Chat du mercredi 5 septembre avec G. Apfeldorfer

05/09/2012 (18:29) G.Apfeldorfer Bonsoir tout le monde! Une heure pour poser toutes sortes de questions sur toutes sortes de choses! La foire aux questions, en somme. Bienvenue.
05/09/2012 (18:32) Mushroom Bonjour et merci pour ce que vous faites (j'apprécie notamment beaucoup votre livre "mangez en paix" et le concept du "mangeur civilisé"). J'ai une question un peu "scientifique" pour commencer : je ne comprends pas pourquoi, lorsqu'on mange à sa faim et qu'on est en surpoids, on perd du poids (et c'est pourtant ce que je suis en train de faire, mais j'aime comprendre !). Pourquoi le corps est-il "programmé" pour revenir à son poids d'équilibre quand il est nourri selon ses besoins, alors qu'il me paraitrait plus logique qu'il garde précieusement ses réserves de graisse pour affronter d'éventuelles futures disettes ? Bonjour, et merci pour ces compliments, et aussi pour ces questions, qui dérangent beaucoup de monde. Elles ne sont pas simples et découlent de ce que l'on sait des mécanismes de régulation à l'?uvre dans notre organisme, veillant aux équilibres de notre corps. Pourquoi maigrit-on si on mange à sa faim et pas plus. Si on est au-dessus de son poids d'équilibre, l'organisme ne demande qu'une chose, c'est de revenir à ce poids programmé. Les sensations alimentaires sont là pour nous signaler les quantités alimentaires à consommer pour être à ce poids-là. Quand on les écoute globalement (pas forcément en permanence) on revient au poids d'équilibre, en grossissant ou en maigrissant, selon qu'on est au-dessus ou au dessous. En fait, notre organisme fonctionne ainsi de façon globale : il existe des constantes qui ne demandent qu'à rester stables, et les systèmes de régulation sont là pour justement nous ramener à des constante lorsqu'on s'en écarte. Ainsi notre température corporelle est stabilisée à environ 37°C, notre taux de sucre dans le sang à environ 1 gramme par litre. Cela ne veut pas dire que la glycémie ne varie pas : après un repas, la glycémie monte, puis les mécanismes de régulation remplissent leur fonction pour la faire redescendre. Ainsi en va-t-il de notre poids. Lorsqu'on vit des disettes, réelles ou bien artificielles comme la disette d'un régime, l'organisme a tendance à vouloir récupérer les stocks perdus. Il pousse la faim, diminue la satiété, met le fonctionnement corporel en mode économie. Les sensations alimentaires nous motivent à trouver urgemment de la nourriture ! Lorsqu'on remange abondamment, l'organisme a tendance à augmenter les stocks : le poids d'équilibre est en hausse. En fait, pas toujours, mais souvent, l'organisme a fabriqué de nouveaux adipocytes (prise de poids par hyperplasie adipocytaire). J'espère que cela éclaircit le problème.
