EME en milieu de repas - 01122012

liegama.
Ancien abonné

Je me suis rendue compte récemment que j'avais bel et bien des EME en cours de repas. Est-ce que ça vous arrive également? Je ne sais pas très bien ce qui les déclenche. Quand j'arrive à attendre ma bonne faim, je ressens parfois mieux (très rarement encore) ma satiété et j'arrive parfois à m'arrêter de manger. La majorité du temps je commence à manger en ayant faim et je pars en live ensuite jusqu'à ce que j'arrive intellectuellement à me dire que j'ai trop mangé. Ces EME ne me font pas terminer avec un ventre énorme et l'impression de m'être vraiment baffrée comme c'était le cas il y a quelques années quand j'étais boulimique. Elles sont plus subtiles, ça va de quelques bouchées en plus à la fin d'un repas, à 3 tranches de pain mangées debout dans la cuisine après le repas. Mais le fait est que je ne perds pas de poids et qu'il faut souvent un repas sauté après un repas avec EME ce qui me fait dire que je mange trop.

Je serais intéressée à lire vos témoignages, idées, suggestions. Merci d'avance.

Commentaires

FRED73
Marraine

Moi aussi je mange trop au cours des cours des repas. S'agit-il d'EME ? C'est quoi exactement la définition d'une EME ? Manger sans faim ? Si c'est cela alors oui moi aussi j'ai des EME pendant les repas parce que j'ai peur de manquer, je ne veux pas jeter, les aliments me tentent... Je ne pensais pas que c'était des EME parce que je ne grignote pas dans la journée et ne mange pas sous le coup d'émotions ( ça me coupe plutôt l'appétit !). Merci pour ce fil qui me fait réfléchir à cela.

rory24.
Abonné

liegama, tu n'es pas la seule dans ce cas.

Grâce à LC, j'identifie de mieux en mieux (même si c'est pas gagné) ma bonne faim, mais après ça se gâte, si je m'écoutais, je ne mangerai que quelques bouchées mais je finis tout, et c'est après que je me dis que j'ai trop mangé. Pourquoi? parce que j'ai du mal à me séparer, du mal à fonctionner en terme de qualité et non de quantité, et aussi parce que je me calme souvent avec la nourriture (quelle qu'elle soit) et que si je n'ai plus ça, avec quoi je vais me calmer?

J'ai pas encore trouver la solution, je réduis un peu mes portions pour voir quelle est la portion qui me convient, je saute certains repas, pour être sûre d'avoir faim au prochain, néanmoins j'ai encore du mal à supporter les signaux physiques de la faim, du coup une fois qu'elle apparait je me dis "c'est bon, tu peux manger ce que tu veux" et mon cerveau comprend "TOUT ce que tu veux, AUTANT que tu veux", ce qui est une absuridté, je ne peux pas manger "à volonté".

-Bibi.
Abonné
Bonjour liegama, Je peux passer la première partie de la journée sans manger,parce que je n'ai pas faim,non pas parce que je me prive. Mais,arrivé au moment du dîner,je mange trop! Il m'arrive de ne pas finir mon assiette, c'est de plus en plus souvent d'ailleurs. Mais j'ai encore ses repas surtout du soir où je mange mon assiette (enfin le contenu) et que je sais très bien que j'ai assez mangé, mon corps me le dit. Mais je continue, soit je me ressers, ou alors pour éviter de remettre de la nourriture dans mon assiette je pique dans les plats en rangeant ma cuisine. Pis pour pas en rester là parce que j' me dis foutu pour foutu après avoir fini de ranger ma vaisselle je prends du chocolat ou des biscuits pour boire avec mon café sur le canapé! Sachant bien que je n'ai plus faim! Alors pourquoi? Surtout que j'ai bien maîtrisé la journée alors que le soir, c'est pas gagné! Ces soirs deviennent de plus en plus rares grâce à LC, mais je me sens encore fragile. C'est un peu ce foutu tout ou rien.si j'ai des invités je n'ose pas me laisser aller comme ça, ça me gêne, alors je mange raisonnablement mais je suis souvent frustrée. J'ai honte d'être sens cessé attirée par la nourriture. J'aimerai m'en sortir, c'est comme une addiction en quelque sorte. Je n'ai jamais fumé et je ne bois pas d'alcool! Ma drogue à moi est la nourriture... Je n'ai malheureusement pas de conseil à te donner puisque je suis comme toi.Je cherche des solutions pour écouter au mieux ce que mon corps me dit, mais je suis qu'au début de mon parcours. Mon aide,témoigné pour que tu saches à quel point tu n' es pas seule. Je trouve courageux de dire ses choses là, pour moi ce n'est pas facile,ça me gêne, même sur se site. À bientôt Bibi
kitoniya.
Abonné

Coucou Liegama et tout les autres,

Moi pareil, souvent quand je commence un repas deja sans faim ou juste un tout petit faim je n'arrive pas a m arreter non plus, on dirai que il y a un trou dans mon estomac et je peut continuer et continuer. Bien sur ca me rend stressé et quand ca arrive pendant le repas avec la famille (mari et 3 enfants) ca me stresse encore plus. En plus je sais que mon mari 'me surveille' et quand il me fait une reflection je ne peut meme pas décrire cette sentiment de honte, colère contre lui et tout le monde en fait. Encore ca mest arrivé hier en mangant des quart des pizzas. Suis partie du table et me suis juré de ne plus mangé en face de mon mari. En plus on s'est pris la tete apres pour pleins d autre chose; Bon aujourd'hui jai fait express de trainer et donc suis arrivé au milieu de repas. En fait, ce que pour moi marche cest de préparer mon assiette complet et de me dire, mange doucement, respire entre les bouches et finalement je me resers souvent plus et suis moins stressé. Ahh les EME sont tellement penible a vivre, que mon but est devenu de les diminuer au max au lieu de vouloir maigrir, franchement je souffre trop. Par contre, l 'expérience de faire 10 min de pause en pC avant le repas du soir m'a aidé beaucoup a diminuer les EME pendant et apres le repas. Courage et vivement les fins des EME!

izabelle
Animatrice forum

je crois bien que la plupart des gens ont leur EME pendant les repas

et en effet, je trouve que c'est ce qui empêche de mincir

 

pour ma part, car ça m'arrive aussi, c'est lié à plusieurs choses

- la non satisfaction alimentaire : quand j'ai mangé trop vite ou des trucs pas bon

à ce moment là j'ai envie de manger jusqu'à ressentir cette satisfaction, sauf que comme j'ai dépassé ma satiété elle ne risque pas de venir

- les stress liés au repas : déjà la compagnie des autres et les conversations qui peuvent réveiller des ressentis négatifs, et puis tous les discours internes qui peuvent tourner en boucle parfois sur ce qu'on a mangé et les questionnements

- la peur de la faim, la peur de sortir léger de table et d'avoir faim par la suite  et donc de risquer un dérapage

 

pour ma part, je te conseillerai la chose suivante :

faire quelques minutes de rpc avant le repas

manger dans le calme (en imposant le calme... ouh que c'est dur) en dégustant le plus possible

ne pas trop se prendre la tête sur la satiété à la bouchée près, mais interroger son corps avant de reprendre qqchse

s'il y a de l'inconfort pendant le repas, l'accueillir, faire quelques respirations pour accueillir cet état désagréable (et ne pas avoir besoin de la manger par la suite)

 

 

voilà, d'ailleurs, je crois que je vais le faire aussi.....

