Chat du 27 novembre 2013 avec Gérard Apfeldorfer

27/11/2013 (18:34) Maadmoiselle Bonjour, depuis quelques mois je comprends que mon surpoids que je pensais être la conséquence de la gourmandise est en fait la conséquence à ma façon de gérer mes émotions (stress au travail, contrariété, déception, angoisse?), d?où mon inscription sur LC. Je me rends compte que je mange de grosses quantités car souvent je mange sans faim (je sais faire la différence entre la faim et l?envie de manger) et je mange au-delà de ma satiété (que je distingue très mal). J?entends ce que mon corps me dit (stop, assez, pas maintenant) mais c?est au dessus de mes forces de l?écouter et de respecter ses demandes, faut que je mange pour m?apaiser, me réconforter, me sentir bien (dans la tête mais pas physiquement?). La solution de LC à tout ça serait la RPC, je crois en les bienfaits de la méditation mais pour moi ce n?est pas une solution assez puissante pour arriver à être un « mangeur régulé » donc je suis en période de doute, comment LC va m?aider pour trouver une solution qui m?apaise autant que la nourriture m?apaise?Merci de votre aide Bonsoir mademoiselle, Un puissant besoin de calmer vos émotions vous conduit à manger sur le mode de l'envie de manger émotionnelle. Vous mangez alors de grosses quantités d'aliments riches et de façon rapide car vous êtes dans un sentiment d'urgence. Il vous faut apaiser vos émotions au plus vite tellement elles sont insupportables. Ce que nous vous proposons, c'est un travail pour parvenir à différer ce mouvement impulsif dont vous êtes prisonnière. L'entraînement à la pleine conscience du moment présent vous aide à vous placer dans une position d'observateur, de spectateur de vos pensées, de vos sensations physiques, de vos émotions. Peu à peu, ces événements intérieurs deviennent supportables; on peut alors les tolérer sans réagir immédiatement par une envie de manger émotionnelle. Cela demande bien évidemment un entraînement assidu de plusieurs semaines, voire davantage. A partir du moment où vous savez pratiquer les exercices de la méditation en pleine conscience, vous pouvez vous entraîner à différer votre impulsion à manger et pour cela utiliser l'outil que nous avons appelé EME-zen, dont je vous rappelle brièvement le principe: Lorsque vous ressentez une envie de manger émotionnelle, au lieu de céder à votre impulsion, vous pratiquez un espace de respiration de trois minutes. Puis vous choisissez entre deux solutions: - manger un aliment réconfortant en pleine conscience, en le dégustant lentement pour qu'il nous apporte le plus de réconfort possible. Une petite quantité devrait suffire. Par exemple une barre de chocolat à manger en 10 minutes. - patienter simplement 10 à 15 minutes en observant comment évolue votre inconfort émotionnel. À tout moment on peut décider de manger un aliment réconfortant. A la suite de quoi on pratique à nouveau un espace de respiration. Si l'inconfort émotionnel persiste, on recommence la manoeuvre. Vous avez déjà bien progressé mais il vous reste encore à faire du chemin pour ne plus subir vos envies de manger émotionnelles. Prenez votre temps et rappelez-vous que devenir capable d'introduire un délai avant l'impulsion à manger, même. très bref dans un premier temps, est un progrès important. Bonne route à vous.
27/11/2013 (18:39) Woophy35 Bonjour, je commence tout juste le programme car j'ai bien conscience que je n'ai pas un comportement normal avec la nourriture. En fait, elle m'obsède, j'adore manger et prend vraiment du plaisir à manger (trop et trop souvent). De plus, dans mon métier dans l'agroalimentaire, la nourriture et les tentations sont omniprésentes et j'ai beaucoup de mal à résister à la tentation. Je suis totalement dans le "Carpe Diem" et je me trouve trop indulgente avec moi-même puisque je ne me culpabilise pas tant que ça suite à mes écarts et compulsions alimentaires. Pourtant je me rend compte que cela doit cesser mais n'ai pas encore assez de volonté pour changer ça... Quelles sont vos recommandations dans ce cas pour débuter ? Merci beaucoup Bonsoir et bienvenue dans le programme Linecoaching! Vous adorez manger, vous êtes gourmande, et cela me paraît un bon point de départ. Et si en fait, le problème était que vous ne parveniez pas à trouver suffisamment de plaisir et de réconfort dans la nourriture que vous consommez? Je ne suis pas si sûr que ça que vous ne culpabilisiez pas. Vous parlez de "trop d'indulgence", de défaut de volonté, par exemple et cela y ressemble beaucoup. Notre programme va vous permettre de faire le constat que le plaisir à manger et le réconfort que peut apporter la nourriture ne sont pas dépendants des quantités consommées, mais de la façon de manger et de son jugement sur ce qu'on consomme. Alors pour bien débuter, je vous conseille de faire les exercices proposés du mieux que vous pouvez, sans chercher à en faire davantage, sans chercher à modifier brutalement vos conduites alimentaires, et de vous donner tout le temps nécessaire pour cela. Je vous souhaite bonne route dans le programme et j'espère que celui-ci va vous aider à avancer.
