Acceptation émotionnelle en pratique

izabelle
Animatrice forum Coach marraines

Voici un fil pour pratiquer ce qui est le plus essentiel  pour "guérir"  de notre mauvais rapport à nos émotions

pour tous ceux qui ont tendance à considérer leurs émotions comme quelque chose de dangereux,  quelque chose à maîtriser, quelque chose à  anéantir  ou du moins à "calmer"

ce fil est fait pour vous....

 

c'est à dire tous les mangeurs émotionnels  en fait  wink

 

le but de cette pratique est d'apprendre à considérer  (peu à peu)  nos émotions comme nos amies  au lieu d'en faire des ennemies

notre cerveau a tendance à les considérer comme des ennemies car elles viennent souvent chambouler le plan qu'il se fait,  l'envie de tout maîtriser notamment,  d'effacer toute ambiguité, toute incertitude, etc...

 

cependant sans nos émotions nous aurions énormément de mal à nous adapter à notre environnement et à développer de bonnes relations avec les autres

elles sont beaucoup plus essentielles, indispensables, que notre cerveau le considère

grâce à elle on peut être guidés, comme avec un GPS,  et aussi trouver l'énergie pour faire ce qui doit être fait  en relation avec notre environnement

 

c'est pourquoi  développer une nouvelle relation  à nos émotions est essentielle si on veut à la fois enrichir sa vie, mais aussi pour ce qui nous intéresse, ne plus avoir besoin de manger en excès pour les calmer voir les anesthésier

 

le premier pas, qui est à peu près le plus important c 'est d'apprendre à vivre les émotions dans le présent

et c'est ce que je vous propose dans ce fil,  s'exercer à ressentir les émotions dans le moment présent

 

concrètement le plus simple,  pour ressentir une émotion dans le présent, c'est à dire sans aucune pensée,  c'est d'essayer de la ressentir dans son corps

ressentir dans son corps cette émotion, c'est la ressentir dans le présent

parfois il n'y a rien de tangible comme sensation dans le corps, et c'est souvent le cas pour les ressentis qui sont surtout liés aux pensées, mais dans ce cas ce n'est pas grave, car alors vous conviendrez  que ressentir  le  "rien"  n'est vraiment pas insupportable....

parfois il y aura des manifestations physiques importantes : serrements par exemple, pulsations cardiaque, montée d'adrénaline, envie de pleurer au fond des yeux (c'est là que je la ressens)

 

la pratique de l'acceptation émotionnelle c'est de ressentir l'émotion ainsi :  dans le corps,  c'est à dire dans le moment présent

 

si vous arrivez à maintenir cet état quelques secondes, quelques minutes, vous devriez constater par vous-même ce qui se passe après

l'émotion n'est pas  (du tout) anéantie, mais elle a fait son travail

 

cet exercice nous fait sortir de la lutte émotionnelle, c'est l'acceptation émotionnelle

 

alors je vous incite à pratiquer le plus souvent possible, car c'est comme tout le reste : plus on s'entraîne, plus ça devient facile

 

Commentaires

reborn60
Abonné

@ Izabelle et à qui est intéressé,

Il y a de bons podcasts à écouter en replay sur France Inter, ceux de l'émission "grand bien vous fasse" qui traite de psy ou de sujets de société.

 

maridoux
Ancien abonné

merci Isabelle pour ces super conseils, j'essaie avec plaisir... et de l'espoir et de l'empathiesmiley

eleo1240
Ancien abonné

ou aller et quoi faire pour arrêter de ma "descendre" de n'avoir pas confiance en moi en mes capacités dés que ça ne va pas et bien ... c'est "ma faute" j'ai mal fait , je suis nulle , c'est fatigant et de plus c'est faux , ça je le sais mais ce fonctionnement est mis en place et revient au moindre moment de faiblesse au moindre minuscule echec qui va me rappeler ! tu vois tu ne sais pas faire , la preuve est là .. enfin je voudrai sortir de ce système destructeur qui me bride, me freine dans mes élans , d'ailleurs je n'ai plus d'élans et ça c'est triste , une minuscule étincelle qui semble paraitre et la voix profonde qui me dit "à quoi bon" tu vois bien tu n'y arrive pas ou tu n'y arrivera pas  !je voudrai sortir de ça , comment faire ? je sais , un peu, d'où cela vient , mais ça ne sert pas à grand chose que de savoir .

