"Fausse" faim

piri.
Abonné

Bonjour!

Je vous remercie de me lire. Dans ce post il y a deux questions, que j'ai regroupé afin de ne pas encombrer le forum!

Tout d'abord, j'ai remarqué qu'après avoir mangé certains aliments (générallement sucrés), j'ai très rapidement faim. Une amie m'a dit que c'était une fausse faim, liée à un rebond dans la glycémie. En gros, elle dit que quand on mange, la glycémie s'élève, et qu'après elle descend, et que cet effet est d'autant plus fort qu'on a mangé très sucré. Et que la faim qui en découle n'est pas tant liée à un vrai manque de calories, qu'a ce phénomène de rebond. Elle dit même qu'il vaux mieux pas écouter cette faim là, qui va pousser vers plus de sucré, et donc reproduire le même phénomène en boucle.
Qu'en pensez vous? A la fois j'ai l'impression qu'il y a du bon sens là dedans, et à la fois je trouve ça contradictoire avec LC. Du coup je sais pas quoi faire.

 

Et sur un autre sujet, je voudrais savoir si vous aussi, quand vous avez commencé à "découvrir" vos sensations de faim, vous aviez l'impression d'avoir faim tout le temps :D Je sais pas si c'est de la faim qui indique qu'il faut manger, ou juste mon estomac qui travaille et je n'arrive pas encore a trier les infos... Vos conseils sont les bienvenus!

Merci beaucoup!

Commentaires

Clara1975.
Abonné
J'espère que quelqu'un aura les réponses à ces questions car elles m'intéressent aussi. Merci!
chris212
Abonné

[quote=piri]  Et sur un autre sujet, je voudrais savoir si vous aussi, quand vous avez commencé à "découvrir" vos sensations de faim, vous aviez l'impression d'avoir faim tout le temps :D Je sais pas si c'est de la faim qui indique qu'il faut manger, ou juste mon estomac qui travaille et je n'arrive pas encore a trier les infos... Vos conseils sont les bienvenus!

Merci beaucoup! [/quote]

 

Bonsoir et bienvenue ,  

Je suppose que tu as dû commencer le programme par "la faim". Il s'agit d'une période d'observation du comportement alimentaire, d'un "état des lieux". wink

Dans la suite du programme, tu vas pouvoir approndir les sensations liées à la faim en long en large et en travers...
Tu vas apprendre à reconnaître la faim "qui indique que tu peux manger", que c'est le bon moment.
Tu vas apprendre à reconnaître, à retrouver les sensations de faim...

Pour l'heure, essaie de te connecter à ton corps, à l'écouter sans chercher à trier les informations...

Petit à petit les choses vont se mettre en place. Il faut laisser le temps au temps.
Remettre de l'ordre dans le comportement alimentaire demande beaucoup de patience, mais c'est la clé de la réussite.

Bonne soirée  smiley

"On ne voit pas bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

Macorouge.
Abonné
Bonjour Piri, je me reconnais dans tes propos, dans le fait d'avoir eu l'impression d'avoir toujours faim au début du programme. Avant je mangeais selon les préconisations d'un "régime équilibré" (plus les à côté et les compulsions) et j'étais complètement déconnectée de mes sensations. Quand j'ai commencé à me poser la question de ma faim la réponse positive revenait très souvent. Mais en avançant dans le programme je me suis aperçue que je ne faisais pas la différence entre faim et envie de manger. De plus, contrairement à ce que je pensais j'étais encore en restriction cognitive (le fait de savoir que j'avais du chocolat dans mon placard me poussait à avoir envie d'en manger par exemple). Tes sensations vont revenir mais il y a des étapes, des avancées, des approximations... Il faut suivre le programme tranquillement, tout ne va pas se résoudre du jour au lendemain. Concernant la glycémie je ne sais pas ce qu'il en est médicalement mais je n'ai pas constaté ce phénomène. Quand je mange du très sucré je ne trouve pas spécialement que la faim revienne vite, et le plus souvent après j'ai plutôt envie d'autre chose parce que mon envie de sucre est satisfaite. Selon moi, si tu as faim/envie de sucré (et si tu n'as pas de problème particulier style diabète)fais-toi plaisir en dégustant ton aliment et si c'est trop culpabilisant pour toi attends l'étape de dégustation des aliments tabous pour le faire. Bonne route...
izabelle
Animatrice forum Coach marraines

bonjour Piri,

on peut avoir en effet beaucoup de "fausses" faims tant que l'on a pas appris ou ré-appris à sentir cette sensation bien particulière qu'est la vraie faim, la reconnaître entre toute autre sensation

c'est une base indispensable en effet pour le programme et c'est dans l'étape de la faim que tu vas travailler, avec des exercices successifs, à réellement pouvoir discriminer cette vraie faim

 

peu importe le rebond de glycémie ou autre, il est essentiel de ne pas trop réfléchir ou contrôler avec sa tête  (il faut, je dois, etc.)  car ton corps te donne toutes les réponses sans avoir besoin d'avoir des théories là-dessus

il y a en effet toute sortes de sensation que l'on peut confondre avec la faim, surtout quand on est très éloigné de ses sensations, soit qu'on vive à 100 à l'heure en oubliant ses besoins,  soit que ressentir soit associé à une faiblesse, un danger ou une menace (par exemple les hypersensibles contrariéswink)

