L'acceptation de soi : comment faire ? - 27052013

mavo.
Marraine
Bonjour matinal... Je commence à comprendre, à admettre, à ressentir même que je n'arriverai en effet pas à perdre du poids et à ne pas en reprendre tant que je cherche à perdre du poids, sans passer par l'étape acceptation. Il est vrai que, tant que je cherche à modifier mon corps, j'ai des pensées du type "ce soir, exceptionnellement, j'ai bien le droit à..." qui portent en elle le germe de l'échec, à court terme (ne pas perdre de poids) ou à moyen terme (en reprendre). Je comprends aussi que, si je ne cherche plus à perdre de poids, ET que en même temps j'apprends à respecter mes sensations alimentaires, je ne mangerai plus au delà de ma satiété sous prétexte que "ce soir, c'est autorisé", ou par culpabilité. Je pourrai en effet "simplement" respecter mes sensations. Et donc, curieusement, je perdrai sans doute du poids. Ok, donc je perdrai sans doute du poids si je ne cherche pas à en perdre. Intellectuellement ça n'est pas évident, mais je comprends. Là où je suis perdue : comment fait-on pour arrêter de vouloir quelque chose ? Suffit-il de le décréter ? Ça fait 30 ans, en gros, que je ne m'accepte pas et que je cherche à modifier ce corps. Comment faire, aujourd'hui, pour l'accepter ?? Je veux dire : bien sur que je peux prétendre "ok, c'est cool, je ne cherche pas du tout à perdre de poids, je m'accepte". Mais c'est juste un jeu de cache-cache avec moi-même, dans le fond rien n'a changé... et je cherche toujours à perdre du poids... Comment m'en convaincre ??

Commentaires

VinVin.
Ancien abonné

Bonjour Mavo,

Je suis tout à fait dans la même réflexion que toi.

Pas facile de s'accepter. Je termine la lecture du livre "L'autocompassion de Christopher K Germer" Il y a des très bonnes techniques type meditation de bienveillance expliquée dedans pour changer notre discours intérieur et devenir une vraie amie pour nous même. Je te le recommande vivement. Il est tout à fait dans le même ligne de ce que nous apprenons avec Linecoaching.

Bonne route

V

doveline.
Abonné

Merci Mavo pour ce billet matinal.

Je suis exactement dans la même réflexion que toi.

Merci Vinvin pour le conseil concernant le livre.

Belle journée à toutes et à tous,

doveline

clairemey.
Abonné

Que ça fait du bien de voir que l'on est pas seule et que d'autres ont exactement les mêmes réflexions et les mêmes raisonnements que soi.

Pour autant cela ne resoud rien mais on se sent moins isolée. Mon mari ne comprend pas du tout comment je fonctionne et impossible de lui expliquer.

Pour lui, il suffit 1- de moins manger et on maigrit (facile à dire) et 2- ne plus penser à la bouffe.Pas de problème quand on gère les courses et les repas pour 6!!

Et ces autorisations terribles que l'on se donne : allez ce soir tu peux manger ceci, je t'autorise et tout de suite vient derrière la culpabilité : bon de toutes façons tu as tout gâché alors bouffe le entier ce paquet de gâteaux, et puis ajoute la tablette pour faire bonne mesure, grosse nulle que tu es (et puis on peut rajouter selon l'humeur : de toute façon t'arrives à rien)

Vous vous reconnaissez?

izabelle
Animatrice forum

c'est vrai que cela n'est pas évident....

on ne peut pas arrêter ses pensées, ça c'est clair,  par contre, on peut leur accorder plus ou moins d'importance

ce n'est pas d'un coup d'un seul... avec le temps, à force d'accorder peu d'importance à certaines pensées, celles-ci deviennent comme des petits mots qui dansent dans le vent, mais elles n'agissent plus vraiment sur notre vie

 

là, typiquement,  quand tu repères des pensées de type  "je dois manger à satiété exactement"  ou bien une grosse boule de culpabilité parce que là tu as mangé sans faim.....  je te conseille de les "étiqueter", les identifier donc

 "ok, et une pensée maitrise de mon poids, une....."

et ensuite, simplement passer à autre chose, c'est à dire la laisser courir, mais centrer ton attention sur quelque chose du présent, par exemple le goût de ce que tu es en train de manger

 

ensuite, la patience de faire cela longtemps....

il y a un fil où on raconte nos lacher-prise, ça peut t'être utile

 

on peut choisir non pas d'arrêter de penser, mais de repérer des pensées qui ne nous sont pas utiles, et de re-center son attention sur autre chose, quelque chose du moment présent

c'est dans cette saveur de l'instant présent  que ta volonté de tout contrôler, maitriser perdra peu à peu de sa force.....  simplement parce que tu prendras l'habitude de ne pas focaliser ton attention dessus, l'accepter ok, c'est ton côté contrôle qui se réveille, hello you, et à la prochaine fois, je me re-concentre sur la merveille de cette saveur...

 

c'est à ce moment là où la régulation peut devenir automatique, simple, sans prise de tête, parce que dans le présent, j'ai simplement "envie" de manger selon mon corps, juste parce que c'est un bonheur de se sentir comme ça à l'instant T, de savourer les choses et de rester léger, d'avoir de l'appétit et se sentir vivant

mavo.
Marraine
Bonsoir et merci de vos interventions ! Merci pour la référence biblio, je vais chercher cela. Izabelle, je comprends comment avancer sur des pensées automatiques (je n'applique pas encore assez souvent, mais c'est une autre histoire). Ce dont je ne sais pas quoi faire, c'est de mon désir de maigrir. Faut-il faire comme s'il n'existait pas ? Méthode Coué ? J'imagine que la pleine conscience peut aider pour progresser dans l'acceptation de soi. Peut-être certaines méditations ? J'ai le sentiment de patauger dans la semoule en ce moment. Bon, ok... Merci "la fille qui a encore lâché l'affaire" !
izabelle
Animatrice forum

non pas comme s'il n'existait pas, mais lui accorder de moins en moins d'importance....   et laisser le temps faire son ouvrage

tu sais que tu as ce désir en toi, mais ce n'est pas lui qui dicte tes actes (en l'occurence la restriction)

personnellement la pratique d'un sport m'aide aussi beaucoup à considérer mon corps dans le moment présent, à l'investir tel qu'il est sans forcément juger d'après des normes ou des critères précis

 

n'hésite pas également à faire la liste de  "ce que tu ferais" si tu étais plus mince.....  cela te permettra de découvrir les "valeurs" qui sous-tendent ton désir

et ensuite n'hésite pas à agir conformément à ces valeurs, sans attendre d'avoir maigri

par exemple, si tu te dis  "si j'étais plus mince, je serais plus à l'aise pour faire des rencontres",  la valeur, c'est "rencontre, communication", dans ce cas, lance-toi sans attendre dans cette direction

si le but, c'est de pouvoir te sentir belle,  pomponne-toi d'ores et déjà....

 

il me semble qu'en satisfaisant la "valeur"  qui est à la base de ton désir, celui-ci ne sera plus si "urgent"

lorraine
Marraine

Je me risque à faire suite à ton post Mavo.

