De la souplesse pour éviter le contrôle. - 29032014

Billie.
Abonné

Bonjour , 

Comme je viens de le dire dans le fil de la présentation sur les nouveaux arrivants , je suis de retour sur LC après un premier parcours mitigé .

Forte de ma première expérience je me rends compte que ce qui m'a manqué afin que les nouvelles habitudes acquises sur LC deviennent automatiques c'était de la souplesse et du lâcher-prise vis à vis de la méthode et du temps . 

Je m'explique , lorsque l'on s'inscrit ici on a envie que ça fonctionne , on y croit et on s'investit très fort  . Je faisais tout de façon très "orthodoxe",  à la lettre , très scolaire  et j'ai eu des résultats sur la balance sauf qu' après l'euphorie des premiers mois je me suis lassée de toujours me demander si j'avais faim , atteint la satiété , des eme , pourquoi , comment  ... au final j'étais dans une forme de contrôle et insidueusement j'ai lâché la méthode et suis revenue à mes vieilles et mauvaises habitudes . 

A l'aube de ce nouveau départ j'ai peur de revivre les mêmes choses; car même si je suis consciente de ma difficulté il m'est difficile d'être souple dans LC , je veux tout bien faire . D'ailleurs j'avoue repartir tout feu tout flamme , c'est excitant et euphorisant mais je crains le retour de bâton . 

Alors je vous sollicite , je sais la bienveillance que l'on trouve sur le forum .

Comment faites-vous pour insuffler de la souplesse dans votre utilisation de LC  afin de tenir jusqu'au moment inconnu où l'on sera enfin des mangeurs régulés sans y penser  ? 

Comment faites-vous pour ne pas tomber dans le contôle ( certes pas des aliments ni des quantites mais des sensations) ? 

J'ai une peur aussi...ne jamais parvenir à cet état  tant esperé de mangeuse régulée inconsciemment   ( parce que me réguler consciemment on l'a compris je suis assez fortiche ! ) .

Je n'ai guère d'idée , parasitée que je suis par mes peurs citées si dessus , si ce n'est peut etre accepter les phases comme elles sont ,  comme intrésèques à la condition humaine avec des hauts et des bas , accepter les changements tout en restant dans un zone de confort cad en évitant les extrèmes . Qu'en pensez-vous  ? 

Billie . 

 

Commentaires

capuccino
Marraine

Bonjour Billie,

Ton retour sur LC prouve déjà que tu y avais trouvé une réponse partielle à tes problèmes vis à vis de l'alimentation.

Nombreuses sont les LCoatchées qui comme toi pratiquent la méthode en mode régime et du coup, se retrouvent à nouveau en difficulté lorsqu'elles lâchent le controle. Il est important de se répéter qu'on est dans "l'à peu près". Nous ne sommes pas des machines et c'est tant mieux.

Quant à devenir une mangeuse inconsciemment compétente, si, si c'est possible, j'en suis une des preuves vivante. Pourtant Dieu sait si mon parcours a été difficle et cahotique. Mon poids est stable depuis 2 ans...chose qui ne m'est pas arrivée depuis des dizaines d'années. Les changment de saison était pour moi une source d'angoisse majeure quand je réessayais mes vêtments et une source de tristesse iifinie si ces m^mes vêtments me serraient un peu. 

Le lâcher prise est le maître mot. L'accpetation de ton poids actuel est égalment une piste possible. Avancer sans objectif de perte de poids, juste te dire que c'est une expérience nouvelle où tu vas réapprendre non plus à te méfier de toi, mais à te faire confiance quoi qu'il arrive t'aidera vraiment dans ton parcours..

La Pleine conscience pratiquée 10 mn à froid tous les jours et des séances supplémentaires en cas de difficultés m'a aidée à accepter de plus en plus l'inconfort émotionnel. Parce que tu le dis toi-même, cette méthode ne change rien à notre condition d'homme, la vie va et vient avec ses hauts et ses bas, avec ses joies, ses peines. Ce qui change c'est que nous devenons capable, à force d'entraînement d'accepter les émotions qui en découlent et les inconforts qui vont avec. Plus d'effondrement total, juste l'accpetation que les choses soient ainsi. Faire preuve de bienveillance quand le chocolat ou les gâteaux sont encore les seules réponses qu'on ait pour y faire face, demander de l'aide autour de soi quand tout est trop difficle  et c'est ainsi je crois que vivent aussi les mangeurs régulés.

Quelques livres m'ont aidée ; libre imparfait et heureux (C. André), le piège du bonheur (Russ Harris)...Trouver au fur et à mesure qu'on avance dans le programme ce qui compte vraiment pour nous et qui nous aidera à tenir et progresser est une étape essentielle.

Bonne route.

lorraine
Marraine

Bonjour

Oui Billie tu l'as dit "accepter qu'il y a des hauts et des bas"...Etre lucide de cela...la vie ne peut pas être autre. Déjà cette vérité nous aide à nous  sentir mieux à moins nous culpabiliser ou nous  trouver nuls "les jours sans où on ne nage pas dans le bonheur"

Oui, éviter les extrêmes : le tout ou le rien...genre ou je fais tout parfaitement bien ou je fais tout parfaitement mal...De reconnaître et de s'autoriser l'imperfection (y a un outil sur ce sujet )  permet d'ếtre plus nuancés dans nos façons d'être (quand j'attends de moi la perfection maintenant je me rends compte de l'ineptie et je me moque de moi "oui, c'est ça prends toi pour Dieu!")

Les jours d'EME ne pas se dire "ça y est c'est foutu, je n'y arrriverais jamais" et continuer à multiplier les EME. Quand on a une EME (tout le monde en a , plus ou moins bien sûr mais tout le monde en a y compris les mangeurs régulés ne jamais oublier cette réalité) ) et bien on essaie d'attendre d'avoir à nouveau faim pour manger ou de manger moins au repas suivant...C'est tout. Ce changement d'attitude a été pour moi une vraie victoire.

Je suis aussi depuis 18 mois une mangeuse inconsciemment compétente" mais je reste quoiqu'il en soit une mangeuse à sensibilité émotionnelle. Maintenant, je ne me juge plus , en me traitant de sans volonté, je me dis "c'est comme ça" Exemple ,Hier à  l'invitation chez des amis, j'ai un peu beaucoup abusé, avec plaisir,  des bonnes choses, là aujourd'hui je n'ai quasiment rien mangé car pas très faim Et je suis zen de tout cela. Apaisée...Faire la paix ,ne plus se prendre la tête C'est à cela qu'il faut arriver à la fin du programme LC. Et savoir bien reconnaître sa faim et sa sasiété et savoir quand on l'outrepasse  Pour moi, reconnaitre ces signaux corporels n'était pas gagné

Ce qui m'a beaucoup aidé au départ de LC, pour l'appréhender avec souplesse, c'est de faire confiance à LC "si ce qui est dit ici est vrai, je peux y croire et le suivre, essayer en tous les cas " (comme la bienveillance, éviter la perfection) puis à moi (la perte de poids a du m'aider) Et aussi de ne plus avoir d'aliments interdits, de suite cela m'a rendue zen, faire la paix avec tous les aliments, y compris les aiments très calorique. J'ai juste appris à ne plus m'en goinfrer à tort et à travers

Et la pleine conscience dans les actes de la vie quotidienne déjà dans celui de manger,

Et les séances de rpc quotidiennes "à froid" pour apprendre : se poser et être dans l'instant "avec ce qui est"...tenter de repérer l'émotion ou l'état du moment, l'identifier et le nommer (si  possible) à partir des sensations physiques. Ne pas fuir ou vouloir faire disparaitre la peur (ou la honte ou la colère etc) laisser faire...respirer. FONDAMENTAL  Expérimenter , se donner par exemple 8 semaines pour voir ce que cela donne...en faire (se forcer un peu) tous les jours 10 à 20 mn avec un CD si c'est plus facile

Et se dire aussi que nos états intérieurs nous rappellent  que nous sommes fait de chair et d'os...C'est normal, et ça fluctue, ils vont et viennent...Perso, la peur de plein de choses, m'habite pas mal et me rend visite régulièremet (celle de regrossir, de ne pas y arriver, de mourir etc etc...)

Les livres cités par Capuccino m'ont aidés aussi plus ceux sur la peur (le grand saut de R.Harris ou la peur de Tchich Nhat Hanh) et ceux sur la pleine conscience (Jon Kabat Zin, Christophe ANDRE...)

