Défi de satiété n°1 : me confronter à la petite frustration de fin de repas - 07102014

izabelle
Animatrice forum

Je me suis aperçue que ces derniers jours je me confrontais à ça....

la petite frustration de fin de repas quand on a fini mais qu'on reprendrait bien du dessert parce que c'est agréable mais qu'en fait on n'a plus faim....

 

à savoir que le midi j'avais apprivoisé cette frustration il y  a quelques mois, à l'aide du défi de Noelle (la petite place)

mais là j'ai voulu en créer un autre, car je n'ai pas vraiment de petite place, je ne le ressens plus comme ça, je suis à satiété, mais frustrée de m'arrêter

 

maintenant c'est le soir,  j'ai bien faim, donc je sens parfaitement bien ma satiété (j'ai réussi récememnt à diminuer mes portions car je mange trop le soir depuis toujours)

mais....   j'avais tendance à me "doubler"  le dessert

souvent je prends trois dattes et une barre chocolatée protéinée en dessert (je sais c'est bizarre mais c'est bien mon dessert préféré, je ne m'en lasse pas)

 

 

et j'avais cette tendance à me rajouter des dattes et parfois même une deuxième barre chocolaté  (en mode  : oh ça fait que 100 calories après tout....)

 

donc depuis qqe  jours je me CONFRONTE

je ne reprends pas du dessert (je n'ai plus faim)

 

et clairement  ce que je rencontre, c'est une petite frustration

frustration de s'arrêter, simplement

 

 

 

donc je relève le défi, et je me suis dit que certains ont envie de me rejoindre, voilà en quoi ça consiste

 

une fois par jour,  s'arrêter à satiété  et RESSENTIR la difficulté, la frustration d'arreter de manger, que nous appellerons familièrement, afin de l'apprivoiser "la petite frustration de fin de repas"

 

je l'ai ressenti  dimanche soir  et lundi soir

je continue ce soir

Commentaires

citronnelle.
Abonné

Peut-être que ça dépend aussi du niveau de restriction cognitive de départ. Personnellement, il m'en faut peu pour que ça réenclenche l'impression d'une privation.

Il me semble que Zermati expliquait que la satiété arrive extrêmement vite, et qu'il s'agit d'apprendre à la repérer mais pas à la respecter à la lettre car sinon on mangerait très très peu, on déclencherait d'autant plus facilement des EME et compulsions suite à la frustration et la faim reviendrait très vite.  Dépasser la satiété n'est pas un souci dans la mesure où l'on attendrait la faim revenir et que progressivement on réutiliserait la compétence d'appétit prévisionnel. L'idée c'est qu'on dépasse nécessairement la satiété, et on doit apprendre à se rassasier, c'est à dire à se sentir satisfait de ce qu'on a mangé sans en arriver à un inconfort physique.

Repérer la satiété est déjà un défi en tout cas parfois, car ce n'est pas une sensation en tant que telle mais la disparition de celle de faim. D'où l'importance j'imagine de bien connaître ce que c'est chez soi la faim et de manger avec une sensation assez claire pour en repérer la disparition (sans forcément s'arrêter dès ce moment là).

Kaylee
Marraine

Pour ma part, je n'arrive à repérer la satiété que si je mange en pleine conscience et surtout... lentement ! J'ai également remarqué qu'il ne faut pas que j'attende la grande faim, mais que je me débrouille pour manger au moment de la moyenne faim : lorsque j'arrive à la grande faim, je mange trop vite et trop, comme si je voulais me remplir parce que j'avais attendu.

lorraine
Marraine

? Alors qu'en réalité il ne s'agirait que de la contemplation d'une envie qui pourrait n'être que virtuelle finalement et du coup s'évanouir ? Wow ... Je ne suis pas sure d'être claire, ni même de me comprendre LOL.

J'aime bien ta phrase Fitzie , elle me parle,

Je me l'approprierai de cette manière  : "il ne s'agirait que de la contemplation d'un plat dont on se servirait bien qui pourrait n'être qu'une envie très superficielle de manger  et qui du coup peut s'évanouir sur le champ" .

