Chat du 7 septembre avec Gérard Apfeldorfer

G. Apfeldorfer Bonjour à tous et bienvenue dans ce chat.

07/09/2011 (18:35) zou29 Bonjour Gérard A, je viens de finir les 4 journées "fin de journée", les plus exceptionnelles pour moi depuis le début, car c'est mon gros problème. si je me couchais à 17h ts les soirs je serais mince comme une libellule !!! et je commence aujourd'hui les 7 jours avec pauses...voilà ma question : vous dites qu'il vaut mieux prendre une ou des collations pour ne pas arriver affamée le soir !!!mais alors je ne comprends plus ! c'est justement ce que j'ai découvert chez moi, que je mangeais de peur d'avoir faim, en prévision, et maintenant que je m'applique tant à attendre la faim pour manger et que j'adore tellement c'est meilleur quand on mange avec faim, vous me demandez de prendre une collation pour ne pas rester le ventre vide ? peut être y a t il une nuance que je n'ai pas saisie ? je me sens encore fragile (bien que j'ai beaucoup avancé avec votre méthode), et comme je commence aujourd'hui les pauses, j'ai hâte de vous lire...merci pour tout ce que vous nous apportez et surtout nous faites découvrir nous mêmes sur nos propres comportements ! j'ai l'impression que c'est comme le vélo, une fois qu'on a compris, on n'oublie plus jamais, alors encore merci pour votre aide oh combien précieuse... Bonsoir zou29, Si à 17-18 heures, vous avez (vraiment) faim, pas simplement peur d?avoir faim, alors il convient de prendre une collation pour éviter d?avoir une trop grande faim un peu plus tard. Si vous n?avez pas faim, alors attendez simplement que la faim vienne.
07/09/2011 (18:39) emmaz Merci à vous Dr Apfeldorfer et Zermati pour m'avoir fait avancer sur l'identification des EME... Je m'aperçois que ma difficulté à gérer les émotions négatives, stress, angoisse de l'avenir, culpabilité, ennui est responsable de mes comportements compulsifs (nourriture, cigarette, achats...) Cela nous met dans de plus ou moins grandes difficultés, et il faut apprendre à en sortir. La méthode me permet d'observer ce qui se passe dans mon corps et mon esprit... Cela m'encourage dans de bonnes résolutions, ce qui est plus facile lorsqu'on repère les fonctionnements. Cela me fait penser à un texte que j'aime bien, en référence à la spiritualité toltèque, qui nous exhorte à sortir du "Juge et de la Victime": on passe pas mal de temps à alterner entre des jugements sur soi-même et de l'auto-appitoiement du type: je n'y arriverai jamais, je suis trop nulle! Nous devons apprendre à nous aimer en se disant que nous avons tous la même valeur. J'ai commencé la méthode sur le site lundi dernier, et cela m'apporte beaucoup. Un grand merci. Emmaz Bonsoir Emmaz, Comme je suis d'accord avec vous ! C'est bien, cette histoire du jeu du juge et de la victime. Je ne connaissais pas. L'objectif est effectivement de quitter ces auto-commentaires négatifs que l'on se fait sur soi-même. Dans la technique de la pleine conscience, on ne cherche pas à écarter ces auto-commentaires, et au contraire on les accueille, puisqu'ils nous rendent visite dans notre espace mental. Mais on ne les prend pas pour argent comptant, on prend conscience que ce sont des pensées et non des faits, que l?on peut donc avoir ces pensées qui nous visitent, sans adhérer au contenu des pensées. Acceptées sans lutte, ces pensées peuvent alors passer et nous quitter. Bonne continuation !
07/09/2011 (18:41) yasmine bonjour je decouvre la methode , si je comprends bien on doit manger quand on a la sensation de faim, mais ce qui implique qu on saute des repas , mais j ai toujours cru que c etait ce qu il ne fallait surtout pas faire ( le corps a une memoire et quand on le prive au prochain repas il va stocker le peu qu on va manger ) quand pensez vous oui yasmine, on mange quand on a faim, même si ce n'est pas l'heure. Et on s'arrête quand on n'a plus faim, même s'il en reste encore. Et on ne mange pas quand on n'a pas faim, même si ce n'est pas l'heure. Quel bouleversement, n'est-ce pas ? Ceci dit, en pratique, en respectant vos sensations alimentaires, vous allez vous apercevoir que vos sensations alimentaires se règlent peu à peu sur des horaires permettant de manger normalement en société. On appelle cela les appétits prévisionnels. Bonne continuation !