 

Faire LC, c'est quoiqu'il en soit devoir s'engager dans le programme..La détermination et les efforts sont essentiels. Donc, prévoir le temps nécessaire pour le suivi des étapes du parcours alimentaire car s'il n'y a qu'une chose à faire c'est le parcours alimentaire . Evaluer le temps, que tu peux donner.., l'énergie ausi que tu peux y mettre .Tu n'es pas obligée d'être sur tous les fronts. Et justement, si tu ne fais que peu, tu auras plus de possibilité d'appréhender ce que tu dois faire et pas être dans le "vite vite à fond et de préférence tout faire"

Et dans cette idée,  les étapes avec les exercices, je trouve que c'est bien pour chacun d'entre eux de se questionner sur l'effet qu'ils nous font avant de les démarrer, cela permet de prendre un peu de distance, de laisser une place à une éventuelle adaptation ou de prendre mieux conscience de qui on est (par exemple celui de la grande faim j'ai un peu traîné pour le faire, j'en avais peur celui sur la dégustaion des aliments caloriques j'ai un peu adapté au lieu de manger 100g de chips je n'en ai mangé que 30....)

Bon retour Billie viens partager avec nous tes nouvelles expérimentations et puis bien sûr il y a les coachs si besoin

Bonne soirée à toi et  tout le monde

mavo.
Marraine
Bonsoir billie Tout comme toi, je fais LC comme un régime. J'hésite entre écrire j'ai fait ou je fais... Ces toutes dernières semaines, j'ai l'impression d'avoir enfin débloqué quelque chose, d'arriver enfin à me faire confiance, de vraiment manger comme j'en ai envie. J'ai du nutella, du chocolat, des gâteaux plein mes placards, mais aussi des fruits et des légumes. Hier pour la première fois, je me suis autorisée à penser qu'en fait, j'aimerais bien arrêter de manger de la viande... Et ces toutes dernières semaines (depuis l'arrivée du nutella dans les placards en fait ;-)), mon poids est aussi reparti à la baisse. Mais ça fait un moment que je suis ici ! Et je ne crie pas victoire. Comment j'en suis arrivée à me faire confiance ? Pas facile à dire, je crois que c'est vraiment le temps, le temps, le temps, l'accumulation de tous petits pas, les décryptages successifs au gré des lectures, des rencontres, énormément grâce à ce forum...la pleine conscience aussi, bien sur... Bref : il ne faut pas se décourager, ce sont des progressions lentes, mais on apprend tellement de choses sur soi en chemin !
Billie.
Abonné

Merci pour vos réponses !! 

Commme elles font du bien ! Je les ai lues et relues , je m'en abreuve :-) . 

Elles me permettent et me permettront en cas de cou de mou de remettre les choses en perspective , à leur juste place . un petit recadrage qui apaise . 

Me voilà reparti donc sur des bases plus souples et ayant déposé mes inquiétudes . 

C'est fou comme c'est thérapeuthique d'écrire d'une part et d'être conseillée avec tant de bienveillance d'autre part ,encore merci . 

Je vois que certaines sont devenues marraine , j'imagine que c'est preuve d'une grande sagesse . Comment devient-on marraine ? 

bonne journée . 

Billie 

izabelle
Animatrice forum

Eh bien Billie,  je crois que tu vas être un élément précieux du forum

tu me sembles revenir avec une compréhension qui percute, il est évident que tu es déjà bien loin du controle évoqué dans ton premier parcours

 

pour moi je n'ai pas à faire d'effort pour lacher prise,  parce que chaque semaine, je vais avoir un moment de "flottement"

par ex hier soir j'ai fini (sans faim) des calamars de ma filles (panés, bien gras!)

j'étais tellement contrariée de ça  (parce qu'en plus, faut digérer!!)  que j'ai eu carrément envie de manger dans la soirée!

heureusement j'ai pris conscience que c'était jsute la culpabilité + inconfort physique,  et donc je n'ai pas mangé, l'envie s'est en allée...

 

je crois que tu as tout à fait raison,  de sentir que tu as besoin de ce lacher prise  pour que ça devienne un automatisme

et donc d'insérer quelques "fautes"

 

tu peux t'entrainer à être imparfaite dans ton programme LC, et même te programmer des moments où tu ne respectes pas tes sensations.....

 

le plus important pour sortir du controle, pour moi, c'est vraiment de revenir toujours au moment présent : dans le présent, tu ne controles pas, tu ressens.....

izabelle
Animatrice forum

PS : normal que tu ais peur  de cette non-automatisation

c'est encore l'inconnu tout ça, et ce qui est inconnu fait peur, on peut juste l'accueillir, cette peur là, et se reconnecter à ses sensations, dans le moment présent

je crois que c'est à partir du moment où j'ai répété ce mouvement là  : lacher mes pensées et revenir à ce que je ressens dans mon corps dans le moment présent,   que tout cela a commencé à s'automatiser

il faut le refaire souvent et souvent pour que ça s'automatise, et lacher les pensées de controle  (j'en ai encore des tonnes, mais quand elles m'assaillent, je les lache et je ressens mon corps)

marieal.
Inscrit

intéressant ce posr, car mon séjour au ski m'a clairement fait reprendre du poids....j'étais pas loin de culpabiliser, avec une petite EME ce soir... wink Alors je me dis et me répète qu' il faut accepter de reprendre du poids dans certaines situatins,...

Revenir au moment présent, pourtant je l'ai bien fait dans ma pratique du ski, et du hammam, mais je n'y arrive pas à table quand les mets sont fins et succulents...du coup, il faut accepter d'être imparfaite pendant quleques jours sans culpabiliser et repartir sagement dans le programme au retour... c'est vrai que ça "gonfle" de repartir en arrière et d'avoir l'impression de ne pas savoir s'en sortir sans ce côté scolaire.

Toujours y penser, sous peine de regrossir, c'est fatiguant. , j'espère moi aussi un jour être capable de me décrocher de ce site sans me voir reprendre tous les kilos.

izabelle
Animatrice forum

et même accepter d'être imparfaite pour toute la vie!!!   wink

tu sais tout le monde peut reprendre du poids à l'occasion d'un voyage ou de festivités, si tu réécoutes ta faim,  tu le perdras à nouveau

mais surtout  "accepter"  de se sentir coupable, de se sentir  "incertaine",  ce n'est pas confortable, mais si tu acceptes, tu verras que ce sont des sentiments normaux, très très passagers, ça fait partie de la vie

accepter d'être imparfaite et accepter de ne pas toujours être dans un état intérieur agréable est ce qui m'a le plus aidé à ne plus avoir besoin de manger sans faim

Billie.
Abonné
Ah le stresseur poids ! Il est souvent la source du contrôle et du manque de souplesse ou alors de grands moments de n'importe quoi ou on lâche tout azimut ! Comment lui faites vous sa peau vous ;-p en dehors de ne pas se peser très souvent . Personnellement je n'ai pas de pb avec çà mais le stresseur est dans ma tête " et si ça ne marchait pas ? " si je ne perds pas de poids ?" " oh non mon pantalon me serre " .... Merci isabelle pour ce beau message , je suis entièrement d'accord je pense que nous devons vivre les sensations intérieures inconfortables comme étant normales , sans lutter avec elles pour les faire disparaître sous peine de les entretenir . Juste les observer pour les laisser passer ! Je le sais mais de la à l'appliquer dur dur ! Bonne soirée !
izabelle
Animatrice forum

eh bien avec le stresseur poids comme avec tous les autres, il n'y a pas besoin de le faire disparaitre..... ni de lui faire sa peau

tu sais, il ne partira pas...

mais tu peux choisir de lui accorder moins d'attention, de type  "ah stresseur poids, tu es là, ok....."  et te recentrer sur le moment présent, la réalité

tu ne peux empêcher le stress, mais tu peux y accorder moins d'importance, ce qui fait qu'il ne décide plus de tes actes

typiquement si des pensées de poids et de controle tournent dans ma tête, je me dis  "ok : inquiétudes de poids"  et je me recentre tout de suite sur ce que je ressens dans mon corps, dans mes sensations, mon toucher, les sons, ma respiration

je trouve ça beaucoup plus efficace que de ne pas se peser

car dans mon cas, je peux tout aussi bien ne pas me peser, ça ne changera rien à mes inquiétudes sur le sujet

maintenant je me pèse tous les jours, mais j'y accorde beaucoup moins d'importance, c'est juste un chiffre

j'observe simplement les fluctuations de mon poids et d'ailleurs je prends toujours 300g quand je fais de la débrousailleuse, c'est systématique....  eh bien j'ai pu constater que les variations de poids sur la balance d'un jour à l'autre ne veulent pas dire  grand chose, mais au lieu de simplement le savoir, j'ai pu l'expérimenter

du coup, quand je commence à ruminer des pensées de controle sur le poids, je leur mets simplement une étiquette  (en fait j'imagine que je leur mets une étiquette)  "inquiétudes de poids"  et je me recentre sur le présent

et ça ne lui fait pas "la peau"  au stresseur poids, mais il devient drolement moins important

marieal.
Inscrit

ça me stresse pas , presque plus du tout, mon poids mais je me rends compte que si je ne suis pas constament attentive à ceque je fais, je regrossis...aucune régulation n'est installée pour l'instant, il faut sans arrêt veiller à être à l'écoute, donc dans une sorte de contrôle...je trouve ça fatiguant, vraiment, j'aimerai tellement pouvoir passer à autre chose!