liegama.
Ancien abonné

Bonjour Fred, oui il me semble que tu fais des EME et ce qui m'a fait rire en te lisant c'est que comme moi, tu pensais que tu n'en faisais pas, car tu avais identifié EME = grignotage ou compulsion. Tu m'aides en ajoutant une des raisons que je n'avais pas encore identifier : la peur de manquer. J'ai une peur terrible de manquer. Si je vais dans un restaurant j'ai peur de manquer une expérience, un plat super bon. Si je suis chez moi j'ai peur qu'il n'y ait pas assez du plat. J'ai l'impression qu'il n'y aura jamais assez de choses pour me satisfaire. 

liegama.
Ancien abonné

Bonjour Bibi, merci de ton témoignage, ça m'aide beaucoup de voir que je suis pas toute seule. Moi j'ai moins voir pas du tout le "foutu pour foutu" et je n'ai pas l'impression (ou je suis dans le déni peut être je sais pas) d'être stressée. Par contre je fais beaucoup de "picotage" dans la cuisine en ce moment. Du coup la semaine prochaine je me suis fixée comme objectif de manger tout ce que veux quand je fais EME (si je la sens ou pas) mais de toujours m'assoir. On verra si ça m'aide à être plus "consciente" de ce qu'il se passe. J'ai d'ailleurs du mal avec la Plein conscience vu que j'ai toujours utiliser (et utilise encore) la nourriture pour "m'anesthésier" de toutes ces émotions, ces sentiments qui m'habitent et que je ne sais pas bien gérer. Alors être pleinement consciente c'est presque une torture des fois, car ça veut dire pour moi, confronter ces choses que je passe mon temps à éviter. 

liegama.
Ancien abonné

Qu'elle sagesse Izabelle ! On sent que tu maîtrises à fond le programme. J'adore le  : d'ailleurs, je crois que je vais le faire aussi... de la fin. Merci de ton témoignage qui m'aide à mieux identifier les causes de mes EME. D'un autre côté je vois qu'on peut les avoir identifier et pas éliminer pour autant, donc le chemin n'est pas terminé.

J'ai vraiment les mêmes causes d'EME que toi. Durant les deux derniers jours j'ai réussi à attendre une vraie bonne faim pour manger le midi (vers 13H30) et j'ai dégusté les deux fois lentement un bon bol de soupe. J'ai ressenti (ou crue ressentir) la satiété mais par contre 2H après je crevais la dalle, j'avais pas prévu, j'étais pas chez moi et j'ai détesté cette sensation. résultat de retour chez moi le soir : gavage. 

liegama.
Ancien abonné

Bonjour Kitoniya, je suis désolée que ton mari ne te soutienne pas dans ta démarche, ça doit pas être facile.

Je prends ton conseil de bien se servir et manger lentement. J'ai essayé depuis quelques semaines de mettre ma nourriture dans des plus petits contenants (assiettes et bols) mais résultat j'ai l'impression qu'on me gruge et du coup je vais me resservir 3 fois (en me disant que finalement c'était une petite portion) et résultat je sais pas si je mange pas plus que si je me servais une seule fois correctement. 

Suis comme toi, il y a 6 mois j'étais venue pour maigrir, j'ai fait la gentille petite fille bien sage des débuts de régime pendant 4 mois et j'ai perdu 3 kg. Ensuite il y a eu un break et maintenant je sens que j'attaque le fond des problèmes, résultat c'est plus dur, j'ai l'impression de pas m'en sortir, de pas progresser et j'ai plus envie de maigrir mais de plus avoir d'EME qui me fatigue. Il y a 4 mois durant l'exercice sur les EME, comme j'étais un peu en restriction, je n'en faisais pas beaucoup, du coup je fanfaronnais (ouaih moi je fais pas d'EME, j'ai trop dépassé ce stade). Ben en fait pas du tout, me suis rendue compte la semaine dernière seulement à quel point je faisais des EME à quasi tous les repas. Le truc c'est que elles sont sournoises car elles ne ressemblent pas aux énormes compulsions qui ont jalonné mon adolescence. Non, là c'est subtil, parfois c'est de l'ordre de quelques bouchées, d'autre fois je me rends compte après avoir terminé le repas que j'ai un peu trop mangé. Mais là encore, c'est jamais au point d'avoir mal au ventre. Par contre je sens bien que si ma faim est trop petite, il n'y a pas de satiété, pas de sensation, pas de petite voix qui me dit : c'est bon j'en ai eu assez, et pas de satisfaction. 

 

kitoniya.
Abonné

Merci Liegame, ca fait tellement du bien de savoir qu'on es pas toute seule! Moi en fait j'ai des EME hors repas (en ce moment envirron 2 par semaines) quand je suis seul a la maison (ou tout le monde dort). Et des EME pendant le repas qui sont plus regulier finalement.

La, je commence aussi a faire une auto analyse et jai bien compris si on prend bien soin de soi meme, activité sportive ou détente, RPC regulièrement et bien respecter ses sensation evite pour le plus grand part tout les EME.

La vie veut seulement que des fois on a des difficultés a prendre soin de soi meme, et donc la je commence a etre ''plus egoiste'' si on peut dire ca, Je organise mieux mes journées et finalement ca fait du bien a toute la famille.

Mon mari m'a toujours supporté et aide (depuis 20 ans) avec mes problèmes de poids, il m'accepte aussi comme je suis, Par contre, il ne comprend pas pourquoi je me fais autant du mal en faisent des EME, pour lui (il es pas en surpoids et tres régulé) c'est tellement simple. J essais de lui expliquer que pour moi la nourriture est un vrai drogue et que a certain moment on dirait que je n'arrive plus a me comporter normalement, on dirait qu'il y a quelqun qui prend le control et impossible d arreter. Depuis debut juin j ai vraiment avancé et meme si je sais que j'ai besoin de LC encore pour un long moment je commence a avoir confiance a la vie sans regime!

izabelle
Animatrice forum

[quote=liegama]

D'un autre côté je vois qu'on peut les avoir identifier et pas éliminer pour autant, donc le chemin n'est pas terminé.

[/quote]

Bien sûr, mais quand on les identifie, on peut choisir de ne pas y répondre tout le temps (de façon réflexe, c'est ça le problème)

c'est à dire un coup, on va dire : ok un carré de chocolat en plus pour le plaisir

mais parfois on va dire :  bon allez je supporte cet inconfort, ça va passer...

c'est bien d'alterner sinon ça fait trop "bon élève", et ça suffit pour oublier ce réflexe d'éliminer systématiquement l'inconfort par ces quelques bouchées (ou plus) en trop...

bonne dégustation!

Billie.
Abonné

Bonsoir , 

Je donne une nouvelle jeunesse à ce sujet perdu au fin fond des forums . 

Je me sens concernée et je pense que ça peut faire écho chez pas mal de monde.

J'en suis en ce moment à l'étape sur les eme. Je me rends compte que le moment le plus délicat pour moi est le repas du soir où je dépasse consciemment ma satiété , donc eme .  Je mange trop , j'attends ma faim suivante pour remanger,  pas de culpabilité . C'est juste que je sens que c'est un point à travailler pour moi mais je ne sais trop comment . 

