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depasser sa satiété sans stress

Se réconcilier avec ses sensations alimentaires Satiété, rassasiement gustatif et rassasiement global
24 Aoû 2014 à 11h
Je me suis rendue compte en vacances que manger au delà de la satiété me stressait, m'inquiétait comme si quelquechose de grave pouvait arriver (prendre du poids?). Et là j'ai expérimenté l'inconfort physique mais sans l'inquiétude et le blabla mental. Le fait de ne pas me peser y est sans doute pour bueaoucp. Donc un soir en vacances restaurant. J'ai envie de salade il n'y que des "grosses salade repas" ou des plats sans trop de légumes....moi sans légumes je suis malheureuse. Donc je prends une salade paysanne, je demande la sauce à part car je déteste quand elle est noyée (tant pis si on me regarde de travers). Bonne salade donc mais avec tomates oeuf, verte, olives etc....je ne mange pas tout j'en laisse un bon tiers et quasi toute la sauce. A ce stade quasi plus faim. Mais voilà c'est l'été et les poissons tout frais pèchés.....miam tentant je prends donc du rouget, avec très peu de courgettes-aubergines mais délicieuses, je laisse tout le riz vraiment plus faim. 2cc de glace piquée à mon mari. Bon au final j'ai trop mangé, je ne me souvenais plus de cette sensation de "trop" de l'inconfort physique du ventre tendu. J'ai été marcher un peu tellement c'était fort. Par contre aucune inquiétude par rapport au poids, au lendemain etc...juste je n'ai pas été me coucher immédiatement le temps que l'inconfort passe. Et ca c'était drôlement confortable. Cette tranquillité de me dire que mon organisme allait digérer à son rythme. Et d'attendre sans anxiété le retour de la faim, qui est revenue mais moins forte, moins impérieuse le lendemain.

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14 commentaires

Moi aussi, je suis beaucoup dans le "il Faut": manger quand on a faim, respecter sa satiété...ça me "bouffe" un peu la vie.

J'essaye depuis qq temps de prendre du recul et de me faire confiance, confiance en mon instinct, dans mes choix, sans culpabiliser. Mais ça n'est pas simple....

Le docteur Z. dit que la satiété est un simple "signal" que l'on choisit de respecter ou non, c'est à nous de voir. Et la plupart du temps, je crois que j'arrive à le percevoir, c'est déjà ça....

Mais je crois que je reste encore très persuadée et convaincue que tout ça n'est qu'affaire de volonté et que si j'en avais plus, je mangerai moins ou mes EME seraient moins importantes....je crois que tant que je resterai dans ce mode là, je me sentirai toujours aussi mal. Aujourd'hui, je ne cherche plus forcément à moins manger mais plus à manger sans culpabilité, et tant pis si de temps en temps c'est sans faim ou trop!

Et pour la balance, c'est flagrant: quasiment à chaque vacance, quand je pars, sans balance pendant 1 semaine ou 15 jours, n'ayant que mes sensations pour seuls guides, je ne prends pas de poids ou j'en perds même....ça n'empêche  pas d'avoir quand même de belles angoisses, on ne se refait pas! smiley

Du coup, depuis que je suis rentrée, 1 semaine, je tente de ne plus me peser et d'attendre 1 bon mois avant de remonter sur cette satanée balance, posée dans le coin de la salle de bain, et sous mes yeux tous les matins....à suivre....

Car je ne suis pas pour non plus la mettre dans un placard, loin des yeux/loin du coeur (tête). Je préfèrerai arriver à vivre une relation saine avec: ni trop, ni trop peu. Comme avec la nourriture, en fait et comme en toute chose.