Il me semble que c'est normal, légitime que de vouloir perdre du poids et de souhaiter poursuivre cet objectif. Je suis arrivée à LC avec cet objectif. Il n'y a aucune raison que tu rejettes ce désir.

Là où cela se complique c'est s'imposer un poids ou une perte de kilos très précise et de ne pas en démordre.

Avoir envie de maigrir en s'en donnant les moyens en n'outrepassant plus systématiquement sa faim et accepter que le corps choisisse le poids qu'il veut attendre est plus indiqué...

Là où peut se situer l'acceptation  que tu évoques, exemples :

"j'aurai voulu perdre 15 kilos, je n'en ai perdu que 10 (ou 6 ou...) et suis arrivée à mon poids de forme ou d'équilibre" "Et je n'arriverai pas à plus parceque j'ai beau respecter mes sensations de faim je ne maigris plus" ou encore "je fais des EME, je mange un peu trop de chocolat et je resterai quelques kilos au dessus de mon poids d'équilibre.." ou encore "je ne maigrirai peut être pas aussi vite que je le souhaiterai"

Dans ce que tu écris, je me demande si tu n'es pas -encore- dans un esprit régime ou restriction tu parles de s'autoriser telle ou telle nourriture...

je me demande aussi si tu ne laisses pas trop de place au mental : "penser ou ne pas penser ceci" ou "j'ai le droit" "il faut"....

REVENIR AU CORPS :

-qu'as tu envie de manger ? écouter ses sensations, les respecter, si on n'y arrive pas on attend que la faim revienne. Manger ce que l'on a envie de manger , à bas les aliments tabous ou interdits...C'est fou que de manger ce que l'on aime apaise...Puisque on est à LC pour apprendre à manger selon sa faim, on peut manger de tout, surtout ce que l'on aime d'ailleurs.

-Si ça cogite trop dans la tête, respirer, inspirer, expirer en pleine conscience, c'est fou aussi ce que cela calme les ressassements et autres angoisses

Arriver à se réconcilier avec la nourriture (ne plus batailler avec les supposés bons ou mauvais aliments) et avec soi même (ne plus se prendre la tête pour un oui ou un non) ETRE dans l'instant, voilà ce que je te souhaite

Bon courage, je crois que tu viens d'arriver...Tu vas voir petit à petit les progrès arrivent. A considérer à chaque fois comme de grandes victoires. Sois '(ou apprend) bienveillante avec toi même; les séances de rpc ou méditation (LC ou autres),  par exemple, vont dans ce sens et sont aidantes pour cela aussi.

 

capuccino
Marraine

Bonsoir tout le monde,

Effectivement comment fait-on pour accepter ce corps tant détesté, contre lequel on s'est battu pendant tant d'années. Comment fait-on pour accepter l'idée de ne plus lutter mais garder en arrière pensée que l'on va maigrir ?

Je comprends vos interrogations et je ne vais sans doute pas y répondre très clairement mais je vais essayer.

Comme tu le pressens Mavo, il ne suffit pas de décréter une chose contre laquelle on a mené un combat pendant plus de 30 ans pour qu'elle se réalise. Je crois qu'il s'agit d'un processus lent fait de LC, de réfexions personnelles, de lectures, de prises de conscience successives, de constats sur la qualité de notre vie.

Lorsque j'ai commencé LC,j'y étais venue pour perdre du poids, moi la bonne élève qui avait toujours réussi jusqu'à présent à venir à bout de mes kilos en trop, à coup de régimes de plus en plus stricts, de plus en plus privatifs...Bon d'accord depuis une année les kilos s'accumulaient et j'étais sur une pente glissante, la volonté me faisait défaut, mais c'est sur, avec LC, avec la nouveauté de cette prise en charge, j'allais maigrir, j'allais réussir à dompter à nouveau mon corps comme je l'avais fait depuis moi aussi plus de 30 ans. Et puis, contre toute attente, je n'ai pas maigri. Alors j'ai eu beau tempêter, pleurer, rager, rien n'y a fait, je suis restée avec mes kilos. Peu à peu j'ai malgré tout pris concience de la vie qui était devenue la mienne grace à LC, comme elle était devenue plus douce, comme elle était devenue plus facile. Malgré tout, par moments mes envies de perdre ce poids, cette graisse dont je ne voulais pas devenaient plus forts et à nouveau ma souffrance était là comme au premier jour, je voulais maigrir, c'était simple non!!! J'ai eu de nombreux échanges avec les médecins, avec ma coatch les LCoatchées qui me disaient de lâcher prise...Et plus on me disait ça et plus je m'arc- boutais contre cette idée de lâcher prise, d'accepter ce poids...Et si en acceptant ce poids, je passais à côté du bonheur après lequel je courrais depuis si longtemps. Comment pouvais-je abandonner ? Lâcher prise c'était courir le risque de plus pouvoir accéder à ce monde meilleur lié à un poids plus bas, à une certaine silhouette...

ça, c'est ce que je croyais...Aujourd'hui, je sais que le bonheur n'est en rien lié au poids, à mon image. J'ai arrêté de  me pourrir la vie et celle de mes proches avec mes régimes les plus extravagants les uns que les autres. 

L'acceptation, c'est un deuil à faire, c'est le deuil de ses illusions. C'est se retrouver face à soi, face aux autres tel que l'on est vraiment là aujourd'hui. C'est arrêter de croire que notre bonheur est lié à notre poids. C'est accepter d'admettre qu'on s'est trompée tout au long de ces années, qu'on a courru après des chimères.  C'est arrêter d'attendre pour vivre. C'est oser vivre là, tout de suite avec ce que l'on a, avec ce que l'on est...

Pour moi, cette démarche a été progressive, douloureuse au début et puis, elle s'est finalement imposée à moi. Le début du processus est clair dans ma mémoire et a commencé le jour où j'ai accepté de m'acheter des vêtements à ma taille dans le style qui était le mien avec 15 kilos de moins...Ce jour-là, le changement a commencé...Il a fallu plus d'une année pour qu'il mûrisse et quelques mois de plus pour qu'il aboutisse.

Aujourd'hui, je ne m'aime pas, il ne faut pas exagérer, mais je ne me hais pas non plus. Dans un coin de mon cerveau, il reste encore cette envie de maigrir. Elle est là comme une possibilité, comme une hypothèse parceque je crois que je peux encore améliorer mes sensations alimentaires, la gestion de mes émotions. C'est un peu comme lorsqu'on rêve qu'un jour on gagnera au loto...mais c'est fini , ça ne guide plus ma vie.

Le Dr Zemati m'avait conseillé un livre "thérapies d'acceptaton et d'engagement", si le coeur vous en dit...Celui de Russ Harris, "le piège du bonheur" m'a aussi beaucoup aidé...

Alors quand les choses ne vont pas comme je le souhaiterais, je me répète inlassablement "d'accepter, là tout de suite, ce que je ne peux changer" afin de ne pas m'épuiser en luttes stériles et ensuite j'utilise mon énergie à essayer de faire bouger les choses...

 

 

 

Nounette73.
Abonné

Bonsoir,

je suis dans une interrogation similaire, Mavo.

Je vois d'autres LCoachées perdre kg après kg, je suis un peu crispée de voir que je ne décroche pas. Ok, ça ne fait pas longtemps que je suis là et mon 1er bilan indiquait que j'allais d'abord me stabiliser avant de perdre du poids.

