Défi de satiété n°1 : me confronter à la petite frustration de fin de repas - 07102014

izabelle
Animatrice forum

Je me suis aperçue que ces derniers jours je me confrontais à ça....

la petite frustration de fin de repas quand on a fini mais qu'on reprendrait bien du dessert parce que c'est agréable mais qu'en fait on n'a plus faim....

 

à savoir que le midi j'avais apprivoisé cette frustration il y  a quelques mois, à l'aide du défi de Noelle (la petite place)

mais là j'ai voulu en créer un autre, car je n'ai pas vraiment de petite place, je ne le ressens plus comme ça, je suis à satiété, mais frustrée de m'arrêter

 

maintenant c'est le soir,  j'ai bien faim, donc je sens parfaitement bien ma satiété (j'ai réussi récememnt à diminuer mes portions car je mange trop le soir depuis toujours)

mais....   j'avais tendance à me "doubler"  le dessert

souvent je prends trois dattes et une barre chocolatée protéinée en dessert (je sais c'est bizarre mais c'est bien mon dessert préféré, je ne m'en lasse pas)

 

 

et j'avais cette tendance à me rajouter des dattes et parfois même une deuxième barre chocolaté  (en mode  : oh ça fait que 100 calories après tout....)

 

donc depuis qqe  jours je me CONFRONTE

je ne reprends pas du dessert (je n'ai plus faim)

 

et clairement  ce que je rencontre, c'est une petite frustration

frustration de s'arrêter, simplement

 

 

 

donc je relève le défi, et je me suis dit que certains ont envie de me rejoindre, voilà en quoi ça consiste

 

une fois par jour,  s'arrêter à satiété  et RESSENTIR la difficulté, la frustration d'arreter de manger, que nous appellerons familièrement, afin de l'apprivoiser "la petite frustration de fin de repas"

 

je l'ai ressenti  dimanche soir  et lundi soir

je continue ce soir

Commentaires

izabelle
Animatrice forum

bravo Mavo c'est chouette

n'oublie pas que le but n'est pas de t'empecher de manger

tu peux te confronter ET manger le chocolat, je te conseille même de le faire régulièrement pour que ton cerveau n'assimile pas la confrontation à l'émotion  et le fait de "ne pas" manger

sinon par la suite  on finit par refuser la confrontration de peur que ça nous empeche de manger

se confronter ET manger c'est accepter de ressentir et aussi accepter d'avoir une EME (qui est un processus à dédramatiser)

c'est des millions de fois  mieux  , sur le long terme, que

de fuir son émotion et de ne pas manger,  ce qui  correspond à se mettre en lutte contre son émotion et son EME (et donc le lit de futures compulsions majeures)

 

bravo à Mavo d'avoir expérimenté, et surtout en pleine conscience, dans ton corps

oui  ça change tout,  et il faut multiplier ces expériences

lylyoz
Marraine

Allez je me lance, l'angoisse!!!

Lors de mes 2 prochains repas je vais m'y confronter à cette frustration de fin de repas.

dolau51.
Abonné

Bonjour, c'est toujours un peu difficile de s'arreter, mais j'y arrive quand même , a ce moment je pense a la balance , je suis tellement contente quand elle bouge!!!!!   Bon courage à toutes , a bientôt

gentedame.
Abonné

alors moi cette petite frustration je ne la ressens jamais à midi mais toujours le soir. Pas facile de s'arrêter mais je fais une pause, je fais la vaisselle et mon petit plaisir et bien oui c'est de m'installer devant la TV t de prendre une petite touche sucrée. Oh pas grand chose mais j'ai vraiment envie de cette douceur là.

J'essaierai demain de mieux ressentir cela en ne prenant pas tout de suite cette douceur, on verra bien

redgine's cocktail.
Abonné

 

 

 

Ce post ne date pas d'hier, mais je me suis tellement reconnue dans ce témoignage. Quelque fois tout baigne, et vlan, un rien, car c'est un rien, juste un commentaire mal venu certe, mais dévastateur. Même Bouddha n'aurait rien pu faire. Donc tu t'ai consolée ? Normal, non ?

à bientôt

redgine's cocktail.
Abonné

Mais quelle barbe, c'est pas qu'avec de la nourriture que j'ai des problèmes et des EME !!!! c'est vexant ces manipulations internet ! flûte alors !

Et LA frustration du encore un petit quelque chose pour faire durer le plaisir, c'est presque une douleur physique tellement je résiste, pour finir soit le jour même, soit le lendemain (car ça reste dans ma tête), par une gloutonnerie.

Aors faut-il que je recherche cette cause à cette douleur ? Ou accepter sans savoir d'où elle vient ? Et là c'est vraiment effrayant pour moi, c'est même limite panique ou crise d'angoisse de ne pas savoir.