 

izabelle
Animatrice forum Coach marraines

c'est nécessaire d'arrêter de te débattre avec ces pensées car tu ne fais que les renforcer

je te conseille plutôt d'aller à leur rencontre, prend rendez-vous avec ce sentiment de nullité et d'impuissance,  connecte toi à lui,  ressens-le dans ton corps, surtout, un bon petit moment, et puis ensuite observe simplement...

tant que tu luttes, ça se renforce, en accueillant véritablement tu pourrais avoir des surprises

ça fait peur au début mais je l'ai fait avec le sentiment de nul , la culpabilité et même l'angoisse et à chaque fois c'est une très belle expérience

vivre ce qui est permet aussi de trouver ensuite les ressources intérieures

ederl
Abonné

Quand ça m'arrive comme ça de le ressentir dans mon corps et de me tordre et de pleurer, je parle aussi, souvent je répète : "c'est trop injuste". C'est comme si la parole aussi devenait devenait corps. Comme un flot qui a été arrêter et qui revient pour dire.

Merci Izabelle.

Eleo bon courage à toi, je trouve que c'est bien aussi de savoir d'où ça vient, je pense qu'il y a plusieurs "angles d'attaques" pour régler les problèmes. En tout les cas pour ma part j'en utilise plusieurs.  

Leasanso
Ancien abonné

Merci pour ces explications. 

Mon problème principal est que je ne m'estime pas sur certains sujets, je me juge négativement automatiquement. Mais j'ai le sentiment que si j'accepte ces pensées négatives, c'est y croire, c'est les valider. Et c'est ce qui m'amène toujours à me dire "il faut que tu vois le positif, tu ne dois pas ressentir ça de toi..." Je me vois mal me dire "accepte que tu te considères comme incapable, nulle, moins que rien". Je ne vois pas bien où ça peut me mener.

Pourrais-tu m'aider à comprendre ?

Merci,

Léa

Fanette
Ancien abonné

Bonjour,

il me semble que lutter contre ces émotions, c'est leur reconnaître un pouvoir et que c'est le signe d'une croyance. Laisser venir cette émotion à toi, l'accueillir et la ressentir, éventuellement physiquement, pour ce qu'elle a à t'apprendre puis la laisser partir d'elle même, une fois sa mission achevée. Ça ne se fait pas toujours en une fois mais ça marche bien. Il y a plusieurs fils sur le sujet, à explorer.

Bonne journée!

izabelle
Animatrice forum Coach marraines
Leasanso  Abonné sam 07/04/2018 - 11:19

Mon problème principal est que je ne m'estime pas sur certains sujets, je me juge négativement automatiquement. Mais j'ai le sentiment que si j'accepte ces pensées négatives, c'est y croire, c'est les valider.

accepter que ces pensées s'invitent de temps en temps, sans leur donner de crédit, ce n'est pas accepter ce qu'elles te disent

c'est comme les pubs,  tu es obligée d'accepter qu'il y a des coupures pub  pénibles en plein milieu d'un super film

mais tu n'es pas obligé de croire tout ce que ces pubs te racontent....

 

l'acceptation ici sera sur l'émotion, pas les pensées

l'émotion de tristesse par exemple, juste être avec elle

 

le but de l'acceptation émotionnelle, en passant par le corps, est justement de ne pas être dans les pensées, mais d'accueillir l'émotion dans le moment présent, car c'est là où elle est utile

izabelle
Animatrice forum Coach marraines
Fanette  Abonné dim 08/04/2018 - 07:18Laisser venir cette émotion à toi, l'accueillir et la ressentir, éventuellement physiquement, pour ce qu'elle a à t'apprendre puis la laisser partir d'elle même, une fois sa mission achevée.