05/09/2012 (18:34) belen Je suis votre methode depuis debut juillet et elle transforme lentement, mais surement, ma vie. Je coince cependant sur la balance. J'ai decide quand j'ai commencer de ne me peser que 1x par semaine (ce qui est deja revolutionnaire pour moi, qui sois me pese tous les jours en eprioede de regime, soit jamais). Mais, evidement, en ce pesant 1x par semaine, on est pas pas encore a l'abri de deception, car j'ai vu le poid monter ( ou descendre) pour 2 semaines identiques de pratique LC. L'impact de voir la balance monter.... c'est super negatif. L'impact de la voir descendre... c'est une poussee d'adrenaline. Mais ce yo yo des emotions est un autre source de stress. En meme temps, renoncer a se peser (ou se peser 1x par mois) ca me semble risque. Quel's sont vos conseils pour gerer ce stress et ce dilemne de la balance? merci bcp. Bravo Belen pour votre constance. je suis heureux de savoir que peu à peu, les choses changent pour vous. Venons-en à cette fichue balance. Ah la balance ! Ou encore le pèse-personne. Mais le pèse-personne ne pèse pas des personnes, mais juste des corps ! Vous n'êtes pas juste un corps, vous êtes une personne qui travaille à régler ses difficultés avec son corps. Le pèse-personne, surtout s'il est moderne, s'il est précis à la dizaine de grammes près, s'il parle, s?il indique le pourcentage de masse grasse, s'il mémorise la courbe de poids, est un véritable instrument de torture. Le poids monte et descend en permanence, et c'est normal, physiologique. Il change durant la journée, d'un jour à l'autre, en fonction du type d'aliments consommés, du votre état d'hydratation, de votre niveau de stress, de votre état hormonal, de la température extérieure, de certains médicaments que vous prenez. Les oscillations vont de quelques centaines de grammes à deux ou trois kilos parfois. Lorsque le poids monte, on a tendance à faire une EME et on mange. Lorsque le poids descend, on peut être tenté d e fêter ça en mangeant ! Dans tous les cas on mange ! Alors autant vous dire que se peser et indexer son moral sur le poids marqué est un bon moyen de se faire du mal. Mon conseil : - mesurez vos progrès par rapport à votre comportement alimentaire, au respect de vos sensations alimentaires et laissez le poids vivre sa vie ; - pesez-vous une fois par quinzaine, au maximum, afin de vérifier qu?il y a concordance entre votre comportement alimentaire et l?évolution générale de votre poids ; - considérez que la marge d'incertitude de votre poids indiqué par le pèse-corps est de l?ordre de 500 g à 1 kg. Cela signifie que si on passe de 80 kg à 80 kg 500, le poids est stable. Comme avec la méthode LineCoaching, on perd du poids en douceur, cela signifie aussi qu'il faut attendre un mois au moins pour voir se dessiner une tendance.
05/09/2012 (18:36) tupenses Comment me remotiver après ce long temps de vacance? J'ai l'impression que je ne sais plus rien. Seule la RPC reste en mémoire et je l'utilise assez facilement mais bien sur ce n'est pas suffisant e Voilà ce qui arrive à la rentrée des classes quand on n'a pas fait de cahier de vacances. Vous n'avez plus qu'à reprendre les exercices précédents, en accéléré. Une petite remise à jour concernant la faim, la dégustation, par exemple, et on redémarre les exercices de pleine conscience. Rappelez-vous : on manque de façon pluriquotidienne, jusqu'à ce que mort s'ensuive, et cela est un des grands plaisirs de l'existence ! (en tout cas, quand tout se passe bien.) Et j'espère que ça va se passer pour vous de mieux en mieux.