La frustration pour moi étant surtout dans le fait de me dire "Non tu ne toucheras plus à ce plat"  et qui se traduit, si je mets  en mots la sensation corporelle en "Tu n'as plus faim, ni même réellement envie, il n'y a aucune raison corporelle ou émotionnelle pour que tu manges. STOP"  Le Non et le stop prennent des allures de frustration...come pour le tit enfant en somme....winksmiley

 

Je crois qu'en fait on peut donner plein de sens à ce mot de frustration en fonction de ses ressentis alimentaires et émotionnels et du "problème" qu'on a à régler.

Par exemple, le ventre hyper plein dont tu parles Merlot, je connais extrêmement peu. Mon non- envie de manger corporelle arrive bien avant cela. Et la difficulté à écouter mon corps je ne l'ai pas c'est plutôt à le respecter.

Tu as raison , ce sont des expérimentations, des exercices...Pendant le programme j'ai tenté beauoup de choses pour mieux me  connaître. Oui tu as raison, d'essayer pour voir ce queça donne aide à mettre en place appétit prévisionnel

Quand je mange avec une bonne faim, généralemetn le midi (car le matin je ne mange quasi rien)  la non envie de manger avec la disparition du plaisir  (par sasiété ou rassasiement peu importe) s'annonce clairement. Je la reconnais . Je n'ai pas besoin de diminuer les portions sinon j'aurai faim trop rapidement et diner à 18 h c'et trop tôt par rapport à mes contrainte, pareil si je goûte, je'ai du mal à manger peu et après je n'ai plus faim pour le souper pris vers 19h.

Par contre, parfois, le soir, la faim est assez petite comme pour toi Liegama, et c'est à ce moment là où j'ai le plus besoin/envie de me poser et de me faire plaisir par la nourriture et où j'ai tendance à faire dans le trop par rapport à mes besoins (soupe + yaourt, souvent suffiraient)  et où j'ai plus de mal à me poser des limites, à "me frustrer"

 

Je réessaie le défi ce soir

 

 

acdc.
Abonné

voilà un chouette sujet...la frustration de s'arrêter de manger!!!je la ressens très souvent, en particulier le soir.

Ce  soir d'ailleurs j'ai déjà la peau du ventre bien tendue et je mangearais bien un truc, genre chocolat; Biensur je n'ai pas faim.Juste je suis frustrée de ne plus manger. je vais essayer d'apprivoiser cette sensation!

 

bonne soirée

fitzie.
Abonné

[quote=lorraine]

? Alors qu'en réalité il ne s'agirait que de la contemplation d'une envie qui pourrait n'être que virtuelle finalement et du coup s'évanouir ? Wow ... Je ne suis pas sure d'être claire, ni même de me comprendre LOL.

J'aime bien ta phrase Fitzie , elle me parle,

Je me l'approprierai de cette manière  : "il ne s'agirait que de la contemplation d'un plat dont on se servirait bien qui pourrait n'être qu'une envie très superficielle de manger  et qui du coup peut s'évanouir sur le champ" .

La frustration pour moi étant surtout dans le fait de me dire "Non tu ne toucheras plus à ce plat"  et qui se traduit, si je mets  en mots la sensation corporelle en "Tu n'as plus faim, ni même réellement envie, il n'y a aucune raison corporelle ou émotionnelle pour que tu manges. STOP"  Le Non et le stop prennent des allures de frustration...come pour le tit enfant en somme....winksmiley

 

Je crois qu'en fait on peut donner plein de sens à ce mot de frustration en fonction de ses ressentis alimentaires et émotionnels et du "problème" qu'on a à régler.

 

 

[/quote]

 

Bah c'est bien plus clair quand tu l'explique ! merci ;-)

liegama.
Ancien abonné

Alors ce soir, et ce malgré une journée hyper chargée où je n'ai pas eu le temps de déjeuner à midi (c'était smoothie pris dans la voiture). Je me suis promis en passant le pas de la porte ce soir de faire une pause, et j'ai fait 5 mn de cohérence cardiaque qui m'ont fait un bien fou. J'ai réussi, malgré une grande faim, à attendre 40 mn (le temps de donner le bib à mon bébé, de préparer le repas et de le coucher) et à manger calmement en essayant de profiter. 

J'ai réussi à me confronter à la frustration de m'arrêter de manger alors que j'avais une légère EME de "ras le bol" de fin de journée. La respiration m'a grandement aidé, je note que je pourrai faire plus souvent. 

