Papotage entre anciennes du programme! - 01062014

fadinarde.
Abonné

Comme on l'avait suggéré dans une autre conversation la semaine passée, je me permet d'ouvrir une discussion pour toutes celles et ceux qui, comme moi, sont inscrit(e)s sur LC depuis longtemps, ont déjà terminé leur programme une fois, voire deux? 

Je me suis rendue compte ces derniers temps en me promenant sur le forum, que je ne connaissais presque plus personne ici, sauf les marraines, et surtout que les sujets de conversations ne me parlaient plus beaucoup, parce que les questionnement des petites nouvelles ne correspondent plus à ma réalité du programme...

Ca fait deux ans que je suis inscrite ici. Pour résumer très rapidement, je suis venue parce que j'avais pris deux ou trois kilos que je ne comprenais plus rien au fonctionnement de mon corps, gros problèmes de digestions, etc... et je voulais surtout trouver un moyen de stopper la prise de poids.

Pour être claire, je n'ai pas perdu de poids, je pèse entre 61 et 63kg pour 1m68, ce qui est tout à fait normal. Et c'est certainement la raison de ma non perte de poids.

Mais voilà où j'en suis par rapport au programme:

J'ai compris que:

- je suis avant tout une mangeuse émotionnelle, que quasi  tous mes problèmes viennent de là: quand mon moral est perturbé soit je fais de belles eme, soit je n'arrive plus rien à manger (ça c'est quand je tombe amoureuse, mais comme ma vie amoureuse est désertique en ce moment...!!!   Ce sont ces même eme qui, en me faisant manger plus que de raison, me provoquent des problèmes digestifs.... Je mange trop = je ne comprends plus mes sensations alimentaires = je continue à manger = je souffre le martyr = je prends du poids!!!

- Je sais repérer mes eme en dehors des repas, mais la plupart on lieu au cours du repas, parce que je n'ai jamais vraiment réussi à déguster, et donc je mange bien souvent au-delà de mes besoins...

 

- j'ai pu expérimenter (ou j'expérimente de temps en tempswink) des notions de bases de LC, hors exercices. Par exemple avec des aliments très riches style gruyère, je sens parfaitement le rassasiement gustatif, ce petit signal du corps qui me dit "stop"  en me donnantune non envie de continuer à manger de cet aliment. (après je continue parfois quand-même, eme par peur de laisser, ou juste par besoin de continuer à me remplir...) 

- je fais aussi des eme avec des produits "sains"... par exemple je n'arrive pas à laisser de la salade de fruits... souvent j'en mange trop, parce que les fruits c'est juste trop merveilleux, et après je suis pas bien du tout....

 

Sinon en deux ans eh bien j'ai repris un peu le sport, en allant nager 1 à 3 fois par semaine, et je marche aussi, pas tout le temps mais de temps en temps je vais faire 6 ou 7 km.

Je pratique la PC périodiquement... Je n'arrive pas à êtrerégulière ni assidue... Pourtant je suis convaincue sur les bienfaits de cette pratique, pas juste pour le poids, mais pour gérer ma vie de façon plus sereine, apprendre à ne plus me laisser envahir par les pensées négatives que je rumine constamment.

 

Bon voilà, j'oublie sûrement plein de choses, mais je compte sur vous les anciennes comme moi, pour venir partager avec moi un bout de ce qu'est votre vie maintenant, où vous en êtes sur le chemin!

 

Ce que j'aimerais encore travailler et améliorer, pour ma part, c'est la gestion des fins de journées, des eme et continuer la rpc...

 

Bon weekend et au plaisir de vous lire!!

Commentaires

Kaylee
Marraine

Merci de nous faire partager ton expérience !

La première chose que j'ai lue, c'est ton poids... j'ai le même poids, mais... je mesure 10 cm de moins que toi sad

J'aime bien ta façon de décrire tes EME, qui est un peu la mienne : "youpi, mon mec m'a appelée, bouffons pour fêter ça" ou "il ne m'appelle pas, bouffons pour oublier ça". Me débarrasser de ce genre de fonctionnement va être le plus difficile pour moi, je le sens.

Une question cependant : pourquoi es-tu toujours inscrite sur LC alors que tu sembles en maîtriser parfaitement les rouages et que tu n'as pas/plus de poids à perdre ? 

Bonne journée à Toi smiley

Violette28.
Abonné

[quote=Kaylee]

Me débarrasser de ce genre de fonctionnement va être le plus difficile pour moi, je le sens.

Une question cependant : pourquoi es-tu toujours inscrite sur LC alors que tu sembles en maîtriser parfaitement les rouages et que tu n'as pas/plus de poids à perdre ? 

[/quote]

Et bien Kaylee, je pense que c'est exactement pour ça que fadinarde ouvre ce post pour les anciennes. Car, cela arrive très souvent qu'on n'ait pas un grand excès de poids et que pourtant, notre relation à l'alimentation est déréglée, et que ça fait souffrir quand même: passer son temps à penser "bouffe", à culpabiliser après une orgie d'aliments gras, voire même en subir des conséquences digestives. C'est toute une relation à soi-même qui est fragile, et même si ça se voit moins à l'extérieur, ça fait souffrir quand même.

Quand on a seulement 2-3-5 kilos à perdre, le travail en profondeur est peut-etre plus dans l'acceptation de soi (c'est ce dont je commence à prendre conscience, en tout cas dans mon cas perso, au bout de plus d'un an de LC), mais aussi dans un apprentissage de vivre mieux sa vie.

Mais ça, quand on débute LC, on ne le voit pas, on est obsédée par son poids (même avec 2 kilos en trop), et c'est après une longue introspection que certaines comme moi comprennent que le poids n'était pas l'ennemi n°1. Sauf qu'il m'aura fallu LC pour comprendre que c'est mon fonctionnement qui me bloquait dans ma façon de vivre ma vie, et pas mon poids. Evidemment, la pub, c'est bien "Maigrir sans régime", mais ce n'est pas seulement maigrir, c'est plus profond que ça.

Tu es donc au bon endroit pour te "débarasser" de ton fonctionnement alimentaire actuel. C'est dur de comparer les poids à perdre de chacune et les motivations de chacune, car comme le dit le Dr A, "maigrir c'est dans la tête": et oui, tout se passe dans la tête, même avec pas de poids à perdre, les anorexiques se voient encore grosse alors que non...

Désolée d'avoir répondu à la place de Fadinarde, et en plus je ne suis pas aussi ancienne que les anciennes, mais ta question m'a interpelée car on pourrait me la poser aussi... ;-)

Bonne route sur LC, c'est vraiment une belle route à emprunter!!

Violette

Kaylee
Marraine

Merci Violette28, je suis encore là pour un bon moment smiley

fadinarde.
Abonné

Merci Violette pour ta réponse qui me correspond assez bien, et merci Kaylee de venir papoter, tu soulèves en effet des points importants, qui font partie de mon parcours introspectif et linecoachingesque! A savoir: je me suis souvent posé la question de ma légitimité sur ce site: de quel droit j'interviens ici alors que je n'ai objectivement pas de problème de poids... Je ne suis pas en surpoids, je ne suis ni n'ai été anorexique ou boulimique, je n'ai même jamais réussi à faire un régime de ma vie... Oui mais! Oui mais comme l'a dit Violette, ce n'est pas parce que cela ne se voit pas physiquement que je n'ai pas quelques problèmes de compulsion ou autre avec la nourriture! J'ai la chance immense d'avoir un corps plutôt sympa, et finalement plutôt régulé depuis toujours. Mais j'ai eu des périodes de fortes eme, je compense plein de truc avec la nourriture... Peut-être pas avec des quantité aussi importantes que d'autres. Mais suffisamment pour que ça me rende vraiment pas bien... J'ai aussi eu une maman qui, sans être orthorexique, était très au courant des préceptes diététiques, j'en ai plein la tête, des petites phrases comme "ne mange pas du fromage en plus de la viande, c'est trop de protéines animales, ne mange as de graisses hydrogénées, etc...." ce qui ne l'a pas empêchée de mourir d'un cancer à 56 ans alors qu'elle avait une hyiène de vie très "saine"...

Je suis encore sur LC malgré un rapport à la nourriture relativement sain et un poids normal (même si dans mes rêves j'aimerais bien faire quelques kilos de moins) parce que LC ce n'est pas, à mes yeux, juste une méthode pour réguler son poids... Je pense que le poids qui descend n'est que le bonus d'un travail concernant son rapport à la vie, au monde, à soi-même et aux autres...

apprendre à s'aimer, à s'accepter, coprendre qui l'on est, avancer... Juste avancer... Je reste abonnéeà LC parce que par période j'ai besoin de venir trainer sur les forums, c'est aussi comme ça que la méthode deviens une partie de soi et plus "une méthode", justement! Je suis encore inscrite parce que je me sens consciemment incompétente... Parce que j'ai encore des eme, parce que c'est un garde-fou... Ou peut-être juste parce que je m'y sens bien....!

 

Et en effet, j'ai ouvert ce fil pour mes compagnones de longue date parce que les questions concernant les exercices du parcours alimentaires ne me concernent plus tellement, mais les chemins de vie des vieilles de LC peuvent certainement m'apporter beaucoup!