 

de mon côté je confondais le stress avec la faim, parce que le stress me provoquait un serrement de gorge que j'associais à la faim

 

c'est dans l'activité  "pleine conscience appliquée à la faim" (qui est dans l'étape de la faim)  que le déclic s'est provoqué chez moi, j'ai enfin ressenti cette sensation bien particulière de la bonne faim, que je ressentais rarement avant car je ne me laissais pas la chance d'aller jusque là et surtout j'avais peur de ressentir  "la vie" en moi

mais dans cette activité, grâce à la pleine conscience, j'ai vraiment pu sentir un tiraillement dans mon estomac qui remontait vers la gorge progressivement au fur et à mesure que la faim s'amplifiait

c'était une révélation,  car avant je n'avais quasiment que des "fausses" faims

 

bref, c'est vraiment cette étape qui va t'aider sur ce point là

il y a plusieurs exercices à la suite et c'est important pour que peu à peu, à force encore et encore de placer sa conscience dans les sensations,  le brouillard finisse par s'éclaircir

et qu'on n'a plus besoin de "réfléchir"  si une faim est fausse ou vraie,  on la "sent"

Guillemette973.
Abonné

Bonjour

Je viens de commencer le programme, moi aussi j'ai tout le temps le sentiment d'avoir faim, je ressens une sorte de creux dans l'estomac. Mon mari dit que je n'ai jamais autant mangé ! Ce qui est difficile pour moi c'est aussi de gérer mes envies de sucre. Car même si je peux penser que c'est une fausse faim, notamment en fin de repas au moment du dessert, pour le moment la gourmandise prend toujours le dessus !

J'ai malheureusement des soucis de santé qui font que je suis dans l'obligation de perdre du poids. Alors ça me fait un peu peur. Pour le moment j'ai peur d'en prendre en fait. J'ai du mal à gérer tout ça.

izabelle
Animatrice forum Coach marraines

c'est sur que cela n'est pas facile

est-ce que tu as souvent eu des régimes restrictifs?   parce qu'au sortir de, il y a un effet rebond, l'impression d'avoir faim en permanence

ce qui est important au début c'est surtout de manger des aliments dont on a bien l'habitude

si on ré-introduit trop de nouveaux aliments, le corps (en fait le cerveau) n'a pas encore eu le temps de "connaître" ces aliments, c'est à dire d'associer  à un aliment ce qu'il apporte au corps en terme d'énergie et de vitamines

ce sont des processus inconscients fort utiles, mais qui se construisent peu à peu dans le rapport à un aliment

au début le corps "tatonne", les signaux de rassasiement sont plus compliqués à trouver

 

c'est pourquoi c'est beaucoup plus simple au début de pratiquer la faim sur des aliments que l'on consomme depuis des années, notre corps les connaît par coeur

 

la gourmandise c'est très bien!  tu verras que dans la suite du programme elle te sera utile

quand ma fille veut une douceur supplémentaire après un repas, je lui ai demandé depuis toujours si c'est par faim ou par gourmandise

quand c'est par gourmandise, c'est une portion "gourmandise"  et elle la déguste

la gourmandise est une belle chose,  elle peut se satisfaire totalement avec des quantités minimes

 

par contre quand on s'est privé longtemps, le dessert devient d'un attrait incroyable.....  là souvent ce n'est pas tant la gourmandise que le résultat d'une somme de frustrations accumulées

 

 

accroche-toi Guillemette ce n'est pas facile au début de commencer à pratiquer l'écoute, on peut être perdue, ne plus savoir ci ou ça

on est obligé de tatonner, mais tu verras que peu à peu, au fur et à mesure des exercices,  tout va devenir plus simple, si tu prends vraiment ces exercices comme des expériences

ne te stresse pas à faire parfaitement, mais juste simplement au mieux

reste sur des aliments dont tu as l'habitude   et  ne réfléchis pas trop   wink

Guillemette973.
Abonné

Merci pour tes encouragements !

C'est sur qu'il y a beaucoup de frustrations derrière tout ça... J'ai tenté pas mal de régime c'est dernier temps mais je n'y arrive pas. Je ne suis pas motivée. C'est pour ça que cette méthode m'intéresse parce que j'ai fait compris que le problème n'était pas vraiment le poids mais plutôt la façon dont je mange et surtout la façon dont je perçois la nourriture.

