3 respirations, 3 1ères bouchées à déguster - 06012014

Lavienrose.
Abonné
Après mon dessert d'hier catastrophique... Cad que je l'ai englouti alors que je m'étais préparée un truc digne d'un Resto 10 étoiles.... Belle assiette, une belle crêpe confectionnée avec œuf de roussette une des poules...une petite coupelle avec un quart de citron vert et idem avec du sucre en poudre parfumé à la vanille rapportée d'Inde!!! soit j'ai une mémoire de poisson rouge cad que la crêpe je l'ai rêvé et pas englouti ou soit je me remets aux fondamentaux définitivement je ne suis pas un cyprinidé!!! Je préfère me respecter. Je me suis décidée à faire un mix des défis . Qui veut de joindre à moi et partager ses experiences? 3 grandes et lentes respirations Et les 3 premières bouchées à déguster. Cela implique de mettre à la bouche calmement de mâcher longuement ... Bref de déguster Ce matin j'ai oublié les 3R... Et la dégustation a été trop rapide en bouche à mon goût.

Commentaires

Soleluna.
Ancien abonné

Ah oui c'est ca Aeria. Comme quoi, il va nous falloir pratiquer un peu encore hein ? :)

Lavienrose.
Abonné
Aéra, Soleluna.... J'ai le même constat que vous. A midi , belle assiette de légumes al dente... J'ai fais 3r j'ai admire mon assiette.... C'était bien parti et après j'ai entendu dans ma tête.... Mange tant que c'est chaud..... Et la j'ai pris la fourchette, mode automatique ... Je me suis réveillée à la 3 ieme bouchée avec des ruminations .... Bref je suis revenue aux 3b.... Ces légumes étaient délicieux!!! Soleluna tu as très bien expliqué le pourquoi des défis. Je garde en mémoire pour quand je serai en panne de motivation! Patience reste!
Pattie.
Ancien abonné

[quote=Soleluna]

de s'entrainer, encore et encore, de sorte à ce que petit à petit ça soit intégré et qu'on devienne inconsciemment compétentes !!! (ouaissssssssssss, la compétence inconsciente, ZE ULTIMATE STAGE!!!)
Amitiés

[/quote]

Tout à fait d'accord ! Je suis en train de voir énormément de changements (pas d'énormes changements, des changements de fourmi, mais sur énormément de choses), de m'apercevoir déjà que je suis consciente de ces changements, et je les attribue à ça : la répétition, encore et encore, et qu'importe le degré de perfection. Ca crée comme une mémoire du corps, une mémoire des sensations. Et comme ces sensations sont confortables, le cerveau nous aide petit à petit à les retrouver, et donc à intégrer des nouveaux comportements.

Il faut vraiment s'autoriser à échouer, c'est le seul moyen de recommencer et recommencer encore et encore sans usure. L'important, c'est de recommencer, pas d'y arriver. Et parfois de relire les protocoles, même quand on a passé l'étape, pour être bien sûr qu'on ne recommence pas un mauvais chemin.

C'est vraiment comme le vélo, le corps doit trouver son équilibre. On ne va pas tout de suite d'un point A (notre poids) à un point B (le poids rêvé ou la stabilisation). On apprend d'abord à monter sur le vélo, à tomber sans se faire mal (et ça, on ne peut l'apprendre qu'en tombant beaucoup, et parfois en se faisant mal), à avancer, à utiliser le guidon, le frein, et tous les trucs du vélo, et pratiquer, pratiquer, souvent. Compter sur la mémoire du corps et sur la durée.

marieal.
Inscrit

mais après tout c'est très bien de s'en rendre compte après deux bouchées, non? c'est même parfait , si ça m'arrivait à chaque repas je serai ravie!

mavo.
Marraine
Allez je remonte encore dans le train, c'st aussi dur que le posé de fourchette pour moi ce défi ! Très intéressant de vous lire sur vos blocages. La peur de ressentir, la peur de perdre ce qui est l'arme habituelle d'évitement, tout ça me parle bien ! On verra comment demain se passe...
zabuse.
Abonné

merci les filles de vos reflexions que je partage completement..Jusq u'a ces derniers jours je n'arrivais pas a faire ce defi ni la RPC parce qu en fait je me rends compte que je veux faire "comme ds le protocole" et que du coup je considere comme un echec de le faire imparfaitement... et puis Lavieen rose a proposé plutot que les 3 respirations, les 3 gorgees d'eau et ça me convient mieux. Alors ce n'est pas de RPC mais je considere que c'est deja pas mal,

alors oui j'oublie les 3B une fois sur 2, mais petit a petit l'oisau fait son nid 

Soleluna.
Ancien abonné

[quote=Pattie]

Je suis en train de voir énormément de changements (pas d'énormes changements, des changements de fourmi, mais sur énormément de choses), de m'apercevoir déjà que je suis consciente de ces changements, et je les attribue à ça : la répétition, encore et encore, et qu'importe le degré de perfection. Ca crée comme une mémoire du corps, une mémoire des sensations. Et comme ces sensations sont confortables, le cerveau nous aide petit à petit à les retrouver, et donc à intégrer des nouveaux comportements.

Il faut vraiment s'autoriser à échouer, c'est le seul moyen de recommencer et recommencer encore et encore sans usure. L'important, c'est de recommencer, pas d'y arriver. Et parfois de relire les protocoles, même quand on a passé l'étape, pour être bien sûr qu'on ne recommence pas un mauvais chemin.

[/quote]

@Pattie, tout à fait d'accord, rien à rajouter. Je me le mets en exergue, pour y revenir, quand le besoin se fera sentir.

@Mavo, welcome on board :)

@marieal : suis d'acc avec toi !