FRED73
Marraine
Moi aussi j'ai encore du mal à lâcher le contrôle. Mais je pense qu'écoute de ses sensations alimentaires er contrôle sont opposés. Quand on écoute ses sensations alimentaires on fait totalement confiance à son corps, on écoute et on répond à ses besoins. Par contre, quand on est dans le contrôle c'est la tête qui commande. On ne fait pas suffisamment confiance à son corps pour le laisser décider. On se dit que ce n'est pas possible qu'il puisse savoir que seule notre tête sait comment faire pour maigrir. Et la balance est un garde fou, elle nous rassure. Dir, dur de laisser tomber le contrôle ! Mais je crois que c'est le seul moyen pour que la nourriture ne soit plus un problème.
anny78.
Abonné

Bonsoir,

en vous lisant Marieal ,Fred je me retrouve totalement tout comme vous j'ai ce stresseur poids et toujours dans le contrôle , plus de l'alimentation je mage ce qui me fait plaisir mais par contre à savoir si j'ai vraiment Faim  et je suis à peu près sûr que mon surpoids viens de là!!!

pas facile de ne plus penser et seulement ressentir .

je ne désespère pas d'y arriver un jour !

bonne continuation .

Billie.
Abonné

Merci Izabelle pour ton message , il m'aide beaucoup . On ressent dans chacun de tes messages une liberté et une confiace retrouvéé et ça fait du bien , c'est le but que j'aimerais atteindre où plutot le chemin que j'aimerais emprunter . C'est inspirant . 

J'ai le sentiment d'avoir le savoir mais pas encore le savoir faire est ca crée des peurs et des frustrations ; comme être lucide sans  avoir les clefs . 

Ton message aussi me fait du bien Fred73. A lire et relire sans modération . 

Décidément vive le forum . 

Bonne soirée . 

Billie 

 

 

izabelle
Animatrice forum

[quote=marieal]

il faut sans arrêt veiller à être à l'écoute, donc dans une sorte de contrôle...

[/quote]

pour moi être à l'écoute, ce n'est pas du controle, donc ça m'étonne ce que tu dis

être à l'écoute, je le ressens comme porter mon attention en moi-même

mon corps me parle, j'y porte mon attention, je l'écoute

cela ne me demande pas de controle, juste de l'attention

personnement cela ne me fatigue pas, ce n'est pas un effort, mais par contre ça peut être problématique lorsque ce que je ressens, en moi-même,  me dérange suffisamment pour que je n'ai pas envie de le ressentir

mais si je suis en bonne relation avec mes émotions, même les désagréables, porter mon attention en moi-même n'est pas un controle, pas un effort

 

donc à mon sens Marie, creuse un peu cette question comme quoi l'écoute serait du controle

peut-être qu'en effet  si le "but" de cette écoute, c'est perdre du poids, ça peut compliquer les choses, on met trop de pression, et on finit par être totalement déboussolé

mais si le seul objectif c'est de réapprivoiser ses sensations et faire ami-ami avec, normalement l'écoute ne doit pas demander d'effort

à creuser

marieal.
Inscrit

izablle, je reviens de vacances, et pendant cette semaine, j'ai carrément oublié LC. Je me suis fait plaisr de maintes manières, j'ai eu conscience que je mangeais souvent un peu trop, et j'ai laché ma quête de perfection en acceptant de reprendre du poids à l'issue de cette semaine ( table gastronomique d'un hotel espagnol en demi-pension où j'avais du mal à me dire que ce que je ne mangerai pas ce jour, je le retrouverai à un autre moment, tout était original et succulent)...eh bien, il est clair que je ne suis pas régulée, parce que dès que je lache le contrôle actif de mes sensations, je n'arrive quasi pas à m'arrêter et il me faut une vrai démarche active pour réinstaurer un ré-écoute de mes sensations...

bref c'est pas naturel, et c'est ça qui me parait long....

Billie.
Abonné
Bonjour Marieal ! A mon sens un bon nombre de mangeurs régulés dans des situations exceptionnelles comme celle que tu décris dépassent allègrement leur satiété pour profiter , prennent du poids puis se régulent en quelques semaines à leur retour . La différence c'est que ce phénomène , humain je trouve , n'est pas accompagné de culpabilité ni de sentiment de contrôle , peur... car ils n'ont pas notre historique et surtout ils ne se posent pas de questions mais font confiance à leur corps et l'écoute. TU N'AS PAS TRANGRESSE UN INTERDIT . Ca fait partie de la vie . On oublie trop souvent que les mangeurs régulés justement ne font pas les choses parfaitement . Et je trouve que ça nous aide à lâcher prise de se mettre dans leur peau de temps en temps , ça dédramatise . On est souvent trop fusionné à nos inquiétudes . Alors peut être as-tu encore du mal à lâcher prise , essaye de faire confiance à ton corps , oublie un peu ta tête ( relire l'excellent post de Fred73 ci dessus) . Remets ce que tu vis à distance, à sa juste place : au pire c'est une expérimentation après tout et quand tu verras que ça se régule ça t'aidera à mieux le vivre la prochaine fois . Courage tu vas y arriver , je pense que la confiance en son corps , le lâcher prise sont la clé pour que ça s'installe sans y penser ( et sans doute le verrou le plus dur à ouvrir ) . Ne soit pas trop dure avec toi même , sois bienveillante je ne doute pas que ça viendra . Bonne journée a tout le monde . Billie
mavo.
Marraine

Complètement d'accord avec Billie, c'est normal de "trop" manger (= dépasser sa satiété) dans des moments de convivialité, ou dans des moments gastronomiques ! Tout le monde sort de ces moments-là avec le sentiment d'avoir le ventre trop rempli...

Le tout, ensuite, est de laisser la faim revenir... Et si les moments plaisir ont durée sur plusieurs jours, peut-être qu'il faudra plusieurs jours / semaines aussi pour réguler. Peut-être que tu vas avoir un tout petit appétit pendant quelques semaines, ce n'est pas plus grave que ça...

Sur des moments conviviaux, ce n'est pas significatif.

Ensuite, si tu as tout le temps le sentiment d'être dans le contrôle (même hors vacances, fêtes, etc...), là il faut effectivement creuser du côté de l'utilisation de LC comme un régime...

izabelle
Animatrice forum

oui marieal, si ça se trouve tu te fixes des exigences de comportement alimentaire qui sont carrément au - dessus  de ce que font la plupart des mangeurs régulés

ma soeur était en vacances dans un hotel club, tout très bon à volonté

apparemment toutes les filles, régulées ou non, avaient pris 2 kilos

mais ce n'est pas tous les jours les vacances, et si des filles qui sont habituellement régulées prennent 2 kilos en la circonstance,  ce n'est pas à nous, qui sommes en réapprentissage de faire  "mieux"

 

c'est vrai que c'est long...

mais je te promets qu'au bout d'un moment les automatismes se mettent en place

hier soir jai zappé le dessert au restau, ça ne m'était jamais arrivé, et pourtant ça avait l'air bon....

tout arrive.....  mais la patience, ça oui.....

marieal.
Inscrit

oui oui ne vous inquietez pas, je n'ai PAS DU TOUT culpabilisé par rapport à cette reprise:-)

 

non j'ai juste constaté que si je ne me forçais pas à retomber dans l'écoute de mes sensations, ça ne se faisait pas du tout  naturellement...je repartais comme en 40 sans faire plus attention à rien...

je viens de lire ton post sur l'apprentissage du cheval izabelle, c'est je trouve beaucoup plus dur que de tenir en selle! wink

izabelle
Animatrice forum

ah bah c'est sûr pour l'instant tu dois peut-être un peu te "forcer" à revenir à tes sensations,  mais apparemment tu t'en es rendue compte, que tu repartais comme en 40, et tu as ré-orienter ton attention sur tes sensations, c'est déjà une compétence tout à fait appréciable, non?

