dégustation et sensations

Lia.
Abonné

Les exercices de dégustation mont fait prendre conscience de quelquechose que je percevais depuis longtemps sans pouvoir le nommer.

La dégustation met en route la prise de conscience de sensations très spéciales de l'ordre de la sensualité. Et donc de s'arrêter sur ces sensations, les vivres, s'apercevoir des millers de fois dans ma vie ou je NOIE et MASQUE mes sensations physiques me perturbe. Longtemps dans ma vie j'ai négligé mes douleurs, mes ressentis émotionnels profonds. Mais par la même occasion je me suis privée des bonnes sensations, de la tendresse dans mes rapports humains, de la sensualité avec les hommes.

Cette nourriture divine et délicieuse porteuse de tant d'enchantements des sens me laisse perplexe.

Comment vais vivre cette découverte?

Commentaires

fine67.
Abonné

J'ai passé des années à éviter mes sensations.

J'ai préféré m'occuper des autres et les aider dans leur vie et leur choix de vie.

Me préoccuper de moi est une ciné-cure. Je prends rarement le temps de me bichonner, comme si je n'en valais pas la peine. Me couper de mes émotions m'a permis de ne plus souffrir, de ne plus ressentir des douleurs insupportables d'abandon, de trahison ...

Depuis que j'apprends à respirer en toute conscience, et à prendre le temps d'apprécier les saveurs dans ma bouche, j'ouvre les yeux sur ce passé à "m'éviter."

J'angoisse à l'idée des découvertes que je peux faire, mais ce qui m'effraye le plus, c'est de ne pas savoir si je vais poursuivre ces expériences. J'ai peur de me retirer pour ....... je ne sais pas quoi !

Bref, les sensations, les émotions c'est super, mais elles bousculent des schémas et remettent en cause tant de choses que les changements sont sources d'angoisse pour moi.

erin94.
Abonné

j'ai également passé des années à eviter de penser trop à moi, à ce que je pouvais bien ressentir, penser de moi, des autres,

toujours là pour les autres par contre, biensur !! et eux pas forcément là pour moi ... biensur aussi !!

 

depuis bientot 2 ans j'ai vraiment changé cet état d'esprit ... je prends soin de moi, de mon état psychologique et de ma santé physique, ensuite les autres

certains diront que je suis devenue egoiste ... peut etre

mais j'en ai bavé !!! j'ai vecu des tsunamis émotionnels en debut d'année 2011, et enfin la tempete est passée, la mer se calme, je reprends mes esprits, tans pis pour ceux restés sur le bord de ma route

 

tout ça pour dire, j'ai pas attendu le programme pour me rendre compte que je m'oubliais depuis toujours, mais le fait de s'en rendre compte, punaise ça fait mal !!!

la RPC, la marche dans la nature, le sport, le shoping, la dragounette etc etc ça aide !!!!

courage  :)

Lia.
Abonné

Cela se rapproche de ce qui est dit de la position hyperempathique des hyperphagiques, toujours là pour les autres, attentifs aux signaux extérieurs. Toujours à dépanner, oublier la fatigue etc etc......

Et là déguster c'est vraiment retourner à soi même par le biais d'un organe pas des plus neutres la bouche. C'est très très bouleversant pour moi et je dois dire que j'ai aussi quelques appréhensions de qui m'attend après. 

erin94.
Abonné

[quote=Lia]

Cela se rapproche de ce qui est dit de la position hyperempathique des hyperphagiques, toujours là pour les autres, attentifs aux signaux extérieurs. Toujours à dépanner, oublier la fatigue etc etc......

 

[/quote]

 

exactement !!

 

l'hyperempathie nous empoisonne la vie !!

Anick.
Abonné

Je me retrouve beaucoup dans tes mots, Lia. 

sandry.
Abonné

Je me retrouve aussi beaucoup dans ce que vous dites, alors que rajouter...

Lia.
Abonné

Et bien rajouter qu'il y a des pistes à creuser du côté d'une sensualité encore non autorisée qui peut se découvrir via les sensations alimentaires?

Je me rends compte ces jours que le plaisir pour moi même si je l'aime n'a jamais été enseigné en tant que tee. C'était genre travaille, fais tes devoirs, fais tout ce que tu dois. Et ensuite si à l'occasion tu as du plaisir tant mieux mais que ce ne soit pas le quotidien.

Or ici ce que l'on découvre c'est que le plaisir des sens EST la voie qui nous permet d'arriver à nous respecter et nous aimer.

Que dire aussi de tout le bien que l'on peut se faire au quotidien mais que l'on néglige en faisant passer dabord toutes les autres préoccupations. Décidemment je vais continuer à creuser cette question. 