05/09/2012 (18:40) viviette Bonjour Docteur, mon inscription date maintenant d'un mois, ma découverte du carnet alimentaire m'a appris que finalement je n'avais un gros appétit, enfin je crois, car j'ai quand même du mal a détecter ma faim. Mon problème, c'est la RPC. Je peux sans problème faire la RPC en me centrant sur la respiration, et j'atteins un degré de calma et de plénitude très satisfaisant (à vrai dire, j'ai été initiée à la coherence cardiaque sur un autre site de régime que j'ai abandonné depuis). Aujourd'hui, comme avant, je n'arrive pas à me centrer sur la faim, ni sur l'inconfort, les EME n'étant pas encore à mon programme.Les idées abstraites, ou rendues inaccessibles par mon inconcient, me semblent hors d'atteinte.Que pouvez vous me conseiller pour arriver à ce stade? Viviette, vous évoquez 2 problèmes : La faim, que vous percevez mal. Je vous conseille de reprendre les exercices prévus pour aider à la détection de cette sensation. N'hésitez pas à attendre jusqu'à ce que la faim vienne. Si elle n'est pas venue alors que vous n'avez pas mangé durant une grande partie de la journée, mangez 2 ou 3 bouchées d'un petit truc sympa, et voyez si cette faim se réveille. Identifier sa faim, pouvoir supporter un petit ou moyen niveau de faim sans en avoir peur, sans manger préventivement, est fondamental. Les exercices de pleine conscience : l'objectif de ces exercices n'est pas de passer un bon moment (si c'est le cas, on ne va pas se plaindre) mais d'augmenter sa capacité à tolérer des inconforts. Commencez par vous entraîner à supporter des inconforts physiques : un gratouillis sur le nez, des muscles ou des tendons qui deviennent douloureux du fait de l'immobilité. On peut aussi s'entraîner à écouter des sons considérés comme déplaisants (marteaux-piqueurs) en les considérant sans jugement, en tant que sons, comme si on les entendait pour la première fois. Les pensées : elles viennent, accompagnées d'émotions parfois pénibles, ou bien elles ne viennent pas. Elles font comme elles veulent. Cela ne se contrôle pas. L'important est de rester ouvert, accueillant, sans aller les chercher, sans les fuir. Nous sommes là, en pcass, sans jugement sur ce qui se passe, ouverts, curieux de ce qui se présente. Ce qui ne se présente pas ne nous concerne pas. Mais une pensées comme « je n'ai pas les pensées que mon vilain inconscient me cache » est une pensée. Je l'accueille, je me dis que telle est la pensée qui me vient, puis je reviens sur le focus de l'exercice.
05/09/2012 (18:42) Buirguita Grâce à de nombreux régimes j'ai pris 30 kg en 25 ans et développeé un comportement compulsif alimentaire, aujourd'hui après un travail personnel, j'ai pris conscience de la mauvaise gestion de mes émotions que je compenses par une addiction aux aliments sucrés(chocolat, gateaux ect.) Je suis inscrite depuis le 2 septembre avec la certitude que j'ai découvert la solution à mon problème enfin....et pourtant à l'instant même de mon inscription j'ai comme une angoisse latente que je n'avais pas à mes autres début de régime ou j'y allais franco avec la ferme intention de maigrir. D'où ma question : ma certitude d'avoir trouvé une réponse à mon problème alimentaire me ferait-elle peur, revenir dans un corps proportionné est-il source d'interrogation, mes sécurités ne sont-elles pas dans mes kilos , Pourtant Dieu seul sait combien je veux et j'ai besoin de me libérer de ce poids d'abord physique et qui est devenu psychologique car le matin je me lève et j'ai cela derrièrez la tête. Merci pour votre réponse. Bonsoir buirgita, En somme vous entrevoyez l'amorce du début d'une mince chance que peut-être vous pourriez finir par maigrir, et c'est la panique ? Je plaisante mais en fait, maigrir n'est pas si simple, dans bien des cas. Car il faudra vivre sa minceur, et souvent, on s'est dit qu'alors, sa vie commencerait, qu'on ferait ci et ça. Mais en sera-t-on capable ? Ne sera-t-on pas déçu ? Dans d'autres cas, la graisse est devenue une armure qui nous protège des autres, de l'autre sexe (ou du même), et parfois qui nous protège de nous-même, de ce que nous pourrions peut-être dire et faire si nous osions. La plupart du temps, on parvient à passer outre ces peurs. Et si tel n'est pas le cas, eh bien, ma foi, c'est sans doute à cela que peut servir un psychothérapeute.
