"les peurs" de maigrir - 15062012

Ederl.
Ancien abonné

Je me demandais  globalement ce qui pouvait empêcher de maigrir, il y a plusieurs posts qui parlent de ça : maigrir = mourir, dans aussi sexualité et libido; Pour ma part en m'éloignant de ces sujets, j'ai peur d'une "mort morale", c'est à dire de devenir quelqu'un de pas terrible humainement, de m'attacher trop à mon physique et de ne plus compter sur ma tête.

Quand je faisais du yoyo, je me suis aperçue, que cela me faisait un choc de me sentir bien dans mon corps et une petite obsession s'installait, j'avais l'impression de n'être plus qu'une poupée, de rentrer dans un autre monde, que mon physique suffisait, pas assez de recul, j'en oubliais ma tête, j'en ai un peu honte et je ne veux pas retomber dans ces travers, alors je me dis que de prendre du recul sur son physique c'est pas du luxe qu'on est du poids à perdre ou pas, c'est une composante de notre personnalité, mais cela ne fait pas tout, loin de là;

Moi qui croyais être dégagée de ces "bas instincts", en fait je m'aperçois qu'ils sont toujours plus proche que l'on croit, et qu'ils peuvent venir nous dévaster comme un mauvais rêve, dans ce cas là j'en perdais ma substance et je m'en veux encore, alors j'ai toujours peur de ça; Avez-vous vécu des choses ressemblantes ?

Commentaires

souris.
Abonné

Bonjour Ederl

merci pour ce post il exprime ce que je ressent j'ai toujours pensé que si j'etais mince je serai "une salope" j'ai honte de le dire  et c'est dingue comme pensé automatique et forcement cela n'aide pas à aller vers plsu de minceur comme dit le docteur A

Holimione.
Abonné

[quote=Ederl]

Je me demandais  globalement ce qui pouvait empêcher de maigrir, il y a plusieurs posts qui parlent de ça : maigrir = mourir, dans aussi sexualité et libido; Pour ma part en m'éloignant de ces sujets, j'ai peur d'une "mort morale", c'est à dire de devenir quelqu'un de pas terrible humainement, de m'attacher trop à mon physique et de ne plus compter sur ma tête.

[/quote]

[quote=souris]

Bonjour Ederl

merci pour ce post il exprime ce que je ressent j'ai toujours pensé que si j'etais mince je serai "une salope" j'ai honte de le dire  et c'est dingue comme pensé automatique et forcement cela n'aide pas à aller vers plsu de minceur comme dit le docteur A

[/quote]

Bonjour,

Je  réponds en apportant mon "témoignage" ici.

J'ai 52 ans, je mesure 1 m 50, et jusqu'à mes 40 ans environ, je pesais entre 46 et 48 kgs, ce qui faisait de moi une jeune femme plutôt mince, (pas maigre du tout j'avais toutes les "formes" qu'il fallait !), et objectivement plutôt "bien roulée"….

Voilà c'est dit…. 

Je ne crois pas me l'être dit aussi crument un jour… Et ce qui est sûr, c'est que je ne l'avais jamais affirmé haut et fort !!!!

 

Depuis, je ne le suis plus (bien roulée..), puisque je suis montée jusqu'à 68 kgs…

Toujours pour 1 m 50 (je n'ai pas grandi durant cette décennie…) et comme je l'ai dit dans un autre post, désormais je ressemble plutôt à mon avatar choisi qu'à celui-ci     ….

 

Alors bien sûr, lorsque j'étais mince ….. je faisais attention à mon physique

=> coiffure, maquillage, vêtements… et autres "frivolités"…

 

Mais pas plus que maintenant où je suis enrobée dans 15 kgs de plus…

 

=> Je me maquille toujours, je viens de changer de coiffure (complètement : j'avais les cheveux bruns/roux, mi-longs, je suis blonde presque blanche (je ne veux pas écrire "bond platine", parce que dans l'inconscient collectif "décolorée en blond platine", cela fait pouff….) – jolie pensée automatique de ma part qui ait toujours été brune jusqu'à présent… !).

Et j'essaie de trouver des vêtements qui me mettent en valeur….

Ni plus ni moins qu'avant…

Ou peut-être même plus qu'avant, parce que le "résultat" est plus difficile à avoir qu'avant…!!

Et je ne me considère pas comme une "salope écervelée" pour autant…  !!!!

 

Ensuite, au-delà du physique, il y a le côté "morale" ou "empathie"…

 

Je suis qqn auprès de qui on se confie beaucoup, que ce soit les amis, les connaissances, ou encore dans le cadre de mon travail => de par ma profession, je mène un certain nombre d'entretiens et souvent à l'issue de ceux-ci, on me dit "je n'avais pas prévu de vous dire tout cela, mais qu'est ce que je suis content(e) de l'avoir fait"…. En encore "merci pour cet entretien, je n'en avais eu comme cela avant vous"

Bon trêve de compliments, je vais m'y croire !!!

 

Alors certes j'ai 15 kgs en trop…

Mais tout cela, côté privé ou professionnel, se passait déjà lorsque j'étais mince...    

J'ai toujours eu le souci des autres, ou plutôt non, j'ai toujours eu de l'intérêt pour les autres...  

Je pense que nous sommes tous différents, que j'ai beaucoup à apprendre des autres, et aussi réciproquement beaucoup à leur donner.

Car nous avons chacun des expériences distinctes, des parcours de vie différents… Et c'est cela qui fait la richesse des échanges.

 

J'ai une vie de famille globalement harmonieuse (je dis globalement car tout n'est pas toujours tout lisse, ou rose… mais mince ou gros, qui a une vie PARFAITE et sans aucun nuage ??).

Et je suis fidèle …

Mais je l'étais déjà étant mince… malgré les occasions que j'ai pu avoir… !!

Là non plus le poids n'a rien changé…

 

J'ai des enfants formidables, le même compagnon depuis 20 ans, les mêmes amis depuis de nombreuses années, plus ceux qui se greffent au fur et à mesure que la vie passe.

 

Ces personnes m'ont connu et apprécié MINCE.

Ils m'apprécient aujourd'hui en SURPOIDS…

 

Sans doute la preuve que :

- le changement physique ne modifie pas forcément une personne

- le physique n'est pas forcément ce qui DEFINIT le plus une personne.

 

Je me rends compte que ce témoignage sonne un peu comme un "coup de gueule" contre les idées reçues (mince = seulement préoccupé par sa propre personne).

 

Mais c'est en toute bienveillance, car c'est une idée reçue banale (tout comme j'ai les miennes, comme celle que j'évoquais plus haut => bonde platine = pouf..!!)

Donc oui, c'est un coup de gueule bienveillant car, ayant été mince durant la plus grande partie de ma vie, je peux témoigner que j'étais tout aussi préoccupée des autres et de mon environnement que maintenant où je suis enveloppée…

 

Certes ce n'est que mon témoignage, et on peut l'imaginer complaisant…

Mais il ne dit pas que j'étais une sainte... !!!