oui tout à fait

pour cela, on travaille avec l'émotion, et pas les pensées automatiques associées

il faut vraiment chercher le ressenti

plopette56
Ancien abonné

Bonjour,

Depuis quelques semaines je pratique l'auto-compassion. J'étais rétissante au début, pensant que si j'allais être gentille avec moi-même, j'allais soit me laisser aller, soit penser trop à moi, soit que de toute façon mon cerveau était formaté de telle façon et que donc je ne pouvais pas changer ma façon de me culpabiliser car j'ai été éduquée comme cela. En fait c'est tout l'inverse qui se produit. Cette méthode est incroyable, j'ai l'impression de revivre. Elle consiste à se parler comme si on parlait à un ami pour le consoler, accepter l'émotion qui nous fait souffrir, sans jugement. Je suis en train de vivre une dure épreuve de ma vie (santé) et cette méthode m'a changé. Car qui autour de vous est capable de vous apporter affection et bienveillance sept jours sur sept et 24h sur 24? Vous même. Le livre qui m'a ouvert les yeux est "S'aimer, se réconcilier avec soi-même." de Kristin Neff. Elle a site internet gratuit (en anglais). Puisse cette méthode vous apaiser  autant qu'elle le fait pour moi. :) Que la vie nous soit douce à tous et toutes!

Pénélope

reborn60
Abonné

Merci pour ce retour d'expérience très motivant.

Belle journée à toi et à la communauté.

Evelyne

izabelle
Animatrice forum Coach marraines

bravo penelope et j'espere que ta sante va s'ameliorer

plopette56
Ancien abonné

Ce qui fait l'exceptionnalité de ce livre je trouve c'est qu'il y a des exercices concrets à faire et des solutions concrètes aussi. Je vous le conseille fortement. Car souvent on nous dit sois gentille avec toi-même mais on ne sais pas comment le faire. Voici le premier :

Comment vous comportez-vous le plus souvent avec vous-même?  A quel sujet vous adressez-vous le plus souvent des reproches ou critiques : votre apparence, votre travail, vos relations, etc?

De quelle manière vous parlez-vous quand vous remarquez un défaut chez vous ou commettez une erreur : en vous insultant ou en utilisant un ton bienveillant et compréhensif?

Qu'éprouvez-vous aux moments où vous vous montrez critique à votre égard?

Quelles sont les conséquences de votre sévérité envers-vous même? Vous sentez-vous plus motivé ensuite? découragé et déprimé?

A votre avis, comment vous sentiriez-vous si vous réussissiez à vous accepter tel que vous êtes? Cette éventualité vous effraie-t-elle? Vous redonne-t-elle espoir? Un peu des deux?

Comment vous comportez-vous devant les difficultés de la vie?...

Moi, j'ai empreinté le livre à la bibliothèque de Montréal mais je vais l'acheter. Bonne journée!

 

Pénélope

reborn60
Abonné

Bonsoir la communauté,

Mangeuse émotionnelle, je viens de terminer la lecture d'un ouvrage sur les émotions qui fait la synthèse pour moi de mes lectures passées, du programme LC et des expériences d'acceptation émotionnelle décrites par Izabelle sur les forums : "Émotions : quand c'est plus fort que moi - Peur, colère, tristesse : comment faire face" de Catherine Aimelet-Périssol et Aurore Aimelet.

Ou comment réconcilier en nous la part vivante et la part pensante, le corps et l'esprit, pour :

- accueillir les émotions (processus archaïque de survie et "normal"),

- prendre conscience des pensées et croyances qu'elles déclenchent (processus automatique),

- et au-delà des comportements réactifs pas toujours adaptés.

Extrait : "Vous l'avez désormais compris : ce qui pose problème, en réalité, ce n'est pas le signal d'alarme initial (la peur, la colère ou la tristesse) et les stratégies de défense qui s'ensuivent (la fuite, la lutte et le repli sur soi). Non, ce sont les conséquences de cette première réaction vitale : les habitudes cognitives et comportementales (et bien trop souvent enfermantes) qui en découlent."

Accueillir, accepter, prendre conscience, pour changer, par l'entraînement, en s'appuyant sur la respiration et le moment présent, écrivent-elles...

Ca me rappelle quelque chose wink.

Bonne soirée.