05/09/2012 (18:43) BIL Bonsoir, je suis le programme depuis 02/2012 et pas encore de perte de poids ou plus tôt, je perds 2 ou 3 kgs et les reprends dans la foulée. Au début, ça me fachaît, puis je suis passée par le découragement et maintenant par l'acceptation (?) ou je ne sais quoi; peut-être juste que je n'ai pas ou plus envie de me battre. Mais dans ce cas, je tombe dans le sentiment d'échec dont j'ai horreur et je reprends tout depuis le début: espoir, courage, colère, découragement, renon. Et si ça dure à l'infini? Je pratique le programme de manière anarchique et en même temps j'y crois et je m'accroche. Peut-être que finalement je m'aime comme je suis puisque les autres semlent m'aimer aussi? Sauf que moi, je voudrais les déposer ces quelques sacs qui m'essouflent, juste un peu. Merci pour votre écoute et votre bienveillance à notre égard. Maigrir, c'est comme devoir ouvrir une porte qui comporte plusieurs serrures. On débloque une serrure et on a avancé, mais la porte ne s'ouvre que lorsque toutes les serrures sont débloquées. Alors, ne perdez pas courage, ne comptez pas vos avancées en poids perdu, mais en progrès en ce qui concerne le comportement alimentaire, en ce qui concerne la gestion de vos émotions. Notez ce qui a changé, ce qui reste à changer. Courage et persévérance !
05/09/2012 (18:45) soisik Le système de régulation peut il se déregler quand depuis très longtemps on oscile entre période de surpoids et régime? Ce qui se dérègle, c'est le poids d'équilibre, qui a tendance à se déplacer vers le haut lorsqu'on fait le yoyo pondéral. On fabrique de nouveaux adipocytes dans la période de reprise pondérale, et ceux-ci stockent, car c'est là leur tâche. Par contre, le système de régulation, lui ne change pas et imperturbablement, tente de vous ramener à votre poids d'équilibre, en vous adressant des messages de plus en plus pressants, qui consistent en sensations et en émotions alimentaires.
05/09/2012 (18:47) Mushroom Le comportement de mon conjoint m'intrigue beaucoup : il ne peut se passer de pain. Il en mange à tous les repas, et quand il en a, tout va bien. Mais il y a parfois des "jours sans pain" ! Ces jours là, il est d'une humeur massacrante, et surtout il mange beaucoup plus que d'habitude, cherchant désespérément quelque chose pour compenser le manque de pain, en vain, et ne trouvant jamais le rassasiement. Jusqu'à ce qu'il soit barbouillé... Je lui ai demandé s'il avait ou s'il s'était déjà été privé de pain par le passé, il me dit que non. Du coup, je ne trouve aucune piste pour "l'aider" (à part être une gentille et docile épouse et ne jamais oublier le pain.......). Qu'en pensez-vous : que j'ai affaire à un grognon ou qu'il y a un dérèglement là-dessous ? Votre mari aime le pain. Ce pain le nourrit, lui apporte un plaisir gustatif, un contentement psychologique. Ah que voilà un bon Français ! Lorsqu'il n'a pas le pain qu'il veut, il tente de trouver un autre aliment qui le satisferait, mais comme le contentement ne se produit pas avec cet autre aliment, il mange encore et encore. No satisfaction ! diraient les Rolling Stones. Quelle chance pour vous : voilà un conjoint peu difficile à satisfaire.
05/09/2012 (18:52) °Lou° Bonsoir, depuis que j'essaye d'appliquer à mon quotidien la méthode d'LC, je focalise beaucoup plus sur a nourriture, comme lors de régime j'ai le sentiment de "craquer" donc de mal manger pendant quelque jours et ensuite "revenir à la normal". La culpabilité s'installe aussi évidemment... Je sais pas comment régir et agir face a ces réactions ...Pouvez vous me conseiller ? Merci ! Bon, comme vous démarrez un programme où on s'occupe de la façon dont on mange, on peut penser qu?il est normal que la nourriture vous occupe plus que d'habitude. Vous semblez pour le moment fonctionner dans un système tout ou rien, bien ou mal. C'est normal, après avoir fait plein de régimes. Tout cela devrait se modifier peu à peu, au fur et à mesure de votre avancée dans le programme. Vous allez apprendre à relativiser, vous allez vous assouplir. En un mot, vous allez réguler, ou plutôt laisser votre organisme, les mécanismes neurophysiologiques, contrôler vos prises alimentaires, en somme faire leur boulot. En résumé, soyez patiente avec vous-même, et acceptez que vous ne soyez pas encore au bout du chemin, qu'il vous faille encore parcourir ce chemin, pour que les choses changent en profondeur.