Je crois que j'ai du mal à accepter ce que je perçois : à savoir que deux repas et demi me suffiraient (matin, midi et quasi rien le soir). La frustration de ne pas manger le soir me renvoit à des souvenirs d'enfance où j'étais punie en étant envoyée dans ma chambre sans manger. J'ai associé le fait de ne pas manger avec le fait d'être punie et je pense qu'il y a des relents de cette association. 

Me rappeler plusieurs fois durant le repas de ce soir que si j'avais envie je pouvais choisir de manger plus, m'a permis de ne pas manger plus. C'est important de me rappeler que je suis une adulte responsable de mes choix maintenant et non pas la petite fille sans défenses que l'on envoyait dans sa chambre. J'ai l'impression que la frustration arrive quand je crois que je n'ai pas le choix, quand je me pose en victime (de moi même, du contexte, des personnes qui m'entourent). 

lorraine
Marraine

Fitzie : "Bah c'est bien plus clair quand tu l'explique ! merci ;-)"

Mais si tu n'avais pas écrit ta phrase Fitzie, phrase  qui vraiment m'a interpellée , je n'aurai jamais su écrire la mienne...Alors, merci à toi aussi smiley

liegama.
Ancien abonné

Ce midi difficile de m'arrêter, j'ai trop attenu et j'ai commencé à manger avec une bonne faim mais frustrée d'avoir attendu 45 mn mon mari, et du coup je suis partie au lance pierre à manger hyper vite. J'ai beaucoup de mal à manger plus lentement. Je sais que je devrai me remettre à la pratique de la dégustation mais quelque chose bloque et je n'arrive pas à savoir pourquoi. Je sais aussi que tant que je ne fais pas une pause au milieu de mon repas pour ressentir ce que je fuis à manger vite je ne le découvrirai jamais. C'est dur de ne pas me sentir avancer sur ce plan.

izabelle
Animatrice forum

[quote=marieal]

j' ai très peu d'envies de manger émotionelles dans la journée. Le soir par contre, je m'accorde régulièrement en fin de repas, ce fameux carré de chocolat sans faim, juste pour la plaisir de finir sur une note de sucré, et souvent je reprends dans la soirée....et j'avoue que supprimer ces deux carrés de chocolat parce que je n'ai plus faim,juste pour épprouver la frustration que j'ai connue finalement pendant 35 ans de ma vie, j'ai un peu de mal avec cette idée...là où justement l'apprentissage de la degustation des 2 morceaux de chocolat m'avait justement libéré de mes compulsions liés à l'effet frustration de la restriction. je maigris tranquillement en mangeant 2 carrés de chocolat sans faim le soir, so what??? et le Dr Z mange deux finger tous les soirs sans avoir faim, c'est lui qui me l'a dit! cheeky

Pour moi, ce défi met complètement en balance tout l'intérêt de la méthode...

je dois mal en comprendre l'idée,l'objectif,  si vous voulez bien me l'expliquer...quel intérêt trouvez vous à retomber dans un shéma de frustration systématique?

[/quote]

je n'ai pas lu tous vos commentaires, mais je réponds en vitesse à cette interrogation de Marie

alors là si tu manges un carré de choc  et un autre dans la soirée, aucun problème!!!

 

personnellement je n'ai jamais renoncé à ma note sucrée et pourtant il m'a fallu me confronter à la frustration

je pense que c'est une façon de sortir d'une certaine sorte de perfectionnisme, mais que tout le monde n'en a pas forcément besoin

il ne s'agit pas de se fruster pour le plaisir, mais plutôt d'accepter de ressentir en pleine conscience une frustration qui de toute façon est là, bien présente

on parle bien sûr des personnes qui ont mangé ce carré de chocolat, sans faim parfois, mais se sentent tout de même frustrées

avec cette idée que ce n'est pas bien d'être frustré, que c'est une émotion dangereuse, à éviter absolument

rien n'est plus faux, c'est une émotion normale, et y etre confronté de temps en temps est une expérience humaine normale qu'il ne faut pas éviter à tout prix

 

bien sûr il ne s'agit en aucun cas de se frustrer volontairement, mais plutôt de  chercher à accueillir en pleine conscience cet état quand il se présente, et quand de toute façon un carré de chocolat n'y changera rien

 

c'est pourquoi ce défi ne s'adresse pas à tous, simplement ceux qui évitent sans  cesse la frustration, qui ne supportent pas de la ressentir

 

pour ma part, m'y confronter en pleine conscience m'avait fait beaucoup de bien, ça dédramatise et ça fait sortir du "perfectionnisme" alimentaire dans lequel certains sont plongés

fitzie.
Abonné

Je suis épatée par mon neveu de 13 ans, adepte de la junk food (ses dieux sont Mc do, Burger Kg et KFC ...) mais également de la bonne nourriture familiale métissée ... Il a pris 15cm depuis cet été, est obligé d'aller voir un kiné car ça lui flanqué des douleurs dorsale ... et il sait respecter sa faim NATURELLEMENT !!!

