Peur de maigrir????!!!

Clara1975.
Abonné
C'est une expression qui revient souvent sur les forums... J'essaie de comprendre mes tentatives de contrôle et mes compulsions, avec une féroce envie de maigrir et aucun declanchement concret. Je me dis que si celles et ceux qui ressentent le même flou, la même lutte, le même combat, les mêmes doutes voulaient bien s'exprimer ici, je pourrais, nous pourrions peut être y trouver qqs réponses. ..

Commentaires

FRED73
Marraine

Il y a la peur de maigrir mais il y a aussi la peur de ne pas arriver à maigrir. Et celle la empêche aussi de perdre du poids à cause du contrôle que l'on s'impose pour maigrir. Pour éviter cela il est important de remplacer le contrôle par l'écoute de son corps et non plus de sa tête ! 

Clara1975.
Abonné
Merci pour ta réponse Fred. Est ce que tu arrives à suivre tes sensations sans te prendre la tête? Est ce que tu as amorcé l'amaigrissement sans crainte? As tu vécu un déclic ? Un palier? Une révélation ? Ou cela s'est il fait progressivement ?
FRED73
Marraine

Moi j'arrête de me prendre la tête avec mon poids, je me pèse très rarement. Je prends un peu, puis perds un peu sans que cela me prenne la tête. Je n'arrive pas toujours à suivre mes sensations et encore moins quand je mange avec mes trois enfants... Je n'ai pas vécu de déclic mais il a été important pour moi de comprendre que j'étais bien souvent dans le contrôle et que c'est cela qui entraînait la perte de contrôle. 

Titiaves31.
Inscrit
Très intéressant votre fil de discussion! Et oui la peur de ne pas arriver à maigrir est une de mes pensées majeures. Et je crois que c'est effectivement une pensée négative qui amène à du contrôle et par la suite à l'anarchie la plus complète en matière de nourriture. Écouter mes sensations de faim est assez faisable mais là où je galère c'est pour la sensation de satiété et arrêter de manger, j'ai pour l'instant l'impression d' arrêter de manger mais que c'est mon esprit qui a donné l'ordre du style " tu n'as apparemment plus faim , tu n'as donc pas besoin de dessert" or j'aime bien terminer par du sucré donc je me demande si je vais pas me sentir frustré plus tard ou pire le lendemain . Est ce qu il y aura un déclic sur la satiété ? Je n'en sais rien pour l'instant, je suis plutôt dans le flou et dans l 'à peu près . Il va falloir que je lutte contre ces pensées de contrôle
FRED73
Marraine
Non surtout pas, il ne faut pas lutter contre ses pensées mais accepter de les avoir et les laisser tranquillement passer. Plus on lutte, plus elles s'accrochent. Pour la satiété, le docteur Zermati dit que l'on s'arrête de manger quand la nourriture ne nous intéresse plus mais quand on est en restriction cognitive, c'est-à-dire que l'on a peur de manquer parce qu'on a déjà vécu le manque à cause des régimes, il est difficile de s'arrêter de manger. Pour cela, il y a l'exercice qui consiste à remplacer son repas par un de nos aliments tabous qui peut aider à ne plus considérer les aliments comme de terribles tentations.
Clarisse_and_me.
Abonné

Bonjour à tous,

Je me permets de revenir sur la peur de maigrir (plutôt que sur celle de ne pas maigrir).   Dans mon cas, je ferai même un lien avec la peur de réussir ! En effet, je l'ai encore vécue en réunion récemment.  Réunion durant laquelle, je me suis distinguée.  J'avais travaillé dur pour ça mais au lieu de ressentir de la satisfaction ou de la fierté, j'éprouvais plutôt un malaise, je me suis mise en retrait, je n'ai pas apprécié ça alors que c'était ce que je voulais ! J'avais consacré beaucoup de temps et d'énergie dans ce but.

Dans le cas du poids, c'est le fait d'avoir perdu des kilos qui déclenche le plus d'eme ! 

Une ébauche d'explication ?

- Je viens d'une famille de personnes rondes ( quand je perds du poids, ma maman me dit qu'il ne me reste que la peau sur les os et je peux vous assurer que c'est loin d'être le cas !).  Sans doute, ai-je peur de ne plus être acceptée parmi les miens ? wink

- Je n'aime pas non plus être sur le devant de la scène...  Un lien à trouver ?

