance de la faim et du rassasiement, vont vous permettre peu à peu de sortir de ces prises alimentaires incontrôlables. Non pas en augmentant le contrôle (ce que vous avez sûrement tenté de faire) mais en laissant le contrôle aux centres de votre cerveau dont c'est le rôle. Votre être conscient est là pour obéir au mieux à ce que vous dit votre corps (pas tout à fait, car on a une marge d'autonomie par rapport aux messages du corps), et non pas pour prendre le contrôle de votre corps. Si vous êtes en début de programme: faites celui-ci aussi consciencieusement que possible, sans chercher à aller plus vite que la musique. Si vous êtes en fin de programme: reconsidérez cela avec votre coach. Sans doute serait-il bon de reprendre les choses au début.
20/09/2016 (18:20) Lamome972 bonjour,je suis inscrite depuis 2 mois,j ai pris conscience que la connaissance de la sensation de faim est primordiale.mon probleme c est que j ai beaucoup de mal a tolerer cette sensation de faim, je me sens etouffee comme oblige de manger? Bonsoir lamome, La faim est un signal du corps pour nous dire que ce serait sans doute une bonne idée de manger. Quand la faim est petite ou moyenne, ce n'est nullement un signal impératif. On peut aussi, et même on doit, tenir compte des circonstances et pouvoir s'y adapter. La faim n'est donc qu'un message, avec lequel on peut transiger. Lorsqu'on a attendu plus longtemps, ou bien lorsqu'on n'est pas apte à écouter la petite ou la moyenne faim, qui sont passées sans qu'on s'en rende compte, la faim devient impérative. Notre corps nous presse de manger. Il estime qu'il y a urgence. Tout le monde a du mal à tolérer cette faim là: on souffre de la faim. Alors, si on a à manger, pourquoi ne pas manger? Il n'y a strictement aucune raison de s'affamer outre mesure. Certaines personnes, à force de chercher à contrôler leur comportement alimentaire, développent une peur d'avoir faim, car elles assimilent cette faim à une menace de perte de contrôle. Même une petite faim les angoisse. Les exercices sur la faim de notre programme sont là pour vous aider à ne plus avoir peur de ce signal de faim.
20/09/2016 (18:22) Independance day Indépendance day. Bonsoir docteur.Merci pour votre méthode qui va enfin mettre un terme à des années de souffrance .j'ai commencé Linecoaching il y a 3 semaines. Je suis une personne toujours pressée de finir ce que j'ai à faire et ca provoque en moi un stress à longueur de journée et évidemment qui me fait manger plus. Comment faire pour sortir de ce cercle vicieux ? Vite, vite je suis en retard, disait le petit lapin blanc en regardant sa montre de gousset et en courant. On est pressé parce qu'on a trop chargé la barque des choses à faire, ce qui est souvent le cas des personnes perfectionnistes qui veulent tout faire et qui plus est, à la perfection. Si vous êtes dans ce cas, il va vous falloir travailler sur votre perfectionnisme, et Linecoaching donne quelques pistes. Vous pouvez aussi revenir sur le sujet dans un autre chat. Ou bien on a trop chargé la barque parce qu'on a peur du vide. Quand il n'y a rien à faire, que se passe-t-il? Des pensées nous viennent, et on n'aime pas les pensées qui nous viennent. Alors on se débrouille pour ne pas leur laisser d'espace pour venir. Mais c'est très fatiguant, et ça ne marche pas si bien. Que faire? Il convient d'apprivoiser ces pensées qui, même si on tente de les camoufler, ne disparaîtront pas et seront actives en arrière-fond. Nous proposons sur le site un travail sur les pensées automatiques, et c'est bien de cela qu'il s'agit.
20/09/2016 (18:23) Rym Bonjour! En quoi un manque de sommeil favoriserait il une prise de poids? Bonsoir rym, Il ressort de différents travaux d'évaluation d'ordre statistique chez les personnes insomniaques ainsi que chez les personnes travaillant en 3X8 que toute perturbation du sommeil se traduit par un poids augmenté chez un certain nombre de personnes sensibles. On l'explique habituellement par une interférence entre centres du sommeil et centres du système faim-satiété. Mais mal dormir, c'est aussi générer des troubles émotionnels donnant lieu à des envies de manger émotionnelles.