Non… ! Mais je ne le suis pas davantage maintenant….

En revanche, j'ai la prétention d'être, et surtout d'avoir TOUJOURS ETE sincèrement attentive à mon entourage... 

 

Pas parce que je suis mince ou grosse…

Mais parce que cela me convient et m'apporte de grandes joies au quotidien…

 

Voilà ….

 

J'espère sincèrement que personne ne prendra mal ce coup de "gueule" anti "discrimination des minces".

Et qu'au contraire, certains pourront y trouver l'espoir de gagner en minceur tout en conservant toute leur personnalité        et leur générosité envers les autres…  

 

Holimione   

elsab.
Abonné

Il faut se méfier des réactions solidaires qui viennent entraver nos essais de perte de poids; je m'explique. 

Il y'a quelques années j'ai voulu m'assumer comme j'étais avec mon surpoids et mes formes généreuses. J'étais aidée par un mari qui m'a toujours trouvée belle.

Ce comportement peut parfois entraver mes efforts pour perdre du poids car il est en contradiction avec ma nouvelle démarche mais plus j'y pense et plus je me dis que je ne me suis jamais aimée avec mon poids et que aussi j'ai peur d'en perdre parce que j'ai peur de le reprendre.. Ce serait trop bien de me sentir plus légère, avoir moins de problèmes aux articulations mais s'il fallait à nouveau regrossir... Je crois que j'aurai du mal à m'en remettre. Ce sont autant de blocages qu'il faut surmonter. Ne pas maigrir pour ne pas regrossir. Bizarre non?

Holimione.
Abonné

[quote=elsab]

... mais s'il fallait à nouveau regrossir... Je crois que j'aurai du mal à m'en remettre. Ce sont autant de blocages qu'il faut surmonter. Ne pas maigrir pour ne pas regrossir. Bizarre non?

[/quote]

Bonjour Elsab,

Tu as raison, je comprends ce que tu veux dire car j'ai parfois le même sentiment...

Et en même temps, ne serait-ce pas là un signe de manque de confiance en soi ??

=> Si nous avions confiance en nous, en nos capacités à faire, à réussir, sans doute que nous ne nous poserions pas cette question..

Alors, haut les coeurs...

On va se faire un mantra :

"Je dispose en moi de toutes les ressources nécessaires

pour attiendre les buts que je me suis fixés."


Allez hop, j'y crois ...!!

Holimione 
 

liza92.
Abonné

bonjour,

les "minces" ne sont pas forcément des "salopes" : j'ai fait de l'anorexie à 15 ans justement par refus des formes féminines...il n'y a pas de profil type de la salope heureusement ! C'est comme quand on dit que gros = mou = pas d'ambition, je connais personnellement des personnes enrobées ultra-compétentes et à mille lieues de la mollesse ! 

Stop aux clichés !

Lyza 

suzumy.
Abonné

Bonjour

 

le titre de ce topic m'a interpellé alors j'apporte ma pierre à l'édifice.

En ce qui me concerne, ce qui m'a toujours bloqué dans une perte de poids, c'est qu'intérieurement, inconsciemment, mes kilos en trop sont des kilos carapace. Je l'ai réalisé le jour où -enfin- j'ai réussi à m'imaginer mince. Et là, ca m'a fait peur, je me suis sentie faible, vulnérable, attaquable. Mon corps avec ces kilos en trop fait barrière aux agressions du monde extérieur, me donne l'impression de pouvoir l'affronter, de m'imposer. Ils me donnent l'illusion de me sentir forte, et au bout du compte cela s'est traduite concrètement par un poids en trop et des formes bien généreuse. Je suis devenue forte mais sur l'apparence uniquement.

Paradoxalement, je n'aime pas mon corps justement ni le poids affiché par la balance. je ne me reconnais pas dedans.

Le fond du problème, c'est que j'ai un gros déficit de confiance et estime de soi. Il faudrait que je travaille dessus, mais j'ai beaucoup de mal justement...

christel2012.
Abonné

Oui moi je suis exactement dans cette position. Mais j'y travaille, et ça commence à porter ses fruits. Par exemple je suis allée m'acheter un tee-shirt, il ne restait plus q'une taille qui d'habitude ne me va pas. J'ai voulu essayer quand même et je me suis trouvée jolie, pas serrée ! J'ai compris aujourd'hui que peut-être tout cela valait le coup et que certes j'allais me sentir vulnérable, mais que je pouvais aussi me sentir plus jolie. Et que ça ça n'a pas de prix...

D'autant plus que ces "kilos barrière" ne sont pas trés efficace comme barrière cool

Alors courage et tentons le coup. Après m'être "forcée" à regrossir de peur d'être malade je me dis que ça vaut le coup d'essayer de croire que juste cette méthode peut marcher pour moi...

Bon WE à toutes.

ln8575.
Abonné

Bonjour,

Moi aussi le titre du post m'a interpellé: les peurs de maigrir... C'est une idée qui me traverse l'esprit régulièrement, mais pourquoi aurai-je peur de maigrir?

Il est vrai qu'à chaque fois qu'on me dit que j'ai maigri, j'en suis ravie, mais suit une période d'EME que je n'arrive pas à enrayer.

Alors, je me suis demandée si je n'avais pas peur de plaire, d'être jolie, comme si du coup, je devenais atteignable, "touchable"...

J'ai déjà beaucoup de mal à bien réagir face aux éventuels compliments qu'on peut me faire: je cherche toujours à me diminuer ou à minimiser mes réussites, mes qualités; donc peut-être que je préfère faire pitié qu'envie, contrairement au dicton... Est-ce lié à l'enfance à un traumatisme dont je ne me souviens pas?

Bref, j'ai encore beaucoup de questions à élucider.