Evelyne

eleo1240
Ancien abonné

je comprend tout à fait je viens de passer une période assez calme , c'est rare, j'avais beaucoup et bien travaillé sur les émotions et le fait de ne garder que ce qui m'appartient et j'étais redevenue heureuse et détendue , comme je peux l'être parfois  je me disais : ça y est, tu as gagnée ...." et puis non patatrac un gros choc , des disputes et vlan remise à la masse et hop un repas massacré et une culpabilité de n'avoir pas su  gérer , là je me chouchoute comme je peux mais j'ai mal au dedans , alors j'accepte d'avoir mal , et ça se calme  et me revoilà devant  ( le choix) partir ou rester ? vivre autrement pour moi ou trouver une autre solution pour "nous" je ne peux pas partir abandonner ? non , impossible je vois ce matin son corps couvert de psoriasis , sa souffrance qui s'exprime comme elle peut et mon regard se change , comment aimer sans trop souffrir , aider en amour et   sans s'oublier  tout en se respectant et se faisant respecter ne pas prendre une place ni de dominante ni de victime , juste savoir doser accepter l'autre et s'accepter aussi , quand je suis en colère je veux tout larguer , mais ... 1h après je ne peux déjà plus parce que je sais que ce n'est pas la bonne solution , alors je cherche autre chose et je vais vivre en respirant dans la nature en allant à ma salle de sport et en me disant que si j'ai massacré un repas c'est moindre mal , pas évident tout ça !

Delphine
Abonné

Bonsoir,

Je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire.

En ce moment, et c'est un moment qui dure... je traverse une période difficile qui consiste à porter mon mari depuis plus d'un an, et maintenant ma fille, à bout de bras.

Parfois je n'y arrive pas. Aujourd'hui j'ai du plonger dans le dossier de mon mari, en parler avec un proche et vraiment, je sentais un blocage.

Donc au réveil, pas faim. (suis dans l'expérimentation de la faim sur 4 jours). Tant mieux, je suis allée voir un proche, j'ai craqué sur une poignée de cacahuètes tout à fait excellentes qui ont bien croustillé sous la dent :).

De retour à la maison, j'avais un tout petit creux, il était 14h45. Par dépit, j'ai cuit des asperges que j'avais au congélateur, que j'ai mangé sans goût, sans faim avec une tranche de jambon.

Depuis je n'ai toujours pas faim. Je sens ma gorge serrée comme si j'avais une angine, j'ai les trapèzes et le cou noué, ressens anxiété et tristesse.

Qu'est-ce que je peux faire de ça à part attendre que ça passe et relativiser ces soucis qui somme toute constitue bien un passage difficile mais où il n'y a pas mort d'homme.

Il me semble que je les accueille ces émotions? Je ne les exprime pas vraiment, mais je ne cherche pas non plus à surjouer l'entrain et la joie de vivre.

Delphine

 

Delphine

Ninie
Ancien abonné

Bonsoir j'arrive un peu en retard sur le sujet mais je pense qu'il s'agit d'une "erreur d'interprétation" dans le terme accepter son émotion. Il ne s'agit pas de se dire "accepte que tu es nulle" mais plutôt je vois la pensée que je suis nulle me traverser l'esprit, je la vois, je la regarde parce qu'elle existe cette pensée et je la laisse partir après avoir observer les réactions qu'elle engendrait. Tiens quand j'ai cette pensée, j'ai le haut du dos qui se crispe, ou je serre les poings... En fait il s'agit de la voir comme une pensée et non pas comme la réalité. Il s'agit de différencier les pensées de la réalité : l'arbre dans le jardin fait au moins 3 mètre, c'est un fait , une réalité.

Si mon voisin me regarde ainsi c'est parce qu'il ne m'aime pas , c'est une pensée, une interprétation qui ne peut être justifiée.

Voilà j'espère avoir aidé un peu (à lire : petit cahier d'exercice de pleine conscience, pas cher, facile à lire, bon après il faut essayer d'appliquer)

Ninie

eleo1240
Ancien abonné

c'est tout à fait ça dans les exercices de LC il y a un thème sur la "dé fusion" et cela m'a beaucoup aidé

maridoux
Ancien abonné

super Ninie, ça m'aide bien

izabelle
Animatrice forum Coach marraines
Delphine  Abonné dim 29/04/2018 - 19:30

Depuis je n'ai toujours pas faim. Je sens ma gorge serrée comme si j'avais une angine, j'ai les trapèzes et le cou noué, ressens anxiété et tristesse.

Qu'est-ce que je peux faire de ça à part attendre que ça passe et relativiser ces soucis qui somme toute constitue bien un passage difficile mais où il n'y a pas mort d'homme.