@zabuse: oui l'idée c'est de garder le lien, on le forge à sa convenance je pense

Bonne journée à toutes et tous :)

izabelle
Animatrice forum

oui alors moi je n'y pense que rarement sur les premières bouchées de mon plat, sauf si j'ai très faim, genre le matin

mais la plupart du temps j'y pense au bout de 2-3 bouchées

alors c'est bon quand même!!!!   il suffit de déguster trois bouchées et peu importe si ce ne sont pas les premières

 

cette peur de ressentir pour ma part s'est très vite dissoute,  et je signale que grace à ça, je n'ai pas eu d'EME de la semaine!!!!     je crois que presque toutes mes EME étaient dues à la peur de ressentir.....

du coup j'ai perdu quasiment 3 kgs cette semaine.....   bon il faut dire qu'il y en avait deux qui appartenaient à la période des fêtes....

c'est fou comme on peut avoir intériorisé des réflexes pendant des années, comme ne pas "trop " ressentir,  et comme, dès qu'on y met de la conscience, la fameuse " peur de ressentir"   , si on s'y confronte.... eh bien elle ne fait pas long feu.....

 

je trouve que l'étape dégustation devrait être un peu  moins "intellectuelle" dans la description que l'on doit faire des goûts,   pour plus se focaliser là-dessus : laisser le plaisir exploser dans bouche, s'autoriser à prendre du plaisir avec ses papilles

Loli2pop.
Abonné

hello les filles,

alors que je m'apprête à sortir déjeuner au resto (anniv de collègue), j'emporte dans ma besace les consignes du défi ... 3R3B, simplissime normalement. Retour dans 2 heures :)

allez, je vais arriver un jour à vivre avec ma peur de ressentir .. et même déjà à ressentir pleinement ma peur de ressentir.

excitant ce challenge en tout cas !

bon app' à tutti

Loli'

mavo.
Marraine

Toujours pas très vaillant de mon côté, mais je crois que ça frémit ! Disons que j'ai une ou deux secondes de conscience, d'attention portée à ce que je mange, à chaque repas. Espérons que j'arrive petit à petit à faire durer ce moment !

marieal.
Inscrit

hello! bon un petit message pour vous dire que je m'absente quelques temps, en vacances, et que j'emmène 3R3B dans ma valise...

Bluejay.
Abonné

bonjour ! désolée pour le dernier message qui s'est posté je ne sais pas combien de fois ! oups !

les 3RB.. c'est pas facile mais je me rends compte que petit à petit même quand je n'ai pas pensé à faire les 3RB, je fais plus attention au gout. plus du tout envie de manger pour manger.

Envie de bonnes choses, savoureuses et puis même si j'aime encore beaucoup beaucoup le chocolat, et le sucré... eh ben j'ai aussi des envies de cotes de blettes !!!!! et d'oignons et autres délicieux légumes. Et je ne ressens plus du tout de manque de sucré. je pourrais ptet pas m'en passer mais au moins j'en ai moins envie qu'avant.

c'est déjà le début d'une petite victoire !

 

bon courage à toutes !

marieal.
Inscrit
Je n'arrive pas à ne plus recevoir de mail de cette discussion...
Patience
Marraine

Bluejay,

Je comprends parfaitement tes envies de blettes ! :-)

Pour ma part, je suis fière de vous annoncer qu'aujourd'hui, au petit-déjeuner et au déjeuner, j'ai réussi à respirer et à déguster !!
Il y a quelques jours, je vous disais que je laissais tomber ce défi pour l'instant. Et voilà que j'y arrive !
Serait-ce du lâcher-prise ? ;-)

La suite au prochain numéro !

Au plaisir de vous lire

izabelle
Animatrice forum

bravo!!!

moi j'ai un peu du mal depuis deux jours mais j'y pense et je m'accroche

c'est quand même devenu un peu une habitude

valerie70.
Abonné

Bonjour,

Inscrite depuis fin novembre, je vous suis sur ce défi depuis hier; Merci à l'initiatrice wink, je retrouve le plaisir, même si je ne pense pas toujours à pratiquer, et du coup, je suis plus zen!

J'en profite aussi pour pratiquer le "poser de fourchette", pour moi, ça se combine bien, et j'ai même remarqué à midi qu'une de mes filles m'observait et pratiquait aussi!!!

A bientôt et bon courage à toutes,

Valérie,

liegama.
Ancien abonné

Ca fait presque deux mois je crois que je n'étais pas venu (enfin c'est l'impression que j'ai) et ce soir j'ai rouvert le site en me disant que je cherchais à refaire des exos de dégustations. J'ai passé de superbes vacances à Noël avec une semaine au restaurant tous les jours où j'ai dégusté non stop et pris un plaisir fou mais depuis par contre j'ai un mal fou à prendre du plaisir dans la vie de tous les jours. Je suis souvent trop fatiguée pour cuisiner ou alors je cuisine pleins de trucs et c'est jamais ce dont j'ai envie quand j'ai faim ce qui me frustre et entraîne des EME. 

Alors je vais essayer d'appliquer ce défi, de vraiment déguster ces trois premières bouchées au moins et d'accepter de ressentir ce qu'il y aura à ressentir.

Merci d'avoir lancé ce défi et contente de vous retrouver les copines Mavo, Sole et Iza.

izabelle
Animatrice forum

super valerie!

Liegama, tu nous manquais!!!   hier je t'ai vue connectée, je me suis dit : "chouette"

j'espère que ton magasin marche bien

mavo.
Marraine

Hello Liegama, contente de te lire ! Quelles sont les news du démarrage ?

Bon, rien à faire, ça ne rentre pas ! J'ai de vagues éclairs de lucidité, de vagues moments où je me dis "tiens, fais attention à ce que tu manges", mais ça dure à peine le temps d'une bouchée, et je n'arrive pas à aller plus loin que j'aime / j'aime pas. On est très loin de la dégustation !

 

Mais je continue d'essayer !

Je me demande tout de même ce qui bloque. Cette histoire de refus des sensations, de peur des sensations, me parle tout enr estant très floue. Je crois que j'ai encore un long chemin à faire dans tout ce qui est "sensation", utilisation des 5 sens. Je me souviens d'une psy qui me demandait "qu'est-ce qui vous fait plaisir sensuellement ?". Comme j'étais muette, elle me donne son propre exemple : "moi, j'aime la sensation du soleil sur ma peau". Et là : abîme de perplexité, je ne voyais pas du tout à quoi elle voulait en venir...