Merci en tout cas pour ce forum et tous ces témoignages qui m'apportent une aide incroyable.

liza92.
Abonné

rebonjour,

je suis dans le cas "inverse" : dès que je prends des kilos, je me sens mal et justement "vulnérable" : les regards libidineux des hommes me dégoûtent...j'ai l'impression qu'en étant mince justement je suis protégée de ces regards ! je ne suis plus androgyne (je l'ai été dans ma jeunesse, style Indochine et Cie, on appelle ça maintenant des "emos"),

je me suis inscrite sur ce site pour perdre 5 ou 6 kgs mal plaçés ;-) mais je ne souffre pas de réél surpoids (j'ai une IMC de 20), pour l'instant je n'en ai perdu qu'un seul mais ça va venir car j'ai changé de façon de vivre (je bouge plus , je mange moins)  

quand j'étais très mince, les regards des garçons étaient comment dire plus "admiratifs" que purement connotés sexe : la preuve : regardez les mannequins des magazines féminins (Vogue, Elle...) et ceux des FHM et autre revues plus ou moins érotiques pour mecs, rien à voir....les unes sont "classe" les autres carrémént vulgaires,   

ce n'est pas la minceur qui fait rêver les hommes irrespectueux, ce n'est pas en étant mince que vous attirerez ce genre de personnes : je suis mariée, j'ai 3 enfants et jamais mon mari n'a été attiré par une de ces filles style film x,

au contraire, la minceur vous placera au-dessus de cette vulgarité ambiante !

enfin ce n'est que mon point de vue

Lyza ou la peur de grossir

Ederl.
Ancien abonné

Merci Holimione pour ce témoignage,

je suis aussi d'accord pour dire "stop au cliché" mais je trouve que cela marche dans les deux sens, les clichés pour une personne mince et pour quelqu'un de plus enrobée ne sont pas les même mais finalement ce sont nos représentations de ce fait (qui sont faites de nos expèriences, de celle des autres, aussi de ce qu'en pense la société peut-être...), , et c'est ce que nous en faisons qui comptent mais les clichés peuvent faire peur et venir "chatouiller notre réalité", comme dans mon cas, qui surement est un manque de confiance en moi aussi ( précision qui m'est revenue en me relisant : à cette époque pour xx raisons j'avais décidée de devenir superficielle, drôle d'idée me direz vous ? et je dirais oui !  j'en suis revenue mais cela peut éclairer mon cas) parce que justement je suis tellement sûre de moi ! que j'ai peur de tomber dans ce cliché ! Je me suis aperçue que j'avais du mal à me dire à m'avouer que peut-être je peux être jolie et pas bête, peut-être que cela joue aussi dessus...et justement être à l'origine de ce choc émotionnel, adepte du tout ou rien bonjour !

Bonne journée à tous.

lissiboa.
Abonné

Une 'salope', n'est-ce pas aussi quelqu'un qui se fait plaisir?Qui n'a honte de rien même pas de son propre corps dans les moments chauds, en transpiration, nu, visible? Qui apprécie même? (je ne parle pas du mauvais goût, bien sûr).  Qui a le aussi le loisir et le plaisir de choisir des vêtements à son goût pour se mettre en valeur, qui se met en valeur tout court, ouvertement, à tous les niveaux. 

 - chose qui est souvent difficile pour les gens en surpoids, moi compris

Je connais aussi cette distinction entre le bon et le mal (l'intellect, l'intelligence contre la chaire, le sex-appeal, la légèreté), et puisque j'étais déjà ronde quand j'étais toute petite, ma mère m'a toujours dit,

"tu es intelligente, tu n'as pas besoin de plaire autrement " (grosso modo)..

alors là, un mal a pris forme... tout est là, dans cette phrase, je l'imagine se dire, puisqu'on ne va pas apprécier ma fille à cause de son surpoids, la voie de la sexualité épanouie lui est probablement plutôt fermée, on va diriger l'enfant vers les plaisirs platoniques et les mettre en valeur dans l'éducation.... 

...  je ne sais pas si elle a dit ça car elle voyait peut-être que quelques autres enfants se sont amusés de mon surpoids et elle voulait m'aider ou il y a aussi d'autres interprétations possibles. 

- mais c'est un faux choix! C'est du bidon ! Qui a dit que ce serait la chair OU l'intellect? On n'est plus au Moyen Age, on ne craint plus l'enfer si l'on fait le mauvais choix? (ou plutot, si l'on choisit aucune des deux alternatives ou les deux ensemble).. Si ? 

Mon deuxième prénom est Candide, j'ai tout cru. J'ai cru que c'était la réalité. On peut très très bien exister sur ces deux niveaux, voire plus encore !!) 

celisaone.
Abonné
D'accord avec Suzumy pour dire que les kilos en trop sont une carapace bien commode. Moi aussi j'ai peur, je me sais sensible à la flatterie. Quand j'étais jeune et mince (et que je me trouvais déjà grosse...), j'en avais marre de me faire interpeler sans arrêt dans la rue, le train, etc. Même au supermarché, quand je poussais mon caddy avec courses et bb, certains "relous" tentaient leur chance. J'avais même coupé mes cheveux très courts pour me faire moins remarquer. Aujourd'hui, je suis tranquile, je fais partie du décor. Quand un homme me plait, je me dis que je suis trop grosse et je passe à autre chose. Si je redeviens mince, est-ce que je tromperai mon mari ? Est-ce que je passerai à autre chose ? Je pense que la peur de maigrir est liée à la peur de séduire. C'est un des blocages.
Chatoyante.
Abonné

Je partage cette peur avec toi Celisaone!

Comme j'ai déjà dis je sais plus où (ici peut-être hihi) j'ai plus peur de moi que des hommes au final....Mais bon, je me dis que j'ai pris de la maturité depuis. Et puis pourquoi aurais-je plus envie de tromper mon chum minci que maintenant? D'autant que depuis le temps, j'ai appris à dire non :-)

celisaone.
Abonné
C'est vrai ce que tu dis, mais moi je n'étais pas super fidèle....alors bon, va falloir prendre de la maturité...hihihi
emy3443.
Abonné
Bonjour, effectivement je te rejoins la dessus In8575. Moi aussi quand j'ai perdu mes 15 kilos, j'avais des compliments de partout, tu es mince, tu est trop bien comme ca etc.... Mais je ne supporte pas les compliments comme si au fond de moi je me persuade que ce n'est pas sincère puisque je n'y crois pas moi même. Comment accepter les compliments des autres quand on ne s'accepte pas sois même ? Dand mon cas, je sais que c'est lié a l'enfance et j'y travaille. Jamais de compliment de la part des parents, une enfance au collège difficile, avec peu d'amis et beaucoup de moqueries de la part des autres enfants. Je pense que j'ai du me construire cette sorte de carapace pendant l'adolescence. Je suis habituée a être très dure avec moi méme et j'ai plutôt tendance a me critiquer qu'a me complimenter. Du coup même après avoir perdu bcp de poids, je le voyais sur la balance et dans les vêtements, mais pas dans la glace. Et maintenant que j'ai repris du poids et que je regarde les photos, je suis stupéfaite, j'étais vraiment mince, voir maigre, mais je ne m'en étais pas rendue compte, je n'ai aucun recul sur moi même. Je pense que l'important c'est de prendre conscience de tout ca, et encore une fois le fait de discuter abec des gens qui comprennent, c'est réconfortant et ca apporte beaucoup.
zelda.
Abonné

Bonjour Ederl, excellente idée que ce post.

Et bravo à Lissiboa pour son commentaire qui exprime bien ce que je ressens aussi.

Je me suis éloignée du programme depuis quelques semaines et je m'accroche pour y revenir. L'une des raisons principales est... l'ennui.