Il me semble que je les accueille ces émotions? Je ne les exprime pas vraiment, mais je ne cherche pas non plus à surjouer l'entrain et la joie de vivre.

eh bien si tu les accueilles tant mieux, cela évite simplement d'avoir des EME  à vouloir combattre ces émotions

si tu n'as pas d'envie de manger émotionnelle, comme apparemment c'est le cas, c'est en effet probablement que tu les accueilles bien tes émotions, en effet elles seront là tant que nécessaire

le problème survient pour les personnes qui n'acceptent pas de les ressentir et qui donc, pour les EVITER, vont manger à outrance, dans une sorte de recherche d'anesthésie

cela ne semble pas être ton cas,  donc tu les accueilles bien en effet

j'espère que cela va aller mieux pour ta famille

Vanille67
Abonné

Bonsoir,

Très intéressant ce fil. Merci à vous! Je crois que ça m'aide à mieux comprendre.

Après plusieurs coup de fil, je n'arrive à  vous dire quelles émotions et pensées  m'ont submergé ( tristesse, chagrin, peur de mal faire ,angoisse, manque, décès obsèques ...) En tout cas, je me suis fait  un flan pâtissier dans un tasse géante et j'ai tout avalé, meme chaud, et sans avoir faim. EME certainement.

Bon courage à Eleo et à Delphine!

izabelle
Animatrice forum Coach marraines

eh bien tu sembles déjà avoir bien conscience des émotions en question.....  le prochain pas est de les accueillir dans le moment présent, c'est à dire les ressentir dans ton corps

au début c'est difficile car on a peur que ces émotions nous envahissent, mais en fait plus on se relie à elle dans le présent, moins elles sont envahissantes et plus elles sont utiles

concrètement, on centre son attention sur la sensation "physique" de l'émotion et on reste simplement à son contact

 

et la nourriture réconfort c'est bien aussi :  surtout si tu te la cuisines!

c'est important de savoir se réconforter sans faim car cela fait partie des compétences fondamentales d'un bon comportement alimentaire

il y a une grande différence entre se réconforter et s'anesthésier

bon courage pour tout ce que tu vis

Vanille67
Abonné

Merci Izabelle.

En fait je crois que je ne sais pas faire la différence entre se réconforter  et s'anesthésier. Mais je pense que la suite du programme va m'apprendre tous ça.

izabelle
Animatrice forum Coach marraines

je vais reprendre l'exemple que j'ai du donné hier, mais je ne sais plus où

pense à un enfant qui est triste...

est-ce que tu veux le réconforter?  le prendre dans tes bras, lui dire que tu es là, que tu le comprends  (et eventuellement lui faire un bon repas pour le soir histoire de passer un bon moment)

ou

est-ce que tu veux le gaver de chocolat pour qu'il pense qu'il ne ressent rien de négatif, en lui disant  "mais non, mais non, tout va bien, enfourne-toi ça dans la bouche...."

 

voilà la différence, sauf que l'enfant c'est nous

Delphine
Abonné

Merci Izabelle

Delphine

Delphine
Abonné

Cela veut dire que si en promenant je sens une bonne odeur de gâteau, que je n'ai pas faim du tout, mais que cette odeur me donner envie quand même de ce gâteau, je peux le manger sans culpabiliser, à condition de le déguster, et d'attendre le retour de la faim pour le prochain repas? (ou une autre envie sans faim??)

Delphine

Vanille67
Abonné

Merci de ton explication Izabelle!

Vanille67
Abonné

Très bonne question Delphine!

Je pense qu'il faut attendre le retour de la faim.

eleo1240
Ancien abonné

par rapport à tout ça je suis complètement d'accord mais je n'arrive pas ,si je trop malheureuse à trouver comment me réconforter et comme je ne trouve pas je choisi des aliments sucrés et ensuite je suis mal , je ne peux arriver à maitriser ça, en fait il ne faut pas "maitriser" mais me dorloter et me consoler , comment ? mon enfant dedans pleure et souffre hier encore à en vomir de chagrin il y a longtemeps que je n'avais pas ressentis cette tristesse , ce désespoir qui habite le corps entier et l'estomac qui pleure lui aussi , trop c'est trop je n'arrive plus , je me fais aider mais la souffrance est si profonde ... je me demande si je ne devrais pas voir le médecin pour qu'il me donne un petit truc apaisant , j'ai essayé toutes les médecines douces, les approches méditations et autres , mais j'arrive pas à surmonter j'ai trop envie de pleurer c'est du désespoir hurlant qui me ronge et me provoque ces nausées , je l'analyse bien je le sais avec ma tête mais le vivre ? et surtout trouver une solution ?