Ou bien une autre idée, mais juste une très très vague idée : en parlant de plaisir à faire durer ..... ? on parle bien de nourriture là ? ou ... ? Juste comme ça ... quand on n'a pas confiance en soit ... qu'on s'ait déjà infligé pas mal de trucs ... les relations humaines difficiles ...l'estime de soit en berne ... des kgs incrustés ...  frustration ... Une idée ?

redgine's cocktail.
Abonné

désolée, fausse manoeuvre hi hi

izabelle
Animatrice forum

moi aussi je la prends ma petite douceur gentedame

je n'ai jamais même essayé de me passer de note sucrée, et je ne vois pas pourquoi je le ferai d'ailleurs

simplement quand la note sucrée est finie, j'ai souvent encore une petite frustration, simplement liée au fait de s'arrêter

je m'étais dit que j'allais m'y confronter aussi hier, mais finalement je ne l'ai pas ressenti

faut dire que j'ai laissé fondre mon chocolat dans la bouche un bon bout de temps

 

surtout je redis que ce qui est important dans ce défi, c'est de ne PAS s'en servir pour manger moins, mais juste avec l'idée de se confronter à cette frustration-là, pour qu'elle ne soit plus intolérable

le plus important c'est de se confronter en pleine conscience à la frustration, pour qu'elle ne soit plus un drame et donc qu'elle ne nous "oblige" pas à la faire disparaitre

c'est vrai que pour s'y confronter réellement, il faut partir avec l'idée qu'on ne mangera pas

mais....

si au final, après s'etre confronté, on mange quand même, tant pis on s'en fiche

le plus important c'est cette confrontation en pleine conscience

et de pouvoir peu à peu dé-dramatiser cette frustration, qu'elle devienne moins genante, moins importante, plus habituelle, pas grave

si vous sentez qu'au contraire ça la renforce, c'est que ça ne part pas dans le bon sens

 

c'est souvent un peu délicat ce genre d'exercices, car très dépendant de sa propre atttitude

comme pour l'EME-Zen, c'est l'acceptation émotionnelle qui est à placer AVANT  les répercussions alimentaires (donc le fait de manger moins)

car dès que l'on prend un exercice pour un outil de "controle",   on est déjà en train de se préparer des EME futures

 

 

Lylyoz,  tu viendras nous dire ce que ça a donné, ton expérience cette petite frustration là?

 

 

 

izabelle
Animatrice forum

redgine's, je crois en effet que c'est pas mal d'accepter sans savoir d'où ça vient, en général, pour tout ce que l'on ressent

et puis ne pas aussi se mettre trop d'interdits

je me prends souvent un petit carré de choc en plus pour le plaisir, y'a pas de mal à ça non plus

le problème vient plutôt quand on ne peut vraiment pas s'arrêter et qu'après ce carré là faut encore autre chose

izabelle
Animatrice forum

alors je suis en plein dedans

je viens de finir de diner

mes papilles ont été comblées, vraiment

je me sens légère  (ce qui n'est pas en fait évident),  mais je détaillerai ça dans l'autre fil qui y est consacré

 

et surtout  je ressens une frustration

c'est pourquoi je viens ici écrire, et en profiter pour faire un instant de pleine conscience sur ce ressenti

 

voilà je me suis fait une minute de pleine conscience et finalement je la ressens dans le palais la frustration, envie que ça continue, cette bonne stimulation des papilles

d'autant que une compote d'abricots comme je les fais, je n'en n'aurais certainement pas avant juillet prochain !!!

 

en tous cas une chose est sûre cette petite frustration n'est pas insurmontable, je peux la vivre

(et j'ai plaqué le pot d'abricot dans le fridge, mais nul doute que mon homme va le débusquer et le finir très vite crying)

Edith en Savoie.
Ancien abonné

Une fois de plus, Izabelle, tu as mis dans le mille en proposant ce fil. Comme je me reconnais bien dans tous vos messages ! Me voilà devant mon ordinateur, mon homme est en réunion, je viens de dîner en dégustant et en me régalant. Les portions étainet adaptées, clairement je n'ai plus faim, mais... Mais cette crème vanille prise en pot, je suis sûre qu'elle est délectable. Non, décidément, je n'ai plus faim, va donc remplir ton carnet dégustation, mauvaise élève ! Saisie de ma prise, coup d'oeil au forum : défi satiété, tiens, qu'estèce que c'est ? Et à vous lire, je pense à ce ballotin de chocolats que j'ai acheté dernièrement et qui m'attend sagement. Oui, mais tu viens clairement d'indiquer dans le compte-rendu de ta prise alimentaire que tu avais mangé "juste assez" !  Alors ? salivation, gorge qui se serre... Et si je tentais une RPC pour voir ?

izabelle
Animatrice forum

et alors ça a fini comment au final?

 

moi hier soir finalement j'ai mangé plus tard, mais je pense à cause d'autre chose

 

en tous cas ce soir rebelote

je viens de finir de diner,  je n'ai plus faim, mon estomac me le confirme, mes papilles ont été satisfaites pleinement

 

et je ressens néanmoins une frustration minime

elle est extrêmement minime, donc je m'y confronte tout à fait sereinement en fait

 

je pense que dès demain cette frustration ne s'invitera plus à ce moment là, mais je me trompe peut-être?