 

Yzaline.
Abonné
Bonne idée ce fil il permet en effet d'aborder LC sous un autre angle et d'apporter des éclairages différents .C'est la seconde fois que je m'inscris sur le site et de voir que des anciennes sont toujours là et ont continué à avancer dans leur cheminement me rassure et m'encourage. Merci pour vos témoignages
marieal.
Inscrit

perso, ça fait deux ans que je suis inscrite , en trois tentatives successives...

le première a duré quatre mois, bien scolaire, en fait j'avais rien compris aux sensations, je faisais LC comme on fait un régime, je ne voyais pas l'intérêt de la méditation. J'étais arrivée quasi au bout de mon parcours...et puis j'ai eu des problèmes de dos, de santé, et j'ai abandonné LC comme on abandonne un régime. par contre, j'avais retenu une chose: plus d'aliment tabou...mais mangé sans faim et au delà de la satieté, j'ai pris 4 kilos de plus!

la deuxième a duré 1 mois, j'ai repris mes trucs scolaires et ça m'a gavé....j'ai presque fini le parcours, mais je sentais qu'il y avait quelque chose à côté duquel je passais..

et la troisième vague, recommencée en novembre 2013, apèrs le lecture du blog de Caro, qui m'a ouvert les yeux..j'ai fait et refait les simples carnets alimentaires, et surtout celui sur la satieté. En fait, depuis que j'ai repris, j'ai pas encore perdu enormément mais ça m'a permis d'arrêter de grossir pendant mes traitements hormonaux et là, depuis mi avril,  j'ai amorcé le vrai début d'un changement: j'ai appris à gérer mes eme avec la PC  ( or j'étais peruadée que je n'en avais pas des eme, je les étouffis sous ce que j'appellais ma gourmandise), et notament j'ai fait la différence entre la vraie sensation de faim et cette espèce de boule au ventre déclenchée par le stress. 

je n'ai plus peur d'avoir faim, je ne commence plus jamais une prise alimentaire sans avoir faim ,j'ai vraiment compris le principe de la satieté, même si j'ai encore du mal à gérer les repas conviviaux, mais je régule en attendant la bonne faim pour le repas suivant.

bref, un parcours long de 1,5 ans avant de commencer à voir le début d'un changement....quand je vois des nanas qui perdent 8 kg en 6 mois, ça me laisse réveuse...mais bon l'essentiel est bien d'arriver à arrêter de se prendre la tête avec tout ça un jour non? peu importe le temps que ça prend...

 

Kaylee
Marraine

[quote=fadinarde]

Je suis encore sur LC malgré un rapport à la nourriture relativement sain et un poids normal (même si dans mes rêves j'aimerais bien faire quelques kilos de moins) parce que LC ce n'est pas, à mes yeux, juste une méthode pour réguler son poids... Je pense que le poids qui descend n'est que le bonus d'un travail concernant son rapport à la vie, au monde, à soi-même et aux autres...

[/quote]

Merci Fadinarde, c'est exactement ce que j'avais besoin de lire smiley

mavo.
Marraine
Hello les anciennes ! Moi je me suis inscrite il y a deux ans. Faux départ car trop de sujets à gérer à l'époque. Deuxième tentative molle 6 mois plus tard, qui dure une ou deux semaines. Et finalement je reviens et je reste depuis début 2013. Là, au 3ème coup, j'ai découvert le forum et les blogs et ça a vraiment fait la différence. Deux journées avec les Dr aussi m'ont bien aidée à avancer. Le bilan poids, c'est -8 kg. Y'a encore de la marge, je suis encore à une taille 44/46, mais je ne suis plus dans la "détestation". Et avec toutes les années régime, yoyo, etc... je ne dois pas être très loin de mon set-point. Mais c'est autour du poids que tout a changé. D'abord parce que le site m'a fait découvrir ou au moins adopter la PC et que ça, c'est juste fou ce que ça m'aide tous les jours, pour tout... Ensuite parce que le chemin emprunté me conduit au gré des lectures, des échanges, des rencontres, à vraiment avancer en profondeur dans la compréhension de mon histoire, de ce que je suis et c'est chouette ! J'ai toujours l'impression d'avancer. De continuer à avoir des éclairs de compréhension (alimentaires notamment !). Donc je reste... Peut-être qu'un jour ce sera moins riche. Mais pour le moment, je "grandis" ici ! En excellente compagnie ! ;-))
aeria.
Abonné

Bonjour Fadinarde,

Je te rejoins sur ce fil. J'ai fait le parcours en 6 mois, perdu entre 13 et 14 kg. Suis passée de la zone de surpoids à la zone normale. C'est ce que je disais à la journée-thérapie d'hier avec le docteur A. Et pourtant, je continue en reprenant une partie du programme. J'en ai besoin ainsi que des outils, du forum pour assoir en profondeur tous ces changements. Personnellement, j'aurai tendance à penser que c'est une démarche active dont j'aurai bien besoin 1 an ou 2. Rien que le forum, je n'aurai pas pensé qu'il pouvait en sortir autant de finesse.

fadinarde.
Abonné

Salut Aeria! Cool de venir participer!

EN effet, je pense que celle qui sont très nouvelles dans le programme ne comprennent peut-être pas facilement que l'on puisse rester sur LC à long terme... Il faut du temps pour ne plus avoir le nez collé sur les chiffres de la balance, et comprendre la démarche bien plus globale qu'un tel coaching peut apporter comme bénéfices collatéraux!

liegama.
Ancien abonné

Hello 

Sympa d'avoir lancé ce post, je suis inscrite depuis deux ans, j'ai d'ailleurs rencontré Mavo lors d'une journée en avril 2013 et après 6 mois à faire le programme comme une perfectionniste que je suis j'ai eu une première "prise de conscience" lors de cette journée en avril dernier. J'étais (et suis encore beaucoup) trop dans le contrôle. Aujourd'hui j'alterne entre des périodes de " restriction/retour aux régimes" courtes et des périodes où j'ai l'impression d'avoir avancé et je suis plus cool. Mon poids oscille entre 69 (pas fait depuis plus d'un an) et 73kg pour 1m68, je rêve toujours de faire 8 à 10kg de moins. Quand j'arrive à ne plus m'obséder pour mon poids ou autre, je suis plus détendue et les choses se passent mieux. 

J'envie encore celles qui arrivent à progresser en 6 mois voir 1 an. Moi je sens que j'avance avec 2 pas en avant 3 pas en arrière mais j'avance quand même. Je ne fais plus du tout de grosses compulsions, j'ai des périodes de plus en plus longues où je suis détendue et où je n'ai pas ou peu d'EME et où manger quand j'ai faim et m'arrêter à satiété se fait assez naturellement. 

La RPC m'aide beaucoup à mieux accepter de vivre les émotions. Mais j'ai encore des EME sur les repas, et beaucoup de pensées automatiques issues d'années de régimes. 

Mais je suis encore trop perfectionniste et j'ai tendance à me "prendre la tête" et transformer la méthode comme un régime avec des règle : ne manger que quand j'ai faim, m'arrêter à satiété à la bouchée prêt (ça m'a d'ailleurs aidé de lire d'Isabelle que la satiété étant une non sensation et donc pas besoin de la rechercher comme un objectif de manière obsessionnel). 

J'ai recommencé le programme il y a un mois et je prends mon temps maintenant. J'en suis à l'étape des EME et comme la dernière fois, bizarrement je n'ai pas d'EME, comme si elles se cachaient. 

Maintenant il y a pleins de choses qui changent tout doucement dans ma vie, dans mes relations avec les autres, j'arrive à plus être moi même, à être plus calme, à moins avoir le sentiment que je dois tout le temps prouver quelque chose.

lorraine
Marraine

Coucou les filles

Je viens de découvrir ce fil et je viens faire un coucou

Fadinarde, Je comprends bien ce que tu dis avec ton poids et toutes tes raisons d'EME....Il y a 20 ans je faisais exactement ton poids avec la même taille avec les mêmes bonnes raisons de manger trop...Mais je ne grossissais pas puisque j'avais un coupe faim la cigarette

Et après avec l'arrêt de la cigarette, il y a 14 ans,  l'Anxiété et son lots de nourriture anxyolitique s'est montrée au grand jour...

Encore ici à presque deux ans (à la fin du mois) de la fin du programme fait en une fois (début novembre 2011) ...Je ne maigris plus, je reste une mangeuse émotionnelle (le soir en particulier et pendant les repas conviviaux) et je ne bataille pas  pour que ça change, j'accepte plutôt bien la situation actuelle, je veille juste à ne pas tomber "dans l'extreme du trop" .

La pleine conscience que j'entretiens avec la méditation/rpc aide beaucoup. J'ai été très régulière puis moins et j'ai vu lla différence...Je fais un peu le yoyo avec la pc. Là c'est reparti pour un tour....

A ce jour, à LC, je me nourris de vous exclusivement smileywink

En fait, rester à LC me sert de  garde fou.

A une prochaine, là je suis vidée, bonne fin de dimanche à toutes .