Faire 10 min de pleine conscience juste avant de manger , instaurer un climat calme , prendre le temps de déguster sont des choses difficiles à mettre en oeuvre  à ce moment ( en tout cas régulièrement ) car 2 loulous en bas âge et le soir ce n'est pas de tout repos : le grand ( 2 ans et demi )  à cadrer et calmer , le petit assez souvent au bras de l'un ou de l'autre , parfois des pleurs .... faire qq min de respiration en plein milieu du repas n'en parlons même pas  ( de manière générale d'ailleurs comment faites vous quand vous mangez avec du monde pour faire une pause respiration  pendant le repas ? ) 

Ce que j'essaye de faire , c'est en amont dans la journée me reconnecter à moi même le plus souvent possible , également donc  ne pas culpabiliser .... ça marche bien pour mes eme de journée mais celle des repas et en partuiculier le repas du soir c'est difficile . Ca se passe un peu comme  si c'était la récompense de fin de journée ,  j'ai l'impression que le soulagement me fait manger .

Je ne cherche pas à ce que ca change coûte que coute rapidement , juste savoir si ça vous inspire des reflexions , des conseils .... 

Merci d'avance . 

Billie 

Patience
Marraine

Bonjour Billie,

Personnellement, j'ai mis en place trois trucs qui m'aident bien.

- Comme toi, je fais des pauses de RPC régulièrement dans la journée. Ainsi, je n'arrive pas au soir avec un pic de tension à son apogée ! Au contraire, je suis moins tendue parce que j'ai libéré les pensées et les émotions au fil de la journée.

- En arrivant à la maison, je m'octroie une pause. J'ai lâché du lest sur et je mets Fiston devant un dessin animé pour prendre une douche ou faire 20 minutes de pleine conscience dans ma chambre. Je me suis rendue compte que Fiston était aussi plus calme, du coup ! Et si vraiment je n'arrive pas à prendre ce moment en arrivant, je le fais dès que mon homme rentre : je lui laisse la main 20 minutes.

- Enfin, je fais dîner Fiston avant nous. Je rêvais de dîners en famille agréables. Mais en fait je passais mon temps à gérer Fiston ("prends ta cuillère", "dis s'il-te-plaît", "goûte avant de dire non"... !) et à écouter mon homme parler de son boulot. Du coup, moi j'avalais mon repas... Maintenant, pendant que Fiston dîne, on se sert un apéro (pas toujours avec alcool !) et ça cale un peu la faim. Et on dîne plus tard, quand il est couché.

Voilà mes astuces. Ca n'a pas changé les choses du premier coup ! C'est venu à force d'expérimenter.
Par contre, en ce moment j'essaye de me reconnecter à la dégustation. 3 grandes respirations avant d'attaquer le repas, une pause au bout de quelques coups de fourchette, avoir un esprit critique sur ce que j'ai dans l'assiette... Je pense que ça aussi ça peut m'aider.

Voilà mes trucs et astuces, qui fonctionnent, je le dis une fois encore, à force d'expérimentation et de patience...

Au plaisir de te lire

Joréane.
Abonné

Je ne pense pas que cela soit vraiment une EME, je pense que tu fais comme on a appris "depuis la nuit des temps", de finir ton assiette ou ton repas.

J'ai une astuce : je prends mon entrée (légumes à la croque) séparée du reste du repas environ 10 min (juste pour tester ma faim).

Et, là, je m'observe, j'écoute mon corps car les signes ne sont pas les mêmes :

  • "Crie-t'il famine ?" ou
  • "Ai-je encore faim" ou 
  • "Est-ce que j'ai envie ?" = EME

3 p'tites questions qui pourront t'aider à savoir si tu as encore faim (la bonne faim).

Dans tous les cas, pour savoir où tu vas, pense à la respiration de pleine conscience, elle t'aidera à y voir plus clair. Je te l'accorde au début, c'est un peu dur, mais petit-à-petit, tu reconnaîtras les signes !

Bonne continuation !

Billie.
Abonné

Merci Patience et Joréane pour vos conseils !  Je suis sidérée de me rendre compte combien le forum aide à faire avancer le schmilblick  ! ( Ma première fois sur LC je ne m'en étais  pour ainsi dire pas servi ! )

D'autres témoignages ?

 

Billie   

octobrerouge.
Abonné

bonjour,

je me greffe à ce post

je me suis découvert des eme qui se situent pendant le repas : la difficulté de ressentir la satiété, et le fait de partir de table avec toujours de la frustration...

en fait, j'ai une expérience pas très heureuse des repas en famille, lieu ou je me sentais vulérable, parce qu'n situation de conflit avec mes parents...

il me reste de ces expériences pénibles, la difficulté de me tenir à table avec d'autres et une impatience qui monte lorsque les repas s'éternisent au-delà des trois quarts d'heure...je commence à "trépigner" intérieurement....

je vais essayer de me mettre en pratique les conseils que tu donnes

izabelle
Animatrice forum

oui Billie et Octobre rouge, ce qui se passe, c'est que pendant le repas, vous "ressentez" des choses pas forcément agréables, soit les gamins qui envahissent l'espace, soit les souvenirs désagréables,   et puis il y a toujours pour la plupart d'entre nous la "trouille"  de  "est-ce que je vais y arriver, enfin, de manger à satiété???"

du coup, c'est pour éviter ces sensations-là, ces ressentis  que l'on a des EME même pendant le repas

d'autant que la nourriture est là, et que le soir, on "voudrait"  en fait se détendre, ne pas avoir à ressentir des trucs désagréables

 

ce n'est que récemment que j'ai pu passer au delà de ces EME du diner, il y a encore deux semaines je mangeais "trop" chaque soir

et notamment maintenant, ça m'arrive d'avoir une journée éreintante, ne pas pouvoir faire de pause, ni sass de décompression, etc....

je mets ma conscience   DANS MON CORPS

en fait, je ressens mon corps, toutes ses tensions, tous ses points durs,  tout mon énervement ou mon impatience, ma nervosité ou autre

je me mets totalement dans mon corps, mais sans l'idée de me détendre ou de faire disparaitre la tension, je me mets simplement dans mon corps, j'accepte de ressentir.....

dans le moment présent bien sûr

si ma fille commence à faire des "jérémiades", ce qui m'énerve au plus haut point (et avant je menaçais carrément de quitter la table),  je prends simplement conscience de mon énervement, de comment il est dans mon corps, je fais de la place pour tout ce que je ressens, même si c'est de l'énervement

avoir pleinement conscience de ce que l'on ressent dans son corps dans le moment présent permet aussi de poser des limites saines et efficaces

par exemple les petites jérémiades de ma fille pour les odeurs ou autres, ça m'énerve mais en m'ouvrant mon corps ne ne fait pas signe que c'est intolérable

par contre si tout le monde commence à s'engueuler à table, là je sais que direct, je mettrai le "hola", car mon corps réagira en disant  "non, stop, je ne veux pas de cette tension là maintenant, à table"

 

je ne sais pas si je suis claire, mais en mettant ma conscience dans mon corps, sans chercher à "etre bien"  mais juste à être dans mon corps,   je suis pleinement en accueil de ce que je ressens : des trucs pas trop agréables, mais aussi de l'agréable  (le goût de ce qu'on mange!!!), je ressens aussi la fatigue qui remonte et éventuellement d'autres trucs

je reste en accueil de tout cela, et en étant pleinement connécté à moi-même, je peux poser les limites justes par rapport aux autres

et à partir de ce moment là je n'ai plus besoin-envie de manger plus que mon appétit

c'est un peu dur à décrire et c'est meme assez nouveau pour moi, mais ma clé c'st surtout ça  : mettre ma conscience dans mn corps, au moment présent, sans chercher à  "aller bien",  mais juste le ressentir

Lavienrose.
Abonné
Je ressens , maintenant, ce que tu décris Izabelle. J'essaye de le faire justement durant les repas à la maison. Je me reconnecte, je me mets dans mon corps, ça évite les ruminations , ça me calme et permet de prendre " la température" de ce dont j'ai besoin: silence, changement de discussion, qu'on pose tous nos couverts car on mange trop vite, ou en effet juste ressentir mon inconfort physique et laisser ma conscience le vivre.... J'arrive à le faire quand zhom rentre du boulot avec tout son stress! J'arrive à ressentir que ça m'envahit, je me détend j'accueille ET je lui demande d'arrêter car moi aussi j'ai besoin de parler... Et on arrive à faire un peu chacun....
octobrerouge.
Abonné

"oui Billie et Octobre rouge, ce qui se passe, c'est que pendant le repas, vous "ressentez" des choses pas forcément agréables, soit les gamins qui envahissent l'espace, soit les souvenirs désagréables,   et puis il y a toujours pour la plupart d'entre nous la "trouille"  de  "est-ce que je vais y arriver, enfin, de manger à satiété???"