- Enfin, nous sommes nombreux à avoir des pensées telles que "Quand je serai mince, je ferai ceci ou cela..." .  Et donc être mince peut signifier "plus d'excuse, je dois maintenant faire ceci ou cela (alors que ça me fout la trouille...)".

Tout ça me fait repenser à la distinction de Z&A : "maigrir et devenir une personne mince"...

Voilà ma contribution un peu confuse à ce fil de discussion intéressant... laugh

Clara1975.
Abonné

Merci pour cette chouette contribution, Clarisse.

Cela me fait penser aussi au "sentiment d'imposture" (qui mèle la crainte de réussir et d'échouer en même temps)....

et la crainte d'inquiéter ma famille, car dès que je mincis un peu, je reçois des remarques concernant mon état de santé

 (alors que c'est quand je suis en surpoids que je suis en mauvaise santé...)

et donc la difficulté d'assumer qui JE suis réellement, pour moi-même, dans le respect de moi-même, de mes sensations, de mes intuitions, de mes compétences.

 

tout cela se travaille et s'améliore avec la Plaine Conscience, je crois.

pas simple

Jlsls.
Abonné

J'ai moi aussi de belles EME quand l'aiguille de la balance descend un peu. J'aime bien ton message Clarisse, je m'y reconnais beaucoup. Et puis il y a cette déclaration bravache, répétée à l'envie depuis très longtemps : "je m'aime comme je suis, je n'ai pas besoin de changer". Et sa conséquence logique: je sabote tout changement.

 

D'un côté c'est vrai : ce n'est pas moi qui doit changer. En tant qu'individu je suis très bien comme je suis (même si mes pensées automatiques me disent le contraire). C'est mon rapport à la nourriture qui pose problème. Et là, c'est tout de suite plus de boulot ! Alors oui, peur de maigrir, un peu comme une peur de "se" perdre.

Clara1975.
Abonné
Peur de maigrir ou de ne pas maigrir, c'est une peur qui nous empêche d'avancer, de changer... On doit sonc la recevoir, la ressentir, l'accepter, lui faire une place. Mettre des mots dessus reste encore difficile car elles ont probablement des raisons plus enfouies qu'on ne l'imagine. (Mais c'est déjà bien de pouvoir en découvrir quelques unes). Au regard de cette analyse, des idées pour y remédier ?
choucathou.
Abonné

[quote=Jlsls]

J'ai moi aussi de belles EME quand l'aiguille de la balance descend un peu. J'aime bien ton message Clarisse, je m'y reconnais beaucoup. Et puis il y a cette déclaration bravache, répétée à l'envie depuis très longtemps : "je m'aime comme je suis, je n'ai pas besoin de changer". Et sa conséquence logique: je sabote tout changement.

 

D'un côté c'est vrai : ce n'est pas moi qui doit changer. En tant qu'individu je suis très bien comme je suis (même si mes pensées automatiques me disent le contraire). C'est mon rapport à la nourriture qui pose problème. Et là, c'est tout de suite plus de boulot ! Alors oui, peur de maigrir, un peu comme une peur de "se" perdre.

[/quote]

bonjour Jlsis

je comprends ce que tu veux dire, je me suis trouvé un tas de "bonnes raisons" pour me saboter et la peur de me perdre en est une.effectivement.

 

Il y a aussi , - la peur de  ne plus plaire à certains hommes qui apprécient les femmes rondes à très rondes (attention ce ne sont pas des pervers ni spécialement des ronds eux-mêmes)

                       la peur plaire à des hommes en rue ( les premiers étant plus discrets). Je déteste sentir sur moi des regards plein de convoitise si je n'ai pas choisi de les avoir (beurk)

                       la peur d'être fragile en étant mince ( j'associe minceur et fragilité chez  la femme, sais pas encore pourquoi)

                       la peur d'être plus moche que maintenant avec toutes des peaux qui pendent (ça me sabote énormément ça)

                       la peur de ne plus avoir aucune importance, d'être traitée comme un fétus de paille, une quantité négligeable et qu'on ne fasse plus attention à ma sensibilité

 

Il peut y avoir d'autres, je ne les ai éventuellement pas encore découvertes. Je travaille tout ça avec ma psy..

C'est tellement costaud que j'ai pris 10 kg depuis que j'ai commencé LC en janvier 2016.

Je suis le programme et bardaf une compulsion.


Je suis hyperphagique et je veux moi aussi apprivoiser la nourriture, en faire une amie et manger de façon détendue.