Flowerbomb.
Abonné

en bien en lisant vos commentaires je découvre quelque chose qui ne m'était pas venu à l'esprit. moi qui arrive très difficilement à déguster, à garder les aliments en bouche, je vais tenter mes dégustations sous un autre angle, celui du plaisir personnel et de la sensualité........

erin94.
Abonné

[quote=Lia]

Et bien rajouter qu'il y a des pistes à creuser du côté d'une sensualité encore non autorisée qui peut se découvrir via les sensations alimentaires?

Je me rends compte ces jours que le plaisir pour moi même si je l'aime n'a jamais été enseigné en tant que tee. C'était genre travaille, fais tes devoirs, fais tout ce que tu dois. Et ensuite si à l'occasion tu as du plaisir tant mieux mais que ce ne soit pas le quotidien.

Or ici ce que l'on découvre c'est que le plaisir des sens EST la voie qui nous permet d'arriver à nous respecter et nous aimer.

Que dire aussi de tout le bien que l'on peut se faire au quotidien mais que l'on néglige en faisant passer dabord toutes les autres préoccupations. Décidemment je vais continuer à creuser cette question. 

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c'est tout à fait ça Lia !!!

 

dans mes précédents messages je disais que depuis bientot 2 ans j'ai decidé de faire passer ma personne et mon plaisir avant le reste pour apprendre à respecter MES besoins, MES sensations ... le but étant de prendre du plaisir dans ma vie quotidienne

et non pas de dire, allez dans 2 ans quand ceci ou cela tu feras ça ... dans 10 ans, apres ceci ou cela , tu t'autoriseras ça...

c'est pour ça que je parle  d 'un vrai tsunami émotionnel quand je me suis rendue compte que dans ma vie je priviliegiais mon mari, mes enfants, mes parents, mon boulot, mon chien etc etc ... des devoirs, des contraintes + ou - , mais surtout rarement la notion de plaisir

mais qui me faisait passer en priorité ??? bah ....  voilà quoi, personne. pour bcp c'est normal... je suis celle sur qui on peut compter.. celle à sur qui on peut épancher ses chagrins, malheurs ... mais qu'on écoutera pas en retour !!

 

donc, oui dans un sens, je suis devenue égoïste...

aujourd'hui ma vie, c'est en gros, 1/3 pour les gens "publics", mon travail quoi, 1/3 pr les gens "privés" ma famille/amis, et 1/3 pour moi !

(avant c'etait 50% mon travail, 50% ma famille/amis et c'est tout !)

dans ce 1/3 bin je fais ce que je veux : du shooping apres tout je gagne ma vie, pourquoi avoir "peur" de depenser mon argent ?

du jooging, bin oui ça defoule !!

des siestes, :)

des massages ... bin oui j'ai un corps, je m'en suis pas occupée pendant des années , et pourtant il m'a bien servi dejà, et faudrait qu'il me serve encore quelques années... autant le "bichonner"

etc etc ...

 

Lia.
Abonné

POur continuer dans la réflexion je me suis fait une journée avec plein de plaisirs, chose inhabituelle.

Dabord flâner en ville après avoir déposé mon fils au départ de la cool. Juste pour traîner. Ensuite une grand balade à vélo. Puis mon cours de guitare et enfin un délicieux thé au lait dégusté dans un parc à l'ombre d'un arbre. Puis un coucou à une amie.

A quelques moments j'ai culpabilisé de ne rien faire "d'utile". Tant de plaisirs. Mais en même temps j'ai travaillé tout le week end et c'est ma journée de repos.

J'ai du résister fort à l'appel de la machine à laver, de la paperasse et des vacances à organiser.........

La plaisir. Vaste sujet à découvrir.

Giamilla.
Abonné

Lia, ton premier poste a vraiment fait résonner quelque chose en moi...

C'est tout à fait ça !! 

Merci.... 

GR93.
Abonné

moi aussi je suis tout à fait d'accord avec vous . Prendre la place qui nous revient , penser à soi , ce n'est pas être égoiste ( culpapilité quand tu nous tiens ! ) .  

erin94.
Abonné

Superbe ta journee Lia !! quel plaisir !!

zou29.
Abonné

[quote=Lia]

POur continuer dans la réflexion je me suis fait une journée avec plein de plaisirs, chose inhabituelle.

Dabord flâner en ville après avoir déposé mon fils au départ de la cool. Juste pour traîner. Ensuite une grand balade à vélo. Puis mon cours de guitare et enfin un délicieux thé au lait dégusté dans un parc à l'ombre d'un arbre. Puis un coucou à une amie.