 

oulà! comme tu décris bien ce qui m'arrive...

les repas en famille ont souvent été des sources de tension,

puis troubles alimentaires et prise de poids

puis ce satané régime qui m'a désappris à manger

et donc ces eme en plus milieu du repas : ressentis désagréables et la peur de ne pas manger à satiété

c'est bien ça!!!!!

mavo.
Marraine

Les EME de fin de repas, c'est mon grand truc-à-moi-que-j'ai pour rester en surpoids ! smiley

Merci d'avoir dépoussiéré ce fil !

Incontestablement, quand j'arrive à faire quelques pauses dans la journée ou en arrivant à la maison le soir, le repas ne se passe pas de la même façon, déjà. Mais c'est clair que je n'y arrive pas tous les jours (attention, perfectionnisme en vue !).

Comme pour toute EME, et comme Izabelle l'illustre super bien (comme d'hab' !), c'est une affaire de remettre de la conscience là où il y a un comportement dont l'objectif est justement de gommer, de ne pas faire ressentir, d'échapper... Je mange trop pour ne pas ressentir... L'idée c'est donc de chercher à ressentir, pour ne pas avoir besoin de manger trop...

Je m'en approche, parfois, ça m'effleure, ce n'est pas très loin, plus très loin, je crois !

mavo.
Marraine

Et je rajoute ce que j'ai compris récemment (mais que je n'applique encore pas beaucoup !)...

Quand j'ai envie de manger sans faim, ou de manger au delà de ma faim, c'est que j'essaie de ne pas ressentir qq chose. La bonne idée, c'est de :

- manger quand j'ai faim,

- ressentir quand je n'ai pas faim. Réinvestir les sensations, via le corps, essayer de comprendre ce que ce corps a à me dire... Finalement l'EME est comme une clochette, qui tinte pour dire "ya un truc qui va pas" ! Vue comme ça, c'est une amie, qui nous invite à nous tourner vers nous-même.

 

Bon sur le papier c'est top. En milieu d'aprem, loin de toute émotion, de tout repas, de toute forme de faim ou d'envie de manger, c'est génial. Après mon plat principal, quand je prends automatiquement un dessert alors que je n'ai plus faim depuis déjà longtemps, c'est une autre histoire ! smiley

Billie.
Abonné
Oui oui c''est très très clair Izabelle merci ! Tu es vraiment une marraine du tonnerre ! Ce n'est pas galvaudé c'est le moins que l'on puisse dire! Merci de m'aider à lever le voile ! En effet il y a chez moi au delà des enfants à gérer , la peur de l'échec ( encore un peu ) et surtout une bonne dose de " c'est le soir je voudrais enfin me détendre , on doit se détendre " sur le mode de la pensée automatique donc refus de ressentir des sensations d'inconfort , donc eme . Waouh ! Je ne m'en rendais pas vraiment compte ! Quand a mettre sa concience dans son corps ça ,j'en suis persuadée , c'est ce qu'il faut faire , mais il me faut encore de l'entrainement je pense . À ce propos Izabelle stp serais-tu d'accord pour nous dire comment tu as utiliser la pleine conscience depuis le début du programme , comment tu as évoluer , comment elle s'insère dans ton quotidien , si elle est devenue indispensable , automatique ... Merci d'avance ! Billie
Soleluna.
Ancien abonné

beh euh moi je comprends pas bien... me mettre dans mon corps. Je comprends avec la tête, mais je vois pas ce que ça pourrait donner... j'arrive pas à projeter et à voir le truc. :)

Lavienrose.
Abonné
C'est pour moi l'eme -zen!
Pattie.
Ancien abonné

Me mettre dans mon corps, j'ai commencé à comprendre avec la manière dont Patience parlait de ses inconforts dans le fil dédié aux inconforts : elle parlait des effets physiques, entre autres. Moi, je n'en voyais pas chez moi. Et puis finalement, si. Pour y arriver, il faut que je parte à la recherche de ces effets physiques, un peu comme un body scan rapide, mais pas seulement pour observer ce qui se passe, genre on prend une chaise et on regarde. Plutôt du genre actif, je vais à la recherche de ce qui se passe physiquement en moi. De là, j'arrive parfois, à partir de ce que j'ai trouvé, de ce que je ressens physiquement, à comprendre que je ressens telle ou telle émotion. La crispation des orteils, par exemple, à moins de la chercher, ce n'est pas un truc qui me perturbe plus que ça, en principe, donc je ne la calculais pas.

Depuis quelques semaines, j'ai du mal, je me suis un peu reblindée face à du stress un peu trop gros pour moi. Quand j'explore mon corps, parfois, c'est comme une porte fermée, ou comme s'il y avait un espace entre lui et moi, un truc sans pont-levis. Parfois, j'arrive à me promener dans mon corps. C'est comme si j'étais dans une pièce obscure, et que j'avançais à tâtons. Avant cette période de stress, j'ai eu une période où j'avais l'impression de pouvoir envoyer des antennes partout dans mon corps, et d'en ramener des informations, c'était génial (Super Tentacule Woman !). Là, nettement moins ! Mais bon, je suis débutante !

Billie.
Abonné

En ce qui me concerne si ca peut t'éclairer le "me mettre dans mon corps " d'Izabelle je l'interprète  comme de la pleine conscience appliquée aux corps . 

Donc  pour moi ce serait faire une  pause respiration ( là tout de suite dans l'ici et maintenant , assise , debout, couchée , immobile ou pas ... comme ça vient ) puis scan  rapide des ressentis physiques et émotionnels  " ah tiens mais en fait j'ai la boule au ventre, quelle émotion se cache là ? accueillir,  prendre en compte son corps  au lieu de l'oublier , le respecter. 

 

 

 

izabelle
Animatrice forum

Soleluna, tu ne peux pas "voir" le truc de se mettre dans son corps, mais simplement l'expérimenter

c'est en qq sorte le bodyscan, sentir son corps de l'intérieur

mais surtout, sortir de ce réflexe de forcément  se détendre, de ne vouloir ressentir que de l'agréable dans son corps

pour ma part, c'est vraiment en ressentant pleinement toutes mes sensations de corps, et surtout SANS CHERCHER à me détendre que j'ai les meilleurs résultats sur les EME

avec mon hypersensibilité, j'ai le corps qui se contracte au quart de tour, parfois même c'est comme un 6ème sens, mon corps est tendu, en alerte....  je sais à l'avance qu'il va se passer un truc ou que qqchse ne va pas pour qq'un

donc bien sûr depuis ma plus tendre enfance, j'ai appris à toujours me détendre, me détendre....   bon à un moment, à part les anxiolytiques c'est le chocolat le plus efficace....