Bon c'était il y a quelques années... Parfois j'ai l'impression d'être une sorte d'antithèse de l'hypersensible. Je suis une non-sensible. Ou une hyper-sensible farouchement barricadée ??

Me fais un peu des noeuds au cerveau, là, sans doute.

FRED73
Marraine
Ce que tu écris Mavo me parle beaucoup. Je pense moi aussi avoir peur de ressentir. En tout cas j'ai énormément de mal à manger lentement, en pleine conscience et je n'aurais pas su quoi répondre moi non- plus à la question de ta psy. Ça me fait penser à la sexualité qui ne pose problème notamment à cause de ma peur de ressentir trop fortement les choses ! Pourquoi est ce que ça fait si peur de ressentir les choses ?
Lavienrose.
Abonné
Quand je me pose des questions sur le pourquoi je n'y arrive pas... C'est d'une part que j'integre le défi et d'autre part que j'intelectualise ma déception de ne pas y arriver. Le défi est sur 3 bouffées! Pas sur le repas.... Y aller petit à petit... Y penser c'est déjà bien... Et avec le temps le cerveau lâche prise et on s'aperçoit qu'on a fait 3 bouchées en pleine conscience... Et après déprogrammation on a le déclic! J'ai eu le déclic pour l'étape de la dégustation mais je n'y arrive pas sur un repas...même pas sur un plat entier.... Et pourtant je sens que j'integre peu à peu.... J'ai des bribes d'éveil et puis je repars en mode automatique de la Nana super forte. Je fais souvent l'exercice de boire de l'eau en dégustant .... Ce qui me fait du bien sensuellement: un massage, l'eau sur ma peau, des draps doux en coton, les caresses peau à peau, le soleil aussi... Et la danse: zouk, salsa
liegama.
Ancien abonné

Bon alors aujourd'hui j'ai dégusté des raviolis ce midi, et me rend compte que le repas est une sorte de pause que je veux avoir et dégusté signifie être présente et ressentir et faire face à ce ressenti et l'assumer, bref l'opposé de l'échappatoir que je recherche en mangeant donc pas facile.

Porter son attention à ce qui se passe sans jugement. C'est en me rappelant cette phrase que j'ai essayé de nouveau sur quelques bouchées et me suis rendue compte que je serrais beaucoup la machoire, que je continuais à tenir ma fourchette (qu'il est loin le temps du posé de fourchette tiens!) et que je me retrouvais de nouveau les deux pieds accrochaient autour de la chaise (au cas où on vienne me piquer ma bouffe). Bref le naturel est de retour.

J'ai aussi noté que je mange de nouveau la première bouchée debout à la cuisine avant de m'assoir, encore une envie de m'échapper je pense. 

Par contre j'ai réussi à m'arrêter à satiété mais je sens que pourrai avoir plus de plaisir à manger.

Durant les vacances de Noël j'étais à Londres et j'ai vraiment pris un plaisir immense à manger. J'ai entre autre manger plusieurs fois des tiramisu fantastiques car j'avais une vraie bonne faim, que j'étais détendue et que je CULPABILISAIS pas d'en manger. Et du coup j'en manger quelques bouchées à chaque fois et je laissais plus de la moitié. J'ai compris que c'est la culpabilité qui me poussait dans la compulsion.

Ce soir j'ai pas encore mangé, j'attends la faim je vous raconterai ensuite.

Mavo ça te fait peur de prendre du plaisir sensuel? Je trouve que c'est une bonne question de ta psy. Qu'est-ce que tu aimes faire qui entraîne tes sens? Ca peut être sentir l'eau chaude sur ses mains quand on se les lave, ou pour moi le summum c'est entrer dans une piscine un peu fraîche un jour de grosse chaleur et sentir le frais sur la peau, le poids du corps s'allégeait dans l'eau. Ou lors d'un massage ou simplement admirer une vue splendide ou plus simple retrouver la chaleur du lit en se recouchant le dimanche matin. C'est quand on se rend compte de la multitudes de possibilité de prendre du plaisir que la vie nous propose à tout instant, alors on a plus besoin de tout concentrer sur la bouche.

gagatoes.
Abonné

3 respirations...3 bouchées...

La télé est restée éteinte... l'ordi aussi...

j'en ai mis du temps avant de rejoindre ce défi... mais je vous ai bien lu depuis le début, et je pense que j'ai enfin compris, et je me sent plus légère cette semaine et je réalise que je n'ai pas fait d'EME...

La route est sûrement encore longue et le weekend si dangereux arrive mais je suis prête à l'accueillir, 

grâce à vous

Merci

Gag

Patience
Marraine

Décidément, c'est incroyable comme on tourne autour de cette peur de ressentir... et de sentir. Peur de l'effet que pourraient provoquer nos sens et nos émotions...
On touche peut-être aux noeuds de nos problèmes, non ?

Peut-être faudrait-il écrire ce qui se passerait si on osait (res)sentir ? Imaginer les scénarios catastrophes et les scénarios idéaux ? Peut-être que cela nous aiderait à y voir plus clair ; ou en tout cas à mettre de la distance ?


Je crois que je vais prendre le temps de regarder tout cela de plus père près... (ouh la !! En écrivant "père", à mon avis j'ai mis le doigt sur un point sensible chez moi... Lapsus d'écriture révélateur... ?). En observant ce qui se passe, sens par sens...

Allez, on va y arriver... Patience, patience...

Au plaisir de vous lire ; et bravo à toutes celles qui ont réussi aujourd'hui à faire leurs 3R3B ! :-)

Lavienrose.
Abonné
Pas eu besoin des 3R.... J'ai accueilli le bruit et me suis détendue en marchant jusqu'à la cantine... J'ai mangé calmement, la viande était bonne. J'ai souvenir que j'ai pris conscience de mes pieds durant le repas.... J'étais plus dans mon corps que dans ma tête.... J'ai pu laisser un peu dans mon assiette. J'ai par contre fini ma part d'ananas j'ai croqué j'ai senti le jus dans ma bouche j'ai senti dans ma bouche l'odeur du fruit.... Sur 3B... Les autres mangées sans dégustation. En rentrant y'a une heure 2 carrés de chocolat... Pas pu déguster mais manges dans le calme et dans le présent. Patience bonne idée .... Tu ne veux pas ouvrir un fil sur le ressentir???
Soleluna.
Ancien abonné

Hello vribodi!