07/09/2011 (18:42) yasmine comment faire face a ces pulsions alimentaire la nuit , je suis dans un etat semi conscient merci Le syndrome d'alimentation nocturne consiste en une nécessité de manger la nuit, soit dans un demi-sommeil, soit parce qu'on a le sentiment qu'on ne peut pas se rendormir si on ne mange pas. Le plus souvent, ce sont des préoccupations alimentaires durant la journée, et des efforts de contrôle et d'interdiction qui en sont la cause. On mange la nuit parce qu'on s'interdit de manger le jour ! Le travail sur les sensations alimentaires et sur les aliments tabous devrait vous aider à venir à bot de ce problème. Des tensions durant la journée peuvent aussi être incriminées. Mais parfois, ce peut être la faim qui nous réveille ! On peut considérer qu'il s?agit d?envies de manger émotionnelles (EME) le plus souvent. Les différents exercices de PCS devraient vous aider à diminuer votre niveau de stress. Je vous propose dessayer ceci : Vous lever de votre lit, vous asseoir sur une chaise ou un fauteuil et faire une séance de pleine conscience (de préférence l'espace de respiration). Après cette séance, vous déciderez si vous voulez manger, ou bien non. Si vous mangez, faites-le calmement, en dégustant. Lorsque vous êtes apaisée, retournez vous coucher.
07/09/2011 (18:43) nanana Bonjour,si je n'ai pas ds mes placards des aliments qui me font envie, j'arrive plus facilement à identifier mes sensations de faim et mes émotions,j'ai beaucoup de mal à cohabiter avec les aliments que j'aime, je finis tjrs par les manger comme si le fait qu'ils soient là avec moi déclenchaient la sensation de faim,comment faire? Bonsoir nanana, Si vous êtes en début de parcours, je trouve cela normal. Vous êtes en restriction cognitive, et la présence d'aliments « interdits » peut déclencher des pertes de contrôle. La « peur de manquer » est une forme d'EME. Peu à peu, avec les exercices, vous allez perdre cette peur de manquer et vous pourrez voisiner avec des aliments que vous aimez. En attendant, vous avez raison : achetez seulement ce que vous comptez consommer le jour même, jetez ce qui reste. Bonne pratique !
07/09/2011 (18:49) valou bonsoir docteur, j'aimerais beaucoup avoir votre avis sur la psychologie positive, la pensée positive. est-ce que cette psychologie peut nous être utile et complémentaire, surtout pour les personnes comme moi, hyperphages ? La psychologie positive est une école de pensée assez mal comprise, et souvent présentée de façon simpliste. Son promoteur est le Pr Martin E.P. Seligman de l'université de Pennsylvanie. L'objectif clairement défini est d'atteindre le bonheur. Pour cela, on insiste sur les émotions positives, le développement de certains traits de caractère, les valeurs et les pratiques concrètes, l'engagement dans l'action. On promeut des vertus comme l'amour, le courage, la compassion, la créativité, curiosité, la modération, le contrôle de soi. On insiste sur les valeurs sociales, comme la justice, la responsabilité, la parentalité, l'éthique professionnelle, l'esprit d'équipe. Il convient de distinguer la psychologie positive de la pensée positive. Dans la pensée positive, on cherche à « positiver », à avoir des pensées du genre : "Aujourd'hui est le 1er jour du reste de ma vie" ou "Je vais réussir". Ce genre de méthode Coué a souvent des effets pernicieux, dès lors qu'on n'arrête pas de se répéter quelque chose auquel on est incapable de croire vraiment. On finit alors par culpabiliser de ne pas être heureux et par se dévaloriser encore plus. La psychologie positive admet qu'il convient aussi de savoir affronter les événements négatifs et d'avoir une pensée réaliste, alors que la pensée positive voudrait nous faire voir tout en rose. Ce dernier point est sans aucun doute fondamental et permet de rapprocher la pensée positive d'autres courants : celui de la pleine conscience (mindfulness) et celui de l'ACT (Acceptance and Commitment Therapy, en français : thérapie d?acceptation et d?engagement). Le programme LineCoaching est directement inspiré par ces deux dernières formes de thérapie. Donc en résumé, psychologie positive, oui, pensée positive non !