Fabienne

Daan.
Abonné
C'est vrai qu'il commence a y avoir énormément de monde sur ce site et que les sujets des forums m´interessent de moins en moins. Je suis sur le site depuis le début, juin 2011, et je connaissais cette approche depuis 2005. Au début, croyant avoir tout compris, je faisais le programme assez sûre de moi tout en continuant à me cacher mes ressentis derrière mes compulsions, mais "ça n'était pas grave", vu que j'y avais droit et que tout était toléré ici. J'ai commencé avec une totale restriction cognitive quand à la bouffe santé, j'avais tous les bouquins "anti-cancer" etc, je venais d'être opéré de mon cancer du sein + 2 mois de radiothérapie. Cela m'a empêché de progresser car je n'arrivais pas à accepter certains exercices comme ne manger qu'un truc sucré comme repas, une hérésie cancérigène pour moi...alors que je pouvais très bien le faire par compulsion ! Je luttais contre le programme. D'où désinscription tous les 6 mois puis réinscription car je me trouvais perdue, et j'avais envie de cette liberté de ne pas penser régime. J'ai compris que la recherche de perte de poids était un camouflage pour beaucoup de choses que je ne voulais pas vivre : sentiment de vide intérieur, manque de confiance en moi, sentiment d'être ingrate, syndrome de l'imposteur, besoin de tout contrôler etc... Tout ça j'ai réussi à le "guérir", je peux réellement employer ce terme. En fait en gros j'évolue, et je fais ma psychothérapie ici, en m'aidant de lectures appropriées. Par contre, ce qui me reste aujourd'hui, c'est ce que enlever toutes ces couches de mal être à révélé : une anxiété généralisée. C'est ce dont je suis en train de m'occuper en ce moment, tout en recommançant le programme pour la nième fois, car cela donne un fil conducteur. De plus les discussions avec les anciennes m'apportent des éclaircissement qui n'ont pas de prix. Et le fait d'être inscrite " officialise" le fait d'avoir choisi de rester dans cette méthode, car sinon je repartirais dans un régime " santé" (que je n'arrive jamis à suivre d'ailleur), et dans le contrôle. Je me trouve assez ressemblante à toi, Fadinarde. Notamment, bon métabolisme, poids normal mais jaimerais perdre 5 à 7 kilos pour être à l'aise, surtout dans le sport. En tout cas, c'est vrai qu'il est important pour les anciennes de discuter de concepts "élaborés" qui vont au delà de la perte de poids qui ne peut être qu'un effet secondaire.
SNG.
Abonné

[quote=fadinarde]

 

Ca fait deux ans que je suis inscrite ici. Pour résumer très rapidement, je suis venue parce que j'avais pris deux ou trois kilos que je ne comprenais plus rien au fonctionnement de mon corps, gros problèmes de digestions, etc... et je voulais surtout trouver un moyen de stopper la prise de poids.

Pour être claire, je n'ai pas perdu de poids, je pèse entre 61 et 63kg pour 1m68, ce qui est tout à fait normal. Et c'est certainement la raison de ma non perte de poids.

 

[/quote]

 

Merci beaucoup Fadinarde pour ce post. Je suis sur le programme depuis bientôt 6 mois, mon abonnement se termine fin juin et je sais que je vais poursuivre. Je n'ai pas perdu de poids, mais je n'en n'ai pas pris. Je mesure 1m68 pour 69,5 kilos et oui j'étais à 63 kilos après ma seconde grossesse et en voulant perdre 2 -3 kilos résultat grâce à WW et D j'en au pris 6 que je n'arrive pas à perdre.

Avec LC je suis aussi passée par le perfectionnisme, le très scolaire et je pense que je suis passée à côté de l'essentiel, mes sensations vis à vis de mon corps. Faire la paix et m'accepter telle que je suis.

Merci aussi Fadinarde, car j'ai parfois le sentiment de ne pas être légitime d'être là, sur LC, car je rentre dans du 40 même si je taquine également 42 d'où aussi mon envie de rester au 40 et de pouvoir à nouveau rentrer dans du 38 (après ma première grossesse j'ai atteint le poids de 54 kg - je ne reviendrai plus à ce poids, 10 ans plus tard et une seconde grossesse  je sais que ce n'est pas atteignable et même pas souhaitable d'aiileurs !).

Je suis comme toi consciemment incomptétente (c'est l'une des mes vidéos préférées du Docteur Zermati je la regarde souvent). J'aspire à devenir Inconsciemment Compétente. Et devenir une mangeuse régulée comme l'Homme à la Salopette Bleue de Juliette (pour celles qui ont lu le post de Bauthie).

C'est un long chemin qui m'attend pour y arriver. Mais je suis bien entourée, et le plus important c'est bien le voyage et tout ce qu'on apprend sur soi pendant le chemin.

Merci à toutes pour votre partage sur ce post. Je vais donc persévérer et garder Patience et Bienveillance avec moi, mes deux meilleurs amies pour un LC réussi et la paix retrouvée avec la nourriture et mon corps.

Au plaisir de vous lire.

 

SNG

maialino.
Abonné

Bonjour,

Tu dis avoir guéri ton vide intérieur etc ...par des lectures appropriées . Qu'elles sont elles? Merci pour ton témoignage et ta réponse. Michèle

surmonchemin.
Abonné

Bonjour Fadinarde,

Merci beaucoup pour ce fil, qui va encore nous apporter plein de choses, je le sens ;-)

Je ne suis pas encore très ancienne, mais je me permets de répondre quand même.

Moi je me suis inscrite à LC il y a un peu plus d'un an (mais je connaissais les principes de A&Z depuis pas loin de 10 ans... que de temps perdu !), et comme beaucoup, j'ai tout bien fait de manière très scolaire pendant 3 à 4 mois, mais je ne le regrette pas car j'avais besoin de ce travail là pour retrouver les signaux de mon corps. Et d'ailleurs, la satiété n'est encore pas toujours très claire.

Après, j'ai surtout suivi le forum, qui m'a fait avancer au moins autant que les exos. J'ai lâché le site à l'automne pour tout un tas de pbs persos et suis revenue fin avril - après avoir à nouveau cédé aux alouettes des régimes pendant qqs semaines. J'ai atteint mon plus haut cet hiver, 86 kgs pour 1m66, là je dois être autour de 80-81 - et j'aime beaucoup ne pas pouvoir être plus précise, grand progrès aussi pour moi qui me pesais parfois plusieurs fois par jour !!!

J'aimerais bien perdre une dizaine de kgs, mais je pense que mon set-point est plutôt à 75 qu'à 70, vu que je n'ai jamais réussi à maintenir le 70 dans ma vie d'adulte, ou alors au prix d'énormes privations. Mais si c'est 75, ça me va aussi.

Et en ce moment je suis à un tournant, car je me sens maintenant capable de dire "et même si c'est mon poids actuel, ça me va aussi". JE commence à regarder différemment ce corps dans la glace, ce corps, il n'est pas parfait, mais il fonctionne bien, et malgré le poids en trop, il est plutôt bien proportionné, c'est réparti de manière harmonieuse, finalement, il n'est pas si mal.

Et d'ailleurs, la semaine prochaine je vais avoir une 1/2 journée de libre, et j'ai l'intention d'aller m'acheter de jolis vêtements à ma taille, et enfin arrêter de m'habiller comme un sac "parce que ça ne sert à rien d'acheter des vêtements maintenant, il vaut mieux que j'attende d'avoir perdu les qqs kilos qui restent". Ca c'est fini, si ces vêtements doivent aller au placard dans 6 mois parce que trop grands, et bien tant pis, ce ne sera pas de l'argent perdu puisque pendant ces 6 mois je les aurais portés fièrement et ils m'auront permis de me sentir belle et féminine. Pour celles qui ont lu l'histoire de Juliette et son sac orange, j'en suis exactement là (sauf que moi, mon sac, il est rouge ;-) )

Le seul doute qui reste encore, c'est est-ce que j'arriverai à me trouver jolie dans ces vêtements à ma taille quand j'irai faire mon shopping ? Mais je crois que ça va aller...

Pour le reste, je commence seulement à intégrer la pc dans mon quotidien, mais pas encore tous les jours,  et à en voir les bienfaits. J'ai commencé la sophro aussi, qui m'aide également. En fait, je crois que tout ce qui aide à se centrer, et à revenir à soi, à ses ressentis émotionnels, corporels et au moment présent est utile, après faut faire sa tambouille avec tout çà et trouver ce qui nous convient le mieux.

Je mange encore beaucoup mes émotions, souvent je m'en rends compte, mais des fois, je m'autorise aussi à me dire que je sais qu'il y a une émotion derrière mais que je n'ai juste pas envie d'aller voir, je préfère manger et calmer. Et puis à d'autres moments j'ai l'impression d'écouter mon corps sans effort et ça se fait tout seul.

Merci déjà Fadinarde, de m'avoir donné l'occasion de faire le point, ça m'a fait beaucoup de bien !

 

cilou_cile.
Abonné

[quote=Daan]Par contre, ce qui me reste aujourd'hui, c'est ce que enlever toutes ces couches de mal être à révélé : une anxiété généralisée.[/quote]

Pareil! smiley

Je ne sais pas si on peut me considérer comme une "ancienne", à moins d'un an d'inscription sur LC, mais tant pis! winkMerci Fadinarde pour ton fil. Je lisais de plus en plus de post de filles qui avaient du mal à se reconnaitre dans les discussions des petites nouvelles (cf. dernier post du blog de Solelunakiss) et je dois dire que je ressens la même chose.

Je connais la méthode depuis 10 ans maintenant mais ça n'est que depuis l'inscription sur LC que les choses se sont vraiment débloquées en profondeur.

J'ai perdu beaucoup de poids, en très peu de temps, comme à chaque fois (merci à mon perfectionnisme et mon corps qui perd assez facilement, il n'y a rien de miraculeux là dedans et je ne suis pas meilleure qu'une autre). L'objectif de mon inscription était surtout de stabiliser tout ça et de reconstruire une relation plus saine, plus apaisée avec la nourriture, moins chargée d'angoisse, de stress et de culpabilité.

Je dois dire que je suis arrivée à un stade où j'ai dépassé déjà pas mal de choses. Manger ne me fait presque plus peur et la plupart du temps, pas du tout, même. Avec ou sans faim, d'ailleurs. Même les repas conviviaux commencent tout juste à devenir "régulés". et ça c'est une grande avancée: accepter le regard de l'autre tout en étant soi même, sans bouger d'un iota.

Je dirais que la différence avec les petites nouvelles c'est que si je reste sur LC (mon abo s'est arrêté ce week end, sans que j'en sois avertie et je me suis réinscrite aussi sec, et ce pour longtemps, sans état d'âme, je ne me fixe aucune limite), ça n'est plus vraiment pour gérer ma relation à la nourriture, plus du tout pour la perte de poids ou le poids tout court, mais surtout parce que j'y ai fait de formidables avancées dans ma vie qui ont eu des répercussions dans tous les domaines. Grâce au travail accompli (et il a été et est encore énorme et éprouvant, ne minimisons rien, soyons honnête), j'ai eu l'impression de renaître.