Bonjour aux nouvelles têtes, aux "fidèles" de ce fil, et spéciale dédicace à Liegama ! Je pensais à toi l'autre jour justement et me demandais ce que tu devenais (accaparée par ta nouvelle activité, normal) :)

j'interviens un peu moins sur le fil, parce que mon expérience est toujours un peu la même, mais vous suis ! En gros, y'a des jours qui marchent mieux que d'autres, et dans tous les cas, même quand je suis bien présente, ce n'est jamais spontané. Je dois me le remettre en tête pour le faire, en cours de route. On est loin de la compétence inconsciente :)

Je réfléchis beaucoup en revanche au pourquoi de cette résistance. Je sais pas. Je crois qu'il y a là une bonne part de conditionnement. Manger était compliqué pour plein de raisons (absence de la mère, insécurité de l'enfant, besoin de me réconforter, harcèlement anti gros à l'école, culpabilité dans la prise de poids, maltraitance etc). Et l'est sans doute aujourd'hui pour d'autres raisons (stresseur poids, impératifs médicaux dans l'alimentation etc). Du coup je me dis qu'il n'est pas simple de changer le fonctionnement de toute une vie. Pas simple ne veut pas dire impossible, parce que j'ai vu du changement dans d'autres domaines tout aussi complexes.
Mais ce qui est certain, c'est que ce changement ne passera pas par la tête uniquement, par une "simple" volonté, quelle soit de fer ou non. C'est par l'expérience du réel, essayer, encore et encore, malgré toutes les résistances, les "échecs" que petit à petit, ce changement surviendra et sera alors incorporé (au sens propre comme figuré) et pourra devenir réflexe.

En somme, il nous faut travailler.
Et la bonne nouvelle, c'est que c'est exactement ce que l'on fait ici et maintenant. :)

liegama.
Ancien abonné

Hello Soleluna, contente de te retrouver ici, je pense souvent à toi quand je cuisine ton chana dont je suis toujours aussi fan. J'ai d'ailleurs partagé la recette sur mon site du magasin et les clients adorent. D'ailleurs le magasin ça commence à se calmer la période "non stop", d'où mon retour sur le site, mais c'est toujours aussi sympa. 

Alors hier soir, j'ai pas du tout dégusté, j'ai fait une EME sur du fromage et j'avoue que j'ai pas trop analyser ensuite le pourquoi du comment.

Ce matin, toute petite faim mais grosse envie de pdj. Je m'explique, j'adore le rituel du pdj, le thé, prendre mon temps, discuter avec mon homme mais souvent j'ai pas assez faim pour en profiter vraiment. Alors j'ai dégusté le thé, ainsi qu'une orange pressée (encore un truc que je fais trop rarement car le jus d'orange est un peu un aliment tabou pour moi vu tout ce que j'ai lu dans le passé : c'est du sucre pur! j'ai le retour des voix dans ma tête qui me font culpabiliser d'en boire). J'ai bien profiter de la couleur pourpre des oranges tarocco, du piquant de l'acidité suivi de la douceur sucrée, bref, ai pris du plaisir et du coup ai eu l'impression d'avoir mon pdj même si j'ai pas manger autre chose.

izabelle
Animatrice forum

j'adore cette discussion et les gens qui y participent.....

il y a sans doute plein de moyens de s'être éloigné de ses sensations

pour ma part, je pourrais répondre des tonnes de choses à la question de la psy de mavo : déjà la chaleur de l'eau de la douche, le soleil sur la peau, oui.... le gout bien sûr et qu'on me masse, surtout la tête ou bien qu'on me touche les cheveux

tout le monde est sensible, on ne peut pas être non-sensible, mavo....

mais on peut être moins réactif à la stimulation sensorielle, ce n'est pas grave du tout

ou alors, oui, à l'inverse,  une forte sensibilité peut, selon les parcours et l'éducation, être tellement refoulée qu'on perd l'accès à ses sensations...

personne ne pourra le savoir à part toi......    et à la limite c'est pas grave

tu n'as pas besoin d'atteindre l'orgasme avec ta bouchée... mais simplement laisser le goût  "être",  "exister"

si dans ce moment-là, tu ressens des freins, des envies d'avaler tout rond pour surtout ne rien sentir,  alors on est sans doute plus dans le truc de la peur de ressentir  (qui est mon cas, ou était...)

mais si cela ne te pose aucun problème, mais que bon cela ne te procure pas de sensations tellement fortes,  c'est simplement que ton goût n'est pas trop développé ou bien que tu réagis peu aux goûts.....   il n'y a aucun problème à cela en fait

il n'y a que toi qui pourra le savoir, mavo, si c'est de la fuite ou juste un manque d'intérêt

 

 

dans mon cas, après avoir survolé deux fois l'étape dégustation sans me rendre compte que ça me "genait" en fait de tellement ressentir dans la bouche,  heureusement que ce défi m'a ouvert les yeux.....

c'est même l'un des moments marquants de mon parcours ici, un gros gros déclic

 

pour répondre à  Fred  qui demandait comment se construisait cette peur de ressentir,  pour ma part c'est vraiment lié à mon vécu :   hypersensible, je réagissais à tout au quart de tour..... crises de nerfs à partir de 5 ans jusqu'à 7 ans, mes parents qui me trainent chez tous les medecins et homeopathes pour que " ça cesse", mon père qui me dit qu'il faut que je développe l'équanimité, ma mère qui se sent désamparée.....   à un moment donné, quand tu as 7 ans,  que tout dans la vie t'irrite et te fait réagir,   que tu te juges  "inadaptée" au monde qu'on te demande t'intégrer.......    tu apprends peu à peu  que "ressentir les choses tellement fort"  c'est   "dangereux",  "à éviter"  et qu'il te faut devenir "calme"  pour que les autres t'acceptent... 