N'empêche, en écoutant ma faim et pas les logiques d'horaires et d'équilibre nutritionnel (3 repas par jour, tous les groupes d'aliments, 5 fruits et légumes, etc.) je mange nettement moins qu'avant. Je pensais que j'allais naturellement et doucement perdre du poids.

Erreur. Rien du tout. J'ai posé la question à la coach, qui m'a expliqué (je schématise) que c'était un changement de mode de vie et m'a conseillé d'espacer les pesées. Mais je ne me pèse pas souvent ... seulement je m'habille tous les jours, et le pantalon est aussi rempli que le mois précédent.

L'idée que mon poids actuel, qui est le plus haut que j'aie jamais atteint sans être enceinte, puisse être mon setpoint me plonge dans des abîmes d'angoisse et de détresse. Rien que de l'écrire je me sens oppressée. Et révoltée. C'est pas juste. Pourquoi ? J'ai des pbs de thyroïde, ok, j'ai fait des régimes, ok, mais quand même ? j'avais bien réussi à stabiliser à 12kgs de moins avant ma première grossesse ...

Et je ne suis pas du tout prête à entendre parler d'acceptation de moi telle que je suis aujourd'hui. J'ai des amies très minces, un compagnon qui n'est pas fan des femmes trop rondes ...

Alors faire le deuil de mon désir de maigrir, là tout de suite avec les ressources intérieures dont je dispose ... je ne vois pas du tout comment, et pour être honnête je n'ai pas envie d'y penser. Je veux bien renoncer à revenir au poids d'avant mes grossesses, mais garder cette bouée sur le ventre je ne suis pas prête à l'envisager.

 

Une fois que j'ai dit ça et que tout le monde a compris que je suis en panique totale wink

je vais te dire que je n'aborde pas les choses comme tu le fais.

 

Tu veux perdre du poids c'est pour ça que tu es là. Bien, c'est légitime. Je peux comprendre, j'ai fait pareil.

Ce n'est pas parce que tu vas cesser de vouloir en perdre que tu vas en perdre. C'est un peu de l'ordre de la pensée magique ça.

(Ca me fait penser aux célibataires à qui on explique qu'elles trouveront l'amour au moment où elles ne s'y attendent pas, genre, quand tu crèves de solitude tu as un jour de distraction et paf ! l'amour ... ou aux femmes qui veulent tomber enceintes et à qui on dit, tu y penses trop ça arrivera quand tu arrêteras d'y penser - genre, on y pense le matin le midi le soir à chaque fois qu'on voit une publicité familiale, qu'on croise une femme enceinte ou une poussette mais faut se dominer pour arrêter d'y penser parce que c'est ça qui bloque ?)

 

Et donc ...

Tu peux continuer à  y penser.

Voilà, j'espère que je t'ai libérée !! smiley

(je rigole toute seule)

Sérieusement, le fait que tu y penses ou pas n'a pas d'impact en soi. Centrer ton énergie pour ne pas le vouloir serait une forme de contrôle et de restriction, et même une négation de toi. (Dis toi que si pour commencer à t'accepter tu te mets à rejeter une partie de tes pensées et de tes désirs, ça paraît mal barré cheeky)

Comme le pointe Izabelle, la démarche c'est de te concentrer sur d'autres sujets, de découvrir l'ici et maintenant, d'apprendre à vivre l'instant présent, de trouver d'autres réponses aux émotions, de te reconnecter à toi-même, à tes sensations etc. En plus ça peut prendre plein de place dans ta tête, et te faire oublier que, au fait, tu voudrais bien perdre une ou deux tailles.

Et si ce sujet-là te tient à coeur eh bien sois indulgente et bienveillante avec toi-même, pas de raison de te censurer. Accueille cette pensée, ce souhait comme une partie de toi (plus tu vas lutter plus ça va revenir), ici et maintenant, on verra bien de quoi demain sera fait.

Dit la nana qui pour l'instant a un peu du mal à se concentrer sur l'ici et maintenant (dites moi que je vais être moins serrée dans mon pantalon le mois prochain)  ... ça ne m'empêche pas de suivre le programme très consciencieusement. Avec encore des progrès à faire sur plein de sujets, hein, ça c'est la bonne nouvelle. Et un rapport à la nourriture déjà plus détendu, ça c'est l'autre bonne nouvelle ...  Comme disait Snoopy, le pire n'est jamais certain et on n'est pas à l'abri d'un coup de bol !

Pardon message un peu décousu mais il est tard ! Bon courage à toi je ne sais pas si je t'ai éclairée avec mes divagations, en substance : c'est pas grave d'y penser. Tu vas apprendre à penser à toi, aussi, autrement ...

Laureline.
Abonné

Merci Mavo d'avoir posé cette question : comment accepter son corps ? Je me la pose aussi. J'aime beaucoup les réponses, et surtout la tienne Ariane Nounette (qui a réussi à m'arracher un rire après une journée grinçage-de-dents !).

LC, c'est une des rares approches que j'ai rencontrées où je me dis que le temps va être bénéfique : plus ça va et plus ça s'enrichit. C'est pas comme les régimes où chaque jour était une éternité pénible, et où j'avais hâte de passer à autre chose. 

Je crois que nous pouvons avoir confiance dans le fait que cette acceptation va gagner du terrain jour après jour ! Et pourquoi ? Parce que le travail sur les sensations alimentaires permet un dialogue avec ton corps qui t'aide à mieux le connaître petit à petit. C'est pas une acceptation a priori, pas un concept ; ce sont toutes les petites expériences qui y amènent. C'est une acceptation qui vient de petits "raccordements" quotidiens. Je trouve que le body scan y contribue aussi, et le sport, la rpc, les étirements ou la marche en pleine conscience...

En fait plus ça va et mieux je comprends les personnes qui disent qu'elles considèrent que la perte de poids sera au final secondaire au principal : le bien être, le mieux s'aimer... Avant je ne les croyais pas vraiment, et je ne me voyais pas lacher l'objectif poids. Ca bouge doucement...

Karolann.
Abonné

Mon expérience est un peu contraire...

Depuis le début de l'année j'ai fait un travail d'acceptation de moi au poids où j'étais qui ne me convenait pas du tout... et à partir de ce moment là j'ai commencé à perdre du poids... alors qu'avant j'étais dans la luttte avec moi-même l'hyper contrôle permanent... avec le cycle infernal (écarts->restriction plus forte pour me punir d'avoir fait des écarts->puis ne pouvant pas tenir->méga bouffe-méga culpabilité et détestation de soi)... plus de 30 ans comme ça j'étais totalement épuisée et en surpoids...

Aujourd'hui je ne me fixe plus d'objectif ni de perte de poids ni de poids idéal, j'accepte jour après jour et quand je ne perdrais plus de poids cela sera ok, parce que je ne veux plus vivre dans l'obsession de la bouffe et du poids parce que ce n'est pas une vie c'est un enfer.

Je suis beaucoup plus sereine en accord avec moi et ça c'est le plus important....

Karolann

 

 

mavo.
Marraine

Merci à toutes du fond du coeur, j'aodre ce forum...