De toute évidence, les coachées ne sont pas ennuyeux, loin de là (exemple de ce sujet de forum: tout ce que j'aime !) Mais j'ai besoin de sensations, de nouveauté, de variété. Quand ça ne bouge pas assez dans ma vie (qu'est-ce qu'ils sont lents, les "autres"), je fais bouger mon tube digestif. Des masses de saveurs, gobées, l'impression d'avaler le monde. Là je m'écoute mon corps, je questionne ma faim, j'essaie de regarder mes émotions en face. Mais je sais que cela ne va pas durer et que tôt ou tard le rapport "poids perdu" sur "concentration sur mon corps" me désinteressera du programme et... de mes besoins.

Cela me fait penser à une anecdote racontée par Christophe André: un étudiant trouvait qu'observer son souffle était ennuyeux. Son maître lui a plongé la tête sous l'eau pour lui rappeler combien ce souffle était précieux. Je suis en train d'écrire que je n'arrive pas à maigrir car je me trouve ennuyeuse...

Enfin l'idée était surtout de dire que la question était passionnante. Je vais retourner m'occuper de moi !

christel2012.
Abonné

Je me reconnais un peu dans ton mail. Je suis trés en colère contre moi-même car après avoir perdu 2kg je les ai repris et j'ai presque l'impression d'avoir fait exprès !

On a beau savoir pourquoi on fait els choses, on les fait quand même !

elsab.
Abonné

Donc on revient toujours à l'image de soi, comme si on ne méritait pas de maigrir... Moi aussi, je suis vite en colère contre moi-même... Il faut essayer de valoriser les efforts que l'on fait et non pas juger des résultats, c'est ce dont je veux me convaincre mais j'aimerai que ce ne soit pas un tel effort. Là je m'en veux de ramener tout à la notion de perte de poids alors que LC est avant tout un changement de comportement qui peut déboucher sur la perte de poids. Moi je me fais des films, je me vois avec 15 /20 kilos de moins et je m'impatiente... et je me dévalorise parce que je n'y arrive pas, comme d'habitude je suis nulle dans ce domaine (prce que pour d'autres choses ça va, mais pour le poids je suis nulle).

Ecouter mes sensations alimentaires c'est aussi un piège car dans la dévalorisation de soi, on ne se fait pas confiance. Au fond je ne crois pas que je suis apte à comprendre mes sensations parce que je n'ai jamais été capable de le faire avant (dans mes souvenirs). Je ne me fais pas confiance!!! 

La confiance en soi c'est peut-être une des clés... Pour moi, je pense que c'est le cas. Y'a encore du boulot!

christel2012.
Abonné

"et je me dévalorise parce que je n'y arrive pas, comme d'habitude je suis nulle dans ce domaine (prce que pour d'autres choses ça va, mais pour le poids je suis nulle)".

Oui c'est exactement ça, c'est aussi ce que je ressens comme si la volonté et les compétences qu'on pouvait avoir par ailleurs n'étaient pas applicables dans ce domaine de la perte de poids... Mais du coup les jours de blues, cette "nullité" rejaillit sur le reste.

Sitâ.
Abonné

Ce topic m'a interpellée (au point que j'y poste mon premier message sur le forum, bonjour les gens !),  mais pas du tout pour les mêmes raisons. Moi aussi j'ai eu une peur terrible de maigrir, mais pas par peur de séduire - au contraire ! Finalement, je n'ai jamais eu de souci pour plaire comme ça (i.e. avec un IMC à 34)... à part à moi-même. Ce qui reste quand même le plus important, au bout du compte.

Non moi ma trouille, peut-être parce que j'ai toujours été grosse (j'ai 24 ans), c'est de marquer mon corps. J'ai déjà pas mal de vergetures à cause de la prise de poids rapide de mon adolescence, mais je ne tiens pas à en avoir plus ! Et si ma peau ne suivait pas, restait distendue sur une chair rétrécie ? Si mes seins fondaient et tombaient ? Avant 30 ans et sans enfant, ça serait quand même d'une tristesse... Du coup, à 90, il ne me resterait plus qu'à faire un noeud pour ne pas marcher dessus !

Elle est là ma terreur, à moi. Est-ce que je suis la seule ? blush

celisaone.
Abonné

Bonjour tout le monde,

Ne t'inquiète pas Sîta, la peau est élastique. J'ai perdu une quinzaine de kilos après mon premier enfant, et ma peau ne pendait pas (j'avais 25 ans). J'étais danseuse nue et tout le monde me disait : "ho ! On ne dirait jamais que tu as eu un enfant !". Douches froides, massages, percutaféine, jogging d'une heure tous les deux jours. Bon, maintenant, je t'avouerais que je suis un peu moins sûre de moi parce que j'ai 30 kilos à perdre, et deux grossesses de plus dans les cuisses...je me dis que je ferai de la chirurgie esthétique au lieu de "faire un noeud pour ne pas marcher dessus" wink. La priorité est de déclencher la perte de poids. Je ne prends plus de poids mais impossible de perdre. Ai-je peur de redevenir une bombe ? C'est complètement idiot mais cela me rassure de voir que je ne suis pas la seule.

Pour ce qui est de l'ennui, pareil, une fois que ma curiosité est satisfaiste, il faut la "nourrir". Je pensais qu'en arrêtant de travailler, j'aurais tout le temps de faire du sport, des bons petits plats et du body-scan. Résultat : je fais la sieste et le temps file. Je n'arrive même pas à terminer l'étape "apprendre à manger des trucs gras et sucrés". Qui arrive à ne pas penser à maigrir 24/24 ?

positivethinker.
Abonné

[quote=liza92]

bonjour,

les "minces" ne sont pas forcément des "salopes" : j'ai fait de l'anorexie à 15 ans justement par refus des formes féminines...il n'y a pas de profil type de la salope heureusement ! C'est comme quand on dit que gros = mou = pas d'ambition, je connais personnellement des personnes enrobées ultra-compétentes et à mille lieues de la mollesse ! 

Stop aux clichés !

Lyza 

[/quote]

Je suis bien d'accord avec cela. Il y a aussi un cliche que les minces sont plus heureuses. Et c'est sans doute en partie pour cela que l'on veut maigrir. Mais les annees les plus dures de ma vie, psychologiquement, je les ai vecu quand j'etais une jolie jeune femme mince d'une vingtaine d'annees. Je prefere mille fois ma vie maintenant meme avec mes kilos en trop.

Ederl.
Ancien abonné

Salut Zelda !

L'ennuie un des pires ennemis de l'intellect ? 