Et je pense que par exemple, pour véritablement apprécier les bienfaits de la RPC et arriver à la pratiquer et s'y astreindre régulièrement, et à l'appliquer dans sa vie de tous les jours, dans tous les instants, il faut s'enlever de la tête que pratiquer la RPC va nous faire maigrir, comme une méthode un peu "magique". Il faut avoir fait un peu de chemin, je trouve, et être allé regarder au delà...

Et pour revenir au début de mon post, comme toi Daan, en fait exactement comme toi, après avoir réglé un à un les problèmes, voilà ce qu'il reste, ce qui était là depuis le début en toile de fond: mon anxiété généralisée. Comme si tout le reste avait été un peu "superficiel", comme du maquillage, et que le vrai problème, le plus lourd, le plus difficile à gérer, c'était en fait celui-là. Et là, oui, c'est du costaud, parce que mon anxiété c'est du 24/24 presque et y a pas un chocolat ou 2 ou 3 qui la fait disparaître. Elle est là depuis très très très longtemps. Alors je m'y attelle...on verra bien...smiley

Enfin, un grand merci à vous toutesheart

Et les marraines, vous êtes comme çayes

J'ai arrêté le parcours, sans le finir, il y a qq semaines mais je reste et j'avance grâce à vous toutes.

Daan.
Abonné
Bonjour Maialino, Pour répondre à ta question : tu peux déjà lire le post : //www.linecoaching.com/content/cest-quoi-ce-sentiment-de-vide C'est moi qui l'avait posé à l'époque quand mon pseudo était Cara, il y a des réponses très intéressantes. Ensuite, ce qui s'est passé, c'est que j'ai bien lu " Le piège du bonheur" de Russ Harris comme conseillé pas le docteur Apfeldorfer. C'était très intéressant, ça m'a servi à derterminer ce que je voulais prioriser dans la vie, mais ça n'a pas guéri mon vide intérieur. Je croyais qu'il fallait que je trouve une passion, ou un but ultime ( style, sauver les baleines ou me lancer dans le golf, tu vois), et que avec ça, je n'aurais plus de vide intérieur. J'ai beaucoup demandé d'éclaircissements ici, on me disait souvent que je trouverai ma réponse en moi mais je ne voyais pas comment. Un jour, j'ai lu "Eating in the light of the moon" de Anita Johnston ( c'est en anglais, non traduit en français) qui parle de nos problèmes de bouffe, un peu comme Geneen Roth. Et là, révélation, j'ai découvert que je ne m'étais jamais autorisée à être moi. Ca m'a déjà libérée de pas mal de choses, penser ce que je pense, croire ce que je crois...et pas ce qu'on attend de moi. Et la touche finale, c'est qu'en ce moment je travaille avec le livre "guérir l'anxiété pour les nuls", et là, j'ai découvert que je ne savais pas ce que je pensais ! C'était tellement bien câché sous d'autre pensées, que ça m'était complètement inaccessible. Et ça rejoint ce que disait le docteur A dans le post sur le vide, c'est que le fait d'essayer de se cacher nos propres pensées oblitère en même temps tout, d'ou ce sentiment de vide. Le pire, c'est que j'avais des pensées, forcément, donc je ne croyais pas me les cacher, mais il y en avait d'autre dessous ! Et crois moi, une fois qu'on a vu ça, on ne peut plus l'oublier, exit le vide intérieur ! Et pas besoin d'aller sauver les baleines. Mais par contre, ça libère pour vivre sa vie comme on l'entend. Et c'est pour ça qu'au début, le livre de Russ Harris ne m'aidait pas, car je ne pouvais pas défuser de pensées, vu que je n'en avais pas ! (Enfin ce n'était pas les bonnes) J'espère t'avoir éclairée. Il y a vraiment une fin à la souffrance, il faut continuer à chercher. Et pour toi, Cilou_Cile, je te conseille vraiment "guérir l'anxiété pour les nuls", mais à condition de vraiment faire les exercices, car tu sais qu'il ne faut jamais sous- estimer notre tendance à ne pas faire face à nos peurs, juste lire et penser qu'on a tout compris. J'avais fait ça une fois avec ce livre et il ne m'avait pas "parlé". Mais c'était sans doute aussi parce que je ne voulais pas voir mes pensées.
cilou_cile.
Abonné

Merci Daan. Même si j'ai un peu peur de juste ajouter un bouquin sur ma pile, je vais quand même l'acheter, je pense.

D'autant que j'ai également lu le formidable "Piège du bonheur" qui m'a apporté énormément.

Donc qq1 qui me conseille un bon bouquin pour gérer l'anxiété, je prends! smiley

Soleluna.
Ancien abonné

Salut les girls,

juste vous dire que je lis ce fil avec attention, et qu'il me parle beaucoup beaucoup et de plein de manières.
J'y posterai très bientôt, là pas trop le temps pour le faire tel que je veux (c'est à dire recentrée, pas éparpillée comme je suis) et pis je crois que j'ai un peu peur de faire un bilan... hummm.
En attendant, des bises et un sourire (si si) :)

Pascaline.
Abonné

oh la la. Depuis quelques jours je suis un peu perdue avec la faim et la satiete. 

 

Linecoaching m'aide beaucop. Mais parfois je veut faire la grande et je realise que je ne suis pas prete et ca me "gonfle"(jeu de mot?)

  • Je crois que je reconnais la petite et grande faim. Mais la moyenne je ne suis pas sure.
  • Je suis attiree par la nourriture sucree et grasse en ce moment. Il n'y a qu'un repas sur trois que je mange un repas "normal".
  • Quand j'ai mes regles je suis perdue car les crampes cachent la faim que je ressens dans le ventre
  • Le gouter de 16h m'agace car je ne suis pas contente d'avoir seulement une mini collation pour garder une faim pour le dinner. 
  • EME j'en ai quand je realise que "je n'ai mange que ca!!!"J'ai un probleme d'etre une petite mangeuse. Je trouve ca injuste. Toute cette miam nourriture autour de nous et je ne mange que ca...alors la danger. Mais peut etre je suis une moyenne/grande mangeuse (pas pour la quantite mais pour manger en petite quantite beaucoup d'unites alimentaire).
  • Je suis fatiguee avec ma fatigue et le plaisir de la nourriture me procure de la joie dans la vie. J'ai encore du boulot.
  • Je pose des questions aux experts et ils doivent me croire "debile"avec mes questions mais j'ose et ca me fait marrer quand je les relis sur le chat(tchate) Et puis c'est tellement doux de lire leur reponse. On ressent that they care :).

Bisou. Oui s'il vous plait Serrez-moi dans vos bras j'en ai besoin. 

Noelle
Marraine

C'est une bonne idée, ce post des anciennes, Fadinarde, merci

en ce qui me concerne, si j'ai ete tentée dernièrement, de faire reinitialiser mon programme, en fait j'ai fait  le programme une seule fois et depuis je navigue au gre des outils et surtout du carnet repere

en fait, j'ai ete tentée  par la re initialisation juste avant de partir une semaine en vacances, loin de lC, et a mon retour, je me suis mise devant l'idée d'avoir atteint mon set point et l'inutilité de tout reprendre, et la necessité d'accepter mon poids et mon corps, 62/63kilos, ça depend des balances,  pour 159/160, ça depend des mesures, et 66 ans, ça dépend des années

mais en fait un de mes problèmes problème residait, pour moi, dans mon incapacite a me voir, a me percevoir, quel que soit mon poids, je ne me voyais jamais et je ne me reconnaissais pas

et cette idée de set point fait son chemin tranquilisant, avec en parallèle, une envie de faire une activite physique, nager, et de progresser en dessin, de progresser dans mes activités associatives, mais de garder du temps vide

et des placards vides, bon, relativement vides, mais quand meme, assez vides et en tout cas vides des vetements qui ne me vont plus et qui ne m'iront jamais plus

l'amie qui m'a aidee a vider /trier m'a d'ailleurs fait remarquer que j'avais encore plus de vetements que d'occasions de les porter.. phrase a mediter

placards de nourriture qui se vident peu a peu , notamment des boites de sardine achetees en reserve au cas ou, au pretexte que les sardines se bonifient en vieillissant , et je vis avec une barre de toblerone depuis paques et encore des petits oeufs en chocolat, je me suis autorisee des pommes de terre sautées

et  la meditation, c'est encore a approfondir dans la regularite par contre, je commence tout juste a identifier regulièrement les eme ! grande avancée!!! et des pensees penibles que je laisse etre et passer, parfois

et , je viens de le realiser, je n'ai quasiment plus de derapages de compulsion " en dormant" ou en m'endormant

voila pour mon etat actuel et mes propres etapes

 

a bientot!

 

 

mavo.
Marraine

J'adore vous lire. J'ai déjà écrit ça au moins 50 fois, mais c'est tellement vrai à chaque fois...

Je lis beaucoup de choses sur l'acceptation de soi et c'est exactement ce qui me trottait dans la tête ce matin.

Il va falloir que j'arrête de tourner autour du pot : je ne vais plus perdre de poids. Là, voilà, c'est écrit. Et il faut que j'arrête aussi de garder une vieille arrière-pensée très discrète qui susurre au moment où j'écris ça "ah ben si tu arrives à croire que tu ne vas plus perdre de poids, c'est là où tu pourras en perdre" (genre : c'est quand on ne cherche pas l'amour qu'on le trouve.... pouf, baguette magique ! pensée magique !).

J'en suis là, devant cette question d'acceptation. Arrêter d'attendre le jour où... Réellement me mettre dans le ciboulot que c'est ici et maintenant, que c'est moi, comme ça, avec mes 80 kg et mon mètre 68.

Et je fais comment ??