ça semble dur pour nous, mais parce qu'on nous a pas "appris" quand on était enfants

pour ma fille, que j'ai élévée en connaissant déjà ces choses là,  cela n'a pas été dur du tout pour elle d'apprendre à manger selon sa faim, c'était juste naturel, mais franchement y'avait de l'éducation derrière

par contre tenir en selle, ça a  été dur....   smiley

Billie.
Abonné

Bonjour , 

 

Eh oui je crois que nous n'avons d'autre choix que d'accepter qu'il faille du temps pour ancrer et automatiser les nouveaux comportements , du temps avant qu'ils ne deviennent naturels . 

Mais finalement tout est relatif , qu'est ce que quelques mois voire même années au regard de nos décennies de restrictions ?

Le jeu en vaut la chandelle ! 

Bonne journée . 

Noelle
Marraine

Bonjour

 

le thème m'a évoqué une phrase du Dr Z, au cours de la journée thérapie du 29 mars à laquelle j'ai participé :

"Ne pas remplacer la tyrannie des aliments (autorises /interdits, controlés)  par la tyrannie de la faim et de la sasiété"

en clair,  si je me dis " attention tu manges sans faim" ou "attention tu manges trop", ça entraine des eme, et si je lutte contre mes eme, je compulse

et son conseil de ne pas se bloquer de façon rigide sur la faim

alors, oui, de la souplesse!!!

bonne journée

cilou_cile.
Abonné

[quote=Noelle]

Bonjour

 

le thème m'a évoqué une phrase du Dr Z, au cours de la journée thérapie du 29 mars à laquelle j'ai participé :

"Ne pas remplacer la tyrannie des aliments (autorises /interdits, controlés)  par la tyrannie de la faim et de la sasiété"

en clair,  si je me dis " attention tu manges sans faim" ou "attention tu manges trop", ça entraine des eme, et si je lutte contre mes eme, je compulse

et son conseil de ne pas se bloquer de façon rigide sur la faim

alors, oui, de la souplesse!!!

bonne journée

[/quote]

Je suis passé exactement par cette phase de "tyrannie" rigide et extrême: une ayatollah de la faim et de la satiété! smiley

Depuis, que je m'autorise à faire de ce que je "veux" avec la nourriture et mon appétit, cela va beaucoup mieux. J'ai intégré les principes: mieux vaut manger quand on a faim, les sensations sont encore plus géniales, mieux vaut manger sans distraction et mieux vaut manger à sa faim. Voilà.

Après je respecte ça des fois, et des fois non. Parce que ci, parce que ça, je n'en sais rien. Tout ce que je sais, c'est que j'ai parfaitement en tête tout ça donc si je ne le respecte pas, ce n'est pas une question de manque de volonté ou parce que je suis une mauvaise fille, mais surement parce que j'en ai besoin, j'ai besoin d'avoir un peu de souplesse à ce moment là. Et après, sans me forcer à quoi que ce soit, je fais confiance à régulation...smiley

Mais j'avoue que tout ça n'est pas venu tout de suite...

Natasha.
Abonné
Billie, Merci de ton post ! Je me retrouve beaucoup dans ce que tu exprimes. Et ce que je vois dans mon cas pour le moment c'est que c'est clairement lié à un manque de confiance. Je crains de lâcher prise car je ne fais pas encore pleinement confiance a mes ressentis , mes sensations. Si un jour je n'ai pas envie de sucreries, j'aurais tendance a en manger quand même un peu pour... Je ne sais quelle raison à vrai dire... Mais simplement parce que ne pas avoir envie de chocolat pendant quelques jours s'éloigne tellement des structures alimentaires que j'ai construit que lorsque celles ci commencent a se transformer , je perds de gros repères et malgré l'envie profonde de changer , j'ai également peur de me découvrir différemment. Et bien sûr j'ai peur de l'auto sabotage ... Donc pour ne pas me décevoir d'autant plus je contrôle, parfois consciemment , d'autres fois inconsciemment. Merci de ton post et pour toutes les réponses qui ont suivies ! Ça ait du bien !
Clairette287.
Ancien abonné

Olala qu'est ce que ça me parle cette discussion. Depuis la fin de l'été dernier j'ai du mal du mal du mal après l'euphorie des débuts. Du coup en ce moment je suis à la croisée des chemins:

- Soit je me désinscrit car à l'heure actuelle je jette cet argent par les fenetres vu que je ne suis plus du tout le programme

- Soit je fais réinitialiser mon programme pour tout reprendre de zéro

Je sais que ce que j'ai fait auparavant n'est de toute manière pas perdu car justement j'ai vécu la première fois comme une sorte de régime ou je faisais la bonne élève et je suis persuadée que cette première fois "parfaite" est nécéssaire pour comprendre que justement on est pas parfaite (et pour aussi comprendre les rouages du programme).

Ca aussi été super pour mon chéri qui a perdu plus de 10 kg hyper naturellement, je pense qu'il avait juste oublié qu'il était régulé...

Enfin voilà ou j'en suis de mon coté, qu'en pensez vous?

Natasha.
Abonné
Hello Clairette, Je suis passée par la même phase, soit tout ou rien ! Mais ce que je comprends de la méthode c'est que c'est une pratique a vie, un changement profond de comportement. Donc tant qu'il y a des zones d'ombres, des émotions non accueillies, une resistance a écouter son corps , mon conseil serait de ne pas lâcher. Même si tu as l'impression de jeter de l'argent par la fenêtre , c'est une forme d'acte d'amour envers toi même de rester inscrite et peut être qu'au moment juste tu reprendras le programme. Il n'y a pas de bonne ou mauvaise manière d'aborder le programme ou les activités, c'est un chemin de réconciliation avec soi même et même si tu n'as pas allée sur le site depuis des mois, si ton envie de changer est réelle , et je suis sûre qu'elle l'est, aie confiance, et si c'est difficile de te faire confiance, repose ta confiance sur le programme car ça marche a une vitesse différente pour chacun. L'autre solution serait peut être de laisser un temps passer sans complètement lâcher les principes pour revenir a un moment plus juste. Vois et ressens ce qui est mieux pour toi ! Gros bisous et courage !
mavo.
Marraine
C'est un des points les plus compliqués pour moi, ces sujets de LC comme un régime... C'est un véritable apprentissage du lâcher-prise et de la confiance en soi : vraiment se faire confiance, manger vraiment si j'ai faim (sans chercher à retarder, sans chercher à rationnaliser...) et vraiment arrêter de manger quand je n'ai plus faim, et ne vraiment pas en faire un drame quand je ne respecte pas l'un des deux... C'est super limpide sur le papier, mais super difficile pour moi, de me faire confiance. C'est vraiment l'accumulation des lectures sur le sujet qui me permet de faire de très petits progrès... Un peu plus de confiance... Et chaque occasion est bonne pour revenir en arrière. Ce w-e où j'ai mangé plusieurs fois sans faim, par exemple, et qui entraîne des pensées auto du genre "c'est foutu, tu as encore tout raté, etc..." De même que le fait de perdre un kilo me fait aussi encore automatiquement penser "comment vas-tu stabiliser ?", pure pensée de régimeuse. Alors que évidemment, la notion de stabilisation est étrangère à ce qui se passe ici, puisqu'il n'y a pas de restriction. Des années et des années de boulot et j'ai encore ce genre d'idée en arrière plan dans le ciboulot ! :-)
Billie.
Abonné

Bonjour Clairette , 

 

J'ai l'impression que tu décris ce que j'ai vécu après ma première inscription en 2011 . Ca a marché du tonnerre niveau balance sauf que je faisais tout parfaitement comme un régime et qu'au bout de qq mois j'ai craqué  , mis le programme de côté , laisser courir mon abonnement . 

J'ai tergiversé , eu un entretien téléphonique avec une coach , essayé de relancer la machine , demander de réinitialiser mon parcours puis ai fini par me désinscrire pour revenir presque 2 ans plus tard , avec ce post donc,  pour ne pas retomber dans les mêmes erreurs . 

Je suis d'accord avec toi , je pense que  la phase contôle pour celles qui la vivent permet de se confronter au pb vivre Lc comme un régime et de rebondir . La question étant combien de tant faut-il pour décompresser ou prendre suffisamment de recul par rapport à la phase de contôle afin de revenir dans de bonnes conditions ca s'est très personnel ( dépend de l'histoire , du caractère ...)  . 

