Découverte intrigante et étonnante - 16042013

Isana.
Abonné

Bon ... sur le conseil de Courtepatte (merci merci ;-)), je viens poster ici le dernier billet de mon blog car je patauge un petit peu, et j'aimerais avancer avec la découverte que je viens de faire ... Toutes les pistes de réflexion et d'action sont les bienvenues :-).

Ca fait bien longtemps que je n'ai plus lu, ni écrit sur LC, pourtant, je suis toujours là, et bien là.

J'avance lentement, trèèèès lentement, et je ne vois pas la balance diminuer.  Je ne dirais pas que je perds en motivation, par contre, je crains de ne jamais y arriver vraiment ... mais ne le fais-je pas exprès ?  J'en viens à me poser la question (mais je creuserai celle-ci plus tard ... une chose à la fois).

Dans ce contexte psychologique un petit peu dépité, je viens de faire une découverte étonnante et intrigante ...

Jusqu'ici, la seule chose que j'arrive réellement à faire du programme, c'est la Pleine Conscience :

  • la respiration en Pleine Conscience ,
  • les étirements en Pleine Conscience ,
  • la marche en Pleine Conscience
  • et la toile de Pleine Conscience. 

J'en suis à un point maintenant, où je m'amuse à tester : prendre ma douche en Pleine Conscience, m'habiller en Pleine Conscience , faire la cuisine en Pleine Conscience, faire des copies en Pleine Conscience, faire des réunions en Pleine Conscience, donner la main aux enfants en Pleine Conscience, etc.

Au début, lors de la mise en place de la PCS, je ne faisais attention qu'aux moments où j'étais vraiment "connectée" à moi-même, à mes pensées, et à mes sensations car, étant nouveaux pour moi, ils étaient courts et rares.  Du genre : "Ah tiens, là, pour le moment, je suis en pleine conscience en fait", et le reste fonctionnait en pilote automatique.

Et là, depuis quelques jours, et ça m'a "frappée" vendredi dernier, c'est tout le contraire.  Je découvre soudain avec objectivité les moments où je suis déconnectée.  Ils semblent devenir plus rares, et c'est comme si je les remarquais plus. Avant c'était tout l'opposé !?

Et ce qui me percute et me chamboule le plus, c'est que je viens de réaliser que ces (seuls) moments de "déconnexion" sont ceux de mes repas !? 

Je commence à manger mon plat, et hop, mes pensées se bousculent, je passe d'un truc à l'autre dans ma tête, tout en mangeant, mais en ne réalisant pas ce que je mange, ni comment je le mange, comme si mes pensées venaient me détourner exprès, exactement comme les premières fois où j'ai essayé de faire de la respiration en Pleine Conscience et où le moindre bruit, la moindre pensée, la moindre chatouille, la moindre émotion, la moindre sensation désagréable, me détournait de l'exercice.

Je n'en reviens pas car moi qui adore tellement la nourriture, la cuisine, les goûts, les saveurs, en fait, inconsciemment c'est comme si je fuyais les sensations qu'ils pourraient me procurer en bouche !?  C'est comme si je ne pouvais pas en profiter.  Comment est-ce possible ?

Alors j'ai aussi remarqué que c'était plus intense quand je mange seule, et encore plus lorsque je mange seule à mon bureau (et que je ne vais pas au restaurant d'entrprise avec mes collègues) … je ressens alors une sorte de sentiment de culpabilité, comme si manger était une bêtise.  Cela me fait manger vite, comme une "voleuse", et sans aucun plaisir alors que s'il y a bien quelque chose que je recherche (en principe) dans la cuisine et dans la nourriture, c'est bien ça !

C'est étrange car cette découverte n'est pas en soi si extraordinaire, notamment car c'est là sous mon nez depuis si longtemps, mais pour moi, ça me fait l'effet d'une bombe car ça me paraît invraissemblable, illogique ...

Alors je suis super contente d'avoir découvert ça, c'est bien la preuve que ça bouge, que ça avance ... mais j'en fais quoi moi maintenant ?  Je sais que je vais devoir recommencer plusieurs fois et approfondir l'étape de la dégustation, mais pour le moment, je n'y arrive pas vraiment.  Oui, une fois ou l'autre dans le cadre d'un exercice, mais pas lorsque je suis en "mode libre".  J'aimerais comprendre POURQUOI je fuis mes sensations alimentaires.

Avez-vous des idées ?

Un tout grand merci de m'avoir lue :-).

Belle journée à tous.

Commentaires

melimelo.
Abonné

Hello Isana,

La pleine conscience a selon moi deux but :

- apprendre à accuellir les émotions

- apprendre à être plus attentive à ses sensations alimentaires.

 

Avec pour toile de fond la bienveillance, parfois tu y arrives sans balader ton esprit ou autre, parfois ça part et il faut gentiment se reconcentrer.

