Chat du 4 avril 2012 avec Gérard Apfeldorfer

04/04/2012 (18:31) G. Apfeldorfer Bonsoir à toutes et à tous! C'est parti pour une heure de questions et (peut-être) de réponses!
04/04/2012 (18:35) CLAUDIA Bonjour Docteur APFELDORFER, J'ai commencé le 10 janvier et le 3 mars j'accusais 5 kg de plus : la catastrophe pour moi ! Puis j'ai compris, après un échange de mails avec ma coach que le but n'était pas de me jeter sur les "interdits"... du coup tout rentre doucement dans l'ordre et "magiquement" en 1 mois j' ai reperdu 4KG. Je me sens bien dans cette nouvelle approche alimentaire. Mais j'ai eu comme un déclic et mes choix de nourriture se portent sur des aliments sains. Par choix je me suis éloignée du sucre (et non par contrainte d'un régime) et du coup je ne ressens plus de pulsion pour le sucre que j'apparente, dans mon cas à une drogue... Mais justement j'ai peur... de gouter des aliments sucrés... qui ne me tentent pas pour le moment...mais qui pourraient me donner envie à Pâques.. Et après ? et si la porte de l'enfer s'ouvre ???? Je ressens vraiment le sucre comme une addiction dont j'arrive actuellement à me passer. Que me conseillez-vous Docteur ? Merci de votre réponse Bravo claudia pour cette magnifique remise en question et cette belle remontée ! C'est-à-dire cette descente du poids ! En ce qui concerne les addictions : le mécanisme profond de l'EME est l'évitement émotionnel. C'est pour éviter toute chose pénible que l'on mange sous forme de compulsion. On peut à partir de là développer une addiction comportementale : le comportement compulsif devient de plus en plus fréquent, et est déclenché par des événements de plus en plus faibles. Il convient de distinguer les addictions comportementales des addictions à des produits. Les principales addictions comportementales sont le jeu pathologique, le travail compulsif, le sport compulsif, la tendance aux achats compulsifs, la kleptomanie, la nymphomanie, la pyromanie ou la trichotillomanie. Et bien sûr, les conduites boulimiques et des compulsions alimentaires. Les principaux produits addictifs sont l'alcool, le tabac, les différents produits illicites. Aucune nourriture ne répond aux critères des produits addictifs. Selon l'OMS il n'existe pas d?addiction ou de dépendance alimentaire. La tendance addictive tient à la tentative d'évitement des émotions, et non pas à l'aliment lui-même. Cette différence est importante, car elle entraîne des stratégies différentes. Si on croit que le sucre est une drogue, on doit alors le bannir. Si on croit que l'EME est due à l'évitement émotionnel, mieux vaut se réconcilier avec les produits sucrés, travailler à augmenter sa tolérance aux émotions, afin de pouvoir manger les produits sucrés pour le plaisir qu'ils apportent, sans excès. Et c'est bien ce que nous vous proposons : vous réconcilier avec les produits sucrés, mais pas d'un seul coup, pas en ouvrant toutes les vannes. Non, il va vous falloir apprivoiser les produits sucrés, les dédiaboliser, les rendre inoffensifs. Cela va se faire grâce aux différents exercices alimentaires que nous vous proposons, sur les sensations alimentaires, sur la réintroduction prudente des aliments diabolisés. Ne vous pressez pas, suivez le chemin que nous vous proposons et tout viendra en son temps ! A bientôt !
04/04/2012 (18:37) misspurple bonjour j'aimerais arriver à faire de la RPC pendant mon temps de travail mais je n'arrive pas à faire de pauses! une solution? Bonsoir misspurple Je ne comprends pas très bien votre question. Trop de travail ? Un employeur tyrannique ? Pas de lieu pour faire une pause digne de ce nom (open space) ? Ou bien voulez-vous dire que c'est vous-même qui ne parvenez-pas à pratiquer un exercice de pleine conscience bien que, matériellement, vous pourriez le faire ? Vous n'y pensez-pas ? Vous oubliez ? Si tel est le cas, il existe toutes sortes de pense-bêtes, électroniques ou pas ... Bonne continuation
04/04/2012 (18:39) Ederl faut-il s'interdire de boire de l'alcool, je suis dans une période où je sors pas mal et cela m'arrive d'en boire , ensuite j'ai l'impression d'avoir faim et je mange, Marie ma coach me dit que c'est calorique et que cela doit déclencher des EME, ce que je crois fortement, alors faut-il que je m'empêche de faire la fête ? Bonsoir Ederl, Oui, l'alcool est un aliment (donc calorique), et un psychotrope (ayant des effets sur le psychisme) et a le plus souvent des effets désinhibiteurs sur le comportement. La question est : pourquoi ce besoin de vous étourdir dans toutes ces festivités ? Est-ce là une forme de fuite ? Les fêtes sont salutaires lorsqu'elles ponctuent la vie. Mais une phrase qui ne comporterait que des ponctuations ne serait pas une phrase. La vie a besoin qu'on lui donne un sens, qu'on s'y engage. Je vous laisse y réfléchir. N'hésitez pas à en parler avec votre coach. Bonne continuation.
