LC pour se sortir des TCA ? - 22042014

Ash.
Abonné
Bonjour à tous, je me présente un peu.
Après une enfance et une adolescence en surpoids, j’ai passé les premières années de ma vie d’adulte en état d’obésité morbide telle qu’elle est définie par le corps médical (115kg pour 1,70m). Après ma grossesse, j’ai consulté une diététicienne et réussi à perdre beaucoup de poids en combinant un réequilibrage alimentaire et du sport. Je suis descendue à 58kg (j'adorais mes os saillants...) puis mon poids est resté stable, entre 62 et 64kg, pendant près de 2 ans, et maintenant il remonte doucement, je suis à 69kg (!!!). Malgré une pratique sportive intensive (j'y reviendrai), je refuse de croire que ce n'est que du muscle, même si mon corps est sculpté et peu gras.
Je passe mon temps à contrôler mon alimentation, je culpabilise dès que je mange un aliment qui me semble "interdit” (alors que ma diététicienne ne m’a jamais posé aucun interdit) et je pratique le sport à outrance de peur de regrossir. Je suis sujette à des crises d’hyperphagie où je mange tout ce qui me tombe sous la main pendant 1h, puis je ne mange plus rien de la journée et enchaîne les séances de sport pour annuler l’effet de ma crise. Je ne grossis pas, mais j’ai bien conscience que mon comportement alimentaire n’est pas sain. Ces crises se produisent la plupart du temps dans la journée et je me retrouve à errer dans le supermarché à la recherche d’aliments les plus gras et les plus sucrés possibles pour assouvir ma compulsion.
Parfois, après le dîner, alors que je me suis “bien comportée” toute la journée, j’ai encore envie de manger (mais pas forcément faim) et erre dans la maison à la recherche de ce que je pourrais bien manger. J’ai peur de manger plus à table parce que si je craque malgré tout après, j’aurai “mangé double”. Parfois, je réussis à me contrôler et à ne pas me gaver, mais je ne retiens que les craquages. Il est fréquent que je m’affame (en réduisant mes repas au strict minimum pour tenir), au point de n’en plus réussir à dormir.
Ce ne sont pas des angoisses qui déclenchent ces crises, elles débutent souvent par une simple petite faim ou une envie d’une petite douceur, puis je dévalise une boulangerie parce que quand je commence, je n’arrive plus à m’arrêter. Je me dis “foutu pour foutu, autant me gaver, j’éliminerai plus tard”, en perdant tout raisonnement sensé. Tout y passe, et il m’arrive même de me faire un mélange farine + eau que je fais chauffer et que je mange juste pour le plaisir d’avoir de la nourriture en bouche. Mes placards sont vides de tout ce qui pourrait me tenter mais peu importe, je peux même manger des boites de haricots froids dans ces cas-là. Ces crises surviennent très souvent lorsque j’ai terminé mon repas du soir, comme si mon corps faisait le compte de ce dont il avait besoin dans la journée et de ce que je lui ai donné, et qu’il me forçait à compenser les manques ressentis. Mais évidemment, ce n'est pas sur une pomme que mon "choix" (ce n'est pas vraiment un choix dans ces cas-là) va se faire dans ces circonstances.
Ce qui me fait peur, c’est de réaliser que lors de ces “craquages”, mon plus grand souhait serait d’arriver à me faire vomir, mais même ce simple contrôle physique m’est impossible la plupart du temps. J’en viens même à souhaiter perdre l’appétit et le plaisir de manger. Ce serait bien plus simple. Du coup je contrôle en augmentant mes séances de sport. En temps normal, je pratique 1h de sport par jour minimum (vélo elliptique, footing, cours de fitness très cardio), mais je peux monter facilement à 3 ou 4h quand je ressens le besoin d’éliminer un repas. Evidemment, mes articulations commencent à me faire ressentir mes abus de sport, et j'ai parfois des pensées du style "la meilleure solution pour prendre soin de mes chevilles/genoux, ce serait d'apprendre à me faire vomir !". Et évidemment, même si j'ai fait une orgie au petit déjeuner, le fait de faire 4h de sport dans la journée sans autre repas entraîne un nouveau craquage... c'est un cercle vicieux. J'en viens même à m'insulter toute seule (je deviens folle dans ces cas-là !)
Quand je parle d'orgie, c'est vraiment que je mange jusqu'à en avoir la nausée, pas "juste" un paquet de BN. Par exemple, la dernière "crise" a été violente : 1 baguette 1/2 beurrée, 2 gros cookies, un croissant aux amandes, une brioche, du nougat, des sablés et un pot de glace Ben&Jerry's. En gros, tout ce que je ne m'autoriserais JAMAIS à manger si j'avais le contrôle de mon corps. Et en ce moment, ça peut être 3 fois/semaine, alors que je n'ai pas de soucis particuliers.
J'ai testé la chrononutrition en début d'année puis ai rapidement abandonné, j'avais faim tout le temps malgré les quantités plus importantes.
Le fait est que je suis complètement obsédée par la nourriture : quand je ne mange pas, je pense à ce que je pourrais manger ; quand je mange, je fais attention en me disant que comme ça je pourrai manger plus (plus gras, plus sucré, plus calorique tout simplement) quand je craquerai (parce que je sais bien que je vais inévitablement craquer). Le reste du temps ? Je consulte des recettes que je ne ferai jamais "parce que c'est trop gras ou trop sucré et que le gras et le sucre c'est le mal". Je suis pourtant une personne intelligente et raisonnée, mais pas quand il s'agit de nourriture. 
Je me sens complètement idiote de tant me soucier de tout ça alors que mon poids reste relativement stable, mais je souffre de la situation. Puis je me dis que les saloperies que j'ingurgite lors de mes craquages (surtout la quantité) ne doivent pas faire de bien à mon corps. Evidemment, je fais tout en cachette de mon compagnon et de mon fils (je ne voudrais surtout pas qu'il me voie dans cet état, pour ne pas lui montrer le mauvais exemple mais aussi pour ne pas qu'il voie maman hors contrôle). Je culpabilise d’autant plus. Je leur prépare des repas équilibrés, je ne mange que des légumes et des viandes/poissons grillés ou vapeur à côté d’eux. Je partage très rarement leurs menus. J’essaie des réequilibrages à droite à gauche mais le vrai problème, je pense, est ce besoin de contrôle, mais également ce besoin d’analyser chaque échec.
Je ne sais plus comment retrouver la personne que j’étais avant de vouloir contrôler mon poids à tout prix. La jeune femme insouciante, heureuse de vivre, bonne vivante même, qui prenait plaisir à cuisiner et se mettre à table. Je me rends compte que j’étais bien plus heureuse obèse que je ne le suis maintenant et je me dis souvent que si je me laissais aller à reprendre du poids je retrouverais probablement celle que je cherche au fond de moi, mais rien que cette idée m’angoisse.
J'ai bien conscience que c'est un vrai trouble du comportement alimentaire, une anorexie/boulimie dont je ferais mieux de parler à un psy, mais je ne vois pas ce que je lui dirais : j'ai beau creuser, je ne mange pas pour camoufler quoi que ce soit, simplement parce que j'ai envie de manger ! Et je ne suis pas obsédée par mon corps, le culte de la minceur ou quoi que ce soit, c'est vraiment le chiffre sur la balance qui me fait peur, pas l'idée d'un corps plus gros. 
Je tente la méthode LC pour essayer de retrouver un rapport plus sain à la nourriture, j'ai envie d'y croire... même si je sais bien que ce que je préférerais retrouver, c'est le contrôle et la maîtrise de moi que j'ai eu pour perdre mes 60kg. 
 
