Comprendre pour mieux guerir - 16082016

Marie.her.
Abonné
Je pense que pour guérir nos EME, on pourrait essayer de: 1. En prendre conscience 2. Comprendre quand elles ont lieu (types d'emotions associées) 3. Voir ce qui provoque ces emotions 4. Essayer d'eviter ou de "prevoir" ces situations Par moment (peut être 1 fois tous les 10 jours), je me sens très triste, super fatiguée, contrariée... La par exemple, j'ai énormément mangé, car je me sens épuisé, au bout du bout, j'ai très envie de pleurer... Mais je ne comprends pas pourquoi... Je me dis que comprendre me permettrai de travailler à la source. 1. Fatigue Je dors 7h par nuit, et j'ai fait 2 fois des tests médicaux (dont prise de sang) => pas de soucis de santé 2. Travaille J'ai un travail parfois un peu stressant mais qui m'intéresse et des horaires correcte (45h/semaine) 3. Argent je n'ai pas de stresse avec l'argent, je gagne correctement ma vie et ne dépense pas trop 4. Famille ma famille est accueillante (on est 8enfants et je suis la seconde, mes parents sont un peu trop exigeants et ma mère a des troubles un peu border line, hyper sensible mais je pense l'accepter comme elle est vraiment). Je viens de me marier et mon mari est très gentil. 5. Activitées je fais des belles activités les weekends (alpinisme, beauc paysages,...) 6. Amitiées j'ai une vie assez equilibrée je pense, je suis assez solitaire mais je suis sociable. J'aimerai bien comprendre....pourquoi ces enormes decouragements et angoisses... ces envies fortes de pleurer et grandes anxietées... Peut etre en m'ecoutant plus? Je manque beaucoup de confiance en moi je crois. J'ai besoin de beaucoup d'affection peut etre? Auriez vous des conseils? SAvez vous pourquoi vous paniquez? Est ce que je devrai voir un psy? Je l'a fait pendant un an mais bon, rien de particulier... Ecouter son corps? Merci

Commentaires

Marie.her.
Abonné
Je suis tombée sur ce texte que je trouve interessant sur nos emotions refoulées, cela peut peut etre aider: La tristesse est liée à l’ouverture de notre cœur. Si nous nous autorisons à être triste et si nous parvenons à pleurer, nous découvrirons notre cœur s’ouvrant largement et nous ressentirons plus de joie et d’amour. Les sentiments négatifs ont tendance à se muer en leur contraire, dès lors que nous les vivons pleinement. Lorsque nous nous autorisons à ressentir (vraiment) un sentiment négatif, celui-ci se résout de lui-même et se change, inévitablement en son contraire ! En d’autres termes, un sentiment qui a été pleinement vécu trouve son chemin, et s'en va ! C’est la magie des sentiments ! (l'âme agit !)   Les sentiments qui nous ont submergés à un moment ou à un autre de notre vie sont stockés dans notre mémoire cellulaire et dans nos organes, jusqu’à ce que nous les libérions… Ces sentiments que nous avons refoulé pour X raison, ne demandent qu’à être libérés ! C’est ainsi que certains d’entre eux ne cessent d’attirer notre attention en remontant de nos profondeurs. Ils nous empêchent souvent de progresser dans notre développement personnel.   Ces sentiments crient. Ils voudraient quitter leur condition de détention et retrouver leur liberté !   S’ils sont libérés, ils cessent d’être notre réalité. Et ce qui n’existe pas ne peut pas créer…   Mais comment faire ? Où se trouve la clé de notre prison ?   1/ Etablissons le contact avec nos sentiments : ·        comment est-ce que je me sens ? ·        qu’est-ce que je ressens ? ·        de quoi ai-je besoin ?   2/ Regardons ensuite notre sentiment droit dans les yeux N’ayons pas peur ! Focalisons notre attention sur lui et regardons-le sous toutes ses coutures et il disparaîtra, c’est aussi simple que cela !   Quelque soit ce sentiment, la colère, la peur, le doute, la haine, la honte, etc., qu’il soit nouveau ou bien qu’il émane de vieux schémas, ne détournons pas notre attention. Ne masquons pas ce sentiment, regardons-le bien en face.   Nous pouvons lui dire : ·        Râââaâh ! J’t’ai eu !!! J'te vois !!! ·        Qu’est-ce qui te fait remonter à la surface ? ·        Où est-ce que je peux te ressentir dans mon corps ? ·        Quelle réaction provoques-tu en moi ? ·        De quoi as-tu besoin, ma douleur ?   Observons précisément ce qui se passe en nous. La réponse peut survenir sous la forme d’une sensation physique qui signifie que notre corps travaille à la résolution de cette douleur.   Un sentiment négatif est un sale petit voleur. Il vole notre énergie. Lorsqu’il se retrouve dans cette situation, il prend peur et disparaît de la circulation, ici, de notre cœur.   Chaque fois que nous essayons de supprimer un sentiment négatif, celui-ci gagne en puissance car notre ego se nourrit de ces sentiments. En revanche, si nous prenons le temps de les ressentir, de les regarder en face,  de les palper, de les faire vivre, ils nous glisse des mains et disparaissent aussi facilement que cela !   Ainsi, « en me permettant d’être triste, je m’ouvre à une plus grande joie » !  
izabelle
Animatrice forum