Ou en es-tu de la méthode ? Mon conseil serait d'essayer de remettre le pied à l'étrier sans demander la réinitialisation du parcours ( pour l'avoir vécu quand on est au creux de la vague c'est plutot démotivant )  . Forte de ta prise de conscience du peux essayer de vivre avec cette peur du contrôle sans lutter afin qu'elle passe et en même temps sans être trop exigeante avec toi même (par ex en sautant des jours) soit reprendre ton parcours ou il en est , soit utiliser les outils et défis pour remettre lentement la machine en marche. 

Donne toi un peu de temps pour voir si vraiment ca coince ou si ça se relance . Tiens nous au courant . 

Sinon je suis contente que ce post résonne chez plusieurs d'entre nous , je voudrais remercier toutes les participantes . Grâce à vos interventions et au forum en général je me sens sur le chemin du lâcher prise . J'ai vécu quelques semaines avec cette sensation inconfortable de peur du contrôle et elle est entrain de s'éloigner de moi petit à petit . 

Bonne soirée . 

Billie .

 

izabelle
Animatrice forum

oui il ne faut pas hésiter à refaire certaines étapes du parcours, sans forcément ré-initialiser l'ensemble

au début j'ai fait deux fois le parcours, eh bien ce n'est pas tant à ce moment là  que par la suite que j'ai vraiment évolué....

les défis et les échanges sur les forums m'aident plus,  et j'ai refait certaines étapes du parcours trois ou quatre fois

mais ensuite je les refais de façon informelle, avec les défis justement....

disons que le programme, si j'avais voulu bien le faire, je pense que j'aurais du refaire 4 à 5 fois chaque étape....

alors, me "l'avaler"  deux fois de suite, ça n'a servi à rien

mais refaire, maintenant, de la dégustation, de la satiété, mais plutôt sous forme de défis, dialogues et échange (et aussi parce que je suis devenue  "allergique"  à tout compte-rendu en ligne!!!

 

je crois que c'est important aussi de se simplifier la vie

actuellement je commence à vraiment bien "cerner" la satiété, mais je peux vous dire que c'est vraiment plus facile quand on a un répertoire alimentaire bien défini

par ex en ce moment je prends le même dessert à chaque repas.... je peux vous dire que j'ai vraiment l'impression de m'être simplifé la vie, c'est des millions de fois plus facile de sentir la satiété

heureusement je l'aime encore, ce dessert

à chaque fois que j'en prend un autre, je suis toute destabilisée, donc je ne m'attends pas à reconnaitre la satiété sur tous pleins de repas différents

pour l'instant, ça va sur les repas de mon repertoire alimentaire, et c'est plus facile sur le dessert habituel

 

mais après avoir installé cette compétence, je m'aperçois que je peux élargir à des repas au restau, mais tout doucement, pas tous les jours.....

 

merci de ce fil super intéressant

Clairette287.
Ancien abonné

Merci à toutes d'avoir pris le temps de me répondre si justement.

ça me rassure de voir que je ne suis pas la seule à passer par ces questionnements. Il est clair que ma première tentative a été utile dans le sens ou je suis beaucoup plus attentive à mes sensations, à ma faim et à tout ça mais ça n'empeche pas les EME et mes habitudes de manger à heures fixes de réapparaitre. Je remarque quand même que je lache prise beaucoup plus facilement qu'avant le programme et je me sens beaucoup plus "grande". Je crois que j'ai surtout besoin de réactiver mes réflexes comme ça été dit et de réaborder le programme de manière plus sereine et extérieure (en m'observant plutot qu'en vivant un peu comme la pleine conscience).

Je pense que je vais suivre votre conseil de reprendre le programme par les outils sans pression et sans stress (facile à dire pour l'instant). En commençant par le premier exercice manière de voir ou j'en suis.

 

Merci encore les filles je suis ravie d'être de retour :)

Pattie.
Ancien abonné

Je reviens de deux jours et une nuit où j'ai partagé le quotidien d'une trentaine d'enfants, dans le bruit (que c'est doux, le frottement du vent dans les branches, à 23h30, à peine perturbé par quelques ronflements !), avec horaires des repas imposés, menus imposés et surtout inconnus... donc va savoir si je garde de l'appétit pour le dessert... et est-ce que j'ai faim, d'abord ? et est-ce que j'ai une minute pour savoir si j'ai faim ? ils parlent tous, ils veulent tous mon attention, ils sont trop bruyants, ils vont déranger les autres, ils ont soif, ils se jettent sur le pain, au secouuuuuuuurs !

Avant, je m'étais dit "Allez, je teste : je respecte ma faim, si je n'ai pas faim, je ne mange pas". J'avais emmené des barres de céréales que j'aime. Au final, eh ben rien du tout ! Mes barres de céréales, je les ai mangées sans faim, dans une belle EME de fin de soirée. Toutes ! (Ou s'il y a une survivante, elle s'est vraiment bien cachée dans un recoin du sac !)

J'ai eu un petit moment de panique, quand j'ai vu que rien ne tournait comme j'aurais voulu (alimentairement parlant), et je me suis raccrochée au souvenir de ce post : souplesse, ne pas être rigide, c'est comme ça, c'est la vie, il y a des moments qui ne ressemblent pas à d'habitude, et pour en profiter, il faut l'accepter. Le "d'habitude" reviendra bien un jour !  J'ai eu deux fois une bonne faim, et zéro fois la sensation d'être arrivée juste à satiété. J'ai eu un moment d'inquiétude, aussi, où j'ai essayé de calculer dans combien de temps je devais aller chez le médecin (c'est là que je me pèse), à me demander si mon corps aurait eu le temps de réguler tout ça ou pas. Et puis je me suis dit ZUT ! On s'en fiche, du médecin, de sa balance, de la faim, de la satiété. Mon phare, en cas d'urgence, c'est : limiter l'inconfort. Ne pas manger à en avoir mal au ventre. Pour cela, j'ai réussi à laisser une partie ou la totalité de certains aliments qui n'avaient plus de goût (ou carrément pas du tout en commençant). C'est déjà pas mal, un bon progrès par rapport à la dernière fois que j'ai été immergée dans un groupe d'enfants plus d'une journée !

Tout ce post me parle énormément plus qu'il y a deux jours, notamment ce que dit Noëlle sur la tyrannie de la faim et de la satiété. Y a des fois, on ne peut pas rester dans les clous de toutes les découvertes de cette méthode ET rester dans les clous de la vie. D'ailleurs, Linecoaching ne dit pas autre chose, au final.

Au début, je le percevais comme la tyrannie de la cantine (pauvre de moi, qu'on persécute à coups de menus secrets, de portions trop grandes et de bruits !) Petit à petit, je l'ai perçu comme un moment où il fallait lâcher prise. Puis comme un moment où je pouvais lâcher sur quelques points pour sauvegarder les points que je voulais sauvegarder (en gros, je suis sortie du "tout ou rien" vers la fin).

Patience
Marraine

Je reviens aussi sur les forums après quelques jours d'absence. Et en quelques jours, il y en a des choses à lire ! Ce fil est vraiment très intéressant.

Décidément, tout est dans le lâcher prise... Lâcher la perfection ; être dans l'envie : la vraie, la profonde, celle qui correspond à nos besoins. Et puis accepter ce qui est.

Aujourd'hui j'ai discuté un moment avec une collègue qui a pris du poids et souhaite se "reprendre en main" : régime équilibré ou diète protéinée, sport tous les jours, plus de sorties, pour être à - 10 kg d'ici début juillet pour un mariage.
En parallèle, elle me parlait de sa lassitude à maigrir, regrossir, remaigrir, regrossir ; de tous ces kilos à perdre, encore plus que la dernière fois...

Et moi j'essayais de lui glisser d'au moins attendre sa faim pour manger, d'écouter attentivement ses besoins.
Elle disait qu'elle n'avait pas la patience... Et puis qu'elle ne se supportait pas comme ça... Elle ne s'acceptait pas comme ça...

Bref, c'était un bel exemple de la logique LC versus la logique régime. Sensations contre règles. Patience contre impatience. Besoins contre volonté.

Quand on vient ici c'est long. Mais je crois que ça en vaut la peine...

Au plaisir de vous lire

Pattie.
Ancien abonné

[quote=Patience]

Bref, c'était un bel exemple de la logique LC versus la logique régime. Sensations contre règles. Patience contre impatience. Besoins contre volonté.

[/quote]

Oui !!!

Et surface contre profondeur. J'ai fait un long régime (trois ans) qui m'a donné l'impression que cette fois, ça y était : j'avais changé plein de choses, j'avais compris plein de choses. Après ça, je ne pouvais plus me laisser aller à regrossir. (Ben si !)