Pour la nourriture, je dirai que si tu as des pensées... mieux vaut ne pas manger et faire une scéance de relaxation ou de rpc pour prendre le temps avec ces pensées :-D

Pour les pensées si ça radote .. il faut penser à la défusion selon la thérapie de l'act :-D

et ensuite manger sereinement en pleince conscience, ça veut dire les 5 sens : vue, ouï, gout, toucher, odeur :-D

 

Pour tes questions sur les repas seul.. Je pense que le problème n'est pas la nourriture, mais le fait d'être seule.. Tu vis mal d'être seule et de manger seule peut être qu'on puisse de regarder en étant seule ;-)

Travail là dessus... Apprendre à être bien en ta companie et manger tranquillement avec toi mêem.. Peut être vaut il mieux quitter le bureau et aller dans un parc pour approuver ce moment et ne pas avoir l'ordi ou le téléphone qui puisse t'alpaguer

mavo.
Marraine

Et toi-même, Isana, en as-tu des idées ? Quand tu constates que tu fuis tes sensations alimentaires, est-ce que cela évoque quelque chose ?

Quelques idées qui me viennent, comme ça : cela peut être de la culpabilité (pas le droit de se faire du bien avec ce qui se mange), de la peur (de prendre du poids, d'en perdre), de la colère (contre un parent qui force à manger, par exemple) : cela peut être tant de choses... Imagine toi ressentir tes sensations alimentaires : qu'est-ce qui te vient à l'esprit ?

Bonne réflexion en tout cas, et merci de partager ces questions, qui me font aussi réfléchir...

Isana.
Abonné

Merci Melimelo et Mavo pour vos interventions :-).

@ Melimelo : je suis bien d'accord avec toi concernant les buts de la Pleine Conscience.  Je pense même que ça englobe toutes les sensations de manière générale.  Mais dans mon cas, il faut clairement que je travaille sur les sensations alimentaires, ça, c'est certain mdr :-P ! 

En fait, je fais assez régulièrement un espace de respiration avant de manger, voire, si j'y arrive, une séance de Pleine Conscience.   Mais une fois que je suis en train de manger, toutes sortes d'idées surgissent.  Ca commence souvent par des choses que j'ai à faire, à organiser, et à ne pas oublier.  Puis ça embraye sur des souvenirs, des projections, etc. 

Ca fait plusieurs fois que je lis sur le forum des allusions à la défusion et à l'ACT mais je ne m'y suis pas encore intéressée jusqu'ici  ... il va peut-être falloir que je m'y mette ;-).  Par quelle voie commencer ?  Le livre de Russ Harris par exemple ?

 

@ Mavo : merci Mavo pour tes questions ... elles sont d'une grande simplicité, et d'une grande évidence, et pourtant, je n'avais même pas pensé à me les poser figure-toi :-S.  Je ne me suis pas arrêtée à analyser ces pensées ... comme si je n'osais pas regarder ce qu'il y a derrière ... de la culpabilité oui, ça c'est certain ... je réalise seulement aujourd'hui que je me sens coupable quand je mange.  Cela fait ressortir chez moi une sensation de petite fille qui se fait prendre la main dans le sac de bonbons, et qui va se faire gronder ...  un certain sentiment de honte également ... mais d'où viennent-ils ?  Il faut que je creuse tout ça, sans encore trop savoir comment, mais encore merci d'avoir initié ces pistes :-).

Courtepatte.
Abonné

Super, Isana, tu as eu le courage de le faire, bravo!

Je me réjouis vraiment de suivre le fil de la discussion, ça commence déjà fort avec des pistes intéressantes.

Et du coup, tu m'as donné le courage de lancer moi aussi un fil, merci à toi!

mavo.
Marraine
Bon courage Isana dans ces questionnements ! Je viens de finir Le Piège du bonheur de R. Harris en effet. J'ai dévoré le début et un peu calé sur la fin, mais ça éclaire énormément de points déjà vus ici, sur les forums.
Isana.
Abonné

Oui Courtepatte ... grâce à toi ;-).  Merci :-).  Il y a de fameuses pistes, en effet !

Merci Mavo pour tes précisions ... je pense qu'il est temps que je m'offre ce livre mdr ;-).

Sinon, à force de réfléchir et de se remettre en question, il finit toujours par ressortir quelque chose.  Du coup, autre constat aujourd'hui : en fait, je n'arrive pas à me faire plaisir.  Dingue.   C'est bête quand même !?

J'adore le faire pour les autres.  Je prends sans cesse le temps de le faire pour les autres, mais je ne le prends pas pour moi.  Comme si je ne me l'autorisais pas.  Je cours partout pour les autres, mais plus que rarement pour moi.  Je prends le temps de faire les choses pour les autres ... mais pas pour moi.  Je fais d'abord toutes mes corvées, mes devoirs, et s'il reste du temps (mais il n'en reste quasi jamais évidemment, ,car étant super exigeante, je m'en rajoute toujours plus), alors parfois j'y arrive ... mais parfois seulement car souvent, je me sens comme perdue d'avoir un peu de temps pour moi, et du coup, je ne sais pas quoi en faire alors que j'ai plusieurs passions qui ne demanderaient que s'y installer (peinture, lecture, guitare, ...). 