 

et maintenant c'est l'inverse j'apprends à accepter les sensations de mon corps quelles qu'elles soient

en fait simplement porter mon attention dessus

et surtout ressentir mon corps de l'intérieur

je trouve que le bodyscan est super pour ça, mais l'enregistrement du site je ne l'aime pas, trop long, avec cette insistance sur l'orteil gauche (ou droit, je ne me souviens plus)

j'ai longtemps eu du mal avec le body scan, justement parce que mon corps était le lieu de tellement de tensions, de sensations déagréables, que les ressentir n'était pas vraiment qqchse que je recherchais....

 

en fait si je résume j'ai appris à "fuir" mes sensations corporelles depuis mon enfance, seulement les désagréables (les agréables, j'aime bien!)

 

et la révolution c'est vraiment de ne plus fuir....

je ressens ce que je ressens.... c'est tout, c'est comme ça

 

c'est vraiment le plus important, cette absence de controle, de modification, par rapport aux EME

pour moi c'est ce qui fait la différence

et qui me permet maintenant de faire des journées de dingue et pourtant le soir.... que pouet pas d'EME

avant c'était juste impossible

c'était seulement les journées de grand calme que je n'avais pas d'EME

genre je vois personne pendant 5 mois je n'ai pas d'activité pro, pas de vie sociale....

autant dire un truc qui n'arrive pas souvent dans une vie....

 

 

Billie, pour répondre à ta question, au début j'ai fait simplement de la RPC

j'ai très vite abandonné le bodyscan pour raison de "fuite"  alors qu'en tout état de cause, j'avais perdu pas mal de poids la semaine où je l'ai fait, mais je n'étais pas encore prête sans doute

la RPC tous les jours, et par moments plusieurs fois par jour

je crois que oui, elle est devenue automatique depuis un bon bout de temps....  et elle l'est encore plus depuis quelques mois

 

elle m'a vraiment aidé à ne plus avoir peur de ressentir, ne plus avoir honte de ressentir, accepter de ressentir, agréable comme désagréable, car mon corps réagit, il est comme ça, hyper réactif, mais moi je n'ai rien à faire que d'être conscient de lui et de ses besoins

 

pardon pour le pavé

pendant 8 mois......

ok je sens que je vous perds, là.....

mon parcours est quand même long..... mais je ne regrette rien

 

au bout de 8 mois, je n'ai plus eu besoin de RPC dans la mesure où je n'avais plus peur de mes émotions, que c'était donc facile pour moi de savoir ce que je ressentais  (ce qui nétait pas le cas avant)

depuis cette pratique là, quand j'ai une EME, et même si elle tombe comme un cheveu sur la soupe, si je m'arrête une minute et que je me pose la question "qu'est-ce que je ressens de difficile et que je cherche à fuir?"  eh bien je "sais" dans la seconde

ce n'était pas le cas avant

avant, je ne "savais" pas.... j'étais fortiche en lutte et en enfouissement

j'étais aussi fortiche pour m'intéresser aux détresses des autres, à m'oublier dans le service, à ne pas ressentir la moindre parcelle de mon corps

 

donc au bout de 8 mois, j'ai plus bifurqué sur ce que dans le site on appelle  "la toile de pleine conscience", ainsi que des exercices de genre  "pause"  où je prête attention à ce que j'entends, la position de mon corps, les odeurs, et parfois ma respir, mais juste genre qq secondes.....

 

et maintenant c'est vraiment au niveau de mes sensations du corps : un sempiternel retour à ce que je ressens dans mon corps......

oui il faut le faire beaucoup, il faut le faire dès que possible

dès que je commence à partir en ruminations, dès que je commence à partir dans des inquiétudes, dès que je commence à me lamenter sur la stagnation de mon poids, dès que des pensées d'échec, de tristesse, de non-reconnaissance ou autre se pointent.... je les "étiquette" (oui j'imagine vraiment que je leur pose une étiquette)  et je reporte mon attention sur les sensations de mon corps

c'est la répétition de nombreuses nombreuses fois de ce geste, reporter son attention sur le corps dans le moment présent, qui fait que ça devient de plus en plus automatique

dans la RPC c'est sur la respi en fait, mais moi la respi, bon..... ça me parle moins que ce que je ressens dans mon corps, car je ressens des tonnes de choses dans mon corps,  je le considère comme un instrument sensible qui est presque toujours en train de "réagir" à mon environnement

j'ai donc appris à ne plus avoir peur de toutes ces sensations

 

donc ma pratique est maintenant tout à fait informelle, je ne fais aucune séance de RPC, mais je pense qu'il ne se passe pas une heure sans que j'ai conscience de mon corps, de ma respiration, de mes ressentis

Billie.
Abonné

Merci Izabelle pour ta réponse très claire et parlante comme toujours !

 

Une question me trotte  dans la tête , est ce que ne pas parvenir encore à repsecter sa satiété c'est forcément une eme  si ce n'est pas sur le mode j'engloutis ....  ? 

izabelle
Animatrice forum

non ce n'est pas forcément une EME

tout dépend si c'est impossible de s'arrêter ou non

si c'est impossible de s'arrêter c'est une EME, mais ce n'est pas non plus le "mal"

j'en ai encore tous les soirs, et parfois le midi (de moins en moins), j'appelle ça des EME de "frustration"  parce que oui, il faut s'arrêter, qu'il y a de la peur : d'avoir faim, de ne pas maigrir, de maigrir, de plein de choses.....

il peut y  avoir une montagne derrière ce petit carré de chocolat en plus.....

mais parfois ce n'est pas une EME, juste une habitude

dans ce cas, on peut s'arrêter sans problème

ensuite, pas besoin de "combattre" certaines habitudes comme besoin d'un dessert, d'une note sucrée

moi aussi j'aime bien, mais j'essaie de me garder un bout d'appétit pour ça,  voir de manger une bouchée de dessert

c'est ce que je fais maintenant sur les gateaux ou autre : une bouchée... en général je suis rassasiée

 

il faut aussi penser que la satiété ce n'est pas forcément une science exacte, sinon on se met une pression de dingue

c'est plutôt qqchse de global.....

et c'est des millions de fois plus facile à sentir et respecter quand on attaque le repas avec une bonne faim

ça fait des mois que j'y arrive parfaitement à midi et mal le soir

en fait je me suis aperçue que je n'avais pas assez faim le soir

maintenant que j'y veille.... eh bien ça devient facile aussi le soir  (du moment que je reste quand même suffisamment consciente de ce que je ressens)

fadinarde.
Abonné

Moi non plus je n'arrive pas bien à respecter ma faim le soir... Il y a ce besoin de manger quand enfin j'arrive chez moi... Y renoncer, à ce repas, me semble presque impossible. Ça rejoins l'idée du "deuil" qu'induirait la suppression d'un repas, sujet dont nous avions causé sur un autre fil.

Je suis aussi sujette aux eme durant les repas. C'est tellement plus difficile à gérer que des grignotages dans la journée!

Ces temps je renonce au petit déj, sans problème je dois dire. C'est une façon pour moi de "remettre à zéro" ma faim, après mes soirées qui dérapent assez souvent en eme... J'arrive donc au déjeuner avec une bonne grosse faim, pourtant le déjeuner n'est pas un bon repas, je mange froid dans un tupperware au boulot, donc jamais folichon, même si j'essaie toujours de me confectionner des trucs sympas et goûteux. Mais ça reste du froid dans une boîte en plastique!!