07/09/2011 (18:50) Flo Bonjour, Voilà environ 3 semaines que j'ai commencé le programme. Je commence à me sentir apaisée avec les aliments. Je me rends compte que je suis de plus en plus attirée par des repas qui ont plus de goût et redécouvre l'usage des herbes diverses. Ca me semble plus rassasiant. Il parait même que je suis plus détendue. Il me reste quand même régulièrement des envies de sucre vers 17h. Avec le temps, cela peut il s'atténuer? Merci beaucoup pour votre accompagnement précieux et efficace. Flo Des envies de sucre ? Moi aussi, j?aime bien le sucre et les aliments sucrés. En quoi est-ce un problème ? Bien entendu, si vous mangez un aliment sucré à 17 heures, si vous le dégustez (ce qui fait que vous en mangez une quantité qui correspond à votre appétit du moment) il est possible que vous n?ayez pas très faim au dîner. Dans ce cas, ne mangez pas deux fois et considérez que si vous n?avez pas faim au dîner, c?est normal puisque vous avez déjà mangé. Ne remangez pas ! Ou bien il s?agit d?une prise alimentaire compulsive, et l?étape « fin de journée » vous aidera à vous en sortir !
07/09/2011 (18:51) bubulle Bonsoir. j'en suis à l'étape qui concerne les EME. Je me rends compte que j'ai plus souvent des accès de gourmandise que de réelles EME. Comment faire la distinction et dois-je rapporter ces épisodes gourmands dans mon bilan ? MERCI !! Bonsoir Bubulle, La gourmandise est une excellente chose et c'est une grande qualité. Elle consiste à se débrouiller pour avoir le maximum de plaisir avec ce que l'on mange, en tenant compte du fait que le plaisir diminue au fur et à mesure qu'on se nourrit, pour finir par s'annuler (sensation de rassasiement). Se gratifier en mangeant du chocolat et en lisant un bon livre (en partageant son attention entre les deux) est excellent, si on a suffisamment d'appétit pour apprécier le chocolat. Si on n'a pas assez faim, où est donc la gourmandise ? Probablement est-on plutôt dans une EME qu'on essaie de calmer. Merci pour cette question intéressante.
07/09/2011 (18:52) Emmalie Bonjour Dr Apfeldorfer, ma question est simple pourquoi mes kilos ne partent pas ? En effet, depuis que je suis la méthode, j'essaie d'écouter et de respecter mes besoins. Je sais que j'aurais encore tendance à manger au-delà de ma faim, mais je sais aussi que je mange moins qu'avant. J'ai fait l'expérience de l'exercice concernant ma lettre à un proche qui m'a permis de voir que j'avais peur de maigrir parce-que je crois que je perdrais en quelque sorte la force (mon énergie) que j'ai aujourd'hui et que j'ai envie de perdre mes kilos pour être féminine. Pourtant, mes kilos restent accrochés, cela veut-il dire que tant que je ne serai pas prête, mes kilos ne partiront pas ? Merci d'avance pour vos conseils Bonjour Emmalie, Une absence de perte de poids en début de programme est fréquente. Parfois même c'est une petite prise en poids dans le début du programme. Cela peut être dû au fait que l'on cherche à griller les étapes. Bien des personnes tentent par exemple de réintroduire les aliments qu'elles évitaient auparavant (ceux qu'on classait comme "grossissants") alors qu'elles n'identifient pas encore clairement leurs sensations alimentaires et n'ont pas encore fait les exercices qui permettent d'en tenir compte. Résultat: on croit manger moins (c'est le cas en volume) mais on mange plus (en valeur calorique). Ou encore, on sort d'un régime, et on prend automatiquement du poids lors de cette sortie, sans que cela ait un rapport avec le programme. Comme vous le dites vous-même, vous mangez encore au-delà de votre faim. Poursuivez vos exercices sur le comportement alimentaire, et les choses vont bouger, peu à peu, en douceur. Bonne continuation.