Merci de m’avoir lue, j'ai été un peu longue... désolée pour le pavé.

Commentaires

Witchia.
Abonné

J'ai tout lu :)

Et wow, ça a l'air si violent... Tu passes de phases d'hypercontrôle à des phases d'hyperphagies très importantes. Je n'y connais rien mais moi quand je te lis j'ai l'impression qu'il y a quelque chose derrière de plus que la nourriture. Une question de contrôle, de peur de perdre le contrôle, une peur de quelque chose, peur de dire ou de ressentir quelque chose... J'évoque des pistes comme ça mais la seule personne qui peut y répondre c'est toi.

Je pense que tu es au bon endroit pour t'aider à améliorer ta relation à la nourriture :)

Bisous. Rose.

FRED73
Marraine
Bonjour Ash, Justement c'est le contrôle qui te fais souffrir ! Le contrôle amène irrémédiablement la perte de contrôle. De plus il est totalement impossible de tout contrôler et tu t'en rends bien compte. Alors pour sortir de ce cercle infernal il est important de lâcher prise, d'être bienveillante avec toi même, d'arrêter de vouloir tout faire parfaitement et surtout de faire confiance à ton corps. Pour sortir du contrôle une seule solution l'écoute de son corps qui lui seul sait de quoi il a besoin.
Fossette.
Abonné

Bonjour Ash,

Ce que je peux te suggérer, c'est de contacter ta coach par mail, elle te proposera sûrement un entretien téléphonique, ça te permettra de faire un premier point avec elle et de te sentir moins seule avec tout ça.

Il y a sûrement beaucoup d'émotions derrière tes compulsions, mais tellement bien étouffées que tu n'en as pas conscience et bien sûr, les effets de la restriction cognitive !

Je te souhaite bon parcours et de belles découvertes.

Fossette.

Ash.
Abonné

Oui je me rends bien compte que le problème de base est le besoin de contrôle, parce qu'au final c'est ça qui me gêne le plus, pas les kilos ou la bouée que je vais finir par chopper... la perte de contrôle dans le cadre de ces crises. Je ne suis vraiment plus moi-même. Je suis quelqu'un d'assez calme et posé mais quand ça arrive je deviens une harpie obsédée par la nourriture, capable de me lever à l'aube pour aller à la boulangerie ou de faire un aller-retour pour aller chercher de quoi payer à la maison (parce qu'une des solutions que j'ai trouvées est d'éviter de sortir avec mon portefeuille pour des situations "à risque"). Si je pouvais, je mettrais un cadenas au frigo (et aux placards) et je jetterais la clé pour me faciliter la vie !!! 

Mais bon rien que le fait d'en parler déjà ça fait du bien. Je devrais effectivement contacter le coach. J'ai tellement honte que je ne peux pas parler de ça à mon médecin traitant ou retourner voir la diététicienne qui m'a suivie au départ.

Merci de votre soutien.

Noelle
Marraine

Juste un petit mot, Ash, pour te dire qu'il n'y a pas de raison d'avoir honte de ce comportement qui t'échappe!!

Nous sommes quelques unes ici a avoir connu ou a connaitre ces " echappées" qui sont, en ce qui me concerne, dues a la restriction que je m'impose encore parfois, en douce !