"L’ennui : un état d’âme utile, donc. Mais il doit nous inciter autant à repenser notre mode de vie (pas assez de mouvements et de changements ?) que notre façon de percevoir le monde (ne passons-nous pas à côté de tout un tas de choses intéressantes autour de nous par manque d’attention et d’approfondissement ?).
Allez, bon week-end, avec ou sans ennui ! "de Christophe André

« Sans l'ennui, sans cette somnolence du temps où les choses perdent leur saveur, qui ouvrirait jamais un livre, quitterait sa ville natale ? L'on a tout à redouter d'une société du divertissement continu qui saturerait jour et nuit nos moindres envies. »
Pascal Bruckner, "L'Euphorie perpétuelle", Éd. Grasset, 2000

Si tu te trouves ennuyeuse, pas moi ! Ha, l'estime de sois !! Tu t'ennuies par évitement, tu t'ennuies pour prendre du temps, tu t'ennuies pourquoi ?

Et je me retourne la question !

J'aime aussi ce qu'à posté Lissiboa, c'est pas facile d'avoir du style !! Si on est belle et intelligente comment nous prendrait-on pour un objet, ça doit  être plus difficile, il y a des trompes l'oeil mais......, en général la femme est-elle le faire valoir de l'homme ?, Aïe, question subsidiaire une femme intelligente ( toujours dans les dikats de cette société)  avec une bonne estime d'elle même, belle ( la beautée étant le royaume de la subjectivité ) sachant prendre du plaisir  fait-elle peur ? peur de faire peur ?

si vous avez des réponses ?

Stop au cliché, bien sûr les minces comme les riches ne sont peut-être pas plus heureux, cela dépend toujours de ce que l'on en fait et comment on nous a appris à faire et de nos possibilités du moment.

En tout les cas on peut en effet se cacher derrière ses kilos où sa maigreur pour les mêmes raisons, ne pas vouloir être femme par exemple.

Sitâ.
Abonné

Merci pour ta réponse Celisaone, ça me rassure un peu.
Ceci étant dit, je ne crois pas que j'aurai ta motivation laugh Joggings, douches froides, etc... (Quoique en ce moment je passerais bien ma journée sous une douche froide, mais passons.) Tu as fait beaucoup pour cette fermeté, on peut dire que tu l'as gagnée ! Si tu arrives à retrouver ce qui nourrissait cette volonté, à mon avis 15 ou 30kgs, 25 ans ou plus, enfants ou pas... je crois quand même que ça peut faire la différence. 

Bon courage, en tous cas.

tiramisu.
Abonné

Il y a 2 choses qui font que je pourrais avoir peur de maigrir.

D'abord, c'est que dans les périodes minces de ma vie,je n'étais pas vraiment à l'aise, vu que cette minceur était le fruit d'un contrôle.Elle était donc sans cesse remise en question, ce qui était plutôt désécurisant à la longue.A noter que ce contrôle était à la fois physique et mental, l'aspect mental étant le plus pernicieux,car j'estime qu'il s'étend insidieusement à toutes sortes de facettes de notre existence qui n'ont pas de lien direct avec notre corps et notre manière de manger et/ ou de bouger. On commence par ne plus oser manger de chocolat et on finit par ne plus oser exprimer une opinion originale et petit à petit, sans s'en rendre compte, on devient de plus en plus intolérant envers soi-même et les autres.

Ensuite, la croyance (qui n'est pas forcément une réalité) qu'on sera plus appréciée mince et jolie que grosse et moche peut être très asphyxiante, car elle nous enferme dans notre apparence, alors que nous sommes bien plus riche et complexe que ça, et aussi très désécurisante, car elle peut nous amener à penser que si nous ne sommes plus mince/conforme, on ne va plus nous apprécier.

Merci d'avoir lancé cette discussion !

 

zelda.
Abonné

[quote=tiramisu]

...je n'étais pas vraiment à l'aise, vu que cette minceur était le fruit d'un contrôle...

[/quote]

Bien dit Tiramisu; je ne m'étais jamais rendue compte que la minceur que j'avais obtenue dans mon adolescence, après des privations obsessionnelles, ne m'appartenait pas puisqu'elle suivait des principes dictés par un "docteur" tout puissant et irresponsable. J'étais fâchée d'être abandonnée une fois mon "but" atteint (le docteur n'était plus là pour me dire que faire, il m'avait juste prescrit ce qu'il fallait manger et quand il fallait manger).

Même si j'ai suspendu mon parcours linecoaching (je n'avance plus dans mon programme et je ne remplis plus de carnet; impossible de relever un défi), je sais que tout ce que j'ai acquis ici est à moi. La question "est-ce que j'ai faim?" et sa réponse "non, je suis juste énervée/excitée/fatiguée/enthousiaste..." m'appartient en revanche totalement. De même que mon comportement (je mange quand-même OU je m'occupe de ça autrement). Les kilos que je perds (ou que je prends, parfois) maintenant sont les miens. C'est mon corps.

Bref je salue une fois de plus cet excellent sujet, "les peurs de maigrir", pour déclarer (une fois de plus) que ce foutu programme linecoaching est la meilleure chose qui me soit arrivé depuis longtemps (à la différence que c'est ma confiance qui grossit et non un docteur qui me maigrit !)

p.-s: joli nom tiramisu; dessert tabou par excellence, onctueusement calorique et dangereusement risqué à cause de ses oeufs crus!

FORTUNE.
Abonné
Maigrir ou ne pas maigrir, avec ou sans, peut-etre pour maigrir il serait préférable d'alléger non pas notre assiette mais les préjugés qu'on nous a insidieusement ou pas fait ingurgiter. Pour moi, il m'arrive de penser que mon poids ressemble aux rides , il exprime ma difficulté à gérer mes émotions, et quand je mincis je ressemble aux femmes qui ont traitées leurs rides avec du botox comme si je falcifie mon apparence. Et cette légéreté apparente est trompeuse, bon ce sujet est un peu lourd.....
aomame.
Abonné

J'ai peu rd emaigir par peur de tomber malade. Je m'explique depuis que j'ai perdu du poids à, l'adolescence et tomber dans une phase anoréxique , j'ai des problèmres gynécologiques , je n'ovule plus.

Et puis comme certaines l'on dit la minceur n'est pas égale au bonheur. Les hommes me disent charmantes (j'ai un IMC de 20) mais je ne suis pas heureuse, je ne sais pas (ou plus ? ) construire une reltion amoureuse parce que je suis mal avec mon corps, avec ces obsessions alimentaires, que je ne vois que des défauts partout, que je ne suis pas à l'aise avec mon corps, que je ne m'estime pas être en droit d'être aimée (cela vient'il du fait que ma mère ne sait jamais interessé à moi ? qu'elle m'a toujours dit que les autres étaient mieux que moi, et que je ne suis pas devenu ce qu'elle aurait aimé que je sois ?).