05/09/2012 (18:54) sweetyrachou bonjour, Dr A., peu après mon accouchement, j'ai opté pour un DIU type mirena comme contraceptif. J'ai pris 4 kg dans le mois sans changer mes habitudes alimentaires. Mon gyneco pense qu'il n'y a pas de lien mais sur beaucoup de forum les femmes se plaignent d'une prise de poids rapide et excessive suite au placement d'un mirena. pensez vous aussi qu'il bloque ma perte de poids? Je mange moitié moins qu'il y a encore 3-4 mois ou bien les kilos post accouchement sont-ils plus difficile à déloger? (j'ai accouché il y a 9mois) Bonsoir Sweetyrachou, Les avis sur les dispositifs intra-utérins délivrant des progestatifs, ce qui est le cas du vôtre, sont variables. On les propose aux femmes qui ont des règles abondantes et épuisantes, des syndromes prémenstruels pénibles, ou qui présentent un risque de grossesse extra-utérine. Beaucoup de gynécologues estiment que cela ne peut faire grossir que de façon insignifiante, mais tel n'est pas l'avis de bien des utilisatrices, et certaines, plus sensibles, notent des prises de poids parfois importantes ! Donc à voir avec votre gynéco ! Cependant, aussi, vous êtes une jeune accouchée. Si vous avez allaité, il est normal que vous ne perdiez pas de poids, voire que vous en preniez. Et puis, même sans allaiter, il y a la fatigue, le sommeil haché, le stress de bien faire, qui conduisent à manger davantage. Ne vous pressez pas. L'important, la première année, c'est votre bébé, votre relation avec lui. Laissez-vous le temps.
05/09/2012 (18:58) Ellen Bonjour, depuis 2 semaines à peu pres, je m ennuie au travail. jai l impression d avoir tout le temps faim, je n arrive pas à me concentrer, je me sens fatiguée. Mais, dès que je quitte le travail, je retrouve de l'énergie et cette lourdeur comme l impression de faim s en vont. Comment est ce que je peux faire pendant la journée pour retrouver un peu d energie et ne pas avoir tout le tempsl impressiond a voir faim? Bonsoir ellen, Ce que vous avez remarqué est très intéressant. Vous ennuyer à votre travail crée en vous un sentiment déplaisant, proche de la dépression. Ce sentiment, vous le traduisez par : j'ai faim. Manger, en effet, est un mécanisme de défense que vous utilisez pour faire face à des pensées et émotions déplaisantes. Mais est-ce de la « faim » ou bien ce que nous avons appelé sur le site une EME : envie de manger émotionnelle ? Sur le site, vous allez aborder ce genre de problématique et l'outil de choix pour cela est la pratique des exercices de pleine conscience. Ceux-ci visent à vous rendre capable de vivre votre ennui sans manger. En résumé, il n'y a pas de « truc », mais un travail à faire sur vous-même. Faites tout d'abord les exercices de pleine conscience sans rien en attendre, sans viser une amélioration de ceci ou cela. Il faut d'abord planter la graine avant de récolter les fruits.
05/09/2012 (19:02) Buirguita N'y a t- il pas le risque en pratiquant la pleine conscience de se désensibiliser et de devenir insensible à tout ce que vous vivez ? Quelle curieuse question. Car en fait, c'est l'inverse. Vivre en pleine conscience nous permet d'être là, ici, maintenant, en tant qu'être sensible, ouvert à ce qui peut survenir. On n'est pas perdu dans un monde intérieur, non, on est bel et bien là, présent aux autres, et présent à nous-même. C'est au contraire quand on se noie dans ses propres pensées qu?on devient insensible au monde, à mon sens.