Capuccino, merci pour ce très beau témoignage, très encourageant. Je note en particulier :  "L'acceptation, c'est un deuil à faire, c'est le deuil de ses illusions. C'est se retrouver face à soi, face aux autres tel que l'on est vraiment là aujourd'hui. C'est arrêter de croire que notre bonheur est lié à notre poids. C'est accepter d'admettre qu'on s'est trompée tout au long de ces années, qu'on a courru après des chimères.  C'est arrêter d'attendre pour vivre. C'est oser vivre là, tout de suite avec ce que l'on a, avec ce que l'on est..."

 

Ariane Nounette : c'est très marrant, ce que tu écris. Parce que c'était ce que je me disais pas plus tard que ce matin (devant mon grille-pain...).

Je pensais effectivement à cette phrase "pour trouver l'amour, il ne faut pas le chercher"... Et je me disais que je suis en train de tricher : j'essaie de prétendre ne pas vouloir perdre de poids... dans l'objectif de perdre (magiquement, sans doute !) du poids... ce qui évidemment est la négation du début de la phrase !

 

J'entends bien vos réponses, sur le centrage sur "ici et maintenant". Complètement d'accord, et ça va avec le besoin de me poser, de souffler, de lâcher-prise... Laureline, au passage : oui, je souscris à 100% au fait que pour une fois, je n'ai pas envie d'aller vite dans une démarche. Ca traine un peu, c'est pas grave !

 

Je sens bien que + de sport, et la PC, tout ça va m'aider lentement à être plus connectée à mon corps. Lorraine, le retour au corps, tu as raison, bien sûr.

J'ai tellement d'années de coupure entre mon corps et ma tête, comme si mon cerveau était une sorte d'entité vaporeuse planant au dessus de ce corps encombrant... Dans une séance de PC récente, j'en avais les larmes aux yeux, de penser à tous les mauvais traitements que j'ai infligé à ce corps... alors que c'est le mien, que je n'en ai qu'un...

La sortie de la restriction est bien moins simple qu'il n'y paraît, enfin pour moi. Comme d'habitude, ma tête a tout compris et pense qu'il suffit de comprendre pour appliquer ! Eh bien non... Dans le fond, j'intellectualise toujours ce que je mange, je n'arrive pas à faire confiance à mes sensations (que je sens à peine... car déconnexion tête / corps), et je décide, avec ma tête, de manger ou pas.

Bien sûr, il faut persévérer. Je vais lire les références que vous me donnez.

Karolann, est-ce que quelque chose t'a aidée dans cette acceptation ?

Bonne journée à toutes !

Karolann.
Abonné

Ce qui m'a aidé c'est un travail avec un thérapeute (technique EMDR)...

Aussi se reconnecter corps-esprit , le plus souvent "l'esprit mouline à vide"

ex: ce soir je mange tout ce que j'aime car demain je commence un nouveau régime et si je m'y tiens bien je vais perdre 500g par semaine donc en X semaines je serais à mon poids idéal mais si je limite un peu plus je vais perdre 700g/semaine et... tout en se baffrant car demain j'arrête et je fais la dernière débilité vue dans les bouquins de régime  et le lendemain vers 18h je craque alors c'est reparti en se disant allez demain et voilà comment on peut reprendre 20kg en très peu de temps... J'ai fait cela chaque jour pendant des mois, des années et des années et je me suis retrouvée avec un poids à  3 chiffres en me disant tous les jours : DEMAIN en essayant tous les régimes en perdant du poids avec reprise toujours supérieure...et moral toujours plus bas... perte de l'estime de soi... honte de soi...culpabilité...

c'est avec notre propre esprit que nous nous leurrons le plus...

Karolann

mavo.
Marraine
Merci Karolann. L'EMDR j'en ai fait un peu, sur un autre sujet et j'avais trouvé ça assez bluffant. C'est peut-être une idée, de retourner voir le thérapeute pour bosser sur l'acceptation...
Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

Je veux, je veux, je veux ! À force de le vouloir très fort, cela viendra-t-il ? Mais vouloir, ce n’est pas pouvoir.  J’ai en moi, des désirs, des pensées du genre « je voudrais ceci, cela… », et des pensées comme « il faut absolument que… » et je sais, pour l’avoir appris à mes dépens, que ces pensées me conduisent dans des impasses.  Si de telles pensées prennent possession de moi, c’en est fait de moi. Je serai alors possédé(e) par mes pensées, elles seront moi et je ne serai plus moi. Alors, je les laisse passer, sans lutte, car lutter avec ses pensées, c’est leur conférer de la puissance, c’est finalement être possédées par elles. Mes désirs et mes pensées, que je luette avec eux.

Je vous propose de voir vos pensées automatiques comme des démons du Moyen-âge : les démons sont tentateurs. Ils nous demandent s’ils peuvent entrer en nous, et nous tentent en nous racontant toutes sortes d’histoires. Si nous leur donnons notre accord pour qu’ils entrent en nous, alors ils se substituent à nous et pensent à notre place. Nous sommes possédés par eux.

Nous ne pouvons pas empêcher les démons d’exister et de chercher à nous tenter. Mais nous pouvons les laisser causer dans le vide, du moment que nous les avons identifiés en tant que démons, même s’ils sont cachés derrière des masques enjôleurs. Cause toujours, mon démon, tu es repéré !

 « Je désire maigrir », dites-vous. Plus que tout! Le plus court chemin pour maigrir, c’est de ne pas manger. Ou, un peu moins dur que ça, ne manger que des choses pas nourrissantes. Mais je l’ai déjà emprunté, ce chemin, et je sais qu’il s’agit d’une impasse. Alors, j’y renonce. On me propose maintenant un autre chemin : écouter ses sensations alimentaires dans la bienveillance. Il me semble que ce n’est pas une ligne droite, ça, comme chemin. C’est un chemin qui tournicote, qui monte, qui descend. Et même, par moments, j’ai le sentiment que de chemin m’éloigne de mon but. Mais peut-être ce chemin, après tous ces détours, débouche-t-il finalement sur quelque chose ? Suis-je prêt à prendre ce risque-là, à jouer ce jeu-là ? Si oui, alors, tournons le dos à la ligne droite et engageons-nous sur ce chemin de terre. En route pour l'aventure.

Marie0508.
Abonné

Non seulement je me reconnais, mais j'ajoute :

 

et puis, j'ai quand meme bien progressé dans ma tete, donc je vais arriver. donc...........je commence demain !!!! car bien sur, demain est un autre jour....

 

mais le lendemain n'est que la suite d'aujourdh'ui.... et tout recommence....

 

j'ai du réconfort à voir que je ne suis pas seule et que cette discussion, lue par hasard, nous rapproche...

et non, l'entourage et le mari (surtout quand il fait le meme poids depuis toujours.... ne peut pas vraiment comprendre, c'est déjà assez dur de nous comprendre nous memes....

Karolann.
Abonné

Je suis totalement d'accord avec la fin du message précédent nous avons déjà tellement de mal à nous comprendre nous même et à nous accepter telles que nous sommes que pour l'entourage c'est comme si nous étions d'une autre planète...

Pour mon mari la nourriture n'est pas un problème s'il mange plus, lors d'un repas convivial avec des amis il se régule de lui-même sur les repas suivants ce qui m'agaçait au plus haut point parce que pour moi un repas convivial où je mangeais plus que d'habitude m'entrainait dans des compulsions sans faim ni fin....