Ce que tu écris, Daan, me parle beaucoup (d'ailleurs je vais de ce pas commander Eating in the light of the moon...). Ce que tu écris sur les pensées qu'on ne voit pas. J'ai souvent cette question sur la défusion : les pensées avec lesquelles j'aimerais défusionner sont tellement fugaces, tellement sous-terraines, que je ne sais pas comment les "attraper".

Ex : dans ma tête, le discours sur l’acceptation de mon corps est très clair, j’y crois quand je dis que je ne me déteste plus, et que je peux vivre avec ce corps.

En même temps, quand je me dis « on, ben voilà, c’est mon poids », j’ai comme une sorte d’effet de surprise… ce qui veut bien dire qu’il y a des pensées plus profondes qui, elles, racontent un autre discours (« quand je serai plus mince… »). Mais je n’accède pas à ce discours-là : je sais bien qu’il est là, quelque part, mais c’est vraiment comme si ça passait à un niveau inférieur.

 

Décréter « OK, je suis à mon set-point », l’écrire et le dire, je sais bien que ça ne suffit pas. Je sais bien que ma relation à la nourriture sera réellement pacifiée, et solidement pacifiée, quand cette pensée sera mienne, et non décrétée…

Mais je ne sais pas comment me l’approprier.

Violette28.
Abonné

[quote=mavo]

Et il faut que j'arrête aussi de garder une vieille arrière-pensée très discrète qui susurre au moment où j'écris ça "ah ben si tu arrives à croire que tu ne vas plus perdre de poids, c'est là où tu pourras en perdre" (genre : c'est quand on ne cherche pas l'amour qu'on le trouve.... pouf, baguette magique ! pensée magique !).

...

Décréter « OK, je suis à mon set-point », l’écrire et le dire, je sais bien que ça ne suffit pas. Je sais bien que ma relation à la nourriture sera réellement pacifiée, et solidement pacifiée, quand cette pensée sera mienne, et non décrétée…

Mais je ne sais pas comment me l’approprier.

[/quote]

C'est génial, Mavo, tu décris avec brio exactement où j'en suis dans ma progression. La pensée magique, elle est là, c'est surement pour ça que j'ai tant de mal à lâcher prise, car au fond de moi, y a toujours cette pensée magique.

La vie, c'est ici et maintenant. Pour le moment, je ne sais pas encore non plus comment m'approprier cette pensée "je suis à mon set point". Mais je crois que je touche du bout des doigts cette relation sereine à la nourriture, j'en suis pas loin (dixit la fille qui se goinfre de sucre depuis des semaines...;-D)

Violette28.
Abonné

[quote=Noelle]

mais en fait un de mes problèmes problème residait, pour moi, dans mon incapacite a me voir, a me percevoir, quel que soit mon poids, je ne me voyais jamais et je ne me reconnaissais pas

[/quote]

Noelle, ta réflexion est super intéressante pour moi. Outre la question du poids, LC m'apprend, encore tous les jours, à me connaître, à me comprendre, et ça me change la vie. Je ne fais plus le programme alimentaire depuis longtemps, je ne l'ai même pas fini je crois. Mais je continue à apprendre tellement en lisant les forums: nombreuses d'entre vous ont une très belle plume, et arrivent à exprimer des choses que je n'arrivais pas à dire.

Merci à toutes!

Violette

fadinarde.
Abonné
Aaaah!! Mavo! Comme j'aime ton passage sur la pensée magique!!!! Pour extrapoler, c'est justement le but de ce fil, je suis une régulière de pensées magiques.... Un peu pour les histoires de poids, beaucoup pour les histoires d'amour, qui sont certainement un des plus gros nœuds de mon existence :-))) (si je lui écris pas je vais lui manquer, etc....!!!) c'est tellement ça!!! J'en suis à un point de ma vie où j'apprends à être heureuse avec ce que j'ai, même si au fond rien ne me convient... Je voudrais qq kilos de moins, un amoureux, des enfants, un travail exaltant.... Dans la vraie vie je me casse le cul dans un job merdique (pardon les filles!), je n'ai qu'une bouillotte pour réchauffer mon lit et peut-être que je j'aurai jamais d'enfants si je ne me grouille pas! Et en plus faudra que je subisse ça avec un gros cul et des cuisses qui rentrent que dans des jeans de luxe :-))) Et alors? Et alors?? Je suis là. Je suis moi. Là, maintenant.... C'est pas toujours facile, mais oui je peux aussi être heureuse dans cet état d'incomplétude... Je peux trouver du bonheur en lisant un bon livres ans mon canapé. Je peux être heureuse dans mon slim parce que j'ai des trop belles chaussures à porter avec et tant pis si je j'ai pas les fesses dont je rêve. C'est ma plus grande victoire dans la vie. Arriver à me sentir sereine juste avec moi-même. Ne plus (trop) craindre la solitude. Cette victoire je ne la dois qu'à moi en plus. J'en suis là. Après le deuil de ma mère partie il y a 4 ans et 2 ans de LC.. Rien n'est gagné, il y a des jours ou la solitude me donne le vertige, des soirs où je bouffe n'importe quoi à même le frigo, c'est pas facile. Mais j'avance un peu, dans certains domaines au moins. Et c'est aussi grâce à vous!!!
FRED73
Marraine
Coucou, Moi aussi je suis là depuis un moment : plus d'un an et demi. J'ai fini le programme mais je reste pour le forum. J'y apprends tellement, au passage merci les filles ! Le set point, je sais pas... Peut être mais pour l'instant pas tellement au programme vu que mon poids va varier pas mal pendant les mois qui suivent étant donné ma grossesse actuelle ! J'ai encore du mal à ne pas dépasser ma faim. Je sais que je suis moins angoissée grâce à la pleine conscience mais souvent l'envie de manger et plus forte que l'acceptation de la frustration.
cilou_cile.
Abonné

Bravo Fadinarde!

Tu as raison c'est une formidable avancée!

Se satisfaire de ce qu'on a et ne plus mettre sa vie sur pause en attendant ci ou ça!

mavo.
Marraine
J'etais dans le métro tout à l'heure et je me suis forcée à réfléchir à ce que ça changerait si j'etais là, au même endroit, mais mince. Franchement bien foutue. Je dis que je me suis forcée parce que, spontanément, j'ai peur de me projeter dans ce genre de scénario (discours interne : "tu vas te faire du mal / si tu commences à y penser, ça n'arrivera jamais".. On continue dans la pensée magique !). Donc là j'ai fait l'effort. Je serais plantée là, et je ferais 20kg de moins. Eh ben rien ne changerait. La seule chose différente qui me vienne à l'esprit, c'est d'être plus séduisante. Mais dans le fond, même pas vraiment clairement, parce que je sais que je peux être séduisante à mon poids actuel. Ok, une chose quand même, ce serait plus facile de m'habiller. Mais c'est tout. Même mari, mêmes enfants, même travail, mêmes questions... Sérieusement, je suis là chaque matin, chaque soir, chaque jour à attendre d'avoir perdu du poids... tout ça pour juste que ma vie soit exactement la même ?? Eh oui !!! Faut vraiment que je trouve le chemin de l'acceptation, c'est trop bête !
liegama.
Ancien abonné

L'acceptation de soi, quelle beauté cette phrase et qu'est-ce que ça veut rien dire pour moi, car je ne la comprends qu'intellectuellement mais pas dans mon corps. Je ne sais pas bien incarner mon corps, je préfère rester dans ma tête. Mais comment fais-t-on pour s'acceper? Concrètement? Moi j'aurai besoin qu'on me dise concrètement ce que je dois faire pour m'accepter, car ce mot n'a pas de sens pour le moment. 

Ce fil me parle beaucoup pour ce qui est des pensées "cachées", cela expliquerait pourquoi je n'arrivait pas à la défusion, car je ne sais pas ce que je pense ni ce que je ressens d'ailleurs. J'ai passé trop de temps sous ma carapace, que j'ai construite il y a plus de 25 ans. Je ne sais pas bien qui je suis en dessous des histoires que je me raconte (aussi une grande adepte de la pensée magique). Mais j'apprends à me découvrir en me demandant inlassablement, et tous les jours, qu'est-ce que je ressens. 

Par exemple ce soir, j'ai reçu une émotion en plein coeur suite à une altercation avec une personne que je ne connais quasiement pas. Et me voilà en train de me débattre avec cette émotion, de lutter contre et de me sentir complètement envahie et de me mettre à pleurer et à ne pas comprendre ce qui m'arrive. Bien sûre j'ai eu envie de manger mais après m'être demandé ce qui me faisait le plus envie, là, tout de suite, me suis rendue compte que j'avais surtout envie d'être consolée. J'ai été chercher la consolation dans mon entourage (chose que je ne faisais jamais) et du coup, l'envie de manger est partie.

Je trouve cela difficile à vivre quand je suis absorbée par une émotion qui n'a pas de sens pour moi, qui ne s'explique pas (contrairement à une qui s'explique : ex un être cher décède je suis triste, ça s'explique). 