04/04/2012 (18:43) linda187 bonjour je suis une maman d un petit bebe de 4mois et demi, est ce que cela change quelque chose au programme,et une une autre question,j ai suivie le régime weight watchers pendant 3 mois, est ce que cela change aussi quelque chose au programme ? merci Bonsoir Linda, Toutes mes félicitations à la maman que vous êtes. Si vous allaitez, rappelez-vous que lorsqu'une femme allaite, elle sécrète une hormone, la prolactine, qui déclenche la production de lait. D'autres hormones transforment aussi votre corps en un lit douillet afin que vous soyez au service de votre bébé. La prolactine déclenche aussi une augmentation de la faim. Il est en effet nécessaire de manger davantage puisqu'on produit du lait et que ce ne serait pas bon si c'était en dévorant ses propres tissus qu'on nourrissait son enfant. Et puis, il y a la fatigue des premiers mois, l'enfant qu'il faut nourrir la nuit, l'anxiété de bien faire, et beaucoup d'autres choses encore. Cela aussi peut vous faire manger davantage. Pour ces raisons, il est difficile, et peu conseillé de chercher à maigrir drastiquement quand on allaite. Quant à un régime Weight Watchers fait auparavant, je ne vois pas où est le problème. Personne n'arrive à LineCoaching vierge de tout régime, n'est-ce pas ? Il s'agit donc de changer de philosophie et de pratique. Bonne continuation
04/04/2012 (18:47) Nessma Bonjour, J'ai une boule à la gorge qui ne disparaît que rarement et le seule moyen pour moi d'y parvenir , c'est de boire mon lait au café, le problème c'est que je me trimbale avec ma tasse à longueur de journée, c'est comme si je n'arrêtais pas de manger donc finalement je ne ressens pas trop la faim ou très peu, et je me sens triste de n'avoir besoin que du 1/3 de mon assiette .... Bonsoir Nessma, Si je comprends bien, vous vous nourrissez en grande partie de lait. Du coup, vous n'avez plus tellement faim pour autre chose. En soi, ce n'est pas un problème, de se nourrir de lait, pour une bonne part de sa ration alimentaire. Le souci, c'est qu'on n'a donc plus faim pour autre chose. Si je comprends bien aussi, ce lait est là pour calmer des angoisses. C'est sans doute là dessus qu'il convient que vous portiez votre attention. Et si vous essayiez de pratiquer une séance de pleine conscience dans ces moments d'angoisse ? Et si vous cherchiez à savoir quelles sont les causes de ces angoisses ? Bon courage.
