Etre en colère... Est ce un échec ? - 11062013

Deloo26.
Abonné
J'avoue que je suis complètement déroutée aujourd'hui. Alors que j'allais plutôt bien, une bonne prise en compte des conseils du programme, une vraie amorce de perte de poids... Depuis deux mois et demi que je suis là... Voilà qu'aujourd'hui, tout est parti en "live". Une bonne grosse colère contre ma fille, des contrariétés et des inquiétudes professionnelles, une allergie printanière difficile à supporter... J'ai hurlé, pleuré, sangloté, pété les plombs...la pleine conscience - que je faisais avec plaisir et que je trouvais utile - est totalement inefficace. Je suis en colère, ca ne passe pas, et je suis en colère d'etre en colère. Je ne sais pas ce qu'il faut faire. Laisser cuire la colère ? Depuis ce matin huit heures, elle devrait être cuite... Elle ne l'est pas. Je pensais avoir laissé derrière moi ces crises d'hystero-angoisse... Les voilà de retour.

Commentaires

mavo.
Marraine
Ben laisser cuire encore un peu... "Tout ce qui se présente, je peux le supporter". Trébucher, faire quelques pas en arrière, prendre des détours : nous en sommes tous là, aucune progression ne peut être parfaitement linéaire et ascendante. Bon courage Deloo26, parce que tout ce que j'écris, je sais bien que c'est plus facile à écrire qu'à vivre... Des pensées d'encouragement !
Noelle
Marraine

Bonjour deloo26

pour repondre a ta question, non, etre en colère n'est pas un échec! si tu etais en Asie, tu aurais perdu la face et tu te cacherais  derrière ton éventail, mais ici, non, c'est juste que tu es en colère, voilà

maintenant , que faire de cette colère, voila à mon avis  une question qu'elle est bonne , comme disent mes enfants, et comment eviter que cette colère te provoque une EME géante genre tsunami, oui, ça je comprends bien!!

je crois avoir vu quelquepart sur le forum "considerer sa colère comme une pensée qui est là, l'accepter comme telle" comme tu peux considerer des pensées automatiques, genre " je suis nulle, je n'y arriverai jamais, (c'etaient mes préférées) ne pas lutter ne pas éviter juste considerer que c'est là

alors, tu as gagné ta ceinture noire de maitrise de la colère et tu salues ton ancien adversaire...

bon, pour etre réaliste, le temps aide bien a laisser s'effilocher la colère, et parfois aussi en parler calmement le lendemain ou le surlendemain

et puis tu sais que tu peux  te faire confiance, tu vas de nouveau sentir ta faim et resentir la sasiété

 

Bon courage

izabelle
Animatrice forum

ouh là,  mais ça arrive.... c'est normal

ta colère, si elle dure, c'est qu'elle a une copine avec elle,  genre ...... la culpabilité  d'avoir pété les plombs

que celui qui n' a jamais pété les plombs jette la première armoire électrique.....  ;-)

 

tu as très bien repéré tes ressentis

- inquiétude professionnelle : et tout ce qui va avec : sentiment de compétence,  envie sociale, peur pour l'avenir

- contrariétés :  perte de contrôle en général,  et différents sentiments qui peuvent accompagner,  genre peur, ou sentiment d'être nulle,  perte de maitrise

-inconfort physique : l'allergie

- colère contre ta fille qui abrite peut-être aussi qq peurs ou inquiétude, sentiment de ne pas être à la hauteur ou que sais-je

 

 

voilà un bon paquet de sentiments désagréables, et pourtant parfaitement courants......

je t'incite à considérer que ceux-ci se représenteront souvent dans ta vie, alors commence à te réconcilier avec eux, du ger  "ok les amis, vous pouvez squatter, mais vous bougez pas les meubles, votre présence ici est simplement tolérée, mais moi je ne m'occupe pas de vous"

 

la première chose, c'est d'arrêter de culpabiliser d'avoir pété les plombs....   d'accepter d'avoir ces moments de "down",  que ces sentiments divers et variés ne sont pas faciles à vivre, alors tout d'un coup, ça a fait s'emballer la machine.....

 

 

et puis passer à autre chose, recommencer comme si de rien n'était à refaire exactement comme avant,  et commencer à apprivoiser tous ces ressentis, peut-être pas tous en même temps, mais quand ils se présentent

surtout savoir bien ce que tu ressens et qui est si dur, car ce n'est pareil pour personne

et en effet,  se rendre compte peu à peu  que   "quoi que ce soit, je peux le vivre"

mais avec le temps, hein,  pas au bout de deux mois et demi....

 

 

allez, courage à toi!

Totom.
Abonné

Bonjour Deloo

 

Si ça peut te rassurer, moi c'est (c'était pareil) : boulot médiocre, décevant ennuyeux, enfants insupportables, mari dans son monde, et pour couronner le tout allergies devenues intolérables (suis sous cortisone et ventoline, ça va enfin mieux OUF) ...

Et donc, j'ai pété un (petit) cable en début de semaine, remis tout le monde à sa place : chef, mari, enfants,en ont pris pour leur grade (c'était mérité) et l'allergie a disparue (bon ça merci la cortisone) ..et ben OUF me voilà repartie comme l'an 40 .. bon, faut pas trop me chatouiller encore, mais je suis nettement plus zen ...

Alors mon conseil serait de laisser exprimer la colère qui est en toi, pour l'évacuer un peu et voir ce que ça donne ....

 

Courage tiens nous au courant

Deloo26.
Abonné
Merci les filles... Ça fait tellement de bien de savoir qu'on n'est pas seule au monde avec ses peurs, ses angoisses et ses doutes ... merci pour ces mots, ils sonnent juste et résonnent en moi, la colère et la culpabilité sont deux soeurs que je connais bien, et j'ai reperé que le déclencheur était souvent ma peur d'être une mauvaise mère, une peur que les ados en pleine crise (comme la mienne) savent bien exploiter lorsqu'ils veulent faire payer leurs parents... Moi, en bonne mère divorcée, la phrase qui tue c'est : "papa lui, il sait s'y prendre avec moi..." horrible non ? Mais bref, ça m'a permis de lui répondre, dans le feu de ma colère hier soir "et ben c'est bien, demain tu fais ton sac et tu vas chez ton père jusqu'à nouvel ordre, je t'ai assez vue." Ce qui a déclenché ses excuses, ses regrets et un bon gros "je t'aime maman, je sais que j'ai merdé." Bon, allez, c'est reparti pour un tour ! vive l'adolescence ! Du point de vue EME, hier soir j'étais tellement mal que je 'ai pas mangé, mais il y a eu petit craquage ce midi avec des sandwichs parfaitement dégueus de station service (dégustation difficile, c'est tellement immonde mais pour le coup j'avais faim !) et ce soir avec un dépassement de ma faim (salade, pizza maison très, trop bonne et... Des jelly beans (bonbons anglais totalement régressifs) pour finir. Bof bof. J'espere que demain je trouverai la ressource pour m'y remettre sérieusement, j'en suis à l'étape critique de la degustation... Petite victoire quand même... : après les jelly beans, j'ai mis la main sur le paquet de nougats... Et je me suis dit non, tu ne retombes pas là dedans...et je l'ai reposé. C'est pas grand chose, mais quand même... Je ne suis pas dit "foutu pour foutu..." alors petite victoire quand même :-)
lorraine
Marraine

Et, je ne sais pas pour vous, mais j'ai traversé une période où mes émotions étaient vives, colère notamment, comme si du coup en ne les anesthésiant plus elles s'annonçaient en fanfare. Et c'est leur expression bien présente qui était déstabilisante. Mais au final intéressantes, car vivantes.