Je refuse toujours de me croire à mon set point et j'ai sorti toute ma garde robe d'été hier pour m'appercevoir que je ne rentre dans rien, vu que chaque année depuis 25 ans je fais le "régime de l'été" plus ou moins caché. L'an dernier c'était LC en version régime sans gluten/sans laitages/végétalien, mais je suis pas au régime tout en étant en restriction à fond. Cette année me suis dit que je préférais vraiment trouver une paix intérieure durable plutôt que de me mettre de nouveau au régime alors demain je vais aller m'acheter 2 pantalons en 42 (plutôt que le 40 de ma penderie dans lequel je ne rentre pas) pour être à l'aise et arrêter de m'angoisser à l'idée que je n'ai rien à me mettre.
 

fadinarde.
Abonné
Difficile de donner des recettes pour apprendre à s'accepter... Pour ma part, je teins à dire que même si je parle d'acceptation, rien n'est pourtant acquis. L'acceptation de ce que je suis, (physiquement, ou plus globalement) fluctue. Selon les jours, l'humeur, ou autre.... Mais je vois la différence d'acceptation physique de soi entre ma sœur et moi, par exemple... Ma sœur fait à peu près le même poids et la même taille que moi. Mais elle vit dans le déni total de son corps. C'est encore plus difficile pour elle, car il y a quatre ans, pendant les derniers mois de vie de notre maman, elle a perdu plus de 10 kg à cause du stress. Elle s'est donc retrouvée avec un corps excrément mince, elle n'en avait pas conscience, il lui a fallu du temps pour l'intégrer. Mais elle était transformée, enfin elle allait à la piscine et ne souffrait plus de complexes. Puis évidemment elle est revenue à son poids normal, avec probablement un petit bonus, ce qui est profondément injuste quand on sait les raisons qui l'on faite maigrir si rapidement.... Pour en revenir à l'acceptation, et aux différences entre elle et moi, c'est que par exemple moi je m'accepte suffisamment pour que mes complexes physiques ne gâchent pas ma vie. Je me trouve moche en maillot de bain, mais j'aime nager, et il est donc hors de question que je me prive... Niveau vestimentaire aussi, je porte des jeans très moulants malgré des fesses rebondies et des cuisses épaisses... Ma sœur fuit la piscine et se cache derrière des casaques amples alors qu'elle n'est pas grosse... Au final, je crois que j'ai une meilleure qualité de vie en acceptant ce que je suis... Mais comment apprend-t-on à s'accepter??? Je n'en sais rien à vrai dire... Je n'ai rien fait de particulier pour y arriver (et comme je vous disais c'est pas valable tous les jours!!!!) C'est un peu comme la pleine conscience je crois... À force de lire les forum LC, les livres, et autres, je commence à l'intégrer de façon informelle plus régulièrement. On est loin de LC, là.... La dégustation, ou les appétits spécifiques, ce n'est plus mon histoire... L'acceptation fait partie d'une remise en question généralisée. C'est difficile pour moi de savoir si je suis différente par ce que j'ai appris ici, ou si c'est l'épreuve du deuil de ma mère qui m'a fait changer. Grandir. Les deux probablement. C'est véritablement un chemin de vie. Et j'aimerais vraiment pouvoir te donner quelques recettes magique, Liegama, mais en vérité je n'en sais rien.... Sauf peut-être te laisser vivre... Lâcher prise sur le quotidien, être juste bien avec soi, sans chercher le bonheur dans les autres.... Et on continue de se raconter tout ça, parce que c'est drôlement enrichissant!!! Bonne journée à vous toutes!
mavo.
Marraine
Tu as raison fadinarde, on continue car c'est super enrichissant ! De te lire me fait comprendre qq chose. Mon problème n'est pas l'acceptation de moi au sens strict. Comme dans ce que tu décris, je ne vis pas si mal que ça avec mon corps. Je fais du sport, je me baigne, j'aime bien m'habiller, ça va pas si mal (d'où d'ailleurs ma réalisation d'hier sur le fait que pas grand chose ne changerait dans ma vie si je perdais 20 kg !). Ce que je dois accepter, c'est de lâcher ce sujet. Accepter de ne plus chercher à perdre du poids. Accepter que c'est mon poids. C'est vraiment "accepter de lâcher l'affaire" qui correspond le mieux à ce que je ressens. Et du coup digérer aussi l'idée des années passées à courir derrière une sorte de mythe, de truc nébuleux... Et aussi affronter le sentiment de "et je fais quoi, maintenant ?" Et puis passer de l'intellectualisation au vécu. Parce que tout ça se passe dans ma tête. Dans ma tête c'est très clair : arrivée à un poids sans doute set-point ou pas loin + de toute façon, convaincue que perdre plus ne présenté aucun intérêt ou presque = c'est ok, je suis au bout de ce chemin. Mais dans l'émotion c'est tout autre chose ! Et monter sur la balance reste un gros stress et l'idée "je suis trop grosse" ultra ultra présente. Pas simple !
cilou_cile.
Abonné

Non pas simple, parce que comme tu l'écris, Mavo, et après? on fait quoi? on en revient toujours à affronter ce sentiment de vide, à se contruire une vie riche et pleine de sens, sans pour autant qu'elle soit remplie de mille et une choses.

Par exemple, un truc me vient à l'instant: les moments les plus difficiles à gérer en ce moment pour moi, ce sont les moments où je ne fais rien, je suis devant l'ordi, je suis sur LC, je ne fais pas grand chose...eh bien, c'est à ce moment là que l'angoisse monte et pas pendant la réunion ou le rush au travail.

Et je me demande du coup si ça n'est pas à cause de cette sensation de vide qui me tombe dessus et qui fait remonter les angoisses Ce décalage entre des moments où ma tête et mon corps sont occupés et des moments où ils le sont beaucoup moins ....à méditer! Justement c'est parti! smiley

FRED73
Marraine
Liegama, je pense que tu n'acceptes pas d'avoir des émotions. Peut être fallait il les cacher dans ta famille. Les émotions sont normales et tout le monde en a. Tu dis que ce n'est pas normal d'être triste quand on a une altercation avec un inconnu. Je ne trouve pas ça si anormal, je déteste le conflit moi aussi. Je pense que plus on lutte contre et plus on retient ses émotions pire c'est. En effet, je pense que cela les rend plus fortes. Je pense à toi et espère que tu pourras réussir à faire ce travail d'acceptation qui me semble essentiel. Bisous
liegama.
Ancien abonné

Oui Mavo c'est tout à fait ça, ça me fait réaliser que je ressens la même chose; J'ai pas tant le problème de m'accepter comme le décrit Fadinarde car je n'ai pas vraiment de complexe, je vais à la piscine, à la plage, je suis en bikini deux pièces, je m'habille comme j'aime, dans mon couple je suis très à l'aise avec mon corps, donc pour moi ce n'est pas à ce niveau.

C'est plutôt d'accepter de lâcher le contrôle, d'accepter que ce n'est pas moi qui vais décider si je vais perdre du poids ou non, et surtout, surtout de faire le deuil de 25 ans de course effrénée à la minceur qui m'a pris tellement de temps et d'énergie que j'ai la rage au ventre. De me rendre compte à quel point c'était vain me met très en colère.

Et puis je ne sais pas quoi faire après. Je passe encore tellement de temps et d'énergie sur ce sujet.

Mon homme me dit : mais vis! c'est tout, il n'y a rien à "faire". Or moi, j'adore être dans le "faire". Avoir une ligne droite, un objectif, un truc à viser. C'est comme si lâcher l'affaire voudrait dire accepter de reconnaître que non, la vie n'a pas une ligne d'arrivée où je gagnerai le gros lot à être plus mince. Ca me ramène également à mon humble statut de mortelle et au fait que non je ne suis pas immortelle, même si je me le raconte en secret dans ma tête avec des idées comme : si je mange parfaitement sainement je vais vivre au moins 20 ans de plus que tout le monde (ce qui est ridicule je conçois puisqu'alors qu'est-ce que je ferai seule, centenaire en bonne santé quand tout mes proches seront décédés???)

C'est un peu comme quand j'ai du lâcher l'idée qu'un jour, ma mère serait capable d'un peu d'amour envers moi (ou mes frères et soeurs d'ailleurs) et que je pourrai "récupérer" ce qui m'a été pris petite, ce manque total de sécurité que je ressens car je n'ai jamais pu compter sur l'amour, ni même le respect de ma mère. Quand j'ai compris un jour que je courrai après un mythe qui n'existait pas malgré tous les efforts que je pouvais faire pour que ma mère m'aime et que j'ai accepter d'arrêter d'essayer de me changer et de lâcher mes efforts. Toutes les tensions ont disparues peu à peu au fil de quelques mois et maintenant je ne vis plus de la même façon, et une bonne partie de mon énergie a été libérée également. 

Peut être que je touche un bout de vérité, de commencer à reconnaître que le bout du chemin est ici, avec la réalisation que je sais déjà manger en respectant mes sensations et que le poids qui en découle est celui que j'ai maintenent. Mais que c'est tellement simple, facile que ça ne "peut pas marcher", comme si tout ce qui ne me demande pas un effort intense, presque surhumain n'est pas "valable".  

aeria.
Abonné

Mavo :

J'etais dans le métro tout à l'heure et je me suis forcée à réfléchir à ce que ça changerait si j'etais là, au même endroit, mais mince. Franchement bien foutue.

Je dis que je me suis forcée parce que, spontanément, j'ai peur de me projeter dans ce genre de scénario (discours interne : "tu vas te faire du mal / si tu commences à y penser, ça n'arrivera jamais".. On continue dans la pensée magique !).

Donc là j'ai fait l'effort. Je serais plantée là, et je ferais 20kg de moins.

Eh ben rien ne changerait.

Il y a 3 ans, j'ai minci avec une régime sans gluten et sans PLV que j'ai pris pour des raisons médicales en dernier recours face à une pathologie qui n'a pas de traitement. Je me vois encore en train de marcher et de me dire que j'étais mince et que ce n'était pas différent qu'avec 7 kg de plus. Après, j'ai tout repris avec un bonus.

C'est peut-être pour cela que mon objectif poids est atteint mais que je continue ...

Sinon, je trouve qu'avec vos interventions aux unes et aux autres, on est loin d'un simple papotage !

mavo.
Marraine
Liegama, sors de mon corps !
Daan.
Abonné

Liegama ce que tu dis ça me fait penser à ce que Geneen Roth dit dans un de ses bouquins, que ses client(e)s ont l'impression que la vie c'est une sorte d'examen où quelqu'un est en train de regarder ce que tu fais à chaque moment pour te juger, ça renvoi à notre chère éducation judéo-truc, tu sais, et moi ça me fais penser aussi au Père Noël qui nous regardait toute l'année pour savoir si on avait été sage.