À première vue, on a l'impression qu'il mange n'importe quoi et à n'importe quelle heure, mais il a dormi chez moi depuis vendredi soir, donc j'ai pu observer ce petit/grand mutant de plus près !

Déjà, cet extra terrestre ne mange pas devant la télé (bon, j'ai une soeur qui fait une fixette sur son canapé et ses fauteuils ...) non, il mange assis dans la cuisine, même lorsqu'il s'agit d'un sandwich ! Et même s'il donne l'impression de se gaver litteralement à table lorsqu'il se régale, il est capable de refuser son dessert favori ! 

J'aurais adoré en être capable à son âge ! mais j'avais déjà un appêtit d'oiseau et une tendance à l'hyperphagie quand je me régalais (ce n'est pas antinomique) ... et même si les desserts ne m'emballaient pas plus que ça, je les mangeais ! Pffffffff ... quel gachis quand j'y pense ....

liegama.
Ancien abonné

J'envie les gens régulés.... mon mari est pareil, à la bouchée près il s'arrête. Moi c'est encore beaucoup mentalisée cette fin de repas. hier j'ai eu 40 ans, et avec ce cap est revenu une vieille croyance qui a engendré des EME de soirée. Croyance que si j'avais un corps parfait je serai plus heureuse, mais également croyance que je pourrai, si je le voulais vraiment, avoir le corps que je souhaite. J'en ai donc déduis pour la 1000ème fois de ma vie que je n'avais pas assez de volonté, bref, l'histoire de la "pas assez" est revenue et je me suis enfilée 3 tartines de pains beurrés. tout ceci a été exacerbé par un documentaire qui montrait comment une fille de 85kg post accouchement de sa deuxième avait perdue 35kg en 9mois pour monter sur une scène de modeling fitness. Et on la voit en ch.... un max durant 9 mois, se torturer 6 jours/semaine puis se baffrer de junk food une journée 'autorisée, bref, l'antinomie de LC. 

Je ne comprends pas comment je peux être contradictoire, d'un côté, je chérie cette liberté retrouvée, ma nouvelle relation à la nourriture, la liberté de ne plus me stresser pour mon poids qui est stable depuis un moment, ma relation à moi même etc...d'un autre côté, ce n'est pas assez, si seulement je perdais 10 kg ce serait mieux. pourquoi?

lylyoz
Marraine

En ce moment, je vis énormèment la frustration de fin de repas. Je la perçois à chaque fois, je veux que le plaisir dur à l'infini et je suis déçue de constater qu'il n'est plus là.

Alors biensûr, si je m'y confronte elle s'en va au bout un laps de temps. Mais ça me demande un gros effort.

 

Par ailleurs, même quand je n'ai pas plus faim et que j'en vois encore devant moi. Que j'ai la conscience que je n'ai plus faim, que j'ai pris le temps de déguster j'ai la pensée: je n'ai pas envie de laisser ma part à l'autre.

En fait dans les 2 cas, ça me demande un véritable effort et parfois c'est ok de le faire mais le plus souvent j'ai pas envie.

Faire cet effort, faire attention est synonyme pour moi d'être dans le contrôle.

izabelle
Animatrice forum

se confronter cela n'est pas être dans le contrôle

il faut vraiment que tu te mettes en pleine conscience à ce moment- là pour accueillir ce que tu vis

si tu n'en as pas envie c'est certainement parce que c'est douloureux de se confronter à cela

 

en effet si on ne se met pas en pleine conscience, cela peut devenir une sorte de contrôle, de  "tenir"

c'est là où la pleine conscience fait toute la différence

babil.
Abonné

Je viens de lire ce fil en diagonale, et beaucoup de vos messages résonnent en moi.

Particulièrement ceux sur le repas du soir, qui pourrait être léger par rapport à ma faim mais au cours duquel je me laisse aller à manger bien plus que nécessaire.