Je me dis épicurienne mais en fait, je ne le suis pas !?

Est-ce que certaines d'entre vous s'y retrouvent ?

izabelle
Animatrice forum

ça me parle Isana.....  et je m'y retrouve

pour ma part je me suis aperçue que cette façon de se focaliser sur les autres et leurs besoins, c'était surtout une façon d'éviter de me confronter à "moi-même"

tout comme le fait de manger.... ça fait la fille qui se donne à fond pour les autres et les rares moments où elle se retrouve face à elle-même,  eh bien : elle mange......

Je dois dire que tout cela a changé depuis que je suis ici,  la semaine dernière je me suis pris une demi-journée pour aller déjeuner avec une amie  (une LC-naute en plus!   bises si tu me lis...)   et demain je me prends un moment aussi pour un massage, ce qui n'est absolument pas raisonnable avec tout le travail que j'ai....

Je me sens moins "en danger" quand je suis face à moi-même et mes émotions, du coup j'en fais moins pour les autres, ce qui leur fait le plus grand bien

pareil quand tu manges, tu dis que c'est le seul moment où tu te sens déconnectée

or quand on mange, n'est-on pas confronté à soi-même, quand on mange en pleine conscience il y a une dimension de connexion à soi-même qui peut-être te fait peur?

bon je m'avance, tout ça ne sont que des pistes, mais c'est ça que mon intuition me souffle pour toi ce matin.....  

bises

Minoque.
Ancien abonné

Bonjour,

Isana, dans tout ce que tu écris je m'y retrouve... Et comme c'est toi qui écrit j'y vois plus clair !

Par exemple tu écris :

[ en fait, je n'arrive pas à me faire plaisir.  Dingue.   C'est bête quand même !?

J'adore le faire pour les autres.  Je prends sans cesse le temps de le faire pour les autres, mais je ne le prends pas pour moi.  Comme si je ne me l'autorisais pas.  Je cours partout pour les autres, mais plus que rarement pour moi.  Je prends le temps de faire les choses pour les autres ... mais pas pour moi.  Je fais d'abord toutes mes corvées, mes devoirs, et s'il reste du temps (mais il n'en reste quasi jamais évidemment, ,car étant super exigeante, je m'en rajoute toujours plus), alors parfois j'y arrive ... mais parfois seulement car souvent, je me sens comme perdue d'avoir un peu de temps pour moi, et du coup, je ne sais pas quoi en faire alors que j'ai plusieurs passions qui ne demanderaient que s'y installer (peinture, lecture, guitare, ...). 

J'ai pensé alors, ce n'est peut être ni la peinture, ni la lecture, ni la guitare.... qui te feraient vraiment plaisir...

Qu'est ce qui te ferait vraiment plaisir ? Ce n'est pas simple en fait... Ca passe par la connaissance de soi, mais pas seulement, ca passe par prendre du temps...

Pour moi ça raisonne avec découragement et "je n'y arriverai jamais...." ! C'est dingue d'arriver là en partant de qu'est ce qui me ferait vraiment plaisir ? Ainsi, je n'arriverai jamais à me faire plaisir... ? C'est bizarre, c'est carricaturale... Mais ce que je désire je n'ose même pas le désirer, même pas y croire... je vais continuer à y réfléchir.

Quand tu écris "je fais d'abord toutes mes corvées, mes devoirs...", je suis en plein dedans, d'ailleurs je ne sais plus au bout d'un moment ce qui n'est pas une corvée, ça se multiplie d'ailleurs, au point de ne plus arriver à ren faire, de procrastiner fort, c'est comme une petite prison, j'ai envie d'évasion...

HelloMe.
Abonné

salut à tous, je vous indique le lien vers une discussion que j'avais initiée //www.linecoaching.com/content/les-nourritures-spirituelles

il me semble qu'on cause de ce dont vous parlez !

sinon moi aussi je suis épicurienne (officiellement) mais moi aussi je suis incapable de manger calmement, j'expédie. Par exemple j'ai réalisé que qd je mangeai j'avais carrément des tensions dans toute la nuque et le haut du dos, je suis crispée en fait oO

J'ai moi aussi je crois un travail à faire sur l'immense culpabilité d'ingérer un aliment. Ce n'est même plus DES interdits alimentaires, mais UN interdit GENERAL alimentaire.

Merci pour ce post il m'aide à y voir plus clair, vraiment !

mavo.
Marraine

Isana, ça me parle complètement à moi aussi !

Toujours commencer par les corvées, par exemple, et oui, bien sûr, à la fin, pas une minute pour soi... Je lis avec attention le fil sur le lâcher-prise, sans participer parce que ça me parait encore pas posible, de lâcher le contrôle que j'essaie d'avoir sur tout. C'est-à-dire : tout est parfaitement sous contrôle dans ma vie, au prix d'efforts assez consiédrables, sauf l'aimentation, zone de lâchage dans laquelle je n'ai pas ou peu de contrôle.