27/11/2013 (18:42) sab2 bonsoir, après chaque repas j'ai besoin de manger du chocolat, je n'arrive pas à m'en passer, que faire ? merci Bonsoir sab2, Nous sommes semblables, vous et moi! Moi aussi, j'adore manger un peu de chocolat après le repas. Et je ne vois vraiment pas pourquoi je m'en passerais. Ce chocolat fait partie de mon repas: c'est mon dessert ou parfois mon deuxième dessert. Pour pouvoir consommer ce chocolat, je veille à me garder un peu d'appétit pour pouvoir en profiter. Peut-être n'êtes-vous pas encore capable d'une telle anticipation. Les exercices sur le rassasiement et la consommation d'aliments riches devraient vous le permettre. En attendant, je vous suggère de consommer le chocolat en tant que collation, lorsque vous avez une petite faim entre deux repas.
27/11/2013 (18:43) Minouchette Bonjour, je viens de m'inscrire sur le site mais je connais plutôt bien la méthode puisque ca fait maintenant plus de 2 ans que je tente tant bien que mal a l'appliquer mais c'est sans grands succès... Voilà mon problème : je craque a peu près tous les 3 jours, de vrais crises allant jusqu'à 5 000 calories par jours, après cela je ne peux m'empêcher de me restreindre sachant que j'ai une peur bleue de grossir (ancienne anorexique mental). Ce peut-il que au bout de trois jours mes crises de boulimie soient déclenchée à cause d'une hypoglycémie due aux 3 jours de restrictions que je m'impose ? De plus, la semaine je ne suis pas chez moi et le week end je rentre chez mes parents et là c'est comme une grosse crise de boulimie qui dure du vendredi au dimanche (et parfois je n'arrive même pas a me resaisir le lundu est c'est la catastrophe, je peux compulser 7 jours d'affiliés !!). Et j'ai beaucoup de mal a m'empêcher de me remplir le week-end, le pire c'est que je redoute d'arriver a la fin de la semaine car je sais que je vais craquer... voilà 2 ans que ce cercle vicieux s'est installé, comment puis-je m'en sortir ?? je suis désespérée ... Bonsoir Minouchette, Vous n'êtes pas comme un chaton mais plutôt comme une lionne: vous mangez tous les deux à trois jours, un énorme repas, puis vous sombrez dans une léthargie qui s'estompe lorsque revient la faim. Vous partez alors en chasse pour votre nouveau repas. Il n'y a pas besoin de faire appel à une hypoglycémie pour expliquer cela: c'est la faim qui vous conduit à vouloir manger. Sortir de la boulimie n'est pas simple. Il va vous falloir tout d'abord réapprendre comment la nourriture se mange. C'est-à-dire redevenir capable d'écouter vos sensations alimentaires de faim et de satiété, d'écouter vos appétences spontanées, et sortir de la culpabilité à manger certains aliments. Les exercices que nous vous proposons devraient vous aider à vous réconcilier avec vos aliments et écouter vos sensations alimentaires, manger attentivement et au calme pour que les aliments vous nourrissent vraiment, à la fois sur le plan physique et sur le plan psychologique. Il va vous falloir aussi apprendre à faire confiance à votre corps et aux messages qu'il vous adresse. Les sensations alimentaires, lorsqu'on les respecte, sont les garantes d'un poids stable qui se stabilise au poids d'équilibre. Et puis très certainement, il va vous falloir travailler sur vos envies de manger émotionnelles, et augmenter votre tolérance émotionnelle. Tout cela, le programme vous le propose. Mais bien sûr, vous pouvez aussi désirer une aide directe avec un thérapeute ayant l'expérience des troubles du comportement alimentaire. Les deux approches me semblent complémentaires. Tenez bon, suivez votre chemin, sans faiblir, et sans chercher à aller plus vite que la musique. Vous avez tous mes encouragements.