Edith en Savoie.
Ancien abonné

Eh bien finalement, je suis restée devant l'ordinateur à lire différents fils du forum. Et l'envie de chocolat ou de sucré s'est évaporée ! Je m'émerveille d'ailleurs  toujours autant de la richesse des échanges. Vraiment, c'est fou : il n'est de question que j'aie pu me poser dont je n'ai trouvé la réponse en furetant ici. De l'empathie, de l'intelligence, du réconfort, de l'humour aussi, je me félicite d'être arrivée ici car on y trouve sûrement les plus belles personnes du web !

Reinemargot.
Abonné
Ç est difficile pour moi de me rendre compte de la satiété. Lâ faim, ç' est bon, pas de problème, même si je mange souvent sans faim, méme au bout de 3 semaines de LC, juste parce que ç est l heure et que c est plus pratique pour moi de manger quand ç est le moment. Mais lâ satiété ... Sauf quand j exagère lors des invitations , là je sens que j ai la peau du ventre bien tendue ! Est ce que c est parce que ma mère, qui a toujours été trés mince et qui pète le feu à 81 ans, a toujours décrété qu il ne fallait pas sortir de table repu mais toujours comme si il y avait encore de la place pour quelque chose ??? En plus, elle a un pot phénoménal : elle aime manger souvent mais des toutes petites quantités, elle avale en une journée ce que les autres mangent en un repas !!! Pourquoi je tiens pas d elle ?
izabelle
Animatrice forum

pour sentir la satiété, ce n'est possible que sur les repas  où tu commences à manger avec une très bonne faim

donc sur les repas où tu manges sans faim, c'est normal de ne pas la ressentir

le corps n'ayant pas besoin d'énergie à la base,  il ne peut pas signaler que  "c'est bon, maintenant"

 

les sensations d'estomac plein n'ont pas grand chose à voir avec la satiété, pour ma part, quand je sens ça c'est souvent que j'ai déjà mangé quasiment le double de mes véritables besoins

 

la satiété est plus subtile, il est vrai que certaines personnes la ressentent plus que d'autres, mais ça vient avec le temps

cependant c'est important de ne pas s'acharner dessus, mais plutôt s'efforcer de commencer à manger tous ses repas avec une bonne faim

la satiété s'installe peu à peu par la suite, mais si on se stress trop dessus, elle s'échappe

bref avec elle le perfectionnisme n'est pas de mise

izabelle
Animatrice forum

voilà au bout de trois soirs de confrontation, j'ai le plaisir de vous annoncer que :

la frustration  ne s'est pas présentée ce soir !!!

elle devait en avoir marre de nos petits rdv les yeux dans les yeux

 

wink

izabelle
Animatrice forum

toujours pas de frustration ce soir....

 

et d'une façon générale me voilà bien moins "frustrable" qu'avant

quand je fais plein de petits pains pour les invités et que je ne peux en prendre pour raison médicales,  me voilà à ressentir  zéro frustration    alors qu'avant ça aurait été terrible

bizarre, hein?

 

j'ai presque envie de conseiller la confrontation à la frustration en pleine conscience à tous mes patients petits et grands !!!

enfin surtout les petits qui sont si peu tolérants à la frustration

izabelle
Animatrice forum

allez rebelote....

 

je m'y re-confronte car depuis dimanche je n'ai pas eu trop l'occasion, j'ai eu des EME de fin de journée

 

donc là pas d'EME de fin de journée 

mais

mon diner est fini, j'ai mangé à satiété, voire un peu plus en fait (mais pas trop)

et je ressens cette petite frustration qui s'invite

les pensées qui gigotent  : et si tu mangeais ci?  et ça?

c'est plus une excitation au niveau de la tête

quand mon estomac, lui,  met les pouces.....

Reinemargot.
Abonné

ah la la !!! comme c'est bien dit !!!

Kaylee
Marraine

Au restaurant pendant ces vacances, j'ai remarqué un soir, parce qu'elle l'a dit haut et fort sur un ton ferme et boudeur, une fillette d'environ 8 ans à la table derrière la mienne qui a repoussé son assiette à un quart pleine en disant "j'en veux plus". J'ai tendu l'oreille, une femme qui devait être sa mère lui a dit "tu n'en veux plus donc tu n'as plus faim donc pas de dessert", et la fillette a répliqué quelque chose comme "si, j'ai encore faim, mais ça j'en veux plus". M'est revenu un propos d'un des docteurs à propos de la satiété, on peut être rassasié d'un certain plat mais avoir cependant encore faim pour autre chose... Je n'ai pas osé me retourner pour suivre la conversation, mais lorsque j'ai quitté la table les adultes en étaient au dessert, la fillette n'avait rien devant elle et semblait assez triste...

izabelle
Animatrice forum

ah oui ça c'est triste !   angry

 

pour ce défi de la frustration de fin de repas en pleine conscience, je vais m'y remettre aujourd'hui

hier soir j'ai senti le moment où j'avais assez mangé, et il y avait un très bon gateau devant moi (je venais d'en manger une part quand même !)

j'ai senti la frustration et que cela n'était pas insurmontable

mais.....

pensant que c'était "bon"  je n e l'ai pas fait en pleine conscience

 

et finalement j'en ai repris après, du gateau

 

le midi c'est pareil en ce moment j'ai du mal à m'arrêter

 

 

alors dès ce midi, je me remets à ce défi, qui a toujours été très efficace pour moi,  en général  au bout de 4 jours de pleine conscience à ce moment là,  eh bien  la frustration devient tellement anodine que pfff......