Bon courage

Billie.
Abonné
Bonjour Ash . Je trouve ton message très émouvant et je suis touchée que tu t'ouvres comme ça a la communauté LC , c'est une belle preuve de confiance . Merci . On sent une grande souffrance et de la honte dans ton message . La première chose que j'ai envie de te dire c'est IL N'Y A PAS DE HONTE !!!! Pas de honte à avoir , pas de honte à ce que ton comportement alimentaire soit totalement déréglé après tant d'années de contrôle . J'irai même plus loin je pense que c'est ce que TOUT CEUX qui sont entrés dans la restriction cognitive un jour ou l'autre vivent ensuite ( plus ou moins proportionnellement au degré de "draconnisme " et à sa durée ) . C'est inéluctable , on ne peut pas contrôler toute sa vie non stop et la clé me semble là pour toi , accepter de ne plus contrôler . Apprendre à gérer autrement . Je pense que le programme peut t'aider à cela mais je crois aussi très fort que tu devrais te faire aider par un médecin membre du GROS en parallèle, car la route est longue . Il est dur de lâcher le contrôle et le risque est de vivre LC comme un régime .... Il n'est pas forcément question de trouver des causes enfouies mais simplement d'être accompagné pour apprendre ce lâcher prise , les conséquences éventuelles , un accompagnement pour apprendre à devenir qui tu es ( tu sembles te chercher en un sens puisque tu dis que tu étais plus heureuse obèse , que le corps plus gros ne te gênerait pas et pourtant tu t'imposes ce contrôle ) , à être en accord avec toi , confiante sans te soucier du regard des autres . Félicitations déjà pour ce message , pour ta prise de conscience , et ton refus de passer le " cap supérieur " des vomissements , félicitations de poser des actes ( venir si LC , ce post ... ) , pour décider de te faire aider . Tu es à la croisée des chemins . L''aventure commence . Je te souhaite l'apaisement , plein plein d'apaisement . Billie .
mavo.
Marraine
Bonjour ash et bravo de venir nous présenter ton histoire. Elle est très émouvante, cette histoire... Tu es au bon endroit. Tous les sujets que tu abordes, tu vas les retrouver ici : contrôle et lâcher-prise, comprendre ce qui se passe derrière les envies de manger, retrouver l'écoute de son corps et la bienveillance envers soi-même... Tu vas suivre les étapes de la méthode, pas à pas, et tu vas progresser en douceur et en tolérance. Une des clés est de ne pas être trop pressée, car c'est un chemin qui peut prendre un petit peu de temps, variable selon chaque histoire. Ensuite, si la souffrance est trop grande, je rejoins Billie sur le fait qu'un psy formé par le Gros pourrait être une bonne idée... En tout cas, un grand grand bravo pour être là, pour avoir décidé de prendre cette difficulté en main "en douceur" et en écoute de toi.
Ash.
Abonné

J'ai déjà pensé au psy, mais je ne vois vraiment pas ce que je lui dirais... Bonjour monsieur, je me gave compulsivement dès que j'en ai l'occasion mais sinon j'ai tout pour être heureuse, aucun problème à signaler !"... je pense qu'ils ont bien mieux à faire que traiter des gens qui n'arrivent "simplement" pas à se contrôler parce qu'ils ont besoin d'un bon coup de pied aux fesses... Les cadenas c'était peut-être pas une si mauvaise idée que ça !

N'empêche que depuis mon post d'hier, je me sens plus apaisée. C'est pas tant les réponses bienveillantes je pense, même si ça aide, c'est simplement le fait d'avoir exprimé mon ras-le-bol de cette situation. C'est un peu comme si je me reprenais en main, ça me rassure un peu.

marinebreizh.
Abonné

Ash je ne vais pas redire ce que les autres ont très bien dit.

Juste suite à ton dernier message : un psy on ne va pas le voir avec un discours tou prêt.

On y va parce qu'on a une souffrance, quelque chose qui nous fait souffrir... et puis au fil des rendez vous

on tire un fil et puis on se surprend à avoir plein de choses à sortir de soi ....

De ce que tu racontes je trouve que la souffrance exprimée dans ce fil est suffisament importante pour que quand tu seras prête tu ailles voir un psy.

fleur2lotus.
Abonné

Je ne juge pas ce que tu as écris, mais tu semble souffrir énormément et si tu as un tel "besoin" de remplir, c'est que tu n'as pas tout pour être heureuse.

Peut-être que justement le fait de penser que tu n'as rien à lui dire devrait t'inciter à consulter pour te faire aider? Tu n'as pas besoin" d'un bon coup de pied aux fesses", tu te fais déjà assez de mal en te gavant (je pense que vu les quantités que tu nous as indiqué, tu te sens mal physiquement après). Quel besoin de rajouter encore une souffrance.

Il n'existe pas de "simplement"  dans le contrôle. Tu verras qu'avec cette méthode, il n'y a aucun contrôle, c'est le contrôle qui amène inéluctablement à la perte de contrôle.

Ta souffrance a autant de valeur que celle de quelqu'un qui irait voir un psy parce qu'il est dépressif. Le dépressif pourrait aussi dire "tout va bien dans ma vie docteur, j'ai tout pour être heureuse, mais je suis si mal que j'ai envie de me flinguer tous les jours".

Je suis peut-être un peu excessive dans mes propos, mais je ne pense pas qu'il faille nier le problème en se disant que ce n'est rien.

Bon courage

FRED73
Marraine
Ce qui te gêne Ash c'est la perte de contrôle mais il n'y a pas perte de contrôle quand il n'y a pas contrôle ! Se contrôler sans arrêt est épuisant et montre bien que tu penses que si tu ne te contrôle pas tu vas faire n'importe quoi mais c'est exactement le contraire ! Si tu fais confiance à ton corps, à tes sensations tu ne risques rien au contraire. Il n'y a plus de compulsions quand il n'y a plus d'interdit. Tu as des compulsions parce que tu t'interdit de manger des aliments. Forcément quand quelque chose est interdit on en a envie, rien de plus normal. Le cadenas est donc une très mauvaise idée ! Bien sur, au début tu en mangeras peut être beaucoup puis comme cela ne sera plus interdit il aura beaucoup moins d'attrait. Ton corps ne peut pas avoir tout le temps envie de choses grasses et sucrées. Il y a un exercice de linecoaching qui demande de remplacer ses repas par un aliment gras et sucré pendant 4 jours et bien crois moi qu'on en a vite ras le bol de cet aliment que l'on croyait si dangereux . Fais toi confiance et tu verras que c'est le contrôle qui n'est pas bon .
Ash.
Abonné

J'ai vu cet exercice oui... mais je ne m'y sens pas prête, il me fait peur, je pense que je suis un gouffre sans fond quand il s'agit de sucre ! 

FRED73
Marraine
Et bien essaye et tu verras que non. Si tu ne le fais pas tu resteras toujours avec cette idée.
Ash.
Abonné

Je vais attendre de m'y sentir prête, et puis 4 jours faut les caser !

Sinon, je me posais une question : quand on a envie d'un aliment, genre on se promène en bord de mer, on passe devant un vendeur de glaces et on a envie de se faire plaisir mais pas forcément faim, est-ce que c'est considéré comme émotionnel ? 