04/04/2012 (18:51) Juliaan Cher Docteur, j'ai pris conscience qu'une de mes difficultés était le stresseur poids, et que ce-dernier m'éloignait de mes sensations alimentaires, car je me mettais en restriction cognitive si mon poids montait. En travaillant sur LC je suis convaincue du bon sens d'être à l'écoute de mes sensations. Depuis deux mois que je pratique LC mon poids est stable ce qui est une victoire pour moi, car je ne veux pas perdre du poids, mais me maintenir en mangeuse régulée. Ma question anticipe sur la vie. J'ai actuellement 40 ans et je vois qu'autour de mois les femmes prennent quelques rondeurs avec la ménopause. Dois-je me faire à l'idée que mon poids pourrait légèrement augmenter ces 20 prochaines années? Je pose cette question car je ne veux à aucun prix revivre la restriction. Et comme je stresse à la moindre prise de poids, une préparation à la suite me semble un travail aussi à anticiper Je vous remercie pour tout le travail de qualité et de recherche que vous faites. Vous m'aidez énormément. Cordialement. Juliaan Bonsoir juliaan, Je suis drôlement content de ce que vous nous rapportez ! Vous avez cessé de vous stresser avec votre poids, et du coup, ce poids se stabilise. Peut-être êtes-vous à votre poids d'équilibre. Merci ! Statistiquement, lors de la ménopause, la plupart des femmes prennent quelques kilos. Mais ce n'est pas inéluctable. La cessation des hormones féminines se traduit surtout par une perte de certaines caractéristiques féminines : la taille est moins prise et s'épaissit, on perd son galbe, le corps évolue davantage sur le modèle des hommes. Ce qui se modifie aussi, dans cette période, pour nombre de femmes, c'est leur humeur, et les moments de déprime peuvent conduire à manger davantage. Le deuil à faire de sa féminité, l'idée que maintenant le physique n'a plus d'importance, qu'on peut donc se laisser aller à manger ce dont on se privait, conduit aussi bien des femmes à prendre du poids. Je vous conseille alors de témoigner à votre personne et à votre corps le plus grand respect. Il s'agit de vivre toutes les périodes de sa vie, les unes après les autres, du mieux que l'on peut. Il s'agit de prendre soin de sa forme physique en donnant régulièrement de l'exercice à son corps, de prendre soin de son bien-être mental, de son équanimité, et aussi de prendre soin de son apparence en apparaissant aux autres, et à ses propres yeux, telle que l'on est, et à son mieux. Au fur et à mesure qu'on avance en âge, le respect, l'attention, la bienveillance que l'on se doit deviennent des éléments qui prennent de plus en plus d'importance. Être à son mieux les nécessite, alors que, dans sa jeunesse, on pouvait avoir le sentiment que cela nous était naturel.
04/04/2012 (18:52) eileen Cher Docteur, j'arrive à la fin du programme et je tiens à vous remercier chaleureusement (ainsi qu'au Docteur Zermati et votre équipe of course !). Je me sens tellement bien maintenant.Et d'ailleurs depuis 15 jours j'ai perdu 2 kilos. Et depuis 2 mois, plus aucune EME ni aucune compulsion.Cependant, je me rends compte que je suis toujours dans "l'émotionnel". Je m'explique : je prépare aux repas des plats et des recettes que ma grand-mère me faisait lorsque j'étais petite ( c'est en partie elle qui m'a élevée). Je précise que j'ai "envie" de ces plats. Du coup, je voulais savoir si cette façon de faire pouvait être négative. Merci encore pour tout. Et j'espère que votre travail et votre approche seront enfin reconnus! Merci eileen pour ce témoignage ! Vos envies de plats qui se rappellent à votre mémoire est une excellente chose. Pourquoi donc serait-ce négatif ? Bien au contraire, les plats qui ont du sens, qui nous évoquent des souvenirs chaleureux et formidables, nous nourrissent physiquement et mentalement, et nous n'avons alors pas besoin de grosses quantités. Continuez à manger ce que vous aimez et à aimer ce que vous mangez. Et nourrissez-vous de tous ces bons souvenirs.
04/04/2012 (18:53) Lia Bonjour, depuis quelques jours j'ai repris un carnet de fractionnement et j'y arrive bien avec tous les nouveaux outils intégrés au fil des mois et la thérapie tcc. J'ai très faim tout le temps. Une faim supportable mais qui revient de manière impérieuse. Je me demande si c'est tenable sur le long terme. Je fais mes collations pourtant. Est ce que ça pourrait être un signe que je suis à mon set point? Merci. Bravo lia, je suis heureux de savoir que tout avance. Cependant, l'exercice de fractionnement ne consiste pas à s'affamer. On mange moins à chaque fois, certes, mais plus souvent, si bien qu'on répond à sa faim chaque fois qu'elle se présente. Alors, la question se pose : est-ce de la faim, ou de la peur de manquer ? Rappelez-vous qu'à tout instant, si la faim apparaît, vous pouvez manger n'importe quoi, ce dont vous avez envie dans le moment présent. Bonne continuation.
