Début en douceur - 19102011

Chiboum.
Abonné

Bonjour à toutes et à tous,

J'ai pris le temps de démarrer en douceur le programme avant de venir par ici.

J'avais lu "Maigrir sans régime" il y a un an environ, qui m'avait beaucoup éclairée, et permis de mettre le doigt sur plusieurs choses.

A commencer par comprendre cette "réponse affective" que j'avais dû développer bébé (je ne mangeais pas, ce qui inquiétait ma mère, et la mettait en situation de stress vis-à-vis des autres, de crainte de ne pas savoir s'occuper son enfant). Du coup, avec le temps, manger était devenu une façon de dire "je vais bien".

Par ailleurs j'avais déjà commencé à identifier les signaux de la faim.

En revanche, il me reste bien du travail. Sur le fait de ne pas dépasser sa faim, ne pas forcément finir l'assiette (ou alors faire de plus petites portions et me resservir !). Sur le fait de ne pas aller manger parce que je m'ennuie.

A vous lire, beaucoup d'entre vous, je me dis que j'ai de la chance.

Je pense n'avoir fait  "que" deux régimes restrictifs, dans ma vie, je n'ai pas d'aliments tabous, ou de compulsions ingérables, je ne suis jamais tombée dans un pot de glace ou de pâte à tartiner. Simplement, à chaque repas, je mange un peu trop et depuis très longtemps, alors je pense que le programme va m'aider à comprendre pourquoi, comment, et à revenir à "moi" du point de vue alimentaire.

Je ne vous ai pas donné mon poids de départ, parce qu'il ne me paraît pas très intéressant. Simplement, je suis "vraiment" grosse, pas coquette qui voudrait entrer dans un 34 au lieu d'un 36.

Et je vis bien avec ça, je n'ai pas tellement peur du regard des gens. Simplement, je voudrais être plus respectueuse de moi.

Et comme j'ai le goût du challenge, j'ai arrêté de fumer 15 jours avant le programme (et pas envie ni de recommencer, ni de remplacer les cigarettes par des aliments).

Alors je me souhaite, et je vous souhaite à tous bon courage, bon chemin pour nous retrouver.

 

Amicalement

 

Anne

Commentaires

Laurette2.
Abonné

Bonjour !


Merci pour ton message. En te lisant, j’avais un peu l’impression de me lire… Comme je me retrouve !

Moi aussi j’avais déjà une lecture préalable de Zermati, quoique plus ancienne.

Cela m’a permis de comprendre que mon problème de poids était probablement lié au fait que, bébé, il y a eu une période où le lait de ma mère n’était pas assez nourrissant. Je ne sais pas combien de temps ça a duré. Elle en parlait elle-même comme de quelque chose de pénible en disant que heureusement un autre médecin avait fini par lui dire que si je pleurais c’est que je devais avoir faim, et alors elle m’a mise au jaune d’œuf !

Je pense que si je mange en trop grandes quantités, c’est parce que j’ai peur d’avoir faim.

Comme toi, je n’ai pas de difficulté à identifier ma faim : elle se fait physiquement sentir de façon très impérieuse ! Mais me rendre compte qu’elle n’est plus là, ne plus manger parce « c’est l’heure », ou pour d’autres raisons qui m’échappent encore (ennui ? fatigue ?) : voilà ce sur quoi je dois travailler.

Je suis heureuse de t’avoir lu ton message car je me sentais un peu seule en mon genre :  « seulement » trois régimes dans ma vie, que j’ai vécus positivement (sauf le premier, il y a… quarante ans !), et sur de courtes durées. Je mange à peu près de tout… même si je privilégie ce qui est supposé être « diététique », je ne sais pas très bien si j'ai des compulsions... pas encore vraiment compris ça... mais je ne crois pas, ou rarement.

Et je ne donne pas non plus mon poids mais moi aussi je suis « vraiment » grosse, je l’assume plutôt bien (disons que je fais avec) mais je me trouve quand même plutôt moche, je n’ose pas ou ne suis pas capable de faire certaines choses (piscine, marche…) et surtout j’aimerais bien pouvoir porter des vêtements qui me plaisent !

J’aimerais pouvoir dire, comme toi, que « j’ai de la chance ». C’est vrai, bien sûr… mais à la cinquantaine, j’ai toujours grossi de façon permanente. Pas de yoyo (sauf deux fois). Alors je me demande si on peut encore y faire quelque chose !
 

Chiboum.
Abonné

Merci Laurette :)

 

Je me dis qu'il n'y a pas de fatalité. Qu'au contraire, le "de toute façon, dans la famille, on est gros", ou "à ton âge, c'est trop tard", ça fait partie des croyances qu'on entretient au même titre qu'il faut manger des courgettes pour maigrir et à 12h32 précisément.

Alors on doit être au bon endroit. Et si on y perd pas de kilos, on aura appris des choses sur nous. Mais je suis confiante. Pour toi, à te lire, et pour moi !

Je ne sais pas quelle est ta situation familiale, comment "va ta vie", mais pour te dire en deux mots la mienne : le père de ma fille m'a quittée, il y a un peu plus d'un an, après dix ans de vie commune.

Et après avoir passé quelques mois à me dire que ce poids, même si je le vivais au moins mal, était quand même un handicap dans la suite de ma vie amoureuse.


Et puis, j'ai un nouvel amoureux, depuis quelques semaines. Qui est beau comme un dieu et me regarde avec gourmandise. Alors je me dis que comme il est loin d'être un idiot, ce que je vois et que je trouve moche, ça ne doit pas être SI rebutant. Je puise de la bienveillance dans son regard, et je m'en sers pour me voir autrement.

J'espère que ça peut t'aider, aussi.

 

Allez zou, hauts les coeurs, disons-nous qu'on a des atouts, un beau chemin à parcourir !

 

Bonne journée,

 

Anne

Haut de page 
X