 

alors je reviendrai tout à l'heure consigner cette expérience de pleine conscience sur la frustration d'arrêter de manger

Kaylee
Marraine

[quote=izabelle]

ah oui ça c'est triste !   angry

 

pour ce défi de la frustration de fin de repas en pleine conscience, je vais m'y remettre aujourd'hui

hier soir j'ai senti le moment où j'avais assez mangé, et il y avait un très bon gateau devant moi (je venais d'en manger une part quand même !)

j'ai senti la frustration et que cela n'était pas insurmontable

mais.....

pensant que c'était "bon"  je n e l'ai pas fait en pleine conscience

 

et finalement j'en ai repris après, du gateau

 

le midi c'est pareil en ce moment j'ai du mal à m'arrêter

 

 

alors dès ce midi, je me remets à ce défi, qui a toujours été très efficace pour moi,  en général  au bout de 4 jours de pleine conscience à ce moment là,  eh bien  la frustration devient tellement anodine que pfff......

 

alors je reviendrai tout à l'heure consigner cette expérience de pleine conscience sur la frustration d'arrêter de manger

[/quote]

Oui, tout à fait, je trouve aussi : je me dis que si je veux je peux en reprendre, et cette possibilité suffit en général à me rassurer, et je ne me ressers pas, même plus tard. Je m'interroge, je me dis "est-ce que je le veux vraiment ?", je m'interroge alors sur ma réelle faim, ou EME. Comme quoi, je constate une fois de plus que "maigrir, c'est dans la tête".

izabelle
Animatrice forum

oui !

alors j'ai refait encore ce défi

je m'aperçois que je dois y revenir souvent

donc mercredi, je n'ai pas pu le noter car je n'avais plus internet, mais je me souviens que peu ou prou, je suis restée sur mon canapé avec la frustration de "s'arrêter"  en pleine conscience en moi

 

j'ai du le refaire le soir, ensuite.... que pouic y'en avait plus

izabelle
Animatrice forum

je pense que cette frustration "d'arrêter de manger"   en réveille une autre

la frustration de tous les départs, toutes les séparations, de chaque moment où on doit quitter un sentiment de fusion pour entrer dans la séparativité

en tous cas  pour moi  laugh

Edith en Savoie.
Ancien abonné

Après une semaine de l'exercice de "fractionnement",  je m'aperçois que cela a réactivé les EME. Ces derniers temps, je constatais que la frustration de fin de repas se faisait discrète, s'en allant au bout d'un quart d'heure à peu orès si je n'y prêtais pas attention.

Mais... Ce soir, nous avons mangé tôt : des pâtes avec une sauce tomate maison et du fromage râpé. Comme j'en mange rarement, je les ai appréciées et après quelques figues du jardin délicieusement sucrées, je n'avais plus faim.

Ensuite, mon mari s'étant installé devant la télé pour suivre un ènième match de rugby, j'ai pris un hebdo dans lequel j'ai lu un article qui m'a quelque peu agacée. Et là...

Contrariété, plus envie de lire, agacement devant l'écran de TV, mes paquet de crèpes dentelles et de galettes de Pont-Aven qui me font de l'oeil de manière plus qu'insistante...

Un bain chaud plus tard, (je suis plutôt douche, d'habitude...), gommage et massage de visage, et ... pour l'instant, ça va...

lylyoz
Marraine

Il est temps pour moi de consigner ma frustration de fin de repas.

Je le fais en ce moment car je suis en période faste avec les EME,qui sont en vacances. Je gére une chose à la fois.

Donc la frustration de fin de repas, elle se fait toujours un peu sentir mais au bout d'un moment elle s'en va. Elle reste supportable

Cependant, parfois j'ai malgré tout une petite parade. Je me prends une tisane en fin de repas, le chaud me réconforte et j'aime bien ça. Ce qui rend certainement le sentiment de fin de repas moins compliqué à gérer.

Edith en Savoie.
Ancien abonné

Serait-elle aux abonnés absents, aujourd'hui, cette frustration de faim de repas, toujours si fidèle ? Ce serait bien la première fois !

Toujours est-il qu'après ma tranche de filet de boeuf + purée de céleri maison + champignons de Paris à la crème, je n'ai pris qu'une "très mince" tranche de tomme, et un peu de raisin et c'est tout !