Peut être que toi aussi Deloo à force de rpc et d'accueil de tes ressentis sentiments et émotions apparaissent plus colorés.....

"Mais bref, ça m'a permis de lui répondre, dans le feu de ma colère hier soir "et ben c'est bien, demain tu fais ton sac et tu vas chez ton père jusqu'à nouvel ordre, je t'ai assez vue.""

J'adorrrrrrrre ! Vive l'affirmation de soi ! Bravo Deloo. Non mais, on va arrêter de se faire bouffer quand même...wink D'ailleurs, la réponse de ta fille, excellente aussismiley, ça a du te faire du bien

Bravo pour les nougats non mangés.

Sur ce, je vais me coucher.

Bonne nuit à tous.

Minoque.
Ancien abonné

Dello26,

Alors là : chapeau ! Bravo ! Excellente ta répartie, tu as déjoué le mauvais jeu de la culpabilisation et de la dévalorisation de toi, super pour vous deux d'ailleurs... Génial à lire !  Je salue aussi ta résistance à la tentation du nougat ;-), en fait c'est comme si tu avais boosté ton égo, on te sens libérée du poids de ta colère aussi, fière d'être toi non ?!  Et tu sais quoi c'est contagieux, ton récit m'a reboosté, merci à toi Miss Deloo26 !

Deloo26.
Abonné
Merci Monia pour ton adorable message... Mes aventures de maman j'en ai fait une page facebook et un blog, pour te dire, qu'il y a des choses à raconter ! La colere est passée (pour le moment) mais je dois constater des petits craquages ces derniers jours... J'espère que je saurai me remobiliser. Ma période critique à moi c'est maintenant... Apres 2 mois et demi et 6 kilos de moins, je sens que je m'autorise des écarts, petits, puis gros... Aujourd'hui, couscous tiramisu genre. Il ne faut pas que je retombe là dedans.... Grrrrrr. Belle contiuation à toi et à vous toutes, vous êtes extraordinaires.
Flowerbomb.
Abonné
Chère Deloo26 et toutes les autres, qui êtes si compréhensives, J'ai adore lire vos posts. Deloo, j'aimerais lire ton blog sur ta vie avec ton ado. On pourrait en écrire des pages, pas vrai ! J'en ai aussi un à la maison. Il a 20 ans mais c'est encore bien un ado. Et c'est pas facile tous les jours. Ta colère me reporte à mon sentiment à moi qui est la mélancolie. J'avais envie d'ouvrir un nouveau billet pour en parler mais je pense que ce sentiment a sa place ici percé que les réponses que tu as reçues me parlent aussi pour ce que je ressens. Je suis une mélancolique. On pourrait penser dépressive mais ce n'est pas la même chose. J'ai des crises de mélancolie puissantes. Hier par exemple, j'ai eu tout loisir de la laisser s'exprimer. J'étais seule. Mon mari au travail, mon fils sorti et moi... malgré la magnifique journée ensoleillée atteinte d'une immense mélancolie. J'ai décide de la laisser s'exprimer puisque j'étais seule et avec la possibilité de le faire. Elle a commencé le matin, avec une humeur morose malgré la magnifique Journée d'été. En m'habillant je me suis trouvée grosse dans le miroir. Oui grosse, c'est le mot que je hais tant et pourtant il est sorti de mon esprit en regardant mon image dans le miroir. Dans lapres à midi tout s'est écroulé. Je me suis enfermée dans ma chambre, couchée sur mon lit et la mélancolie ma complètement envahie. On aurait dit une pauvre femme que la vie n'avait pas épargnée alors que ce n'est pas le cas. J'ai une vie agréable, un mari aimant... Mais voilà, je suis une mélancolique et je ne peux que l'assumer et vivre avec. J'ai eu des EME c'est à dire que j'ai franchement trop mangé lors de mes repas (je n'ai jamais eu de crises de grignotage, mes EME sont toujours en fin de repas). Je me suis reprise ensuite mais ce matin encore je me sens écorchée par cette crise. Et surtout je reporte tout sur mon corps. J'ai honte et j'ai horreur de ce sentiment. Là aussi, je ne suis pas un cas désespéré. J'aurai tout au plus 10 Kg à à perdre mais sur n'y arrive pas, je n'y arriverai jamais et cela me désespère.. Voilà, ce matin j'avais envie de parler. Ça fait du bien de pouvoir le faire ici..
Flowerbomb.
Abonné
Chère Deloo26 et toutes les autres, qui êtes si compréhensives, J'ai adore lire vos posts. Deloo, j'aimerais lire ton blog sur ta vie avec ton ado. On pourrait en écrire des pages, pas vrai ! J'en ai aussi un à la maison. Il a 20 ans mais c'est encore bien un ado. Et c'est pas facile tous les jours. Ta colère me reporte à mon sentiment à moi qui est la mélancolie. J'avais envie d'ouvrir un nouveau billet pour en parler mais je pense que ce sentiment a sa place ici parce que les réponses que tu as reçues me parlent aussi pour ce que je ressens. Je suis une mélancolique. On pourrait penser dépressive mais ce n'est pas la même chose. J'ai des crises de mélancolie puissantes. Hier par exemple, j'ai eu tout loisir de la laisser s'exprimer. J'étais seule. Mon mari au travail, mon fils sorti et moi... malgré la magnifique journée ensoleillée atteinte d'une immense mélancolie. J'ai décide de la laisser s'exprimer puisque j'étais seule et avec la possibilité de le faire. Elle a commencé le matin, avec une humeur morose malgré la magnifique Journée d'été. En m'habillant je me suis trouvée grosse dans le miroir. Oui grosse, c'est le mot que je hais tant et pourtant il est sorti de mon esprit en regardant mon image dans le miroir. Dans lapres à midi tout s'est écroulé. Je me suis enfermée dans ma chambre, couchée sur mon lit et la mélancolie ma complètement envahie. On aurait dit une pauvre femme que la vie n'avait pas épargnée alors que ce n'est pas le cas. J'ai une vie agréable, Mais voilà, je suis une mélancolique et je ne peux que tenter de vivre avec. J'ai eu des EME c'est à dire que j'ai franchement trop mangé lors de mes repas (je n'ai jamais eu de crises de grignotage, mes EME sont toujours en fin de repas). Je me suis reprise ensuite mais ce matin encore je me sens écorchée par cette crise. Et surtout je reporte tout sur mon corps. J'ai honte et j'ai horreur de ce sentiment. Là aussi, je ne suis pas un cas désespéré. J'aurai tout au plus 10 Kg à à perdre mais sur n'y arrive pas, je n'y arriverai jamais et cela me désespère.. Voilà, ce matin j'avais envie de parler. Ça fait du bien de pouvoir le faire ici.. Alors, être mélancolique est-ce un échec ?
Violette28.
Abonné

En tout cas, Flowerbomb, si tu ouvres un post sur la mélancolie, je suis partante pour y participer!