20/09/2016 (18:32) Rym Et à contrario? A contrario? Bien dormir fait-il maigrir? Je crois qu'enlever un facteur négatif (troubles du sommeil) ne crée pas automatiquement un facteur positif (maigrir). De même qu'on ne s'enrichit pas en dormant, on ne maigrit pas en dormant.
20/09/2016 (18:00) G. Apfeldorfer Bonsoir et bienvenue à ce chat d'une heure, durant lequel vous pouvez poser toutes sortes de questions, auxquelles je tenterai de répondre.
20/09/2016 (18:33) chris212 Bonsoir Docteur, Après avoir fini les étapes sur la faim et la dégustation, je plonge dans l'émotionnel à savoir l'étape "j'apprends à mieux gérer mes fins de journées. Voilà bientôt 3 jours que je décortique l'introduction, les entrées en matière pour être sûre de ne rien laisser de côté. Déjà j'ai l'impression que cela demande une grande organisation pour accepter de faire 2 petites pauses dans la journée et une grande pause d'une heure en fin de journée. En fait au début, cela ne peut passer que par l'organisation avant que cela ne devienne un réflexe. A part me mettre des pense-bêtes sur le frigo, je ne vois pas. De toute façon, on peut confondre les 2 petites pauses avec des séances de RPC ? On peut varier les activités en fin de journée ? Si je comprends bien, l'essentiel c'est d'avoir un sas de décompression avant le repas du soir. Bonsoir chris, L'idée, avec ces pauses, c'est de redevenir capable de recentrer son attention sur soi, sur les sensations du corps, sur les émotions ressenties, sur les pensées qui traversent (ou ne traversent pas) notre esprit. Effectivement, ce n'est pas fondamentalement différent d'un moment de pleine conscience et on pourrait appeler cela de la pleine conscience informelle. Bien des personnes "s'oublient" 99% du temps, et ne reviennent à leur corps et leur esprit que quand la demande du corps ou de l'esprit deviennent tyranniques. Mais alors, on est déjà dans l'inconfort, pour ne pas dire plus. Alors, oui, il faut s'organiser pour se donner à soi-même un peu de temps dans son emploi du temps. Et idéalement, ce n'est pas seulement un sas de décompression qu'il faut mettre en place, mais peu à peu, une écoute régulière de ses besoins physiques et mentaux.
20/09/2016 (18:37) MChristine27 Je n'arrive pas à me recentrer et à continuer l'étape dans laquelle je suis, premier entrainement pleine conscience. Débordement alimentaire en tout genre. J'ai beau accepter que c'est la conséquence de la restriction après un régime, j'ai parfois envie de me remettre au régime pour au moins ne pas déborder. Que me conseillez-vous? Marie-Christine, bien des alcooliques ont envie de se remettre à boire. Quand on boit (ou qu'on se drogue avec un autre produit) les problèmes de la vie s'effacent (très temporairement). On se sent super bien. Mais bien vite, les problèmes que l'on voulait éviter réapparaissent, et un nouveau problème s'y ajoute: l'addiction que l'on a mise en place. Considérez les régimes comme une forme d'addiction.
20/09/2016 (18:43) XENA7587 bonjour docteur, j'ai suivi "du mieux que je pouvais" et dans sa totalité le programme je n'ai pas perdu de poids et je cherche toujours les causes de "pourquoi je mange trop" grâce à la journée thérapie j'ai mieux compris ce que je ne faisais pas bien ; voici ma question : la cause de ce "manger trop" peut-elle être transmise par les parents?je mange vite et comme si on allait me voler ma nourriture ; alors je pense à mon père déporté qui n'a jamais retrouvé un rapport normal à l'alimentation et mangeait très vite la tête dans son assiette,qu'en pensez-vous? merci Bonsoir mena, Effectivement, votre père, qui a souffert profondément de la faim, a ensuite eu toute sa vie une peur de manquer, qui le conduit à manger très vite, comme si on allait lui enlever la nourriture. Il faut manger le plus possible car on ne sait pas si on aura à manger demain. C'est un état courant chez les personnes qui ont souffert de privations, ou de famines. Et vous avez été éduquée dans ce type de modèle alimentaire. Il convient donc de revoir votre éducation, de vous éduquer différemment, en tenant compte du monde dans lequel nous vivons, un monde où la nourriture est abondante, bonne au goût et bon marché. La peur de manquer ne concerne maintenant que les gens qui se privent volontairement (régimes...) Sortir du modèle paternel peut vous donner le sentiment que vous reniez la souffrance de votre père. Cela pourrait être une explication à votre difficulté à renoncer à ce modèle. Une explication qui vaut ce qu'elle vaut, hein.