Je me dis que ce n'est pas l'emballage qui est interesant chez une personne. Mais peut-être ais-je aussi peur comme certaines d'entre vous de maigrir par peur de la séduction , parce que je suis très malhadroite à ce jeu là et ne siat pas dire (correctement ?) mes sentiments ?

arcenciel.
Inscrit

suite a un inceste etant enfant, ma peur principal est le viol

mais aucune idee sur la facon de regler ce probleme...

dune.
Abonné

arcenciel, je compatis. parcotnreje n'ai aucune idée à te proposer pour enlever cette peur.

 

j'ai comme vous aussi peur de maigrir, c'est dingue ça ! je m'en suis rendu compte il y a peu de temps.

avant j'étais mince, 54 kg pour 1,70 m. je langeais tout ce que je voulais et ne grossissais pas. puis j'ai eu notre fille et là je ne suis jamais descendue de mes 70 kg (ou alors j'ai atteint les 68 kg);

j'ai une mère ronde et une image de la mère qui doit être ronde, sans douta pas sexy ou attirante pour les hommes.

pourtant je reste femme avec mon copain, bref c'est confus tout ça.

j'ai posé une question aux experts et le dr zermati m'a répondu hier que ça venait sans doute du stress dû à mon nouveau rôle de maman. il a complètement raison. je refoule les émotions, je les analyse mais les évite et du coup je vais manger un aliment réconfortant au lieu d'affronter le stress. quand j'y pense, je fais ça depuis petite.

du coup, je comprends pas mal de chsoes. il est temps que j'accepte d'éprouver des émotions dues aux événements. j'ai fais une fausse couche précoce il y a 3 semaines et rien,j'ai affronté la situation en m'interdisant d'être triste ou de pleurer. toujours être forte.

ce programme m'a déjà bien aidé en 2 jours ! rien à voir avec les simili régimes.

 

 

 

 

Ederl.
Ancien abonné

Arcenciel, dans ces cas là c'est difficile d'accepter son corps où d'arriver à ne pas le maltraiter ( compulsion allimentaire ou son contraire..) , le fait est là, on ne peut plus rien faire.

Etre suivi psychologiquement, c'est une solution, quand à avoir peur c'est normal, en apprivoisant sa peur on peut peut-être être mieux, quand j'ai peur de mourrir (j'ai eu un choc ) je me dis que de toute façon tout peut arriver et c'est la façon dont on le prend qui va faire la différence, il y a des gens qui peuvent endurer des sacrés montagnes de problèmes, en fait je pense aussi que chacun a sa solution mais c'est bien de se renseigner aussi généralement sur ce que produit un inceste, on a des lieux communs et on peut retrouver des choses bien sûr qui résonnent en nous et qui peuvent nous aider.

En tout les cas tu n'es pas toute seule, loin de là, courage...

Bri.
Abonné

Un jour un médecin homéopathe m'a dit "la carrosserie est forte car l'intérieur est fragile". Je crois avoir peur de maigrir car j'ai vécu une passion amoureuse il y a 25 ans (je sortais d'un régime efficace - 15 kg) qui m'a bien détruite et que je n'oublierai jamais. Donc maigrir = danger, souffrance. Après cela j'ai entrepris une thérapie qui m'a ouvert les yeux sur mon enfance, ma relation avec mon frère etc. Mes parents et le frère n'ont pas appréciés ma révolte et m'en ont fait voir. Maintenant mes parents sont morts et je ne vois pratiquement plus mon frère (je n'ai jamais osé l'affronter). Et me voilà emprisonnée dans ma tour que je n'arrive plus à quitter. Pourtant il doit bien y avoir une porte, une fenêtre ouverte vers la liberté. Peut être à 80 ans quand il n'y aura plus de danger. Nous avons toutes/tous beaucoup de "poids" à porter, à tirer dans notre histoire, poids qui est devenu concret. Arcenciel comme je te comprends, merci pour ton témoignage et ton courage.

080413075303_Rikki.
Abonné

[quote=dune]

avant j'étais mince, 54 kg pour 1,70 m. je langeais tout ce que je voulais et ne grossissais pas. puis j'ai eu notre fille et là je ne suis jamais descendue de mes 70 kg (ou alors j'ai atteint les 68 kg);

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Magnifique lapsus ! laugh

arcenciel.
Inscrit

pour les problemes graves, genre abus sexuels ou violence, j'ai vu une reponse d'un coach dans le forum où ils conseillent l edmr (un truc psy avec les yeux)

qui connait?

080413075303_Rikki.
Abonné

J'ai été suivie par une psy qui pratiquait ça. 

Mais comme je n'ai jamais subi aucun traumatisme particulier, je n'ai pas testé l'EDMR. 

J'avais d'ailleurs été voir cette psy au départ avec une demande par rapport à mon poids (elle fait partie du G.R.O.S.), mais c'est quelque chose que je n'ai pas du tout réussi à travailler avec elle, car elle ne donnait aucun conseil concret, . Par contre, elle m'a bien aidée je crois dans une période difficile (maladie de mon mari, etc.)

 

christel2012.
Abonné

Moi, je travaille avec une psy qui pratique l'EMDR. C'est une méthode vraiment efficace, parfois éprouvante, mais qui permet de "règler" beaucoup de choses concernant les traumas récents ou anciens. Attention à ne pas tomber sur des charlatans je vous conseille de choisir un praticien qui soit d'abord psychologue, cela offre plus de garantie. Vous pouvez en trouver sur le site de l'EMDR france je crois. Après concernant le poids, je ne travaille pas directement dessus parce qu'il y a autre chose à régler avant, mais celà a une influence aussi sur ma façon de manger...

Bonne soirée.

positivethinker.
Abonné

[quote=arcenciel]

pour les problemes graves, genre abus sexuels ou violence, j'ai vu une reponse d'un coach dans le forum où ils conseillent l edmr (un truc psy avec les yeux)

qui connait?

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Je ne connais pas vraiment mais j'en ai entendu parler en bien. Je pense y avoir recours aussi.

celisaone.
Abonné
L'emdr est très efficace. Pour les traumatismes type accident, viol, c'est très efficace. Moi ça m'a servi pour lâcher prise. C'est plus rapide qu'une thérapie comportementale par exemple. L'eft, c'est bien aussi : Je ne mange plus de bonbons !
arcenciel.
Inscrit

justement je connais l eft!

ca complete ou ca ressemble a l edmr?heart

celisaone.
Abonné

L'eft et l'emdr s'inspirent de l'hypnose, mais ce sont deux méthodes complètement différentes. En emdr, on s'entretient avec le thérapeute, on se met d'accord sur le protocole. Il faut plusieurs heures pour aller chercher les noeuds, faire les mouvements occulaires et défaire les noeuds. La psy que j'ai vue faisait de la thérapie analytique. Elle a arrêté car ses patients comprenaient bien d'où venait leur mal être, mais ne se sentaient pas mieux après des années de travail. L'emdr est concrètement efficace. Les mouvements occulaires permettent au cerveau de re-traiter l'information à l'origine du traumatisme et de la transformer en souvenir ordinaire.