Mais c'était de la compréhension de surface.

Un peu comme le stade où j'en suis maintenant : j'en suis à la surface, parfois je plonge entre deux eaux. La différence, par rapport à mon régime, c'est que je sais que j'en suis à la surface, et je sais que c'est la profondeur qui régit les choses sur la durée, et qu'une des clefs, c'est le temps.

En fait, souvent, c'est à ça que je vois si je peux parler de LC à quelqu'un : à sa manière d'envisager le temps. Vouloir maigrir et envisager d'y consacrer beaucoup de temps, notamment à des choses non alimentaires (comme l'acceptation des émotions). Vouloir maigrir et vouloir maigrir tout de suite. Vouloir maigrir et vouloir changer. Selon la manière dont on envisage le temps, la perspective est complètement différente.

Quand je commentais un blog de régime, je disais "Tiens le coup" ! Maintenant, je dirais plutôt "Prends le temps".

Karolann49.
Abonné

OUI....

Patience contre l'impatience de vouloir perdre hyper rapidement (mais reprise de poids rapide avec souvent un bonus)

Lâcher-prise par rapport au poids contre volonté de maigrir

Ressentir contre enfouir ses émotions sous la bouffe

En fait changer de l'intérieur pour pouvoir trouver une relation "normale" à la nourriture.....

Billie.
Abonné

Bravo Pattie d'avoir réussi à lutter contre le contrôle et la frustration de ne pas "bien faire " ! C'est un magnifique lâcher prise ! 

Je pense que ce serait pas mal dans ce genre de situation qui sortent de l'ordinaire que nous ayons la présence d'esprit  de penser à ce que ferait un mangeur régulé . ( je dis nous car j'y pense souvent après coup  , vous savez comme la répartie à une vacherie qui vient trop tard) 

Donc dans ce cas ( séjours , vacances , invitations  ou restau répétés ! )  un mangeur régulé ne décortique pas tout je pense mais est confiant sur la régulation qu'il retrouvera les jours suivants ! 

 

Nous tenons la une clef je pense , lâcher-prise , faire confiance à son corps , ne pas écouter mordicus sa tête :-) 

mavo.
Marraine

Je pense que le mangeur régulé ne se pose même pas la question : l'alimentation ne fait pas partie de ses questions (mais il en certainement d'autres, chacun a "ses" sujets !).

Je repensais ce matin à cette question de faire LC comme un régime ou non, et un truc m'est apparu clairement. Enfin, un peu plus clairement ! smiley

Quand j'ai une EME (de fin de repas, en ce qui me concerne, le plus souvent), l'idée est de m'arrêter et d'observer ce qui se joue. Qu'est-ce qui se passe, quelle émotion, qu'est-ce qui se cache derrière l'envie de manger. Puis de décider si je mange ou non, en conscience.

Quand je fais LC comme un régime, je ne m'autorise jamais à manger. La réponse est toujours "non, c'est bon, maintenant que j'ai vu ce qui était là, derrière l'EME, je n'ai plus besoin de manger". Le choix n'est jamais le réconfort alimentaire.

Un mangeur régulé peut souvent faire le choix de se réconforter ou de se faire plaisir avec la nourriture : profiter pleinement d'un bon repas entre amis en mangeant un peu trop, grignoter du chocolat parce que c'est bon et que ça fait du bien quand qq chose va moins bien... Pas grave, il régulera plus tard !

M'autoriser le réconfort alimentaire, ou le trop-manger, sans culpabilité et en conscience : c'est encore à travailler pour moi.

Ca, et comme vu plus haut, remettre de la souplesse, pas de tyrannie du "je dois toujours parfaitement écouter et resepcter mes sensations alimentaires".

izabelle
Animatrice forum

très bien exprimé, mavo

et surtout  cette phrase   "non c'est bon maintenant j'ai vu, je n'ai plus besoin de manger"

c'est extremement mental....   et donc bien sûr une forme de controle

au bout de 3 jours de ce régime, moi tu peux être sûre que je fais une EME majeure...

c'est un peu comme ça que je pratiquais l'EME-Zen au début, et cela avait été une catastrophe parce que mes EME devenaient bien pires qu'avant

pourquoi? parce que j'utilisais l'EME-Zen comme outil de controle

ce qui à mon avis est un piège terrible dans ce programme,  car tous les controleurs émotionnels de mon type vont être tentés d'utiliser l'EME-Zen pour "controler" leur EME

et au bout de qq jours, bien sûr....    EME tout ce qu'il y a de plus incontrolable

 

ce qui est idéal, c'est quand on a conscience du ressenti difficile, que l'on chercher à éviter en mangeant, que l'on se connecte totalement à son corps, et ensuite c'est à ce niveau là, et non au niveau de la tête, que l'on décide ou non de s'octroyer un réconfort alimentaire

pas au niveau de la tête

mais du corps, notre envie du corps

une fois que l'on a accueilli le ressenti, et surtout  "accepté", et que l'on est connecté à son corps, souvent la question de manger ne se pose plus car en effet, on n'en a plus besoin, mais "réellement", on le ressent

du coup, ne pas manger n'est ni un effort ni une violence

et manger réconfort à ce moment là devient simplement un moment de détente, de plaisir, de vrai réconfort

 

le fait de s'autoriser à manger dans une EME me semble tout à fait indispensable pour cette raison là :   que l'EME-Zen ne soit pas un outil de controle

car dès qu'on commmence à controler (avec la tête), on se prépare des EME,  sortes d'échappatoire à cette tyrannie, cette absence de place pour l'émotionnel, pour le corps, pour simplement  "vivre"

FRED73
Marraine
Ça me parle énormément ce que tu écris Mavo. M'autoriser à trop manger pour me réconforter, voilà ce à quoi je vais m'attacher. Je ne me l'autorise pas parce que j'ai peur de ne pas être capable de réguler. Je n'ai pas confiance en ma capacité de régulation d'où le contrôle encore ! Merci pour cette révélation
mavo.
Marraine

Revenir au corps, prendre le temps, lâcher le contrôle, s'écouter sans jugement, juste être à l'écoute de son corps...

J'ai l'impression de toujours tourner autour des mêmes thèmes, des mêmes questions ! A chaque fois, ici, c'est super limpide, mais à table... Parce que ma tête comprend bien, mais que je n'en arrive pas encore assez au corps... Remettre un lien entre ma tête, toute-puissante et bien fonctionnelle, et mon corps, grand oublié dans ma vie.

Se faire confiance, et s'autoriser à vraiment s'écouter : c'est comme prendre son envol !

Billie.
Abonné
Exactemetnt , belle metaphore . Prendre son envol un peu comme se jeter dans le vide , même avec un parapente il faut oser et se faire confiance . Le reste de ce que tu décris me parle également , c'est la différence entre le savoir et le savoir-faire je trouve . Je la ressens aussi dans certains aspect de LC . Ça a un côté frustrant car on a une forme de clairvoyance tout en voyant bien quand ça coince et ce qu'il faudrait faire sans parvenir à le mettre en œuvre . Et ça peut créer des eme car c'est très inconfortable. Et on en revient à ne pas vouloir tout réussir ( ou rien ) , accepter les erreurs , les expérimentations , ajuster , se tromper , rebondir , lâcher prise , se donner du temps , être bienveillant ... La boucle est bouclée !
Pattie.
Ancien abonné

Ca me parle beaucoup, ce que vous dites. Sur l'EME-zen, par exemple. Au début, je l'avais comprise comme ça aussi. Peu à peu, je l'ai utilisée différemment (comme un retardateur). Puis encore différemment (me laisser le temps de voir, et prendre le temps de contempler l'émotion si je mets le doigt dessus). Et au début, ça n'était pas si facile, parce que ça implique de renoncer. En fait, dans le principe, ça n'est pas renoncer, c'est différer pour laisser une place, un temps d'observation. Je l'avais prise comme ça, mais intellectuellement, pas corporellement. Du coup, je repoussais le réconfort alimentaire aux calendes grecques. Ou plutôt : à mon EME du soir, celle à laquelle je cède toujours, et qui me montre que je suis toujours en mode binaire, parfois moins, parfois autant (et qui ne me réconforte pas).

En fait, c'est une mauvaise lecture, au prisme "régimeur" : différer ? ok, je supprime ! (Pas grave, j'ai mon mode binaire sur moi, il me permettra de manger sans faim en fin de soirée !)