04/04/2012 (18:55) Alexis Bonjour Mr Apfeldorpher , j'ai une question "de fille" à poser . Avez vous connaissance d'une étude sur l'influence du port d'un stérilet avec hormones (Stérilet Mirena )et la prise de poids, on entend beaucoup de commentaires très subjectifs sur le sujet mais rien de très scientifique . Avez vous un avis ? merci d'avance Bonsoir Alexis, La progestérone contenue dans le stérilet a une action purement locale. De plus, cette hormone, naturelle, n'engendre pas de prise de poids automatique. Donc ce sont bien des commentaires subjectifs et sans fondement scientifique ! A bientôt
04/04/2012 (18:59) Patience Bonsoir M. Apfeldorfer. Je voudrais avoir votre avis sur le programme d'amaigrissement WW. Une amie suit cette méthode et me dit qu'ils évoquent souvent, lors de leurs réunions, les notions de satiété et de faim. Mon amie peut manger sans avoir à compter des points (d'après ce que j'ai compris, un aliment = une valeur en points) ; par contre, elle a une liste d'aliments précis à manger pour ces journées sans compter. Et parfois elle doit compter ses "points aliments". Alors j'ai l'impression qu'il y a du bon dans cette méthode (faim, satiété, manger sans calculer quoi que ce soit). Mais je trouve qu'il y a aussi des choses contradictoires (un aliment = tant de points). Mon amie maigrit ; moi je stagne et me bat sans beaucoup de succès avec mes EME. J'avoue que je l'envie. Mais je fais de la résistance en m'accrochant à mes carnets Linecoaching, avec du découragement cependant... Alors qu'en pensez-vous ? WW est-elle une méthode moins "psychologiquement dangereuse" que les autres ? Est-il possible de la suivre en parallèle à Linecoaching ? Ou bien dois-je continuer à m'accrocher coûte que coûte à Linecoaching en prenant patience ?... Merci pour votre éclairage. Bonsoir patience, La méthode Weight Watchers est sans doute le moins mauvais des régimes. Elle a récemment intégré dans son programme les notions de faim et de satiété, mais de façon incomplète. Il est en effet contradictoire de demander qu'on écoute sa faim, et qu'on compte des points, ou bien qu'on ne mange que ceci et pas cela, c'est-à-dire qu'on limite artificiellement son alimentation. Ce contingentement alimentaire permet, comme dans tous les régimes, de perdre du poids dans un premier temps, mais que se passe-t-il à la sortie ? De plus, les problèmes émotionnels ne sont pas pris en compte. Ils sont étouffés tant qu'on est encadré par le régime, mais éclatent un jour ou l'autre. On ne peut pas faire WW et LineCoaching dans le même temps. La logique n'est pas la même. Avec LineCoaching, vous apprenez à être vraiment à l'écoute de vos sensations alimentaires, pas pour de rire, et vous travaillez vraiment à augmenter votre tolérance émotionnelle, si cela est nécessaire. Le démarrage est sans doute moins spectaculaire, mais je vous rappelle que dans « Le lièvre et la tortue », de Jean de la Fontaine, c'est la tortue qui gagne. Il vous faut choisir !
04/04/2012 (19:02) doudouce La question d'Ederl m'interpelle. Je ne consomme pas d'alcool toute la journée mais j'aime mon verre de vin rouge chaque soir vers 18h00. J'essaie de comprendre pourquoi (eme) ou est-ce tout simplement pour m'empêcher de grignoter.?Je n'aime pas cela du tout mais je ne peux m'en empêcher. En revanche, j'ai commencé il y a à peine un mois et je suis beaucoup plus détendue à table . Je n'ai pas encore tout compris la façon de procéder mais j'y vais petit à petit . Ma deuxième question : que faire si je m'absente deux semaines. Est-ce important ? dois-je le signaler ?merci pour votre réponse. Bonsoir Doudouce, On peut boire de l'alcool et rechercher son effet psychotrope pour toutes sortes de raisons. Des bonnes et des mauvaises. La recherche du plaisir, du contentement, de la détente, d'une légère euphorie, cela n'est pas bien méchant. On se sent mieux avec cette consommation, qui ajoute du plaisir au plaisir. Mais lorsque l'alcool devient une nécessité, qu'on se sent mal quand on n'en a pas, alors on se dirige vers l'alcoolisme. Donc, méfiez-vous si vous constatez que l'alcool vous est nécessaire pour, par exemple, maîtriser vos émotions. Deuxième question : vous avez droit à des vacances, même si vous faites le programme. Vous reprendrez quand vous reviendrez, là où vous en étiez. Restez à l'écoute de vos sensations et bonnes vacances !