Et donc, Geneen Roth dit qu'en perte de repère (religieux), ou cadre, enfin,  Devenir Mince devient LE test, ce qu'il faut accomplir pour prouver qu'on est une bonne personne.

Moi pour m'aider je me pose, puis je me visualise "OK là je suis à mon poids idéal, je n'ai plus de restriction, compulsion, tout est réglé", et je me dis "bon, je fais quoi, là". Et bien je fais ce que ton mari dit : je vis !!! je ne prouve rien à personne.

Economie de temps et d'énergie+++.

Pour savoir ce qui compte, ça m'est utile aussi de repenser à ce dont je me souviens de mon passé et qui a compté, dans les dernières années par exemple. Les moments qui nous tiennent à coeur, je pense que ce sont ceux là qui seront importants sur notre lit de mort, et donc j'essaie de vivre ceux là à fond et de ne pas attacher d'importance au reste.

J'ai encore beaucoup de pensées auto et de désir de prouver quelque chose, mais je défuse.

mavo.
Marraine
Arrrggghhh je découvre ce matin que mon message d'hier soir a été entièrement tronqué ou presque ! Je disais donc, liegama, que j'aurais pu écrire ligne pour ligne ce que tu as écrit. Je rejoins complètement aussi la réponse de daan, son début de réponse au moins, sur l'éducation judéo-chrétienne : à l'école avec des bonnes sœurs, ça me parle bien, cette idée de "si c'est trop simple, si ça ne fait pas un peu mal, ça peut pas marcher". Je suis aussi stupéfaite de constater que ce qui a été mon sujet de préoccupation majeure pendant 25 ou 30 ans s'évanouit en fumée entre deux stations de métro à 42 ans, quand je réalise que ma vie serait la même, tout simplement la même, si j'étais plus mince. Et oui, ça agace un peu. Je partage aussi le besoin de projets et le besoin de faire. Et ce sentiment de "bon, et maintenant je fais quoi ?" Aeria, Daan, vos témoignages sont précieux. Je vais voir ce que ça donne. Ensuite, il faut aussi que je me rappelle qu'en venant ici, j'avais aussi pour objectif d'arrêter de prendre du poids. Je peux m'accepter telle que je suis, mais pas avec 30 kg de plus, et c'est le chemin sur lequel j'étais. Donc je peux garder ça comme projet ! ;-) Ouf, sauvée du grand méchant vide !! Et puis surtout, ce que j'ai compris en chemin, c'est que travailler sur les comportements c'est génial, mais pas suffisant. Si les émotions qui déclenchent ces comportements sont toujours là et toujours pas identifiées, les comportements reviendront un jour ou l'autre. Et là-dessus, je ne suis pas du tout au bout du chemin ! Re-ouf, j'ai encore plein de travail ! ;-)
izabelle
Animatrice forum

eh ben tu as eu bien raison de l'ouvrir, ce post,  hein?

c'est vrai que c'est vraiment sympa à lire

 

pour ma part, je suis venue juste un mois après Lorraine, alors ça fait 2 ans et demi

une première fois le parcours en trois mois,  à la speeedy gonzalese (j'suis comme ça moi)

puis deuxième parcours,  plus lentement quand même

 

au final, je ne suis maintenant que sur les forums, mais je n'ai perdu du poids qu'au bout de 9 mois, et au bout de 2 ans et demi, je mange encore au delà de ma satiété la plupart du temps, et sans une bonne faim le soir la plupart du temps  (mais ça vient!!!) 

en fait je suis un escargot qui se prenait  pour speedy gonzales...wink

dès que je me mets un peu la pression pour réduire les quantités, je repas en sens inverse, alors j'ai décidé de me donner tout le temps qu'il faudra....

j'ai un fonctionnement de mangeuse émotionnelle que j'ai ancré bien profondément depuis 30 ans, donc....

sinon si je reste sur LC, c'est pour une raison bien simple : j'adore discuter avec vous

 

en étudiant le livre de Russ H  sur l'act therapy,   une grande place est donnée  aux "valeurs"

eh bien mes deux premières valeurs, je m'en suis aperçue, et c'était totalement inconscient, c'est l'amitié et l'échange

et la troisième c'est aider les autres

donc ne plus vous parler au quotidien sur le forum, pour moi ça serait vraiment aller contre mes valeurs.....

 

 

j'ai adoré lire vos échanges

et voilà ma réflexion sur ce thème

pour Liegama :  une  émotion  n'a pas à avoir de "sens"   au sens intellectuel du terme

elle a son propre sens

notre vie psychique, émotionnelle, est très sensée, mais dans un autre système

à savoir si on se sent rejeté, pour un système émotionnel, c'est très puissant parce qu'on est "cablé"  pour éviter le rejet, qui est dangereux pour l'animal social qu'est l'humain

même si c'est un rejet  genre banal,  qq'un que tu ne connais pas

mentalement, ça ne devrait pas te poser de problème, mais émotionnellement si,  parce que l'émotion est là, elle a du sens, mais son sens ne nous est pas forcément accessible

 

pour avoir travaillé longtemps sur les états modifiés de conscience (pendant ma thérapie), j'ai vraiment pu expérimenter combien notre mental  est inapte à "saisir", comprendre,  l'immensité du système émotionnel et inconscient

c'est pour ça que certaines thérapies se font en état modifié de conscience, parce que là, mental au repos,  je peux te dire  que tout à un sens énoooorme,  ça parait évident, limpide

et puis tu reviens dans ta conscience normale et tu as juste l'impression d'être limité intellectuellement (et pourtant je ne pense pas être limitée par rapport à la moyenne)

 

 

sinon pour l'acceptation,  je pense sincèrement que ce qu'il faut accepter c'est ce que l'on ressent, mais pas forcément les kilos de graisse superflus

bien sûr à terme si on est au set- point, on va devoir les accepter

mais le plus important c'est d'accepter de ressentir ce que l'on ressent dans son corps

les kilos ne sont pas notre corps, c'est juste un truc au - dessus

parce que souvent des personnes disent : je déteste mon corps   et du coup c'est très mal parti  parce qu'elles vont s'éloigner de leurs sensations

alors que si on dit : j'aime mon corps, mais bon les trucs gras accrochés autour, je suis pas fan,  c'est déjà mieux......

 

et puis accepter de ne pas aimer ces trucs-gras là, mais pour ce qu'ils sont, simplement, du surplus

je veux dire on n'est pas obligé d'aimer le surplus, mais si à un moment donné on doit l'accepter parce que notre corps fonctionne comme ça,  c'est normal que ça soit dur à accepter et que l'on ait des phases de tristesse

 

 

bon, j'ai répondu en vrac, mais j'espère que ce post passionnant va continuer à vivre

 

 

izabelle
Animatrice forum

PS : j'étais une grande anxieuse  et franchement ça va mieux

le piège du bonheur bien sûr,   et aussi un autre livre de Russ Harris qui s'appelle  "le grand saut"  et qui est dédié à la peur

ça a vraiment changé mon rapport à l'inquiétude et l'anxiété

ça va aussi beaucoup mieux depuis que j'ai compris mon hypersensibiilité

 

tout ça mis ensemble, quand je m'inquiète un peu trop, je sais pourquoi et je suis capable de revenir au moment présent

fadinarde.
Abonné

J'aime bien ton idée, Iza, de "j'aime mon corps, mais pas le superflu"... A creuser donc...

Pour revenir sur le sujet du set point qui est débatu sur un autre fil, mais pourquoi pas l'aborder ici aussi, je t'ai lue Iza, quand tu disais: on peut ne pas être à son set point tout en étant à un poids stable.

C'est exactement là que j'en suis, je crois... Je suis stable sans efforts, mais je pense que je suis un petit peu au-dessus de mon vrai set point, parce que j'ai souvent des  eme, et que je ne respecte pas toujours ni ma satiété ni ma faim....

Je sui sdans une espèce de zone de confort entre un poids que je peux accepter et des émotions que j'ai de la peine à "laisser glisser sans qu'elle m'atteignent"... et c'est là qu'intervient l'acceptation.... !

izabelle
Animatrice forum

oui à ce stade c'est surtout l'acceptation émotionnelle qui me semble importante

et du coup un acquis pour traverser les périodes difficiles, de pouvoir accueillir ses émotions  et faire en sorte qu'on en va pas prendre du poids dès qu'on traverse une phase difficile

quand on a construit la maison + prbe d'argent + diff pour notre fille, j'ai pris 10 kilos

je sais que c'était une phase de pression intense, de lacher prise et en même temps d'urgence

si demain je retraverse ce genre de phase, je voudrais bien ne pas prendre 10 kilos,  en ce sens le travail que l'on fait est important

même si on n'a pas à être "parfaite"  c'est bien d'atteindre un point où on est suffisamment réconciliée avec nos émotions

 

 

sinon pour revenir à ce que disait Liegama sur le fait d'adorer "faire",  je te comprends tout à fait

moi aussi j'adore faire, et généralement j'aime faire  "bien"

que ce soit la cuisine, la musique, le jardin, mon travail, l'éducation de ma fille, etc.... bref  tout

tout le monde s'extasie sur tout ce que je fais et comme je le fais bien

c'en est presque genant parfois même si en fait j'adore, mais ce n'es tpas pour ça que je le fais

j'aime faire les choses à fond et bien

et donc j'aime être dans le mode  "faire"

et je crois franchement qu'il n'y a rien de mal à ça

 

mais il y a des domaines où le mode "faire" est vraiment contre-productif, et c'est le domaine de l'émotionnel

 

il me semble que si on acquière cette souplesse, de passer du mode faire  pour tout ce qui est matériel, de l'ordre du travail et de la réalisation,   au mode  "être"  pour l''émotionnel, ce que l'on vit,    eh bien on peut continuer à faire plein de choses bien (et même être perfectionniste)   sans vouloir à tout prix faire de soi-même une sorte de réalisation

on 'est'  quelqu'un qui "fait"

mais on ne "fait" pas son être

ok, alors là si vous m'avez compris c'est que vous êtes très intuitives, car moi je me comprends mais c'est quand même pas très clair tout ça

Violette28.
Abonné

[quote=fadinarde]

J'aime bien ton idée, Iza, de "j'aime mon corps, mais pas le superflu"... A creuser donc...