Il y a quelques années, je me décrivais comme "cyclothymique", surement un peu abusivement d'ailleurs. Mais depuis LC, à force de chercher à comprendre mes comportements, je me suis demandée si je n'étais pas un peu dépressive, avec ce besoin de me "couper" du monde en faisant la sieste, et pas toujours par fatigue... J'ai trouvé que "dépressive" était un peu fort, alors j'ai pensé à la mélancolie, oui, souvent, toujours, dans un état de mélancolie.....

Je ne crois pas que ce soit un échec. Voilà, c'est toi, c'est moi, on est comme ça, mélancoliques. Le savoir permettra de se regarder avec bienveillance, et à sortir plus vite de ses épisodes en les acceptant sans culpabiliser. J'ai réussi à faire ça un jour: débuter une matinée dans un état mélancolique qui aurait pu durer toute la journée. Alors je me suis parlée à moi même en disant "ok, tu es comme ça, depuis longtemps tu es toujours à moitié déprimée, cet état fait aussi partie de toi, tu peux t'aimer quand même malgré ça". Bizarrement, ma mélancolie s'est envolée, cette fois là en tout cas.

Je voulais également relire des choses sur la pleine conscience, car j'ai lu plusieurs fois que ça a aidait beaucoup à sortir les gens de leur état déprimé. j'ai "méditer en pleine conscience" de C.André, je vais tenter de m'y plonger.

Pour la colère, comme j'essaie d'expliquer les émotions à ma fille de trois ans "oui, tu es en colère parce que je ne te laisse pas faire ceci ou cela", je l'applique un peu pour moi aussi et parfois je crie, un cri libérateur "rrrrrraaahhhhh" (imaginez le grognement d'un gros ours de dessin animé), et je lui explique que je suis en colère et que ça va passer. "T'es encore en colère, maman?" "oui, encore un peu", et finalement, le fait de le dire à haute voix, de le reconnaitre en soi fait disparaitre la colère "en douceur".

Je n'ai pas relu toutes vos réponses, j'espère que je ne suis pas trop hors sujet!!

Ma devise du moment, c'est d'emporter partout avec moi cette petite phrase dans ma tête "je m'aime", surtout quand apparaissent les côtés les plus sombres de ma personnalité: le côté obscur de la force!!! ;-) (et surtout ce matin, quand j'ai vu que j'en étais à +1kg!! RRRRRRRAAAAAAAAHHHHHHHH)

Bon courage à toutes

lynadu15.
Abonné

coucou.

aujourd hui dimanche ,journée ensoleillé j'ai le .

moral dans les chaussettes .

je me sent tellement fatiguée aussi moi aussi mari dans sa bulle et mes trois enfants me sollicite toutes la journée .

je suis devant l'ecran mais je reve a 15h58 d'aller me coucher ,j'ai sommeil mais comme je m'ecoute pas ben je mange je mange je mange ensuite je culpabilise et mes dit aller manger pour manger ben continu et bien sur devaloraisation de soi et ensuite je me dit que je n'y arriverai jamais parce que de toutes façons je foire tout , alors que j ai passer une semaine tellement pleines d'espoir . je peu faire mes exercice de respi que le soir et je suis tellement claquer ,que je m'endort en pleins milieu . ouf je suis fatiguée et deprimer .

izabelle
Animatrice forum

Flowerbomb, plutôt que "je suis une mélancolique" je t'incite plutôt à dire  "je suis traversée parfois de sentiments mélancoliques"

 

ces moments de tristesse sont normaux, régulièrement, et j'imagine que ça dépend des caractères, aussi

 

cependant, si c'est assorti d'EME, on peut penser que plutôt que de la tristesse pure,  il y a peut-être une lutte intérieure contre certains ressentis,  sur soi ou sur la vie, sur soi souvent......

apparemment Flowerbomb dans ce que tu décris, il y a déjà un sentiment d'incompétence et d'échec qui te travaille beaucoup

personne ne pourra te dire si c'est un échec, rien n'est un échec mais ce que j'ai envie de te dire c'est d'accueillir ce sentiment d'échec, et de le dédramatiser pour le laisser vivre, le laisser être sans le combattre, parce qu'il passera si tu ne t'y attache pas

 

quand on lutte beaucoup contre des pensées ou des ressentis,   on peut avoir l'impression d'être souvent triste

je crois bien que j'ai été comme ça la plus grande partie de mon enfance et jusqu'à il y a peu

ce qui est fascinant, c'est qu'en acceptant tous ces ressentis qu'on ne voulait pas voir,  ceux-ci deviennent aussi volatiles que des bulles de savon, et en vivant dans le présent, on trouve beaucoup plus de joie, une joie très simple, aussi simple que de respirer

izabelle
Animatrice forum

violette, moi aussi quand je suis triste, je le verbalise et surtout je m'autorise à l'être, c'est très important tu as raison

c'est important d'aimer, peu à peu, en effet,  les côtés sombre de ta personnalité

ils sont sombres parce qu'ils sont dans l'ombre, simplement, mais ils sont en fait simplement humains....   ça ne veut pas dire de laisser libre cours à ce que tu n'aimes pas , mais simplement les reconnaitre et accepter de ressentir ça, parce que c'est humain.....

concernant le besoin de solitude, moi j'ai fait mon coming-out intérieur, j'ai décrété que j'avais besoin de deux heures de solitudes minimum par jour  (et de silence!!)

ok j'ai la chance de pouvoir l'avoir la plupart du temps...   je ne trouve pas ça forcément glorieux, mais je me suis aperçue que c'est mon caractère, je suis comme ça, alors finalement je l'ai accepté et je ne me juge plus pour cela.....

peut-être un jour cela ne sera plus possible, mais pour l'instant oui, donc......   je prends les choses comme elles viennent

izabelle
Animatrice forum

coucou lynadu15

si tu es fatiguée, prends du temps pour te reposer aussi

tu peux voir un film avec tes enfants, ou écouter de la musique avec eux, ou encore faire de la chaise longue......

comme tu l'as très bien noté, il faut que tu apprennes à t'écouter

car la nourriture c'est sûr  ne te procureras pas le repos, elle t'aide momentanément à "supporter" l'inconfort de la fatigue

mais ensuite la fatigue de devoir digérer aussi la nourrriture en trop....   plus ce sentiment d'échec qui t'es si douloureux

laisse les pensées  "j'y arriverais jamais"  blablater gentiment, et sans les écouter, recommence doucement à faire tes exercices

il faut de la patience pour se transformer,  et aussi te prévoir des moments pour récupérer

bon courage à toi

pointvirgule.
Abonné

du coup j'ai deniché ce fil sur la colère et la mélancolie qui apporte bcp de réponses et de bienveillance! merci à toutes

je réalise a quel point c'est compliqué et douloureux de s'écouter sans refouler les ressenti désagréables et comme l'explique izabelle, c'est parfois qd on refoule des ressentis que l'on éprouve un sentiment de tristesse ...mais sans que ce soit forcément de la tristesse ... à relire plus haut car j'explique mal!

ce qui rejoint le mode lutte aussi du coup, si j'ai bien compris!

et  "se rendre compte peu à peu  que   "quoi que ce soit, je peux le vivre"mais avec le temps, hein,  pas au bout de deux mois et demi...."

j'en conclus que la route e st longue et que je vais définitivement devoir etre patiente

Noisette.
Abonné

Oui, très intéressant ce fil sur la colère.