04/04/2012 (19:06) petite marie bonsoir, j'ai maintenant un mois et demi de linecoaching derrière moi, et une baisse de moral que j'attribue à une surcharge de travail et d'occupations familiales générant de la fatigue mais surtout le retour à ma pensée automatique préférée "je n'y arriverai jamais" je sais que c'est une pensée automatique, je sais d'où elle me vient, mais je n'arrive toujours pas à la regarder comme telle, elle continue à me faire beaucoup de mal même avec la pratique de la RPC... avez vous un conseil? je vous remercie Je n'y arriverai jamais, jamais, jamais. Paroles de petite marie, musique de qui ? Je me demande qui va la chanter, cette jolie chanson. Juste vous ? Pour vous toute seule ? Bon courage, vous allez y arriver. Identifier ses pensées automatiques, c'est le premier pas pour progresser !
04/04/2012 (19:09) Emman Bonsoir à tous, nous avons évoqué un sujet sur le forum sur lequel je voudrais revenir, celui des enfants. En résumé, un de mes enfants ne semble pas respecer sa satiété, il mange de grandes quantités, assez vite, avec de grosses bouchées par exemple. Il demande aussi fréquemment à manger s'il s'ennuie, s'il est fatigué. Il est petit, 5 ans, mais je le sens sensible. J'évoquais aussi quelques connaissances autour de moi où l'on voit bien que très jeune l'alimentation prend une place sans doute liée à l'émotionnel. Des jeunes gens qui montrent cet attrait pour de grandes quantités, et semblent insatiables. J'avoue que c'est aussi compliqué pour moi de lui dire constamment fais ce que je dis mais pas ce que je fais... Mais j'interviens tout de même. Certes, emman, il y a l'émotionnel, qui peut faire manger vite. Mais aussi, on a mis en évidence une série de gènes qui contrôlent les réserves adipeuses. Que ces dernières soient fortement influencées par l'hérédité est connu depuis longtemps. Mais plus récemment, on a aussi mis en évidence des gènes qui contrôlent le comportement alimentaire. Je pense que c'est sans doute en modulant la sensibilité aux sensations alimentaires. Les prochains travaux le préciseront sans doute. Certaines personnes, en fonction de leur génétique, percevraient leurs sensations alimentaires de faim et de satiété de façon plus aigüe, tandis que d'autres les percevraient moins bien. Les personnes ayant une perception aigüe de leurs sensations alimentaires seraient incapables de manger plus que leurs besoins et seraient incapables de prendre du poids. Cela donnerait des maigres constitutionnels. Et c'est là qu'intervient l'histoire personnelle et familiale. Une éducation alimentaire bien faite (centrée sur les sensations alimentaires, le contentement) permettrait aux enfants moins sensibles à leurs sensations alimentaires de mieux les percevoir et de mieux réguler leurs apports. Ces enfants feraient alors le poids programmé génétiquement. Ils seraient peut-être un peu rondouillards, mais sans plus.
04/04/2012 (19:11) Tag Bonjour Dr, Quand tout va bien, je pense à faire de la RPC, je fais attention aux signaux de la faim et la satiété, bref, tout va bien. Dès qu'il y a un grain de sable : coup de stress, anxiété, tout s'emballe et je ne pense plus du tout à la RPC et j'ignore complètement les signaux de mon corps. Comment faire pour ne pas flancher au premier coup de stress ? Merci et bonne soirée. Bonsoir tag, Il est clair que vous avez encore du travail, question tolérance émotionnelle. Je vous conseille de pratiquer la pleine conscience tous les exercices, pas seulement la respiration assidûment, quotidiennement. Et d'utiliser la technique de l'EME-zen. Sans doute n'y parviendrez-vous pas d'emblée de façon parfaite, mais peu à peu, elle vous aidera de plus en plus. Bon courage.
04/04/2012 (19:13) Lia C'est bien de la faim j'en suis sûre. Ce matin j'ai eu une eme, j'ai écouté le fichier 3mn et c'est passé. La vraie faim est très différente, gros glouglous dans le ventre, salivation, mal de tête, odorat superactivé (sisi). Je mange ne fractionnant mais si la faim revient souvent au total sur la journée il y a des chances de manger la même quantité que si j'avais fait mes repas habituels non? enfin je vous crois et je continue. Quand je pense à tous les sous que je ne mets plus dans les magazines "spécial printemps perdez 3kg". Ici au moins je retrouve de la sérénité. L'exercice du fractionnement a comme conséquence de vérifier où on en est par rapport à son poids d'équilibre. Si il s'avère qu'en fractionnant, on mange autant sur la semaine qu'en ne fractionnant pas, alors on est sans doute proche de son poids d'équilibre. Lorsque votre faim apparaît, n'hésitez pas à manger. Sans doute attendez-vous trop, ou bien fractionnez-vous trop en faisant des prises alimentaires trop minuscules ? Allez y à tâtons !