Parce que perdu pour perdu.... toutes les frustations de la phase de régime en cours remontaient à la surface et les placards étaient vidés en très peu de temps....

Puis venait le temps de la culpabilité... et rebouffe pour faire taire cette culpabilité et ainsi de suite... et demain je recommence le régime...

Le travail sur soi , la respiration en peine conscience , la méditation et le yoga m'aident à prendre du recul et à ne plus être dans le côté viscéral de la bouffe...avant j'en avais besoin c'était mon "prozac" à moi... mon corps était en pilotage automatique et je pouvais aller 20 fois de suite aller me chercher un biscuit dans la cuisine....

Karolann

mavo.
Marraine

Bonsoir Dr A,

Un grand merci pour votre réponse attentive !

Elle arrive à point, cette réponse, après quelques péripéties qui me faisaient douter de ne jamais parvenir à l'acceptation.

Je vais donc juste me mettre sur ce chemin. Peut-être devrais-je le voir comme ça. Un chemin. En effet, il tournicote ! Il y a quelques raidillons bien désagréables. Il y aussi de jolis plats, et même quelques descentes. Juste ne pas trop se poser de questions, et rester sur le chemin de terre...

Bonne route, les filles (et les gars... bien sûr !)

Loli2pop.
Abonné
Oui, Mavo, je crois que ça va être notre apprentissage à tous : lâcher prise, se faire confiance, sortir des désirs impérieux pour avancer en paix ... ET, pour ma part, remettre la nourriture dans son rôle nutritif et me dégager l'esprit pour d'autres sujets qui nourrissent différemment. Bon chemin à nous
maggy.
Abonné

Ce fil est vraiment très intéressant et me touche particulièrement, car depuis quelques jours, je crois avoir enfin compris les LCoachés qui disent que la perte de poids est passée en 2e objectifs, par rapport au bien être apporté par la méthode. J'ai acquis la certitude que les bienfaits de LC se situent bien au delà, dans le lacher prise, le plaisir de sentir les choses, la vie, mon corps, vivre chaque jour, sans être en "attente" de jours meilleurs (quand je serai mince...!).

Bref.

Avec ce lacher prise sur mon envie de maigrir est arrivée aussi une chose étrange, car je regarde mon corps assez différemment. Jusqu'à présent, je disais juste "j'ai des grands pieds, des mollets de bucheronne, des cuisses énormes, un derrière affreux, des bras trop gros..." etc etc.. Aujourd'hui, je fais beaucoup plus de sport, et je me rends bien compte que je gagne beaucoup en fermeté. Pour autant, le "volume" ne diminue pas. Et j'ai enfin compris pour de vrai que je ne serai jamais mince. Parce que je ne suis pas faite pour ça. Je fais partie de la catégorie de population bien charpentée, j'ai de gros os, de gros muscles, je suis grande, et costaude.

et ce-n'est-pas-un-mal.

Depuis quelques temps, je vois que mes cuisses sont musclées, que mes bras sont solides, que je ne suis pas fragileet frêle comme une petite fleur des champs. Je suis un roc, je tiens debout quand il y a du vent, je ne m'écroule pas dans la tempête. Et curieusement, je suis aussi comme ça, dans mon caractère... alors finalement c'est logique. Mon corps s'accorde à mon esprit.

en conclusion de ce long monologue très perso (désolée), l'acceptation de soi vient petit à petit, en se regardant d'un peu plus loin, différemment, en prenant conscience de ce qu'on est, globalement, comme un tout, et non pas petits bouts par petits bouts.

Bonne continuation à vous sur le chemin tortueux de LC! on y est bien mieux que sur une autoroute!

Noelle
Marraine

Et bien, quelle découverte, Maggy, cela fait plaisir a lire  et encore plus plaisir d'imaginer comme tu t'apprécies!!

 

Bonne fin de journée, bonne continuation

mavo.
Marraine
Maggy j'aime beaucoup ton message : "Je suis un roc, je tiens debout quand il y a du vent, je ne m'écroule pas dans la tempête. Et curieusement, je suis aussi comme ça, dans mon caractère... alors finalement c'est logique. Mon corps s'accorde à mon esprit." Je n'en suis pas là, dans ce chemin d'acceptation, mais je ressens fortement la même chose. Et c'est vrai que je ne peux pas m'imaginer frêle, toute mince, ça ne serait pas moi... Merci de cet éclairage ! Et tu as bien raison, on est mieux ici que sur une autoroute !!
Courtepatte.
Abonné

[quote=maggy]

 Et j'ai enfin compris pour de vrai que je ne serai jamais mince. Parce que je ne suis pas faite pour ça.

[/quote]

J'ai eu une prise de conscience un peu comme la tienne, Maggy, comme je te comprends! J'ai dû admettre récemment que je pouvais maigrir autant que je voulais, je ne serais jamais une bombe sexy. Je n'ai pas la génétique pour ça, et surtout, il y a trop de choses qui m'intéressent dans la vie pour passer des heures à soigner mon apparence, je me contente du minimum syndical. Au moment même, renoncer à mes fantasmes de séductrice universelle m'a fait un choc, mais à moyen terme, je constate comme toi que ça m'apporte une forme d'apaisement, comme si ça dégageait de l'énergie à investir dans d'autres choses!

Violette28.
Abonné

Comme vous, les filles, j'ai vraiment l'impression que la clé est là, dans l'acceptation de soi.

Depuis un moment, je n'arrive plus à faire les exos du parcours alimentaire, qui me provoquent EME sur EME.

Parfois dans la rue, je croise des femmes plus rondes que moi que je trouve tout à fait jolies, ou encore, je regarde tous ces physiques "imparfaits", mais avec beaucoup de bienveillance. Un jour, j'ai vu une femme avec un bon popotin, et j'ai trouvé qu'elle avait beaucoup de charme, alors qu'elle, si ça se trouve, elle complexe à mort sur son derrière. Moi, j'ai vu son ensemble, et je n'ai pas cherché à la juger.

Ca a fait une sorte de déclic en moi: je me suis dit que je devais me voir avec autant de bienveillance. je me suis regardée dans la glace, et j'ai dit "bon ok, je n'aime vraiment pas ce bidon, j'ai à moitié l'air enceinte alors que ce n'est pas le cas", je suis focalisée là dessus, mais si ça se trouve, dans l'ensemble, ce n'est pas si mal: la preuve, mon amoureux a toujours envie de moi, alors que je voudrais parfois me cacher, quel gachis!! ;-)

Et bien, j'ai passé une journée entière à être bienveillante sur mon physique, même à "me la péter" un peu, si, si, trop drôle, j'ai même adopté la démarche mannequin pour aller vider les poubelles, j'étais toute seule, ça me faisait marrer, et je me suis sentie bien, vraiment bien!!

Le lendemain, j'avais perdu 400g!! Je sais, c'est ridicule comme perte, mais j'y crois à ce lâcher prise!

C'est vrai! Imaginons qu'on soit moche, vraiment moche: est-ce qu'on vivra mieux en se pensant moche toute la journée, en n'osant pas lever les yeux parce qu'on est moche, sans sourire à personne, en mode déprimé?  Ou alors, ok, j'accepte d'être moche, mais j'ai quand même le droit de me marrer dans ma vie en faisant abstraction de ça!!