Ash.
Abonné

Ah tiens d'ailleurs hier midi je déjeunais avec une copine qui a repris WW depuis un moment, elle m'expliquait son compte de points pour la journée et tout... je ne vois pas trop la différence avec le décompte calorique que je pratique depuis un bon moment, à part qu'en plus il faut savoir combien de points vaut tel ou tel aliment. 

Elle m'a fait sourire parce qu'elle m'expliquait qu'elle a droit à par exemple 30 points par jour, tous aliments confondus... et que parfois, elle se fait plaisir : si elle sait qu'un gâteau au chocolat complet vaut ses 30 points, elle s'en prépare un le matin et ne mange que des morceaux de gâteau pour ses repas de la journée. Au final, elle est contente, elle n'a pas dépassé son quota, et elle a satisfait ses envies. 

Moi je serais plus du genre à le dévorer dès la sortie du four et à ne plus rien avaler de la journée en multipliant les activités sportives... 

Elle me disait aussi qu'elle arrive à caser un aliment plaisir par jour (elle, son truc, c'est le chocolat, donc un Kinder ou un truc comme ça) tout en restant dans son quota de points, et que le fait d'avoir un quota à ne pas dépasser l'aide à regarder ses placards qui débordent de goûters pour ses enfants sans se jeter dessus. J'aimerais bien avoir cette volonté, j'espère que ça viendra en modifiant mon rapport à l'alimentation !

Ash.
Abonné

Ah tiens d'ailleurs hier midi je déjeunais avec une copine qui a repris WW depuis un moment, elle m'expliquait son compte de points pour la journée et tout... je ne vois pas trop la différence avec le décompte calorique que je pratique depuis un bon moment, à part qu'en plus il faut savoir combien de points vaut tel ou tel aliment. 

Elle m'a fait sourire parce qu'elle m'expliquait qu'elle a droit à par exemple 30 points par jour, tous aliments confondus... et que parfois, elle se fait plaisir : si elle sait qu'un gâteau au chocolat complet vaut ses 30 points, elle s'en prépare un le matin et ne mange que des morceaux de gâteau pour ses repas de la journée. Au final, elle est contente, elle n'a pas dépassé son quota, et elle a satisfait ses envies. 

Moi je serais plus du genre à le dévorer dès la sortie du four et à ne plus rien avaler de la journée en multipliant les activités sportives... 

Elle me disait aussi qu'elle arrive à caser un aliment plaisir par jour (elle, son truc, c'est le chocolat, donc un Kinder ou un truc comme ça) tout en restant dans son quota de points, et que le fait d'avoir un quota à ne pas dépasser l'aide à regarder ses placards qui débordent de goûters pour ses enfants sans se jeter dessus. J'aimerais bien avoir cette volonté, j'espère que ça viendra en modifiant mon rapport à l'alimentation !

Ash.
Abonné

Ah tiens d'ailleurs hier midi je déjeunais avec une copine qui a repris WW depuis un moment, elle m'expliquait son compte de points pour la journée et tout... je ne vois pas trop la différence avec le décompte calorique que je pratique depuis un bon moment, à part qu'en plus il faut savoir combien de points vaut tel ou tel aliment. 

Elle m'a fait sourire parce qu'elle m'expliquait qu'elle a droit à par exemple 30 points par jour, tous aliments confondus... et que parfois, elle se fait plaisir : si elle sait qu'un gâteau au chocolat complet vaut ses 30 points, elle s'en prépare un le matin et ne mange que des morceaux de gâteau pour ses repas de la journée. Au final, elle est contente, elle n'a pas dépassé son quota, et elle a satisfait ses envies. 

Moi je serais plus du genre à le dévorer dès la sortie du four et à ne plus rien avaler de la journée en multipliant les activités sportives... 

Elle me disait aussi qu'elle arrive à caser un aliment plaisir par jour (elle, son truc, c'est le chocolat, donc un Kinder ou un truc comme ça) tout en restant dans son quota de points, et que le fait d'avoir un quota à ne pas dépasser l'aide à regarder ses placards qui débordent de goûters pour ses enfants sans se jeter dessus. J'aimerais bien avoir cette volonté, j'espère que ça viendra en modifiant mon rapport à l'alimentation !

Ash.
Abonné

Ah tiens d'ailleurs hier midi je déjeunais avec une copine qui a repris WW depuis un moment, elle m'expliquait son compte de points pour la journée et tout... je ne vois pas trop la différence avec le décompte calorique que je pratique depuis un bon moment, à part qu'en plus il faut savoir combien de points vaut tel ou tel aliment. 

Elle m'a fait sourire parce qu'elle m'expliquait qu'elle a droit à par exemple 30 points par jour, tous aliments confondus... et que parfois, elle se fait plaisir : si elle sait qu'un gâteau au chocolat complet vaut ses 30 points, elle s'en prépare un le matin et ne mange que des morceaux de gâteau pour ses repas de la journée. Au final, elle est contente, elle n'a pas dépassé son quota, et elle a satisfait ses envies. 

Moi je serais plus du genre à le dévorer dès la sortie du four et à ne plus rien avaler de la journée en multipliant les activités sportives... 

Elle me disait aussi qu'elle arrive à caser un aliment plaisir par jour (elle, son truc, c'est le chocolat, donc un Kinder ou un truc comme ça) tout en restant dans son quota de points, et que le fait d'avoir un quota à ne pas dépasser l'aide à regarder ses placards qui débordent de goûters pour ses enfants sans se jeter dessus. J'aimerais bien avoir cette volonté, j'espère que ça viendra en modifiant mon rapport à l'alimentation !

FRED73
Marraine
Ash, toutes les envies de manger sans faim sont des EME. Elles peuvent aussi être générées pour se réconforter ou pour se faire plaisir. Pour ce qui est de la volonté, pas besoin d'en avoir pour ne plus avoir de problème avec la nourriture : il "suffit" d'écouter son corps et de faire la paix avec des émotions. J'ai écrit il suffit entre guillemets parce que c'est un long travail qui prend beaucoup de temps et de patience mais qui en vaut vraiment la peine.
marinebreizh.
Abonné

Je suis en pleine découverte de mes EME et je trouve très sensé ce que dit Fred.