dans mon cas j'ai associé  "sensations trop fortes"  avec   "ne pas pouvoir survivre dans ce monde"

c'est pour ça que ce défi me fait le plus grand bien

en "ressentant"  pleinement une bouchée de salade,  je sais bien que cela ne remet pas en cause ma survie,  donc je m'autorise à me lacher....   et intégrer par de nouvelles expériences qu'il n'y a en fait aucun danger à ressentir

ça revient à déconditionner cette croyance infantile  en expérimentant, et l'avantage de ce défi c'est que c'est trois fois par jour

 

ensuite cela m'aide énormément à m'autoriser à ressentir le reste de la journée, tout le reste, les émotions notamment

FRED73
Marraine
Eh, bien j'ai du moi aussi sentir dans mon enfance qu'il était dangereux de ressentir trop fortement les choses, je vais y réfléchir. D'ailleurs je pense vraiment avoir mis le doigt sur quelque chose parce que maintenant que j'y pense quand je fais un body scan je ne ressens jamais rien !
mavo.
Marraine

Fred, je souris en te lisant, parce que à chaque fois que je fais un body scan, ça me demande des effrots incroyables pour arriver à "sentir" mon corps (sauf quand il y a des inconforts : mal quelque part, ça gratte, des trucs comme ça).

Iza, moi aussi j'adore ce fil, c'est comme si de nouvelles portes s'ouvraient, et derrière ces portes, de nouvelles perspectives !

En fait, quand je réfléchis aux exemples que vous donnez, je me rends compte que je ressens peu. Je ressens les choses vraiment fortes (mais du coup, souvent désagréables !). Le massage, en effet, me parle comme un ressenti agréable, mais bon, c'est pas simple de se faire masser régulièrement ! Tout ça me rappelle un fil où on paralit des sources de réconfort, des sources de plaisir, et où je trouvais justement que ma vie, quoique pas malheureuse, était pauvre en sources de petits plaisirs. Ou plutôt que je ne suis pas douée pour ressentir les petits plaisirs.

Ce qui me ramène à : être plus dans l'instant, être plus connectée, vivre le moment, la PC, etc...

Iza tu as raison : je ne sais pas si je suis peu sensible, ou très sensible bien bloquée, mais ce n'est pas très important finalement.

Bon, pas de petit-dej ce matin car vraiment pas faim (ça faisait bien longtemps que cela ne m'était pas arrivé ! victoire du jour !) et du coup grosse faim à 10h30, j'ai dégusté un morceau de chocolat mais il m'a été très difficile de me concentrer sur les sensations. Faut vraiment que je creuse cette question !!

C'est amusant, parce que tout au long du parcours, je n'avais pas l'impression de ressentir une difficulté à l'égard de la dégustation. Je me disais que je ressentais "comme tout le monde", que peut-être certains "exagéraient" leurs sensations. D'ailleurs, quand on avait fait la journée LC en avril, et qu'on devait décrire un aliment, j'avais été un peu scotchée par les nombreux détails que certaines pouvaient donner sur un aliment... Mais bon, je ne m'étais pas vraiment arrêtée sur tout ça.

Et finalement, je me dis qu'il faut que je creuse un peu par ici !

liegama.
Ancien abonné

Très intéressant ce fil, pour moi ce matin pas vraiment faim mais pas vraiment dégusté non plus; Je suis dans une espèce d'entre eux, je sens que je rechigne à me "remettre à la tâche", c'est à dire à me concentrer. Car la dégustation demande de la concentration et c'est l'opposé du relâchement que je recherche. 

Autre problème j'ai de nouveau des EME le soir ce qui fait que j'ai peu ou pas faim le matin, ce qui me gâche mon moment de plaisir du pdj et toute la journée en pâtie. Ce soir j'essaierai de faire une PC de fin de journée pour réduire les quantités.

en ce qui concerne les ressentis, moi j'ai peur d'être débordée par mes ressentis, j'ai l'impression de bien connaître mon corps, je ressens bien ce qui s'y passe, en body scan je peux porter facilement ma conscience dans plusieurs endroits de mon corps. Mais je crois que tous ces ressentis me rendent vulnérables alors je m'attache à étouffer les choses. Les ressentis apportent parfois des émotions et je me sens parfois à nue face à des gens quand l'émotion me traverse et je ne supporte pas bien ce sentiment d'être à nue et vulnérable. Je crois que c'est pour cela que je passe beaucoup de temps et d'énergie à étouffer mes ressentis. 

izabelle
Animatrice forum

oui moi aussi Liegama, je me sens vulnérable quand je suis "trop" sensible

et c'est pour la même raison que j'ai longtemps étouffé l'intensité de mes sensations

aujourd'hui que j'essaie de ne plus le faire, je m'aperçois quand même que la sensibilité est plus une force qu'une vulnérabilité

elle te donnerait presque des  "super-pouvoirs"   wink

dans mon cas, je ne pourrais travailler sans,  et si parfois, encore beaucoup, ça m'est pénible de tant réagir à tout et de tant ressentir,  je pense que finalement c'est comme ça, c'est utile, ça me permet d'aider des gens et comme aider des gens c'est un peu le but de ma vie,   il faut bien accepter cette chose-là, ce corps qui part au quart de tour, qui peut être totalement contracté après une simple discussion enflammée,  qui est déjà en alerte maximum alors qu'il s'agit simplement de conduire la petite à l'école.....

c'est pas le calme plat et c'est comme ça.....

 

peut-être qu'envisager la dégustation comme une concentration est un peu trop stressant

moi je pense à  "laisser exploser le gout en bouche"

du coup ça induit plutôt une détente qui se propage à l'ensemble du corps

après c'est surtout vrai quand on a faim......   ce midi j'étais affamé, j'ai fait ça sur une bouchée de truite fumée et c'était extra

sur la deuxiième bouchée,  rien.... trop salé.... beurk....

 

bon je vous souhaite un bon week-end et je vous laisse car j'ai la tête sans dessus dessous, à peine si j'arrive encore à réfléchir....