05/09/2012 (19:04) yalfyg Est-ce que l' obsession pour le poids peut générer de la dépression? Oui, et pas qu'un peu ! On s'obsède sur le poids, et quand il ne baisse pas, ou qu'il remonte, on s'en prend à soi-même, on se dévalorise. Pendant qu'on s'occupe de son poids, on laisse sa vie en friches, on ne s'occupe plus de rien d'autre, et tout se met à aller mal. Là encore, on s'auto-accuse et on perd son estime de soi. Pour s'en sortir, donc, il convient de laisser son poids aller et venir à sa guise. Nous, nous nous occupons de nos sensations alimentaires, que nous cherchons à respecter ; nous nous occupons de nos EME, que nous cherchons à diminuer ; nous nous occupons d'habiter notre corps et de nous réconcilier avec lui, en en prenant soin et en le faisant bouger. Et de loin en loin, nous regardons ce que fait notre poids, de son côté.
05/09/2012 (19:10) charlotte25 Bonsoir a tous, j'ai commencé depuis 3 semaines et je sais que c'est encore tôt pour me préoccuper de cela, mais comment saurais-je si plus tard j'ai atteint mon poids d'équilibre? merci Oui Charlotte, c'est une question que bien des gens se posent, et avec inquiétude. Il n'y pas de méthode médicale qui permettrait de mesurer ce poids d'équilibre. On y est lorsqu'on mange à sa faim, ni plus ni moins, et que son poids tourne autour d'une valeur sans s'en écarter beaucoup. Toute la question est, bien souvent: est-ce que je mange vraiment à ma faim, ni plus ni moins, ou bien est-ce que je mange davantage, en moyenne? Mais tout cela s'éclaircira au fur et à mesure, n'ayez crainte.
05/09/2012 (19:14) charlotte25 mon grand surpoids m'a causé des problèmes de mobilité (genoux, chevilles en particulier). Je ne peux pas faire les exercices physiques au sol qui nous sont proposés, j'ai tenté de reprendre la piscine, mais ma dernière séance s'est soldée par un genou bloqué et une semaine d'arrêt de travail... Puis-je espérer quand même perdre du poids même en faisant très peu d'activité physique? Merci Mettre son corps en mouvement est un moyen de se réconcilier avec lui, de se sentir vivant, et incarné. Mais en fait, cela ne fait pas réellement maigrir. Cela aide, car les sensations alimentaires sont d'autant plus nettes qu'on est proche e son corps, qu'on l'écoute, et c'est ce qui se passe lorsqu'on le met en mouvement. Si le surpoids est important, alors mieux vaut ne pas se lancer dans des exercices inconsidérés, et prendre l'avis de son médecin. Il vous prescris peut-eêtre de la kinésithérapie ou une méthode adéquate selon vos problèmes physiques. En résumé, vous pouvez tout à fait maigrir sans gym! Vos besoins énergétiques seront plus bas, vous aurez besoin de manger moins, ce qui se passera si vosu écoutez attentivement vos sensations de faim et de satiété. Bon courage!
05/09/2012 (19:22) Mushroom Mon fils de trois ans a tendance à picorer rapidement une ou deux bouchées dans son plat, et à réclamer très vite son dessert. Loin de moins l'idée de le forcer à finir son assiette, ou de sacraliser le sucré en en faisant une récompense ! Mais alors il est capable de réclamer un, puis deux, puis trois desserts (yaourt, crèmes, compote) et de finalement faire un repas composé essentiellement de choses sucrées. Comment réagir ? Je vous propose la technique suivante: Demandez à votre fils de goûter ce que vous avez préparé, et que vous allez manger ensuite devant lui avec plaisir. Une à deux bouchées. S'il déclare ne pas aimer, vous dites d'accord, et vous lui donnez ce qu'il demande. La semaine suivante: faites exactement la même chose. Faites autant de présentations de l'aliment à essayer (par exemple des légumes, cuisinés avec des matières grasses, s'il vous plait, et pas à l'eau, sans goût) que cela est nécessaire. Il paraît que le record d'endurance est détenu par un enfant qui aura refusé le même aliment. Entre temps, bien sûr, votre enfant se nourrira de desserts. N'en soyez pas inquiète. Il a besoin d'énergie, ce que ces desserts lui apportent. Attendez simplement qu'il se lasse, et que le bon exemple que vous (et son père) lui donnez porte ses fruits. Un enfant supporte une alimentation non équilibré durant des tas de semaines, des mois, avant que cela ne pose le moindre problème. Soyez cool.