[quote=Marie.her]Je pense que pour guérir nos EME, on pourrait essayer de: 1. En prendre conscience 2. Comprendre quand elles ont lieu (types d'emotions associées) 3. Voir ce qui provoque ces emotions 4. Essayer d'eviter ou de "prevoir" ces situations [/quote]

en fait Marie, il est très important que tu comprennes une chose :

essayer d'éviter les émotions : c'est impossible !!!!

elles sont utiles et même indispensables

 

ce qui génère des EME, ce ne sont pas les émotions, mais le mauvais rapport que l'on entretient avec elles

 

donc tant que tu cherches à les éviter, tu es dans la logique de l'EME

 

il faut travailler au contraire à les accepter, les vivre, à l'aide la pleine conscience, dans le moment présent

 

 

en ce sens je préfère ton deuxième message !

[quote=Marie.her]Lorsque nous nous autorisons à ressentir (vraiment) un sentiment négatif, celui-ci se résout de lui-même et se change, inévitablement en son contraire ! En d’autres termes, un sentiment qui a été pleinement vécu trouve son chemin, et s'en va ! C’est la magie des sentiments !

[/quote]

tout simplement parce que le sentiment a une fonction, c'est une énergie qui transmet aussi de l'information

quand tu l'accueilles, il ne se change pas en son contraire, mais il a juste fait son boulot, alors c'est bon....

 

c'est cela  améliorer son rapport avec ses émotions : comprendre qu'elles sont utiles, nécessaires, les accueillir simplement et s'ouvrir à elles

[quote=Marie.her]

Ainsi, « en me permettant d’être triste, je m’ouvre à une plus grande joie » !

[/quote]

d'une certaine façon oui, puisque la tristesse est une émotion qui aide à se libérer des attachements lorsque c'est nécessaire

elle agit par vague et dans le cas d'un attachement profond, elle peut mettre du temps

mais plus on s'ouvre à elle  DANS LE PRESENT  (et donc dans nos sensations)   plus elle peut nous aider

 

 

cela n'est pas facile de s'ouvrir à ses émotions quand on a pris l'habitude de les bloquer

la clé est réellement de les ressentir dans le moment présent, via les sensations, et d'imaginer qu'on s'élargit autour de la sensation

Marie.her.
Abonné

Merci, supers reponses!smiley

 

Enfaite je me suis mal exprimée au debut: je ne veux pas dire "eviter de sentir ces emotions", mais "eviter d'etre dans les situations qui poussent a ces emotions", par exemple si je suis triste des que je suis avec intel, je peux le prevoir, ou eviter,

 

Bonne journée

izabelle
Animatrice forum

oui j'avais bien compris, mais néanmoins.....

essaie plutôt de prévoir tes situations en fonction de tes envies, de ce qui te fait vivre, exister, etc....

et peu importe la tristesse et la frustration  à ce moment là  ou autre émotions, elles seront présentes, fluctuantes, pas graves

 

tu peux éviter sans souci des personnes qui te font vivre des émotions pénibles si ces situations d'une façon générale ne t'apportent rien, que cela n'est qu'une corvée ou autre

mais, et comme c'est souvent le cas, ces situations sont en fait importantes pour toi, mais que par ailleurs tout n'est pas toujours facile, il n'est pas conseillé de les éviter, mais plutôt de savoir les vivre

 

par exemple avec les amis, ce sont souvent de grands moments, mais le prix à payer est parfois la frustration, parfois la tristesse, parfois la colère et même la peur (de les perdre)

mais au fond, si l'on nourrit la valeur "amitié", on est gagnant (si c'est important pour nous)

tout comme l'amour,  ça peut arriver que certaines personnes tellement en soif d'amour  évitent de s'ouvrir pour éviter de souffrir  sad

 

souvent dans les domaines les plus importants pour nous on rencontre des souffrances, justement PARCE QUE c'est important

c'est pourquoi chercher à éviter les souffrances en général ne nous aide pas, parce que ce qui est important pour nous est aussi ce qui nous donne le sentiment d'exister, sentiment Ô combien indispensable

 

essaie de viser ce que tu veux vivre et vis-le à fond sans tenir compte des émotions que tu ressentiras ou non

il y en aura toujours par ci par là, mais elles t'aideront justement à te réajuster

l'important c'est d'avoir vécu ce qui est important pour toi

 

 

mais bien sûr si telle personne ne t'apporte rien et en plus te pompe l'air, tu peux lui dire adieu sans souci  !!  wink

Marie.her.
Abonné

Waaaaahou!