J'en sui pourtant à l'étape des EME de fin de journée que je n'arrive pas à démarrer. Cherchez l'erreur ! wink

izabelle
Animatrice forum

ben oui c'est une étape cruciale

c'est dur à démarrer car cela remet totalement en cause le fonctionnement d'évitement émotionnel dont on peut avoir l'habitude

par contre une fois qu'on s'y lance, meme imparfaitement, eh bien on s'aperçoit que tout cela n'était pas bien méchant

allez courage

Titiaves31.
Inscrit
Bon je relance cet ancien défi, la petite frustration de fin de repas, car c'est vraiment ce qui me pose le plus de problème en ce moment : - arrêter alors que je sens que je n'ai plus faim est très dur et je ressens une frustration, une eme qui me pousse à me resservir et en plus parfois de terminer absolument par du sucré ! Alors j'espère que ça va en intéresser certaines et qu'on pourra noter nos réussites, astuces et doutes par rapport à ces eme de fin de repas qui m'empêchent de progresser dans la sensation de satiété et de rassasiement. Je vais surtout l'appliquer sur le repas du soir qui me pose le plus de problème ... À bientôt j'espère sur ce fil en plus de la bonne faim, des émotions et des 3 choses positives ( tout aussi importants )
minifouine.
Inscrit

Cela fait seulement un mois que je suis là et je commence à peine à identifier ma bonne faim, alors la satiété et le rassasiement ne sont pas encore à l'ordre du jour pour moi... Néanmois, comme les 3 sensations sont liées, il me semble très intéressant de venir voir par ici ce qui s'y passe pour mieux comprendre et appliquer plus tard.

Ce que je peux dire aujourd'hui par exemple pour mon déjeuner à 12h30, c'est que je me suis arrêtée à satiété et non au rassasiement, mais n'étais-je pas à ce moment-là dans la resctriction cognitive ? J'avais envie de sucré pour finir le repas et encore faim pour ça, mais j'ai préféré m'arrêter à satiété, en étant sans doute un peu frustrée, et attendre le retour de la bonne faim qui s'est produit à 16h, où là j'ai mangé une collation sucrée. Cela dit, je ne sais pas si cette petite expérience rentre dans le cadre de ce fil ?

Lauriss33.
Abonné

Mifouine, c'est super que tu commences à repérer ta bonne faim. Car comme tu le mentionnais l'existence du signal de satiété est conditionné par l'existence du signal de la faim. En effet, un mangeur qui n'a pas faim ne peut pas se rassasier. Donc si tu commences à repérer la bonne faim, c'est que tu es en voie pour découvrir la satiété. 

En ce qui concerne la frustration du soir,  j'applique l'appétit prévisionnel. Si je veux terminer mon repas par une petite douceur, chocolat, fromage ou crème de marrons dont je raffole en ce moment, je le prévois dans mon repas.  Je fais de sorte de manger le plat qui précède le dessert en plus petite quantité pour avoir encore une place pour ma douceur du soir.  Ainsi, je respecte ma satiété et ne suis pas privée de mon petit réconfort sucré en fin de repas ! smiley

minifouine.
Inscrit

Bonsoir Lauriss,

Tout cela paraît tellement simple lorsque ça fonctionne pour les autres ! smiley Non je charrie, car c'est je crois un grand pas pour moi sur ce long chemin et comme tu en parlais, on progresse par déclic. J'ai entendu parler de la faim prévisionnelle et bien sûr ça m'intéresse, tout m'intéresse, mais j'essaye de me freiner pour prendre le temps de passer par toutes les étapes et ne pas succomber à mes vélléités d'avancer vite, toujours plus vite !