Ne pas arriver à se faire plaisir quand on s'imagine épicurienne, manger pour ne pas se retrouver seule face à moi-même : dans tout ça aussi, je me retrouve à 100%. D'ailleurs, manger seule sans rien faire d'autre, je ne sais pas faire pour le moment.

Il y a encore de sacrés zones de travail !!!

Dans le même ordre d'idées, j'ai réalisé récemment que face à une assiette composée de différents ingrédients, je commence par ce que j'aime le moins, pour "garder le meilleur pour la fin". C'est juste un gros piège pour ne pas écouter ma faim et ma satiété, cette histoire, puisque ça veut dire que avant même de commencer, je sais que je vais finir mon assiette...

Bon, ce n'est pas en lien direct avec "ne pas assez s'écouter", mais ça m'y a fait penser.

Lyphaé.
Abonné

Isana, c'est super toutes ces découvertes, je pense que ça va être capital pour toi ! Pas grand chose à ajouter à ce qui a été dit mais tu as de belles pistes je crois.

Isana.
Abonné

Merci beaucoup les Filles pour toutes vos interventions, elles me sont vraiment bénéfiques :-).

 

@ Izabelle : non, je ne pense pas que tu t'avances trop loin ;-) ... je suis convaincue en effet qu'il doit y avoir quelque chose qui me fait peur d'être confrontée à ce "moi qui mange", mais les mécanismes de "défense" semblent bien ancrés car j'ai du mal à distinguer ce que ça pourrait être.  Mais ta notion de "danger" lorsque je suis face à mes émotions me parle beaucoup car je viens d'une famille où elles n'avaient pas leur place.  Surtout ne pas troubler l'ordre établi, surtout pas d'excès de joie (ça fait tache), surtout pas d'expression de la colère (tu n'as pas le droit d'être en colère ma fille, après tout ce que nous avons fait pour toi), ne te montre pas triste à l'enterrement de ton grand-père (ça ferait encore plus pleurer ta grand-mère et puis tout le monde se mettrait à pleurer, et tout ça ça ferait désordre), etc.  Alors avec tout le travail que je fais sur moi depuis des années, et encore plus depuis le début de LC, j'apprends à accepter le fait que c'est normal de ressentir des émotions.  Je me rends compte que dans la majorité des cas, ça va mieux.  Mais ça persiste à coincer quand je mange ... pourquoi, j'aimerais le comprendre.

@ Monia : merci beaucoup pour tes pistes de réflexion J.  J'y ai beaucoup réfléchi, et oui, oui, oui, j'adore vraiment la peinture, la lecture et la guitare (entre autres).  J'en suis convaincue.  D'ailleurs, j'ai débuté la guitare sur le tard, il y a seulement 2 ans (à 34 ans) … au grand étonnement de plusieurs personnes de mon entourage, dont mon ex-mari qui n'a rien trouvé de mieux à me dire que "Mais qu'est-ce que tu as encore inventé de nouveau !" …  C'est quelque chose qui me trottait en tête depuis mon adolescence et grâce à mon travail avec ma thérapeute, je me suis dit que j'y avais droit, que ça me tenait à cœur et donc, que c'était tout à fait normal, légitime, quelque soit mon âge.  Par contre, ce que j'ai découvert grâce à ton intervention, c'est :

  1. Je culpabilise de jouer, donc de me faire plaisir,
  2. J'ai peur des résultats et d'être confrontée au fait que je n'y sois pas douée (satané hyper perfectionnisme),
  3. Ce qui entraînerait le point 3 : je ferais d'abord passer toutes les corvées (et je m'en rajouterais sans cesse), pour m'empêcher d'échouer ?

@ Hellome : tu as tout à fait raison, nous rejoignons ce qui avait été dit dans ton post.  Merci pour le lien, car comme je ne me connectais plus au forum depuis de nombreuses semaines, je n'avais pas pu en profiter J.  Je l'ai trouvé très, très instructif à lire.  Mon problème à moi, c'est que j'ai bien plusieurs passions (on peut même dire que j'en survole plusieurs par phases répétitives et cycliques, au gré de mes envies et idées du moment), mais que je ne m'en accorde pas le temps.

@ Mavo : oh lala, je me retrouve tout à fait dans ce que tu dis concernant la composition des assiettes :-s.  Moi aussi je garde le meilleur pour la fin (alors que je devrais garder le meilleur pour la faim ;-) ?), ce qui fait que je ne m'accorde de nouveau pas le plaisir de manger puisque lorsque j'arrive à ce "meilleur", je n'ai en fait plus vraiment faim !  Est-ce que ça n'ancre pas le principe de l'aliment tabou puisque ce qui est bon, est mangé en culpabilisant de manger trop ?

@ Lyphaé : oui, tu as raison, je suis bien contente de ces découvertes J.  Elles me secouent un peu (un petit peu comme si, jusqu'ici, je me voilais la face, alors que je pensais plutôt être quelqu'un qui ne craint pas la remise en question), mais je sens qu'il y a là un fameux nœud à décoincer :-P. 