J'ai même poussé l'exercice jusqu' à offrir un dessert plus conséquent à un ami de passage : pavlova garnie de glace vanille, nappée de myrtilles et framboises dans un coulis. Eh bien, même pas mal !!! mon mari a chois le moyen terme en prenant juste de la glace sans meringue et juste nappée de coulis. Quant à moi, pas de frustration, aucune envie. Bon, juste, c'est assez, et pourtant, je l'aime ce dessert.

Avec le café, je me suis posé la question d'un biscuit, d'un carré de chocolat. Ben, non, finalement...

Un micro-évènement, certes, mais une première, en ce qui me concerne ! Bon, comment cela va-t-il évoluer dans l'après-midi ? Suspense, suspense...

izabelle
Animatrice forum

bravo Edith,  c'est surement le résultat de ton travail d'observer cette frustration en pleine conscience

 

cela la dédramatise peu à peu, et à force de se reconnecter à son corps, les choses se réorganisent toutes seules

 

c'est super que tu aies vécu cela, j'espère que cela va se reproduire souvent

 

de mon côté pareil hier soir

un très bon repas, concocté par mes soins,  j'ai bien dégusté, et au moment où je n'avais plus faim, je n'ai finalement ressenti pas la moindre frustration, alors même que je m'apprêtais à l'observer en pleine conscience....

 

c'est chouette quand on sent qu'on avance

izabelle
Animatrice forum

ce midi, après mon déjeuner, j'ai pris mon thé avec un carré de chocolat, un chocolat assez bon que je suis en train de tester

bref mes papilles étaient satisfaites.... ou presque

voilà que je trempe les lèvres dans mon thé  et soudain j'ai envie de plus de chocolat....

 

clairement plus faim, pas vraiment envie de plus de chocolat en fait, mais une frustration claire et nette

alors qu'à cela ne tienne, je porte mon attention dessus, j'essaie de la vivre en pleine conscience

 

et en deux secondes et demi, m'apparait soudain la réalité  :  je suis frustrée par mon thé !!!

je viens de finir mon paquet d'Etoile d'Orient  (acheté avec toi Patience !! wink)  que je prends habituellement le midi

et donc me voilà avec un thé beaucoup moins parfumé

donc frustration....

 

et cet automatisme à aller chercher d'autres saveurs pour juste calmer cette frustration

 

bien contente d'avoir pu faire appel à la pleine conscience, et de m'apercevoir que certaines  frustrations ne sont pas forcément là où je l'imaginais

 

bon au final j'ai bu mon thé non parfumé, et j'ai recommandé de l'autre  smiley

Patience
Marraine

@izabelle, la magie de l'Étoile d'Orient ne fonctionne plus, alors ? :-)

 

Hier midi, confrontation à cette frustration de fin de repas. Comme j'avais fait un tour sur le forum dans la matinée, j'ai pensé à l'observer.

Eh bien, elle était liée à cette envie de manger et manger et manger encore les restes qui trônaient sur la table.
Le repas était bon ; mais surtout, il était composé de plein d'aliments "interdits"... Comme quoi, la restriction cognitive n'est jamais bien loin.

Alors j'ai fait de la place à ma frustration et à ces injonctions : "Non, tu n'as plus faim", "Non, tu ne dois plus en manger parce que tu n'as plus faim et parce que c'est trop gras", "Et puis ça va se terminer en orgie, tout ça".
J'ai été surprise de retrouver ce "trop gras" dans mes pensées ; alors que je croyais tout cela terminé depuis longtemps... !

Et puis, j'ai débarrassé et nettoyé la table, tout ça avec ma frustration bien calé dans mon corps !
Et puis j'ai papoté avec mon homme.
Et d'un coup, je me suis dit : "Ah tiens, elle a disparu, mon EME !". Je ne me suis même pas rendu compte qu'elle avait fait ses bagages !

Bilan : j'ai respecté mon EME en lui faisant de la place ; j'ai respecté mon corps en lui donnant pile poil la quantité dont il avait besoin.

Et ça m'a fait du bien de refaire ce défi, car j'ai pris conscience que la restriction est encore présente chez moi, et se réactive dès que je reprends ne serait-ce que quelques grammes (ce qui était le cas après la pesée d'hier matin)...

 

Au plaisir de vous lire

izabelle
Animatrice forum

ouais  bravo !!!!

quelle observation fine de tout ceci !

 

c'est sûr que la restriction n'est jamais bien loin  dans nos EME de fin de repas

y'a qu'à voir la différence avec des gens qui ne se sont jamais restreints ou interdits quoi que ce soit

 

j'ai racheté illico de l'étoile d'Orient

et tiens d'ailleurs en ce moment pas vraiment d'EME de fin de repas le midi !

lylyoz
Marraine

Ce soir j'avais une méga faim et evidemment j'ai dû manger tard. J'aurai pu dévorer un éléphant mais ce soir au dîner c'était pas très copieux. Tous les critères étaient réunis pour céder à l'appel de la compulsion.

J'ai malgré tout noté que plus je faisais durer le plaisir, en savourant au maximum, en dégustant en somme et moins la fin de repas posait de problème.