Merci en tout cas pour ton post et pour ton soutien réciproque...wink

Titiaves31.
Inscrit
Oui, il est évident que la satiété est mieux ressentie avec une bonne faim. Si si Minifouine, je pense que ton déjeuner correspond à ce type de frustration et donc ce fil, et je pense que si t'as mangé le sucré avec une bonne faim plus tard, c'est super même si effectivement on travaille la satiété un peu plus tard . En tous les cas, je sais que mon problème réside là et surtout le soir car j'ai plus de mal à laisser mon dessert, même en me disant que je pourrais le manger plus tard.Parcontre à midi, c'est plus rare que je ressente cette envie de manger sans faim. Pour l'appétit prévisionnel, si je comprends bien,c'est un peu comme manger moins un plat pour laisser de la place pour le dessert ; j'y arrive parfois mais après la période de fêtes moins, j'oublie pendant le repas! Je pensais surtout que l'appétit prévisionnel se travaillait d'un repas sur l'autre ( pour être en phase "socialement ") et non dans le repas lui-même ... Parcontre hier soir, un très bon plat au restaurant que j'ai dégusté et absolument pas envie d'autre chose , je me suis sentie rassasiée ... ce qui revient finalement à relier ce fil au fil du bon petit repas du soir qui doit éveiller les papilles.Sauf que cuisiner un bon petit plat rapidement et chaque soir n'est pas toujours facile. Bon je vais continuer ce defi pour mieux cerner ma satiété et surtout essayer d'arrêter de manger quand je n'ai plus faim et travailler sur cette frustration. Bonne fin de dimanche et à bientôt
minifouine.
Inscrit

Oui mais pourquoi as-tu du mal à ne pas prendre ton dessert ? Parce que tu as encore faim ou bien ? Quelle émotion cela fait naître en toi l'idée de le zapper et que tu pourrais peut-être dépasser ? C'est intéressant eff'ectivement de travailler là-dessus.

Pour l'appétit prévisionnel, j'attends que ça arrive dans le programme pour m'en soucier, cela dit ça doit être assez naturel non ?

Ben tu vois que ça arrive que tu te passes de la note sucrée de faim de repas, mais comme tu dis, chez soi on fait peut-être moins bien et moins souvent.

A bientôt et  bonne fin de week-end.

Titiaves31.
Inscrit
Bon suite de la satiété et de cette frustration d'arrêter de manger: - hier, eme en fin d'après midi; alors que j'avais dégusté au goûter des céréales en prévision d'une séance de sport, envie irrépressible de finir la saucisse sèche! J'ai essayé de pas trop culpabiliser et j'ai fait ma séance de Body scan. Le repas du soir s'est plutôt bien déroulé, pas de frustration( youpi !) et un sentiment d'être rassasiée. Bon il faut dire que c'était après 1 séance de sport et que je pense que ça m'aide à mieux ressentir ma satiété et surtout à faire disparaître ce sentiment de frustration comme s'il fallait que je mange comme un automate. Ça m'enlève une certaine forme d'angoisse. Bon il me reste à ce que ce soit plus régulier!
minifouine.
Inscrit

Titiaves31,

Tu m'as fait beaucoup rire avec ton EME de saucisse sèche, ceci dit peut-être que ton corps n'a pas voulu se contenter de sucres lents au goûter et qu'il a estimé que tu avais besoin d'un peu de gras plus tard, va savoir... wink

En tout cas voilà du positif, je t'en souhaite encore plein !

Titiaves31.
Inscrit
Oui, et bien je crois Minifouine que tu as raison.Ton post m'a fait tilt. Mon histoire de saucisse ( aliment gras et salé que j'avais d'ailleurs choisi pour l'étape de la dégustation! ) s'explique peut-être par le fait que je n'avais pas réellement mangé, à part un plat préparé à 11h ( car je travaillais entre midi et deux) et une barre de céréales. Et mon corps m'a rappelé à l'ordre : il lui manquait du salé ! J'aurais dû commencer par ça pour mon goûter. Bon ce soir, j'ai mangé avec une bonne faim mais toujours cette impression en fin de repas d'avoir envie d'autre chose, envie de prolonger le repas.Et bien je me suis dit que j'allais attendre un peu pour voir si j'avais vraiment envie de sucré ( chocolat ce soir), j'ai débarrassé, fait un peu de vaisselle ( je déteste! ) mais ma frustration s'est finalement peu à peu apaisee et pour l'instant, je me suis arrêtée à satiété. .. Bon c'est pas dit que dans la soirée, je n'ai pas envie de mon chocolat. Je ne me l'interdis pas, ça sera alors un aliment réconfort en toute conscience.
chocoboum.
Abonné

ça m'intéresse ce post - c'est vrai que le soir je me sens frustrée si je ne finis pas par une note sucrée... et comme je ne vois rien qui me fait plaisir, je me rabats sur le chocolat - là huuummm c'est bon, mais pas top comme procédé !!