En communication non-violente, on dit que toute émotion est avant tout une impulsion de vie et en particulier la colère qui est une belle énergie, puissante, vitale, qui est là pour protéger quelque chose qui s'est senti menacé (ou pour protéger quelqu'un aussi, parfois).

Ce que j'ai remarqué des émotions désagréables (pour éviter de les juger "négatives") c'est qu'elles n'aiment pas être observées. Si on s'assoit de temps en temps pour les regarder sans porter de jugement dessus, avec curiosité, c'est bizarre, elles s'enfuient ou elles se délitent. Parce qu'elles n'ont pas de consistance en fait : ce ne sont que des pensées.

Pour commencer, on repère les déclencheurs. En différé, au départ, parce que sur le moment on pète juste les plombs et on ne réfléchit plus. La fois suivant, ou quelques fois plus tard, on sent que ça s'enclenche au moment où ça arrive... mais on ne peut pas empêcher quand même la voiture de dévaler la route, on a juste senti que ça allait arriver : la conscience commence à être là. La fois d'après, ou plusieurs fois après, au moment où ça va s'enclencher, on regarde ça avec curiosité en se disant "tiens, c'est marrant, on dirait que je suis en colère, qui a encore appuyé sur le bouton ?"... et ainsi de suite... ça prend des semaines, des mois ou des années, selon d'où on est parti et le tempérament qu'on a, amis on finit par y arriver... dans le plupart des cas :) En tous cas, apprendre peu à peu, observer les changements, les reculs, les avancées... c'est une chouette expérience.

Et, avec les gens qu'on aime, on peut toujours revenir quand on s'est calmée, expliquer, se prendre dans les bras, et passer à autre chose, non ?

izabelle
Animatrice forum

oui la colère, pour moi cela n'a pas été très compliqué à accepter

la seule chose avec laquelle j'avais du mal c'était la montée d'adrénaline....  ensuite dès que je me suis autorisée à ressentir de la colère, c'est qqchse que j'ai vécu assez facilement

il faut dire que je n'ai pas trop l'occasion non plus de me mettre en colère au quotidien

 

sinon il y a aussi un livre qui a l'air assez approndi dessus,  dont j'ai lu un extrait et qui semble intéressant, et je vois dans la table des matières, qu'il y a un passage sur la pleine conscience de la colère

ça peut être intéressant pour ceux qui ont du mal à la vivre, peut-être

 

voici le lien de l'extrait sur le site de l'éditeur.....

//www.sogides.com/medias/2/2/feuilleteur/9782761938686/9782761938686.html

 

pointvirgule.
Abonné

merci de votre "retour" !!

vais aller voir le lien du bouquin.... sinon je distingue clairement en moi 2 colères différentes (!?)

la colère explosive, je ménerve, je pète les plombs , ca peut m'arriver et après je me sens super mal et coupable en général...

la colère rentrée : sorte de sentiment de malaise diffus, mélé de tristesse, sentiment d'étre en colère à l'intérieur....

bonne journée sereine a toutes!

Noisette.
Abonné

C'est la même colère avec une énergie différente. Celle que tu gardes en toi te fait du mal en tout cas. Celle que tu laisses s'exprimer peut faire du mal aux autres si tu ne contrôles pas. A la base, exprimer sa colère n'est pas un mal, au contraire. C'est la forme que ça peut prendre qui pose souvent problème. Si tu apprends à mieux connaitre tes émotions, à reconnaître ce qui les déclenche, tu pourras peu à peu dire aux autres que tu es en colère et pourquoi, sans les agresser.

Voilà un autre bouquin utile, avec des exercices pratiques :

//www.editions-jouvence.com/fr/ouvrages/fiche.cfm?ouvrage=K2037&theme=Psychologie%20pratique

Il y a aussi des stages, en CNV notamment, pour apprendre à accueillir et gérer sa colère. La pleine conscience c'est déjà un début.

Noelle
Marraine

je trouve très interessante cette discussion sur la colère, j'ai experimenté recemment une montée de colère assez inexplicable , que j'ai fini par verbaliser et par laisser passer , enfin, je veux dire, s'ecouler  avec le temps, apres avoir expliqué mes raisons a la personne dont le comportement, assez anodin, en fait, avait declenché cette colère ça n'a rien reglé sur le coup, mais ça a comme permis a cette colère de s'ecouler

entretemps, j'avais lu le bouquin de Tich Nhat "la colère", ça non plus, ça ne m'a pas aidé immédiatement, sauf que , pour une fois, j'ai proposé qu'on parle  au lieu de garder ça pour moi

et aussi, j'ai accepté que la "reine de la zénitude" (et oui, moi..) soit faillible et se mette en colère...dur dur, mais là aussi c'est un soulagement d'accepter ça!

 

quant a la colère rentrée, je crois que c'est la rpc qui m'a permis de me reconnecter a ce sentiment et de le laisser vivre a l'air libre

izabelle
Animatrice forum

je suis en colère à présent, donc je le vis de l'intérieur

je crois que cela ne me pose pas de problème particulier, en fait, je suis capable de supporter d'être en colère

en revanche mon entourage n'aime pas ça

mes parents n'aimaient pas ça, aujourd'hui c'est mon chéri, je le vois bien, qui a du mal à "supporter" de me voir en colère.......   j'ai l'impression que ça lui fait peur  (pourtant je n'ai pas pris le rouleau à patisserie, je jure...wink)

et c'est surtout ça qui me pèse, en fait.....

 

mais plus question de me laisser bouffer par ça  (ou plutôt de bouffer pour être toute calme)

je me dis qu'il s'en remettra.....

Noisette.
Abonné

Moi, j'ai été élevée avec l'idée que la colère était mauvaise, qu'il ne fallait pas l'exprimer. Mon père avait des crises de colère violentes (mais il ne faisait de mal à personne physiquement, je le précise) et ma mère en était très traumatisée. Jusqu'à il y a quelques années, je gardais ma colère pour moi. Et j'étais une cocotte minute, en fait. Il y a même eu une époque où je rêvais de casser des assiettes, j'en imaginais une grande jouissance.

Et puis, j'ai appris que chacun est responsable de ses ressentis et de ses actes. Je peux être en colère, si je ne fais de mal à personne volontairement, alors c'est à l'autre de gérer le fait qu'il ne le supporte pas. La colère est souvent saine. Elle manifeste qu'un besoin a été négligé. Il faut savoir reconnaitre aussi que, souvent, ce n'est pas la faute de l'autre : c'est juste qu'il a appuyé sans le savoir sur un point sensible que nous avons à régler, avec nous mêmes, ou avec la personne qui en est à l'origine. Mais la personne qui est devant nous subit souvent sans avoir rien fait elle-même qu'appuyer sur le déclencheur (je ne parle pas des manipulateurs, des gens qui veulent consciemment exercer du pouvoir sur les autres, là).