L'action de l'eft n'est pas encore connue, c'est une méthode pragmatique. On raconte pourquoi on vient, on hiérarchise les problèmes, on les prend un par un et on fait des tapotements sur le corps. C'est très protocolaire, limite chorégraphié, mais ça marche.

Je résume vite fait, il y a plein de sites à consulter. cool

Pas besoin d'emdr si l'eft a fonctionné.

Merci Sitâ pour tes encouragements à retrouver ce qui nourrissait ma volonté. Cela reste un mystère pour moi : pourquoi on a le déclic un jour, on mange bien, on fait du sport, on fait tout bien et ça s'arrête, et il faut tout recommencer. La volonté ne manque jamais, c'est le déclic qui n'arrive pas.

 

J'adore Bri "la carrosserie est forte car l'intérieur est fragile" heart. J'ai l'habitude de dire à mes enfants que je suis une petite maman fragile blush, ça les fait rire car j'ai une belle réputation de déménageuse qui ne craint rien du tout. Mon étiopathe me disait : "belle bête !...mais fragile...". Bon, c'était il y a vingt ans...

Bon, alors, on maigrit ? wink

 

Bises à tous !

 

 

 

christel2012.
Abonné

 

J'adore Bri "la carrosserie est forte car l'intérieur est fragile" heart. J'ai l'habitude de dire à mes enfants que je suis une petite maman fragile blush, ça les fait rire car j'ai une belle réputation de déménageuse qui ne craint rien du tout. Mon étiopathe me disait : "belle bête !...mais fragile...". Bon, c'était il y a vingt ans...

Oui c'est exactement çà. Comme si le mental devait correspondre au physique et que si on était fragile on ne pouvait pas être ronde, mais avec un physique de petit piou piou. Ce décalage entre ce que l'on ressent parfois et l'image qu'on donne à la société me dérange beaucoup.

SInon retrour de vacances + 2kg perdus en deux jours mais ça ne me ramène qu'à mon poids de départ ;-( Difficile de s'y remettre heureusement qu'il y a a communauté.

Et les photos de vacances, qui me motivent pour ne plus ressembler à ça sur les prochaines ...

Bonne journée !

Constance.
Abonné

Bonjour toutes et à tous,

Je crois effectivement que notre belle carapace sert à nous protéger de pas mal de choses. 

J'ai vu un psy il y a quelques années. Entre autres problèmes évoqués, elle m'a aidé à faire le lien entre ma prise de poids rapide (plus de 40kg en 2 an) et une agression que j'ai subie alors que j'étais mince et donc légère. Pendant des mois, j'ai voyagé dans les transports avec l'index posé sur le déclencheur d'une bombe lacrymogène donnée par un policier.

Puis j'ai pris du poids, je me suis sentie beaucoup plus sûre de moi ! Je me sentais "hors circuit", à l'abris. Depuis que j'ai commencé LC (5 mois sur le site mais 2 ans de pratique), j'ai perdu 13kg. Mon IMC reste haut (33) mais je m'habille mieux et prends soin de moi.

Et là, depuis deux semaines, je suis suivie dans la rue par un homme. Il m'aborde parfois et je le rembarre. Hier, il s'est montré insistant malgré mes réponses de plus en plus sèches. J'ai fini par partir en courant. Je vais au commissariat ce soir, hors de question qu'on me fasse peur ! ça me met très en colère ! 

Ederl.
Ancien abonné

Bonjour Constance,

les agressions surtout quand elles sont dirigée contre notre féminité bien sûr change le shéma habituel et tout devient compliqué notement notre rapport au corps et à l'alimentation, des perturbations morales et physiques se mettent en place, les deux marchant main dans la main.

Ensuite c'est cette carapace qu'il faut étudier et faire du tri dans le grand bordel, l'enchevêtrement, la toile, on peut défaire quelque fil quand on a pris de l'ancrage, de la stabilité, quand on comprend, c'est déja ça, ensuite c'est trouver sa méthode qui est le plus difficile, sa méthode à renverser à déplier ce shéma qu'on s'est construit sur des bases de mal être ( peur, honte, culpabilité par ex. ).

Tu as raison d'aller au commisariat, ce mec est toujours dans tes parages ? si t'as de bons amis mecs qui peuvent lui faire comprendre de te laisser tranquille, ça peut aussi aider, si le commisariat ne fait pas grand chose.

Tiens nous au courant.

Annemie.
Abonné

excellente question

ai je peur de maigrir et pourquoi

inconsciemment sans doute oui, j'en ai peur

quand j'étais mince je plaisais plus aux hommes, même en ayant plus de 55 ans :)

mais je ne veux plus personne dans ma vie, car je ne veux plus souffrir

et j'ai depuis toujous ce problème de penser que quelqu'un qui m'aime ser forcément attiré par quelqu'un d'autre et infidèle

alors voilà, carapace, oui...

et une psy m'avait dit un jour que manger était mon instinct de survie... car trop de problèmes dans ma vie

mais ça maintenant je l'ai dépassé... ouff

avez vous fait les deux lettres à vos proches?

je crois que je vais commencer aujourd'hui, ça fait plusieurs jours que je repousse

Morgane16.
Ancien abonné

 

Je n'ai pas peur de maigrir, je crois plutôt que je m'y refuse. 

Je ne veux pas rentrer dans le moule, c'est comme ça je ne plierai pas! (me plier, m'atrophier, maigrir, me contorsionner, me serrer, me saucissonner, me boudiner...bref me modifier)

Petite, je ne correspondais visiblement pas du tout aux attentes de mes parents, et je n'ai jamais vraiment eu le droit de m'exprimer sur ce que j'attendais de ma vie, ce qu'étaient mes envies (et mes craintes aussi) et ce jusqu'à mon échec à la fac. Très tôt on a décidé pour moi on m'a fait faire ci et ça et aussi on a essayer de me changer, je n'était de toute évidence pas comme il fallait, et mon tout petit surpoids à l'âge de 7 ans faisait entre-autre partie des choses à corriger. 

Et je crois qu'enfant j'ai réalisé mon manque de pouvoir sur tout ça, mon manque de poids on pourrait dire dans la balance des décisions. Bref la seule manière que j'avais de m'opposer à eux, le seul domaine dans lequel je gardais contrôle était mon surpoids, là non seulement je recevais leur attention, non seulement ils prenaient soin de moi (bon avec le recul je me dis que poireauter dans une salle d'attente d'un Nième nutritionniste n'est pas la meilleure façon de passer du temps avec sa mère, mais c'est le mieux que je pouvais obtenir) mais en plus je décidais, c'était finalement ma seule manière de m'affirmer, la seule et unique façon que j'avais de dire "non".