Pour ce qui est de la glace lors d'une ballade pour moi ça revient à manger par convivialité ou réconfort selon le contexte émotionnel... en général on n'a pas faim mais on est bien ( soleil, cadre agréable, entourage sympathique etc....) alors on mange la glace avec plaisir....

La différence je pense entre nous ici et les mangeurs régulés c'est qu'ils ressentiront ensuite une faim moins grande, ou arriver plus tard que l'heure sociale du repas et ne dépasseront pas leur satiété....

Pattie.
Ancien abonné

Ash, je souhaite à ton amie de réussir sa stabilisation. J'ai utilisé les principes de Weight Watchers, ce qui m'a permis de perdre 35 kilos en 3 ans, et d'en reprendre 30 en trois ans. C'est un rééquilibrage alimentaire, mais c'est aussi un régime : il y a des aliments très autorisés et des aliments moins autorisés. La régulation est externe, comme dans tous les régimes (en comptant des points et en respectant certaines règles) or la régulation ne peut être qu'interne (en écoutant les besoins du corps).

Marinebreizh, je pense que nous aussi, on a cette faim moins forte, plus tardive, d'aliments moins gras, tout comme les mangeurs régulés. La différence, c'est qu'on a appris à ne pas faire confiance à notre corps, donc on ne l'écoute pas. Il faut désapprendre à intellectualiser tout ça, nutriments, calories, points, pour réapprendre à manger.

Je me rappelle d'un chat où une des questions portaient sur les protéines, et où le docteur Afpeldorfer répondait que lui, il ne mangeait pas de protéines, il mange (je ne sais plus ce qu'il disait, mais mettons) un petit salé aux lentilles ou des grillades.

Ash.
Abonné

[quote=Pattie]

je pense que nous aussi, on a cette faim moins forte, plus tardive, d'aliments moins gras, tout comme les mangeurs régulés. La différence, c'est qu'on a appris à ne pas faire confiance à notre corps, donc on ne l'écoute pas. Il faut désapprendre à intellectualiser tout ça, nutriments, calories, points, pour réapprendre à manger.

[/quote]

C'est exactement ça, même quand j'ai faim entre les repas j'ai vraiment du mal à faire confiance à mon corps. Alors quand je mange j'ai faim, certes, mais manger quand j'ai faim me semble encore compliqué. Disons que j'ai peur d'avoir TOUJOURS faim !

marinebreizh.
Abonné

D'accord 100% avec toi Pattie. Je l'ai juste mal exprimé. Quand je compare nous et les mangeurs régulés c'est que nous on a perdu cette régulation... mais on va la retrouver et moi aussi comme le doc A je ne pose plus la question protéine, féculents etc mais choucroute garnie ou ratatouille ...

Pattie.
Ancien abonné

Ca m'a fait rire, ce que tu as écrit, Ash. Moi, c'est l'inverse : j'ai peur de ne jamais avoir faim !

Les docteurs A et Z le disent : la faim protège le poids. Si tu manges en ayant une bonne faim et que tu attends la prochaine bonne faim pour manger, tu ne prends pas de poids. La faim, c'est quand le corps n'a plus de carburant. Il en demande d'autre. Et celui qu'on lui donne, il l'utilise. Quand il n'en a plus, il en redemande. Il ne peut pas en demander en continu.

Ce qui peut en demander en continu, c'est la lutte contre les émotions. C'est pour ça qu'au lieu d'apprendre à compter les calories ou les points, il vaut mieux apprendre à ne pas lutter contre les émotions, à les vivre dans l'instant. C'est plus long et plus compliqué, mais je ne vois aucune autre solution. On n'éteint pas un feu en versant de l'eau à côté. Apprendre à se restreindre alimentairement alors que le problème est émotionnel, c'est comme verser de l'eau à côté du feu.

Ash.
Abonné

Je me demande quand même si je ne devrais pas m'avouer que je suis gourmande et que j'adore manger, plutôt que de chercher des raisons émotionnelles à chacune de mes envies... c'est possible aussi d'être simple, non ? Parce que c'est plutôt ce questionnement permanent qui me semble tout intellectualiser. 

FRED73
Marraine
Quand on mange alors que notre corps ne réclame rien c'est que l'on cherche autre chose dans la nourriture qu'un carburant pour faire fonctionner notre corps. La nourriture grasse a un effet calmant. Si on mange en trop grande quantité c'est pour soit étouffer un ressenti désagréable dont on n'a pas conscience puisqu'on mange pour l'éviter, soit pour prolonger un moment de plaisir. La gourmandise, la vraie c'est manger quelque chose que l'on adore lorsque l'on a une bonne faim. Ce que l'on mange avec faim est nettement meilleur que ce que l'on mange sans faim.
Billie.
Abonné

Je rejoins fred , la gourmandise , nous l'apprenons ici ce n'est pas avoir envie souvent de manger de bonnes choses  mais c'est au sens épicurien du terme : vouloir manger un aliment précis  quand on a bien faim pour en profiter au maximum  et cesser de le manger quand le plaisir gustatif a disparu. 

Concrètement ca peut se traduire par préfére manger la glace , ou le dessert ou quoi que ce soit plus tard quand on aura faim ou refuser le chocolat au lait car ce qu'on aime c'est le chocolat noir ou bien traverser la moitié de la ville pour trouver ce prosuit de qualité incomparable à celui du supermarché .  

Il me semble Ash que tu es dans une logique de contrôle très fort et que c'est une des clefs pour toi . C'est vrai que pendant un temps il faut aussi se poser des questions sur ses sensations , ses peurs et ses croyances avec LC mais c'est temporaire et plus vivable et bénéfique que le controle que nous avons vécu avant . 

As-tu contacté les coachs ? 