Cela n'empêche pas d'en parler, d'expliquer. Mais on n'a pas à s'excuser d'être en colère, ni à culpabiliser. Tant qu'on se prend en main pour comprendre et traiter.

Et puis, parfois, heureusement qu'il y a des gens en colère, sinon rien ne changerait jamais.

Quand on se met à méditer régulièrement, on s'aperçoit qu'en fait on est tout le temps en colère, avec toute la gamme, de l'agacement à la rage. On observe ça toute la journée. Et puis, peu à peu, ça disparait pour l'essentiel, parce qu'on est dans l'accueil, l'absence de jugement et que la colère ne nous sert plus à rien.

pointvirgule.
Abonné

bonsoir Noisette et merci bcp pour toutes ces réponses, explications , solutions.... je me reconnais ds tt ce que tu écris ( mes parents aussi étaient comme ça!) j'ai ensuite svt rencontré ds ma vie des hommes colèriques voire violents... forcément...je crois que je n'ai pas envie de voir tte cette colère en moi car cela me fait peur et pourtant il va bien falloir que je m'y coltine!.... je garde tjrs la colère en moi (cela ne m'est arrivée qu'une seule fs ds tte ma vie de lacher cette colère, de "péter un cable" violemment sur des objets jamais sur des personnes (sf en reve!) et je me sens encore très mal de ne pas avoir su me controler un an après!! (culpabilité, honte)

donc ou je comprends bien que je vais devoir écouter observer accueillir cette colère avec la RPC ... le plus possible... mais c'est un gros travail a faire pr moi mais petit à petit je sens que je progresse;;;doucement

encore merci de vos retours, douce nuit...

Flowerbomb.
Abonné
Une fois, un jour de Noël, j'étais très en colère. Je ne pouvais pas l'exprimer, car dans ma famille (à l'époque avec mes parents) je n'avais pas le droit d'exprimer ma colère ni quoi que ce soit d'ailleurs. Ce jour de Noël donc, nous étions chez ma cousine, deux maisons plus loin que la mienne. J'allais exploser à force de me retenir alors j'ai eu une idée. J'ai trouvé un prétexte pour rentrer chez moi un moment et là, ma colère est sortie. J'ai regardé longuement mon sapin de Noël et d'un coup de pied je l'ai jeté par terre et je me suis acharnée dessus. J'ai tout cassé, jai hurlé et ensuite je me suis donnée un moment pour me reprendre et repartir finir cette journée de Noël en famille. Honnêtement, je ne me suis pas sentie mieux. La colère avait fait place à une grande mélancolie. Maintenant, quand je me sens en colère, je m'isole et je respire.
Noisette.
Abonné

J'ai vu qu'il y avait maintenant des expériences en école primaire pour apprendre aux enfants à gérer leurs émotions. Il y a par exemple l'utilisation d'un feu tricolore. Quand l'enfant se sent en colère et qu'il n'a pas envie d'être bienveillant avce les autres, il utilise le feu rouge. Du coup, on le laisse tranquille un moment, juqu'à ce qu'il change de lui même la couleur. L'idée est 1) qu'ils apprennent à reconnnaitre leurs émotions, 2) qu'ils apprennent à distinguer émotion et réaction, 3) qu'ils se respectent eux mêmes (et les autres) en ne se forçant pas à un comportement normé qu'ils ne ressentent pas, et qui les obligerait à refouler, à nier leur vrai ressenti (ce qu'on a pourtant tous appris à faire pour être "gentil")..

Je me dis que, si ça se généralisait, un jour il n'y aurait plus de guerres.

 

A propos d'être "gentil", il y a aussi le livre passionnant de Thomas d'Ansembourg (qui est par ailleurs une belle personne, passionnante à écouter aussi) : Cessez d'être gentil, soyez vrai.

Patience
Marraine

[quote=pointvirgule]

bonsoir Noisette et merci bcp pour toutes ces réponses, explications , solutions.... je me reconnais ds tt ce que tu écris ( mes parents aussi étaient comme ça!) j'ai ensuite svt rencontré ds ma vie des hommes colèriques voire violents... forcément...je crois que je n'ai pas envie de voir tte cette colère en moi car cela me fait peur et pourtant il va bien falloir que je m'y coltine!.... je garde tjrs la colère en moi (cela ne m'est arrivée qu'une seule fs ds tte ma vie de lacher cette colère, de "péter un cable" violemment sur des objets jamais sur des personnes (sf en reve!) et je me sens encore très mal de ne pas avoir su me controler un an après!! (culpabilité, honte)

donc ou je comprends bien que je vais devoir écouter observer accueillir cette colère avec la RPC ... le plus possible... mais c'est un gros travail a faire pr moi mais petit à petit je sens que je progresse;;;doucement

encore merci de vos retours, douce nuit...

[/quote]

 

Je suis comme toi, pointvirgule, je n'exprime vraiment ma colère qu'en rêve... Là je peux exploser ! Et d'ailleurs, ça me réveille et je sens ma gorge comme irritée d'avoir crié...

C'est vrai que ça fait peur, cette colère. C'est sans doute elle qui m'a d'ailleurs déstabilisé lors de mes premiers pas sur LC. Je me suis découverte en colère et il a fallu que je l'accepte...

Alors bon courage dans ton exploration de cette émotion incroyablement puissante !!

pointvirgule.
Abonné

bonsoir et merci de vos réactions et témoignages, on se sent moins seule!

Flowerbomb.
Abonné

J'avais envie de venir vous raconter un épisode de colère tout frais.

Cette nuit, je me suis réveillée vers minuit et j'ai constaté que mon fils n'était pas encore rentré. Une colère sourde s'est alors emparée de moi, et j'ai comencé à ruminer tout un tas de choses à son sujet.

j'ai alors repensé à ce post et j'ai essayé d'acceuillir cette colère, de la considérer objectivement, de l'accepter, car elle était légitime, et de centrer ma respiration sur mon ventre.

je ne m'attendais pas à ce qu'elle disparaisse avec cela mais j'espérait qu'ellle s'atténue un peu.....mais non........

Une heure après, dès que j'ai entendu la clé dans la serrure, toute ma colère s'est évanouie d'un coup.

C'est toujours comme ça d'ailleurs. Dès que je l'entends rentrer je me sens apaisée mais le problème c'est que le lendemain, je ne suis plus capable de lui "passer un savon" parce qu'il rentre aussi tard dans la semaine et que je ne trouve pas cela normal.

mais je sais que cette colère n'est pas passé qu'elle s'est juste enfoiue au fond de moi jusqu'à la prochaine rentrée trop tardive....

izabelle
Animatrice forum

la colère devait être mêlée à de l'inquiétude, non?  

pour que ça s'évanouisse une fois que tu sais qu'il est bien rentré?