27/11/2013 (18:49) Lili Tomate Bonsoir. J'ai une question concernant une de vos réponses du dernier tchat. Vous dîtes que si nous sommes en carences, notre corps réclame de lui-même certains aliments. Je suis sous traitement pour une anémie en ce moment, et bien que je sache que je dois manger de la viande, celle-ci ne me fait pas envie du tout (je ne suis pourtant pas végétarienne). Je ne sais pas quoi manger pour augmenter mon fer, car toutes les protéines me dégoûtent un peu. Je pense que cela est dû à un régime hyperprotéiné fait il y a quelques années pendant seulement quelques semaines. Depuis ce temps, il m'est difficile de manger des protéines. Suis-je en restriction cognitive vis-à-vis de ces aliments ? Dois-je me forcer à en manger ? Si je m'écoutais je ne mangerai que des légumes, des féculents et du chocolat... Merci d'avance pour vos précieux conseils. Les aliments à forte teneur en fer sont dans l'ordre décroissant, le foie et autres abats, la viande, le poisson, et les céréales. Mais plus que la quantité de fer ingérée, ce qui compte est la biodisponibilité du fer alimentaire, c'est-à-dire sa capacité à être absorbé par l'organisme. Le fer héminique, un fer lié à l'hémoglobine (sang) ou à la myoglobine (muscles) animales, est le mieux absorbé. Le fer non héminique est présent dans les produits végétaux comme dans les produits animaux. Sa biodisponibilité est faible, inférieure à 5 %, et dépend des autres constituants du repas. Ainsi, la présence au sein d'un même repas de protéines de viandes ou de poisson, ou de vitamine C, augmente l'absorption de fer non héminique : 100 ml de jus d'orange associé à un repas multiplient par trois la quantité de fer absorbée. En somme, le mieux pour combattre la carence ferreuse est de consommer des produits animaux, même en petite quantité, et régulièrement. Mais voilà, après un régime hyperprotéiné, vous voilà dégoûtée de la viande. Ce sont des choses qui arrivent lorsque l'on abuse d'un aliment ou d'une catégorie d'aliments. Il ne s'agit pas de restriction cognitive mais de dégoût. Ce genre de dégoût peut être très puissant et contrebalancer vos appétits spécifiques. Je vous conseille, en attendant que ce dégoût vous passe, de consommer par exemple de petites quantités de viande avec vos céréales. Comme par exemple des spaghettis bolognaise. Et n'oublions pas le chocolat qui est très riche en fer!
27/11/2013 (18:51) Minouchette Bonjour, lorsque je consomme un aliment sucré je ne peux plus m'arrêter, l'envie de sucre devient irrépressible et alors je cède tout le temps, transformant ainsi ce qui était une simple collation (une barre chocolatée par exemple) en une véritable orgie alimentaire. J'ai vu sur internet que le fait de consommer du sucre engendre une hypoglycémie et qu'il est déconseillé de consommer des aliments ou boissons sucrées en dehors des repas pour éviter toute compulsion sucrée. Alors devrait-on diminuer notre consommation de sucre pour perdre du poids ? Et dans ce cas n'est il pas question de restriction ? Le sucre nous fait il consommer plus que nos besoins ? Que devons nous alors privilégier en cas de fringale en dehors des repas (les produits sucrés étant les plus simples à transporter avec nous..) ? Je suis une vraie addicte au produits sucrés et envisage mal de me restreindre de ceux-ci... J'aurais aimé avoir votre avis .... Merci beaucoup !! Cette affaire de sucre et d'hypoglycémie est très compliquée et il m'est difficile d'en donner tous les détails ici. Je précise tout d'abord il n'existe pas d'addiction au sucre. On peut par contre développer une "addiction comportementale" qui conduit à la consommation d'aliments riches (gras et sucrés) en vue de calmer ses émotions. Ce que nous appelons une envie de manger émotionnelle. Le besoin perpétuel de calmer ses émotions conduit à une forme d'addiction, qui met en jeu les mêmes neuromédiateurs que les addictions à des produits. Différencier les addictions comportementales et les addictions à des produits est fondamental en ce qui concerne leur abord thérapeutique: on considère habituellement qu'en ce qui concerne les addictions à des produits, il faut opérer un sevrage total du produit. En ce qui concerne ce qu'on appelle 'es addictions comportementales, on cherchera plutôt à apprendre aux personnes à calmer leurs émotions autrement que par la conduite pseudo-addictive. Par ailleurs, certaines personnes qui ont une tendance à l'hypoglycémie peuvent faire des malaises après la consommation de glucides surtout purs. Il leur est donc conseillé de consommer des produits glucidiques en association avec des aliments comportant des matières grasses, ou bien des protéines, ou bien des fibres, ou bien tout cela. Ces autres nutriments retardent l'absorption glucidique. En fait ce que l'on appelle couramment les produits sucrés sont essentiellement des produits gras et sucrés. Il ne s'agit surtout pas de se les interdire, mais d'apprendre à les manger. Ces produits à haute densité énergétique se mangent petites bouchées après petites bouchées en les dégustant attentivement, car si on écoute son rassasiement, il n'y aura pas tant de bouchées que ça. Nos exercices devraient vous aider à développer ce type de conduite alimentaire sur le mode de la dégustation.