 

Depuis ces quelques jours d'introspection plus intenses, je réalise que je culpabilise de me faire plaisir, vraiment.  La clé se trouve quelque part par là.  Je culpabilise d'avoir des loisirs.  J'ai toujours la sensation que je ne peux m'en accorder qu'une fois que j'ai rempli toutes mes tâches, tous mes devoirs.  Mais d'où est-ce que ça vient ?  Et il est clair que, dans le même ordre d'idées, je culpabilise de manger et d'y prendre du plaisir.  Culpabilité au plaisir … beh mince alors … pour une épicurienne :-P.

Je continue donc de creuser car je ressens le besoin de comprendre ce qui se cache derrière tout ça et que c'est ça qui me permettra d'avancer. 

Merci à toutes encore une fois, car ce sont vos témoignages et ressentis qui me permettent de "tester le système" ;-).

NICKY.
Abonné

Bonjour Isana... et les autres !

Avant j'étais comme vous ! Je galopais dans tous les sens et étais prèsente sur tous les fronts... Mais ça c'était avant !

Les enfants ont grandi et sont partis de la maison... petite déprime mais bon rien de grave lol

Je pense que le moment où j'ai vraiment percuté que la vie est trop courte pour passer à côté sans s'occuper de soi c'est quand j'ai changé de métier. Evidemment je ne vous dis pas qu'il faut changer de profession wink

Il y a 6 ans je suis devenue aide-soignante et là j'ai eu comme un choc ! Je ne voulais pas me retrouver dans un lit à 50 ans sans avoir pris soin de moi et profiter de la vie... Vous comprennez ce que je veux dire ?

Mon mari, qui est hyper cool, a applaudi des deux mains à ma prise de conscience et mes enfants sont ravis quand je leur dit que je suis allée faire du shopping avec une amie ou visiter une expo...

Pour pouvoir donner du temps aux autres de façon positive, je crois qu'il faut d'abord savoir s'en accorder à soi-même et sans culpabiliser smiley

J'ai l'impression que nous avons été formatées pour culpabiliser ! c'est terrible !

Sur ce je vais aller petit déjeuner car je commence à avoir faim lol

Bises à toi Isana et aux autres aussi d'ailleurs

Bon courage

Isana.
Abonné

Merci Nicky pour ton intervention :-).

 

[quote=NICKY]

Pour pouvoir donner du temps aux autres de façon positive, je crois qu'il faut d'abord savoir s'en accorder à soi-même et sans culpabiliser smiley

J'ai l'impression que nous avons été formatées pour culpabiliser ! c'est terrible !

[/quote]

Tu as tellement raison ! 

 

D'où vient toute cette culpabilité ?  Mon voisin de bureau me prétend que cela vient de notre culture judéo-chrétienne ... mais c'est tellement puissant que ça ne peut pas être que ça quand même ?  Je rencontre tellement de personnes qui ne culpabilisent pas, et qui ont, pourtant, la même culture que moi ?  Souvent des hommes d'ailleurs.  Le mien sait tout à fait prendre sa guitare et s'asseoirt pour jouer un petit peu, même s'il est sensé descendre faire tourner une machine à laver, vider le lave-vaisselle, et donner le bain à son fils ... le tout, sans culpabiliser le moins du monde !  Alors pourquoi est-ce que moi je n'y arrive pas ?

 

 

Courtepatte.
Abonné

Ah oui, ça me frappe aussi terriblement que les hommes culpabilisent beaucoup moins que nous - en tout cas mon mari beaucoup moins que moi, et alors je lui en veux à mort ("comment peut-il être si cool alors qu'il est si égoïste?!")

Exemple typique: la plupart du temps, c'est moi qui vais rechercher notre petit garçon à l'école. Je galope toujours pour être là le plus tôt possible et lui éviter la garderie au maximum. De façon très exceptionnelle, mon mari prend un jour de congé. Je lui demande alors toujours: "Pourrais-tu aller chercher le petit à l'école? Ca me permettrait de rester un peu plus tard au boulot et de récupérer une partie de mon retard?" Réponse typique: "Oui, j'irai le chercher vers 16h30 ou 17h". C'est-à-dire plus tard que quand je travaille et me charge de le récupérer. Ca me met toujours hors de moi... à tort, bien entendu! Je vous recommande à toutes le fil sur le lâcher-prise, très instructif lui aussi!

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

 

Bonjour Isana, bonjour tout le monde,

Ce que vous dites, Isana, sur cette difficulté à conserver votre attention sur vos sensations alimentaires buccales quand vous mangez, sur toutes ces pensées qui se pressent dans ces moments-là, est vraiment très intéressant.

Cela montre à quel point manger a fini par devenir un moment difficile, pénible, pour vous. Alors que, normalement, manger est un plaisir dès lors qu’on a faim et que ce qu’on mange correspond à ce que nous désirons, pour vous, comme sans doute pour beaucoup de personnes sur le site, manger a pris une tournure aversive.

Manger est ce qui vous empêche de maigrir, manger est ce qui échappe à votre contrôle. S’ensuivent plein de pensées et d’émotions.

