Les émotions - 01032014

FRED73
Marraine
Je sens que je bouillonne intérieurement. Je ne me sens pas calme mais je n'ai pas envie de manger, je n'arrive pas à rester en place. Je voudrais faire 15 choses en même temps ! Quand j'ai des EME je ne ressens rien de particulier par contre juste une envie de manger irrépressible. Je sais qu'il faudrait que je fasse de la pleine conscience parce que je ne suis pas du tout dans l'instant présent, j'ai justement envie de le fuir ce moment où j'ai l'impression que rien ne pourra me calmer. Oui je crois que j'ai très peur de ce que je vais trouver si je me retrouve face à moi même. J'ai aussi beaucoup de mal à savoir quelles sont les emotions qui me traversent parce que je pense que je les empêchent de sortir d'où ce bouillonnement intérieur. Mes émotions veulent sortir mais je fais barrage, et j'ai tellement peur que les digues finissent par rompre que je lutte de toutes mes forces. Je sais qu'il ne sert à rien de lutter, je sais que je dois faire de la place à mes émotions... Je sais tout ça mais l'instinct de protection est plus fort. J'ai compris que les émotions etaient importantes et pas dangereuses mais on m'a tellement conditionnée à en avoir peur. Je comprends bien les choses, je suis persuadée de l'efficacité de la pleine conscience mais l'angoisse est plus forte que la raison. Elle gagne presque à chaque fois ! Que faire ?

Commentaires

izabelle
Animatrice forum

te confronter à petite dose

car ce n'est pas une lutte de la raison contre l'angoisse

l'angoisse est utile, c'est une émotion, elle aussi,  du coup il faut aussi l'accepter    laugh

elle ne cherche qu'à te "protéger" de ce qu'elle estime comme un "danger" : ces émotions bouillonnantes

et rien, rien de rien, ne pourra jamais la raisonner....

 

par contre, elle finit par s'estomper quand on fait l'expérience des choses..... 

par ex, tu as peur de mettre la tête sous l'eau,   au début c'est l'angoisse,   mais si tu le fais 20 fois de suite,  il n'y aura plus d'angoisse à le faire, parce que tu auras fait l'expérience de la chose

la RPC en ce sens m'a beaucoup aidé,  puisque oui,  cela permet de se confronter à soi-même, à ses états intérieurs, par petites doses

je ne dis pas que je fais 10 min, qui me semblent une éternité, mais si j'arrive à le faire 3 min c'est déjà bien

je suis restée 3 min centrée sur moi-même et j'ai survécu.....   j'ai vu l'incroyable tourbillon de mes pensées  (et la peur d'avoir un grain), l'incroyable réactivité de mes émotions (et la honte d'être si sensible),   les émotions pas glop qui refont surface dès qu'on arrête de lutter (peur, rejet, inquiétudes....)

et j'ai survécu....

alors le refaire, régulièrement, c'est la seule façon de faire en sorte de ne plus avoir "peur" de son intérieur et de ce que l'on ressent  (ou ne plus en avoir honte, ce qui est aussi très important)

 

la peur est utile et tant qu'on cherche à la combattre, elle ne fait que se renforcer

la peur est là dès qu'on est dans une situation de "challenge"

et pour nous, c'est un challenge de se confronter à notre intérieur....  oui c'est difficile

et la peur sera là  tant que, dans nos tripes, on n'aura pas  "expérimenté"  le fait  que cette chose-là n'est pas dangereuse

 

alors prends ta peur sous le coude, donne-toi un temps de RPC, et pense simplement au courage dont tu fais preuve à te confronter ainsi à tout ce que tu ressens, félicite-toi surtout,   le tout ce n'est pas de "réussir", mais c'est de  "le faire"

FRED73
Marraine
Merci beaucoup pour ta réponse Izabelle. C'est vrai que dans ces moments là j'ai vraiment l'impression qu'il s'agit d'une lutte entre angoisse et raison et comme tu le dis si bien on ne peut pas raisonner l'angoisse c'est donc un combat perdu d'avance ! Oui, il est important de voir les choses autrement. La seule solution est donc de se confronter à nos états intérieurs. Pourquoi nous font ils si peur ? J'ai quand même une petite idée sur la question. Mes parents ne savaient pas comment les gérer. Comme eux, j'ai peur que mes émotions deviennent incontrôlables. Toujours ce contrôle...
izabelle
Animatrice forum

je pense qu'ils nous font peur, ces états intérieurs, parce qu'on ne les  "connait pas"

on ne sait pas ce que c'est, à force d'avoir éviter ses émotions sur plusieurs générations,  et donc quand on ne connait pas, c'est potentiellement dangereux

donc on veut à tout prix la faire  "disparaitre", pour éviter le danger

mais quand on la "connait",  on sait que ça n'est pas dangereux, donc plus besoin de la faire disparaitre

 

ma mère s'échinait  (et s'échine encore avec ses petits-enfants, ou même les adultes)  à vouloir soit faire disparaitre, soit carrément  NIER toute émotion négative qui s'exprime....  genre  "ça n'existe rien, il n'est rien arrivé, tu ne ressens RIEN"

du coup quand j'étais enfant, j'étais mal barrée avec mes réactions émotionnelles au quart de tour....