Flowerbomb.
Abonné

[quote=izabelle]

la colère devait être mêlée à de l'inquiétude, non?  

pour que ça s'évanouisse une fois que tu sais qu'il est bien rentré?

[/quote]

oui, c'est tout-à-fait ça.......

pointvirgule.
Abonné

c'est tout à fait moi il y a qq années avec mon fils : meme déroulement , memes ressentis; memes réactions!! je suis donc incapable de te donner un conseil! la solution ça a été quand il a emménagé tt seul!

bon courage à toi , je te comprends , te soutiens, et je pense à toi.....

noellie.
Abonné

La colère, moi aussi, je connais. Et je sais à présent ce qui la déclenche, parce que depuis quelques mois, je me suis observée. Moi, ce qui me mets en colère par dessus tout, c'est d'avoir l'impression de ne pas compter, d'être quantité négligeable aux yeux de mes proches...

Quand ça arrive (et c'est arrivé au mois 3 fois cet été avec mes grands jeunes), ça monte, ça me submerge, j'ai envie de hurler de douleur, la violence est en moi. Je ne sais plus quoi en faire. La première fois, après avoir explosé un petit coup, je suis restée mutique (dans ma tête, je frappais mon fils de 17 ans, je l'insultais, c'était horrible à ressentir). La deuxième fois, j'ai pris mon vélo et je suis partie faire une dizaine de km pour me défouler, j'ai même dépassé le 30 km/h tellement cette violence en moi me donne une décharge d'énergie. Bon après, je suis épuisée...

Maintenant que j'ai identifié le déclencheur, je vais peut être arriver à mieux gérer ce déferlement émotionnel, mais à l'heure actuelle, ce n'est pas encore le cas. Mais je crois que d'une manière ou d'une autre, il faut que ma colère s'exprime, sinon elle fait trop de ravages à l'intérieur.

Voir que je ne suis pas la seule à éprouver de la colère me rassure. Merci à toutes pour vos témoignagnes!

Noisette.
Abonné

[quote=Flowerbomb]

"j'ai alors repensé à ce post et j'ai essayé d'acceuillir cette colère, de la considérer objectivement, de l'accepter, car elle était légitime, et de centrer ma respiration sur mon ventre.

je ne m'attendais pas à ce qu'elle disparaisse avec cela mais j'espérait qu'ellle s'atténue un peu.....mais non........"

 

En fait, le seul effort à faire c'est d'observer sans rien chercher, comme on fait en RPC, d'ailleurs c'est une pratique de la pleine conscience. Ce qui est difficile c'est de ne rien attendre et de ne pas juger. On observe sa colère un peu comme un animal un peu bizarre mais pas dangereux, dont on voudrait se faire un ami. Ca peut mettre très longtemps avant que les choses évoluent et puis, un jour, on s'aperçoit qu'on est capable de se voir faire, qu'on s'est dissociée de sa colère et on arrive à comprendre d'où elle vient, ce qui la met en route... souvent la même chose.

Ce que j'ai remarqué c'est que je vais d'autant plus mal que je me dis que je devrais aller autrement, que la colère me fait du mal, que je devrais savoir pourtant etc... J'ai été en colère (un peu) cette après-midi, au boulot. Je suis partie à fond, j'ai râlé contre des collègues, l'inefficacité, la perte de temps, avec ça est venu que j'avais vraiment envie d'être ailleurs, que ce boulot me gonfle etc.. et ça aurait pu durer un moment, je me serais sentie de plus en plus mal, et j'aurais fini par acheter du chocolat :) ... Et puis quelque chose s'est mis à rire à l'intérieur qui me disait  "eh ben tu fais quoi ? c'est quoi la vraie raison de ça ? ça rime à quoi cette agitation ?"  et, surtout, "à quoi ça te sert vraiment ?". Il y a toujours un bénéfice secondaire quand on retombe sans arrêt dans le même scénario. Alors la colère a disparu d'un seul coup. Les bouddhistes disent qu'elle n'aime pas qu'on la regarde dans les yeux.

noellie.
Abonné

"La colère n'aime pas qu'on la regarde dans les yeux."

Elle est géniale cette phrase, Noisette. D'ailleurs je la note dans mon petit carnet secret. Merci pour le partage de cette expérience. Etant moi même sujette de temps en temps (heureusement pas trop souventà à des colères aussi violentes que soudaines, je vais essayer de penser à cette petite phrase la prochaine fois que ça monte/

Merci à toi!

Noisette.
Abonné

Merci, Noellie :) C'est un lama tibétain bourré d'humour que j'ai entendu dire ça. Lui, il parlait de ses crises de panique quand il était enfant. Il disait qu'elles avaient disparu quand il avait commencé à dialoguer avec elles.

Yongey Mingyour Rinpoché, Le Bonheur de la méditation (ça se lit comme un roman, et on rit souvent... comme lui :)

Je te souhaite de belles futures colères joyeuses :)

noellie.
Abonné

La référence du livre est à présent notée à côté de ta phrase dans mon petit carnet. C'est important aussi de se communiquer ce qui peut nous aider et nous faire du bien. Et pour l'instant, mes colères ne sont vraiment pas joyeuses. Je n'aurais pas pensé à rapprocher ces deux mots l'un de l'autre. Tu as osé le faire...

Bonne journée, Noisette!

pointvirgule.
Abonné

merci Noisette!! envie de lire ce livre!!

une petite phrase qui , parfois, parvieint à me calmer juste a temps :

"Les effets de la colère sont beaucoup plus graves que les causes."

bonne soirée à toutes, bon we

noellie.
Abonné

Ah comme j'aime vos petites phrases pleines de sagesse! Merci pour la dernière en date pointvirgule!

Zab33.
Abonné
Bonjour, J'ai lu tout le fil de discussion ;-) La colère est un gros morceau pour moi.... Petite j'en avais pas le droit d'être en colère (mon père "toi tu n'as pas le droit d'être en colère" je m'en souviens comme si c'était hier) mais lui l'était, fort et violent, y compris physiquement. Néanmoins ce qui me faisait le plus peur avec le recul, ce n'était pas tant ses colères (parce qu'au fond on arrive toujours à se blinder contre ça) mais le fait qu'il était totalement imprévisible. Je ne savais jamais quand ou ce qui allait déclencher sa crise. Ma mère n'a jamais eu conscience de ma peur. Maintenant je me suis rendu compte que je pouvais être en colère mais bien sur j'ai du mal à gérer ça. Quand la pulsion de la colère vient,j ai l'impression d'être comme lui... Et pourtant parfois une bonne crise de colère ça fait du bien Le problème c'est qu'en ce moment j'ai l'impression d'être en colère tout le temps, une colère qui bout en moi et que j'essaie désespérément d'étouffer, de nier, d'oublier. Et plus je prends de "calmants" pire c'est. Je voudrais bien à accepter cette colère mais je ne connais ni sa cause ni son objet... Et pour tout vous dire elle me fait un peu peur, elle est si grande. J'ai parfois eu l'impression d'avoir un océan de lave au fond de moi... Et pourtant il m'est arrivé d'être calme, bien centrée et à ce moment-là, j'ai une patience et une compréhension infinie, avec mon entourage, avec mes élèves, c'est un vrai plaisir... Mais je n'ai pas encore trouvé le bouton ;-) comme si en ce moment ma colère était chronique. Et je me rends compte à quel point je prends sur moi, à quel point mon corps "trinque", toutes ces douleurs c'est pas pour rien et je pense même que mes angoisses sont dues à ça aussi. Une psychologue que j'avais vue il y a longtemps m'avait dit qu'il y avait les émotions autorises et les autres, autrement dit des émotions qu'on croit ressentir mais qui sont des leurres, qui masquent la vraie. Bref meli-melo pour moi là-dedans en ce moment. J'avais fait de la sophrologie il y a un an c'était presque magique, je réagissais très très bien mais cette année je n'ai plus le temps matériel d'aller consulter et je bloque phychologiquement pour le faire chez moi, comme la pleine conscience, alors que j'ai tous les outils qu'il faut... J'ai l'impression d'avoir ce qu'il faut pour aller mieux mais qqch en moi de très fort qui bloque et qui freine des 4 fers... :-(
marinebreizh.
Abonné