Mais cette peur de maigrir l'emporte.

Je n'ai pas fait beaucup de pleine conscience jusqu'à présent et je sens que ça va me faire un bien fou.

Voilà ce que je voulais vous partager sur mes peurs de maigrir.

Bonne journée

Choucathou

izabelle
Animatrice forum Coach marraines

eh bien moi j'ai les deux, et elles sont très différentes

la peur de ne pas maigrir (plus) est liée à ma santé essentiellement

et la peur de maigrir est plus intense plus forte

et en apparence plus irrationnelle  car j'ai déjà été plus mince que maintenant  (et le monde ne s'est pas effondré, rien n'a changé)

 

déjà il y a la peur de maigrir instinctive,  personnellement quand je perds du gras, je le sens quasiment et j'ai l'impulsion de manger pour faire le "stock"

je pense que cette peur de maigrir est programmée dans nos circuits pour la survie de l'espèce

 

ensuite pour ma part, j'ai la peur de maigrir  et d'être trop séduisante, ce qui m'enlèverait quelques barrières bien pratiques pour ne pas faire n'importe quoi

ensuite il y a toujours eu des choses liées à ma mère, ne pas être plus belle qu'elle, comme une culpabilité, car elle a un rapport avec moi très particulier

et pour finir  la peur d'être trop sensible, trop vulnérable, de ne plus avoir quelques kilos  qui me stabilisent et me retiennent les pieds sur terre

 

 

avec tout ça,  c'est sûr que ça penche plus d'un côté que de l'autre

 

 

que faire?

rien !

en  général, avec les émotions.....

juste en avoir conscience, les accueillir, les comprendre

si elles sont là c'est qu'elles ont une bonne raison,  plus on les combat, plus elles vont s'arc-bouter

 

alors juste les contempler, les comprendre

et néanmoins : choisir, dans le moment présent, la joie du goût  et tout ce que ça iimplique : bonne faim, satisfaction alimentaire, satisfaction corporelle et non alourdissement

 

revenir aux sensations du présent, encore et toujours,   trouver la joie du moment présent  dans une alimentation en accord avec ce que notre corps nous demande

 

et rester conscient des peurs, leur tenir gentiment la main,   tout en sachant que....  bon.......

donc ne pas trop réfléchir, juste accueillir, être là,  et faire des choix vers ce qui nous semble bon

Clarisse_and_me.
Abonné

[quote=Clara1975]Peur de maigrir ou de ne pas maigrir, c'est une peur qui nous empêche d'avancer, de changer... On doit sonc la recevoir, la ressentir, l'accepter, lui faire une place. Mettre des mots dessus reste encore difficile car elles ont probablement des raisons plus enfouies qu'on ne l'imagine. (Mais c'est déjà bien de pouvoir en découvrir quelques unes). Au regard de cette analyse, des idées pour y remédier ?[/quote]

 

Effectivement, ces peurs nous empêchent d'avancer.  Elles ont aussi initialement un rôle protecteur.

Des idées pour y remédier ? Les accueillir, comme le dit Izabelle.  Et j'ai envie de dire, les apprivoiser. Comme les phobies, on les aproche step by step.  Dans le cas du poids, ce serai perdre du poids par étape, se laisser du temps pour "s'y faire".  Petit à petit, se permettre des tenues susceptibles de plus attirer le regard: simplement des couleurs que nous n'aurions pas osé porter jusque là ou des accessoires plus originaux.  Apprendre à accepter un compliment ou soutenir un regard.  S'affirmer ainsi par étape, en faisant parfois des marches arrières si nécessaire.  N'oublions pas qu'on peut quitter notre zone de confort et y revenir autant de fois que l'on veut.

Mais je pense que prendre conscience de cette peur de maigrir est l'étape cruciale et, pour avoir vécu quelque chose de similaire dans un autre domaine, on constate, un jour, que ça y est....  La situation est débloquée, nous avons intégré que cette peur n'était pas justifiée.  Après que notre tête a trituré le problème dans tous les sens, nos tripes ont compris, c'est intériorisé.

Bref, encore un parcours long, difficile et solitaire mais tellement passionnant ! :-)

choucathou.
Abonné

un gros pffffffffffffffffff

mon médecin vient de me téléphoner pour parler avec moi des résultats de ma prise de sang.

Ma glycémie à jeûn à encore augmenté. Elle s'est maintenue pendant des années à moins de 100 et là 112.

