Perfectionnisme, tout ou rien, procrastination and co... - 25042012

Claire de Linecoaching
Abonné

Bonjour à tous,

Tout est dans le titre...

Ces derniers jours baisse de moral et prise dans un tourbillon, malgré les tâches qui me sont confiées à mon travail, je n'y arrive pas...je procrastine tellement que parfois au terme de la journée de travail je n'ai pas avancé et n'ai fait que "zoner"

Aujourdhui, je n'ai qu'une seule envie rester sous ma couette à ne rien faire...

J'alterne régulièrement ces phases de "rien du tout" (pro, sport, tâches ménagères, etc...) avec des périodes (courtes) de sur-activité.

Tout ceci entaine EME sur EME, que je n'arrive pas à calmer malgré l'utilisation de la RPC...

Je suis ouverte à tous vos conseils!Help!

Commentaires

belette21.
Abonné

Coucou Jess,

Tout est dans le titre comme tu le dis toi-même, et nous sommes nombreuses ici à fonctionner en tout ou rien.

Il y a surement un juste milieu qui nous permettrait de ne pas nous retrouver dans ce genre de situation mais les mauvaises habitudes sont tenaces !

Je n'ai d'autre conseils à te donner que de rester bienveillante avec toi-même y compris quand tu glandes toute la journée.

C'est d'ailleurs peut-être nécessaire si le reste du temps tu es à 200 à l'heure ?

J'aurais aussi tendance à penser que tu te dévalorises : tu dis que tes périodes de sur-activité sont courtes... sous-entends-tu que tu passes plus de temps à ne rien faire ? ça ressemblerait pas à des pensées automatiques ça ???

Je suis sure que Dr A et Z te répondront mieux que moi.

Amicalement

GsiK.
Abonné

Merci Belette21,

Ta réponse m'éclaire sur un point : je pensais justement ne pas avoir de pensées automatiques, ca me donne une piste!

Concernant la bienveillance envers moi-même beaucoup de mal mais je ne perds pas espoir...

Merci encore!

Nikaia.
Abonné

Bonjour Jess

Comme je te comprends ..  je passe régulièrement par les même phases que toi (avec un peu moins d'EME même si j'en ai) et il m'arrive donc de "zoner" au bureau (ou à la maison !!!) en reportant au lendemain certaines taches ...

En fait pendant ces moments de "zonage" au bureau je n'ai pas le courage de "m'attaquer" aux gros dossiers par contre je m'aperçois que je peux faire des "coups" ponctues ou je vais faire quelque chose de façon hyper efficace pendant très peu de temps ... et ainsi résoudre plein de petits problèmes qui me pourrissent la vie au quotidien, pour ensuite pouvoir m'attaquer aux gros dossiers dans un moment plus calme pour moi, et en étant finalement plus efficace car non pourri par tous les petits problèmes réglés la veille...  et ça me permet de déculpabiliser:)

Mon conseil : travaille sur la déculpabilisation!! Tu n'es pas parfaite mais personne ne l'ai (nous avons tous nos moments de baisse de régime et des jours ou nous sommes peu efficaces) .. ça limitera tes EME dues à la procrastination et tes "EME post-EME"

Bon courage

Nikaia

Jane_66.
Abonné

bonjour

c'est la première fois que je poste sur le forum, je ne sais pas si ma réponse va apparaître à l'endroit espéré ...

effectivement, tout est dans le titre, personnellement ça s'applique tout particulièrement à mon attitude face au programme, à ma façon de manger, au "régime" ... je vais être plusieurs jours à fond, faisant tout "bien" et puis pour une raison x ou y, je vais faire une coupure, plus ou moins longue où du coup je ne suivrai plus du tout les bons principes... évidemment consciente de l'erreur et culpabilisant un maximum : tout ça pour ça, autant d'efforts et puis plus rien, lâcheté, je m'accuse de baisser les bras et j'en passe. j'aimerais être régulière et persévérante mais si les résultats ne se voient pas comme je le souhaiterais sur la balance ou dans mon comportement, je renonce, je me détourne, et je finis par me consoler en mangeant (et en culpabilisant encore plus)

alors oui, si je peux avoir des réponses sur cette insatisfaction ça serait vraiment bien, car qui dit perfectionnisme dit forcément insatisfaction non ?

quoi qu'il en soit, vous lire et lire que d'autres vivent un peu la même chose me rassure (un peu)

merci à tous et toutes

Rose-PetitBeurre.
Abonné

2 petits trucs contre la procrastination :

compter le temps que prennent certaines activités:

ex : 5 min pour la vaisselle, 10 min pour la douche...

moi, j'avais mesuré le temps que je mettais à ranger ma paperasse administrative... en fait c'était moins long que j'avais cru ! en 45 min, en mettant la radio, j'avais rangé tout ! ça aide à relativiser ! alors que ça faisait un mois que ça me trottait dans la tete et que je culpailisais

détailler les tâches à effectuer :

ex : un courrier à renvoyer, détailler : remplir le courrier, mettre dans l'enveloppe, poster l'enveloppe

ou faire le ménage, détailler : faire les poussières, faire les fenetres, laver le sol

Ca montre qu'on peut avancer un peu sans faire tout d'un coup.

 

Je pense aussi qu'il serait bon de t'alléger et de souffler quand tu es en mode "tout". Faire des pauses de 10 min dans la journée, ne pas trop charger ton agenda, déterminer les priorités, t'accorder un vrai moment de détente quand tu rentres chez toi...

Et quand tu es en mode "zonage", te donner des minis objectifs comme faire la vaisselle, poster une lettre, faire la liste des courses, ranger ton bureau...

il faut sortir de la logique "tout ou rien", rééquilibrer l'ensemble. Le parallèle avec le régime est très juste ! Trop de pression finit par nous bloquer complètement et on part en sens inverse...

Et puis, déculpabiliser, on a tous des moments de "glande", ça ne fait pas de nous des glandeurs ! tout le monde est comme ça de temps en temps. Rome ne s'est pas faite en un jour.

Bisous !

Lyphaé.
Abonné

J'ai mis du temps à comprendre ce que signifiais l'expression "tout ou rien" (suis un peu lente ;-)) mais finalement je m'y retrouve très bien ! J'ai aussi des journées où j'enchaine les activités, où je n'arrête pas une seconde, où je suis pleine de motivation et d'énergie. Et puis d'autres jours, je ne fais rien, absolument rien (à part me goinfrer) (et culpabiliser...)