Un peu plus loin, vous dites que c’est sans doute tout plaisir qui s’avère difficile. Une hypothèse : l’aversion installée sur le comportement alimentaire peut s’être généralisée à tout plaisir. Prendre du plaisir est mal, prendre du plaisir nous met sur la mauvaise pente ! Et donc, bonjour la culpabilité !

Finalement, la question intéressante, face à tout cela, est moins de se demander d’où cela vient-il (histoire personnelle, éducation, culture…) que de se demander comment faire pour sortir de ce piège. Et là, je crois que ce fil de discussion apporte beaucoup de très bonnes idées.

Je rappelle que nous parlons ici d’un plaisir qui découle de la satisfaction de nos besoins physiques et mentaux. En est-il d’autres, d’ailleurs ?  On satisfait un besoin, on observe son plaisir, on observe ce qui dans notre esprit et dans notre corps, tend à annuler le plaisir (pensées, émotions). Peu à peu, ces pensées et ces émotions perdent leur influence sur le plaisir ressenti. Quel plaisir d’avoir du plaisir !

NICKY.
Abonné

Bonjour à tous !

Suite au post de Mr Apfeldorfer, il me vient plein d'idées lol

C'est vrai que j'ai longtemps été enfermée voire engluée dans mon histoire familiale : éducation très stricte avec une tonne de principes pas vraiment cool. Un jour, j'ai compris que je pouvais penser par moi-même ! Wahou la révélation lol

En fait j'étais quelqu'un de très positive dans une famille très négative ! Cela ne s'est certes pas fait en un jour ni sans domage mais je pense que je me suis enfin sortie de ce carcan.

Je m'autorise à vivre pour moi tout en étant présente pour les autres et mes proches (famille et amis) le savent sans abuser.

Autre chose que je voulais partager : là ça tient plus à mon côté aide-soignante ! Au début de ma formation nous avons étudié les besoins fondamentaux de l'homme. Il va de soi qu'il doit respirer, manger, boire, éliminer... mais il doit aussi se divertir et communiquer...

Bon courage à tous et à bientôt

Nicky

Isana.
Abonné

Merci pour votre réponse Docteur.

C'est étrange car vos propos m'interpellent  ... d'une part, il est clair que manger est certainement devenu un moment difficile pour moi puisque mes pensées viennent presque systématiquement jouer les troubles-fête ; mais d'autre part, ce qui est étrange, c'est que je n'en ai quasiment jamais eu la sensation.  Je ne me suis jamais dit que manger était pénible pour moi.  Oui, je comptais les calories ; oui, je ne pensais qu'à ça, etc, mais ça ne m'avait jamais traversé l'esprit de cette façon.  Sans doute me suis-je voilé la face, me suis-je anesthésiée encore une fois avec d'autres pensées.

Je comprends qu'il faille surtout s'atteler à réfléchir sur le "comment" en sortir, plutôt que sur le "pourquoi" j'en suis là, mais en même temps, j'ai depuis toujours un besoin irrépressible de comprendre les bases de mes difficultés pour arriver ensuite à les démonter pièce par pièce.  J'arrive mieux à avancer, quand j'ai trouvé le "ah ok, ça vient donc de là" ... ça fait tomber tout le côté "mystique".  Je ne sais pas si je suis très claire ?

Mais sans doute que le "pourquoi" m'apparaîtra limpide au fur et à mesure que j'appliquerai le "comment" et que j'avancerai vers le changement ...

 

Merci Nicky :-).  Il est vrai que le besoin de se divertir est primordial.  Le besoin de plaisir tout simplement donc, pour rejoindre ce que le Docteur a écrit ?  Le proverbe "Là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir" prend tout son sens pour moi là :-P.

 

Encore merci à tous, je sais dans quelle voie avancer maintenant :-).

NICKY.
Abonné

Y a pas de mal a se faire du bien ! lolsmiley

clementine77.old.
Abonné

Bonjour Isana, bonjour tout le monde.

Merci pour ce fil de discussion. Je reviens sur le site aprèsun bon mois d'arrêt. J'étais partie en Amérique du Nord, et question repas, ça a été la cata ; malbouffe et compagnie.

Je sais, ici on n'utilise pas trop ce terme... mais je vous assure que j'ai vraiment été malheureuse de bouffer ces saloperies, pour des raisons financières !!

 

Je me retrouve dans cette difficulté à manger en pleine conscience. J'ai trouver la parade depuis bien longtemps : quand je mange seule, je lis ou regarde la TV en même temps. Ca fait pourtant quasi deux ans que je suis sur ce site, je fais actuellement une deuxième fois le programme. Mais les repas seule, ça m'angoisse trop. Je sais ce qu'il y a dans ces angoisses :

- les repas en famille quand j'étais enfant, face à mon père qui me terrifiait et que je haïssais.

- la culpabilité de manger, car "manger ça fait grossir".

- la honte de ne pas être capable d'être mince et en paix avec la nourriture.

- la colère envers tout ce qui a pu m'arriver dans la journée, la veille.