Billie.
Abonné
Je rajouterai que malheureusement il n'y a pas de miracle , tout apprentissage demande des efforts , un entrainement des expériences par essai-erreur puis ça deviendra automatique en plus ou moins de temps selon nos histoires . On réapprend à piloter notre régulateur :-) .
Ash.
Abonné

Non je n'ai pas encore contacté les coachs, j'ai (en plus de tout le reste !) une réaction assez épidermique face à un téléphone, donc je repousse... mais j'en ai conscience, c'est déjà ça !

Ceci dit, une semaine sans grosse crise (le genre que je décrivais, à prendre ma voiture pour aller me casser le ventre, pas "juste" finir le paquet de Krisprolls !) et je me sens plutôt bien, ça me fait du bien de me poser toutes ces questions et de pouvoir exprimer tout ça. 

Soleluna.
Ancien abonné

[quote=Ash]

Je me demande quand même si je ne devrais pas m'avouer que je suis gourmande et que j'adore manger, plutôt que de chercher des raisons émotionnelles à chacune de mes envies... c'est possible aussi d'être simple, non ? Parce que c'est plutôt ce questionnement permanent qui me semble tout intellectualiser. 

[/quote]

Ash, je te prie de m'excuser par avance, je vais être directe. Tu as un sérieux problème et il nécessite de l'aide. Et tu le sais. Je suis persuadée qu'au fond de toi tu le sais. Ce que tu décris là n'a rien à voir avec de la soi-disant simple gourmandise, les comportements sont extrêmes, dans les actes et la place qu'ils prennent dans ta vie (que ce soit la nourriture ou le sport, c'est pareil, ils sont en lien), induisent une profonde souffrance et sont la manifestation d'une profonde souffrance aussi. Tu tournes autour, tu prends la température, tu tergiverses, mais tu le sais ; tu te bats comme une lionne aussi, fais preuve de beaucoup de volonté et de discipline, essaies de toutes tes forces. Tu vois bien que tu es arrivée au bout d'un fonctionnement et que la volonté et la force n'ont rien à voir. Tu n'es pas faible, ou nulle ou que sais-je. Bien au contraire. Mais tu es arrivée au bout d'un système, et ta vraie force, là maintenant, ça va être d'aller chercher de l'aide, sous la forme que tu auras choisie, mais elle doit nécessairement être extérieure et par un professionnel. C'est faire preuve d'une grande force que de l'accepter.
Sois sympa avec toi, fais-le,  lance toi.
Amitiés et bon courage (et tu n'en manques pas il me semble !)
(j'espère que tu ne te méprendras pas sur la motivation de ce message, tant pis j'appuie sur "envoyer")

Pattie.
Ancien abonné

Le questionnement n'est pas permanent. Ou plutôt si, mais il devient inconscient. Quand on débute, c'est comme quand on conduit : on pense à ses pieds, à ses mains, à ses rétros, tout est stressant. Ensuite, quand on sait, ben on conduit, on ne pense plus à ses pieds, ils se positionnent d'eux-mêmes. Là, c'est pareil. Au début, on ne sait pas vivre une émotion, donc on apprend, on se prend un peu la tête, et puis un jour (j'espère ! j'en suis encore loin !), ça devient inconscient.

Ash.
Abonné

Oh je ne me méprends pas du tout, au contraire, comme tu le dis je sais bien qu'il y a un souci. J'ai encore le faible espoir de réussir à m'en sortir seule en me laissant "une dernière chance", je fais vraiment de mon mieux pour lâcher prise autant que je le peux. Curieusement, ça me semble moins une bataille que mon quotidien a pu l'être ces derniers temps, peut-être tout simplement que je suis prête ou simplement plus ouverte au progrès. Je l'espère du moins. 

Mais bon dans ma tête c'est encore un peu le flou, pour schématiser façon dessin animé, y a le petit ange d'un côté qui me dit "fais-toi aider" et le petit diable qui me dit "bonne à rien, bouge-toi le cul !". Mais dans la mesure où (pour une fois) les deux ont le même but, je devrais bien finir par arriver à quelque chose ! wink

Pattie.
Ancien abonné

J'ai le même souci avec le téléphone. Si je demande un jour l'aide d'un coach, je pense que je demanderai si ça peut se passer par mail.

Soleluna.
Ancien abonné
Mais les filles je comprends pas... C'est quoi le problème de demander de l'aide? Y'a rien de mal à ça. Je comprends pas. D'autant que le boulot, c'est nous qui le ferons, faisons. L'autre encadre et guide, mais le chemin, c'est nous qui devons le parcourir dans tous mes cas. Y'a un truc qui m'échappe
FRED73
Marraine
Ben je crois qu'en fait on pense qu'on y arrivera toute seule et que ça ne vaut pas le coup d'aller voir quelqu'un pour "ça". Je comprends parce qu'avant de faire le pas d'aller voir une psy c'est ce que je pensais puis j'ai fini par y aller parce que j'étais vraiment trop mal et je ne regrette pas. Maintenant je n'y vais plus mais ma thérapie a tout de même durée 4 ans. Alors si j'avais un conseil, va voir quelqu'un mais ne minimise pas ta souffrance, elle est bien réelle. Ce qui m'a aidé c'est que quelqu'un reconnaisse ma souffrance et me dise que je ne me fait pas de film qu'il y a réellement un problème a partir du moment où on ne sent pas bien. C'est déjà un premier pas de reconnaître sa souffrance, c'est essentiel pour se faire aider, sans cela impossible de demander de l'aide.
Ash.
Abonné

Oui et puis mine de rien, mettre des "vrais" mots face à une "vraie" personne sur ce genre de choses, ça fait peur. Ça les rend vraies. Alors que toute seule derrière mon écran, j'ai des moments où je me dis (en y croyant, très honnêtement) que ça va passer tout seul et que même si ça ne passe pas, c'est pas non plus invivable, je pourrais m'y faire. Et je sais au fond de moi que non, mais je recule le moment où tout ça deviendra vrai, où je ne serai plus la meneuse hyper dynamique, femme de tête, souvent leader de groupe, preneuse d'initiatives, oreille attentive, le moral toujours au top et tout, mais simplement une femme avec ses faiblesses et ses failles qui a parfois, elle aussi, besoin de quelqu'un d'autre. Ça me terrorise de rendre ça réel. 