En revanche, si je ne suis pas vraiment présente ou si je n'apprécie pas ce que je mange, la frustration reprend ces droits et je me mets en danger.

Si je peux éviter je préfère dans le cas contraire, il m'est arrivé de rester avec cette frustration.

lylyoz
Marraine

Je reviens sur ce défi, car terminer est toujours un peu compliqué. Si parfois ça va un peu mieux de ce côté là , ça revient régulièrement en effet boomerang.

Du coup lorsque c'est possible je prends mon dessert 30 min après la fin du repas pour mesurer mon envie. Parfois j'y cède parfois non et entre temps je fais la vaisselle ce qui m'occupe l'esprit.

Accepter que ce soit la fin de quelque chose qu'on aime, ça me met toujours en difficulté. Peut-être qu'un jour ce sera fluide, je me le souhaite en tout cas.

izabelle
Animatrice forum

de mon côté j'ai remarqué que j'ai besoin d'un certain seuil  de  "stimulation des papilles"  pour pouvoir m'arrêter sans aucune frustration

récemment j'ai fait un gateau au chocolat vraiment délicieux   il était en fait tellement bon que personne n'a eu envie d'en reprendre tellement la satisfaction était  "nette"

hier soir, le plat que j'avais fait était moyen, car décongelation d'une ancienne préparation, pas aussi bon que frais loin s'en faut

spontanénment j'ai rajouté de la moutarde,  cela m'a titillé les papilles et je m'aperçois au final que cela aide aussi à s'arrêter tout simplement

 

ce soir je reçois des amis et dans ces cas là je sais que j'ai plus de mal, en fait  (peut-être parce que j'ai des EME )

cela sera l'occasion d'observer s'il s'agit d'une frustration, de s'arrêter ou bien si c'est pour calmer mon excitation

lylyoz
Marraine

Je plussoie Izabelle, faire un repas de qualité aide indéniablement à s'arrêter. Dans le cas contraire, je cherche à me satisfaire par tous les moyens. Le repas doit être un plaisir pour moi et s'il ne l'est pas frustration extrême!

Kaylee
Marraine

Faut que je revienne sur ce défi, j'ai du mal en ce moment avec la satiété et la grosse frustration en fin de repas frown

izabelle
Animatrice forum

ah bah ok moi je t'accompagne dès que je la ressens

mais depuis que je fais des pauses dans le repas, je l'ai beaucoup moins

je pense que cela venait surtout du fait que je mangeais trop vite pour sentir  une partie "physique" de la satiété, enfin je ne sais pas mais c'est une intuition que j'ai sur mon propre fonctionnement

 

je suis plus facilement frustrée le soir  et d'ailleurs j'ai plus de mal à faire une pause le soir, donc j'aurais l'occasion néanmoins d'utiliser ce défi

Kaylee
Marraine

J'ai du mal à faire la différence entre la satiété et le rassasiement, je vais commencer par aller à la pêche aux informations dans les outils et les fils du Forum, sans oublier les définitions, pour me documenter.

izabelle
Animatrice forum

personnellement je n'ai jamais compris la différence entre les deux !!!

je pense me souvenir que la satiété c'est  "stricto sensu"   la fin de la sensation de faim

auquel cas généralement la faim revient deux heures plus tard

et le rassasiement c'est plus lié à l'appétit prévisionnel, c'est avoir mangé la bonne quantité pour avoir faim au repas suivant

 

bon je ne suis absolument pas sûre, du tout, mais moi je ne fais pas la différence, car je ne m'intéresse qu'à la deuxième solution!!!   du moins pour les repas

 

et surtout dans mon cas, trop me poser de questions à ce moment là ne fait que créer des EME supplémentaires,  donc je fais à la façon du "flou artistique"  smiley

citronnelle.
Abonné

Si ça vous intéresse d'en savoir plus (sans forcément se questionner dessus pendant la prise alimentaire):

Sur cette page vous trouverez des éléments:  //www.linecoaching.com/glossaire#letterr

Kaylee
Marraine

Voici ce que m'a répondu en MP la coach Béatrice lorsque j'ai évoqué en MP ma difficulté à faire la différence :

Voici les 2 définitions qui vont vous aider: 

- Satiété correspond à la disparition complète des signaux de la faim. C’est l'état de non faim. Elle peut intervenir très rapidement au bout de trois bouchées. S’arrêter de manger tout juste à satiété ne suffit pas pour attendre le prochain repas sans avoir besoin de faire un encas. Mais il est important de détecter sa satiété, car elle constitue un point de repèrepour mieux trouver son rassasiement global et atteindre l’ataraxie.

- Rassasiement global = quantité énergétique qui tient compte de l'appétit prévisionnel (d'un repas à l'autre, d'un plat à l'autre)c’est la juste quantité qui permet d'atteindre le repas suivant. C’est une notion purement énergétique qui correspond à la quantité de calories qu’il faut pour tenir jusqu'au repas suivant, indépendamment du niveau de satisfaction du repas.