- les angoisses du moment...

Bref, autant dire que les repas sont tout, sauf des moments de plénitude !

Mais je me soigne... la PC, une thérapie, même si j'avoue que ces derniers temps j'avais laissé tombé la fameuse PC.

bonne journée ensoleillée ! (profitons-en, la pluei revient en force pour le week-end). 

 

liegama.
Ancien abonné

Merci pour ce post fort intéressant. 

Pour rebondir sur les écrits concernant la gestion des tâches : les corvées d'abord, ou ne pas s'octroyer de temps pour soi. Je voulais vous partager un article intéressant sur la gestion du temps. 

Pour une perfectionniste comme moi, c'est article et ce qu'il propose est assez révolutionnaire (je vous laisse découvrir) mais finalement assez efficace.

//www.scienceshumaines.com/gerer-son-temps-un-art-de-vivre_fr_29052.html

tiramisu.
Abonné

Je suis comme toi Isana, j'ai bien croché à la Pleine Conscience depuis que je suis sur le site et je pratique assidûment, en tout cas vingt minutes chaque jour, plus si j'ai le temps,et j'ai remarqué dernièrement que souvent des pensées liées à la colère ou à l'énervement venaient parasiter le repas.Je n'y avais jamais prêté attention auparavant, mais maintenant je me rends compte qu'elles viennent souvent perturber mes sensations et qu'il y a comme un engrenage qui se met en place entre mes pensées colériques et la consommation d'aliments,qui a pour résultat que manger soutient la colère, qui , en altérant les sensations de satiété, pousse à manger davantage.

Isana.
Abonné

Eh bien Clémentine77, j'avais les mêmes parades que toi pour "combler" le vide quand je mangeais seule :-P.  C'est grâce à LC que je les fais toutes tomber l'une après l'autre, mais ça prend beaucoup de temps.

Merci beaucoup Liegama pour le lien vers l'article.  Il me "bouscule" pas mal en effet, car je réalise à quel point j'ai du pain sur la planche pour me dégoter l'une ou l'autres plages horaires pour moi et pour mon plaisir, et mon plaisir uniquement :-S.   Ca ne va pas être évident d'arriver à mettre ça en place.  C'est tout un fonctionnement de base à modifier pierre par pierre.

Là, pour l'instant, je suis en plein déménagement.  Chaque jour, je déballe plusieurs caisses et monte plusieurs meubles.  Je déteste vivre dans le désordre, et là, c'est le summum du bazare mdr.  Je tente le "lâcher-prise" en me disant qu'à l'impossible, nul n'est tenu, et que tout ranger en 3 jours c'est invraissemblable, mais pas facile pour moi tout ça :-P.  J'ai besoin d'un espace dégagé, et de retrouver mes affaires, pour arriver à être sereine.  J'arrive encore moins que d'habitude à m'octroyer 5 minutes pour ne serait-ce que, tout simplement, me reposer, tellement j'ai envie que tout se mette en place rapidement :-P.

Oui Tiramisu, c'est vraiment ça : des parasites aux sensations alimentaires.  Chez moi ce sont plus des espèces de "listes" de choses à faire que de la colère.  Mais il n'en reste pas moins que je déconnecte de ce que j'ai en bouche !

Belle journée à toutes et tous :-). 

liegama.
Ancien abonné

Courage pour ton déménagement Isana, comme je te comprends, toujours plus difficile de lâcher prise face à l'évènement qui nous stress. Ce qui m'aide maintenant dans ces moments c'est de mettre un réveil, un timer, et à la fin du timer, je prends 10  mn pour moi, quoi qu'il arrive (et il arrive toujours des trucs). La journée est radicalement différente si j'ai pris ces 10 mn 2 ou 3 fois versus pas du tout. 

Isana.
Abonné

Merci Liegama, c'est très gentil :-).

Moi aussi j'ai déjà remarqué une nette différence entre les journées où j'ai pu faire des petites pauses régulières, et celles où il y en a eu moins, voire pas du tout.  Par contre, alors que je suis une grande utilisatrice de "minuterie" lorsque je cuisine pour surveiller les cuissons par exemple, au point que ça fait rire mon entourage mdr, je n'avais même pas pensé utiliser ce système pour me fixer des petits "sas de décompression" !?  Un tout grand merci pour ce tuyau, je le mets en place à la seconde mdr ;-).

mavo.
Marraine

Liegama, Isana, je veux vous dire merci !

Cette idée de minuteur pleine conscience, je l'ai appliquée vendredi et aujourd'hui. Pas full time mais ça m'a permis de faire 2/3 pauses par jour. Pas des pauses de 10', juste des pauses de 1 à 3'. mais c'est déjà ça. Et ça fait du bien.

J'espère bien arriver à continuer d'utiliser ce truc dans les jours qui viennent... et peut-être qu'un jour, faire attention à mon moi intérieur, ça sera une sorte d'automatisme !

Enfin bref, j'avais envie de remonter cette superbe idée !!