07/09/2011 (18:54) galette bonjour docteur , (2ème jour de "l'expérimetation de la faim") On me demande d'attendre d'avoir faim pour manger , je constate que je ressens des troubles physiques : fatigue, maux de tête , gargouillis , mais pas réellement une envie de manger, pour continuer à pouvoir travailler(mon métier étant très physique ) je prends une collation un peu obligée sans plaisir réel, de nécessité. Dois-je alors ainsi écouter mon corps et m'obliger à manger ? merci Bonsoir Galette, C'est intéressant, ce que vous nous dites ! Vous constatez que faim et envie de manger sont deux choses différentes. On peut avoir envie de manger sans faim, mais on peut aussi avoir faim sans envie de manger. En l'occurrence, vous constatez des signes de faim évidents. Si vous n'avez pas de plaisir à manger alors que vous avez manifestement faim, cest sans doute que les conditions ne sont pas propices au plaisir. Vous ne pouvez pas manger quelque chose de bon, en prenant votre temps, en le dégustant. C'est dommage, mais on ne fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie, n'est-ce pas ? Alors, oui, on mange un truc fonctionnel, le minimum, et on se dit qu'on se fera plaisir plus tard. Bonne pratique
07/09/2011 (18:55) Patience Bonsoir Dr Apfeldoerfer. J'ai une question concernant l'alimentation et le sport de "haut" niveau. Mon frère fait de l'ultra trail (en gros, il court pendant des journées entières !) et, de ce fait, fait attention à ce qu'il mange (beaucoup de féculents, des compléments alimentaires, pas de sucres rapides...) et passe donc son temps à trier les aliments "bien" et "pas bien". Peut-on considérer qu'il est en restriction cognitive ? D'autre part, s'il mangeait ce qui lui fait vraiment envie (il adore les tartelettes à la fraise ou à l'abricot !), y aurait-il forcément un impact sur son poids et ses performances sportives ? Bref, peut-on "linecoacher" et être un sportif de haut niveau ?... Merci ! Bonjour patience, Votre frère n'est pas en restriction cognitive. Son objectif est la performance, et non pas maigrir. Il cherche à trouver le meilleur « carburant » pour optimiser ses performances et renonce à manger certaines choses qui les feraient baisser. Les tartelettes, votre frère peut en manger, mais pas plus que son appétit (comme tout le monde), et pas lorsqu'une compétition est proche. Ceci dit, souvent, les anciens sportifs prennent du poids à l'arrêt de la compétition car lorsqu'ils ne recherchent plus la performance, ils se rattrapent en mangeant les aliments dont ils se sont privés. Bonne continuation
07/09/2011 (18:58) cledut bonjour docteur, toute cette liberté en début de programme cela fait peur et j'ai commis plusieurs erreurs semble-til: je me suis jetée sur ce que je m'interdisais jusqu'alors... bien sur au lieu de perdre du poids j'en ai pris!ma question est la suivante:comment concilier liberté et raison(j'ai du cholestérol et des triglycérides!!) Bonsoir Cledut, Quelle liberté ? Ce que nous vous demandons, c'est de partir de votre comportement alimentaire actuel de début de programme, et de pratiquer les exercices. Ce sont ceux-ci qui doivent peu à peu remodeler vos conduites alimentaires. Nous ne recommandons pas de se jeter sur tout ce qu'on s'interdisait jusque là ! Cholestérol : le taux de cholestérol est majoritairement dépendant de facteurs génétiques. On peut en avoir et être maigre, et ne pas en avoir et être gros. Lorsque le taux de cholestérol total dépasse un certain niveau et que le rapport cholestérol HDL/LDL est défavorable, votre médecin vous prescrit un médicament anti-cholestérolémiant, à prendre le plus souvent pour le reste de votre vie. Triglycérides : leur taux varie bien plus vite et donne une indication complémentaire. Pour améliorer sa dyslipidémie : - Choisissez vos graisses alimentaires : préférez les huiles de colza et d?olive aux graisses animales, consommez produits riches en acides gras oméga 3 (poissons gras, huile de colza, laitages, oeufs, viandes blanches et rouges provenant d?animaux à l?alimentation supplémentée en graines de lin ou nourris à l?herbe). Cela ne signifie pas que vous ne devez pas consommer de graisses saturées (beurre et compagnie) mais que vous devez consommer préférentiellement les graisses insaturées et surtout les oméga 3, chaque fois que c'est possible : dans les graisses de cuisson, d'assaisonnement, dans le choix de vos viandes, poissons et oeufs. - Arrêtez de fumer, buvez modérément de l?alcool, faites de l'exercice physique. Le programme LineCoaching devrait vous aider à mettre en pratique une bonne partie de ces conseils. Bonne continuation !