ce soir j'ai résisté, et en fait l il est minuit et je me rends compte que ce n'était pas vraiment un manque de sucre, une frustration, mais que c'est de la vraie faim ! je vais qd même pas manger à cette heure là..... je n'ai pas de saucisse sèche au frigo, dommage !! c'est ça qui m'aurait convenu - Titiavès, tu donnes des idées là !

chris212
Marraine

Bonjour Chocoboum,

[quote=chocoboum]...le chocolat - là huuummm c'est bon, mais pas top comme procédé !!

ce soir j'ai résisté, et en fait l il est minuit et je me rends compte que ce n'était pas vraiment un manque de sucre, une frustration, mais que c'est de la vraie faim ! je vais qd même pas manger à cette heure là.....[/quote]

Et pourquoi pas, où est le problème ?

Si tu as faim tu peux prendre un carré de chocolat même à minuit !
L'essentiel est de répondre à tes sensations. Tu dis toi même que tu a ressenti une vraie faim. Donc tu pouvais la satisfaire.

[quote=chocoboum]... je n'ai pas de saucisse sèche au frigo, dommage !! c'est ça qui m'aurait convenu - Titiavès, tu donnes des idées là !

[/quote]

Chocolat ou saucisse, à minuit, même combat !
Tu manges un petit peu, de quoi appaiser ta faim jusqu'au lendemain.

"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

Titiaves31.
Inscrit
Coucou Chocoboom, ça me fait plaisir de te voir sur ce fil et effectivement, la frustration de fin de repas est parfois compliquée à gérer. Parcontre si tu as accepté ta petite frustration par rapport au chocolat et que tu t'es aperçue à minuit que tu avais faim, c'est super car ça veut dire que ça marche de prendre conscience de ce sentiment à la fin du repas et c'était bien de la frustration . D'ailleurs, quand j'ai vraiment faim , c'est rarement de sucré et de chocolat dont j'ai envie, je dirais même jamais .Quand j'ai faim , c'est forcément du salé et je sais pas pourquoi une bonne salade verte croquante! Et c'est vrai qu'un bon bout de saucisse avc du bon pain, c'est une solution pour tes dégustations si tu aimes ces produits. Bref cette frustration de fin de repas est bien une eme ... Et là je suis dans la phase de gestion des eme avec la RPC en 3mn et c'est pas tjs facile de faire ce sas de pleine conscience pour choisir ou pas de se reconforter à la fin du repas ... d'autant plus qu'en famille, j'ai tjs l'impression d'être ridicule si je leur annonce que je fais de la RPC ... tjs ce sentiment de honte et cette peur d'être jugée me direz-vous?! Mais bon j'essaie de l'accepter en me levant par exemple, en débarrassant et en essayant de voir si vraiment je peux accepter cette petite frustration ou si je dois me réconforter. .. mais pas facile aussi de savoir si je n'exerce pas un contrôle pernicieux c'est-à-dire si je ne m'empêche pas de manger , ce qui est contre-productif. .. or j'ai parfois l'impression d'avoir plus de eme notamment à midi même si les quantités mangées restent raisonnables!? Ah comme tu dirais Chocoboom, pas tjs facile tout ça, beaucoup de choses à intégrer !! Bon courage alors pour ta dégustation. .. Et pense à la saucisse sèche
fripounette.
Abonné

pour la frustration d'après repas, j'ai remarqué que si j'attends un peu ,elle passe toute seule. si je sens que je n'ai plus faim mais que j'ai envie de manger, j'attends un peu et mon attention fini par se porter sur autre chose , alors je me rends compte que l'envie est passée et que je sens bien le rassasiement.

bonne continuation

minifouine.
Inscrit

Bonsoir fripounette,

Alors ça confirmerait bien que cette petite frustration de fin de repas est en fait une EME...

Merci d'avoir partagé cette expérience.

Bonne soirée et bon WE !

izabelle
Animatrice forum

[quote=minifouine]

Alors ça confirmerait bien que cette petite frustration de fin de repas est en fait une EME...