En vrai, différer, ça veut bien dire "différer". Je crois que je devrais apprendre à céder à l'EME (sans attendre mon EME du soir). Apprendre à céder dans le sens : écouter cette envie, sans la laisser me dévorer plus tard, le soir. Peut-être que si j'apprends à céder à mon EME en mode réconfort (un temps d'observation, et puis un temps d'acceptation si j'y arrive, et puis un temps de dégustation d'une toute petite portion de l'aliment, comme dans l'exercice de dégustation), si j'arrive à faire ça plus souvent dans la journée, ça m'aiderait à sortir du mode binaire ? Au lieu de ne pas manger, apprendre, par l'expérience (et pas juste par la compréhension intellectuelle), que j'ai besoin de moins manger pendant une EME. Le but final étant de ne plus avoir besoin de manger. Je crois que j'ai voulu aller un peu vite. Ou simplement je n'étais pas prête à ce moment-là à avoir cette lecture.

Je ne sais pas trop si ce que je dis est compréhensible, arf, parce que c'est encore flou pour moi, mais en tous cas, ce fil de forum m'apporte énormément. Bon, après, je ne dis pas que je vais tenter l'expérience dès maintenant, hein, parce que ça veut dire qu'il faut que j'accepte de peut-être décaler mes faims, donc perturber mon appétit prévisionnel encore vacillant. Mais en tous cas, ça me permet d'envisager un chemin à explorer pour approcher mon EME du soir, celle qui me protège de trop changer, qui préserve mon mode binaire, le seul mode que je connaisse pour le moment. (J'essaie depuis quelque temps de la voir comme ça, et non pas comme "cette saleté d'EME du soir"smiley)

Ce fil me fait un bon écho à ce que j'ai lu dans le chat d'hier, avec le docteur Apfeldorfer, en réponse à une question :

"Je crois que vous rencontrez un problème assez courant: vous cherchez à remplacer votre prise alimentaire émotionnelle par un espace de respiration, dans une optique de contrôle. Ce n'est pas la logique proposée dans l'exercice de ll'EME-zen et c'est bien pourquoi cela ne fonctionne pas.
Dans l'EME-zen, nous vous proposons, tout d'abord, de prendre conscience de votre EME et de l'impulsion qui vous dirige vers la nourriture. Nous vous demandons de ne pas suivre votre impulsion et de faire alors un espace de respiration de quelques minutes. Cet espace de respiration n'est pas destiné à remplacer la prise alimentaire, mais à vous donner le temps de voir ce qui se passe en vous (pensées, émotions).
Ceci fait, vous mangez alors un aliment, en petite quantité, qui vous paraît réconfortant, et cela, sur un mode de dégustation, pas sur un mode dévorateur. Il est nécessaire que vous ayez alors le sentiment de répondre à votre besoin émotionnel de la bonne façon, en l'occurrence en vous réconfortant avec un aliment aimé. Ressentir de la culpabilité à manger annulerait le bénéfice de cette consommation.
Vous prenez bien votre temps pour vous réconforter en mangeant une quantité minime, puis ceci fait, vous refaites un espace de respiration et voyez où vous en êtes. Si vos émotions ne sont pas suffisamment calmées, vous réitérez la manoeuvre.
Vous pouvez aussi, plutôt que de manger, ne pas manger et rester avec votre inconfort émotionnel, en attendant simplement que cet inconfort s'estompe de lui-même. Là encore, après 10 à 15 mn, vous refaites un espace de respiration et voyez comment vous poursuivez, si nécessaire.
Si vous avez déjà commencé à manger au moment où vous prenez conscience de votre EME, ce n'est pas grave: vous pouvez à ce moment-là faire un espace de respiration et repasser sur le mode EME-zen."

Ce qu'il y a de bien, avec les chats, c'est que ça répond à des questions qu'on ne savait même pas devoir se poser. En lisant ça, j'ai ouvert de grands yeux : "Ah bon ? On peut manger pendant l'EME-zen ???"

Je pense que j'ai sauté la phase de cette étape où je m'autorisais à manger en mode réconfort pour passer directement dans la phase "Je suis un moine zen, je ne mange plus pour calmer une EME, je respire, moâ". Ben autant pour le moine zen qui habite en moi. Lui et moi, on va apprendre à céder à une EME sans que tout soit fichu.

Fossette.
Abonné

Hello,

Pour ma part, j'ai demandé à réinitialiser mon parcours, après un an de LC. Je commence aujourd'hui mon carnet découverte.

J'ai fait ce choix, car je pense que ce sera plus motivant pour moi d'avancer étape par étape (quitte à zapper des exercices comme me l'a proposer ma coach), plutôt que de tourner dans la dernière boucle de "perfectionnement du comportement alimentaire".

Pattie, c'est un plaisir de te lire !

J'ai aussi le problème de l'EME du soir, intégrée dans le repas. J'ai accepté l'idée de lâcher prise et de céder à une éventuelle envie de manger dans la journée, pour éviter que tout se diffère le soir.

Ce n'est pas évident, car pendant des années, j'ai appris avec beaucoup d'effort à ne pas manger hors des repas, même sous la pire des EME. Donc, impression de régresser.

Et puis, parfois, je peux très bien avoir envie de fuir une émotion SANS avoir envie de manger. En tout cas, sans avoir envie de manger tout de suite. Déjà, car je veux manger en ayant faim et puis parce que manger chez moi, dans un contexte où je peux choisir et être détendue (sans être dérangée par mes collègue), c'est plus attirant et ça me paraît plus réconfortant.

Mais bon, si je veux évoluer, il faut que je teste ça. Je le ferai sans doute avec du bon chocolat.

Avez-vous aussi des EME où vous avez une envie forte de vous "remplir" le ventre (sans inconfort durable), pas seulement de savourer une petite quantité ?

La souplesse pour moi, c'est aussi d'arrêter de me sentir en échec parce que je ne respecte pas ma satiété le soir ! car c'est comme le stresseur poids, c'est contre productif.

Accepter de sentir, ne pas avoir peur de sentir une émotion inconfortable. Parce que c'est ça qui me transformera, me fera mûrir : être en contact avec moi-même, ma vérité ! Et pas un faux bien être à tout prix, basé sur l'évitement et la distraction des pensées et émotions "désagréables".

Bonne continuation,

Fossette.

Ps : Pattie, je veux bien que tu partages ton expérience, si tu cèdes à une EME en journée ;) histoire de s'encourager !

marieal.
Inscrit

eh bien moi je suis dégoutée...

hier soir, j'ai failli vous écrire ça:

"ça y est, je crois que j'ai compris la souplesse. je reviens d'un séjour à paris pour raisons professionnelle, où les repas n'ont pas été light du tout. pas de culpabilité, pas de remords,  j'ai profité. mercredi , repas de fête au boulot, le soir, je vais au resto, j'avais envie de ne manger que léger et comme j'étais à l'indien , j'ai opté pour le menu vegetarien.  Et dans l'am, dans les 5h30 de train qui me ramenait vers chez moi, pas eu une  seule envie de grignoter, ces EME hyper classiques liée à l'ennui qui transformaient tout voyage en train ou en voiture en séance de grignotage continu, je ne m'en suis même pas rendu compte, pas eu envie de grignoter un seul truc de tout l'am, ni même  de sucer un bonbon , j'ai juste attendu que ma faim revienne pour manger mon repas du soir, que je n'ai même pas mangé en entier alors qu'il y avait au dessert de délicieux gateaux tunisiens! Génial, j'ai compris! "

t'as qu'à croire.... le problème c'est que ce matin je pèse 2.5 kilos de plus qu'il y a 10 jours...alors que j'étais sure d'avoir pas pris un gramme! écoeurée...j'ai besoin de vous sur ce coup là, dites moi que mon ressenti va finir par un jour correspondre à ce qui se passe en vrai....

Sinon, pour rebondir sur ce qu'écrit mavo, sur l'eme-zen, mon problème à moi c'est que j'opte toujours pour la nourriture!

peut être par contre, que je n'avais pas bien compris l'intérêt de la respiration. en gros, je respirais 3 fois, je me disais je décide de manger systématiquement, et je me détendais...l'intérêt de respirer pour faire la place à l'émotion, pour bien l'identifier et prendre le temps de la calmer en dégustant c'est en effet pas du tout ce que j'avais compris, je pensais moi aussi qu'il fallait remplacer le morceau de chocolat par de la respiration, et je n'y voyais aucun intérêt. (ça n'a en effet pas le même gout,)!   c'est quand même bien plus intéressant d'associer les deux!