 

bonnes sensations à toutes!!!!!!

mavo.
Marraine
Pas de 3r 3b mais un repas où la conscience s'est invitée et est restée bien présente tout le long ce midi. Incroyable ! L'effet sûrement de la lecture du moment : "La sérénité de l'instant" de Thich Nhat Hanh. Merci à la linecoachée qui a recommandé ce livre et pardon de ne plus savoir de qui il s'agit. C'est un petit bijou de simplicité, de concision, c'est presque "La PC pour les nuls". Ce n'est pas très respectueux comme formule pour un livre aussi décisif, mais c'est un compliment supplémentaire, parce que je trouve que c'est un vrai tour de force d'arriver à être aussi simple et clair sur un sujet souvent un peu compliqué... Bon, je vous dirai si ça dure plus d'un repas ! :-)
mavo.
Marraine
Ouf, petite claque là ! Je suis aussi entrain de lire un bouquin sur l'analyse transactionnelle (pour le boulot). Le livre est franchement austère, j'imagine que c'est super si ça fait suite à une formation en AT mais quand on est novice et pas du métier, c'est pas simple. Mais bref : j'en arrive aux injonctions, j'imagine que certaines d'entre vous connaissent. Et là je tombe sur l'injonction "Ne ressens pas". Et là je suis dans des abîmes de perplexité !!!
Patience
Marraine

Vraiment intéressant, ce fil de discussion !

Pour rebondir sur le ressentir et la peur qui va avec...

Ma peur de ressentir vient également de mon vécu.
Dans mes souvenirs d'enfance, à chaque fois que j'ai exprimé mes ressentis désagréables (colère, ou même désaccord), je me prenais un vent par le personnel éducatif à l'école ou par des membres de ma famille (parents et grands-parents).
Ensuite, suite à un changement radical (changement de pays), j'ai compris que je devais taire mes ressentis pour appuyer la décision de mes parents. La famille n'attendait qu'une seule chose : qu'ils se soient plantés. Alors si on disait que tout allait bien, la famille ne pouvait pas critiquer mes parents.
Et puis mes parents ont toujours considéré qu'un enfant bien élevé ne fait pas de vague. Toujours linéaire... Pas de colère, pas de joie explosive, pas de tristesse flagrante... Juste une ligne droite... Je ne leur en veux pas. Entre un père élevé dès l'adolescence par des Jésuites dans un centre d'accueil d'orphelins + une maman interne dans un collège de bonnes soeurs, je crois qu'ils ont fait comme ils ont pu !

Conclusion, pour moi, ressentir = risque de ne plus être aimée. Et si je ne suis plus aimée, ça veut dire qu'on va m'abandonner, me laisser tomber ! Et si on me laisse tomber, si on ne m'aime plus, qu'est-ce que je deviens ? Je meurs !!!
Du coup, je dis rarement ce que je ressens et ce que je pense... Ou alors j'adhère à ce que les autres me disent, parce que si je dis que je ressens différemment ou que je pense différemment, vous imaginez !
Enfin, je me soigne !! Mais je mets toujours beaucoup de formes pour exprimer ce que je pense ou ressens...
Et il y a quand même des gens à qui je dis le fond de ma pensée et de mes émotions : ici, par exemple. Ou avec mes parents et mes frères. Ou avec mon homme et sa famille. C'est dans le monde professionnel que j'ai plus de retenue, alors que c'est dans ce monde que je passe le plus de temps et que je vis les émotions les plus pénibles...

 

Et pour parler des ressentis physiques... Ce matin, mon fiston m'a demandé : "Maman, comment on sait quand on a froid ou quand on a chaud ?".
Mince ! Ca fait quoi, exactement, d'avoir froid ? Et d'avoir chaud ?
Alors j'ai fermé mes yeux, je me suis concentrée sur la sensation de froid que je ressentais vaguement sur le haut du dos. Et là je lui ai décrit la sensation de froid, qui brûle (ça alors ! le froid brûle ??), qui anesthésie...
Et j'ai essayé d'apprendre à mon fils à prendre le temps de ressentir... et à accepter de ressentir.
 

Bon, j'ai encore écrit un roman ; mais ce fil me pousse à l'introspection, moi aussi...

liegama.
Ancien abonné

Mavo je suis contente que tu aimes ce bouquin, moi j'avais adoré, c'est une mine d'or et à la fois tellement simple. 

Izabelle je te remercie de me guider vers "l'explosion en bouche", tellement moins pressurant que l'exo de concentration dans lequel j'étais. 

Patience, merci de ton témoignage qui m'a ouvert les yeux. C'est sûrement, comme toi, par peur d'être abandonnée que je m'attache à étouffer mes ressentis depuis si longtemps. J'ai une mère qui est tellement égocentrique que j'ai vite compris très jeune qu'il n'y avait pas la place pour l'expression de mes ressentis au risque de me faire abandonner par mes parents. C'est ainsi qu'à treize an je me suis retrouvée à l'étranger en pension pendant 1 an et alors que je souffrais je n'ai jamais osé exprimer à mes parents que j'étais mal. J'ai pourtant l'impression de l'avoir fait mais comme je n'avais aucun retour je me suis dit qu'il n'y avait pas d'espoir. Ils n'ont compris que 20 ans plus tard à quel point cette année avait été éprouvante pour moi. Année durant laquelle j'ai d'ailleurs pris 20 kilos et qui a été le début de tous les régimes par la suite. 

izabelle
Animatrice forum

je vais le lire aussi, ce livre!!!