Et après je dérape un peu... Forcément la fatigue du boulot s'accumule, la lassitude, les stresses divers... Je prends souvent un goûter, je ne suis pas sûre d'avoir toujours faim quand je le mange... Les problèmes commence sûrement là! Mais encore une fois, il faut arriver à faire cette pause thé avec mes collègues sans forcément manger, alors qu'on a souvent du choc et des fruits, le dérapage est toujours difficile à contrôler alors que l'on se fait plaisir en papotant. 

J'essaie gentiment de me remettre à la rpc, à la piscine aussi, mais je n'ai pas encore trouvé la clé pour me libérer de ce besoin de combler le vide par la nourriture... 

Avec LC on est dans le vrai, je n'en ai jamais douté, mais mon dieu, c'est une "lutte" sans trêve quand on fait partie des gens émotifs... Et dieu sait que j'en suis une, d'émotive très très émotive, avec plein de petits problèmes qui s'empilent et qui me déstabilisent... et qui vont jusqu'à me créer des insomnies matinales... Enfin bref!

Peutêtre devrais-je retenter les exercices qui consistent à jeter la nourriture... et réintroduire les fins de repas en gardant "une petite place" !!!

izabelle
Animatrice forum

hello Fadinarde

je ne crois pas que ça soit une lutte sans trêve

tant que tu restes dans la logique de la "lutte",  tu restes dans la logique des EME

c'est un moyen de lutte, et quand on pense à lutter, on est déjà en train de préparer sa première EME

je crois qu'en effet, au moment du goûter, c'est là le point sensible

tu es submergée de ressentis pas agréables : fatigue, relation avec les collègues, ton travail qui te pèse, souvent....

manger à ce moment-là, c'est en qq sorte éviter de ressentir tout ça,  pour  "tenir",   ne pas claquer la porte du magasin

une sorte de protection, de sauvegarde....

c'est ici que tout se joue,  si tu arrives à ce moment là, à faire de la place, d'abord un tout petit peu, et de plus en plus, à ces ressentis, qui pour être désagréables ne sont pas dangereux....   tu dois t'autoriser à ressentir, et ne pas avoir peur de ressentir.... parfois on a peur de ressentir parce qu'on a l'impression que cela pourrait nous inciter à commettre des actes qui nous seraient préjudiciables (comme par ex  quitter son boulot)

mais on peut parfaitement ressentir pleinement la fatigue, l'énervement, la lassitude, et que cela ne soit pas si grave que ça

juste s'autoriser à le ressentir, parce que ce n'est pas dangereux de ressentir

 

ne cherche pas toutes sortes d'exercices ailleurs, c'est là que ça se joue....

accepter de ressentir ça, de ressentir des sensations corporelles peut-être de tension, etc.....

et te connecter à ton corps, ton estomac, qui n'a peut-être besoin  "de rien"  au goûter

 

prévois-toi de bons repas à ton goût, de qualité le soir,   et cela te motivera aussi de garder de l'appétit pour le soir

à partir du moment où tu manges un bon repas, avec un bon appétit, c'est des millions de fois plus facile de s'arrêter, surtout si dans l'après-m,  tu as accueilli tes ressentis sans les combattre ou les fuir

fadinarde.
Abonné
Merci Izabelle, pour tes réponses toujours pertinentes! Je savais déjà en l'écrivant que le mot "lutte" ferai réagir... En fait j'entendais surtout par là que LC c'est pas juste "manger du fromage 0% et arrêter le chocolat".... C'est un gros gros travail sur sa vie et son comportement global, et que c'est ce qui est difficile et très long! Prendre le temps de se regarder d'accepter ce que l'on est, avec nos forces et nos faiblesse, et cette sensibilité, cette émotivité très fortes qui caractérisent beaucoup d'entre nous.... Tiens je fais maintenant un parallèle saugrenu: nous réagissons en mangeant, là où d'autres hypersensibles compensent peut-être avec de l'alcool ou des drogues.... C'est un peu le même processus, sauf que trop manger (surtout quand on est malgré tout plutôt mince) n'est pas tellement considéré comme une maladie ou une addiction, la nourriture étant quand-même un indispensable à la vie!!! Pourtant il faut jongler avec tout ce qui nous ronge la tête :) Belle journée à toi!
izabelle
Animatrice forum

c'est sûr que ce n'est pas facile de se confronter à soi-même, mais si tu le ressens comme une lutte sans trêve, peut-être bien que c'est parce que quelqu'un, à un moment donné,  t'a demander de "lutter" contre ce que tu ressentais

ce qui est normal car dans une éducation normale, on nous serine déjà ça

simplement peut-être que nous on le prend un peu trop au pied de la lettre....

c'est vrai qu'accepter de ressentir quand pendant des années on s'est efforcé de lutter contre ce n'est pas évident....

mais heuresuement faisable avec de la patience

courage à toi

fadinarde.
Abonné
Merci! J'ai copié-collé ton message précédent, comme ça je le garde à portée de main pour essayer d'appliquer :) Bonne pâques à toi Izabelle!
Soleluna.
Ancien abonné

Ici aussi, j'arrive après la bataille. Juste pour dire que j'apprécie tout ces éclairages. Merci.
C'est très bizarre. Des jours comme aujourd'hui, où je suis assaillie par une inquiétude sourde, qui se fait de plus en plus présente et forte, finit par m'oppresser le coeur sans que je comprenne ce qui se passe, des jours comme celui-ci, j'arrête pas de penser à la méditation, je sais que ça me ferait du bien, me dis que je vais le faire, repousse d'heure en heure, l'anxiété et le malaise qui augmentent, je sais qu'il faut, et pourtant ça bloque, sans que je puisse comprendre pourquoi, pourquoi je butte, encore et toujours, même si parfois, de plus en plus, et parfois sur une longue période continue j'ai pu, mais pourquoi je bloque. Et puis le pourquoi on s'en fout (je veux éviter, je crois que c'est clair), c'est comment, comment faire autrement qu'il faudrait que je trouve. Ca me rend dingo. Et j'ai l'impression de régresser.

Pattie.
Ancien abonné

Pareil pour moi. Mais ce n'est pas forcément une régression. C'est un moment (enfin, j'espère !). Un moment où je préfère être en lutte, parce qu'il y a trop à accepter. La lutte, je connais mieux que l'acceptation. C'est dur, la solution est à l'opposé, mais la solution, elle demande un peu trop par rapport à ce que je sais faire.

Le truc qui me fait dire que ce n'est pas une régression, c'est que je perçois cette lutte. Je la sens dans mon corps, dans ma tête. Et je me dis que c'est déjà une connexion à moi-même. La RPC, pas encore, mais percevoir un peu, entrevoir, ça peut aller. C'est un peu une acceptation : j'accepte de ne pas faire la RPC quand il le faudrait, et surtout j'accepte (à demi) d'entrevoir qu'en ce moment, ce que je vis, c'est le noeud confus de la lutte. J'accepte ma trouille que la RPC me fasse ouvrir en grand la porte que j'entrouvre. Je me dis que tant que j'arrive à être un peu observatrice, même d'un oeil entre les doigts, c'est déjà infiniment plus qu'avant, où j'avançais (ou pas) les yeux fermés et toute contractée.