Je lui ai demandé ce que je devais faire elle m'a dit maigrir alors pour la première fois je lui ai dit que j'avais peur de maigrir. Elle a paru étonnée et a un peu ri.

De mon côté c'est un rire jaune. J'ai calculé que je devais perdre 25 kg pour être en meilleure santé déjà.

Si on regarde le IMC je devrais tourner autour de 45 -50 kg à perdre !!!!! pfffffffffff ( je pèse 116 kg pour 171 cm

et je ne veux en perdre aucun à cause de ma peur de maigrir.

je cours droit à l'infar :-( mais j'ai encore  plus peur de maigrir que de mourir c'est incroyable !!!!!

je sens que ma peur de maigrir est en lien aussi avec mon état psychologique dépressif majeur et chronique.

Manger est un des rares plaisirs qui me reste dans la vie.

Alors comment faire quand on n'a quasi plus envie de rien?

Il faut remplacer la nourriture par un autre centre d'intérêt pourtant;

. J'aime aussi venir sur le site LC

Mon coach sur C m'a dit que je devais déguster mon aliment tabou. Là, J'ai vraiment du mal à le déguster, ce que j'aime  moi justement c'ets enfourner de grandes bouchées de ce fameux chocolat.

Finalement ,je fais tout ce qu'il faut pour ne pas maigrir.. Objectif atteint???, encore une fois rire jaune et même jaune citron.

merci dem'avoir lue.

izabelle
Animatrice forum Coach marraines

eh oui si tu as du mal à déguster ton chocolat et que tu préfères l'enfourner, c'est qu'au lieu d'en faire un  "plaisir",  tu en fais un "anesthésiant"

le plaisir c'est autre chose, c'est ressentir des émotions fortes en fait

alors que l'anesthésie, c'est calmer, calmer, calmer tout ça, ne pas ressentir, ne plus ressentir

ça soulage

calmer les pensées dépressives et tout le reste, la souffrance

pour ton psychisme, calmer tout ça est une priorité, une priorité sur tout le reste, sans doute parce que c'est très douloureux

c'est pourquoi ton travail de psychothérapie est ici primordial

est-ce que tu dirais que ça t'aide et te fait avancer?  parce qu'il est évident que toutes les relations patients-thérapeutes ne se valent pas.....

il est réellement essentiel que tu puisses faire un travail accompagné en thérapie cognitivo-émotionelles (ACT par exemple) par rapport à toutes ces souffrances

FRED73
Marraine
Ah, je comprends moi aussi comment je fonctionne. J'ai réellement beaucoup de mal avec le plaisir,je ne peux m'empêcher de l'associer à la culpabilité: le plaisir coupable ! Voilà pourquoi moi aussi je m'anesthesie avec la nourriture. D'ailleurs j'ai repris du poids...
Clara1975.
Abonné

J'écoutais ce matin une interview du dr Boucher (canadien qui a une démarche anti-régime) et il parlait d'une femme qui avait déjà perdu 20kg et se sentait découragée à l'idée des 20 autres qu'elles devait encore perdre. Il lui a demandé si elle se sentait déjà capable d'en perdre encore 1 et seulement 1 seul autre, car si elle pouvait faire cela, elle pourrait probablement accepter progressivement toutes les étapes qui permettraient de perdre ces 20kg UN par UN. J'ai trouvé le questionnement intéressant et je me suis posée cette question à moi-même.

Et bien. .. figurez vous que ma réponse intérieure a été NON. Sincèrement, NON. Dans l'état actuel de mes pensées, de ma vie, il m'est extrêmement difficile d'envisager de quitter l'idée de régime, de restriction, de contrôle alimentaire, pour simplement accepter de suivre ce que mon corps sait, ressent et me laisser guider par lui.

Ce n'est pas la peur de maigrir ou de ne pas maigrir, c'est l'ENORME changement de mode de vie que cela implique. C'est un changement d'habitudes, de petites réassurances, que je trouve COLOSSALE et qui demande beaucoup de courage.