Rééquilibrer tout ça, trouver une certaine harmonie, c'est un "effet secondaire" de LC, je crois. En tout cas, petit à petit, même si ce n'est pas parfait (mais on ne cherche pas à être parfait, n'est-ce pas ;-)), ça change. Je me rapproche un peu plus chaque jour de l'équilibre :-)

Pomdereinette.
Abonné

Est-ce que le "zonage" n'est pas aussi signe d'une immense fatigue ? Ici je fais des listes. de plus en plus détaillées avec le temps. et au lieu d'âtre abattue par tout le "pas fait qui reste à faire" je me réjouis des choses faites et barrées.

icietlaba.
Abonné

Ton post conviens particulierement à ce que je réalise comem travail sur moi-même aujourd'hui...

Sur les précieux conseils de ma psychotherapeute je me suis mise à lire "l'apprentissage de l'imperfection" de Tal Ben Shahar, un livre qui traite parfaitement bien du sujet "tout ou rien" ou comment être heureuse en devenant plus optimiste et moins perfectionniste.Il y a de petits exercices qui permettent de relativiser et de voir les choses sous un nouvel angle.

 

Moi qui n'etais jamais satisfaite je comprend aujourd'hui que si je ne change pas ma perception des choses je ne le serais jamais...Je suis d'accord avec Rose Petit-beurre, diminuer de moitier tes "listes et taches" en mode "tout" est un super conseil, et ce temps précieux recuperer le prendre pour toi ou les gens que tu aimes.

 

Au moment des "rien" en effet se demander tiens qu'est-ce que je pourrais faire?se rabattre sur un truc que tu aimes genre la cuicine, le jardinage, du sport et en resté à cela profiter des rien est tout aussi important.

 

Etre bienveillant avec soi-même dans tout les cas...

BISES

G.Apfeldorfer
Votre coach

 

Bonjour GsiK, bonjour tout le monde,

À vous lire, je soupçonne que vous êtes une personne qui avez des standards très élevés, un haut niveau d’exigence. En somme, vous êtes probablement une perfectionniste.

Les personnes perfectionnistes n’acceptent ni les erreurs, ni les imperfections, ni le moindre échec. Elles cherchent à contrôler leurs conduites en tous points. Elles traquent les fautes qu’elles sont susceptibles de faire et estiment que la moindre erreur remet en question la totalité de leur travail. Elles ont des discours intérieurs parsemés de « il faut que… », « je dois absolument… »

Souvent, elles préfèrent ne rien faire si elles estiment qu’elles ne sont pas en mesure d’obtenir un résultat parfait. Il n’est pas rare qu’elles soient très anxieuses à l’idée d’une imperfection dans le résultat, et cela peut les conduire à la procrastination, accompagnée d’une grande anxiété. Il y a ant de choses à faire, et il faut les faire impeccablement. Je ne peux pas, alors je ne fais rien, et j’angoisse !

La solution, pour pouvoir passer à l’action et ne plus être bloquée, consiste bien entendu à devenir moins perfectionniste, c'est-à-dire devenir imparfaite.

Devenir imparfaite, c’est : faire tout moins bien, un cran au-dessous, c’est accepter de ne faire qu’une partie et pas la totalité, c’est tenir compte du temps que l’on a, et pas vouloir tout faire alors qu’on n’a pas le temps (et finalement ne rien faire).

Devenir imparfaite, c’est : faire de son mieux (et pas plus), dans le temps imparti, avec ses faibles capacités, et donc renoncer à faire « très bien », impeccablement, mieux que tout le monde, du premier coup.

Le perfectionnisme peut bien entendu se manifester dans tous les domaines, et en matière de comportement alimentaire, il devient vite paralysant. On cherche par exemple à manger parfaitement, exactement en fonction de ses sensations alimentaires. On n’a alors aucune souplesse. Je rappelle qu’il est normal, à certains moments, de dépasser son seuil de rassasiement. Cela se corrige spontanément par la suite.

Exercices que l’on peut faire pour abandonner le perfectionnisme (à voir dans les outils) :

Exercice 1 : prendre du temps pour soi

Je vous propose de détourner un peu de votre temps si précieux, que vous tentez toujours de rentabiliser au maximum. Ce temps détourné, vous allez l’utiliser à juste profiter du moment qui passe. Ce sera un temps qui ne sera que pour vous, sans notion de rentabilité immédiate. Un temps durant lequel on se sent exister, où on profite du plaisir de vivre est-il vraiment perdu ?

Prendre une boisson à la terrasse d’un café, sans rien faire d’autre que profiter du moment

Me promener

Faire du lèche-vitrine

Faire une petite sieste

Faire des mots croisés

 

Ex2 :  effectuer une tâche imparfaitement.

Je vous propose d’introduire une erreur mineure ou une imperfection dans une tâche, un devoir, un travail.

Vous devriez alors constater qu’un travail imparfait peut être suffisant, ou bien qu’un travail imparfait peut être corrigé après coup sans conséquence négative.

Exemples :

Rendre un travail avec un petit retard

Faire une erreur de calcul mineure

Oublier un élément secondaire

Faire une faute d’orthographe ou de français

Faire une tache sur un document ou une chemise

Prétendre qu’on ne sait pas, alors qu’on connaît la réponse ou la solution

Acheter un objet pour un tiers qui n’est pas exactement celui demandé.

Laisser une partie d’une pièce de votre appartement sale ou mal rangée

Servir un plat partiellement raté à ses invités (un rôti brûlé, un plat manquant d’assaisonnement…)

 

Attention,  choisissez un exrcice facile, pour commencer, point trop ambitieux. Placer  la barre trop haut n’est-il pas justement la preuve que vos standards élevés doivent être revus à la baisse?

 

Bon, je ne sais pas si je tombe juste, GsiK. Mais de toute façon, ce post devait servir à d’autres. Et puis, je ne suis pas parfait, je peux me tromper. Dites-moi.

izabelle
Animatrice forum

rien qu'à l'idée  ça me fait frémir, d'effectuer une tâche imparfaitement...

sauf pour le ménage, ça y'a pas de problème pour laisser tout dérangé (du moins pour moi)

une fois j'ai rendu la déclaration de TVA qq jours en retard....  maintenant les impots me houspillent pour me coller 150 euros d'amende... me font écrire lettre de justification, coups de fil, m'ont d'éjà envoyé à peu près 4 courriers.....

je crois que j'aurais dû choisir autre chose pour travailler mon acceptation de l'imperfection...

en même temps ça m'a bien fait travailler sur ce plan là  car j'en ai bavé, intérieurement, que cette infime erreur soit suivie de telles conséquences

 

pendant les vacances, j'ai une fois acheté un truc qui n'était pas exactement ce qui était demandé sur la liste de ma belle-mère, cela m'a demandé un très très gros effort de ne pas courrir dans un autre magasin, mais j'y suis arrivée

en revanche servir un plat brûlé, là je ne me sens pas encore prête!

 

En tous cas merci pour cette liste, je vais tâcher de faire au moins un par semaine  (en évitant les impots ceci dit)

Pomdereinette.
Abonné

J'adore !