moi aussi, c'est à peu près en ces termes,  ma peur de ressentir

j'en ai fait l'expérience ce week-end,  où je n'ai absolument pas résisté à mes EME (de soirée, pas toute la journée quand même, et en pleine conscience ce qui a permis que ça soit sur de petites quantités)  car je me sentais bien trop menacée.....  ce n'était pas vraiment conscient, mais j'ai bien senti que là, il n'y avait pas d'espace pour se "confronter"  à ce que je ressentais de pénible

mais je me suis tout de même rendu compte qu'il s'agissait d'une peur de ne "pas être aimée"  si j'étais  "trop sensible"

parce que mon chéri, qui fait tous les efforts du monde pour comprendre ce qui se passe (le pauvre, il voudrait tellement que je maigrisse encore un pt'it peu....wink  c'est comme ça que je le tiens...),  au bout d'un moment,  il a quand même du mal à supporter quand je suis "submergée"

du coup ce week-end il était un "chouilla" distant  et moi alors là  grosse réaction......    comme s'il un gros "sens interdit"  s'allumait, clignotait pour me dire    "sensibilité = danger = tu vois je te l'avais bien dit"

donc j'ai bien pu prendre la mesure à quel point ma peur de trop ressentir était lié à cette peur de n'être aimée  de  "personne"

et aussi d'être incomprise,  puisque j'ai été incomprise toute mon enfance, du moins je me suis sentie incomprise,  et j'en ai fait l'expérience cette semaine de le ressentir à nouveau c'était très inconfortable

bref   si  "demain" j'arrive à me confronter à cette peur de ne plus être aimée,  ou même la peur incroyable que j'ai eu lorsque j'avais 3 ans  (je l'ai révécue en séance de sophro-analyse)   d'être  "renvoyée là d'où je venais parce que je ne faisais pas l'affaire et remplacé par qq'un d'autre"

bref si j'arrive à me confronter ça, je débouche la demie-bouteille de champ  qui traine au frigo depuis le nouvel an..... 

et je trinque virtuellement avec vous!

Lavienrose.
Abonné
Quoi du champagne!!! J'arrive.... ;-)
Loli2pop.
Abonné

Mais quelle effervescence sur ce fil de discussion. J'adore ça fourmille de clés ... presque trop, je ne sais plus où donner de la réflexion.

En tout cas, Mavo, je suis complètement solifaire de ton expérience ... moi aussi, aux questions qu'on te pose sur "tes expériences sensorielles favorites" je resterais bouche bée ... pour plein de raisons, déjà ma perpétuelle difficulté à décider, choisir, statuer .. et surtout parce que véritablement j'ai très peu d'expérience sensuelle/sensorielle. Sur le plan culinaire, la dégustation est arrivée que dernièrement (y a environ 10 mois), et sur les autres plans ma difficulité à m'ancrer en pleine conscience dans le présent assorti d'une difficulté à se laisser ressentir sans frémir me fait reculer de 2 pas, quand j'avance d'un.

En résumé, Mavo, il est aussi possible que par peur, par jeunesse dans l'expérience sensorielle, la question de ta psy ne te parle pas plus que ça pour le moment .. mais peut-être que dans quelques semaines ou mois, à force d'être là avec toi, tu auras tout un panel d'expériences plus ou moins fortes et plus ou moins agréables qui ensuite te permettront de répondre dans le futur à la question.

Personnellement, j'ai jusqu'à maintenant fait tellement peu de pleine conscience dans ma vie, qu'il faut souvent que je fasse dérouler des moments supposés sympas, que je mêle mémoire sensorielle et imagination pour me figurer un ressenti ... alors de là, à m'enthousiasmer pour décréter spontanément " j'aime l'eau chaudie qui coule sur la nuque et le dos quand il fait froid, c pas pour tout de suite.

Retourssons-nous les manches, moussaillons :)

Bon sinon, pour revenir aux 3R3B (bien qu'on soit finalement en plein dedans) et bien c phénoménal, j'étais sur le fil, juste avant déjeuner, je n'avais donc aucun doute sur le fait que là, j'allais y penser, ....ehben contre toute attente, zoup, c'est complètement sorti de mon esprit en 2 minutes. J'avais pourtant un super dessert, yaourt crémeux à la mangue ... mais j'n'en ai plus le souvenir. rrrrooo la la

Lavienrose.
Abonné
Loli.... J'ai fait la même aujourd'hui mais consciemment!!!! Ça a dégénéré en eme.... Mais consciente elle !! Trop de trucs à ressentir: décès d'un ami, organiser le voyage pour aller aux obsèques, le bôdel qui s'accumule en attendant dans la maison, maison qui ne ressemble toujours pas à une maison, ai été obligé de prendre 2 jours...dur car pas un rond....et je suis triste.....et zhom qui a besoin d'une mère ....et c'est pas moi....arghhh........
liegama.
Ancien abonné

Je n'y arrive pas, ça fait plusieurs jours que je suis dans les EME, je ne mange même plus en attendant ma bonne faim et je ne comprends pas pourquoi. Tout ce que je sais c'est que je perçois de nouveau la méthode comme une sorte de contrainte qui demande trop d'efforts alors que je veux utiliser tous les repas comme des échappatoires (mais à quoi ???). Tant que je n'arriverai pas à me poser ne serait-ce qu'une minute pour respirer je ne saurai pas à quoi je cherche tant échapper. 

Hier soir c'était une grosse EME avec une tablette de choc ce qui ne m'arrive pas souvent. 

Je m'accroche mais je vais essayer de refaire un exo sur l'attente de la faim car sans faim, la dégustation n'est pas la même. 

J'ai également noté que lorsque je cherche à échapper à mes ressentis je m'éloigne également de mon homme qui me le reproche assez vite (il me connait bien maintenant). Il me dit d'arrêter de faire mon huître. Je sens, quand je suis dans mon huître que je le suis mais je n'ai pas conscience du moment où je bascule. Et ensuite après quelque jour de renfermement, je me sens coupée de moi même et de lui et malheureuse. Tout ça pour éviter de ressentir je ne sais quoi. 

izabelle
Animatrice forum

ben oui, tu fais ton huitre, tu es en lutte, et donc les EME sont reines

c'est surtout sur ça que tu dois te concentrer et trouver  ce que tu évites de ressentir

ça doit être bien douloureux ou ancien pour que ça soit tellement dur d'en prendre conscience

oui il faut te poser pour laisser venir ce ressenti douloureux, pouvoir avoir confiance dans le fait que ce ressenti-là tu es peut-être capable de l'accueillir

tu peux aussi l'apprivoiser en douceur,   en te disant   "ok,  le ressenti inconnu me travaille, j'ai envie de fuir"  et de rester un moment dans cet inconfort

peu à peu, ça va finir par émerger

pour moi dans ces cas-là, c'est souvent en écoutant de la musique que ça finit par  "sortir",  par exemple une fois je me suis mis un disque de Moustaki dans la voiture et soudain les grandes eaux,   tout est sorti, la lutte que j'entretenais depuis plusieurs jours