Pour revenir sur le sujet du set point qui est débatu sur un autre fil, mais pourquoi pas l'aborder ici aussi, je t'ai lue Iza, quand tu disais: on peut ne pas être à son set point tout en étant à un poids stable.

C'est exactement là que j'en suis, je crois... Je suis stable sans efforts, mais je pense que je suis un petit peu au-dessus de mon vrai set point, parce que j'ai souvent des  eme, et que je ne respecte pas toujours ni ma satiété ni ma faim....

Je sui sdans une espèce de zone de confort entre un poids que je peux accepter et des émotions que j'ai de la peine à "laisser glisser sans qu'elle m'atteignent"... et c'est là qu'intervient l'acceptation.... !

[/quote]

Je pense que j'en suis là aussi, Fadinarde. J'aime vraiment bien mon corps (celui qui est bien caché en dessous), mais pas du tout le superflu, c'est exactement ça.

Tout ce que tu dis Izabelle sur le "faire" et l'"être" est très très intéressant, pour moi qui suis aussi dans le "faire" tout le temps. Dès que ça s'arrête, dès qu'il faut "être" avec soi et ses émotions, je suis complètement démunie...

J'aime beaucoup ce papotage!!! smileywink

Soleluna.
Ancien abonné

Coucou les filles,

J'aime beaucoup ce post, je vous lis, suis de passage ces jours (et pas très réveillée là, pfoui) et dans mon cerveau embrumé y'a un mot qui s'est mis à clignoter en vous lisant, Liegama et Mavo : deuil. Lâcher l'affaire, se rendre compte que ce truc qui nous bouffait la vie n'est plus aussi important, passer à autre chose, lâcher la rage et la colère en réalisant tout le temps perdu etc. Pour moi, ca s'apparente à un deuil.
J'ai mis du temps pour faire le deuil de certaines choses, très récemment, et je ne comprenais pas pourquoi je bloquais. Après tout, c'était exactement ce que je voulais, me libérer d'un poids (héhé), d'une douleur, c'était là, c'était mur et à point, mais j'avais du mal. C'est comme si lacher ça, c'était me lacher moi, comme si j'allais jeter le bébé avec l'eau du bain, cette douleur, la volonté que j'avais par ailleurs mise à surmonter tout ca, comme si j'allais tout effacer, j'ai envie d'écrire m'annihiler...
Bien entendu rien de tel. Et quand j'ai compris que je n'étais pas ça, j'ai pu le laisser partir. :)
Mon maître de yoga me disait : just drop it!
Moui, pas toujours facile hein ? Mais possibeul :)
 

Noelle
Marraine

Je vais peut etre casser l'ambiance, mais je crois que c'est justement ça qui m'arrive : accepter le surplus , parceque mon corps c'est celui ci avec surplus par rapport a mon corps ideal et imaginaire, et faire le deuil de ce corps idéal et imaginaire et c'est ça pour moi le  lacher prise

Pascaline.
Abonné

J'ai besoin de votre aide et soutien.

Je suis en train de faire n'importe quoi ces derniers jours. Je mange comme si il fallait stocker en cas ou. Je regarde trop les calories dans la tete. J'ai peur de depasser les 1400calories. Et je ne mange que des aliments tres calorique. Je mange quand j'ai une grande faim et je m'arrete trop vite de peur de trop manger...mais de toute facon ca m'a bien deboussole je mange come un ogre ces derniers jours.

Emotion de notre chat qui s'est enfuit.

Emotion de partir un week end avec mon cheri. 

Emotion de cette fatigue qui ne me  lache pas.

C'est la peur de manquer. 

:(

cilou_cile.
Abonné

Je voulais rebondir sur ce que vous avez écrit. C'est vraiment très très intéressant: ne plus se servir du mental pour comprendre ses émotions, qui se développent selon une certaine logique mais inaccessible avec le mental, accepter le vide quand on a plus rien contre quoi se battre, accepter d'être dans le mode "être" qui ne se gère pas comme le mode "faire".

Je repense à ma sensation d'anxiété, qui traduit la peur presque permanente (d'à peu près tout et n'importe quoi, des fois s'en est ridicule...). Elle est, je pense, liée à des émotions très fortes d'angoisse, de peur...et jusqu'ici j'essayais de lutter contre, de la "résoudre" à coup de logique pour me rassurer face à telle ou telle situation et bien sur ça ne marchait, bien au contraire...

J'ai essayé de l'accepter, tout en voulant secrètement la faire passer, mais ça ne marchait pas non plus.

Et puis, il y a qq jours, pendant une séance de méditation, j'ai eu une pensée, en creusant "mais si je n'ai plus ces manifestations d'anxiété, qu'est ce qu'il me reste? qu'est ce qu'il me reste pour affronter tout au dehors, pour affronter la vie? Je ne peux pas vivre sans ça, plus rien ne me signalera le danger, je ne pourrais plus me réfugier derrière ça. Derrière, il y a le vide"....je ne veux pas dire que ces sensations, extrêmement désagréables, je me les crée toute seule pour le plaisir mais je perçois qu'il s'agit là d'un mécanisme de défense et que sans, j'ai du mal à voir comme je peux affronter tout ce qui se présente à moi.

Je dois être moi aussi une hypersensible (puisque quand je suis comme ça, tout mais alors vraiment tout me fait réagir, augmente un petit peu plus mon stress: un petit bruit, une phrase dans une pub à la télé, le serrement d'un vêtement...). Et j'utilise un drôle de mécanisme pour m'aider à affronter tout ça.

Je crois que jusqu'ici je me focalisais uniquement sur les manifestations de ce mécanisme, comme un problème à résoudre, alors que c'était une conséquence. Et qu'en acceptant plutôt ces manifestations comme un système de défense, en tant que tel, qui révèle un souci, je me dis "vas y, tu peux vivre cette situation sans ça, laisse toi pleinement envahir par les sensations de débordement, de mécontentement, de joie, sans barrière pour te protéger". Et ça va mieux. Peut être une piste...

J'ai l'impression de ne pas être super claire, mais tant pis! smiley

liegama.
Ancien abonné

Coucou les filles, 

décidément ça me travaille ce fil... Aujourd'hui j'étais d'une humeur exécrable, comme je le suis rarement et je me suis rendue compte il y a quelques heures que je suis en colère, je ressens une colère monstrueuse à l'idée de regarder en face tout le temps perdu à essayer d'atteindre mon mythe. 

Comme je le disais plus haut, j'aime faire, et comme Iza, j'aime faire bien, mais ce côté perfectionniste a aussi son revers : je supporte mal l'échec. Or, réaliser qu'il n'y a pas de ligne d'arrivée, que je ne vais pas "gagner", qu'il n'y a pas de but, me force à regarder en face tout ce temps perdu et je vis cela comme un immense échec. Je n'arrive pas à accepter que je puisse m'être trompée à ce point sur quelque chose d'aussi fondamental et à la fois si simple, que j'ai pu bousiller tant d'heures de ma vie sur un truc si insignifiant. Accepter que je me sois trompée, est super dur pour moi et revient à faire le deuil de tout ce temps perdu (je me répète, je sais mais c'est dur). 

Peut être suis-je déjà en train de commencer mon deuil: étape 1 = la colère. Après des années de déni via les EME. 

Lâcher la rage serait peut être l'étape deux. Aujourd'hui je doute bien sûre, vu l'ampleur de l'émotion : colère qui m'habite. Mais ça passera peut être; 

C'est aussi renoncer à l'idée que je doive mériter d'exister et d'être vivante, et que mon mérite passerait pas tous les efforts que je fais à essayer d'être et intelligente et la plus parfaite possible dans le plus de domaine possible etc... J'ai toujours eu l'impression qu'il me fallait payer le prix de mon existence et ça me fait souffrir. Le manque de regard bienveillant de la part de mes parents m'a poussé à croire que je n'avais pas le droit d'être telle que j'étais, qu'il me fallait toujours essayer d'être autre, différente, plus. Je me suis tellement identifiée à cela, que lâcher cela aujourd'hui, c'est un peu comme dit Soleluna, ça allait m'annihiler. Qui-suis-je sans tous ces efforts d'être autre? 

Daan.
Abonné

Bonne nouvelle, sans ses efforts d'être autre, tu es toi !

ET, OK, c'est dur de se rendre compte qu'on a perdu du temps à regarder ailleurs pendant que notre vie se déroulait, mais ça n'empêche que si tu n'as plus ça, cette recherche de devenir wonderwoman, tu t'aperçois que tu en es déjà une (wonderwoman) : tu es celle qui a tes valeurs, tes objectifs. car ce n'est pas parce qu'on arrête l'objectif tronqué "perdre du poids pour devenir parfaite", qu'on a plus de valeurs et de buts. On a des envies, des choses qui sont importantes pour nous, on croit en des choses. On a envie de d'apprendre, de développer, de sauver, d'aider, certaines choses ou personnes,  etc...

On ne cherche plus à réparer ce qu'on croyait défaillant en soi, on devient soi, et forte de cela, on peut se tourner vers l'extérieur pour s'engager dans la vie et ce qui est important pour nous.

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