Le blocage c'est signe de résistance, ell ene durera pas ... c'est une étape. yes Finalement c'est un bon signe.

Tu vas y arriver mais je crois qu'il est nécessaire de buter sur cette réistance, de comprendre ce qui se passe

et ça repartira ; jusqu'au prochain blocage.

Les avancées ne sont pas (suaf exceptions) linéaires mais se font souvent par à coups dans ce domaine.

Courgae Zabb.

noellie.
Abonné

Zab, je compatis à tes difficultés.

Moi, aussi, la colère, je sais ce que c'est, et ça peut enfler au dedans, tellement énorme et ingérable, que je prends peur quand ça m'arrive. Moi aussi, j'ai beaucoup de mal avec la RPC, je n'arrive pas à l'intégrer dans ma vie courante. D'ailleurs tous les outils "zen" (le petit sigle du ying et du yang, vous savez de quoi je parle!) me posent problème. Jusqu'à présent, je les ai ignorés, ou essayé sans succès, mais je sais bien qu'à un moment ou un autre, il va falloir que je m'appuie sur eux...

Zab, quand je sens la colère monter au dessus du niveau de l'acceptable, la seule chose qui me fait du bien, c'est de bouger frénétiquement: aller faire du vélo en appuyant sur les pédales comme une malade (un jour comme ça, j'ai traversé le village voisin à 30 km/h, tellement la colère me submergeait)... Mais après, quand elle retombe, je suis épuisée, comme si elle avait tout brûlé sur son passage, et qu'il ne me restait plus d'énergie... vidée...

Mais bien sûr pour bouger, il faut en avoir le temps. C'est la seule chose que j'ai trouvée qui ait une efficacité notable, pour que ça ne retombe pas sur mon entourage. L'avantage que j'ai, c'est que j'ai trouvé ce qui est à la racine de ma colère, le déclencheur: l'impression de n'etre rien, d'être baffouée, de ne pas compter, d'être utilisée...

J'ai le déclencheur, mais pas encore vraiment de solution idéale pour la gérer. Mais rien que d'avoir mis le doigt sur le pourquoi, il me semble que les "crises" se sont espacées, par rapport à avant. C'est déjà ça.

Bonne suite à vous toutes, et bon courage à toutes celles qui ont du mal avec ça...

Mariemarie0000.
Abonné

Voici mon expérience de la colère :

Chez moi la colère cache son jeu. Au premier abord, elle semble être dirigée contre autrui, puis quand je me repasse le film, il s'avère quasiment systématiquement que c'est contre moi.
C'est une colère rentrée, due à une frustration de ne pas avoir osé répondre ceci ou cela à mon interlocuteur (très souvent mon mari). Très liée à mon manque d'affirmation, donc. Celle-là, je pourrais la qualifier d'échec.

Les vraies colères franches contre autrui, j'en ai très rarement. Et je les vis comme quelquechose de sain (et donc pas un échec), car elles répondent à une vraie injustice et non à une frustration.

noellie.
Abonné

Moi, c'est toujours contre autrui, mais de façon tellement violente, quand ça touche au sentiment d'être prise pour une quantité négligeable, que je ne pense pas que ce soit très sain. Ca correspond effectivement à une injustice, Marie, et c'est souvent provoqué par un de mes enfants qui ne pense qu'à lui, à ses intérêts, à son petit monde, et m'utilise, puis change d'avis... Mais j'aimerais que ce soit moins violent, car après, quand je relis l'évènement, je vois bien que ça a été disproportionné par rapport à l'injustice qui l'a déclenchée. Donc, ce n'est pas si sain que ça, et c'est une frustration pour moi, celle de ne pas être reconnue par mes enfants qui ont grandi et qui sont très personnels, voire égoîstes dans leur façon d'entrer en relation avec moi.

Ceci dit, depuis quelques semaines, je trouve que de ce côté là, ça va mieux, j'assume mieux cette évolution de leur comportement et la colère me submerge beaucoup moins.

capuccino
Marraine

Moi aussi ma colère m'a fait peur, elle était là d'abord tapie au plus profond de moi, puis prête à sortir, à détruire, à tuer. J'aurais pû tuer de mes mains, j'en suis sûre si elle avait explosé. Elle était essentiellement dirigée vers mes proches ou des individus qui s'étaient joués de moi ou quand j'avais été niée, utilisée puis rabaissée,quand on utilisait le mensonge à mon encontre. La peur de voir cette colère destructrice s'emparer de moi, la peur de ne pouvoir la contrôler avec cette issue possible de me faire du mal pour ne pas détruire autrui.

RPC, RPC, RPC...à froid, à chaud, à tous moments. Aujourd'hui, lorsque la colère pointe son nez, le pourquoi m'importe peu, je veux juste la repérer et l'accepter, surtout ne pas la repousser sinon elle enfle, elle enfle... Alors je me dis tiens, là je suis en colère et je me parle, accepte cette colère, fais-lui une place, respire avec...Et je me pose et je respire avec et là elle s'en va, comme elle est venue et je suis capable aujourd'hui d'exprimer mon désaccord ou d'exprimer cette colère sans sauter à la gorge de la personne en face de moi. C'est vrai aussi qu'elle vient de moins en moins me visiter... Ceux qui me savaient colèrique et qui savait appuyer sur le bon bouton pour me faire sortir de mes gonds, qui me manipulaient, en sont pour leurs frais...Plus ils appuient sur le bouton et plus je respire et plus je suis calme. Il n'y aura pas d'effet spécial et amusée je vois leur colère monter...

noellie.
Abonné

Merci pour ce témoignage, Capuccino. J'ai beaucoup de mal avec la RPC, mais si la solution peut être là, je veux bien essayer. Tu en parles bien, et tu dis que tu arrives à faire retomber ta colère? Même quand elle est énorme, violente, destructrice?

Il faut vraiment que je m'approprie cet outil comme tu as l'air de l'avoir fait. Ca me servirait bien. Merci encore!

lo_3108.
Ancien abonné

Bonsoir,

 

ce post me parle beaucoup.

moi aussi, j'ai ce semtiment de colère toujours prêt à exploser.

on dirait qu'elle attend que ça!