Ceci dit, me sens pas du tout en mesure d'essayer volontairement l'imperfection. L'involontaire me suffit :-(

tamar.
Abonné

Je ne me sens pas en mesure non plus, mais je constate combien la résistance dépend de la nature de la personne ! Pour moi, par déformation professionnelle, l'horreur absolue est de laisser une faute d'orthographe ou une faute de frappe, je suis totalement incapable de ne pas relire un texte avant de l'envoyer... par contre, aucun problème pour laisser une pièce en désordre ou servir un repas brûlé !

capuccino
Marraine

Allez les filles un petit effort et ça va venir...Depuis quelques temps, j'ai testé pour vous :

- le collant filé en le mettant et que je porte quand même pour aller faire mes courses (personne ne m'a arrêté dans le magasin pour me le faire remarquer et je n'ai pas payé mes courses plus cher non plus).

- la petite tâche sur la jupe, constatée en la mettant (et que seule une personne inspectant ma jupe à la loupe aurait pu déceler) : je suis partie en formation avec et aujourd'hui je ne suis pas licenciée,

- la rature sur l'enveloppe d'une facture : pas de relance et chèque encaissé, donc ce n'était pas grave...

Et pour finir, la tâche sur la nappe blanche du restaurant...avant je l'aurais masquée avec mon assiette, ma serviette..Là j'ai tourné la situation en dérision et tout le monde a rigolé et nous sommes repartis bosser...Je viens seulement de m'en souvenir, ça ne m'a pas emêcher de vivre depuis 15 jours...

Lyphaé.
Abonné

Cappuccino, ton post me fait réaliser que j'ai du boulot à ce niveau-là aussi, moi qui n'ai pourtant pas vraiment le sentiment d'être perfectionniste. Mais le collant filé et la tâche sur la jupe, c'est le genre de truc qui me fait paniquer toute la journée alors je me dis que j'ai du boulot aussi :-)

Pour la tâche sur la nappe au restaurant, je suis tellement maladroite que j'ai appris à ne pas m'en soucier, autrement mes journées seraient un enchaînement d'horreurs, j'enchaîne maladresse sur maladresse depuis que je suis née ;-)

GsiK.
Abonné

Merci Dr APFELDORFER et à vous toutes,

Cela me rassure de voir qu'il y a des pistes pour lutter contre cette facheuse tendance, mais par contre les exercices proposés me semblent encore inaccessibles...

Mais je vais tenter de m'y atteler petit à petit!

Bonne continuation à tous!

lissiboa.
Abonné
... souvent- on parle entre filles ou de filles ici... lol... devenir imparfaite (sic). Du coup je me demande, est-ce pareil pourles hommes? N'ont-ils pas moins de petites voix qui leur demandent la perfection? Si oui, pourquoi? Quoi que le seul homme en surpoids que je connais me semble aussi souffrir de perfectionnisme quelque part....
PunV.
Abonné

Ton poste date un peu, il est vrai, mais ta question appelle une réponse ce que je vais faire maintenant :

Je suis un homme, et en lisant ce poste je me rend compte à quel point je suis perfectionniste !

Les petites voix qui nous demandent la perfection, à nous les hommes existe bien, surement autant que pour les femmes mais les critères de perfections ne sont pas les mêmes...

On demande à une femme d'être féminine, belle et mince et pour les hommes c'est plutôt : " Sois beau, fort et performant avec les femmes" OK, je généralise énormément, ça fait plutôt clichés, mais ce pefectionnisme que l'on cherche tous n'est-il pas véhiculé par les publicitaires qui manipulent les masses ? Cela  crée un conformisme de masse et active une pression sociale sur chacun de nous, plus où moins forte, plus ou moins subi...

 

 

Tout ça pour dire que peu importe notre sexe, le perfectionnisme touche tout le monde à différent niveau.

Les personnes les plus vulnérables, qui dépendent trop du regard ou du jugement que porte l'autre sur soi, souffre en permanence.

Je fait parti de ses personnes et je comprends la difficulté de vivre avec comme objectif en tête la perfection !

Exemple personnel: J'ai repris mes études il y a deux ans, et je suis tellement perfectionniste que je n'ai pratiquement pas rendu un seul devoir l'année dernière. Je cherchais tellement la perfection que le travail à fournir en devenait inssuportable rien qu'en y pensant... Du coup, je procrastine et je culpabilise et enfin je finis par manger pour me réconforter... C'est vicieux mais on peut s'en sortir ! Cette année j'ai déjà rendu un devoir et je suis sur la rédaction du deuxième... Je tiens le bon bout !

 

Bonne soirée à tous.

Isana.
Abonné

Je réagis un petit peu tard, mais, oui PunV, tu tiens le bon bout, c'est certain, et je t'en félicite :-) !

Je ne suis plus beaucoup intervenue ces derniers temps car je souhaitais me recentrer un petit peu sur moi.  Et là, dans mon enième phase "down", ou phase "pause", ou "blocage", ou "remise en question", ou quelque soit le nom qu'on lui donne, je parcourais le forum, et le titre m'interpelle, il tombe à pic.

J'ai ressenti le besoin d'écrire un petit peu ... besoin d'un exutoire ?  Oui, sans doute.

C'est une révélation pour moi.  Je me savais perfectionniste, pour ne pas dire hyperperfectionniste, et je me pensais en "rémission", mais à travers tous vos témoignages, et à travers l'intervention du Docteur Apferdolfer, je réalise à quel point ça touche beaucoup de sphères de ma vie, et à quel point je n'en ai pas encore terminé avec ce comportement dichotomique, tout ou rien, auquel je viens même d'ajouter récemment la procrastination ! 

Ca s'est amélioré sur certains sujets, mais empiré sur d'autres.

Je me suis remise aux cours de guitare, avec mon compagnon.  Nous allons une semaine sur deux faire une heure de cours particuliers.  Il y a 2 semaines, j'ai été carrément "larguée" dans l'explication d'une chanson.  Plus mon compagnon suivait les instructions, plus je me tétanisais, j'avais l'impression d'être là en spectatrice, et même pire, j'avais l'impression de sortir de mon corps, et de les regarder d'en haut ... la tête me tournait.  Plus je les regardais, lui et notre prof, continuer leur petit bonhomme de chemin, plus je me sentais nulle, abandonnée, et en plus figée comme une statue.   Ca m'a laissé une tellement mauvaise impression de moi-même qu'il m'a été impossible de reprendre le morceau à la maison.  Quite à être nulle, autant l'être carrément.  Répéter devant mon compagnon ?  Nooon.  Il m'a fallut une heure toute seule à décortiquer la tablature avec moi-même pour reprendre un petit peu confiance en moi ... mais la veille du cours suivant !  Heureusement que j'ai un Amoureux en or qui a tout exposé au professeur avec beaucoup de tendresse, et nous avons pu rectifier le tir hier soir.