Isana.
Abonné

Ha aaaaaaaah : le conseil de Liegama fait donc des émules alors ;-) ? 

Ca fait du bien n'est-ce pas ?  J'avoue que je m'en doutais un petit peu au vu des bénéfices que j'avais ressentis aux quelques exercices de Pleine Conscience de ci, de là ; mais je ne l'aurais pas cru à ce point !

Je le pratique depuis un mois maintenant, et effectivement, ça porte ses fruits niveau gestion des émotions et des fins de journée.  Parfois même, je pense à ma pause avant mon minuteur mdr ;-).

Je suis persuadée Mavo, qu'un jour, ça deviendra un automatisme :-).

Bonnes "pauses" ;-).

Carline.
Abonné

Bonsoir Clémentine77, Isana et les autres, 

Toute nouvelle dans ce programme (2 jours). L'énumération des angoisses liées aux repas de Clémentine77 m'a rappelé les miennes. Bien qu'âgée de 60 ans, je ressens toujours ces angoisses de l'enfance autour des repas, les repas face au père terrifiant, qui distribuait des baffes, des menaces, des punitions (combien de repas interrompus par l'envoi dans ma chambre !). Plus tard, de longues années de mariage et des repas en face d'un conjoint difficile, qui se préparait d'autres aliments que les miens, des scènes interminables qui m'amenaient à aller vomir après le repas. Maintenant je suis veuve et cela fait des années que je mange seule, le plus souvent debout directement dans la casserole. Si je suis assise, c'est avec un livre. Je peux me lever 3 fois au cours d'un repas pour aller chercher quelque chose qui n'a rien à voir avec la nourriture (un outils, un objet que je cherche, un livre ...). Comme Isana, je peux vivre en pleine conscience presque toute la journée mais dès qu'il s'agit de manger, un brouillage se crée dans mon cerveau, surtout ne pas y penser, ce qui bien évidemment m'amène à ne pas du tout contrôler la quantité de nourriture. Je rêve de devenir comme ma grand-mère qui à chaque repas installait un nappe brodée sur la toile cirée de la table qu'elle dressait avec soin pour elle-même. J'espère que le programme me permettra d'y arriver.

mavo.
Marraine

J'aime beaucoup cette idée, vraiment... Pour le moment, ça marche mieux en début de journée qu'en fin de journée, mais je débute, pas de panique !

Merci de ton témoignage très encourageant, Isana, je poursuis !

izabelle
Animatrice forum

Bienvenue Carline!

en effet, les repas sont associés à tant de mauvais souvenirs que cela ne m'étonne pas que cela te pose problème d'être consciente à ce moment là

mais je suis sûre qu'avec patience et acceptation, tu arriveras à faire le tri entre ce passé qui n'existe plus, et le présent que tu veux vivre à ta façon

le brouillage que tu décris,  surtout  "ne pas y penser", c'est l'évitement de toutes ces émotions négatives liées aux repas.....

peu à peu, leur présence sera de moins en moins importante et tu seras en mesure de tourner la page sur cette façon de manger

bon courage à toi

mavo.
Marraine

Désolée Carline, ta réponse est arrivée pendant que j'écrivais la mienne....

Bon courage pour trouver le temps, l'envie, le calme pour être présente à ton alimentation. J'y arrive parfois, pas souvent, mais quand ça marche, c'est très gratifiant !

Carline.
Abonné

Merci Izabelle et Mavo pour vos encouragements. Je sais qu'il faudra affronter ces émotions négatives liées à la nourriture mais me sens entre de bonnes mains dans ce programme et cette bonne compagnie.

Noelle
Marraine

Bonsoir Carline

 

Quelle bonne idée en effet de te mettre une petite nappe brodée, et de te faire gentiment plaisir avec une belle table bien mise juste pour toi..

Moi, j'ai arreté de manger debout dans la cuisine, je me suis installé une petite table , avec des plantes fleuries, et je ne dejeune plus devant la télé, tu verras, c'est possible, ça fait du bien à la vie

 

bienvenue à toi sur Lc

 

surmonchemin.
Abonné

Oh il me plait ce post !

D'abord bienvenue Carline, et oui, prends ton temps et sois patiente, ça prend du temps de reconnaitre ses émotions (j'y arrive pas trop encore, d'ailleurs, mais je constate un peu de progrès qd même).

Ensuite, merci pour le lien sur la gestion du temps et l'astuce de la minuterie ! Je vais essayer d'y penser, ça me plait bien.

liegama.
Ancien abonné

Mavo contente que ça puisse t'aider, je devrai me remettre au minuteur en ce moment car ça m'aidait bien. Peu à peu j'ai commencer à ressentir un besoin de faire des pauses, alors qu'avant je valorisais l'idée que me faisais de la "perfection" de faire tout à fond, tout le temps et sans pauses. 

Maintenant j'utilise parfois la toile de pleine conscience, quand je suis dehors pour poster une lettre je prends conscience quelques secondes à une minute de mes pieds dans le sol, de mon ventre qui respire, ça suffit parfois à être plus calme et posée. 

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