 

comme toi, noellie, je sais quel est le principal déclencheur à toutes ces colères : mon ex et père de mon fils.

il sait très bien jouer avec moi et moi je me sens impuissante, blessée, baffouée, nulle. donc de très grosses colères;

comme toi, marie, cette colère est dirigée contre moi car je me sens nulle, incapable de répondre à ses attaques ou au contraire de rester indifférente à tout ça.

 

cappuccino, je vais suivre ton avis sur la RPC. j'espère qu'elle aura le même effet sur moi que sur toi! :)

 

bon courage

Elodie

izabelle
Animatrice forum

coucou Elodie

en fait, ta colère c'est surtout une lutte contre ce ressenti-là  qui te plombe

[quote=lo_3108]

 je me sens impuissante, blessée, baffouée, nulle [/quote]

c'est la lutte contre ce ressenti d'impuissance et de nullité qui est cette colère.....

bien sûr mélangé à un peu de saine colère classique.....

 

je pense que ça serait intéressant que tu puisses vraiment, dans ces moments-là,  être dans la conscience de ce sentiment de nullité, mais en le dédramatisant, car c'est surtout une pensée, ce n'est pas la vérité

de plus, tu le sais au fond de toi, mais ça n'empêche que cette pensée te mine, parce qu'on prend souvent les pensées pour argent comptant

tu pourrais, dans ces moments-là,  reconnaitre cette "histoire" qui vient s'inviter en toi, l'histoire de "la nulle bafouée et impuissante", et dédramatiser ce ressenti avec des techniques de défusion (voir ici pour plus d'explications),  genre en chantant sur un air connu la "complainte de la nulle bafouée et impuissante", soit en imaginant une bande annonce du film bientôt sur vos écrans (intérieurs)  "le retour de la nulle bafouée et impuissante"

cette prise de distance, par la défusion,  pourrait te permettre de vivre plus facilement ces moments, et de ne pas surajouter la "lutte"  à la colère légitime si tu dois défendre certaines choses

la colère nous donne l'adrénaline nécessaire pour établir les limites, pour remettre les choses à plat, il faut que tu t'en serves, c'est une force

mais pour y arriver, tu dois prendre de la distance avec l'histoire de la nulle,  certes elle viendra encore s'inviter, mais cela ne t'empêchera plus d'agir parce que tu l'auras dédramatisé, tu lui auras accordé moins d'importance

Zab33.
Abonné

En fait manifestement même si les ressentis sont souvent communs, j'ai l'impression qu'il faut parvenir, à force d'échanges et d'essais, à trouver sa propre recette, ce qui fonctionne avec soi. Et du coup on en revient à nos besoins propres. La RPC n'étant si j'ai bien compris qu'un moyen de se connecter à soi et d'accepter ce quon vit.

Excusez-moi c'est confus, je suis en pleine ébullition des neurones en ce moment (peut-être pour ça que je suis si fatiguée !)...

Soleluna.
Ancien abonné

Salut les filles,

moi aussi ce post me parle beaucoup. Et merci Zab et à toutes les autres d'avoir livré votre ressenti, ce n'est pas facile et c'est courageux.
Tout ce que vous écrivez fait écho en moi, je reconnais ces paroles comme justes et vraies pour moi, en général et en ce moment en particulier. J'ai souvent dit être née en colère, et je me vois piquer des fards gamine, tout le monde était aux abris. Ce n'était pas des caprices, mais un immense sentiment d'injustice. Je ne vais pas ici relater le pourquoi du comment, ce serait fastidieux et pas très intéressant. Après j'ai appris à "gérer" ma colère, c'est à dire à l'étouffer ou à la garder pour moi, car j'avais peur de son pouvoir destructeur. Je parle bien et sais exactement où ça fait mal chez les gens, et en colère je ne maitrise plus ma parole et mes réactions. Bien entendu, parfois ça transpire, et ça m'échappe, mais globalement, c'est relativement sous "contrôle".

Sauf que là, à la faveur d'un événément difficile, mon bel édifice tout bancal il s'écroule et se disloque, forcément puisque c'était bancal depuis le début. Et je suis en colère, mais en colère... Je visualise des scènes où j'explose la tête des gens, 15 fois par jour, avec force profusion d'hémoglobine et tout le tralala. Sauf que je ne le fais pas exprès, cette visualisation, elle est spontanée, elle se fait malgré moi et le pire, c'est que ça me fait plaisir, mais à un point ! Je me régale, c'est comme si je le vivais ! Je ne veux pas me juger pour cela, je fais comme je peux et ma foi tant que je passe pas à l'acte hein :)

Je ne sais comment faire pour gérer ça, je n'ai pas trouvé ma solution (je te rejoins Zab, chacune doit trouver sa solution, ne serait-ce que parce qu'on est différent de nature, mais aussi que les sources et les contextes sont différents aussi), je cherche. Les pistes que j'explore c'est l'écrit, beaucoup. J'ai repris un boulot psy. Je suis en arrêt aussi (et ça, c'est une première). Je travaille avec une sophro. Bref je tente une tambouille.

En revanche, je crois fermement (mais gentiment pour reprendre les mots de notre docteur A ;) qu'il ne faut pas tenter d'étouffer quoi que ce soit. Tenter de faire en sorte de ne pas se blesser ou blesser l'autre, physiquement (eh oui) ou mentalement, oui, et que ça reste dans un périmètre où l'on demeure sain et sauf oui. Mais étouffer non, surtout pas. A la lumière de mon expérience actuelle, je constate quoi, que j'ai trop étouffé les choses, et qu'elles ressortent là avec la force de l'accumulation et décuplées. Bonjour les dégâts. Bon ben puisque c'est là, regardons enfin les choses, voyons ce qui est là, explorons la boîte de Pandore puisqu'elle est ouverte.

Peut-être d'ailleurs qu'il ne faudra pas tenter de trop intellectualiser, comprendre oui, mais jusqu'à un certain point parce que toutes manières c'est un puit sans fond et qu'à trop retourner les choses dans ma tête, je les nourries. Trouver, pour moi, le bon dosage entre intellectualisation (=comprendre ce qui se passe et pourquoi) et faire avec, même si on sait pas pourquoi, me concentrer sur le comment.

Une dernière chose : en ce qui me concerne, dans cette colère il y a le fait d'avoir étouffé trop de choses justement, de les avoir minimisées et ce faisant la colère de ne pas m'être porté l'attention nécessaire et légitime. C'est une expression, avec force fracas, d'un manque d'écoute préalable. En gros, dans le brouhaha, faut parfois gueuler et hausser le ton pour être entendu. C'est ce que font mon corps et mon mental. La moindre des choses c'est que je me mette enfin à les écouter un peu :)

Enfin, et ça n'a peut-être rien à voir, Zab tu dis avoir mal partout dans le corps et être fatiguée et pas trop savoir ? J'ai bien compris entre les lignes? (j'ai été absente du forum ces temps derniers). Dis-moi, es-tu allée en forêt dernièrement et t'es-tu fait piquer par une tique par hasard?


 

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