Ca a eu l'effet d'un choc pour moi et la lecture de ce fil me le confirme : il me faut travailler l'imperfection !

Tout ça pour dire que j'ai retrouvé de l'énergie positive, de l'espoir et de la motivation grâce à vous tous ... donc un tout grand MERCI :-). 

liegama
Abonné

J'ai besoin d'aide sur une partie de mon perfectionnisme. Je me fait mal (physiquement et psychologiquement) car j'utilise le sport en mode "tout ou rien". Exemple, la semaine dernière j'ai "repris" (je fais au moins 1h de marche + 1H30 yoga/semaine en mode "rien" et 6 X 1h de circuit training intense avec poids en mode "tout") le sport avec un DVD de circuit training (je fais ça chez moi pour optimiser mon temps, on perd du temps à aller à la salle de sport je trouve) et comme d'habitude, j'ai pousser mon corps au delà de ses limites et me suis blessée à l'épaule gauche, je suis maintenant bloquée depuis 4 jours avec douleur, et j'attends le RV chez l'ostéopathe demain matin. 

Depuis toujours je fais ce sport en tout ou rien mais j'en peux plus de me faire mal. Comment faire pour arrêter cette "torture" et ce "tout ou rien"?

Sur d'autres aspects ça va mieux, j'ai appris à ne pas avoir de "but" dans la RPC ou la méditation, je fais mon ménage quand ça me chante et comme je peux avec le temps que j'ai, j'arrive maintenant à gérer mon administratif au quotidien car je suis plus souple vis à vis de moi même (et du coup ça me saoûle plus comme avant et je procrastine moins donc ça prend moins de temps), j'ai pas de problème avec les tâches, les repas pas parfaits, les plats un peu râtés, les présentations pas parfaites, le lit pas toujours fait et sur le plan alimentaire je commence à arriver à ne plus écouter la voix intérieure quand j'ai des EME qui me dit 'au point où tu en es mieux vaut finir le pot". Mais ce sport, j'ai vraiment besoin d'aide. 

izabelle
Animatrice forum

oui alors peut-être tu pourras décrire un peu plus ce qui se passe en toi quand tu te mets en mode "tout"

quel genre de pensées sont présentes?      est-ce que c'est du genre :   si je le fais, il faut le faire à fond sinon ça ne sert à rien?

aussi, une question, le circuit training intense, tu le fais pourquoi?   est-ce que également cela te vide l'esprit?   est-ce que cela te donne une sensation euphorisante de maitrise du corps?

bon ce ne sont que des questions pour l'instant......   pour comprendre un peu mieux ce que tu vis

liegama
Abonné

Bonjour Izabelle, alors je vais essayer de me concentrer sur "les voix" que j'entends quand je suis en mode "tout". Mais c'est du genre, je le fais à fond ou pas du tout, si je fais c'est 1H ou rien, 10mn ça sert à rien. Le circuit training je l'ai fait jusqu'ici car j'ai lu plusieurs fois que c'était la meilleure manière de perdre du poids, je crois que j'essaye encore de perdre du poids via le sport. L'intensité c'est parce que j'aime le sentiment de m'être dépassée. J'ai choisi également ces DVD pour une question de motivation, je ne supporte pas de courrir dehors, je ne sais pas pourquoi malgré de multiples essais, coaché etc.. je n'arrive pas à trouver un appui correct qui fait que je me fait mal à la hanche droite, ce n'est pas parce que je force trop ce coup ci. Autre chose également, je m'ennuis facilement en courrant, sur les machines de cardio à la gym (je déteste), mais j'ai toujours aimé la danse et les choses un peu chorégraphiées, donc j'adore la zumba, le hip hop mais le circuit training c'est un peu style "boot camp", militaire, et quand le DVD est bien fait, c'est progressif, ça fait marcher tous les muscles et le coeur et après la vie quotidienne est plus simple (les courses paraissent plus légères, monter 5 étages se fait facilement, j'ai plus jamais mal au dos, je me sens tenue par mes abdos etc...). Ma motivation de fond pour faire du sport c'est surtout ça, me sentir en forme, tenue par mes muscles, souple (le yoga m'aide pour la souplesse qui est déjà bien présente chez moi, j'ai de la chance). Ce qui me décourage c'est que 2 semaines d'arrêt et on repart à zéro. L'autre jour j'ai lu que le champion olympique de natation (le frère manaudou) avait dit à Drucker qu'après les J.O. il s'était arrêté 3 semaines et qu'il mettrait 4 mois à revenir au niveau qu'il avait juste après les J.O. Ca m'a fait du bien d'entendre qu'un athlète de moins de 20 ans mettait 3 semaines à perdre 4 mois de travail, je me suis dit que j'étais normale. N'empêche que je ressens une frustration à chaque fois que la vie (quand je suis en voyage par exemple) me coupe ma routine sport et me fait retourner à la base. Ces retours permanents à la case zéro me fatiguent.

izabelle
Animatrice forum

Liegama, ce que je ressens, c'est que le sport t'apporte quelque chose, je le ressens comme quelque chose de positif dans ton cas : sentir ton corps bouger, l'énergie couler à flots, la souplesse, tout ça

or il est vrai, sans doute, je ne suis pas sûre, mais qu'il faut une certaine dose d'effort pour 'activer les circuits de récompense", c'est à dire la production d'endorphines

quand tu en fais juste 10 minutes ce n'est pas la même chose à ce niveau-là

ce que je comprends c'est ta frustration quand tu ne peux pas faire du sport, et du fait qu'ensuite ton corps supporte mal de revenir à un régime intense ensuite sans se blesser

je ne suis pas assez sportive pour te conseiller, mais il faudrait peut-être trouver une routine qui entretienne ton capital quand pour une raison ou une autre tu ne peux pas faire du sport intensément, qui garde les muscles "au chaud" en quelque sorte

je ne peux pas te donner beaucoup de conseils car je ne suis pas sportive pour un sou...

en revanche pour les pensées du style  '10 min ne sert à rien'  ou encore 'je retourne à la case zéro',  tu peux peut-être les considérer avec un peu de distance, comme juste des mots, qui ne t'engagent à rien, sans chercher à les combattre, mais en les laissant vivre leur vie de pensée : fugace, juste des mots, pas une réalité....

et ta frustration, la nommer à chaque fois qu'elle apparait, lui faire de la place

je laisse la parole aux sportives....

liegama
Abonné

Merci Izabelle pour cette perspective que tu m'apportes sur mon problème. D'abord tu as tout a fait raison, 10 mn de sport même intense ne génère pas les endorphines de 30 mn et ces endorphines sont une des raisons qui me motivent à faire du sport, on se sent bien, en forme, vivant après une séance et le cerveau bien irrigué fonctionne mieux. 