et je peux te dire qu'elle était bien contente que j'épuise mon mal-être dans les brioches au chocolat, j'ai encore le souvenir d'une réflexion qu'elle avait faite à ce sujet, du genre  "mieux vaut qu'elle soit grosse qu'hystérique" (mais en plus poli), qui m'a fait tellement mal que je m'en souviens 25 ans plus tard....  comme une sorte d'abandon psychique

heureusement aujourd'hui je n'ai plus besoin de son aide à elle pour me confronter à l'immensité de ma sensibilité, et à accepter mes émotions et je sais surtout que je n'ai aucune raison d'en avoir honte

c'est aujourd'hui moi qui l'aide à accepter les émotions fortes de ses petits-enfants  (deux hypersensbiles sur les trois), et parce que c'est une super mamie, eh bien elle s'y efforce....

 

en se confrontant à ce "grand inconnu" qu'est l'émotion dans certaines familles, on choisit de sortir de cette peur là, peu à peu....   et la bonne nouvelle c'est vraiment qu'avec persévérance (et pas du jour au lendemain),   on n'a plus ni peur ni honte de ressentir tout ce que l'on ressent

laisse-toi le temps et fais les choses peu à peu

Lavienrose.
Abonné
Merci Fred pour ce post....... Je viens de vivre un truc du genre grosse marmite qui bouillone avec un peu de triste, un peu de fatigue physique, un peu de fatigue émotionnelle, beaucoup de colère.... Et 1kg d'auto commentaires... Qui ont bien épicé ce bouillon ..... Je venais de rouspéter contre fillette... À deux doigts de crier contre zhom.... Me suis isoler ..... Ai senti le bouillon de plus en plus prêt à exploser....je me suis connectée à LC et lu ton post..... J'ai pris conscience que je devais respirer, plus je lisais plus je respirais, plus je revenais à l'instant présent.... Dans mon corps.... Quand tout à coup j'ai éclaté en sanglot..... Tout est apparu clairement.... J'ai pu identifier toutes les émotions.... J'ai pu identifier tout ce que j'ai accumulé sans le ressentir..... C'est parti d'un truc tout con: j'ai du laver une poêle en pleine préparation du repas.... Ça mettait ma préparation en péril..... Après j'ai identifié très clairement tout le reste..... J'ai pleuré 3/4mn et la je me sens fatiguée et calme..... Ça fait un bien fou!!!! En plus j'ai eu le temps de dire à zhom que je me sentais en colère, quand il m'a entendu pleurer, il m'a proposé ses bras.......pleurer dans ses bras a été magique: je me sentais contenue cela m'a permis de "vider" toutes mes larmes.... Merci les filles, vous m'avez aidé
lorraine
Marraine

Fred,

Déjà que tu puisses dire que tu es persuadée de l'efficacité de la pleine conscience et dire que tes émotions veulent sortir est un bon début pour commencer tout doucement à les apprivoiser

Tu pourrais être sur un mode défensif est dire que la pleine conscience c'est de la foutaise mais non, tu as envie , visiblement de passer à autre chose. La motivation est là. Et ça c'est génial.

 

Tu le sais bien toi qui travailles avec des enfants smiley que les parents et les adultes en général n'ont pas toujours raison, n'ont pas la science infuse. Et que par respect pour les enfants c'est bien de ne pas leur faire croire le contraire.

Nous  concernant, nous avons  été conditionnées enfant à avoir peur de nos  émotions (ou à les nier) mais l'orientation parentale n'était pas la plus judicieuse . Maintenant que nous sommes   grandes nous pouvons nous libérer de cette injonction parentale à laquelle nous croyions et faire nos choix personnels. Autorisons nous  à être "Autre" que l'enfant de nos parents.

 

La pleine conscience, faire face à nos émotions nous ramène à ce que nous sommes , nous rend libre de tout carcan émotionnel. On trouve ce qu'on est. Pas de peur à avoir, que de l'humain, que du digne à être aimée. Vraiment, s'en persuader.

 

Quels changements souhaitons  nous dans notre vie ? Souhaitons nous des changements ? Souhaitons nous sortir de telle ou telle souffrance ? Si la réponse est oui,  Les exercices de pleine conscience nous accompagnent sur ce chemin

 

Tout au début j'ai fait des pauses de quelques secondes plein de fois par jour en voiture, à table, au boulot, au cinéma, dans le bain, en balade (...) "pour voir"

Puis, j'ai surtout fait le  yoga en pleine conscience de LC; tous les jours pendant 6 mois. D'être en  mouvement a facilité cette rencontre avec moi même. D'avoir une voix qui guide sur un CD aussi...Et certains livres aussi, faire les exercices en même temps. Autant de trucs pour rendre plus léger le face à face avec ses émotions.