27/11/2013 (18:53) Natha Bonjour, j'ai un souci de gestion des envies/tentations principalement le week end quand je suis à la maison. Je me laisse tenter car je m'ennuie. Les occupations domestiques sont vraiment une corvée et je compense.... Avez vous une idée, un conseil à me donner ? Bonsoir natta, Vous avez typiquement des envies de manger émotionnelles. Vous pouvez considérer d'ailleurs l'ennui comme une émotion. L'ennui n'est généralement pas le vide de l'esprit. Ce qu'on appelle couramment l'ennui, c'est un état d'inoccupation durant lequel des pensées se présentent à nous. Des pensées que nous avons tendance à considérer comme des problèmes à résoudre et que nous ruminons sans cesse. Des émotions pénibles s'ensuivent. Il peut aussi s'agir de procrastination, lorsque vous mangez pour retarder le moment où vous devez vous lancer dans des corvées ennuyeuses. Je vous conseille donc de vous entraîner à la méditation en pleine conscience de façon la plus assidue possible. A vous entraîner donc à considérer les pensées qui se présentent, quelles qu'elles soient, non pas comme des problèmes à résoudre, mais comme des visiteuses que l'on regarde passer. On observe aussi éventuellement les sensations physiques, les émotions que ces pensées peuvent allumer, sans jugement, en attendant simplement qu'elles s'évaporent d'elles-mêmes. Personnellement, je considère l'état d'ennui comme un état merveilleux, durant lequel on peut faire un retour à soi-même, et se placer en état d'observateur de sa vie mentale. Cette vie mentale n'est pas toujours plaisante, loin de là, mais elle nous en apprend beaucoup sur nous-même. Bonne exploration!
27/11/2013 (18:59) paty bonsoir Mr Apfeldorfer. Je suis nouvelle sur ce site et j'en suis donc a la partie "à vous de jouer" ou il faut que je marque ma facon de manger. Seulement avant de commencer j'ai lu le livre maigrir sans régime ou on nous explique a manger quand on a faim. Donc mon problème est que mon bilan ne vas pas ere vraiment réel puisque c'est ce que je fais depuis une semaine.. Voilà. Merci d'avance pour votre réponse Bienvenue à vous, paty, dans notre programme. Cette étape du carnet alimentaire exploratoire est faite pour faire un bilan de votre comportement alimentaire avant le début du programme. Mais bien sûr, il est rare que nous arrivions à ce début du programme vierge de toute information ou de toute pratique antérieure. Peut-être l'analyse que le programme fera de votre comportement alimentaire sera-t-elle en partie faussée par le fait que vous avez déjà commencé à modifier ce comportement. Mais qu'importe! Ne vous obnubilez pas sur ce bilan. Dans la suite du programme, vous aurez l'occasion de faire des exercices vous permettant d'approfondir les sensations de faim et de rassasiement. Cela vous permettra d'encore mieux respecter votre faim. Et chemin faisant, nous serons amenés à aborder plein d'autres problèmes qui peuvent entraver un comportement alimentaire régulé. Bonne route à vous!