Je suis d'accord avec le fait de trouver une routine qui me permette de maintenir mes acquis, j'ai pas encore trouver ce qui est le mieux. Mais matériellement je me suis améliorée car avant je dépendais d'une salle de sport et il suffisait de 15 jours de vacances pour que je perde tous mes acquis. Maintenant avec les DVD que j'ai en ligne sur mon ordi, je n'ai besoin que de mon ipad ou ordi et pour le yoga de rien du tout car j'ai suffisamment de pratique (près de 10ans) pour me créer ma séance. J'ai été marcher cet après midi 40 mn en me disant que c'était mieux que rien (malgré mon mal de cou) et ça m'a fait du bien. J'ai réalisé durant cette marche que je pouvais me donner comme objectif d'essayer de faire une activité tous les jours, par exemple, un jour la marche, un autre le yoga, un autre une séance plus intense et ainsi je développerai une habitude, comme je l'ai fait avec la RPC du matin. Maintenant je ne me pose plus la question de savoir ce que je fais je me lève et RPC 20 min minimum. De même j'essaye de développer l'habitude d'une pause de fin de journée, quoi qu'il arrive (c'est plus dur que la RPC du matin car je peux toujours mettre le réveil 20 mn plus tôt, le soir je sais pas toujours où je serai). 

Tu n'aimes pas trop le sport? Qu'est-ce que tu pratiques?

izabelle
Animatrice forum

eh bien je ne pratique rien

ça ne veut pas dire que je ne me dépense pas, puisque j'ai un grand terrain qui était nu à la base, en pente, donc j'ai tout planté, créé de mes mains

mon sport c'est donc surtout la débrousailleuse et les brouettes chargées, sur un terrain très en pente...

mais ceci dit ce n'est quand même pas du sport, mais cela me prend un temps fou et ça me fait quand même bouger à minima (et me faire mal au dos, souvent)

j'ai quand même suivi le programme sport de LC (sans les joggings), cela m'a beaucoup apporté, de me bouger et de me confronter à l'inconfort physique

mais le seul sport que j'aime, c'est la danse, en fait

à la rentrée prochaine, je m'inscris à un cours de danse irlandaise, il me faudra 30 min de voiture dans chaque sens pour m'y rendre,  et toutes les complications à la maison pour libérer ce temps là, mais je m'y mettrais (pas de possibiilité avant sept prochain cependant)

en attendant, j'ai mes DVD, mais je dois dire que je ne suis pas assidue, je préfère souvent me mettre au piano ou à la guitare quand j'ai un moment de libre plutôt que de danser

c'est un peu dommage, mais il faut dire qu'il n'y a pas beaucoup de moments de libre....

ceci dit, ton exemple me motive et je pense que je vais me dégager au moins une heure ce week-end

Violette28.
Abonné

Bonjour à toutes!

Je me joins à votre discussion:

J'ai commencé le programme le 20/01/2013, et je "sens" depuis longtemps que mon rapport à l'alimentation est complètement lié à ma façon d'etre:

Le perfectionnisme et la procrastination, je connais, je crois meme que c'est de là que viennent toutes mes culpabilités et toutes mes EME.

D'ailleurs, là, j'ai du travail, et j'ai trouvé un moyen de ne pas le faire: je "surfe" sur le site de LC (qui est surement une activité plus que louable par ailleurs!! ) ;-)

Un jour où je n'allais pas bien du tout, pour une raison sentimentale, j'ai été voir un psy, j'ai déballé tout et n'importe quoi sur ma vie, en prenant soin de ne pas dire ce pourquoi j'étais vraiment venu. Le psy m'a écouté en grand silence, et a fini par me sortir que j'avais "peur de l'échec". Je n'y suis jamais retourné car pour moi, il ne répondait pas du tout à mon "grand malheur" immédiat. J'y ai bien sur souvent repensé, en m'insurgeant contre cette idée débile: "moi, peur de l'échec? N'importe quoi!!"

Et finalement, l'idée a fait son chemin, et il était complètement dans le vrai: peur de l'échec, peur de ne pas faire assez bien....

Autant ne pas faire plutot que de mal faire. Mais ça fait culpabiliser, alors il me faut manger. Et voilà, je suis tombée dans l'engrenage...

En ce qui concerne l'activité physique, j'ai aussi été adepte du "tout" avec un jogging tous les 2 jours pendant 2 mois, et soudain, au moindre jour de pluie, plus rien pendant des mois!!

Vivement que le soleil repointe son nez que je reprenne en douceur avec de la marche rapide. Et j'adorerais faire de la zumba, mais les horaires ne sont pas compatibles avec notre vie de famille pour le moment....

J'aime beaucoup la réponse du Dr Apfeldorfer, et également toute la bienveillance que l'on ressent dans chacune de vos réponses et dans tout ce site en général.

Bonne journée à vous!

 

 

viviette.
Abonné

Bonjour Violette28,

"Le perfectionnisme et la procrastination, je connais, je crois meme que c'est de là que viennent toutes mes culpabilités et toutes mes EME."

Là, nous sommes tout à fait d'accord. Je te rejoins lorsque je surfe sur le site parce que pendant ce temps je dialogueavec les personnes qui ont des problèmes "ressemblant" aux miens et qui me permettent de formuler une théorie "voire fausse fuite" pour donnr une force aux autres et me déculpabiliser.

Oui, comme je te rejoins dans ton auto-analyse. J'ai fait un peu ton  même chemin.

Le psy, oui mais un  jour il m'a dit qu'il n'"était pas là pour me comprendre, enfin il pouvait m'aider, non? Je lui ai dit que s'il ne pouvait pas comprenddre, je n'avais plus besoin de lui. Et j'ai toput laisser tomber. Bon, peu importe, j'avoue aussi que mon mari ne comprenait pas pourquoi j'allais besoin spy. Dur de lutter sur deux fronts. Bon, j'ai laissé tomber. Bien, pas bien. Pas forcément le moment . 7 ans en spy et rien de révolutionnaire mais je suis toujours en interrogation. Le chemin se fait doucement mais sûrement. Parce que j'avance dans l'âge et que je deviens plus phylosophe ou que les choses n'ont plus les mêmes importances? Je ne sais. Mais il m'importe de trouver un mode qui me convienne.Alors j'ai besoin de me recentrer sur moi même, que ce que j'aime refarce surface pour m'aimer et me faire confiance.

Alors, je suis sur ce chemin. Bonne journée à toutes

Lyphaé.
Abonné

[quote=viviette]

"Le perfectionnisme et la procrastination, je connais, je crois meme que c'est de là que viennent toutes mes culpabilités et toutes mes EME."

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J'ai mis longtemps à comprendre que j'étais perfectionniste et c'est clair que le perfectionnisme et la procrastination me posent problème aussi. Vous n'êtes pas seules les filles !