Je me dis que c'est un moment à passer. M'enfin, j'avais nettement préféré le moment où je sentais que je m'ouvrais !smiley

FRED73
Marraine
Tout pareil que vous les filles ! Je sais que ça me ferait du bien mais non je ne le fais pas. J'ai remarqué que soit je suis dans une période où je fais de la RPC tous les jours soit je n'en fait plus du tout. Y aurait il du perfectionnisme la dessous ? Je pense que oui bien sur...
izabelle
Animatrice forum

ah y'a pas de mystère....  quand on repousse l'heure, c'est bien que oui,  ça nous semble trop  "dangereux" de se poser dans ce truc-là, qui nous travaille

c'est sans doute un ressenti trop difficile pour le moment, donc le bloquage

ce qui m'aide à ouvrir la brèche c'est justement d'accepter que je ne sois pas forcément en mesure de me confronter à tous mes états intérieurs...

ok, c'est trop dur, je suis en lutte, bon.....  voilà quoi.....

dans ces cas là, je ne fais jamais une RPC formelle, mais j'essaie d'y penser, par petites touches

par exemple là j'ai une inquiétude de santé pour ma fille, et ça me prend tellement aux tripes que je sais que je ne vais pas pouvoir faire une RPC là dessus

j'ai mangé un dessert en plus et je "sais" que c'est l'inquiétude qui est douloureuse

ça permet de vivre le truc sans trop de dégats, mais ne pas se lancer dans une confrontation qui est encore trop dure pour moi

 

rien que de se donner le droit de ne pas se confronter "encore",  ça permet parfois de se dire  : "oh bah si finalement....'

pas de perfectionnisme dans la confrontation, je suis bien d'accord.....

il faut y aller peu à peu

Joréane.
Abonné

Suis-je normale ?

Je vois que vous avez des EME de toujours à quelques fois dans la journée.

Mais, moi, je n'en fais pas !

Donc, je me pose une question ?

Suis-je normale ? 

FRED73
Marraine
Joreane, EME veut dire manger sans faim. Si tu as des problémes de poids c'est que tu manges forcément sans faim à un moment ou à un autre.
Nilajah.
Abonné
Bonjour fadinarde je voulais humblement te faire part de ma dernière trouvaille , lorsque cela est possible j essaye de ne manger qu une seule ua ainsi je m autorise à aller au bout du rassasiement gustatif et psychologique plutôt que de stresser à l idée de devoir arrêter de manger . Cela me permet de faire une trêve vis vis à vis de cette peur de la frustration qui devient pour moi intenable et qui me déclenche trop d eme .
Nilajah.
Abonné
Bonjour fadinarde je voulais humblement te faire part de ma dernière trouvaille , lorsque cela est possible j essaye de ne manger qu une seule ua ainsi je m autorise à aller au bout du rassasiement gustatif et psychologique plutôt que de stresser à l idée de devoir arrêter de manger . Cela me permet de faire une trêve vis vis à vis de cette peur de la frustration qui devient pour moi intenable et qui me déclenche trop d eme .
Patience
Marraine
Soleluna, Pattie, Fred, izabelle, À ce que je lis, je constate que je ne suis pas la seule à lutter en ce moment ! Courage à vous... De mon côté aussi, je prends un peu comme ça vient, en acceptant de ne pas réussir à "pleine conscientiser" ! L'une d'entre vous l'a écrit : au moins être observatrice, même un petit peu... Au plaisir de vous lire
Soleluna.
Ancien abonné

Bah dis donc les filles, je croyais être la seule à être dans ce cas, à lutter... Vos messages et partages m'ont réconfortée. En me disant que c'est pas anormal ou un échec. Parce qu'évidemment, c'est comme ça que je le ressentais (je pourrais parler au présent aussi). Alors que je suis la première à dire que ce n'est pas le bon angle. Comme on dit en italien (je traduis) : entre dire et faire, il y a au milieu la mer. (mais c'est plus joli en italien!!)

Du coup, j'aime bien ton angle Pattie. Celui de l'observation, de la conscience de la lutte, qui fait qu'on est plus que lutte.
Et ton positionnement Izabelle, essayer d'ouvrir une brêche. Oui ne pas se lancer dans la confrontation directe si on s'en sent pas le courage, y aller par le côté. Parfois, suffit juste de faire un pas de côté pour voir les choses sous un autre angle.

Alors moi je me dis que c'est dans le processus d'intégration, qui ne peut être linéaire, et qu'il faudrait que j'arrête de m'en faire une montagne.

Toujours est-il qu'hier après avoir posté ces lignes je suis montée m'assoir et faire une vingtaine de minutes de  PC sur les émotions douloureuses. J'ai constaté quoi ? Ben que c'était pas si terrible que ça, de se confronter à ces ressentis et sensations. En tout cas que la lutte précédent la séance a été bien plus difficile et a causé des dégâts que la séance elle-même ! Et cerise sur le gateau, bonus, ça m'a fait du bien. Pas tant la PC en elle-même que de constater que c'est pas si terrible que ça, ça m'a libérée d'un poids. Pis j'ai enchainé avec un peu de relaxation, c'est pas la même chose, mais j'avais besoin de me chouchoutter.

Décidément, c'est toujours le mythe de la caverne. Pourtant je le sais.

Oui comme tu disais Patience, bon courage à nous !

ps : Joréane, je rejoins Fred. Manges-tu parfois (ou souvent ou) sans faim, sans pouvoir faire autrement que de manger, même si tu n'as pas faim et que tu te dis qu'il vaudrait mieux ne pas le faire? si oui, ca doit être des EME alors.

Joréane.
Abonné

Non, mes problèmes de poids sont dûs à la ménopause. Je fais comme la brioche, je gonfle puis je dégonfle.

Depuis 2 ans, je fais 6 fois par semaine 1 heure de sport très actif et je sais que le muscle pèse plus lourd que la graisse.

Mais je m'affine sur tout le corps, et, je suis contente du résultat. 

marinebreizh.
Abonné

Joréane moi aussi j'avais du mal à comprendre ce qu'était une EME et comme toi je pensais ne pas en avoir.

Car je pensais que ça prenait la forme de : rafler plein de choses dans les placards de cuisine et le frigo, s'asseoir sur le canapé et manger successivement biscuits apéro, fromage, gâteaux secs, saucisson, bonbons etc.

Mais ça ne prend pas toujours cette forme spectaculaire :  c'est aussi manger au repas beaucoup plus. parce qu'on est bien avec la famille, ou au contraire mal par exemple.

Et le poids à la ménopause n'apparait pas comme par magie mais bien parce qu'on mange trop par rapport aux besoins du corps. Il y a d'ailleurs plein de femmes qui ne prennent absolument pas de poids à cette période.

Je suis venue sur ce fil car j'ai un bel exemple d'EME qui m'est arrivée hier soir moi qui au début me défendais d'en avoir, ne savais pas les reconnaître.

Bonne journée de boulot. Équipe restreinte, les 2 caractères compliqués sont absents donc ambiance sereine... j'abats un bon tas de dossiers ardus en souffrance, j'ai même le temps de préparer ma petite semaine prochaine.

J'ai RDV chez le psychologue. Il fait le lien entre une difficulté à faire confiance en mes ressentis dans les relations avec les autres et mes relations affectives. En gros il met sur le même plan la relation avec mon mari a donné lieu à  des événements dramatiques et mon début de relation actuelle, un peu compliqué mais très prometteur en laquelle je crois.

J'accuse le coup a priori sans émotion particulière (pas de voix qui se brise quand je réponds, pas de larmes aux yeux, pas de gene....). La séance se termine quelques minutes plus tard. Il est 19h30.

Je rentre direct à la maison et comme tous les vendredi le camion pizza est sur la place à 500 m avant chez moi.

Depuis 2,5 ans que j'habite là je n'en ai jamais acheté. J'en mange que je fais, parfois des semi fraiches des magasins et encore plus rarement au restaurant.... et là incroyable je m'arrête et en commande une. Alors que j'ai de quoi manger, prêt dans le frigo, qu'elle est bien trop grande pour une personne, que ce sera du gâchis car sauf imprévu personne ne passe ce soir.