20/09/2016 (18:13) MChristine27 Bonsoir Docteur Merci de poser votre question, Marie-Christine. Mais bonsoir quand même.
20/09/2016 (18:12) VUISTITI C'est ma première semaine, ça se passe plutôt bien. J'ai envoyé une question concernant le sentiment de fatigue, est-ce à considérer comme une émotion? Vous avez eu votre réponse. Il faut apprendre la patience, petit ouistiti.
20/09/2016 (18:15) VUISTITI Merci de votre réponse, cela me réconforte, c'est vrai que je parlais surtout de fatigue psychique de fin de journée.. OK
20/09/2016 (18:14) VUISTITI :-) j'ai l'air de m'agiter, mais j'ai très confiance dans la méthode, et je me réjouis du changement profond qui va résulter... Bien noté, vuistiti!
20/09/2016 (18:44) chris212 J'aborde le carnet sur la gestion des fins de journée. Parmi les conseils préalable, il est indiqué : "ne mangez pas deux fois. Si vous avez tendance à manger durant la soirée, puis à faire un repas, commencez par supprimer la deuxième prise alimentaire. Ce qui est mangé est mangé, et n?est plus à manger une seconde fois !" Là je suis un peu perdue. Le plus souvent, je dîne entre 19 et 20 heures. Puis peut survenir une EME dans la soirée. C'est ce que vous appelez une seconde prise alimentaire ? Donc on passe dans la restriction cognitive. Ne pas écouter ses sensations, ses émotions. Se dire, non tu as déjà mangé, tu n'as pas à manger à nouveau. Ne mangez pas 2 fois: ce conseil est destiné aux personnes qui font une compulsion avant le dîner, puis, alors qu'elles n'ont plus faim, mangent tout de même au dîner. Soit pour ne pas gâcher, soit pour camoufler leur compulsion vis-à-vis de leur famille ou de leur conjoint. Ce n'est pas votre problème, puisque vous dînez normalement (mais est-ce si sûr? Mangez-vous ce dont vous avez vraiment envie?) et que une EME survient ensuite. Il s'agit alors de trouver quels sont les déclencheurs de cette EME. Des problèmes relationnels ou familiaux? Des soucis, des ruminations mentales? Ou bien le dîner n'était-il pas satisfaisant pour une raison ou une autre? Face à cette EME, je vous conseille la pratique de ce que nous avons appelé l'EME-zen: manger un aliment qui nous semble le plus réconfortant, le manger en le dégustant, sans culpabilité, jusqu'à ce qu'on ait retrouvé le calme et l'apaisement émotionnel. Puis attendre la faim pour manger à nouveau. Avec ces 2 prises alimentaires, peut-être n'aurez-vous pas faim au petit-déjeuner (et alors vous ne mangerez pas) ou peut-être aurez-vous une petite faim au petit-déjeuner et aussi au déjeuner (et vous mangerez à la taille de cette faim). Ainsi, globalement, vous n'aurez pas mangé en excès.
20/09/2016 (18:38) MChristine27 J'ai accepté le fait que les débordements alimentaires qui se présentent pratiquement chaque jour maintenant surviennent à cause d'une sortie de régime. Cependant, j'ai l'impression que ça ne va jamais s'arrêter. J'en ai peur et j'ai même envie chaque fois de me remettre au régime pour que ça s'arrête et que je puisse perdre à nouveau. Cependant, je suis convaincue que ce n'est pas une bonne idée. Que faire pour me remettre "sur les rails", pour que je me remette à suivre les étapes de LC? Je n'arrive même pas à me remettre à mon deuxième jour d'essai de la pleine conscience. Marie-Christine, cela dépend aussi du poids que vous avez perdu grâce au contrôle mental de votre alimentation. Faire un régime, c'est un peu comme tendre un élastique, qui ne demande qu'à vous revenir dans la figure. Plus le poids perdu dans le régime est important, plus l'élastique est tendu. Selon mon expérience, il est inéluctable que les kilos perdus par le régime réapparaissent, au moins en partie. En faisant LC, vous avez de bonnes chances de limiter les dégâts, mais pas d'empêcher toute reprise de poids.