27/11/2013 (19:00) lideseyne Bonjour G.A.Je ne serai pas présente lors du chat mais je voudrais quand même exposer le pb qui se pose à moi en ce moment. Grâce au programme de LC j'ai découvert que j'étais "petit mangeur". Depuis, j'ai l'impression de devoir faire le deuil de manger. Je sais parfaitement que j'ai toujours la possiblité de manger plus tard ce que je n'aurai pas mangé à un repas, la nourriture ne manque pas , mais moi c'est comme si je n'avais plus le droit de la manger. Et bien évidemment, les EME qui avaient presque disparu depuis quelques temps ont réapparu encore plus violentes qu'avant. La PC et la dégustation m'aident parfois mais pas toujours et j'ai l'impression de régresser. je sais que je dois persévérer et m'accrocher mais que c'est difficile de faire le deuil!!! Merci de vos conseils. Bonsoir lideseyne, Est-ce véritablement un inconvénient d'être un petit mangeur? Y'a-t-il véritablement un avantage à être un grand dévorateur avalant des quantités énormes de nourriture? En fait, le plaisir à manger n'est pas véritablement dépendant des quantités consommées. Il est en fait dépendant de l'attention que l'on porte à chaque bouchée, de la façon dont on «pense » chaque bouchée. Vit-on cette bouchée comme un apport bénéfique que l'on met à l'intérieur de soi, se nourrit-on des représentations dont cette bouchée est porteuse? Puis vient le moment du rassasiement, c'est-à-dire de la fin du plaisir en bouche, et du contentement, c'est-à-dire de la récompense émotionnelle que la nourriture nous apporte. Nourris et satisfaits, nous nous arrêtons sans aucun regret. Votre problème provient de la restriction cognitive dans laquelle vous êtes encore. Vous avez toujours peur d'être privée, de manquer. Ces émotions déclenchent des envies de manger émotionnelles. Les exercices de dégustation et surtout les exercices de consommation d'aliments riches (étape: j'apprends à déguster les aliments très caloriques) devraient vous aider à vous rassurer sur la permanence des aliments, sur le fait qu'ils sont toujours à votre disposition, et que le seul facteur limitant est votre appétit. Dans notre existence, il convient d'apprécier chaque bouchée, comme il convient d'apprécier chaque moment car nous avançons en permanence sur la ligne du temps. Bonne route!
27/11/2013 (19:01) chaton mon cervau ne repond plus a la satiete depuis tellement longtemps .ai je un espoir avec cette methode?j en ai tellement teste et je me sens impuissante.quand je suis au contact des aliments je ne m entend plus et je cede avec violence a toutes ces pultions,je m aneantie et je me degoute. Bienvenue parmi nous, chaton. Vous êtes maintenant au tout début d'une longue route, d'un long chemin sinueux, comme une exploratrice de vous-même. Vous êtes en souffrance depuis si longtemps et il va vous falloir vous témoigner une grande gentillesse et une grande douceur pour parvenir à réparer vos blessures. C'est exactement ce que notre programme vous propose. Ah oui j'oubliais: Il va vous falloir aussi un grand courage. Nous sommes de tout coeur avec vous et nous ferons tout ce que nous pourrons pour vous soutenir.
27/11/2013 (19:03) Bonjour, je demarre tout juste ce programme et j'a Pardon, j'ai appuye trop tot! Je disais quand on se pose des questions depuis 30 ans, c'est pas facile! Doctor Zermatti dit qu'il faut manger et ne pas se priver! Aussi manger quand on a faim et d'arreter a la sasiete! Que fait on des envies de sucrerie qui arrivent de temps a autre lorsqu'on a pas faim? Quand est que l'on sait si on a assez mange? J'ai l'impression que j'ai assez mange alors je m'arrete, mais je me rends compte quelques heures après que j'ai encore faim! Qu'est ce que je fais? Merci Bonjour, Lorsque vous avez envie de manger des sucreries et que vous n'avez pas faim, c'est donc que vous avez des envies de manger émotionnelles. Vous mangez alors pour calmer vos émotions et éviter vos pensées pénibles. Notre programme est riche en moyens pour travailler sur les envies de manger émotionnelles. L'un de ces moyens, le plus important, est la pratique de la pleine conscience. Vous apprenez alors à considérer les pensées qui apparaissent dans votre espace mental, non pas comme des problèmes à résoudre (et que vous allez alors ruminer) mais comme des visiteuses, que l'on regarde passer. Cette prise de distance par rapport à ses pensées et ses émotions vous permet d'augmenter votre tolérance émotionnelle et rend ainsi les prises alimentaires moins nécessaires. Des outils comme l'EME-zen ou le travail sur les pensées automatiques vont dans le même sens. Bien sûr, c'est un long chemin sur lequel on avance cahin-caha et je vous souhaite bonne route. Pour votre seconde question, le retour de la faim après quelques heures, quel est donc le problème? Si la faim revient, vous pouvez faire une collation. Lorsque j'ai faim je mange quelle que soit l'heure, lorsque je n'ai pas faim je ne mange pas même si c'est l'heure. En tout cas c'est ce que je vous propose de faire en début de programme. Par la suite vous redécouvrirez vos appétits prévisionnels, qui vous permettront de faire venir à la faim selon des horaires socialement acceptables. Mais tout d'abord, mangez selon votre faim.