A quelques moments j'ai culpabilisé de ne rien faire "d'utile". Tant de plaisirs. Mais en même temps j'ai travaillé tout le week end et c'est ma journée de repos.

J'ai du résister fort à l'appel de la machine à laver, de la paperasse et des vacances à organiser.........

La plaisir. Vaste sujet à découvrir.

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quelle belle journée de plaisir Lia !

aujourd'hui lundi, après 10 jours de stage de chant intensif, après avoir chouchouté ma voix et ma respiration, je vais chouchouter mes jambes, mon dos...reposer ma tête physiquement dans un bain à l'huile essentielle de lavande, et je crois même que je vais aller m'acheter un succulent chocolat pour la dégustation...le savourer...le laisser fondre en bouche...et roucouler  de plaisir...

ben oui vaste programme que le plaisir !!! et si c'était çà la clé ?

Lia.
Abonné

Je fais plutôt dans le noir/blanc. 0 plaisirs ou journée totale plaisirs. Au final je cherche un entre deux, du gris. Du plaisir chaque jour entre tout le reste. De l'équilibre.

Et là je constate que je ne suis pas top équipée pour cet équilibre au quotidien, Encore du pain sur la planche...........

JOEL
Abonné

Moi aussi j'en suis venu à l'étape de programme portant sur la dégustation et je passe du temps à apprécier mes sensations ! Je découvre presque toutes les émotions que vous décrivez mesdames et j'en suis très heureux.

je réalise plus globalement qu'il est bon de ressentir ses émotions, au delà des sensations de dégustation,  de les comprendre, de les analyser et de les exprimer peut être et avant tout pour éviter qu'elles ne polluent nos comportements. Si je réalise et vis mon émotion même ( et surtout) désagréable, alors elle ne fait déjà plus partie de moi et je pourrais peut être éviter de me jeter sur la nourriture pour compenser...

Mon interrogation désormais est de savoir comment me renforcer pour faire en sorte que ce que je découvre et expérimente comme vous maintenant, dure et devienne partie intégrante de moi même et change pour toujours mon comportement ...

Quelqu'un a t il des idées là dessus ?

Lia.
Abonné

Merci Joel je crois que c'est cela que je cherchais comme mots: mettre des mots sur mes émotions, les vivre, ne pas en avoir peur me concernant. J'ai peur de mes sensations comme de mes émotions, du trop, du débordement, d'une colère qui me pousserait à tout détruire, devenir folle presque.....

C'es peut être un apprentissage auquel nous n'avons pas eu accès, nous les hyperempathiques. Comment les reconnaitre(c'est quoi cette émotion?) les autoriser à vivre, les transformer, en extraire l'essentiel?

Je suis née sans le mode d'emploi dans une famille qui a un mode d'emploi en chinois ou en russe!!!!!!!!!

saha.
Abonné

bonjour

j'ai constaté une chose qui me trouble, mais au meme temps me fait voir la lumière au fond du tunnel!

je me suis rendu compte qu'il y a des aliments que je n'aime pas plus que ça. que je trouve "bof" et que, pourtant, je mange: parce que j'ai faim (c'est le moin pire) ou parce qu'il s rentrent communément dans la catégorie "aliments reconfortants, bons...", ou parce qu'ils sont là et qu'ils vont etre jetés, si non (ce cas de figure rentre un peu dans le genre "l'on finit son assiette").

ce midi, par exemple, j'ai mangé 3 gateaux: en les savourant, je les ai qd-meme mangés lentement, par petits morceaux, je me suis rendu compte que je ne les trouvais pas si exceptionnels: bien sur, le sucré fait du bien, il a ces effets reconnus...mais je n'étais meme pas en EME. c'était mon dessert, on va dire....

je m'interroge sur la difficulté de laisser tomber un aliment que nous n'aimons pas vraiment. qu'est-ce qu'il joue la-dessus? la symbolique de l'aliment (c'est du sucré, du choco....on aime ça) ou le désir de remplir, peut importe avec quoi; ou le peu de considération de soi; ou cette idée de ne pas faire les difficiles: ça se voit que l'on a pas connu la famine!...??

ceci est troublant d'un coté, mais tellement éclaircissant et rassurant de l'autre! il y a bien qq ch qui ne me plait pas! cela veut dire que je suis encora capable de sentir les saveurs, de faire la différence, la part des choses, que je ne suis pas une broyeuse de bouffe, que je suis encore là qd je mange et pas complétement aveuglée, effacées par mes émotions, par la compulsion.

je suis consciente. cela est une très très bonne chose.

je suis sur le bon chemin: il y a qq'un ds le fond du ventre, qq'un qui parle, qui s'exprime.

maintenant il faut l'écouter.