Moi aussi j'aimerai être zen avec la balance, soit monter dessus sans que cela influence mon humeur (gros gros doute) soit ne pas monter dessus trop souvent. Comme je n'y arrive pas je préfère l'éloigner. Quand j'ai découvert les livres des docs j'avais carrément supprimé la balance et ça allait très bien. Elle ne manque pas à mon mari ni mon fils qui n'ont jamais l'idée de monter dessus (pour quoi faire??????). J'ai refait le dépassement de satiété, dans le sens ou invités à gouter il y avait de bonnes petites pièces de pâtisseries. Le repas était assez loin mais pas de bonne faim quand même. Et sans soucis aucun j'ai gouté à quelques morceaux , on a tout découpé en petites parts et chacun prenait ce qu'il voulait. Le thé était fabuleux. Et j'attendrai que la faim revienne. Ca me fait penser il y a très longtemps une coach m'avait suggéré que peut être je mangeais "trop bien" trop à ma faim , trop des bonnes choses contrôlées, etc.....et là je sens que cette satiété vécue plus souplement m'est bénéfique. D'ailleurs la faim pointe légèrement son nez, ca se régule seul (on mange tôt le soir chez nous ).

[quote=Bliss]Ca me fait penser il y a très longtemps une coach m'avait suggéré que peut être je mangeais "trop bien" trop à ma faim , trop des bonnes choses contrôlées,.[/quote]

Pareil! En fait, j'ai lu sur un autre fil qu'une coach avait dit à une LCoachée, qui avait perdu très rapidement, que cela devait "cacher" de la restriction. Je confirmesmiley c'est mon cas.

En fait, à vouloir trop bien faire, et à croire que je me sentais super bien (car je ressentais énormément de gratification à faire les choses "bien"), je me suis mise en restriction. Et après une énième période de perte de "contrôle", là, je ne peux plus y retourner dans le trop bien faire. Il me faut absolument de la souplesse. Et c'est l'étape la plus difficile: se faire confiance, faire confiance à ses envies, aux signaux de son corps, faire marcher tête et corps ensemble pour se faire du bien....

Ne pas uniquement manger quand on a faim, dépasser sa satiété....mais alors qu'est ce qui est exagéré: une fois par jour? une fois par semaine? ah la la, c'est pas gagné....

Sacré travail en perspective!smiley

[quote=Bliss]Je me suis rendue compte en vacances que manger au delà de la satiété me stressait, m'inquiétait comme si quelquechose de grave pouvait arriver (prendre du poids?). [/quote]

Ou pire : ne pas se conformer à ce qu'il Faut faire. Pour moi, en tous cas, c'est ça. Un peu d'inquiétude pour le malaise au niveau du corps (j'ai nettement perdu l'habitude d'avoir des inconforts de digestion). Je détecte assez bien ma peur de reprendre du poids, et je la défusionne assez bien en général.

Mais j'accepte assez mal de ne pas faire ce qu'il Faut. Je le défusionne nettement moins bien, ça. J'ai souvent l'impression que je fais mal, et donc quand il y a une règle à suivre, j'essaie de la suivre au mieux, c'est toujours ça. Mais là, en matière de satiété, et manger pile ou au-delà ou en-deça ou va savoir à quel niveau, il n'y a pas de règle. C'est un truc qu'on sent. C'est tellement plus confortable pour moi de me dire que la règle, c'est d'arriver à la satiété ! C'est comme s'il y avait un truc à maîtriser et qu'il suffit d'y accorder du temps pour réussir à le maîtriser. Alors qu'en fait, c'est tout le contraire. La satiété se sent, c'est un indicateur, rien de plus, et il n'y a rien à maîtriser, juste à sentir, or pour sentir il faut ne rien chercher. Ne rien chercher ! Pour moi, c'est comme arrêter de penser !

C'est ce vieux refrain, là : "Oui, mais si tu faisais ce qu'il Faut, ça se passerait autrement". A cette époque, ce qu'il Faut, c'était un régime. Là, c'est respecter la satiété. En gros, je me retrouve à reconstruire LC à la sauce de mes pensées récurrentes :-)

Et bon, comme c'est récurrent, forcément, ça revient régulièrement. Du coup, je défusionne, tout va, et puis hop, ça revient, je tournicote, et puis j'identifie, et puis je défusionne, etc...

Bon, en écrivant ça, je me rends compte qu'en gros, c'est exactement ce qui est décrit dans les bouquins. Du coup, c'est peut-être ce qu'il Faut faire ? (Incorrigible ! :-)