Bon, je sais j'exagère un peu, mais l'idée est là. Perso, je ne suis pas un canon de beauté, mais je suis persuadée qu'être bien dans sa peau, ça donne un charme fou, alors je vais tenter de réitérer le "jeter de poubelle en démarche mannequin", dans d'autres endroits que mon jardin, et on verra ce que ça donne!!!

Ca va être mon prochain exo,car c'est le seul moment de la semaine où je me suis sentie bien, alors que dès que je reprends les exos alimentaires, ça redevient dans le but de mincir, donc d'améliorer ma silhouette que je n'aime pas, et hop, le stresseur poids est de retour, c'est le cercle vicieux, je ne m'en sors pas!!!

Allez, on y croit, vive l'acceptation de soi!!! ;-)

poneyville92.
Abonné

[quote=Ariane Nounette]

Je vois d'autres LCoachées perdre kg après kg, je suis un peu crispée de voir que je ne décroche pas. Ok, ça ne fait pas longtemps que je suis là et mon 1er bilan indiquait que j'allais d'abord me stabiliser avant de perdre du poids.

[/quote]

Effectivement, on peut commencer  à perdre du poids de suite ou pas, ça dépend de l'histoire que l'on a vécu avec son corps. Ca dépend si on est beaucoup sujet aux EME. Et il peut y avoir des phases de plateau, de stabilisation plus ou moins longues. Elles sont importantes à vivre car ça permet au corps d'intégrer le fait qu'on ne tente pas de le priver.

J'ai perdu 5 kg en 6 mois, puis après j'ai mis la méthode entre parenthèse car d'autres soucis plus importants à gérer m'attendaient. J'en ai repris un assez rapidement puis mon poids s'est stabilisé bien que je ne suive plus la méthode. Ceci dit, je continuais d'essayer d'appliquer les principes de base, plus ou moins parfaitement. Le poids n'a pas bougé jusqu'à ce que je me réinscrive pour continuer, aujourd'hui ça repart mais tout doucement.

Un an après le début, je ne vois pas la perte de poids comme l'objectif numéro 1. Juste agir différemment, sortir des diktact "il faut faire X repas par jour, il faut manger ceci celà..." et essayer de s'écouter me parait plus important.

mavo.
Marraine
J'essaie de mon côté de ne pas lutter contre mon désir de perdre du poids, mais de le laisser à sa place : un désir, une pensée, pas une vérité absolue. J'expérimente, sans trop y croire... À la fois ne plus être en lutte contre ce désir. Et aussi ne plus le valider comme un guide de ma vie. C'est bien compliqué en effet ! Mais j'aime vraiment ne pas être sur une autoroute ! Et prendre du temps, ce coup-ci.
mavo.
Marraine
6 mois ont passé et je viens témoigner du fait que l'acceptation de soi, avec le temps, ça progresse ! Je n'ai pas perdu beaucoup plus de kilos depuis mai, mais je suis arrivée à une zone de confort. Pas encore d'amour de mon corps, mais on est en trêve, mon corps et moi ! Et ce matin j'ai réalisé une chose à laquelle je n'avais jamais pensé. Le fait d'être dans cette forme d'acceptation fait que je ne suis plus dans l'attente de quelque chose. Je n'ai plus d'objectif (sur le plan poids !). Du coup je n'i plus non plus de ligne d'arrivée, et donc plus d'anxiété sur "et après ?" Puisqu'il n'y a pas de ligne d'arrivée, d'objectif, il n'y a pas d'après. Je ne sais pas si c'est très clair, mais en tout cas dans ma tête c'est un soulagement. Une autre forme de lâcher prise !
lorraine
Marraine

Super Mavo ! J'avais pas vu ton post d'il y a 6 mois et effectivement "ne vivre l'envie de perdre du poids que comme une pensée"...ne pas s'y accrocher

Quand je parle d'apaisement, de paix trouvés avec LC je crois que ça correspond au soulagement dans ta tête que tu évoques...

Si, c'est très clair pour moi..Oui, lâcher prise ne pas s'acharner à lutter contre ce qui ne peut pas être changé...Et le temps fait son oeuvre...et la rpc aussi

Meta
Marraine
C'est très clair mavo , tu te libères de tes anciens automatismes. Bravo ! Tout changement demande du temps pour s'installer .
izabelle
Animatrice forum

super mavo, c'est très clair!

c'est bien ça le lacher prise

il n'y a plus de "limites", ni à respecter, ni à exploser

c'est juste être dans le présent....

bravo!

mavo.
Marraine
Merci les filles ! ;-)
Lavienrose.
Abonné
C'est limpide ;-) J'y suis pas encore.... À ce lâcher prise.... Bravo à toi à vous.
marieal.
Inscrit

je le remets dans la file active, pas le temps de le lire ce soir...et comme j'y suis arrivé par des chemins détournés, c'est plus facile comme ça! wink

marinebreizh.
Abonné

Merci Marieal : je l'avais aperçu il y a quelques mois et il m'avait interpellée! j'y reviendrais aussi.

marieal.
Inscrit

bon j'ai pris le temps...il est top ce pst, je crois que c'est exactement ce qui me manquait...je suis sur LC depuis si longtemps, que je n'arrivais pas à "accepter" de ne pas maigrir.

mettre les valeurs recherchées dans la perte de poids en oeuvre dès maintenant, merci Izabelle de me rappeler l'intérêt de l'ACT therapy, je suis sure que ça va me servir!

violette,le jeter de poubelle en mode manequin , qu'est ce que j'ai ri!

oui, j'ai le droit de penser que je veux maigrir mais ne pas accorder trop d'imporance à cette pensée, c'est comme ça qu'il faut le vivre. merci nounette

cappucino, merci aussi pour ce rappel:

"Alors quand les choses ne vont pas comme je le souhaiterais, je me répète inlassablement "d'accepter, là tout de suite, ce que je ne peux changer" afin de ne pas m'épuiser en luttes stériles et ensuite j'utilise mon énergie à essayer de faire bouger les choses...

merci Dr A pour cette proposition de chemin...

isage109.
Abonné

Hello,

Vous avez bien fait de réactiver ce fil.

ESTIME ET ACCEPTATION DE SOI quels programmes !!!! Je disais à Izabelle que le chemin est parfois décourageant surtout quand on est plus toute jeune et qu'on travaille déjà là-dessus dans le privé comme dans le professionnel !

Accepter mon physique c'est selon...nue je me trouve bien mais moins bien dès que j'enfile un jean (comme je l'ai mis dans mon blog) Alternative : il faut que je les accepte ces poignées d'amour ! Et ces bonnes joues que je vois sur les photos !

Je vais tenter la "sortie de poubelle en mode mannequin" angle

D'ailleurs au début du programme (25 mai) j'avais une motiv d'enfer cool Grâce au soutien indirect des autres Lcoachées par le biais de leurs posts, je marchais dans la rue (ou a centre commercial) la tête haute, sûre de moi mais ça n'a pas duré longtemps !