Chantalou62.
Abonné

[quote=saha]

je suis sur le bon chemin: il y a qq'un ds le fond du ventre, qq'un qui parle, qui s'exprime.

maintenant il faut l'écouter.

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Oh oui Saha, je crois que tu as vraiment découvert le chemin.

Entendre ces émotions qui prennent corps dans ton ventre, les écouter pour les laisser s'exprimer, les vivre intensément car elles sont partie intégrante de toi! Tout cela est tellement évident, quand on y pense.

Je ne suis pas encore sur ce chemin-là mais tes mots ont fait écho en moi et j'espère trouver enfin la clé pour vivre aussi pour moi et non d'abord pour les autres.

Jusqu'à maintenant, la pratique de la dégustation n'a pas encore suscité de telles réactions mais je pense ne pas avoir encore découvert la bonne pratique.

Mais bon, je m'accorche et on verra bien!

Tourmaline.
Abonné

Bonjour,

 

Comme je suis d'accord avec vous tou(te)s et comme cela est enthousiasmant et effrayant à la fois !

Tellement élevée dans le devoir (marche ou crève, ben le jour où on ne peut plus marcher, que reste-t-il ?), faire toujours passer les autres avant, ignorer ses sensations pour tenir, tenir, tenir... vers quoi, jusqu'à quand ?

C'est pourquoi j'apprécie ce site, qui m'aide à (re?)trouver le chemin du respect de moi-même, ainsi que ces échanges avec vous qui sont enrichissants et réconfortants. On est loin de la culture de la performance et du faire-semblant, qui dépasse largement le problème de poids pour être celui d'une société : paraître, ne pas ressentir pour consommer davantage, consommer plus pour ne plus savoir quels sont nos vrais désirs... s'oublier et paraître... et la boucle est bouclée ...

merci à tou(te)s, vous lire fait chaud au coeur 

Anjana.
Abonné

Je rebondis sur vos posts en particulier celui de Lia et d'Erin à propos de la culpabilisation par rapport à notre famille

je ressens ça aussi, bien que toute ma vie, j'ai cru me faire passer la premiére oui! j'ai cru ça !

Dés que je m'achetais une robe, je pensais à l'argent dépensé ainsi au lieu de l'utiliser pour la famille, et je n'étais pas heureuse!

je pensais être égoïste en achetant du maquillage qui restait au fond de mon tiroir, je voulais paraitre au boulot, dans les diners, et en fait je n'ETAIS pas

Jamais, je n'ai pensé à me faire faire un massage relaxant, non! jamais!

je dépensais des fortunes à me faire faire de la mésothérapie pr soi-disant éradiquer cette vilaine cellulite, du coup je gardais pendant des semaines des cuisses boursouflées d'hématomes ...

j'engloutissais tous mes repas ss faire de distinction entre les goûts , je trouvais ça normal: j'étais née comme ça, j'engloutissais le foie gras comme une vulgaire créme de foie de porc...

j'ai beaucoup souffert quand j'ai commencé à grossir de façon exponentielle, j'ai commencé à avoir des problémes conjugaux , bien sûr et hop encore de ma faute!!

Alors j'ai commencé à sombrer, me vêtir de tuniques bien larges assez jolies certes, j'ai rasé les murs au travail, j'ai entendu des remarques sur mon embonpoint  qui m'ont fait l'effet d'un coup de poignard!

Et tout ça, eh bien , je me suis dit que c'était de ma faute , je m'étais "gâtée" avec des vêtements et autres artifices féminins , mais j'avais oublié l'essentiel : mon corps et mes sensations

triste constat

Chantalou62.
Abonné

C'est vrai que le constat est terrible mais quel bonheur de se dire tout haut toute notre douleur, avec compassion et bienveillance!

Et maintenant, nous pouvons enfin commencer à ouvrir nos esprits, nos coeurs et nos corps sur tout l'espoir qui naît de cette même douleur.

Je veux croire que maintenant nous allons nous donner enfin le droit de prendre soin de nous, sans oublier les autres mais juste en invesant un peu les priorités. Je m'y efforce peu à peu et chaque jour apporte ses petites victoires qui me confortent dans l'idée que c'est possible!

Lia.
Abonné

Je pars en vacances sans pc ni connnexion. J'espère chaque jour pouvori me concentrer sur mes sensations physiques et déguster aussi avec plaisir, d'autant de manger des trucs exotiques!

Rine que 2 jours de congés et je me sens mieux, impression de profiter des éléments, du vent, de l'air, de ne plus regarder ma montre. Et de ne pas trop excéder ma satiété malgér tous les apéros, piques niques and co.