Il peut y avoir, malgré cette juste portion, une persistance de l'envie de manger. Dans ce cas là, cela devient purement émotionnel et ça n'a plus rien à voir avec le rassasiement global.

Pour moi, c'est un peu plus clair, maintenant ce serait bien si mon estomac était dans le même cas cheeky

izabelle
Animatrice forum

ok c'est bien ce que je pensais !

liegama.
Ancien abonné

Je reprends ce défi que j'ai arrêté bien trop tôt (d'où pas de résultats). La frustration de fin de repas, ne me semble pas vraiment là mais je pense que c'est parce que je finis systématiquement toutes mes assiettes et que j'ai arrêté de manger des desserts et du sucre (car j'en ai plus envie) depuis 6 mois.  Donc ce défi c'est plutôt de me confronter à la frustration quand je n'ai pas faim le soir mais que ça me frustre de pas avoir faim alors je mange quand même. 

Ce soir j'ai mangé tôt en "prévision", car j'avais un cours d'anti-gym. Demain on verra.

melot.
Abonné

Bonjour !

Je viens de lire quelques posts de ce défi qui me tente bien, d'autant que j'en suis aux fins de journée et que j'ai l'impression de trop manger (je le ressens dans mon corps, clairement, et aussi dans ma tête car je perçois mal le moment où il faudrait m'arrêter). Donc je relève le défi et viendrai vous raconter ici ! Ce matin c'est un peu le cas : j'ai fait du porridge et j'en aurais bien mangé un peu plus mais... il n'y en avait pas assez ! donc petite frustration... J'aurais pu prendre autre chose à manger mais je me suis arrêtée.

Belle journée !

marieal.
Inscrit

alors voilà un défi qui pour moi est du domaine de l'iconnu!! et presque je vous l'avoue , je ne comprends pas bien l'intérêt, je me demnde où est la différence avec de la restriction dès lors qu'on introduit de la frustration??

j' ai très peu d'envies de manger émotionelles dans la journée. Le soir par contre, je m'accorde régulièrement en fin de repas, ce fameux carré de chocolat sans faim, juste pour la plaisir de finir sur une note de sucré, et souvent je reprends dans la soirée....et j'avoue que supprimer ces deux carrés de chocolat parce que je n'ai plus faim,juste pour épprouver la frustration que j'ai connue finalement pendant 35 ans de ma vie, j'ai un peu de mal avec cette idée...là où justement l'apprentissage de la degustation des 2 morceaux de chocolat m'avait justement libéré de mes compulsions liés à l'effet frustration de la restriction. je maigris tranquillement en mangeant 2 carrés de chocolat sans faim le soir, so what??? et le Dr Z mange deux finger tous les soirs sans avoir faim, c'est lui qui me l'a dit! cheeky

Pour moi, ce défi met complètement en balance tout l'intérêt de la méthode...

je dois mal en comprendre l'idée,l'objectif,  si vous voulez bien me l'expliquer...quel intérêt trouvez vous à retomber dans un shéma de frustration systématique?

liegama.
Ancien abonné

Ce midi je me suis confrontée à la petite frustration de fin de repas, et c'était moins difficile que je n'y pensais. Mais bon, comme tout début, tout va bien. On verra ce soir.

Marial, tu as tout à fait raison de manger du chocolat en dégustant en fin de repas, ce défi est surtout pour se confronter à la frustration de fin de repas. Par exemple, si après tes deux carrés, tu as une envie d'autre chose, alors que tu sais que tu es rassasiée, c'est peut être une frustration (ou non je ne sais pas, à toi de voir) pour toi de t'arrêter. En tout cas c'est le cas pour certaines personnes. 

Si tout ce que tu manges sans faim c'est deux carrés de choc par jour en pleine conscience, et qu'en plus tu maigris alors tu n'as pas de problèmes et ce défi n'est pas du tout pour toi, et je t'envie beaucoup! 
 

Ma frustration vient du fait que je mange souvent encore trop en quantité durant les repas, sans m'en apercevoir car je ne mange pas avec assez d'attention. Parfois je n'ai pas faim le soir, mais je suis frustrée de ne pas avoir faim et je mange quand même.

Or je sens bien que si j'arrivais à me confronter à cette frustration et à ne pas manger quand je n'ai pas faim, je me sentirais encore un peu plus légère et surtout j'aurai bien souvent plus faim le matin au pdj. 