27/11/2013 (19:04) Kitty113 kitty113 : j'ai commencé il y a trois semaines, des sensations merveilleuses de liberté, de manger des choses "bonnes", de se demander de quoi l'on a envie... mais un buffet incapable de gérer les restes, le tout ou rien domine, bref j'ai quand même pris deux kilos... et comme j'ai malgré tout envie de pensé magique ma dernière idée c'est le sérocontrol? qu'en pensez-vous? Bonsoir Kitty, Je vous rappelle nos conseils: en début de programme, ne tentez pas de modifier brutalement vos conduites alimentaires. Pratiquez les exercices proposés sans chercher à aller plus vite que la musique. Peu à peu, les exercices vont remodeler vos conduites alimentaires. Vous allez devenir à nouveau capable d'écouter votre faim, votre satiété et manger sans culpabilité ce que vous aimez le plus. Mais vous précipiter d'emblée sur ce que vous aimez le plus alors que vous n'avez pas encore la capacité d'écouter et de respecter vos sensations alimentaires, c'est prendre le risque de grossir. Il n'y a aucune magie là-dedans, et bien au contraire un long travail sur vous-même. Bonne route à vous et bon courage.
27/11/2013 (19:07) sophilyse Bonjour, je n'arrive pas à trouver mon image refuge, je n'arrive plus à visualiser au fond de moi ce qui pouvait me procurer un bien- être; je suis comme anesthésiée affectivement; est-il alors possible d'utiliser comme "refuge" une chanson que l'on écouterait au moment de devoir gérer des EME? Bonsoir sophilyse, Et pourquoi pas utiliser une image sonore en tant qu'image refuge? Bien sûr que vous pouvez utiliser une chanson qui vous fait du bien, qui vous sécurise, en tant qu'image refuge.
27/11/2013 (18:31) librairie bonsoir mr Apefldorfer , je me pause une question est ce que c'est normal de se sentir différente des personnes qui mentoure quand je mange ché moi ils mangent vraiment en énormes quantité maintenant jai enfin fait la paix avec les aliments sa c une trés grande victoire je me culpabilise plus avec le pain beurré ah et quel plaisir je sait mareter en ecoutant ma faim jai reussi a perdre 4 kilos en 2mois et a stabiliser mais jaimerai perdre trois kilos de plus et stopper stabiliser mai je crois que mon coprs ne desendra pas plus je dois surement etre arriver a mon poids de forme c poursa que jarive pas a perdre les 3 autres kilos ko debut jsouhaiter perdre mais maintenant je sui en paix a que du pl Bonsoir librairie, Ce que vous dites là me fait très plaisir. Vous mangez beaucoup moins, sans frustration, puisque vous respectez vos sensations alimentaires. C'est effectivement une grande victoire. Du coup, vous vous rendez compte que, autour de vous des personnes mangent bien plus que vous. Il se peut que ces personnes soient grosses, mais il se peut aussi qu'elles aient des besoins plus importants que vous. Si vous mangez en respectant globalement vos sensations alimentaires et que votre poids se stabilise, c'est sans doute que vous êtes proche de votre poids d'équilibre. Peut-être celui-ci n'est il pas exactement le poids que vous souhaitez, mais c'est sans doute le seul poids confortable et tenable dans la durée. L'important est que vous soyez en paix avec vos aliments et avec vous-même, et que vous puissiez vivre votre vie au mieux sans plus d'obsession du poids et de la nourriture. Le chemin n'est pas terminé. Il vous reste maintenant à vous installer, à conforter vos acquis. Encore bravo et bonne route!
27/11/2013 (18:31) librairie Bonsoir mr Apfeldorfer gérard jaimerai vous poser une question est ce que c normal de se sentir différents des autres quand je mange en exercant lecoute de son coprs pour manger? bravo en tt cas votre site mai dune trés grande aide c une imense victoire la paix avec les aliments mercii Vous mangez en vous écoutant et vous constatez que tout le monde ne fait pas de même! Eh oui! C'est sans doute pour cela qu'il y a tant de problèmes d'obésité dans notre société.
27/11/2013 (18:30) G. Apfeldorfer Bonsoir et bienvenue dans ce tchat dans lequel vous pouvez poser toutes les questions. Les questions n'engagent à rien, ce sont les réponses qui engagent. Je ferai de mon mieux pour vous répondre dans la mesure de mes moyens.