Je pense mettre encore plus d'attention aux soins corporels genre crême pour le corps. Tiens folie du jour je vasi profiter du duty free pour ramener des choses pour moi plutôt que des cadeaux pour les autres.

fine67.
Abonné

J'ai relu tous les posts et j'avoue que des émotions fortes se sont manifestées.

Je me disais que nous avions vraiment oublié de vivre pour nous, de nous offrir des plaisirs simples comme celui de nous donner du temps.

Quand j'avais envie de me reposer et qu'une amie voulait soit discuter, soit sortir, soit ... Je le faisais en oubliant complètement ma propre envie. Question argent, pour moi tout était trop cher. Toutefois pendant toutes les années où j'avais en charge mes enfants, j'étais capable de leurs offrir des sous-vêtements de marque à 100 euros, or pour moi un soutif et une culotte maxi 15 euros. Encore aujourd'hui je n'arrive pas à me faire plaisir.

Depuis que j'ai repris mes études, je suis moins disponible pour les autres. Les personnes disparraissent dans mon entourage. J'en ai souffert, et je pense que ma prise de poids de 10 kg depuis le début de mes études est le poids de ma souffrance à ce niveau.

Aujourd'hui grâce à nos échanges, je me rends compte que nous sommes nombreu(x)ses à avoir accepté de nous limiter pour les autres. A avoir dissimulé nos émotions en les ravalant, en les étouffant, en nous gavant.

Aujourd'hui j'ai une demande précise pour pouvoir avancer encore sur ce chemin de changement : Comment faites vous - pour ceux et celles qui y sont arrivés - , pour prendre le temps de vous bichonner ?

Moi, je regarde mes ongles, et c'est tout, j'ai même pas "la force, le courage" de les vernir.

Lia.
Abonné

Retour de vacances......

Je me suis bichonnée chaque jour. En partant achat d'une huile weleda au boulaeau. Et je l'ai finie en un mois de massages quotidiens. POur tout dire normalement ce genre d'achat finit par vieillir dans la salle de bains j'en mets 2 fois et basta. Donc je suis très fière de moi.

POur les dégustations plus difficiles. Bons restaus, sollicitations familiales multiples, mariage, alcool. Et surtout plein de bonnes choses tout le temps. Donc très bine mangé mais pas dégusté lentement disons. 

A moi les dégustations.

Lia.
Abonné

Un mois après les dégustations......

Je me suis remise de manière plus systématique à la dégustation. Clairement je le fais dans l'idée de profiter à fond des sensations apportées par mes aliments sans en manger trop. Et je suis épatée de constater que j'apprends encore chaque jour. Ces temps c'est la lenteur qui m'interpelle. Dans la dégustation le fait de respirer, mâcher, poser ses couverts. Tout cela me semble prendre un temps infini alors que mn esprit est déjà ailleurs en train de ranger les affaires, nettoyer la table ou reprendre le travail.

Je me rend vraiment compte qu'il y a dans ce temps là à s'accorder une source infinie de belles choses à découvrir. Sans s'arrêter sur les peurs que ca éveille, en les observant et en passant à la suite.

Du coup cela éveille en moi une nouvelle gamme se sensations corporelles très intéressantes. Comme si j'habitais un nouveau corps. Tout cela à partir de la dégustation!!!!!!!! en fait je croyais déguster par le passé mais je le faisais peu et très ponctuellement. Là je me demande comment serait ma vie si je dégusatais chaque instant, chaque moment, chaque activité, chaque respiration??????????

Lee-lix.
Abonné

SAlut Lia,

Je suis dans le même ressenti que toi, et tu le dis très bien : ça apporte quelque chose de plus, un autre plaisir. Et c'est là que c'est génial, parce que moi je me demandais comment supporter la vie sans compulsion car ça m'apportais de la satisfaction (celle d'engloutir des tas de choses que j'aimais, gras et sucré) : mais en fait le plaisir trouvé dans la dégustation, même s'il est plus délicat à mettre en place (j'ai toujours envie de me contenter rapidement au début du repas) apporte 10 fois plus ! Youhou moi je dis cheeky

Lia.
Abonné

Super ta réponse, l'occasion de me rendre compte que je déguste moins ces dernières semaines, sauf ce week end ou 3 jours de repas en silence.......dégustation quasi obligatoire puisque méga concentration sur son assiette. Et bien pour moi en dégustant lentement le repas prend 30mn, sans autre effort particulier que le pleine conscience appliquée à mon assiette.

Dès cette semaine je travaille moins et aurait donc plein de temps pour tout ca.

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