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J'ai commencé, il y a quelques semaines le livre du Dr Z "maigrir sans regrossir ". J'ai fait une pause après avoir lu un tiers du livre parce que ce n'est pas aussi marrant que le livre du Dr A, désolée !

Peut-être que je n'ai pas bien compris - Izabelle me corrigera - mais j'ai retenu qu'on ne peut pas aller en-dessous de son set-point (=poids d'équilibre pour lequel nous sommes programmés).

Je confirme : j'ai perdu 2 kgs au début puis repris qqs centaines de grammes. J'ai BIEN stabilisé, on dirait qu'il y a un aimant ou un élastique sous l'aiguille de la balance : que je prenne (7 kgs) ou que je perde, au bout d'un moment, je reviens au même poids depuis ....plusieurs années. Bien sûr, ce chiffre est supérieur à celui que j'avais avant l'âge de 45 ans surprise

Je me dis que je dois peut-être aussi accepter ça et ne plus "lutter" Vous avez tout à fait raison quand vous parlez de lâcher prise enlightened

 Allez ! Je vais faire un progrès dans l'acceptation, je vais continuer et finir ce livre wink

En tout cas, le progrès que j'ai déjà fait grâce à LC, en dehors de l'écoute de mes sensations et de ma façon de manger (avant je mangeais tellement VITE qu'à peine quitté la table j'avais de nouveau faim) c'est de ne plus me peser tous les jours, je me pèse 1 fois par quinzaine.

Acceptons-nous .....avec joie, bonne humeur et fierté ! Nous sommes sur la bonne voie !!!!

 

 

 

 

marieal.
Inscrit

lu sur FB...

Le verre d’eau

« Une psychologue marchait vers le podium tout en enseignant la gestion du stress à une audience avertie. Comme elle a soulevé un verre d ’eau, tout le monde s ’attendait à question du « verre à moitié vide ou à moitié plein ». Au lieu de cela, avec un sourire sur son visage, elle demanda: «Combien pèse ce verre d ’eau? »

Les réponses entendues variaient de 8 onces à 20 onces

Elle a répondu: «Le poids absolu n ’a pas d ’importance. Cela dépend de combien de temps je le tiens. Si je le tiens pendant une minute, ce n ’est pas un problème. Si je le tiens pendant une heure, j ’aurai une douleur dans mon bras. Si je le tiens pendant une journée entière, mon bras se sentira engourdi et paralysé. Dans chaque cas, le poids du verre ne change pas, mais plus longtemps je le tiens, le plus lourd, il devient. » Elle a poursuivi: «Le stress et les inquiétudes dans la vie sont comme ce verre d ’eau.

Pensez-y pendant un moment et rien ne se passe. Pensez-y un peu plus longtemps et ils commencent à faire mal. Et si vous y pensez toute la journée, vous vous sentez paralysés – incapable de faire quoi que ce soit ».

Penser à déposer le verre. »

Pascaline.
Abonné

Marial cool l'exemple Merci

mavo.
Marraine
Quelle belle image ! Je vais la garder avec moi... :)
izabelle
Animatrice forum

jolie métaphore, je crois que je l'avais lue moi aussi

Isage, en effet, on ne peut rester durablement sous son set-point sans s'affamer, ce qui est dangereux et quasiment impossible si on est sain psychiquement

le corps a un programme et en le respectant on trouve un équilibre qui est favorable

le set-point augmente avec l'âge, c'est vrai aussi,  mais aussi avec les prises de poids successives

ce qui nous place dans une grande incertitude concernant ce fameux set-point.....   ça alimente beaucoup de conversations sur le forum!!!!

je baigne moi-même dans la plus grande incertitude à ce sujet, alors oui le lacher prise et faire confiance à son corps et au temps devient vraiment salvateur à un moment donné

capuccino
Marraine

Isage,

je me permets de revenir sur le poids d'équilibre ou set-point. Ce poids-là est celui pour lequel on est génétiquement programmé à l'âge adulte et que l'on gardera à part de légères fluctuations jusqu'à la fin de sa vie sans aucun contrôle et je dirais même avec une insouciance alimentaire uniquement en suivant et respectant ses sensations alimentaires. Malheureusement à cause des régimes restrictifs qu'on a pû s'imposer, à cause d'un refus ou d'une impossibilité de suivre ses sensations alimentaires, on a abaissé sa capacité à brûler les calories, on a forcé notre corps à devenir économe à la dépense, on a stocké toute l'énergie excédentaire à nos besoins sous forme de graisse. Cette graisse est stockée dans nos adypocytes (cellules graisseuses). Malheureusement nous stockons de manière aléatoire soit en remplissant nos cellules existantes, soit en en fabriquant de nouvelles ou les deux phénomènes à la fois (rien n'est linéaire). Tout le poids excédentaire en lien avec la multiplication des cellules ne disparaitra pas.

On peut DECIDER de vivre avec un poids inférieur au set-point mais la condition est d'accepter d'avoir faim toute sa vie et donc de vivre sous contrôle toute sa vie. C'est ce qui est proposé dans tous les régimes amaigrissants. (choisissez le poids que vous voulez faire et suivez à la lettre ce qu'on dit de manger/de ne pas manger) et le tour est joué. Le seul problème qui est de taille est de savoir qui peut tenir et combien de temps face à la faim qui nous dévore.

Comme tu le dit si bien, il y a comme un élastique qui nous ramène sans cesse à notre set-point puisque le corps défend ce poids-là.

L'acceptation c'est arrêter de lutter contre ce qu'on ne peut pas changer. Le set-point en fait partie. Arrêter de lutter ne veut pas dire se résigner. Accepter ne veut pas non plus dire s'aimer.

Les thérapies d'acceptation et d'engagement (ACT) aide vraiment et concrêtement à se poser et à réfléchir à sa vie et à ce qui compte vraiment pour nous (valeurs) et quelle vie pleine de sens on souhaite avoir. Ca aide également à se demander si notre poids d'aujourd'hui, notre morphologie même si elle ne nous plait pas nous empêche vraiment de vivre en accord avec nos valeurs, si cela nous empêche d'avoir une vie qui ait du sens. Si c'est oui, alors on se demandera qu'elle est la plus petite chose que je pourrais faire dès aujourd'hui pour me rapprocher de mes valeurs....Tout un programme n'est-ce-pas ? et se souvenir que quoi qu'il en soit, nous ne sommes pas qu'un poids sur une balance.

Belle journée. 

Nanou84.
Abonné

Merci d'avoir relancé ce post...j'ai imprimé la réponse du Dr A;, j'aime l'idée du chemin de terre !

marieal.
Inscrit

je crois qu'izabelle dans ce poste, a donné le conseil le plus précieux au stade où j'en suis, même peut être de mon parcours LC

chercher le sens et les valeurs qui accompagneraient une perte de poids pour moi: me sentir bien dans mon corps pour faire du sport, sans me faire trop mal aux articulations , sentir que je suis tonique et ferme,

et les mettre en oeuvre dès maintenant...

je ne m'occupe plus de mon poids, de ce que je mange, de quand je le mange, de la quantité que je mange, je laisse mon corps de plus en plus "parlant" me donner tous ces signaux, je fais mon sport comme je le sens, et je prends du plaisir à chaque fois que j'en fais, modérément pour l'instant, adapté à mon surpoids, mais je m'éclate...j'ai surtout perdu cette obsession de faire du sport pour maigrir, je fais du sport pour me sentir bien, et ça change tout!

et vous savez quoi, je maigris tout doucement....