 

ça me fait du bien de te lire, c'est tres beau!

 

C'est vrai que ma tendance pourrait etre la suivante: pour ne pas souffir, je "m'enferme" dans une solitude...

Il embrasser ces difficultés!

 

Merci, tu exprimes ce que je perçois pas encore tres clairement...

izabelle
Animatrice forum

je comprends tout à fait ce que tu veux dire

il faut renouer avec ce qui te fait vibrer, exister

un exercice de Russ Harris que j'ai décrit dans le fil ci-dessous peut nous révéler ainsi bien des suprises

//www.linecoaching.com/content/ce-que-jai-fait-aujourdhui-pour-vivre-selon-mes-valeurs#comment-234837

 

dans mon cas, quand j'ai fait cet exercice, j'ai été surprise de constater que les moments les plus heureux de ma vie étaient ceux où je me sentais en totale connexion avec d'autres êtres humains

c'est là où j'ai pris conscience que le fossé que j'établissais parfois avec les autres était du à la peur,  peur à la fois de ne pas vivre cette connexion et aussi la peur de la vivre  (trop fort pour mon système nerveux)

depuis je cultive la connexion  et quand la frustration ou autre sont là (genre amis qui partent vivre à l'autre bout du monde, ça fait le troisième en deux ans!! angry),  eh bien je les accueille comme simplement témoin de l'importance que revetent pour moi les relations profondes et vraies

je ne cherche plus à m'en protéger, je souffre peut-être un peu plus occasionnellement, mais je suis globalement beaucoup plus heureuse

 

en effet savoir embrasser les difficultés est le moyen de pouvoir se réaliser, se sentir exister pleinement (et parfois y'a beaucoup de difficultés!!!)

Marie.her.
Abonné

Très beau!

 

être avec les autres et ce qui nous rend heureux, mais ce qui peut nous faire souffir.

 

Mais ça en vaut la peinesmiley

choucathou.
Abonné

Izabelle tu as écrit ceci :

" il faut travailler au contraire à les accepter, les vivre, à l'aide la pleine conscience, dans le moment présent"

 

Et bien c'est justement là-dessus que j'accroche. Je n'arrive plus à suivre le programme LC  car je ressens beaucoup de tristesse ( en lien avec ma dépression qui s'exprime comme ça).

 

Je n'arrive plus à pratiquer la méditation pleine conscience à cause de cette tristesse qui je pense va m'exploser à la figure si je ne  la tiens pas à distance . Je crains ne pas y arriver si je pratique la PC. Je crois que lors d'une méditation PC , la tristesse va être trop forte pour que je suppporte cette expérience.

 

Quand j'ai commencé la méthode , j' étais dans une bonne phase de la bipolarité qui m'affecte. Depuis plusieurs mois, je galère en down. Je sais que la méditation est LA solution pour un rapport sain et normal à la nourriture. Je souffre d'hyperphagie.

 

Il y a aussi le fait  que j'ai découvert que j'avais peur de maigrir.. En fin de compte, avec tous ces blocages j'ai pris 10kgs depuis le mois de janvier 2016. Ca m'en fait 116 !!!! avec un IMC proche de 40.

Je sais pourquoi j'ai peur de maigrir et je traîte cela avec ma psy à raison d'une fois par semaine..

Mes deux émotions sont donc la tristesse et la peur., que je fuis consciencieusement :-( alors que je devrais faire l'inverse, les accueillir comme tu l'expliques.

 

Comment oser passer le cap et les accueillir et ainsi  oser pratiquer la méditation PC?

 

merci de ton aide.

Choucathou

chris212
Marraine

Bonsoir Choucathou,smiley

C'est très bien que tu sois suivie en cette période difficile par ton thérapeute. 
L'analyse de tes émotions, de ta tristesse, de ta souffrance, tu la fais avec ton thérapeute.

Peut-être que certains médicaments favorisent la prise de poids, hèlàs, mais on ne fait pas toujours comme on veut.