04/04/2012 (19:15) Emman Autre question, qui rejoint un peu une précédente sur le lieu de travail. Je ne peux pas toujours faire une séance de RPC dans les "règles". Ex : je suis à table avec les enfants, une envie de manger irrépressible. Quelques respirations suffisent selon vous ? Oui, bien sûr, on ne peut pas toujours faire une séance formelle. Alors on fait un moment de pleine conscience informel en se centrant sur sa respiration durant quelques instants. A chaque fois que cela nous est nécessaire.
04/04/2012 (19:17) Todgi Bonsoir Dr Apfeldorfer. Depuis une quinzaine de jours, je me sens mal après chaque prise alimentaire (maux de ventre, nauséeuse...). Pensez-vous que mon corps m'envoie les premiers signaux concernant le dépassement de ma satiété que je n'arrive pas à repérer? Malheureusement ces signaux sont un peu trop tardifs parce qu'ils se produisent entre 15 à 30 minutes après la fin de mon repas. Merci pour votre réponse. Bonsoir Todgi, je n'ai pas assez d'éléments pour vous répondre. Peut-être mangez-vous trop, et trop vite ? Ou bien, ces symptômes sont sans rapport avec votre façon de vous nourrir? Un problème de vésicule ? Restez à l'écoute de votre corps et n'hésitez pas à en parler à votre médecin traitant si cela persiste. A bientôt.
04/04/2012 (19:19) dorsay Si je ne me pèse pas tout va bien ,des que je monte sur la balance je perds pied et je ne contrôle plus mes EME même si la balance descend ....mais déçue quand même car en sensation je me sentais beaucoup plus légère!!! est il possible de ne jamais se peser? ou quel est le minimum a respecter ? merci docteur de votre réponse ,par ailleurs le programme ne me pose pas de soucis Bonsoir Dorsay, Lorsque le poids monte, on a tendance à faire une EME et on mange. Lorsque le poids descend, on peut être tenté de fêter ça en mangeant ! Dans tous les cas on mange ! Alors autant vous dire que se peser et indexer son moral sur le poids marqué est un bon moyen de se faire du mal. Pourquoi ne pas ranger votre balance au grenier ? Je suis sûr que vous saurez malgré tout si le poids va dans le bon sens ou bien non, de mois en mois. Ne serait-ce qu'aux vêtements. A bientôt.
04/04/2012 (19:23) capuccino Bonsoir Docteur, augmenter sa tolérance émotionnelle c'est un énorme enjeu pour moi. Malgré la pratique d'exercices de Pleine conscience 2 fois par jour minimum j'ai l'impression que mes émotions sont encore plus présentes qu'avant et que j'y fais moins bien face. Pour essayer d'augmenter encore mon potentiel, j'ai acheté le livre et le CD de votre confrère C. André mais rien n'y fait. Pourquoi certaines personnes ont-elles malgré tous leurs efforts tant de mal à gérer leurs émotions sainement ? J'ai l'impression que plus j'avance en âge et plus je suis submergée par mes émotions. Y a-t-il une incidence de l'un sur l'autre ? La pleine conscience a ceci de difficile qu'elle nous conduit à regarder ce que nous ne voulons pas regarder. Puis, quand nous le regardons, nous voyons que cela est regardable. Mais on peut passer par une période où on vit ses émotions avec plus d'acuité, puisqu'on s'anesthésie moins. Cependant, la pleine conscience n'est pas la réponse univoque à tous les problèmes, ne peut pas tout résoudre. Dans certains cas, il faut aussi parfois aller un peu plus loin et entreprendre une psychothérapie, d'une forme ou d'une autre. A bientôt.
04/04/2012 (19:26) Emman Je rejoins Lia, quand je fractionne, impression d'avoir tout le temps faim et j'avoue c'est angoissant. Même réponse, emman. La peur d'avoir faim, et l'angoisse de manquer sont sans doute encore là.
04/04/2012 (19:29) G. Apfeldorfer Eh bien voilà qu'arrive l'heure du dîner. Pour moi, ce seront des lasagnes au four. Vous allez me dire: c'est lourd. Mais ça dépend combien on en mange. Bon appétit!
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