 

Tistelle.
Abonné

Bonjour,

Ce post m'a beaucoup plu, et je crois que la plupart d'entre nous en sont là... J'ai perdu du poids il a quelques années (une dizaine de kg) et devinez-quoi ? Mon regard sur moi même n'avait pas changé, à mes yeux, j'étais toujours trop grosse, je ne rentrais pas dans un 38...

Malheureusement, il n'y a pas de formule magique pour s'accepter...Alors, j' ai commencé par me répéter je suis comme je suis et  je me suis posée une question : Pourquoi est-ce que je ne m'aime pas alors que mon compagnon m'a connu enrobé et m'aime comme ça ? Si seulement je pouvais me voir à travers ses yeux ... Et puis, petit à petit, mon regard sur moi-même a commencé à changer, certes je suis grosse, hors norme et alors ???!!! Pourquoi est ce que je n'arreterai pas de me prendre la tête sur mon poids puisque la seule personne a qui il pose soucis, c'est MOI ...

Certains jours, c'est plus facile que d'autres, mais j'essaye de me regarder dans un miroir et de me dire que je suis belle, je me dis aussi qu'en m'acceptant, en étant en paix avec moi même, en trouvant cette paix intérieure que cela rejaillira sur l'extérieur.

Bon courage à vous toute, je sais que le chemin est encore long, mais le principal :

"Ce n'est pas la destination mais la route qui compte." proverbe gitan

"Quand on voyage vers un objectif, il est très important de prêter attention au chemin. C'est toujours le chemin qui nous enseigne la meilleure façon d'y parvenir, et il nous enrichit à mesure que nous le parcourons."  - Paul Coelho - Extrait de Le Pélerin de Compostelle

izabelle
Animatrice forum

bravo Marie je suis bien contente pour toi

il n'y a rien de mieux que de suivre son corps dans l'instant présent, que ce soit pour le sport ou la nourriture

quand on commence à l'écouter, on s'aperçoit que lui sait parfaitement ce dont il a besoin

 

Tistelle, c'est un joli parcours d'acceptation

pour ma part le poids a cessé d'être une obsession quand j'ai compris que le  'être belle'   sociétalement parlant (donc mince) n'était qu'un moyen de controle de plus, pour compenser un  ego plutot fragile (et fort à la foi)

peu à peu tout ceci a pris de moins en moins d'importance

le poids, pas la beauté, car celle-ci fait bien partie de mes valeurs, heureusement j'ai appris depuis longtemps avec mon chéri que la beauté n'est pas du tout le synonyme de la minceur

être belle quel que soit le poids que je pèse pour l'instant est une formule qui me convient

 

l'envie de perte de poids est maintenant plus physique, corporelle, qu'esthétique pour moi

la minceur a perdu de son importance pour moi dans l'esthétique, je crois aussi que c'était surtout une excuse, genre  "quand je serai super mince, alors là je me ferais belle"

si on aime être belle, eh bien on peut le faire bien heureusement à tous les poids et quels que soient les diktats de la société (qui à mon avis sont en train de vaciller)

fadinarde.
Abonné
[quote=izabelle]

pour ma part le poids a cessé d'être une obsession quand j'ai compris que le  'être belle'   sociétalement parlant (donc mince) n'était qu'un moyen de controle de plus, pour compenser un  ego plutot fragile (et fort à la foi)

Tiens, ça me fait penser à mon propre rapport avec mon ventre... Depuis aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu un bourrelet au ventre, sous le nombril. Perce que au niveau de l'estomac j'ai toujours été plate. Je n'ai jamais accepté ce petit ventre, au point de constamment "le rentrer", avec pour conséquences que je respire rarement à fond, c'est fatigant, ça fait mal au dos aussi...! Et ces derniers temps, grâce à LC certainement, je commence à me poser la question du "pourquoi". Je regarde les femmes dans la rue, dans mon entourage, elles ont bien souvent elles aussi du ventre, mais le laissent apparaître.. Mettent des pulls moulants et s'en fichent qu'une fois assise les bourrelets soient marqués. Moi je n'y arrive pas! Je tire sur mes t-shorts pour ne pas qu'ils collent, je rentre le ventre à chaque fois que je sens qu'il se voit... Et oui, je suis donc dans le contrôle... Comme si je ne pouvais m'exposer en public sans être parfaite. Mais je ne le suis pas, de toute façon.... Est-ce que ce bidon me rend moins aimable? Moins intéressante? Pourquoi le regard des autres m'importe tant, les gens s'en foutent, de mon bourrelet... Les gens s'en foutent plus ou moins aussi de LEURS bourrelets.... Dans ma tête c'est vraiment comme si je n'avait pas le droit d'imposer mes défauts au regard des autres. Ou comme si (sans prétention aucune) je vaux mieux que ça, je dois être "à la hauteur de ce que l'on attend de moi". Mais personne n'attend rien de moi.... Mon corps n'est pas mon instrument de travail, alors je peux être celle que je suis... A méditer...!!!!
rolusson.
Abonné

Oh la la que tout cela me parle à moi aussi, et c'est chouette de ne pas se sentir seule à vivre cela.

Déjà décrypter cette difficulté à s'accepter et la pression que ça peut nous mettre, c'est un premier pas.

Pour moi la perception de mon corps est très variable en fonction de mes humeurs.

Quand j'ai la pêche je mets une jolie robe, je suis sensible au fait qu'elle mette en valeur ce que j'ai de joli.

Et quand c'est pas la forme je perçois mon corps comme quelque chose dont la vue pourrait choquer les autres, comme l'échec de ce "sois parfait" que je m'impose...

Que de reflexions enrichissantes en tout cas dans les messages que vous avez écrits, ça fait chaud au coeur de vous lire.

Bonne journée !

 

ladyl56.
Abonné
J'ai déjà écrit que j'e me trouve canon dans mon miroir mais quand je prends la photo je n'aime plus du tout. Maintenant la question que je me pose : et les autres qu'est ce qu'ils voient ? La nana du miroir ou celle de la photo ? Mais comment le savoir
fadinarde.
Abonné
Alors là, ladys, je te comprends trop bien! Je me trouve aussi souvent canon dans mon propre miroir. Et hideuse en photo. Et hideuse aussi quand je me compare aux autres und fois sortie de mon chateau fort qu'est mon appartement. Je me demande souvent d'ailleurs comment les gens me perçoivent. J'ai régulièrement des gens qui me font des remarques genre: "toi tu n'as pas ce problème, tu es mince..." Mais je pense que personne n'est jamais vraiment sincère en matière de poids!!!
izabelle
Animatrice forum

idem pour moi

les photos ne refletent pas vraiment la réalité, le miroir non plus....

j'essaie de me recentrer sur qqchse de plus réel que les gens perçoivent de moi : ma présence, mon affection, ma chaleur

mes amis, qu'ils soient beaux ou moches je m'en fiche, parfois ils sont beaux sur les photos, parfois non

parfois mon chéri est très beau, parfois moins....

bon.....  ce n'est pas ça qui fait que je l'aime, si je l'aime, c'est pour LUI

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