[/quote]

alors je vais faire ma tatillone, mais  une frustration ne peut pas être une EME

la frustration est l'émotion

et comme on supporte difficilement cette émotion (la frustration)   on a une EME

 

c'est vraiment important de pouvoir sentir la différence entre l'émotion qui doit être vécue et dédramatisée  et l'EME qui n'est que la conséquence du fait que nous avons du mal à vivre certaines émotions

je travaille avec des enfants et je crois pouvoir dire que la frustration est une émotion que beaucoup de personnes ont du mal à vivre, et ce depuis l'enfance qui en est criblée

 

or quand on se confronte à elle en pleine conscience, c'est le but de ce défi, on s'aperçoit qu'au bout de qq jours, elle ne génère plus d'EME

mais cela me semble important de vraiment essayer de la ressentir en pleine conscience, l'accueillir totalement dans notre corps

izabelle
Animatrice forum

[quote=Titiaves31] Mais bon j'essaie de l'accepter en me levant par exemple, en débarrassant et en essayant de voir si vraiment je peux accepter cette petite frustration ou si je dois me réconforter. .. mais pas facile aussi de savoir si je n'exerce pas un contrôle pernicieux c'est-à-dire si je ne m'empêche pas de manger , ce qui est contre-productif. .. or j'ai parfois l'impression d'avoir plus de eme notamment à midi même si les quantités mangées restent raisonnables!?[/quote]

pour accepter vraiment la frustration  essaie de ne pas te distraire, bouger, etc

il sera plus efficace de la ressentir en toi, dans ton corps, la ressentir  "en face"  si j'ose dire   au lieu de la fuir, en espérant qu'elle disparaisse

au contraire,  sens là,  plonge dedans, vit  là

 

c'est la seule façon d'enregistrer peu à peu que la frustration n'est pas grave, pas un danger, donc pas de nécessité de le faire disparaitre en mangeant

pour ma part à chaque fois que je l'ai fait (eh oui j'ai du le faire plusieurs fois)  au bout de quelques jours  la frustration me semblait un truc normal, pas du tout dangereux

et donc ne générait plus d'EME

Titiaves31.
Inscrit
Merci pour ton aide Izabelle. En effet, je crois que je me trompais en faisant autre chose. En fait, il faut que j'accueille la frustration comme dans une eme-zen , en faisant une respiration en pleine conscience. .. Mais c'est vrai que pas toujours facile de savoir ce que signifie accueillir ses émotions, d'autant plus que je ne mange pas seule en fin de soirée.
FRED73
Marraine

Bon ben je me rends compte qu'il faut que je m'y remette. Me confronter à la frustration, à mes émotions et cela me donne envie de manger ! 

izabelle
Animatrice forum

je dois moi aussi me confronter à la frustration à nouveau

à suivre

Joiada
Abonné
Je remonte ce topic que j'ai consulté hier. J'ai beaucoup aimé l'expression la petite frustration de fin de repas. Je pense que c'est cette petite frustration qui me fait souvent manger trop. Ce matin, fin de petit déjeuner au calme (tout le monde est parti, bébé s'est endormi après une nuit assez chaotique)...j'ai fini de déjeuner, je ne sais pas si j'ai faim, je ne crois pas...mais j'ai envie de manger pour profiter de ce moment de calme....du coup, j'essaie de me confronter à cette frustration pour voir ce que ça donne....merci pour ce défi :-)
GaelleB
Abonné
Je te comprends Joiada! J'ai 2 enfants de 2 ans 1/2 et 6 ans. J'ai trouvé très difficile de sauter le petit dejeuner les jours où je n'avais pas faim surtout parce que ça me privait de savourer le moment de calme avant la tempête devant un bon petit dejeuner! Et j'ai aussi du mal à lacher mon morceau de chocolat de fin de soiree quand enfin, ils ont l'air d'etre tous les 2 endormis ( il faut dire que le sommeil et mes enfants ça fait 2)! J'ai aussi tendance à doubler le dessert, je pense que je vais tenter le défi de la petite frustration! A suivre...
Joiada
Abonné
Bonjour Gaëlle, Oui j'ai deux enfants aussi, trois ans, et le petit dernier 3 mois....Tu as l'air plus avancée dans le programme que moi, je me dis que je tente cette expérience peut-être un peu tôt dans mon parcours...j'ai du mal à savoir si j'ai encore faim à la fin du repas, ou si j'ai juste envie prolonger un moment agréable, ou profiter enfin d'un moment de calme...mais bon j'expérimente, on verra bien....Le petit carré de chocolat de fin de journée....:-) pourquoi le lâcher? s'il fait partie du dessert un peu retardé...^^ ça marche non?
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