Delphine
Abonné

Bonjour Eleo1240

Ta souffrance nécessite peut-être en effet d’en parler à ton médecin.

je te souhaite plein de courage.

 

 

Delphine

Delphine
Abonné

Bonjour à tous

je suis à l’étape de 2 jours où il faut à un repas manger quelque chose de très calorique en début de repas puis en fin de repas.

je l’ai fait hier midi, je ferai le 2ème demain matin.

mais vraiment je n’aime pas du tout cet exercice. J’ai l’impression de régresser dans mes repères de satiété et ça m’inquiète.

comment l’avez-vous vécu ??

bon week-end ensoleillé ☀️ !

delphine 

Delphine

Vanille67
Abonné

Bonsoir Eleo,

Quand c'est trop dur un medecin peut effectivement t'être utile.

Je t'envoie beaucoup de courage!

Vanille67
Abonné

Bonsoir Delphine

Régresser.??? Je pense que cest juste une impression. Ne relâche rien!

Bon courage

Delphine
Abonné

Merci !

je passe à l’étape repérer les excès alimentaires.

avec confiance..  enfin aujourd’hui., on verra demain !

Delphine

Delphine
Abonné

C'est encore moi, pour partager mon nouveau défi perso : ne monter sur la balance que le jour du RDV avec mon coach.wink

Cette machine devil me nargue chaque matin, mais je décide de l'ignorer.

Je vous dirai si je m'y tiens!

Bonne soirée

Delphine

Mnemosyne
Abonné

Bon courage !!! (:

Pour le moment, 1 jour sur 2 pour moi c'est encore difficile ! angry aille aille aille...

 

izabelle
Animatrice forum Coach marraines
Delphine  Abonné ven 04/05/2018 - 12:16

Cela veut dire que si en promenant je sens une bonne odeur de gâteau, que je n'ai pas faim du tout, mais que cette odeur me donner envie quand même de ce gâteau, je peux le manger sans culpabiliser, à condition de le déguster, et d'attendre le retour de la faim pour le prochain repas? (ou une autre envie sans faim??)

ce que je ferais moi, c'est acheter ce gateau, ne pas le manger tout de suite, mais prendre un moment avec ton enfant intérieur,  être à son écoute, comprendre ce qui l'a chagriné, être présente à ces émotions là

ensuite, au diner, en dessert, déguster ton gateau

ou même déguster ton gateau en guise de diner

si tu as faim à ce moment ça sera encore mieux

mais c'est possible en effet de le faire si tu n'as pas faim

ce qui compte c'est l'intention que tu as dans ce moment là  et la présence que tu as avec tes émotions et ton enfant intérieur

si tu n'as pas pris de temps pour être à son écoute c'est à dire à ton écoute et que tu sautes directement sur le gateau, tu ressentiras de la culpabilité car la culpabilité vient automatiquement lorsque l'on fait quelque chose qui ne nous semble pas juste

mais tu verras que si tu prends ce moment avec toi-même, ce moment en contact avec ton enfant intérieur, sans chercher à résoudre, juste de la pure présence pleine d'amour et de compassion,  ensuite peu importe que tu aies faim ou non,  tu verras que tu mangeras sans culpabilité et surtout beaucoup moins.... tu n'auras pas à réfléchir quand t'arrêter, cela se fera facilement, car cette prise de nourriture ne sera pas  "anesthésiante" mais "réconfortante"

il est vrai qu'il faut s'entrainer pour cela

alors quand tu sens une bonne odeur, et même avant de sentir une bonne odeur,  connecte toi à toi-même tes émotions, accepte de ressentir

izabelle
Animatrice forum Coach marraines
eleo1240  Abonné sam 05/05/2018 - 15:45

mais j'arrive pas à surmonter j'ai trop envie de pleurer c'est du désespoir hurlant qui me ronge et me provoque ces nausées , je l'analyse bien je le sais avec ma tête mais le vivre ? et surtout trouver une solution ?