En même temps, qd J'observe ce que j'ai déjà réussi à accepter et à changer depuis qqs mois de LC, je suis fière de moi. Chaque chose en son temps, chaque pas l'un après l'autre, petit à petit etc etc ;-)

izabelle
Animatrice forum Coach marraines

ben oui Clara il faut y aller en douceur, par contre je n'ai aucun doute que tu y arriveras avec le temps

 

Fred c'est intéressant, en effet si le plaisir a été associé à la culpabilité, cela peut être un sacré frein à la sensation du goût  et tout ce qu'elle nous apporte

 

de mon côté je n'ai pas de culpabilité dans le plaisir, mais plutôt une "peur"

peur que ça me provoque des sensations trop fortes

enfin maintenant avec la pratique cela me fait beaucoup moins peur

FRED73
Marraine
Ouais c'est difficile de se défaire de cette culpabilité pour être sereine !
izabelle
Animatrice forum Coach marraines

essaie de l'accueillir au lieu de t'en défaire

peut-être si tu arrives à entendre son message cela pourrait aider à évoluer sur ce thème

même si son message vient de loin, du passé

FRED73
Marraine
Ok mais quand on écoute son message, après on en fait quoi de son message ? Si on ne le suit pas revient elle ?
FRED73
Marraine
En tout cas, je vais essayer parce que la culpabilité j'ai encore beaucoup de mal avec elle !
izabelle
Animatrice forum Coach marraines

tu n'en fais rien de son message.....   enfin tu en fais ce que tu veux

tu l'écoutes et tu le considères tout d'abord

ensuite tu le prends en compte  comme un simple indicateur de GPS, cela t'indique une route, probablement la plus "sûre", mais tu peux choisir d'en prendre une autre selon tes valeurs

CL56
Ancien abonné

Je m'arrête sur ce sujet aujourd'hui car je me demande si je ne suis pas aussi concernée par cette peur de maigrir.  Franchement je ne le pensais pas, parce que :

- j'ai toujours ressenti beaucoup de satisfaction quand je faisais un régime et que je perdais du poids

- je me sens mal avec mes 15 kilos en trop et j'ai l'impression que ce corps n'est pas le mien

Mais, voici ce qui m'est arrivé il y a quelques jours : depuis 3 semaines, je fais beaucoup d'EME et j'ai plus de mal à écouter ma faim, j'avais peur de me peser, car je pensais avoir grossi et je ne voulais pas me confronter à la balance. Et puis un soir,  je me suis pesée et j'ai constaté que je faisais le même poids que lors de ma dernière pesée (d'habitude je me pèse toujours le matin à jeun déshabillée). Et depuis je fais n'importe quoi avec la nourriture !!!!

Je ne comprends pas ce qui me passe par la tête et je me sens vraiment déçue de cette attitude : auto sabotage ?

J'ai eu une période difficile pour des raisons professionnelles et personnelles.  Après le dernier entretien avec ma coach, j'avais le sentiment d'être prête à repartir du bon pied. Je me pèse avec un résultat plutôt positif et depuis tous mes repas se terminent avec une sensation de ventre trop plein. C'est à ne rien y comprendre. 

Clara1975.
Abonné
Peut être qqchose de l'ordre de la perte de repères. Un émotion surprise. Parfois la joie est difficile à ressentir et à gérer aussi...
Clarisse_and_me.
Abonné

CL56, je me retrouve tout à fait dans ce que tu décris !

Ce qui est étonnant, c'est que je ne vis pas de la même manière, la perte de poids dont je prends conscience parce que je me sens plus à l'aise dans mes vêtements, et la perte de poids observée via les chiffres de la balance.  La première ne provoque pas d'eme et me donne envie d'encore plus prendre soin de moi.  La seconde me donner envie de bâfrer.  blush

 

[quote=izabelle]

de mon côté je n'ai pas de culpabilité dans le plaisir, mais plutôt une "peur"

peur que ça me provoque des sensations trop fortes

[/quote]

Moi, j'ai les deux ! Culpabilité (pensée automatique: "qui es-tu pour penser mériter ça ?") et la peur des émotions trop fortes ("Attention, tu vas être complètement submergée !"), y compris positives. 

Réussir pleinement quelque chose est à la fois ce que nous voulons et ce que nous redoutons.  Un conflit intérieur, avec l'auto-sabotage qui s'y rapporte. Et on s'étonne que je suis fatiguée... cheeky

choucathou.
Abonné

coucou

moi aussi dans la joie, j'ai peur des émotions trop fortes

en fa it ,je crois que je fuis le ressenti de la joie comme celui de la tristesse... pffffffffff Je m'anesthésie.

Merci Izabelle pour m'avoir fait prendre conscience de cette anesthésie

chris212
Abonné

[quote=Clarisse_and_me]

CL56, je me retrouve tout à fait dans ce que tu décris !