27/11/2013 (19:08) victory Oups j'ai appuyé sur la mauvaise touche désolée ! je voulais savoir ce que vous en pensez...mille merci
27/11/2013 (19:08) victory La question était : est-il mauvais pour la santé de manger du chocolat tous les jours (un ou deux carrés) et un ou deux gateaux par semaine ? merci et encore désolée pour ces questions un peu décousues Quelle curieuse question, Victory! Pourquoi serait-il mauvais de manger régulièrement un peu de chocolat et quelques gâteaux? La seule chose qui serait mauvaise, ce serait de se nourrir exclusivement de chocolat ou bien de gâteaux. Mais dans la mesure où par ailleurs vous mangez de façon suffisamment variée, il n'y a strictement aucun problème. Votre question montre quelle vision morale on fait peser sur notre alimentation, au point de diaboliser certains aliments et de stigmatiser ceux qui les mangent. Ne nous laissons pas faire!
27/11/2013 (19:15) librairie pour conforter mes acquis je remarque que je nai meme plus besoin de me dire faut manger des legumes pour bien réguler a sa sfait tous seul pdt lé repas pr mes apetits specifique Bravo librairie pour vos progrès! Effectivement, lorsqu'on s'est débarrassé du poids des interdits, lorsque l'on mange ce que l'on aime, on se surprend à manger des légumes non pas par devoir mais parce qu'on les aime.
27/11/2013 (19:15) librairie c grace a votre site je vous remercie beaucoup avant je fesait des crises et maintnant je me rend compte que cest terminer si je mange se que jai envie Merci librairie
27/11/2013 (19:16) librairie je pense que le stress de mon boulot davant ma beaucoup toucher sur mon rapport avec la nouriture je travailler en cantine scolaire et je devais manger en meme temp que de servir les enfants en cantine scolaire avec enormément du bruit pour moi cétai lhoreur mon repas fesait vraiment pas parti du plaisir Oui c'est vrai, manger dans de mauvaises conditions, sans avoir du temps devant soi, sans pouvoir choisir ses aliments, sans pouvoir porter de l'attention à ce qui se passe dans notre bouche, être perpétuellement distraite par différentes tâches à performer, tout cela conduit à ne pas pouvoir écouter ses sensations alimentaires et souvent manger trop. Manger ainsi engendre des envies de manger émotionnelles, ce qui rajoute au problème.
27/11/2013 (19:16) Magali75 bonsoir. j'ai entendu et lu dans des magazines que les compulsions alimentaires servaient à combler un manque affectif ou autres vides... quel est votre avis ? est-ce que votre méthode LC peut parvenir à résoudre ces compulsions dans ces cas-là ? Oui bien sûr, certains d'entre nous mangent pour calmer leurs émotions dans un certain nombre de cas. C'est ce que nous appelons des envies de manger émotionnelles. Et une bonne partie de notre programme est consacrée à vous permettre d'augmenter votre tolérance émotionnelle, de telle sorte que vous n'ayez plus ce besoin de calmer vos émotions et de faire disparaître vos pensées pénibles. Les techniques de pleine conscience devraient vous y aider. Je vous conseille de faire les exercices de la façon la plus assidue possible.
27/11/2013 (19:20) librairie je vien souhaiter courage a minouchette et je ve te dire que oui tu pe retrouver la paix avec toute sortes daliments tant que tu ecoute ton corps je fesais un debut de boulimie mentale juste avant de mabonner a line co persévere Je transmets!
27/11/2013 (19:21) Sitael Bonjour. Je commence également tout juste le programme, même si j'ai lu vos ouvrages ainsi que ceux de MR.Zermati il y a de cela plusieurs années. Etant une femme, je me dois d'en subir parfois la condition et une grane difficultée dont je me rends compte est la période des menstruations. Malheureusement, cette période a sur moi un effet très négatif tant sur le plan physique que moral : douleurs au ventre, maux de tête, vertiges, bouffées de chaleur, irritabilité, larme facile.. et j'en passe. Un rien me frustre, m'énerve, me fatigue. J'ai par conséquent tendance à avoir envie de ne rien faire hormis rester au chaud et manger des choses sucrées et douces, loin des obligations. Du coup, j'ai tendance à me dire que cette période est comme une parenthèse et que je peux bien me "faire plaisir" à manger n'importe quoi n'importe quand (ce qui ne me fait pas du tout plaisir, au fond). Je me rends compte que c'est une pensée permissive que je semble considérer comme un soulagement. Comment selon pourrais-je appréhender cette période mensuelle tout en ne décidant pas de reléguer la méthode au second plan? Merci à vous pour vos éclaircissements et cette méthode bienveillante, d'une manière générale. :) Bonsoir sitael, Je vous répondrai sur deux plans: tout d'abord il est possible que vous souffriez d'un syndrome prémenstruel. Je vous conseille d'en parler à votre gynécologue ou à votre médecin traitant, qui pourront peut-être envisager un traitement hormonal susceptible de corriger cela. D'autre part, durant cette période où vous vous sentez dépressive, vous avez tendance à avoir des envies de manger émotionnelles, c'est à dire à calmer votre sentiment dépressif en mangeant. Je vous conseille de vous entraîner à la pratique de la pleine conscience, et de pratiquer des moments de pleine conscience durant cette période des règles. Vous pouvez faire appel à la technique de l'EME-zen, qui me paraît tout particulièrement adaptée à ce moment-là.