ah Eleo tu m'as fait presque sourire avec ta dernière phrase si je n'étais pas peinée pour toi bien sûr

trouver une solution?   ça c'est la tête

et comme il n'y a pas de solution, cela devient du desespoir hurlant

est-ce que tu arrives à te mettre en contact avec cette émotion puissante dans ton corps, la ressentir physiquement et rester à son contact

vu comme tu la décris, cela ne doit pas être évident, je l'ai déjà fait en séance avec mes patients, je pense qu'à certains moments en effet c'est bien d'être accompagné pour pouvoir avoir la sécurité d'être au contact de choses si profondes et si puissantes qui probablement te renvoient à des situations bien plus anciennes

la seule  "solution" c'est que tu sois au contact de cette émotion,  or  tant que tu veux la solutionner, tu n'es pas à son contact

à ce moment là le réconfort alimentaire est absolument impossible en effet, c'est le réconfort de ta propre présence à toi-même qui est indispensable

cependant quand on va chercher des émotions si profondes et lointaines, on peut s'accompagner d'un thérapeute qui est comme un guide dans ces eaux inquiétantes,  bon du moment qu'il est qualifié, bien entendu

eleo1240
Ancien abonné

oui Izabelle je te suis mais tu sais dans mon corps je le ressens très très fort , envie de vomir nausée plus de force anéantissement , grande souffrance et comment faire ? plonger dedans et la peur me prend d'en finir alors j'ai peur très peur et essaie de "raisonner" parce que si je suis seule c'est trop dangereux j'en suis consciente , je suis aidée , quel parcours ....quand j'écris, là, je peux dire que j'ai l'impression que je me retourne comme un gant mes tripes à l'air vulnérables mais puisque j'ai "décidé" de continuer à vivre c'est qu'il y a au fond une espérance malgré tout alors je fouille profond pour repêcher ce petit bout d'espérance et m'y accrocher mais parfois je ne peux plus ça fait trop mal c'est trop dur et puis par moment je me demande pourquoi? mais il ne faut pas se demander "pourquoi" je regarde les petites mésanges qui ont fait leur nid dans la boite accrochée au figuier il fait moche ici et froid et du vent , et les chats rodent en dessous et j'entends en mettant l'oreille sur le nid des petits piallements, signe que les bébés sont nés et les parents dans le vent sous la pluie en ce moment n'arrêtent pas les aller retour pour nourrir la nichée , ils font , ils ne se posent pas de question , la vie est là belle et cruelle souvent mais elle est là

 alors c'est ma leçon ces petits oiseaux si petits et fragiles et puis si cette nichée est perdus et bien il en aura une autre et il fera beau , moi je risque de pleurer si les petits ne résistent pas aux intempéries ni aux chats mais eux mes petits hôtes ?

le piège du bonheur ........merci Izabelle

Delphine
Abonné

Merci beaucoup Izabelle

Delphine

izabelle
Animatrice forum Coach marraines
eleo1240  Abonné mer 09/05/2018 - 09:27

 envie de vomir nausée plus de force anéantissement , grande souffrance et comment faire ? plonger dedans et la peur me prend d'en finir alors j'ai peur très peur et essaie de "raisonner" parce que si je suis seule c'est trop dangereux j'en suis consciente , je suis aidée , quel parcours ....quand j'écris, là, je peux dire que j'ai l'impression que je me retourne comme un gant mes tripes à l'air vulnérables mais puisque j'ai "décidé" de continuer à vivre c'est qu'il y a au fond une espérance malgré tout alors je fouille profond pour repêcher ce petit bout d'espérance et m'y accrocher mais parfois je ne peux plus ça fait trop mal c'est trop dur et puis par moment je me demande pourquoi?

ben oui elle m'a l'air très très forte cette émotion, il faut toujours plonger dedans, mais toujours dans le présent, c'est comme plonger dans une ombre, tu ne risques rien,  tu te rappelles la métaphore du bateau dans le piège du bonheur?  c'est ça

plus tu ressens physiquement mieux c'est mais tente de ne pas "lutter" et accueillir ces sensations comme on le fait pour la faim

et surtout aussi, t'entourer, oui

l'envie d'en finir, c'est un évitement, l'évitement ultime,  alors oui soit fière de toi, en tout cas à chaque fois que tu accueilles cette émotion qui semble venir de très loin  et vu ta sensibilité je pense que c'est une bonne chose que tu t'imprègnes de la vie autour de toi et à ta corde sensible, sans trop réfléchir surtout, c'est ça le plus dur

le moins on réfléchir, le plus on peut ressentir le présent, et même s'il n'est pas agréable, être là au présent est la meilleure chose dans la tempête