Ce qui est étonnant, c'est que je ne vis pas de la même manière, la perte de poids dont je prends conscience parce que je me sens plus à l'aise dans mes vêtements, et la perte de poids observée via les chiffres de la balance.  La première ne provoque pas d'eme et me donne envie d'encore plus prendre soin de moi.  La seconde me donner envie de bâfrer.  blush

 

[quote=izabelle]

de mon côté je n'ai pas de culpabilité dans le plaisir, mais plutôt une "peur"

peur que ça me provoque des sensations trop fortes

[/quote]

Moi, j'ai les deux ! Culpabilité (pensée automatique: "qui es-tu pour penser mériter ça ?") et la peur des émotions trop fortes ("Attention, tu vas être complètement submergée !"), y compris positives. 

Réussir pleinement quelque chose est à la fois ce que nous voulons et ce que nous redoutons.  Un conflit intérieur, avec l'auto-sabotage qui s'y rapporte. Et on s'étonne que je suis fatiguée... cheeky

[/quote]

C'est pareil pour moi, je supporte mieux de constater que mes vêtements flottent plutôt que de voir le chiffre sur la balance baisser... C'est ce qui me rassure le plus et me redonne confiance en moi.smiley

La perte signifiée par la balance m'effrait. Aussitôt une espèce de dialogue intéreur démarre.
Comme toi je me demande si je le mérite... C'est bien mais est-ce que ça va durer, la balance n'est-elle pas détraquée, le sol n'est-il pas inégal... wink

Et ne parlons pas de la hausse qui d'éclanche des pensées automatiques négatives (tu es nulle, tu ni arriveras jamais) et des EME et des compulsions... car foutu pour foutu !

Le chemin est long...

"On ne voit pas bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

Clarisse_and_me.
Abonné

"Le sol inégal" ! Je n'y avais jamais pensé à celle-là ! laugh

chris212
Abonné

[quote=Clarisse_and_me]

"Le sol inégal" ! Je n'y avais jamais pensé à celle-là ! laugh

[/quote]

Mais si, mais si !

C'est selon, ça peut faire dévier l'aiguille à la hausse ou à la baisse...
Je parle des balances classiques bien sûr... wink

"On ne voit pas bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

choucathou.
Abonné

j'en ai marre d'avoir peur de maigrir.

Je viens de lire des articles médicaux sérieux et bien documentés sur les risques cardiovasculaires et métaboliques de l'obésité, alors je vous dis pas l'obésité morbide. Pffffff

et bien ça me fait peur mais pas plus peur qu'à l'idée de maigrir!!!!

c'est quoi ce binz?

 

je stresssssssssssssssssssssse

pas malin ça va me donner des EME

izabelle
Animatrice forum Coach marraines

ben moi le sol inégal j'y ai pensé aussi pour une balance électronique !!!

eh oui on sait jamais si elle n'est pas posée exactement pareil, ça change un peu

et puis il faut dire que j'ai eu parfois des balances en rade qui se détraquaient vraiment......

 

je suis tellement habituée à ces variations, parfois je peux perdre 1 kg en un jour, et puis parfois rien....

avoir des compulsions et pourtant ne pas prendre un gramme

ou manger léger chez des amis et me retrouver avec un kilo en plus au compteur

 

par exemple si je mange de la soupe

ou si je fais de la débrousailleuse

je prends du poids sur la balance

faut pas chercher à comprendre....

 

CL56  c'est dur de dire ce qui se passe pour toi?

peut-être un chamboulement du au fait d'avoir finalement bien géré ta période d'EME,   bouleversement mental de voir que l'on peut avoir des EME et réguler inconsciemment

des fois, du coup, on essaie de "pousser" le système et faire n'importe quoi pour "prouver" que non, ce n'est pas possible d'avoir des EME et ne pas prendre de poids

juste parce qu'on s'est construit avec certaines certitudes et les remettre en cause est trop violent

moi cela m'arrive ce genre de trucs parfois

mais bon.......  ça dépend tellement des gens

 

ce qui est sûr, c'est qu'il y a UN truc qui te bouleverse, si tu ne sais pas quoi, tant pis,  essaie simplement d'accueillir ce sentiment, prends une pause, demande lui de venir, parle avec lui

c'est peut-être une "peur"  que si on ne prend pas de poids avec des EME  c'est la "porte ouverte" au grand n'importe quoi, à la perte du cadre, etc.....

bref la difficulté à passer d'un cadre mental  à un cadre par les sensations alimentaires