Soleluna.
Ancien abonné

Rendre réel.. Tout cela est déjà réel. Tout cela est déjà là. C'est déjà là..

La femme dynamique, forte, meneuse, de bonne humeur, que l'on admire en somme non (?), c'est celle qui est tout cela (ou pas) AVEC ses failles (et pas malgré ses failles). Sinon, c'est bal masqué toute l'année, quel est l'intérêt ? ..

Et surtout, ces failles permettent à l'autre d'être là, ami, amant, amour. Prendre, c'est donner à l'autre l'occasion de donner. C'est lui faire un cadeau. Les relations en sens unique sont tristes au fond, car non sincères et créent la dette.

Tu iras Ash, tu trouveras la voie qui te correspond, je te le souhaite. J'espère juste que tu ne vas pas trop t'épuiser dans la lutte et y pas trop y laisser des plumes.

 
 

Ash.
Abonné

Tout à fait, la femme que l'on admire, j'ai toujours été celle-là et je pense que c'est un peu la cause de mes soucis, c'est pas facile d'être à la hauteur tout le temps. On commence à cacher des petites failles puis on se rend compte que ce n'est pas si difficile de vivre en mode carnaval alors on se greffe le masque et le grand sourire qu'on va avec, et on gère. Et puis un jour on ne gère plus trop bien un aspect alors on cherche autre chose à contrôler, et on se rend compte que contrôler son corps et son alimentation c'est plus facile que contrôler quelque chose d'extérieur, au moins les seules variantes viennent de nous et on sait à qui s'en prendre. 

Mais je ne m'inquiète pourtant pas plus que ça, je me suis toujours sortie de tout, je m'en sortirai. Ça ira forcément. 

mavo.
Marraine
Je rejoins complètement soleluna. Et j'aimerais juste souligner un point : demander de l'aide, ça ne veut pas dire mettre son problème dans les mains de quelqu'un d'autre. Le boulot, c'est bien toujours toi qui le fait. Le psy ou le coach reste à l'extérieur, il ne fait qu'aider à se poser les bonnes questions (il n'apporte même pas de réponse, le plus souvent !). Je me souviens de m'être posée les mêmes questions, fait les mêmes remarques ("moi c'est différent, je mange parce que j'aime ça, pas par envie émotionnelle" ou bien "quand même, là on se fait des nœuds au cerveau, faut juste un peu de volonté et puis voilà"). Pour moi, ces réflexions étaient des barrières qui se levaient, des pensées automatiques, qui cherchaient à me faire dévier d'une démarche qui remet beaucoup de choses en question... Mais tu sais, remettre en question, s'interroger, creuser un peu, ça ne veut pas dire non plus qu'on va tout envoyer promener, ou qu'on va devenir une personne différente. On fait juste un chemin sur soi et avec soi. Et c.est super intéressant !
sandro.
Abonné

merci pour ton message criant de vérité et d'émotions, ici, tu ne seras pas jugée, seulement écoutée et soutenue .

on t'a conseillé d'aller voir un psy, moi j'en ai consulté sans aucun résultat, l'hyperphagie, la boulimie , bref, tout ce qui est trouble alimentaire ne les intéresse pas !!! ils ne sont que la conséquence d'un mal être et veulent nous faire travailler dans ce sens, mais sait on pourquoi on se gave autant ? desfois, oui, desfois, non et puis ça ne change rien ! En revanche , je lui ai parlé de LC, de la RPC, du bodyscan et là , j'ai suscité de l'intérêt et elle m'a incité à continuer sur cette voie et même aller chez une  esthéticienne, pour me faire faire des massages afin de  reprendre conscience avec mon corps et mes sensations !!

On est donc sur le bon chemin, tout le monde se l'accorde,

courage à toi , bises

FRED73
Marraine
Je pense Ash qu'il s'agit aussi de perfectionnisme. Tu penses sans doute que pour être aimée tu dois être parfaite tout le temps, sans faille. Mais être imparfait c'est juste être humain ! Et puis être avec quelqu'un de parfait tout le temps ça peut faire peur ou être démoralisant pour les autres qui se disent que eux ne pourront pas être à la hauteur. Si tu montres tes faiblesses tu n'en seras pas moins aimable et les autres aiment aussi qu'on leur demande de l'aide : il se sentent utiles et valorisés.
sandro.
Abonné

d'accord avec toi, Fred,j'ai toujours essayé d'être la personne forte "parfaite", sur qui, on peut s'appuyer tout le temps, celle qui écoute, celle qui conseille , celle qui gére tous les pbs sans jamais sourciller ....

 Résultat ? la cata, un sentiment de solitude , d'isolement, d'incompréhension, pourquoi ? parce que  personne ne comprend que l'on ne soit plus disponible , ni qu'on est besoin , nous aussi, d'écoute, de soutien ..., pas nous, les super women, on n'a pas le droit !!!! notre vie est simple, on n'a pas de soucis, on est FORTE ! avec le temps, j'apprends à dire , "non", ou "ok mais pas aujourd'hui" et je propose une alternative, car 1érement, je n'ai pas envie ou pas le temps ... et 2émement , on ne change pas radicalement, j'ai toujours aimé aidé mon prochain.

Mais une chose est certaine , ce n'est pas parce que on dit amen à "tout", que l'on va se faire aimer ou respecter davantage, bien au contraire, il faut savoir dire "non" et expliquer "pourquoi", et tout le monde le comprend et l'accepte.

sandro.
Abonné

d'accord avec toi, Fred,j'ai toujours essayé d'être la personne forte "parfaite", sur qui, on peut s'appuyer tout le temps, celle qui écoute, celle qui conseille , celle qui gére tous les pbs sans jamais sourciller ....