Pour ma part, il ne s'agit pas de dessert car je n'en mange plus du tout. Mais de quantité, j'aime les plats bien réconfortant et la quantité. Et finalement, me confronter à cette frustration, c'est aussi accepter de regarder en face que je mange tout le temps ou presque sans suffisamment d'attention. Comme je ne grossis plus depuis longtemps, je me dis que tout va bien. Mais je me rends compte régulièrement que je n'éprouve pas tant de plaisir que cela à certains repas, et c'est parce que ma faim n'est pas assez grande.

lorraine
Marraine

Oh Marieal surtout ne supprime pas tes 2 carrés de chocolat,

 

La frustration comme je le comprends c'est quand quand par exemple je mange les deux carrés de chocolat par plaisir à la fin du repas  et que j'en reprendrai bien un troisième carré voire un quatrième et plus, et que j'ai le réflexe de questionner mon attitude et de tenter de m'arrêter de manger

Quand je vois notamment  que je reprendrais bien  du fromage sans faim ou du dessert sans faim , je me pose, en version rpc,  alors la question de l'envie ? Vraiment envie émotionnelle ?  ou démarrage d'une compulsion ?

Si ça sent la compulsion , c'est à dire manger sans réel plaisir, ni réelle envie, ni apport de réconfort, juste par automatisme je ne réussi pas forcément à me frustrer dès la première bouchée supplémentaire mais  j'arrive à stopper la suivante....

C'est comme une limite que je me suis posée, que j'ai posé à mes côtés excessifs, quand j'y pense et quand j'y arrive.....C'est une petite limite gentillette du coup, c'est acceptable.

Ca correspond aussi souvent à un état émotionnel tout à fait neutre...Il n'y a même rien à calmer ou à consoler

 

 

Ce soir, j'ai eu la présence d'esprit de me demander après la quiche,  si j'avais encore faim à la question de mon mari "tu veux du fromage ?" , et j'ai réussi à dire non tout en lorgnnat sur le fromage et à m'y tenir ..

Plus faim du tout et je sentais que je pourrais me passer du fromage ...Mais pour éviter toute tentation ou automatisme, je suis sortie de table, du coup je n'ai même pas senti de frustration

(Je viens quand même de satisfaire à l'instant  une petite envie de sucré et j'ai mangé 2 bonbons. Mais pas un de plus...)

fitzie.
Abonné
C'est tout à fait ce que je me disais : il y a un truc qui m'échappe là ! Ou alors c'est le terme frustration qui est un peu fort et qui renvoie à restriction ? Alors qu'en réalité il ne s'agirait que de la contemplation d'une envie qui pourrait n'être que virtuelle finalement et du coup s'évanouir ? Wow ... Je ne suis pas sure d'être claire, ni même de me comprendre LOL.
melot.
Abonné

Hello !

En fait pour moi il s'agit de savoir écouter vraiment son corps : souvent on sent après-coup qu'on a mangé un peu, voire beaucoup trop. Ici il 'agti pour moi de stopper un peu plus tôt que ce que je ferais naturellement ma prise alimentaire et d'observer si ce petit regret, cette petite "frustration", était le reflet d'une faim encore présente ou juste d'une envie de poursuivre sa prise alimentaire, par confort, par gourmandise, par émotion. Je ne sais pas si je suis très claire... C'est vrai que cela peut faire penser à du contrôle, mais je pense qu'il faut le voir comme un exercice, comme un moyen de s'observer pour avancer.

Ce matin j'ai mangé une tartine de moins que ce que j'aurais fait naturellement. Me suis-je écoutée ou bien ai-je trop contrôlé ? En tout cas je ne ressens pas le poids sur l'estomac qui me plombe généralement après mon petit dej. Je pense que j'aurai une très bonne faim à midi et je m'en réjouis ! En fait ça sert aussi à apprivoiser son appétit prévisionnel, non ? Qu'en pensez-vous ?

liegama.
Ancien abonné

Melot je trouve que tu décris très bien cette petite frustration. Ce n'est pas du contrôle en effet, mais je note que je le vis comme du contrôle. Je prends conscience que c'est peut être pour cela que j'ai fui cet exercice jusqu'ici. 

Ce matin, comme toi, j'ai mangé une tartine de moins que ce que j'aurai fait naturellement. Je me suis servie en moins la tartine en me disant que si j'avais faim je pourrai toujours en reprendre une. 

Je me rends compte que je me sers encore des quantités qui sont trop importantes pour mon appétit réel. Je ne m'en rendais pas vraiment compte car on parle d'un yaourt ou d'un fruit en plus de mon omelette et des tartines du pdj. Il y a une espèce de ré-assurance chez moi qui vient de la quantité. En écrivant cela je me rends compte également que tout ceci vient de mon éducation où l'on parle de bouffe tout le temps, où tous les repas sont pantagruéliques et où toutes les grandes occasions de vie sont célébrées autour de la nourriture mais en version "big". 

Je me rappelle que lorsque j'ai commencé LC et commencé à écouter mon corps et ma faim je ne terminais pas toujours mes assiettes. Et ma mère, qui a toujours été la première à me faire des petites réfléxions sur mon poids, était la première à m'encourager fortement à finir mon assiette, ou à goûter le dessert sur un mode "c'est hyper bon, tu ne peux pas louper ça, juste une bouchée, ça ne te fera rien etc....". En fait, refuser de me laisser influencer par elle autour de la nourriture a été un de mes premiers pas pour me libérer de son emprise (emprise forte qu'elle a encore sur beaucoup d'aspects de ma vie). 

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