Je ne suis pas bipôlaire, je ne me permettrai pas de donner des leçons. Le sujet est bien trop grave. Je ne peux parler que de mon expérience personnelle. Je connais la dépression et à la rechute... wink

 

Mais j'ai appris avec mon thérapeute que l'on peut toujours essayer de voir les choses d'une façon différente. 
Comme lorsqu'on regarde un objet. On ne verra pas la même chose selon que l'on est prêt ou loin, que l'on fixe un point en particulier ou l'ensemble... Il faut relativiser, savoir changer d'angle.
Je veux essayer de voir les choses autrement qu'à travers le filtre de la souffrance. cool


J'ai été surprise de constater en pratiquant la PC avec LC que j'en tirais avantage sur d'autre plan que le comportement alimentaire. Je me sens plus calme, moins anxieuse... Mes compulsions alimentaires se calment (j'en ai encore mais beaucoup moins). J'arrive à les canaliser avec la PC. 

Je crois qu'il ne faut pas avoir peur de la PC. Bien sûr, des émotions peuvent venir à la surface. 
Comme le dit le Docteur Gérard Apfeldorfer, tu peux en prendre note, les acceuillir. 
Mais tu n'as pas besoin de les analyser dans ces moments là. Elles ne vont pas te sauter dessus.

Quand on est en plein dans la dépression, on a tendance à voir le côté négatif des choses.frown

Si la PC consiste à acceuillir ses émotions, ses tristesses, je pense que la PC permet aussi d'acceuillir les joies, le bonheur. Elle permet de mieux s'ouvrir au côté positif des choses de la vie.   enlightened

La joie, le rire des enfants, une bonne soirée, un bon film, un bon livre, la musique , la marche...

En ce sens, la PC peut être utile. Mais c'est lent, difficile. C'est pas magique.
Il ne pas hésiter à "remettre 100  fois son ouvrage sur le métier".
 
Tu peux aussi essayer d'aller marcher (de le faire en PC, si tu peux en te fixant sur ta respiration plus que sur tes sensations), de prendre l'air et le soleil. Avec la rentrée, les associations vont proposer des cours de sophrologie ou de pilates... Peut-être y-en a-t-il vers chez toi ? Tu peux aussi faire du dessin, de la peinture... De la musique, du chant... Ecouter de la musique...
 
J'espère que je n'ai pas été trop longue. Bonne soirée et bonne continuation
 
 

"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

FRED73
Marraine

Bonsoir Choucathou, 

Je pense que la seule solution est la confrontation. Ainsi tu te rendra compte que t'es émotions sont très inconfortables voire douloureuses mais que tu es capable de les vivre. On a peur qu'elles nous engloutisse mais ce n'est jamais le cas. La fuite est plus facile mais au final pas du tout satisfaisante. 

Il n'y a pas de solution miracle et il n'y a que toi qui peut le faire. C'est difficile mais inévitable...  Bon courage. 

izabelle
Animatrice forum

[quote=Choucathou]

Je n'arrive plus à pratiquer la méditation pleine conscience à cause de cette tristesse qui je pense va m'exploser à la figure si je ne  la tiens pas à distance . Je crains ne pas y arriver si je pratique la PC. Je crois que lors d'une méditation PC , la tristesse va être trop forte pour que je suppporte cette expérience.

[/quote]

comme tu le dis très bien, c'est une pensée, c'est quelque chose que tu penses, ce n'est donc qu'une anticipation

si tu acceptes de faire l'expérience au lieu de penser,  tu pourras peut--être changer d'avis

 

par exemple ma fille avant de savoir plonger, elle pensait que c'était dangereux

maintenant qu'elle en a fait l'expérience elle sait que c'est des sensations bizarres, que c'est rigolo aussi un peu, mais a fait l'expérience qu'en aucun cas c'est un danger

 

je sais qu'avec la dépression et les phase down de bipolarité, bien sûr c'est plus dur que la moyenne, notamment parce que les dépressifs sont ceux qui sont le plus loin de tous de savoir vivre les émotions au présent, c'est à dire dans leur corps  et ne pas y accrocher des montagnes de nuages dessus

c'est parce que c'est plus dur qu'il faut plus d'entrainement, commencer petit, tout petit  et progressivement s'entrainer

 

[quote=Choucathou]

Mes deux émotions sont donc la tristesse et la peur., que je fuis consciencieusement :-( alors que je devrais faire l'inverse, les accueillir comme tu l'expliques.

Comment oser passer le cap et les accueillir et ainsi  oser pratiquer la méditation PC?

[/quote]

c'est comme sauter dans l'eau la première fois ça demande un peu de courage

le mieux serait que tu le fasses avec ta psy en séance

est-ce qu'elle pratique les méthodes de pleine conscience?

ça serait super car   c'est vraiment bien de le faire en séance, on est accompagné, on a moins peur, le thérapeute peut sentir si on le fait réellement ou pour de "faux"

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