07/09/2011 (19:01) doodoo Bonjour, j'ai déjà consulté un médecin du GROS et fait des carnets alimentaires. Je me "contrôlais" quand je le consultais, sûrement sensible au regard qu'il portait sur mes prises alimentaires. J'ai repris de mauvaises habitudes depuis qu'il ne voit plus ce que je mange, n'écoutant plus mes sensations alimentaires. Sur quoi me conseillez-vous de travailler pour devenir autonome? Bonsoir doodoo, Voilà, vous l'avez dit : il s'agit de devenir une grande personne, qui progresse pour elle-même, pas pour jouer à la bonne élève. Le programme LineCoaching vous fait des propositions et ne vous infantilise pas. Vous prenez vos responsabilités. Bonne continuation !
07/09/2011 (19:03) Bernadette Bonjour, Tout d'abord merci pour ce site qui m'a redonné de l'espoir. Malheureusement je vis un moment difficile dans ma vie et depuis samedi j'ai totalement craqué au niveau nourriture, je n'arrive plus à rien et je me goinfre. Je sens que j'en ai besoin pour digérer mes difficultés personnelles. Est-ce que tous les efforts que j'avais fait sont-ils annulés ? Faudrait-il repartir à zéro avec le programme ? ou essayer de continuer ? Merci pour votre réponse. Bonsoir Bernadette, La vie n'est pas toujours facile et bien des situations imprévues peuvent arriver, bien des choses peuvent nous bouleverser sur le plan émotionnel. Bien sûr, les progrès faits ne sont pas annulés parce qu'on régresse temporairement. On pourra, dès que possible, reconquérir le terrain perdu, et c'est en fait ainsi que l'on avance la plupart du temps : selon une spirale et non pas en ligne droite. Si vos problèmes émotionnels sont au premier plan, centrez-vous prioritairement sur les exercices de PCS. Bon courage.
07/09/2011 (19:06) Patience Autre question liée aux EME... Depuis que j'ai rempli mon carnet des EME, elles sont plus fortes, plus fréquentes, plus prononcées... Remplir ce carnet m'a fait prendre conscience que je mange essentiellement sous le coup d'émotions. Mais depuis cette prise de conscience, la situation empire. Et j'en suis à réagir comme avec les régimes, en me disant : "Tant pis pour aujourd'hui. Demain tu recommences à faire attention à tes sensations" (un peu comme on se dit "demain je commence mon régime"). Sauf que "demain", rien ne change : les EME sont toujours aussi présentes et je n'arrive plus à me caler sur mes sensations. Et je pense aux exercices de pleine conscience, mais après avoir mangé :-( Comment faire pour revenir dans le bon chemin ? Merci pour votre question. Lorsque les EME sont au premier plan, les sensations alimentaires deviennent bien difficiles à identifier et le plus souvent, c'est même impossible. Centrez-vous sur la PCS, non pas dans une optique d'efficacité immédiate (pour éviter une EME) mais comme travail de fond. À faire, tous les jours, à un moment où on n'a pas de difficulté importante, où tout va plutôt bien. Bonne pratique.