[quote=viviette]

Le psy, oui mais un  jour il m'a dit qu'il n'"était pas là pour me comprendre, enfin il pouvait m'aider, non? Je lui ai dit que s'il ne pouvait pas comprenddre, je n'avais plus besoin de lui. Et j'ai toput laisser tomber.

[/quote]

C'est marrant (façon de parler !), j'ai eu exactement la réaction inverse. Lorsque je me suis décidée à consulter une thérapeute, j'ai été terriblement heureuse de tomber sur quelqu'un qui ne me répétait pas à tout bout de champ "Je comprends..." et qui ne tentait pas de se mettre à ma place. J'avais le sentiment que personne ne pouvait comprendre (en tout cas pas quelqu'un qui n'a jamais souffert de troubles du comportement alimentaire)... Je n'attendais pas qu'elle me comprenne, j'attendais qu'elle m'aide. Ce qu'elle a fait. Ceci dit, si je n'attendais pas d'elle qu'elle comprenne ce que je ressentais et ce que je vivais, j'attendais aussi quelqu'un qui reconnaisse ma souffrance malgré le fait que "j'avais tout pour être heureuse" (dixit moi-même).

izabelle
Animatrice forum

eh bien moi je ne savais pas que j'étais perfectionniste avant de venir sur ce site.....   mais pourtant j'ai tous les symptomes....  dont celui de ne rien faire quand cela ne peut pas être fait parfaitement....   mais je me soigne.....

 

dans mes jeunes années, quand j'étais suivi par une thérapeute complètement nulle, j'avais l'impression de passer mon temps à lui expliquer mon fonctionnement, cette impression de ne pas être comprise était absolument pénible.....  et puis je perdais mon temps et mon argent... cela ne m'aidait pas, moi, de passer mon temps à m'expliquer à quelqu'un qui semblait ne jamais comprendre ou du moins "faire semblant"

 

c'est quand même la base de notre métier (puisque j'ai choisi celui-là par la suite), de pouvoir accueillir l'autre dans sa vérité, avec cette ouverture, cette curiosité

un psy doit pouvoir comprendre son patient à mon sens, mais c'est vrai qu'en en sens il n'est pas forcément là  "pour ça"

c'est cependant une condition sine qua non pour que le travail se fasse.......

finalement ce n'est pas tellement être compris intellectuellement (quoi ça aide aussi)  que de se sentir "accueilli" tel que l'on est, sans qu'on essaye forcément de nous calquer des théories dessus, ou de nous mettre dans des petites cases diagnotiques.

quand je me trouve en difficulté dans mon job, je me centre sur cette seule chose : 'accueillir la personne, ce qu'elle apporte dans la relation" (même le pénible, parfois),  et en ce qui concerne la thérapie enfant, c'est un processus thérapeutique extrêmement puissant

Lyphaé.
Abonné

C'est exactement ça Isabelle... Être accueillie. Je ne dis pas que ma thérapeute ne me comprenait pas. Ce n'est pas ce que j'attendais mais je pense au contraire qu'elle m'a très bien compris mais comme tu dis, sans me caser dans une case. Et en accueillant celle que j'étais même si moi-même je ne me sentais pas légitime de ressentir ce que je ressentais (hum un peu ambrouillé comme phrase).

Ellyra
Abonné

Je réponds présente au club des perfectionnistes invétérées qui procrastinent quand elles savent que quelque chose ne pourra pas être parfaitement fait.

Je crois d'ailleurs que la raison pour laquelle je ne fais que commencer des études sans jamais les finir est en grosse partie due à cela (si je ne suis pas la meilleure ça ne sert à rien de continuer.. si j'ai une mauvaise note c'est que je ne suis pas faite pour ça.. je ne m'autorise aucune erreur).

Je crois aussi que lorsqu'on est perfectionniste, on s'impose tellement de faire les choses parfaitement qu'au final on n'y arrive jamais et on se finit par se persuader qu'on ne peut pas y arriver. En réalité, je pense vraiment que si on n'y arrive pas, c'est qu'on s'en demande en fait trop par rapport aux possibilités et/ou compétences qu'on a.

Le "pire" étant que je n'exige pas la perfection chez les autres et que je ne condamne pas leurs erreurs, alors même que j'exige de moi-même des choses extraordinaires.

C'est difficile de faire autrement, de prendre le temps de faire quelque chose même imparfaitement. J'ai appris au fil du temps à me pardonner mes erreurs mais j'ai encore beaucoup de pensées automatiques qui me paralysent.

Sylvie75.
Abonné

Coucou,

J'ai trouvé cet article passionnant et très réconfortant sur le sujet qui nous occupe :

//www.scienceshumaines.com/gerer-son-temps-un-art-de-vivre_fr_29052.html

Flo16.
Abonné

Moi aussi je vais me joindre au club des perfectionnistes procastineuses !

A vrai dire, je suis plutôt de l'espèce procrastineuse. Pour la tendance perfectionnistes, je ne suis pas encore convaincue, car je ne me vois pas du tout comme ça... Sans doute à force de toutes les voix paternelles intériorisées : je suis pas organisée, pas rigoureuse, je ne vais pas au bout de ce que j'entreprends, j'ai sans arrêt de nouvelles lubies qui s'éteignent comme des feux de paille...

Evidemment maintenant je sais que c'est un point de vue, que je ne suis pas AUSSI organisée et rigoureuse que mon père (mais lui il est limite maniaque, lol), et finalement dans le cadre de mon boulot, on me trouve plutôt plus organisée et planificatrice que la moyenne (comme quoi, à force de se "soigner" on progresse !) ; oui, je n'ai pas rédigé mon mémoire de fin d'études supérieures et donc pas eu mon diplôme complet, mais j'ai trouvé du boulot tout de suite, je n'ai jamais connu le chômage, depuis j'ai fait d'autres études où je suis allée au bout et j'ai réussi un concours et un examen prof dans la fonction publique territoriale ; alors finalement je m'en suis pas si mal sortie ; et puis quand aux lubies, ça prouve au moins que je suis curieuse de nature !

Plus ça va plus je pense que nos "défauts", nos "imperfections", sont ce qui deviendra nos plus grandes forces, ce qui fera au final nos spécificités, car j'ai remarqué que c'est souvent là qu'on travaille le plus, qu'on lit, qu'on se forme, qu'on fait des efforts. Dans les domaines qu'on maîtrise, on a tendance à plus se laisser vivre, à se reposer sur ses acquis. Donc je vois ça davantage comme une chance maintenant (ça doit être mon grand âge ! lol).