20/09/2016 (18:45) Pascaline Bonsoir, .Hier, dans la soirée j'ai bu 2 verres de vin. Puis avant de me coucher j'avais faim. J'ai décidé d'attendre le petit dejeuner du lendemain. Mais aucune faim jusqu'à 11.45. Je ne comprends pas. J'avais très faim le soir avant de dormir. Merci Bonsoir Pascaline, Eh oui, la faim est capricieuse! En fait, le matin, vous étiez en état de jeûne, un état où la faim disparaît. C'est un état normal le matin, puisque le dernier repas remonte le plus souvent à plus de 12 heures. Et le matin, donc, on dé-jeûne. Vers midi, quelque chose a stimulé votre appétit, et la faim est réapparue. C'est normal, tout ça.
20/09/2016 (18:45) G. Apfeldorfer Pénurie de questions! Venez à mon secours!
20/09/2016 (18:56) MChristine27 Je travaille en 3x8 et je dois rester concentrée 8h. Je mange donc devant 10 écrans à vérifier non-stop. Y-a-t-il un exercice spécifique pour m'aider à me concentrer sur mes sensations pour mieux cerner surtout la satiété et ceci en ayant une autre activité que manger? Marie-Christine, il est tout bonnement impossible de manger avec attention, alors que son attention est accaparée pr son travail! Que faire alors? Première solution: changer vos horaires d'alimentation, manger avant ou après. Pour cela, nous disposons de e qu'on appelle des "appétits prévisionnels", qui nous permettent de manger à un repas la qualité nécessaire et suffisante pour aller confortablement jusqu'au repas suivant. Mais pour cela, il convient de bien connaître comment son corps répond aux différents aliments que l'on consomme, de bien repérer les sensations de faim et de rassasiement. Aussi, ce n'est pas le conseil que nous donnons en début de programme, où nous vous disons plutôt de suivre vos sensations alimentaires de façon basique. Deuxième solution: durant votre travail faire une collation de taille standard, pas trop grosse, mais suffisante pour vous permettre de ne pas avoir fail durant le reste de votre période de travail. Puis, après, lorsque vous ne travaillez plus et que la faim revient, manger en vous arrêtant lorsque vous ressentez le rassasiement gustatif. Je ne sais pas si vous êtes suffisamment avancée dans le programme pour le faire. Mais quoi qu'il en soit, manger un petit repas de taille standard est une bonne solution lorsqu'on ne mange pas dans de bonnes conditions. Il n'est pas nécessaire que nous écoutions nos sensations alimentaires à tous les repas, en fait. On régule aux repas où on les écoute, à condition que ce soit suffisamment souvent tout de même.
20/09/2016 (18:58) XENA7587 merci docteur pour votre réponse je pense que le "reniement de la souffrance de mon père" sonne juste , et quand je rajoute le fait que faute d'argent j'ai toujours vu ma mère se priver de nourriture pour que ses enfants aient un repas complet (et notamment de la viande) cela explique en partie mon problème, mais que faire? Que faire? Si vous ne vous en sortez pas toute seule, de cette relation à vos parents, vous pourriez demander de l'aide auprès d'un psychothérapeute. Mes parents sont mes parents et moi, c'est moi.
20/09/2016 (19:00) malala Je ne sais pas si je suis dans le juste : avant je ne mangeais plus le matin parce que je n'avais pas faim qui ne survenait qu'en cours de matinée. Et là j'avais tendance à mal manger... Depuis début septembre, je me force à prendre un petit déjeuné. En général je tiens la matinée sans grignoter. Finalement je gère mieux comme ca...Mais j'ai l impression d aller à l encontre des conseils de la méthode... malala, je vous conseillerai plutôt de manger au moment où vous avez faim, et en écoutant votre rassasiement gustatif. Mais cela suppose que vous avez dans le programme appris le rassasiement gustatif (voir étape: je mange des aliments riches). Alors, si vous n'en êtes pas encore là, faites pour le mieux et pourquoi pas alors un petit déjeuner standard?
20/09/2016 (19:01) G. Apfeldorfer Et nous voilà arrivés à la fin de ce chat! Bonne soirée à toutes et tous et bon appétit pour le dîner!
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