07/09/2011 (19:07) Lyphaé Bonjour ! Ma question concerne les intolérances alimentaires (auxquelles on a partiellement répondu sur le forum) : on a diagnostiqué à mon mari des intolérances au lait, au gluten et aux oeufs. Dans ces conditions, tout ce qui est biscuit et chocolat est interdit. Ce qui est son principal argument contre la méthode : comment pourrait-il l'appliquer vu que certains aliments lui sont interdits ? Lorsque je laisse traîner une plaquette de chocolat, il la dévore en 2', incapable d'y résister. Et après il souffre de mal de ventre, mal aux articulations et se blesse (il est très sportif). Quels seraient vos conseils pour combiner la méthode et les intolérances alimentaires ? Merci d'avance pour votre réponse et merci pour cette méthode qui change nos vies ! Bonsoir Lypha, Pourquoi manger des aliments qui nous rendent malade ? Habituellement, lorsqu'on mange un aliment qui nous rend malade, on en est profondément dégoûté ! Ce conditionnement porte même un nom : l'effet Garcia. Je mange des fraises, je suis malade, les fraises me dégoûtent, quelquefois à vie ! Peut-être votre mari n'a pas vraiment fait la relation entre le chocolat et son inconfort physique ? Bonne continuation.
07/09/2011 (19:09) Pipelette Bonsoir et merci !Je me demandais les rapports entre nombre de repas / quantités ingérées. Limiter le nombre de ses repas n'est-ce pas risquer de se goinfrer plus pendant les repas "au cas où" ? Multiplier ses repas est-ce une bonne solution dans l'optique d'une multiplication de petites prises de nourriture pour se réguler plus finement ou le fait de solliciter la digestion en permanence ou que sais-je pourrait poser des problèmes ? Bonsoir Pipelette, Merci pour cette question intéressante. Dans notre programme, nous vous demandons de ne pas vous obnubiler sur les repas, leur nombre, leur horaire. Mangez quand vous avez faim, ne mangez pas quand vous n'avez pas faim. Du moins au début du programme. Mais bien vite, vos appétits prévisionnels vont vous recaler sur des conduites qui correspondent davantage à la culture dans laquelle nous sommes. Car ne pas suivre les mêmes horaires que les autres empêche de manger en société, ce qui serait bien dommage. Il n'y a en réalité aucun inconvénient à manger 2 fois par jour ou 10 fois par jour. C'est une affaire purement culturelle et cela dépend du pays dans lequel on mange ! Bonne continuation !
07/09/2011 (19:11) yasmine bonsoir, autre comportement qu il me semble difficile a suprimer c est une dessert sucre le sort devanr la tv , c est un moment de detente apres une journée fatigante , une sorte de recompense ... Rechercher un moment de bien-être et se récompenser, en quelque sorte le repos du guerrier, n'est pas une conduite alimentaire anormale. Les points importants : - gardez de l'appétit pour ce dessert quand vous prenez votre repas ; - veillez à manger attentivement en dégustant, afin que ce plaisir soit complet et donc réconfortant. ; - lorsque vous arrivez au bout du plaisir, c'est-à-dire au rassasiement, arrêtez-vous de manger. Si on mange ainsi, on n'est pas alors dans une dynamique de remplissage de type boulimique et tout va bien. Bonne continuation !