Au moment de commencer à manger j'en coupe un morceau me disant que le reste ira soit au compost, soit fera mon pic Nic de dimanche lors de ma journée stage avec la chorale.

Hé bien non. Je vais la manger presque entière. Je sentirais ma satiété être dépassée. Je sentirais une lourdeur après évidement. Je pense que ce genre de situation m'étais bien sur déjà arrivé mais je n'avais pas vraiment conscience de l'enchaînement des émotions et conséquences sur le comportement alimentaire.

Le plus fort c'est que je suis dans l'étape du fractionnement alimentaire. Ca fait 4 jours je parvenait bien à réduire mes portions et à compléter avec des collations....

Ce matin pas faim évidemment à mon heure habituelle ! Et du coup évidence pour moi de ne pas faire les gestes automatiques auparavant d'aller en cuisine et lancer le petit déj dès 7h !!!

 

Désolée pour la longueur...

Joréane.
Abonné

Merci MarineBreizh, pour l'explication !

De 09/2006 à 01/2008, j'ai perdu 17kg avec une réadaptation alimentaire très équilibrée, mais je m'apercevais déjà à l'époque que je finissais mes repas alors que je n'avais plus faim. Mais comme c'était demandé avec ma réadaptation, je finissais tjrs mes repas par un produit laitier et un fruit.

Mais depuis que je suis à LC, je ne mange que lorsque j'ai faim (la bonne faim que je reconnais depuis longtemps) mais je ne finis presque jamais mes repas, je ne prends que juste ce qui faut. Je connais aussi mon seuil de satiété grâce à la réadaptation que j'ai fait avant.

Comme je dis aussi toujours, manger à satiété, ne veut pas dire à volonté !!

C'est d'ailleurs peut-être pour cela que j'ai perdu 4kg depuis le jour du Printemps.

Pour te donner un exemple de ma journée d'hier :

7h30 : bu un grand bol de Ricoré (poudre + eau chaude + nuage de lait) et c'est tout !!

11h30 : je commence à avoir faim mais ce n'est pas la bonne (c'est simplement parce que je suis en train de préparer à manger et c'est peut-être celle-là qui pourrait me faire manger, mais je la connais, je bois un verre d'eau... et ça passe dans les 10 min qui suivent !).

12h20 : je vais chercher le p'tit que je garde à l'école et mon ventre commence à sentir le creux, la salive arrive dans la bouche... voilà la bonne faim qui arrive !

12h45 : tout le monde est à table, je donne à manger au bébé puis les 2 p'tits, puis mon mari arrive dans la foulée... et je m'occupe de tout ce p'tit et grand monde.

13h00 : j'entame mon repas pour être tranquillou et j'apprécie chaque bouchée, j'aime ce que je mange mais je n'arrive pas à finir mon assiette. Avant je l'aurai fini pour ne pas gâcher mais maintenant, je n'hésite pas à moins la remplir, à poser ma fourchette à chaque bouchée pour l'appréciée.

13h30 : Comme dessert, je prends un café expresso tout seul comme un grand.

16h30 : heure du goûter des enfants, je bois une Ricoré (poudre + eau chaude + nuage de lait) et c'est tout !!

Et, je vaque à mes occupations pour les départs des enfants, d'ici l'heure de sport qui arrive à 18h30.

Je rentre du sport à 21h, une p'tite faim me réclame un p'tit truc mais je bois une tisane, je prends ma douche et je vais me coucher.

Hier, je n'ai pris qu'un seul repas ! Sans EME de la journée, de la nuit (pourtant je me réveille) mais ne dit-on pas : Qui dort... dîne !!

Ce matin à 9h30, j'ai pris un p'tit-déjeuner et je sais que je n'aurai pas faim à midi... 

Je suis prête pour aller à la salle de sports faire du cardio et du renforcement musculaire et ainsi éviter le syndrome de la chauve-souris...wink

Je repasse tout à l'heure !

Merci pour vos regards !

Joréane.
Abonné

Merci MarineBreizh, pour l'explication !

De 09/2006 à 01/2008, j'ai perdu 17kg avec une réadaptation alimentaire très équilibrée, mais je m'apercevais déjà à l'époque que je finissais mes repas alors que je n'avais plus faim. Mais comme c'était demandé avec ma réadaptation, je finissais tjrs mes repas par un produit laitier et un fruit.

Mais depuis que je suis à LC, je ne mange que lorsque j'ai faim (la bonne faim que je reconnais depuis longtemps) mais je ne finis presque jamais mes repas, je ne prends que juste ce qui faut. Je connais aussi mon seuil de satiété grâce à la réadaptation que j'ai fait avant. 

Comme je dis aussi toujours, manger à satiété, ne veut pas dire à volonté !!

C'est d'ailleurs peut-être pour cela que j'ai perdu 4kg depuis le jour du Printemps.

Pour te donner un exemple de ma journée d'hier :

7h30 : bu un grand bol de Ricoré (poudre + eau chaude + nuage de lait) et c'est tout !!

11h30 : je commence à avoir faim mais ce n'est pas la bonne (c'est simplement parce que je suis en train de préparer à manger et c'est peut-être celle-là qui pourrait me faire manger, mais je la connais, je bois un verre d'eau... et ça passe dans les 10 min qui suivent !).

12h20 : je vais chercher le p'tit que je garde à l'école et mon ventre commence à sentir le creux, la salive arrive dans la bouche... voilà la bonne faim qui arrive !

12h45 : tout le monde est à table, je donne à manger au bébé puis les 2 p'tits, puis mon mari arrive dans la foulée... et je m'occupe de tout ce p'tit et grand monde.

13h00 : j'entame mon repas pour être tranquillou et j'apprécie chaque bouchée, j'aime ce que je mange mais je n'arrive pas à finir mon assiette. Avant je l'aurai fini pour ne pas gâcher mais maintenant, je n'hésite pas à moins la remplir, à poser ma fourchette à chaque bouchée pour l'appréciée. 

13h30 : Comme dessert, je prends un café expresso tout seul comme un grand.

16h30 : heure du goûter des enfants, je bois une Ricoré (poudre + eau chaude + nuage de lait) et c'est tout !!

Et, je vaque à mes occupations pour les départs des enfants, d'ici l'heure de sport qui arrive à 18h30.

Je rentre du sport à 21h, une p'tite faim me réclame un p'tit truc mais je bois une tisane, je prends ma douche et je vais me coucher.

Hier, je n'ai pris qu'un seul repas ! Sans EME de la journée, de la nuit (pourtant je me réveille) mais ne dit-on pas : Qui dort... dîne !!

Ce matin à 9h30, j'ai pris un p'tit-déjeuner et je sais que je n'aurai pas faim à midi... 

Je suis prête pour aller à la salle de sports faire du cardio et du renforcement musculaire et ainsi éviter le syndrome de la chauve-souris...wink

Je repasse tout à l'heure !

Merci pour vos regards !

Joréane.
Abonné

Désolée, ça a buggé mon pavé est passé 2 fois !

marinebreizh.
Abonné

Ok Joréane pas de souci. Tu suis le programme et respecte ta satiété et tu perds. C'est super. Je voulais juste souligner que si on atterri ici on a surement eu des EME et qu' on ne savait pas respecter notre faim et notre satiété.

Et comme tu liras quelque part sur le forum une fois que tu respectés ta satiété tu peux bien avoir une EME tu mangera les repas suivant que quand tu auras faim et non obligation et tu ne prendras pas de poids.

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