 

enfin à explorer....   reviens nous dire où tu en es

Clara1975.
Abonné
Je me suis prise par la main. Je me suis écoutée. Et vraiment OUI, je me suis sentie prête à changer mon fonctionnement, à ressentir mes besoins du corpsw de l'esprit et du coeur, pour PERDRE UN PREMIER KILO, un seul. Me sentir plus légère dans ma tête et dans mon corps. J'ai mis la balance dans un lieu inaccessible. J'ai mis dans une valise les fringues devenues trop petites. Mais il va bientôt falloir cacher tous les miroirs. ET que faire des sensations de mes mains sur mes joues enflées, sur la bouée qui repose sur mes cuisses qd je suis assise, sur l'étalement de mes hanches quand je suis allongée ? En pleine conscience, en scan corporel, je me sens serrée, je me sens trop pleine, et flasque. Je ressens sans jugement ce corps indésirable, idésiré, que je sens gonfler au fil des semaines. Je ressens sans jugement la colère qui m'envahit, la déception, la tristesse. Je ressens sans jugement la jalousie face à celles et ceux qui ont perdu des centimètres en suivant "la méthode ". ET surtout je ressens le mal être et la dépression qui guette si je dois racheter une garde robe entière. Honnêtement, je sens bien que ce ne sont que quelques bouchées qui suffiraient à satisfaire mes appétits. Je sens bien que je vais encore au delà car je crains de devenir anorexique, de ne plus avoir de force er d'énergie. Je sens bien que c'est là que je force mon corps à digérer le trop plein (qui constitue déjà de si petites quantités. ..). Et je suis profondément triste. Car JE N'AI PAS PEUR DE MAIGRIR et je n'arrive pas à me résoudre à manger très très très très peu.
Clara1975.
Abonné
Je me suis prise par la main. Je me suis écoutée. Et vraiment OUI, je me suis sentie prête à changer mon fonctionnement, à ressentir mes besoins du corpsw de l'esprit et du coeur, pour PERDRE UN PREMIER KILO, un seul. Me sentir plus légère dans ma tête et dans mon corps. J'ai mis la balance dans un lieu inaccessible. J'ai mis dans une valise les fringues devenues trop petites. Mais il va bientôt falloir cacher tous les miroirs. ET que faire des sensations de mes mains sur mes joues enflées, sur la bouée qui repose sur mes cuisses qd je suis assise, sur l'étalement de mes hanches quand je suis allongée ? En pleine conscience, en scan corporel, je me sens serrée, je me sens trop pleine, et flasque. Je ressens sans jugement ce corps indésirable, idésiré, que je sens gonfler au fil des semaines. Je ressens sans jugement la colère qui m'envahit, la déception, la tristesse. Je ressens sans jugement la jalousie face à celles et ceux qui ont perdu des centimètres en suivant "la méthode ". ET surtout je ressens le mal être et la dépression qui guette si je dois racheter une garde robe entière. Honnêtement, je sens bien que ce ne sont que quelques bouchées qui suffiraient à satisfaire mes appétits. Je sens bien que je vais encore au delà car je crains de devenir anorexique, de ne plus avoir de force er d'énergie. Je sens bien que c'est là que je force mon corps à digérer le trop plein (qui constitue déjà de si petites quantités. ..). Et je suis profondément triste. Car JE N'AI PAS PEUR DE MAIGRIR et je n'arrive pas à me résoudre à manger très très très très peu.
choucathou.
Abonné

courage Clara je suis émue par ton commentaire.

Chou

CL56
Ancien abonné

[quote=izabelle]

 

CL56  c'est dur de dire ce qui se passe pour toi?

peut-être un chamboulement du au fait d'avoir finalement bien géré ta période d'EME,   bouleversement mental de voir que l'on peut avoir des EME et réguler inconsciemment

des fois, du coup, on essaie de "pousser" le système et faire n'importe quoi pour "prouver" que non, ce n'est pas possible d'avoir des EME et ne pas prendre de poids

juste parce qu'on s'est construit avec certaines certitudes et les remettre en cause est trop violent

moi cela m'arrive ce genre de trucs parfois

mais bon.......  ça dépend tellement des gens

 

ce qui est sûr, c'est qu'il y a UN truc qui te bouleverse, si tu ne sais pas quoi, tant pis,  essaie simplement d'accueillir ce sentiment, prends une pause, demande lui de venir, parle avec lui

c'est peut-être une "peur"  que si on ne prend pas de poids avec des EME  c'est la "porte ouverte" au grand n'importe quoi, à la perte du cadre, etc.....

bref la difficulté à passer d'un cadre mental  à un cadre par les sensations alimentaires

 

enfin à explorer....   reviens nous dire où tu en es

[/quote]

Merci Izabelle pour ton regard.