07/09/2011 (19:13) moun Un grand merci tout d'abord. Comme plusieurs, j'ai commencé par découvrir vos livres. Ils m'ont apporté quelque chose de fantastique : la paix. J'ai laissé de côté ma balance, j'ai mangé des aliments que je m'interdisais ( à les car-en-sac!! j'en ai fait une consommation effrénée pendant une semaine! ... mais je crois bien ne pas en avoir mangé depuis 6 mois car je n'en ai pas envie. J'ai cessé de grossir, me suis éloignée de la balance. Et maintenant me voilà pour tenter de maigrir. En cherchant un praticien sur le gros, j'étais déçue de voir qu'il n'y en a pas à moins de 100km de chez moi, mais ravie de trouver le site qui me correspond peut-être mieux d'ailleurs. Mais quel gain d'être enfin sereine, d'oser manger ce que je veux au restaurant., ou bien chez les autres. Ceci étant, le chemin est en cours et j'ai un peu de mal avec la pleine conscience. J'apprécie beaucoup et je me sens relaxée ensuite, mais j'ai l'impression d'être une cocotte minute avec des idées qui fourmillent. Certes je les reporte à plus tard, mais aussitôt que j'en ai balayerune, une autre revient et c'est un balai un peu incessant. Le problème c'est peut-être que dans la vie quotidienne on est toujours un peu dans l'action, on ne prend pas le temps de s'arrêter pour réfléchir (en tout cas moi!, il faut dire que je suis rarement seule), et du coup j'ai l'impression que tout afflue, j'ai la tête comme un agenda électronique avec une liste de choses à faire! Du coup, même si la P.C. me relaxe, je suis souvent un peu insatisfaite. Peut-être est-ce transitoire... Bonsoir Moun, Ah ce que vous me dites me fait bien plaisir. Bravo pour ces magnifiques progrès ! La PCS : l'objectif n'est assurément pas de ne pas avoir de pensées. Il est d'accueillir les pensées qui se présentent de leur ouvrir la porte, mais de ne pas les suivre et les considérer comme des problèmes à résoudre. Si il y a beaucoup de pensées et qu'on ne peut pas les examiner une par une, alors, on se dit « pensées », et on reporte son attention sur la respiration, encore et encore. Sans jugement : les choses sont à prendre telles qu'elles sont. Beaucoup de pensées, peu de pensées, on constate, voilà tout. Bonne pratique !
07/09/2011 (19:15) AccordéoNNE Bonjour, je n'en suis pas encore très loin dans le parcours, mais ce que j'ai déjà, je pense, bien identifié, c'est que mes problèmes de surpoids sont dus à des EME ! Je n'ai pas vraiment de problème avec le fait d'avoir faim, mais par contre j'ai vraiment l'impression, parfois, de "basculer" dans un autre niveau de conscience dans lequel je DOIS manger... Par ailleurs, je travaille depuis de nombreuses années en thérapie, individuelle et groupe, et mes émotions, je commence à bien les avoir apprivoisées, celle de l'adulte que je suis et celle de la petite fille que j'étais... mais je n'ai pas encore trouvé LA cause de ce besoin compulsif de manger, même si j'ai de belles pistes de travail. Est-ce que votre méthode de travail sur les EME, que je n'ai pas encore expérimentée, permet de "s'apaiser" par "simplement" l'application de méthodes de relaxation-pleine conscience, ou bien est-ce qu'il peut être nécessaire d'aller plus loin dans une démarche personnelle ? Même si je met un peu la charrue avant les b?ufs, puisque je n'en suis pas encore là, votre avis m'intéresse... Bon, diffcile de me relire avec votre système d'écriture, j'espère n'avoir pas fait trop de fautes et avoir été claire dans ma demande... Bonsoir Accordaonne, La méthode de pleine conscience vise un objectif précis : augmenter votre tolérance émotionnelle. Il s'agit de devenir capable de tolérer des pensées diverses, qui suscitent des émotions diverses, sans recourir à un comportement alimentaire défensif. On ne se préoccupe que marginalement de la façon dont les choses se sont mises en place, par exemple de ce qui s'est passé dans son enfance. On se préoccupe de la façon dont notre esprit fonctionne, dans le moment présent. Bon vous allez voir que c'est drôlement intéressant, de considérer les choses sous cet angle Bonne pratique !
07/09/2011 (19:17) zou29 merci GA ! j'ai bien compris, donc je ne change rien au fait de manger uniquement quand j'ai faim, sauf EME bien sûr ! ah celles là !les pauses c'est juste pour apprendre à s'écouter encore mieux ? Les pauses où on fait de la PCS permettent effectivement de faire le point, et bien souvent de calmer le jeu, ce qui peut éviter de manger à la suite d'une EME. Les pauses où on mange : si on a faim, et en dégustant, de préférence. Voilà, c'est bien ça. Ca avance, zou29!