Aujourd'hui je dis toujours "non", d'autant plus que j'ai pu constater leur joie lors de la -courte- période où j'ai réussi à maigrir, et ça me rendait malade d'avoir l'impression que finalement j'avais abdiqué. Cette perte de poids était mon renoncement final à moi-même, même si je me sentais mieux dans mon corps, très vite un malaise s'est créé en moi: finalement je rentrais dans leur moule...ce n'était plus ma vie dans laquelle je me sentais bien, c'était leur moule dans lequel ils avaient réussi à me faire rentrer, c'était leur moule dans lequel, malgré les désaccords que j'ai avec leur façon de voir le monde, j'avais accepter de rentrer...je me suis encore une fois sentie privé de ma vie..

 

Etre ronde c'est ne pas rentrer dans leur monde, c'est montrer mon désaccord, c'est faire mon choix. Sauf qu'aujourd'hui ce n'est plus vraiment mon choix, c'est devenu une obligation...

 

Et en parallèle, parce qu'un enfant ça veut quand même malgré tout faire plaisir à ses parents, s'est ajouté à ça une haine envers moi-même pour ne pas avoir été parfaite, si on voulait me changer c'est que je devais être mauvaise...
Haine qui n'a fait que grandir avec tous les régimes qui ont échoués, avec toutes les remarques cinglantes de la part de ma famille sur la personne mauvaise que j'étais
Alors si je suis mauvaise il vaut mieux ne pas m'écouter, peut être aussi me punir et certainement pas m'accorder ce que je souhaite ni être heureuse...oui, c'est de l'auto-sabotage, et ça touche tous les aspects de ma vie aujourd'hui :(

 

Pour ce qui est de refuser de rentrer dans leur moule, grâce au livre du Dr Apfeldorfer "maigrir c'est dans la tête" et notamment des cas d'étude qu'il traite, j'ai réussi à comprendre qu'il fallait que j'arrive à me détacher de mes parents et de poursuivre mes objectifs indépendamment des effets que ça aurait sur eux pour ne plus être dans l'opposition et me permettre de faire ce que je veux faire, et acceptant que cela puisse avoir des retombés positives pour eux et puis juste que tant pis...et croyez-moi c'est pas une mince affaire (et vive le labsus ici!), parce que ce comportement d'opposition s'est élargi pour surgir dans beaucoup d'autres situations que le simple problème de poids...

 

Pour l'auto-sabotage, je réalise aujourd'hui avec effrois l'intensité de la haine que je me porte et comment elle entrave mon épanouissement et me pousse à faire des mauvais choix pour renforcer mon impression d'être une ratée, je songe donc à solliciter l'aide d'un psy car ce schéma est profondément ancré en moi et je ne suis pas certaine d'avoir le recul et la force nécessaire de tacler ce problème toute seule.

 

Voilà pour moi :)

christel2012.
Abonné

Bonjour Morgane,

C'est courageux de nous dire tout ça et même si je n'ai pas tout à fait le même parcours, je vois bien ce que tu veux dire. Moi j'ai entamé une psychothérapie (EMDR) et aujourd'hui même si tout n'est pas résolu, je peux te dire que le mépris de soi, voire la haine, ça peut s'arrêter. Et quand on se retrouve soi, pas celle que les autres voulaient qu'on soit, quel bonheur ! DOnc bien sûr tu fais ce que tu veux mais si tu peux trouver quelqu'un en qui faire confiance pour t'aider, fais-le ! Crois-moi, le chemin est difficile, mais que ça vaut le coup de redevenir fier de ce que l'on est ! Alors j'ai pas encore résolu tous mes problèmes de poids, mais malgré tout je peux me trouver jolie dans la glace comme je suis et heureuse de mon parcours, avec des nouveaux projets plein la tête...

Voilà, tous mes encouragements donc et dis-toi qu'il n'est jamais trop tard !

Ederl.
Ancien abonné

Oui !! c'est dur ce que tu dis, ton opposition qui finalement te mène là où ce n'est pas non plus ton choix en fait, moi aussi j'ai refusé,  quelque chose qui n'étais pas de l'ordre du choix mais de la survie, j'ai longtemps refusé d'être une femme pourtant vu les apparences je ne peux pas y échapper mais j'ai fait comme j'ai pu pour cacher ce corps, je l'ai rendu malade parce qu'on m'avait rendu malade et je ne voulais pas, non je ne voulais pas être une jeune femme ni une femme, alors j'ai été crasouille, habillée à la grunge, rondelette, j'étais insoumise, j 'ai refusé mon corps en résumé et du coup il a détruit ce que j'étais puisque en effet c'est impossible de n'être ce qu'on est, et de mon insoumission je suis passer à la soumission car je m'étais détruit et impossible de relever la tête et impossible de s'affirmer quand on se refuse, quand on s'annule, toute une chute. Depuis j'escalade avec l'aide d'un psy, je remonte à la surface et j'accepte d'être une femme.

Tu fais un bon choix je pense d'aller voir un psy.

avec toute mon amitié Morgane.

Marjoline.
Abonné

Bonjour Morgane,

... et merci pour ta confiance...

je voulais juste partager la remarque que je me suis faite en te lisant.

Dans la vie, on dit qu'on se construit selon un modèle ou par opposition à ce modèle... je crois toutefois que ça ne veut pas dire qu'on devienne l'un ou l'autre, il y a une multitude de nuances.

Tu as choisi de ne pas suivre la voie qui t'était proposée (surement qu'elle ne te correspondait pas), tu en as choisi une autre (qui ne te correspond pas non plus), prends le temps de chercher la "bonne voie", la tienne qui te mettra en phase avec ce que tu es vraiment.

Et je suis sure que de mincir, ne t'oblige pas à devenir telle que tes parents auraient voulu que tu soies... la minceur, c'est du physique, de l'apparence, ce n'est pas notre ETRE.

Pas sure d'être claire...

Bon cheminement en tous cas!

Noelle
Marraine

Dans la vie, on dit qu'on se construit selon un modèle ou par opposition à ce modèle... je crois toutefois que ça ne veut pas dire qu'on devienne l'un ou l'autre, il y a une multitude de nuances.

 

bonjour!

oui, et on peut aussi se construire a partir de ce que l'on est devenu (e) dans des directions tres différentes, c'est comme avec  la musique, les memes notes et une variété quasi infinie de possibilité de création; Moi, je crois a la possibilité de se créer!

Constance.
Abonné

Bonjour Ederl et merci de ta réponse. C'est vrai que ce type d'événement n'arrange vraiment rien au rapport au corps ... Vois-tu, presque dix ans plus tard, ça reste présent !

Je suis passée au commissariat vendredi dernier et le policier m'a dit que sans le numéro de plaque minéralogique de l'homme qui se croit autorisé à m'importuner, ils ne peuvent pas agir. Dès que les horaires de mon compagnon le lui permettent, il m'accompagnera mais en attendant, j'ai changé de trajet !

Merci encore pour tous vos témoignages

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