Fossette.
Abonné

Et voilà, ça fait une petite heure que j'ai une EME, plus exactement, envie de passer l'après midi à sucer des bonbons.

Mais à quoi bon prendre un ou deux bonbons (j'en ai déjà mangé à mon repas pris vers 13h15) ? Ce n'est pas ça qui va m'enlever mon stress et mes tensions physiques. J'ai une échéance professionnelle dans 1 mois et demie et déjà le stress me contracte les trapèzes. Ce qui me fait peur, car si je déjà stressée longtemps à l'avance, qu'est-ce que ça va être après. Peur de déclencher des maux de tête à cause du stress.

Et puis prendre une sucrerie sans faim me fera culpabiliser, peur de grossir, de ne pas avoir faim ce soir.

Mais surtout, ça ne va pas me réconforter, c'est ce que je crois. Juste surajouter culpabilité et impression d'être nulle. C'est sûrement là dessus qu'il faut que je travaille, sur ces pensées.

Ca vous réconforte vous de déguster un tout petit truc ? J'ai vraiment besoin de vos témoignagnes.

Fossette.

izabelle
Animatrice forum

Justement Fossette, se "remplir" le ventre, c'est pour FUIR le ressenti en question

l'inconfort est là.... et même si tu n'en as pas conscience c'est simplement parce que tu le fuis

 

et l'EME-Zen justement nous propose de ne plus fuir, mais de nous confronter au ressenti problématique

ensuite déguster, savourer, c'est surtout pour se centrer sur le goût dans le moment présent.....

mais en faisant ça, on n'est plus dans la fuite, on n'a plus besoin de se remplir

 

ce qui n'est pas évident c'est justement de sortir de cette fuite, d'accepter d'accueillir le ressenti.....

 

ce qui m'avait fait progressé à une époque  (moi qui mangeais aussi systématiquement) c'est de prolonger ce temps de confrontation, où on accueille l'émotion

à ce moment, il ne faut pas la "faire disparaitre" avec la respiration, mais plutôt accepter de la ressentir, et même si c'est désagréable (en général ça l'est...)

Fossette.
Abonné

Izabelle,

Là où je bloque, c'est que je sais que vouloir se remplir c'est pour fuir, pour faire diversion. Et je ne mangerai pas.

Mais ma coach m'a conseillé de manger un peu quand j'ai une eme, pour éviter de dépasser ma satiété ensuite dans des eme au cours des repas.

J'ai identifié à peu près mon émotion. J'essaie de ne pas la fuir (donc je ne fais rien de particulier). Et maintenant ?

A priori, je ne "réussis" pas vraiment, sinon je n'aurai pas d'eme le soir, non ?

Je ne vais pas assez loin dans l'accueil sans doute ?

Fossette.

Billie.
Abonné

[quote=Pattie]

En vrai, différer, ça veut bien dire "différer". Je crois que je devrais apprendre à céder à l'EME (sans attendre mon EME du soir). Apprendre à céder dans le sens : écouter cette envie, sans la laisser me dévorer plus tard, le soir. Peut-être que si j'apprends à céder à mon EME en mode réconfort (un temps d'observation, et puis un temps d'acceptation si j'y arrive, et puis un temps de dégustation d'une toute petite portion de l'aliment, comme dans l'exercice de dégustation), si j'arrive à faire ça plus souvent dans la journée, ça m'aiderait à sortir du mode binaire ? Au lieu de ne pas manger, apprendre, par l'expérience (et pas juste par la compréhension intellectuelle), que j'ai besoin de moins manger pendant une EME. Le but final étant de ne plus avoir besoin de manger. Je crois que j'ai voulu aller un peu vite. Ou simplement je n'étais pas prête à ce moment-là à avoir cette lecture.

[/quote]

 

Coucou à toutes ! 

 

Pattie merci pour ton humour :-) . 

Je ne crois pas que le but final soit ne pas avoir envie de manger , les mangeurs régulés (encore eux ,  devenir comme eux notre graal lol ) mangent pour se réconforter c'est un phénomène naturel que de chercher à trouver du réconfort quand on en a besoin . Ca peut être par la nourriture , un bon livre , sortir prendre l'air , faire du sport ou di tricot , des mots croisés ou je ne sais pas quoi . A mon sens ce qu'on apprend ici ce n'est pas " au final à ne plus manger lors d'une eme mais à ne pas manger sur en dévorant sans s'arrêter et sans en retiré le moindre réconfort justement . 

Il y a peut etre encore une forme de restriction cachée derriere ce propos , une peur de lâcher . Comme la peur d'expérimenter de céder à la petite eme de l'aprem pour atténuer celle du soir . Pourquoi pas ? ( je crois que ca concerne aussi Fossette ) , vous risquez quoi ? A mon avis rien , ca risque de vous faire du bien car vous n'aurez pas passé la journée à contrôler  pour finalement craquer encore plus fort le soir car vous avez été dures avec vous même.  

Je crois bien qu'il y a tout à gagner même , fierté d'avoir lâcher prise , d'experimenter , gratitude d'avoir écouté son corps .... Il semble justement que vous ne fassiez pas confiance à votre corps .Tester ca ne peut que à un moment provoquer un déclic et mettre fin à la dictature de la tête .

Fossette est ce que tu fais un espace de respiration dans ces moments difficiles ( qq min ) ? Pas pour aller mieux mais pour supporter mieux l'inconfort et pour décider de te réconforter ou pas avec le corps et pas la tete . 

Enfin Marieal c'est très positif ce que tu racontes sur ton retour de déplacement ! Oublie la balance , tu dois pas etre la seule du groupe à avoir pris un peu de poids et ce qui t'es arrivée au retour montre que tu te régules c'est plutot génial je trouve . Dur dur de lacher-prise du stresseur-poids j'en sais quelquechose moi aussi .

Courage les filles , nous devons faire confiance à notre corps que ca soit lui qui commande et pas nos têtes . ca fait peur car c'est quitter notre vieux fonctionnement  pour en accueillir un inconnu et l'inconnu fait peur ....

marieal.
Inscrit

la question est: est ce que c'est du contrôle ou de la régulation de se mettre volontairement aux légumes verts après avoir fait des repas copieux?

une mangeuse régulée qui se pèse après Noêl va avoir envie de se mettre aux légumes verts elle aussi puisque tout le monde grossit à Noël. Pourquoi elle , elle régule et moi je contrôle alors qu'elle décide de manger des légumes verts tout comme moi?.... est ce que les mangeurs régulés ne font pas eux aussi de temps à autre des périodes de mini contrôle pour ramener leur poids à un niveau normal avant de reprendre une alimentation régulée? Est ce que c'est vraiment problématique de faire attention volontairement pendant quelques jours afin de ramener mon poids à celui d'il ya 10 jours avant de reprendre l'alimentation "régulée"?

parce que honnêtement, moi avant de monter sur la balance ce matin, j'avais pas envie de manger des légumes verts...il y avait les bons gateaux tunisiens laissés hier qui me tendaient les bras!  et si j'étais pas montée sur ma balance ce matin, j'en aurai mangé un sans problème....du coup, j'ai l'impression que je ne peux pas me fier à mes sensations, et je me sens coupable et nulle, et surtout découragée.

Billie.
Abonné
Selon moi mais je ne détiens pas la vérité , ceux qui contrôlent même sur de petites périodes ne sont pas des mangeurs régulés au sens ou je l'entend et où l'entend le programme . Je pense aux enfants et à certaines personnes de mon entourage c'est tellement naturel. Comme l'envie de dormir ou de boire ou de faire pipi. Si on boit on va plus aux toilettes , si il fait chaud on boit plus ... On peut s'arrêter au milieu du verre... En disant que c'était de la régulation je faisais référence au train , et au gateau que tu as laissé . Je maintiens . Je crois que tu peux réguler en mangeant ton gâteau tunisien mais en le mangeant moins ou en choisissant avec le corps de le manger plus tard ou en en faisant ton repas ... Si tu te forces avec les légumes verts , que c'est la tête qui commande c'est un régime plus LC et du coup tu risques à nouveaux les effets de la restriction . Tu tâtonnes et tu doutes à cause du stresseur poids ( clairement il y a eu un avant et un après la balance , ça se trouve tu te serais pesée dans 15 jours tu n'y aurais vu que du feu ) . Ne te décourage pas , non tu n'es pas nulle on passe toutes par là . Vis cette événement quelquesoit ton choix avec bienveillance , comme une expérience à mener sur ton comportement alimentaire . Sans impératif de réussite immédiate , autorise toi l'essai-erreur nous ne sommes pas des super women !
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