Manger semble être une de mes activités préférées et pourtant je ne prends pas le temps de le faire bien ! Finalement je pense que je profiterais plus du programme si je n'avais pas 30 kg à perdre ! Mais dans l'ensemble je reste optimiste smiley

Praline78.
Abonné
Hello, C est interessant de lire ce fil. De mon côté je m autorise donc tous les aliments, je les savoure et donc en mange moins que lors de compulsions. Toutefois je me demande aujourd hui comment et si je vais m affiner! Etant en vacances familiales je n arrive pas toujours a m arreter quand le gout ne m interesse plus par enthousiasme collectif et par habitude. Pendant 4 jours je suis tres viligeante mais cette attention lache a un moment donné, comment l'écoute etait restrictive.
izabelle
Animatrice forum Coach marraines

eh bien comme pour tout, il faut du temps pour casser les habitudes et retrouver un fonctionnement

dans le programme, ce qui aide en ce sens ce sont les expériences que l'on fait sur la faim et la satiété

les exercices successifs pour remettre en cause les habitudes   et retrouver un comportement plus proche de nos besoins

G.Apfeldorfer
Votre coach

Bonjour Piri et tout le monde !

Je relis les différentes contributions sur ce fil de discussion, et je constate qu’on n’a pas vraiment répondu à votre question sur l’hypoglycémie.

La fringale hypoglycémique est une sensation de faim impérieuse, accompagnée de sensations désagréables, de fatigue, de difficultés à se concentrer, puis de pâleur, de sueurs, de tremblements, d’anxiété. Les jambes sont flageolantes et le malaise va parfois jusqu’à l’évanouissement. On considère que plus de la moitié des Américains sont sujets aux fringales hypoglycémiques, mais on ne dispose pas de chiffres en ce qui concerne la France.

La fringale est liée à une baisse du glucose dans les cellules, notamment celles du cerveau. Le glucose est, en temps normal, la seule source d’énergie utilisable par le cerveau, qui doit supporter tout au long de la journée des niveaux variables de glycémie. Celle-ci s’élève après les repas, diminue lorsqu’on est à jeun, souvent aux environs de 11 heures 30 ou 17 heures. Lorsque la glycémie subit une baisse trop importante, tout se passe comme si, manquant de glucose, le cerveau déclenchait alors une sonnette d’alarme par l’intermédiaire de la fringale : cette prise alimentaire rapide fournit le glucose manquant aux cellules du cerveau, faisant ainsi disparaître les sensations désagréables.

La restriction alimentaire, le fait de sauter un repas peuvent donc favoriser les fringales hypoglycémiques, mais chez certains individus, c’est paradoxalement la prise alimentaire qui, une heure environ après le repas, déclenche la fringale : le repas entraîne une trop grande sécrétion d’insuline, qui abaisse la glycémie, et conduit à la fringale.

Donc, la fringale hypoglycémique est assez courante, et que peut-on faire lorsqu’on y est sujet ? Tout d’abord en parler à son médecin, qui vérifiera qu’il s’agit bien d’une tendance à l’hypoglycémie dite « idiopathique » non due à une maladie du pancréas. Ensuite, si tel est bien le cas de figure, suivre quelques petits conseils : mieux vaut tout d’abord fragmenter ses prises alimentaires et faire plutôt 5 à 6 prises alimentaires par jour que 2 gros repas. On évitera de consommer des produits glucidiques seuls, les boissons avec du sucre sans manger en même temps, ainsi que les aliments mous et mixés, et on privilégiera les mélanges. Point n’est besoin de limiter les apports glucidiques, mais il faut consommer les produits sucrés en même temps que des aliments apportant des protéines, des fibres et/ou des graisses. Par exemple, une pâtisserie (sucres et graisses) vaut mieux qu’une compote de fruits !

On aura aussi dans la poche ou dans le sac un aliment très riche en sucre, ou tout simplement quelques morceaux de sucre, qu’on prendra si on fait une hypoglycémie. En effet, 2 morceaux de sucre suffisent à faire passer l’hypoglycémie en quelques minutes.

En fait, le programme LineCoaching va vous aider à aboutir à cette façon de manger. Manger de petits repas plus nombreux (repas simplifiés et collations) n’est guère difficile si on évite de consommer successivement plusieurs plats par repas. On mange un aliment ou plat, on s’arrête lorsque le plaisir à manger fléchit (ce qu’on appelle le rassasiement gustatif ou rassasiement sensoriel spécifique) et on attend quelques instants ; la faim disparaît alors et il ne reste plus qu’à attendre le retour de la faim pour remanger. La réapparition des appétits prévisionnels (la capacité à trouver la bonne quantité pour nous conduire sans faim jusqu’à l’heure de la prochaine prise alimentaire) permet de régulariser les horaires, dans un second temps.

Cette façon de manger, plus souvent et moins à chaque fois, est en fait plus confortable, plus agréable, et sans aucun doute meilleure pour la santé.

Mais ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : de temps à autre, lorsque l’occasion s’en présente, on ne se privera pas de faire un repas de fête où on mangera plus qu’à sa faim ! Faudrait pas pousser la mémé dans les orties et perdre de vue que le mieux est l’ennemi du bien !

Quant à votre question sur la faim, qui semble être toujours présente dès lors qu’on commence à la rechercher, je n’ai pas compris si cette question me concernait. Mais là, macorouge et izabelle vous ont déjà répondu.

Bonne route à vous, piri, praline, guillemette ! Il y a encore du chemin à faire, mais vous êtes sur la bonne voie !

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