Mais pendant longtemps je l'ai super mal vécu, cela créait beaucoup d'anxiété et je pense que mes nombreux kilos en trop en sont la conséquence directe. A force de ne pas me sentir à la hauteur, mais d'essayer quand même de faire des choses dont je ne me sentais pas capable, parce qu'il fallait quand même que je me secoue un peu la paillasse, ben, je me suis remplie de nourriture, je me suis évertuée à ne pas sentir, à m'anesthésier, à me constituer une grosse protection (genre bonhomme Michelin) pour ne pas me prendre les coups quand je n'y arrivais pas aussi bien que je l'aurai du, ne pas sentir le regard des autres...

Je passais, je passe encore très souvent par ces phases de tout ou rien que vous décrivez si bien. Pour moi, c'est vrai pour le sport, pour le contrôle des finances, pour le repassage (mon panier de linge qui déborde ou pas est le véritable baromètre de mon humeur, de ma forme), pour le rangement dans la maison, pour les mauvaises herbes dans mon jardin, pour ma pratique spiritelle, dans le boulot aussi...

Il y a une technique qui m'aide bien à dépasser mes phases de "rien', c'est de me fixer des petits objectifs, si possible progressifs, et de faire des listes (à le plaisir de faire le point le soir pour regarder ce qu'on a fait ou bien de rayer d'un trait vengeur - ou victorieux, ça dépend du point de vue - la tâche qui nous prenait tant la tête et qui est enfin réalisée !!). C'est pour ça que j'ai repris mon blog ici depuis que j'ai recommencé mon programme LC : ça me permet de prévoir ce que je vais faire (ça me booste un peu au lieu d'être en mode "anesthésiée") et ensuite de regarder ce que j'ai fait (et si possible en me félicitant de ce que j'ai fait, même imparfaitement, même pas complètement).

En tout cas, merci pour l'existence de ce fil de discussion et pour vos messages qui me permettent de me poser des questions et d'approfondir ma réflexion personnelle !

"le perfectionnisme" m'a rendu malheureuse.crying

Je suis ma propre esclave et je rend la vie impossible aux personnes de mon entourage, il ne me rend pas plus efficace.no
 

Mon livre de chevet "Imparfait, libre et heureux"  de Christophe André, un excellent livre.heart

curuni.
Abonné

Coucou les filles,

je fais partie du club aussi... Je viens de lire le message du Dr A, vous auriez vu ma tête en lisant l'exercice 2 : être imparfait.... MDR c'est totalement impossible pour moi..... Pour l'instant....

Quant au "je dois faire, il faut que" c'est mon quotidien....

Je savais bien que je devais travailler sur le lâcher prise....Je réfléchis à l'idée d'un petit défi quotidien pour me motiver.

 

Bonne journée !

Flowerbomb.
Abonné

je suis aussi une perfectionniste-procrastineuse pour les tâches ménagères, le bureau, etc.

par contre, en ce qui concerne mon image, impossible de lâcher prise. je me dois d'être visuellement au top, habillée, maquillée, talons hauts, que des tenues très féminines, bref, parfaite pour faire mon entrée au bureau ou au resto, ou n'importe où, même au fitness d'ailleurs........ sinon, je ne sors pas ! je me mésestime tellement qu'il est vital pour moi de donner une première image qui fasse impact. je veux que les gens sse souviennent de la première fois qu 'ils m'ont vue et ça marche je dois dire. mais c'est épuisant....et malheureusement cela me fait cacher celle que je suis vraiment.....

curuni.
Abonné

Coucou Flowerbomb,

moi j'arrive à sortir en n'étant pas apprêtée.... Mais je passe alors ma journée à m'insulter dans le miroir... Alors c'est pas mieux..

J'ai enfin identifié ce que je ressentais dans certaines tenues il y a quelques jours : la honte d'être gros, sujet que j'avais vu abordé par le Dr A mais qui ne m'avait pas fait "tilt" à l'époque. Samedi, shopping avec mon mari, je mets une robe dos nu, me maquille, lâche mes cheveux... On fait notre après-midi, je me sens assez bien et puis, le soir, je me regarde de profil dans la glace et là je bloque totalement sur mon ventre que je trouve énorme... Et hop, la machine à psychoter se met en route : quand même, tu te rends compte, les gens ont dû penser de toi que tu te laisses aller, que tu manges trop, que tu es négligée, feignante...

Ca m'a presque gâché le plaisir de l'après-midi passée...

Y'a du boulot.....

Bon après-midi

janaaula85.
Abonné

Bonjour, je vous rejoins dans le groupe perfectionnisme et procrastination. D'ailleurs, là, je procrastine (au boulot !), je suis seule aujourd'hui et la motivation n'y est pas, mais vraiment pas...

Côté perfectionnisme, j'y suis confrontée régulièrement et les personnes autour de moi qui me connaissent très bien ont de cesse de se moquer (gentiment) de mes petites "manies" style les crayons rangés tous dans le même sens dans mon tiroir (je fais aussi pareil avec les cuillères dans la cuisine wink).

Samedi, une frénésie m'a pris, j'ai acheté un cahier de textes où j'ai noté à la section du samedi tout ce que je voulais faire niveau tâches ménagères. Bien sûr, la liste était beaucoup trop longue et j'ai procrastiné une bonne partie du dimanche devant l'ampleur de la tâche angry avec en prime une humeur de chiens (mes pauvres enfants en ont fais les frais d'ailleurs)... Tout ou rien, encore et toujours.

J'espère vraiment que LC m'aidera à retrouver la sérénité au quotidien car parfois, c'est tellement lourd que je pleure en silence dans la salle de bains avec un mari ne sachant que faire pour m'aider et des enfants qui me disent "on va être gentil, Maman ne pleure plus..."

Minoque.
Ancien abonné

J'ai découvert que je ressentais une profonde injustice et une profonde tristesse à faire du travail pour les autres (que ce soient mes cours ou m'occuper du linge de tous, etc...) et j'ai un peu creusé cette idée du travail pour les autres, (pas nouveau ni révolutionnaire c'est vrai :-) du style : personne ne pense à moi... et j'ai renoué avec mon enfance et mes souvenirs très nets de ne pas avoir compté pour grand chose pour mes parents et mes frères, souvenir d'une grande solitude pas pesante mais très présente, de savoir que je n'étais le souci de personne, et j'ai même fait attention à n'être un souci pour personne, comme si on pouvait se porter tout seul, s'éduquer et aprendre en observant, sans jamais rien demander (!! ),  sans faire aucune vague, comme un lac lisse et silencieux... c'est vrai que c'est positif aussi  mais c'est plus difficile de grandir dans le coeur ni la tête de personne, c'est très exagéré certainement.. je n'arrive même pas à me le dire, à y croire, est ce que c'était vraiment possible.. pourtant c'est mon souvenir et mon ressenti en ce moment de ce temps de mon enfance, un souvenir qui me porte et me chavire... Je n'accepterai là aucune contradiction, aucune lime pour arrondir les angles, qui osera me contredire sera foudroyé :-) Ce que je ressens est aussi vrai que mon présent.  Alors, j'ai fait de la place en moi  pour ce souvenir là, je n'ai rien chassé, rien cherché à positiver..