05/09/2012 (19:22) belen Je pratique avec assuidite toutes vos enregistrements de RPL, body scan, etc.... et voudrais vous remercier. Je commence a prendre des "libertes" avec ces enregistrements, c'est a dire, faire mon propre body scan ou je fais mes deux jambes a la fois, ou je suis en tailleur, ou meme couchee (apres une seance de yoga). Est ce que ces libertes sont bonnes ou me conseillez vous de rester sur vos enregistrements (qui ont du sans doute etre mis au point sur la base de plein de pratique)? Bravo belen ! Bien évidemment, vous pouvez faire le body-scan à votre sauce. Il n'existe pas un parcours de BS breveté qu'il faudrait respecter. Et d'ailleurs, chaque moniteur de pleine conscience propose des BS à sa façon. L'important est l'attitude mentale, l'attention portée sur les sensations, sur les événements mentaux. Pas de souci !
05/09/2012 (19:23) charlotte25 Bonjour docteur, je viens de faire une première tentative de RPC. Habituellement, je m'arrange pour avoir toujours une activité qui me permette de ne pas trop penser a mes problèmes. Quand j'ai fait cet exercice, j'avais le sentiment de "ne rien faire" et de ne pas pouvoir repousser mes pensées douloureuses (dont une séparation récente).Quand cette pensée arrive je suis très mal et je ne comprends pas comment je peux juste en prendre note sans éprouver de mal-être et chasser cette pensée pour m'occuper seulement de ma respiration... Bravo charlotte ! Vous avez parfaitement compris la méthodologie de la pleine conscience et analysé ce qui se passe alors pour vous. Vous êtes sur le bon chemin. Vous passez votre temps à vous occuper pour fuir vos pensées, et là vous faites du « rien ». Du coup, des pensées pénibles surviennent. Bravo. Accueillez-les, notez le désagrément, la pénibilité de ce que vous ressentez physiquement (une émotions, c'est physique : cela modifie la respiration, le rythme cardiaque, crée des tensions musculaires), restez avec cela quelques instants, puis ramenez votre attention sur le focus de l'exercice, par exemple la respiration. On ne chasse rien, on ne fait que déplacer son attention, depuis la pensée et l'émotion, jusqu'à la respiration.
05/09/2012 (19:23) janet118 janet118, Bonjour j'ai arrêté la methode quelqie temps à cause du travail très prenant.je relis mon journal et je me rends compte que j'ai repris 1 kg par mois. comment se stabiliser? c'est vrai j'ai déséquilibré mon fonctionnement alimentaire et sportif mais à ce point ...cordialement Manger est un acte pluriquotidien, que je vous conseille de voir comme fondamental. Lorsque tout va bien, c'est un plaisir pluriquotidien, une joie, de manger des bonnes choses. Mais sans doute pour vous, c'est devenu un problème. Il faut vous en occuper, de ce problème, et le faire évoluer en moment de plaisir, de contentement, de réconfort, de réparation de soi. Pour cela, il vous faut manger attentivement. En écoutant vos sensations alimentaires de faim et de satiété. Bouchée après bouchée. Souvent, ce qui nous empêche de manger ainsi, ce sont les envies de manger émotionnelles : on mange alors vite, beaucoup, des aliments riches, non pas par plaisir, mais pour enterrer des pensées et des émotions pénibles. La pression du travail peut être compris comme entrant dans cette catégorie. Le programme vous propose des méthodes : la pleine conscience, l'EME-zen, par exemple. À utiliser sans modération ! Au total, donc, il n'y a pas de méthode miracle pour se « stabiliser ». comme le disait un de mes professeurs, il n'existe pas de personne équilibrée, stable, il n'y a que des équilibristes ! Vous serez donc « stabilisée » si vous mangez jour après jour en paix avec vous-même et avec vous aliments. Du pain sur la planche, si j'ose dire. Bonne route, janet.