07/09/2011 (19:20) Patience Cette fois j'ai une question sur les aliments "tabous". J'ai bien compris qu'il n'y a pas d'aliment "méchant", que c'est ce que l'on mange sans faim qui fait grossir, que ce soit du chocolat ou des brocolis. Conclusion, je n'hésite plus à acheter les aliments que je considérais avant comme grossissants. Or, en cas d'EME, j'ai énormément tendance à foncer droit sur ces aliments-là. Tant que je n'ai pas un comportement alimentaire plus régulé, faut-il que j'évite d'acheter du chocolat et des pâtisseries ? Car on dirait que leur seule présence en rajoute une couche sur l'envie de manger... Mais si je n'en achète plus temporairement, est-ce que je ne me mettrai pas de nouveau en état de restriction cognitive ?... Ah, Patience il vous faut en avoir un peu, de la patience (celui-là, désolé, je n'ai pas pu résister). Quand on a une EME, on se tourne automatiquement vers les aliments hautement énergétiques, qui procurent des sensations intenses et peuvent tenir à distance les émotions. Les brocolis, ça ne marche pas. Les exercices sur les aliments tabous vont vous aider à réintroduire ces aliments et à les banaliser, de telle sorte que ce ne soit pas la peur de manquer, ni la culpabilité qui vous fasse les manger, mais bel et bien parce que vous en attendez un plaisir. Or nos appétences varient et le chocolat qui nous attirait le lundi, le mardi et le mercredi, ne nous attire pas forcément le jeudi. En résumé, ne cherchez pas à aller plus vite que la musique, et en attendant cette étape, soyez prudente avec ces aliments avec lesquels vous n'avez pas encore fait la paix. Bonne continuation !
07/09/2011 (19:22) ladybird Bonsoir et merci pour votre votre méthode, votre disponibilité et vos encouragements !! Je mange parfois le soir tard sous le coup d'une EME et des quantités importantes. Pour diminuer ma culpabilité, j'essaie d'appliquer votre principe de ne manger que lorsque la faim réapparait. Or le lendemain matin au réveil, j'ai déjà faim !! Pourquoi ? Bonsoir Ladybird, Ce n'est pas anormal. Mais sans doute constaterez-vous que votre faim est plus petite, que le rassasiement vient plus vite. Cet appétit d'oiseau peut se prolonger sur plusieurs repas en cas d'excès important. Si tel n'est pas le cas, alors ce sont (encore) vos émotions que vous font manger! Bonne continuation !
07/09/2011 (19:25) Patience Rires ! Je me disais bien qu'un jour vous alliez un peu me taquiner avec mon pseudo ! :-) Merci Docteur pour tous ces conseils, vraiment merci........
07/09/2011 (19:27) G. Apfeldorfer Ou là là, que de questions! J'ai fait de mon mieux. A bientôt à toutes et à tous.
07/09/2011 (19:27) Soleluna Bonsoir docteur, question supplémentaire concernant la gourmandise : elle n'est nulle part sur les carnets, du moins ceux que j'ai expérimentés jusqu'à présent. Je démarre le carnet de la faim où je dois identifier mes raisons de manger. Et nulle trace de la gourmandise. Parfois je sais / sens que la gourmandise est en réallité une EME. Mais parfois, je vous assure, c'est une vraie gourmandise (ou envie ; comme ce jus de tomate en guise d'apéro. Et l'apéro, c'est pas toujours de la faim). Quoi cocher dans ce cas? Tentation? ce n'est pas pourtant tout à faire la même chose... Merci pour cette réponse, et pour votre engagement auprès de vos patients :) Bonsoir Soleluna, Je crois avoir déjà répond u sur la gourmandise dans ce chat ! Je répète : bravo la gourmandise ! A condition d'être une vraie gourmande, qui ne voudrait pas se gâcher le plaisir du prochain repas (de la prochaine prise alimentaire, quelle qu'elle soit) en mangeant au-delà de son seuil de rassasiement. Ce seuil correspond à la fin du plaisir gustatif. Pourquoi alors manger plus, quand qu'on est un vrai gourmand ? Bonne continuation !
07/09/2011 (19:40) Gerard Apfeldorfer Merci pour toutes ces questions passionnantes et à mercredi prochain ... Bonne semaine à tous et bonne pratique ! Gerard Apfeldorfer

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