27/11/2013 (19:22) librairie jai une question quest ce que ve dire la pleine conscience? etre conscient de ce quon est en train dfaire c sa ou pas? C'est une très bonne question, librairie. Il s'agit de la pleine conscience du moment présent. Nous prêtons très peu attention au moment présent: nous nous inquiétons du futur et cherchons à résoudre en permanence tous les problèmes qui pourraient se poser. Nous le faisons souvent à la lumière de notre expérience passée, et ce passé, nous pouvons aussi le revisiter, bien souvent parce que nous n'en sommes pas satisfaits. Le résultat est que nous ruminons beaucoup de pensées pénibles génératrices d'émotions elles aussi pénibles. Se recentrer dans le moment présent, focaliser délibérément son attention sur les événements physiques et mentaux qui se déroulent dans le moment présent, sans jugement de valeur, nous permet de prendre du recul par rapport à ses pensées et par rapport à ses émotions. Les pensées passent, les émotions s'évaporent peu à peu. On devient capable de tolérer ses pensées et ses émotions et donc de ne plus avoir besoin de manger pour calmer tout cela. Est ce plus clair?
27/11/2013 (19:25) marieal bonsoir d'où vient le besoin de remplir le vide, l'ennui? Le vide n'est pas vide et c'est bien là le problème. Le vide et plein de pensées, d'émotions, souvent pénibles. C'est cela que l'on cherche à fuir. Lorsque le vide se fait plus vide, ou en tout cas moins plein, quel soulagement! Bien des personnes cherchent ce vide de l'esprit, cette vacance, et en quelque sorte, ce sont de véritables vacances. La pratique de la pleine conscience n'y conduit-elle pas? Pas à un vrai vide, qui est impossible, mais à un plus grand calme, à une acceptation de ce qui transite dans notre espace mental, des pensées de toutes sortes, sur lesquelles nous ne nous arrêtons pas, que nous laissons nous traverser, juste en les regardant passer.
27/11/2013 (19:28) Magali75 comment faire la différence entre une vraie faim et une compulsion ? j'ai pris au goûter (17h) une banane, des amandes, du nougat et une compote... et j'ai l'impression d'avoir faim... je pense que cela ne doit pas être une vraie faim étant donné tout ce que j'ai déjà mangé il y a 2 heures ?.... Les exercices que nous vous proposons sur la faim devraient vous permettre de faire la différence entre la faim et une envie de manger émotionnelle. La faim se manifeste par de nombreux signaux, variables d'une personne à l'autre et que vous allez apprendre à reconnaître: la gorge serrée, un creux ou un vide à l'estomac, des gargouillis dans l'intestin. Un peu plus tard: une tête lourde ou mal à la tête, de la fatigue, une sensation de faiblesse ou malaise, une difficulté de concentration. On peut aussi de sentir irritable, agressif, anxieux. Mais une faim intense et une envie de manger émotionnelle provoquent toutes deux un sentiment d'urgence à manger: on veut manger vite, goulûment, des aliments riches, et il est difficile de s'arrêter.
27/11/2013 (19:30) Sitael Je me souviens d'un extrait d'un ouvrage que vous aviez rédigé, expliquant de manière détaillée l'origine historique de la création des croissants, le tout avec beaucoup de poésie et stimulant des représentations très douces et positives de l'aliment. auriez-vous éventuellement des références littéraires à nous suggérer sur la thématique de ces représentations/histoire des aliments spécifiques? Il me semble que c'est une part importante de toute la démarche! Bonne soirée à vous. Il existe beaucoup de livres, écrits par des historiens ou des sociologues, qui reprennent l'histoire des aliments. Vous me prenez un peu de court et je n'ai pas de référence en tête. Si vous ne parvenez pas à trouver par vous-même, reposez moi la question une prochaine fois.
27/11/2013 (19:31) librairie trés bonne soirée a vous et merci beaucoup vraiment bravo pour votre travail Merci beaucoup librairie. Je vous remercie toutes et tous. Je vous souhaite un bon appétit pour le dîner, une bonne soirée, et je vous dis à la prochaine fois.
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