05/09/2012 (19:24) Mélie bonjour, quels conseils pourriez vous me donner car j'ai interrompu le programme pendant mes congés ( 3 semaines)et depuis mon retour, je n'arrive pas à m'y remettre. Je culpabilise et du coup, j'ai un besoin de manger en faim de journée et je suis incapable de faire la RPC; Merci de m'aider.. Ah, cette rentrée. Déjà répondu à tupenses sur le même sujet. Reprenez les exercices déjà faits avant les vacances sur un mode accéléré, durant quelques jours. Lorsqu'on se refuse à redémarrer les exercices de pleine conscience, cela vient souvent du fait qu'on fuit les pensées qui pourraient survenir si on le faisait. Par exemple les pensées de culpabilité du genre « je n'ai pas fait mes devoirs ». Eh bien, cette pensée-là, acceptons-la lorsqu'elle se présente, sans jugement, ainsi que la bouffée de culpabilité qui survient avec. J'examine cette arrivée, et je constate que je peux supporter la présence de cette pensée, des sensations de culpabilité. J'y survis. Quoi qu'il se présente, en fait, comme événement mental, je peux le supporter. Puis je reviens au focus de mon exercice.
05/09/2012 (19:27) soisik est il interessant et cela permet il de s'améliorer que de s'inscrire à des cours de sophrologie et relaxatio? Ne faites pas des boulimies de méthodes! Sur le site, nous vous proposons une approche par la pleine conscience. Faites-en l'essai, durant quelques semaines. On considère qu'il faut environ 8 semaines pour commencer à en avoir des bénéfices palpables. Comme méthode alternative, nous proposons aussi l'image-refuge, pour les personnes réfractaires à la PCS. Si vraiment rien de cela ne vous convient, alors oui, tournez-vous vers la sophrologie, ou une méthode ou une autre de relaxation. Mais si vous voulez mon avis, la PCS, telle que nous vous la proposons, dans une perspective faite pour augmenter sa tolérante émotionnelle, est plus puissante!
05/09/2012 (19:29) charlotte25 j'ai encore une petite question, peut-être "dérangeante"... Plusieurs de mes collègues ont entrepris le régime duk... avec des résultats spectaculaires... Bien que je trouve que ce régime a l'air"brutal" et pas naturel, c'est difficile de ne pas être tenté d'essayer...! Ca me perturbe un peu je l'avoue car quand on a eu l'habitude d'enchaîner les régimes on a pris la mauvaise habitude d'attendre un résultat en baisse de poids! J' essaie de me motiver en me disant qu'ici je suis " entre de bonnes mains" et qu'il vaut mieux que je prenne mon temps, mais je suis assez souvent découragée devant l'ampleur de la tâche... merci Le régime Dukan, comme tous les régimes durs, très restrictifs, est spectaculaire dans une première période et catastrophique dans une seconde. Attendez de voir ce qui va se passer pour vos collègues, d'ici quelques mois, au maximum 2 ans (records de ceux qui tiennent particulièrement longtemps).
05/09/2012 (19:30) G.Apfeldorfer Notre tchat s'achève là. Je vous souhaite un bon appétit, de manger selon cet appétit, et une bonne soirée. A bientôt.
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