Pour l'instant j'évite la balance...

Je parlerai de cet évènement à ma coach la prochaine fois que je l'aurai en ligne.

Mais c'est certain que je m'attendais à avoir repris du poids et donc je pourrais avoir une réaction du genre : "puisque c'est comme ça autant me lâcher encore plus".

Finalement est-ce vraiment tolérable de maigrir sans se priver et sans avoir faim, alors que pendant des années je me suis imposée des règles strictes pour perdre quelques kilos et les reprendre ensuite ?

Je crois profondément en cette démarche. cela fait plusiseurs années maintenant que je ne peux plus faire de régime, car la resctriction m'est devenue insupportable. Pour autant j'ai commencé ce programme en me disant ce n'était pas grave si je ne n'arrivais pas à maigrir , que l'important c'était de retrouver la sérénité vis-à-vis de la nourriture, comme pour me protéger d'un éventuel "échec" de ce côté là avec une vraie peur d'avoir augmenté mon set point de manière spectaculaire avec ces années de lutte contre moi-même.

On ne peut pas dire que je m'accepte telle que je suis car j'ai gardé dans mon armoire tous mes vêtements de plus petites tailles que je ne peux plus mettre.

Sans doute aussi que j'ai besoin de ne pas associer ce programme à un objectif de perte de poids car sinon si je ne maigris pas, j'aurais toutes les raisons d'abandonner...Or ce que je fais là me semble vital, car ce que je cherche c'est un équilibre pour mon avenir, c'est un moyen de faire avec mes angoisses au quotidien. En fait les compulsions alimentaires ne sont qu'un aspect de mon trouble de l'angoisse généralisée. Aujourd'hui c'est le moyen que j'ai choisi pour m'aider à moins souffrir, après des années de régime, de psychannalyse et autres thérapies.

Tout ça n'est qu'ambiguité !

Peut-être qu'en continuant à avancer le brouillard va se lever...

En tout cas merci à toutes pour vos avis et bon courage sur votre propre chemin.

izabelle
Animatrice forum Coach marraines

[quote=Clara1975] Car JE N'AI PAS PEUR DE MAIGRIR et je n'arrive pas à me résoudre à manger très très très très peu.[/quote]

tu as donc PEUR de manger très très très peu  n'est-ce pas?

parce que mentalement tu as de grosses barrières par rapport à ça, ou émotionnellement

j'ai la chance d'avoir dans mon entourage des petits mangeurs qui l'ont toujours été  et qui le vivent parfaitement bien, qui sont même gourmands, mais qui "calent" au bout de deux bouchées

en les voyant, je vois que cela n'est pas du tout un problème de manger très très très peu, ils sont heureux et en parfaite santé

mais si tu as cette peur, c'est sans doute qu'il y a une bonne raison : une éducation, un "clan", des croyances, des expériences douloureuses....

accueille simplement cette peur dans le présent

et reste avec toi-même

oublie les kilos pour l'instant en effet et accueille cette peur  au bord de ce bouleversement

izabelle
Animatrice forum Coach marraines

[quote=CL56]

Tout ça n'est qu'ambiguité !

[/quote]

ah bah oui ça c'est comme pour tout ....

ambigu, peu clair

notre tête se perd un peu là-dedans, mais c'est parce que nous sommes tellement plus riches que ce qui est simple

Clara1975.
Abonné

Merci Chou et Izabelle,

j'ai essayé ce matin de vraiment diminuer ma portion, car j'ai ressenti que c'était ce que mon corps réclamait, et que je commence (un tout petit petit peu) à lui faire confiance. -à la différence de l'anorexie où c'est l'esprit qui commande.-

Je suis tout en bas de la première marche du grand escalier que j'ai décidé d'escalader. Je suis décidée à monter la première marche, et je n'ai pas encore les prérequis qui me le permettent. Mais je sens que je peux au moins en monter UNE.

choucathou.
Abonné

Hello Clara

super la technique du plus petit pas possible acceptable pour t.oi

Je vais y penser pour moi aussi.

Bon dimanche à tous et toutes;

Chou

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