 Résultat ? la cata, un sentiment de solitude , d'isolement, d'incompréhension, pourquoi ? parce que  personne ne comprend que l'on ne soit plus disponible , ni qu'on est besoin , nous aussi, d'écoute, de soutien ..., pas nous, les super women, on n'a pas le droit !!!! notre vie est simple, on n'a pas de soucis, on est FORTE ! avec le temps, j'apprends à dire , "non", ou "ok mais pas aujourd'hui" et je propose une alternative, car 1érement, je n'ai pas envie ou pas le temps ... et 2émement , on ne change pas radicalement, j'ai toujours aimé aidé mon prochain.

Mais une chose est certaine , ce n'est pas parce que on dit amen à "tout", que l'on va se faire aimer ou respecter davantage, bien au contraire, il faut savoir dire "non" et expliquer "pourquoi", et tout le monde le comprend et l'accepte.

sandro.
Abonné

d'accord avec toi, Fred,j'ai toujours essayé d'être la personne forte "parfaite", sur qui, on peut s'appuyer tout le temps, celle qui écoute, celle qui conseille , celle qui gére tous les pbs sans jamais sourciller ....

 Résultat ? la cata, un sentiment de solitude , d'isolement, d'incompréhension, pourquoi ? parce que  personne ne comprend que l'on ne soit plus disponible , ni qu'on est besoin , nous aussi, d'écoute, de soutien ..., pas nous, les super women, on n'a pas le droit !!!! notre vie est simple, on n'a pas de soucis, on est FORTE ! avec le temps, j'apprends à dire , "non", ou "ok mais pas aujourd'hui" et je propose une alternative, car 1érement, je n'ai pas envie ou pas le temps ... et 2émement , on ne change pas radicalement, j'ai toujours aimé aidé mon prochain.

Mais une chose est certaine , ce n'est pas parce que on dit amen à "tout", que l'on va se faire aimer ou respecter davantage, bien au contraire, il faut savoir dire "non" et expliquer "pourquoi", et tout le monde le comprend et l'accepte.

sandro.
Abonné

d'accord avec toi, Fred,j'ai toujours essayé d'être la personne forte "parfaite", sur qui, on peut s'appuyer tout le temps, celle qui écoute, celle qui conseille , celle qui gére tous les pbs sans jamais sourciller ....

 Résultat ? la cata, un sentiment de solitude , d'isolement, d'incompréhension, pourquoi ? parce que  personne ne comprend que l'on ne soit plus disponible , ni qu'on est besoin , nous aussi, d'écoute, de soutien ..., pas nous, les super women, on n'a pas le droit !!!! notre vie est simple, on n'a pas de soucis, on est FORTE ! avec le temps, j'apprends à dire , "non", ou "ok mais pas aujourd'hui" et je propose une alternative, car 1érement, je n'ai pas envie ou pas le temps ... et 2émement , on ne change pas radicalement, j'ai toujours aimé aidé mon prochain.

Mais une chose est certaine , ce n'est pas parce que on dit amen à "tout", que l'on va se faire aimer ou respecter davantage, bien au contraire, il faut savoir dire "non" et expliquer "pourquoi", et tout le monde le comprend et l'accepte.

sandro.
Abonné

d'accord avec toi, Fred,j'ai toujours essayé d'être la personne forte "parfaite", sur qui, on peut s'appuyer tout le temps, celle qui écoute, celle qui conseille , celle qui gére tous les pbs sans jamais sourciller ....

 Résultat ? la cata, un sentiment de solitude , d'isolement, d'incompréhension, pourquoi ? parce que  personne ne comprend que l'on ne soit plus disponible , ni qu'on est besoin , nous aussi, d'écoute, de soutien ..., pas nous, les super women, on n'a pas le droit !!!! notre vie est simple, on n'a pas de soucis, on est FORTE ! avec le temps, j'apprends à dire , "non", ou "ok mais pas aujourd'hui" et je propose une alternative, car 1érement, je n'ai pas envie ou pas le temps ... et 2émement , on ne change pas radicalement, j'ai toujours aimé aidé mon prochain.

Mais une chose est certaine , ce n'est pas parce que on dit amen à "tout", que l'on va se faire aimer ou respecter davantage, bien au contraire, il faut savoir dire "non" et expliquer "pourquoi", et tout le monde le comprend et l'accepte.

sandro.
Abonné

désolée pour le message en plusieurs exemplaires, mais gros soucis technique avec le site, mais les tecniciens ont fait le nécessaire , performants sur LC !!!

Ash.
Abonné

Aujourd'hui, je suis allée déjeuner avec une amie. On s'installe, la serveuse nous donne la carte, mon amie s'éclipse aux toilettes. Je rêvasse devant le menu en me demandant ce que je vais bien pouvoir manger sans trop m'en vouloir, puis mon esprit s'évade... et là, je me suis "amusée" à lister ce que je pourrai faire quand je serai plus sereine face à l'alimentation :

- choisir mon repas sur une carte sans tout convertir en calories et heures de sport pour éliminer,

- aller au supermarché pour faire des courses ou tout simplement regarder, pas pour satisfaire une compulsion (eh oui, tout bête, mais face à toutes ces tentations... je n'ai pas mis les pieds au supermarché pour faire mes courses depuis un bon moment. Merci le Drive !),

- aller au sport parce que c'est trop bon et pas en me disant "t'as pas envie ? t'avais qu'à pas te gaver, ma grosse !",

- faire plaisir à mon homme et mon fils en leur achetant ce qu'ils veulent pour le petit dej' (des BN choco-noisette. Je ne peux pas avoir ça à la maison...),

- ne pas organiser le moindre moment de mes journées entre l'alimentation et l'élimination... 

c'est tout ce qui me revient en tête en rentrant à la maison, mais ça motive à vouloir aller mieux dans les moments de doute et de "oh, pourquoi changer, je ne suis pas malheureuse quand même !". Je sens que je vais dans le bon sens et ça fait du bien. 

mavo.
Marraine
Bravo ash pour t'être offert ce moment de rêverie. Tu verras, on voit vite des choses changer avec LC. Le chemin est long (pas pour toutes d'ailleurs, certaines ont des déclics très rapides !), mais même s'il est long, il est ponctué d'avancées et de découvertes très concrètes, presque magiques !
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