 

je suis moi aussi en lutte et en EME depuis plusieurs jours,   ça correspond à des ressentis-histoires tellement anciens que c'était dur pour moi d'en prendre conscience, là je crois que c'est fait.....

j'espère que pour toi aussi ça va se décanter.....

izabelle
Animatrice forum

au fait d'ailleurs  depuis que je suis titillée par ce ressenti- là, tellement ancien dans mon histoire,  d'incompréhension,   j'ai effectivement un mal fou à déguster mes trois bouchées

j'y pense un peu, mais dans le fond je ne me "laisse pas aller"  à ressentir les goûts, parce que je suis en lutte

donc à mon sens, dans mon cas, c'est vraiment pouvoir faire émerger le ressenti contre lesquel on est en lutte qui est prioritaire

pour cela j'essaie d'observer mes ruminations, elles sont de bon indicateurs.....  si dans ma tête, je " parle" à des gens pour les convaincre d'un truc,   je remonte le fil pour comprendre quel ressenti j'essaie d'éliminer aussi avec ces pensées.....

c'est vrai que parfois ça va chercher très loin, des ressentis de notre enfance, des vieilles histoires

Lavienrose.
Abonné
C'est vrai les filles, ces ressentis que nous anéantissons avec la nourriture sans savoir de quoi il d'agit... C'est super lourd â gérer d'autant qu'on sait que ce sont bien des eme..... Today... Funérailles.... Un peu trop bu car j'étais pompette ( beaucoup de tristesse, de souvenirs) mais j'ai mangé et bu en conscience. J'ai eu besoin au retour à la maison de manger sucré .... Pas d'eme mais du réconfort .... Je suis super fière... Quand je vis mes émotions même quand c'est triste.... Je suis bien dans mon corps.... Ce soir pas faim .... Les émotions que je vis du présent ou qui émergent et que je laissent vivre me libèrent et ça depuis LC... La pleine conscience. Mais en effet ce sont celles qui sont bloquées niées depuis l'enfance ou depuis trop longtemps dont d'ailleurs je n'ai pas conscience qui me font bugger..... Comme si je n'avais pas le mode d'emploi pour faire émerger des ressentis que je bloque machinalement/ automatiquement. Courage!!!
Patience
Marraine

Lavienrose, liegama, Izabelle,

Une pensée pleine d'empathie pour vous car entre les funérailles et les souvenirs qui émergent, il me semble que vous êtes pas mal remuée en ce moment...

Voilà. Rien à voir finalement avec les 3R3B ! C'était surtout pour vous laisser un petit mot gentil...

Au plaisir de vous lire

Lavienrose.
Abonné
Merci Patience Today... 3RB.... Tout ok!!!
Soleluna.
Ancien abonné

Quand on est secoué comme ça, le mieux qu'on puisse faire, c'est faire de son mieux. Et s'ancrer, pour ne pas dériver trop trop loin, à une bouée, à soi, via la pleine conscience. Restée connectée, bon an, mal an, garder le fil, même si c'est pas tout parfait avec toute la panoplie des outils d'ici. Liegama, peut-etre un chouilla de pression non? Le contre coup de l'ouverture du magasin etc, et te connaissant, une grosse pression sur la perfection. Fais de ton mieux et ca ira très bien. T'as mangé une tablette ? Ca t'arrive pas souvent, tu en avais besoin. Attends juste que la faim revienne. En somme, fais toi confiance. Faisons-nous confiance.

Patience
Marraine
Soleluna, J'aime ta conclusion : FAISONS-NOUS CONFIANCE... C'est tellement rare chez nous les perfectionnistes, les craintives, etc. Alors oui, apprenons à nous faire confiance... Bon courage Liegama. Au plaisir de vous lire
izabelle
Animatrice forum

oui moi le soir ça continue, je suis remuée on va dire

mais surtout je n'arrive pas à laisser une place à ce que je ressens  de "terrible"  et qui ne souffre aucune place avant d'ingurgiter à l'avance mon petit dej du lendemain

bon tout ça se rattrape le lendemain en attendant ma faim

alors ce soir, vu que j'ai une journée "cool",   je vais tenter de laisser une place à tous ces souvenirs qui s'entrechoquent (et qui font qu'aujourd'hui je peux aider des enfants qui vivent la même chose),   et me faire confiance :   "je peux le vivre"  (au moins 10 minutes)

j'ai tenté la dégustation hier soir mais impossible j'étais en mode  "speed",  débordée par les autres....

vu que j'ai de plus en plus de travail, il faut que j'apprenne à faire avec

mavo.
Marraine

Hello à toutes,

Absente de nouveau ces derniers jours, de nouveau sous l'eau, et de nouveau j'essaie de sortir la tête de l'eau et de respirer !!! Je vais participer à la journée du 22.02 histoire de me poser un peu, de "remettre les pendules à l'heure", de reprendre une piqure de rappel. En attendant je vais garder la formule de Soleluna comme un mantra : "le mieux qu'on puisse faire, c'est faire de son mieux" !

Pour info, je suis tombée sur un joli petit livre que je trouve assez sympa "1000 émotions qui n'ont pas de nom"

Quelques exemples :

Le BONHEUR de voir la mer pour la première fois
La PEUR de parler en public
La JOIE ENFANTINE des premières neiges
La COMPASSION pour un jouet cassé
L'ANGOISSE de la panne d'essence
Le DELICE d'un rayon de soleil sur les pieds

Piocher des situations dans ce livre et voir à quel point ces émotions sont universelles (le livre est écrit par un allemand), c'est épatant. Et puis ça aide à mettre des mots, à repérer des émotions quand on est un peu lente de ce côté-là comme j'ai le sentiment de l'être ! Loli, ça fait bien écho à ta réponse...

Long, long, long, le chemin... :-)

X