 

tu l'as lu le livre de Russ Harris  le choc de la réalité?  ses 4 conseils : être gentil avec soi, jeter l'ancre, prendre position et chercher le trésor (bienveillance, pleine conscience, valeurs et valeurs...), à chaque fois que tu fais ça, tu fais qqchse pour toi, et ça c'est important je pense pour toi en ce moment

eleo1240
Ancien abonné

merci c'est important tout ça , et je plonge dans le présent grâce au sport et c'est heureux que je puisse faire cela , et surtout ne pas "trop "réfléchir en effet et puis aussi  rendre à  l'autre sa valise de pb et les lui déposer tranquillement en précisant ;" cela t'appartient "

 merci Izabelle

Delphine
Abonné

Bonjour à tous

Je voudrais avoir votre avis sur l'étape que je viens de terminer : excès alimentaires, sur 7 jours.

Sur ces 7 jours, j'en ai passé 4 hors de chez moi, hors de mon département pour garder mes neveux chez eux, dont les parents ont du s'absenter pour motif professionnel.

Des amis nous ont rejoint. Nous étions donc 8 à table, en mode vacances et colo : apéro, cuisine ensemble, courses ensemble etc.

5 jours donc conviviaux entre amis proches et cela a fait un bien fou à tout le monde, une parenthèse pour oublier les soucis plus ou moins graves de chacun.

En terme de gestion de la faim et des quantités, les 2 premiers jours, je sais que j'ai mangé plus que nécessaire, mais sans sensation de lourdeur, sans me précipiter sur les cacahuètes ni sur les pates bolo !

Ensuite j'ai un peu moins géré car on a mangé des spécialités du pays de ma belle-soeur, et là, je craque, j'avoue avoir eu 2 mega compulsions, mais c'était tellement bon !!

Hier matin, je n'ai pas pris de petit-déjeuner, j'ai mangé un peu vers 14H puis repris le diner tous ensemble le soir.

Aujourd'hui : petit déj à 10 car les parents sont rentrés ce matin, et petit en-cas de retour à la maison pour moi à 15H.

J'attends d'avoir de nouveau une bonne faim.

Bien sûr, je ne me suis pas pesée... pas folle la guêpe...

Je me sens un peu gonflée, mais je reprends le droit chemin sans culpabilité dès demain.

J'ai posé la question au coach de savoir si je devais reprogrammer cette étape car elle s'est déroulée hors situation habituelle. J'avais souhaité ne pas la décaler car ce sont des situations qui peuvent se reproduire plusieurs fois dans l'année, donc elles sont à prendre en considération.

Dans l'attente de la réponse du coach, j'ai clôturé l'étape et le bilan ne me semble pas trop faussé dans la mesure où je reconnais bien quand même les causes de ces excès, ceux d'avant le programme, et donc ceux qui peuvent aussi m'arriver pendant.

Du coup je me pose la question de savoir si je recommence cette étape en situation normale pour voir si le bilan est différent, ou si je passe à l'étape suivante (dégustation) après un break de 24H pour me recaler.

Qu'en pensez-vous?

Merci de vos retours

Aujo

Delphine

izabelle
Animatrice forum Coach marraines

ben non c'est une super situation justement pour observer les causes des excès alimentaires, je dirais même que ça tombait bien !  il n'y a pas de situation "habituelle" et extraordinaire, on est toujours nous-même, donc peu importante les circonstances ce sont des processus qui s'activent en nous

parfois ils sont plus activés, c'est l'occasion de les observer de plus près justement, comme la "tentation" de nourritures peu habituelles

ça tombait très bien pour toi que ça tombe dans cette étape

Delphine
Abonné

Merci Izabelle, c'est aussi en synthèse le retour de la coach.

Je me sens de mieux en mieux dans ce programme, et détachée de la balance... enfin du mieux que je peux, mais sans stress !

Je me pèserai le 24 mai, avant mon prochain rdv téléphonique !

Delphine

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