Oui entre autres choses c'est bien ce qui me conduit à procrastiner, dans le non désir de faire pour les autres, comme si faire n'était que faire pour l'autre, parceque faire pour moi n'existe pas vraiment, je n'ai pas "envie", pas en vie... au fond de moi je suis une petite fille victime d'une énorme injustice : ce n'est pas juste d'être née sans être désirée, pas juste de ne pas compter, pas juste d'avoir à faire attention à moi tout le temps, pas juste de n'avoir été ni portée, ni attendue, pas juste d'être née.... vivre sans faire de bruit, sans déranger, vivre toute seule et même  soutenir et écouter pour être aimée, pour exister... c'est une grande injustice de vivre... c'est ce chagrin là qui me poursuit ou poursuivait (?) partout comme une tombe en moi, cette injustice là est dans toute ma procrastination et mes non désirs de faire...

Voilà, ce qui couvait, ce qui mille fois m'a traversé et que j'ai chassé ou soigné, ou minimisé et que tout le monde veut absolument te faire minimiser au regard de l'oubli et du présent, effacer au nom de la joie de vivre... et que j'ai pu formuler là... J'ai fait de la place en moi, moi je vous le dis ! Il n'y a pas à chasser, ni à minimiser, il y a de la place en soi pour toutes nos émotions. Eh bien, je suis même plus grande que ça : Quoique ce soit je peux le vivre... ! Je sais je recommence, toujours la même idée...hi hi hi Je ne suis qu'une vous avez pu le remarquer depuis presque 6 mois, eh oui ! J'ai une grande unité d'être, je fais des boucles, mais aujourd'hui elles sont aussi dorées que mes cheveux ;-) !

La boucle est elle enfin bouclée ? A suivre... la vie quoi ;-)

 

lorraine
Marraine

Pauses LC dans mon aprèm ménage    pas très rigolo (!) parce que j'aime pas ça mais toutefois nécessaire de temps en temps....

 

Quel beau post Monia, quelle lucidité....et quelle bonne idée à reconnaître et à ne pas minimiser ce qui est en toi, vrai ou pas vrai c'et TA vérité et elle est fondamentale

Il me parle beaucoup, en particulier à l'enfant et à la jeune femme que j'étais et aussi à  la professionnelle que je suis

Les questions que tu te poses je me les suis beaucoup posées. Je me souviendrai toute ma vie  de cette psy que je consultais qui m'a dit il n'y a pas très longtemps "votre mère est toxique" et "je vous le dis car sinon personne ne vous le dira" Ces phrases m'ont "autorisée" sans culpabilité à dire et à affirmer que mes parents n'étaient pas très aimants (au sens de respectueux) à mon égard....Je me souviens aussi de ce psy spécialisé dans l'enfance maltraitée qui rappelait  lors d'une conférence  haut et fort qu'il y a des parents qui ne sont  pas digne d'être parents Mais qu'au nom du sacré "tu honoreras ton père et ta mère" et dans une croyance ancestralement ancrée (et une volonté d'y croire) que les parents ne peuvent être que bons il est des enfants qui continuent à être maltraitrés (la maltraitance n'est pas que physique)  par leur parents

 

Actuellement, je fais beaucoup moins pour les Autres qu'à une certaine époque, disons que je suis moins à leur systématique disposition ;  quand une once de culpabilité me traverse, je la calme en me disant que maintenant  je n'ai plus besoin que les Autres aient besoin de moi....Pareque dans le faire ou être avec l'Autre il y avait aussi de cela  Et j'ai appris aussi à demander aux Autres...Une copine m'en a remerciée 

Depuis aussi , que j'ai admis et accepté sans me raconter d'histoires et sans m'en laisser conter par les bien pensants que oui, effectivement mon enfance a été compliquée, je me suis réconciliée petit à petit avec moi même (mon rapport à la nourriture d'abord)  et avec ma mère, donc mon enfance...

 

C'est la rentrée et avec elle la prise de bonnes résolutions : Que pouvons nous faire pour nous, nous faire plaisir, nous occuper, nous épanouir ?

Bon WE à toi

 

 

Minoque.
Ancien abonné

:-) Merci Lorraine d'avoir pris le temps de me répondre, ça me fait du bien de te lire... c'est vraiment réconfortant, merci.

Je suis encore étonnée des boucles entre présent et passé,  qui reviennent sous une forme ou une autre, je pense qu'en faisant de la place à toutes nos émotions sans chercher à tout comprendre, tout expliquer, sans chercher à tout positiver non plus, on avance plus tranquillement, on traverse les rivières et les torrents, les collines et les montagnes, un pas après l'autre, sereinement...  C'est compliqué de ne pas avoir envie, de ne pas faire, de souffrir de ses imperfections et procrastinations, c'est proche de la dépression et ce n'est pas celà, car j'étais quand même "bien portante" et lucide, j'ai toujours cherché l'éclaircie et pourtant j'ai vraiment traversé des grosses galères...

J'ai un gros plein d'énergie avec la pleine conscience.... et je sais que mon moteur c'est la bienveillance avec moi, après j'ai tellement que je peux donner et faire...

Voilà, mais il faut l'intégrer  ;-) Ce n'est pas dans notre culture, ni dans notre éducation, ce n'est pas "naturel" en somme la bienveillance envers soi :-) Si je me laisse aller je suis bien malveillante avec moi, je suis la plus critique, je repère toutes mes faiblesses, je suis la juge la plus sévère...  et ça c'est tellement facile !!

Ce qui est un vrai travail c'est cette réelle bienveillance tournée vers soi, vers la vie, le contraire de se faire souffrir (qui est mortifère), c'est accepter d'être comme on est, physiquement aussi, et du coup se permettre de progresser...   pouvoir mincir, se muscler, s'organiser pour ne plus courir après le temps,  profiter de tous les moments, prendre du temps pour soi pour pouvoir partager.... donner et faire.

Bon we à toi Lorraine et encore merci !

marinebreizh.
Abonné

Monia, Lorraine vous n'imaginez pas à quel point cet échange me bouleverse ; à quel points tout cela fait écho en moi ; les mots que vous écrivez j'aurais pu les écrire. Je suis trop émue pour écrire plus.

Vraiment LC c'est beaucoup plus que l'almentation, le surpoids...

pointvirgule.
Abonné

Merci à vous trois : Marine, Monia Lorraine, boulversée par vos maux qui sont aussi les miens...comme tu l'écrit marine LC nous  apprend aussi  a se nourrir d'autre chose que d'aliments! belle et douce soirée à vous

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