 

Et bien sûr plus on pratique et plus c'est facile. Et c'est le premier pas qui compte. Tu en es tout près smiley

 

FRED73
Marraine
Merci, merci les filles ! La pleine conscience m'avait déjà aidé pour mettre de la distance avec mes pensées, pour ne plus me laisser embarquer par elles mais je n'ai encore pas réussi à m'en servir pour me confronter à mes émotions. Je me rends maintenant compte que vraiment il faut que je passe par là. Je comprends qu'il est nécessaire de les regarder en face. Il n'est plus possible que cette fichue trouille continue à diriger ma vie ! Cette peur qui parasite tout. J'ai souvent ce problème de vouloir changer, prendre des risques et ne pas aller au bout par peur. Vouloir est un début maintenant il va falloir tout mettre en oeuvre pour pouvoir. Merci vraiment à vous d'être là, vous m'aidez énormément.
Patience
Marraine
Je rejoins les commentaires précédents sur le fait que se confronter régulièrement aux émotions permet d'en avoir moins peur. Lors de ma première inscription ici, la pleine conscience m'a mise face à des émotions que je me croyais incapable de vivre, que je pensais même juste inexistantes chez moi. Alors j'ai fui. J'ai laissé tomber LC pour m'inscrire à un régime connu. J'ai maigri, mais mes compulsions se sont bien sûr intensifiées... Et il m'a fallu me rendre à l'évidence : il fallait que j'affronte mes émotions. Maintenant c'est ce que je tâche de faire le plus possible. J'ai commencé, comme le conseille le programme, avec de la RPC à froid pendant 3 minutes. Maintenant j'ai besoin de mes 10 mn ! Et puis, je me suis attachée à observer ce qui se passe en moi, le plus possible, physiquement et mentalement. Et je remarque que je peux supporter la crispation de mes mâchoires, la douleur dans la poitrine ou le noeud dans l'estomac. Je peux supporter les pensées qui passent. Bref, je peux vivre mes émotions, au fur et à mesure... Ne te décourage pas et aie confiance en toi... Au plaisir de te lire
carpediem30.
Abonné

Waow! ça fait du bien de vous lire les filles!!

je constate que vous êtes inscrites dans la démarche que propose LC depuis bien longtemps que moi et je n'ai pas encore tous les outils dont vous parlez pour travailler mes émotions. Mais lire que l'on peut y arriver comme vous fait du bien, et me laisse espérer ....

merci

elisource.
Abonné

Bonjour

Comme c'est soulageant de communiquer avec des personnes qui comprennent ce que sont les EME et arrivent à les mettre à distance (après bien sur, sinon ce serait trop facile)

Hier, j'ai passé la journée à promener mon compagnon dans son fauteuil roulant, épuisement physique mais surtout psy, car il n'a aucune conscience de ce que cela représente d'efforts. C'est sa pathologie , mais en rentrant impossible de me stabiliser, de m'arrrêter sur moi et de m'accorder 10 minutes de paix pour calmer le jeu.

Ce matin, ma mère, Alzheimer, loin de moi...dans l'agressivité...la culpabilité.... encore calmer le jeu....

EME à fond pendant un quart d'heure.....et me voilà auprès de vous et arrivant un peu à relativiser et à être dans le CARPE DIEM.....merci

Fred je te comprends parfaitement et merci de me laisser moins seule dans tout ce foutoir....

smiley

FRED73
Marraine
Merci. J'ai fait 3mn de RPC formelle avec un enregistrement et bien autant avant ça me relaxais autant là j'ai noté de l'impatience. Mais bon, je l'ai fait et j'ai pris le temps de regarder mes états intérieurs. Pas facile parce que pas agréable mais pas dangereux non plus...
capuccino
Marraine

La Pleine conscience apporte avec elle chaque jour son lot de trouble, de calme, d'émotions...c'est selon...

Comme Patience, je fais 10 mn minimum de pleine conscience chaque jour, à froid et puis quand ça dérape, quand je vais mal, j'en fait une séance supplémentaire. Quelquefois la douleur est là et la tristesse pointe le bout de son nez avec ses larmes, la gorge qui se noue, la colère beaucoup moins vlolente qu'autrefois vient aussi me rendre visite...Quelqefois l'émotion me laisse épuisée mais debout et parfois je me dit "tiens ce n'était que cela".

Au début je n'étais que dans le ressenti physique de l'émotion et je pleurais beaucoup ou n'étais que crispation. Et puis au fur et à mesure, j'ai pu observer ce qui se passait en moi, nommer l'émotion et puis lui faire une place aussi inconfortable soit-elle et elle a fini par passer...

L'important avec la pleine conscience, c'est de s'entrainer à froid pour avoir le réflexe de l'utiliser en cas de crise.

Pour certaines, c'est du temps perdu, c'est tout simplement impossible à faire...et pourtant comme tu le dis si bien Fred, c'est pas facile à faire, c'est pas agréable mais c'est pas dangereux...Mais souvenez-vous, comme le dit le Dr A; "quoi que ce soit, je peux le vivre".

izabelle
Animatrice forum

ma foi Carpediem, si déjà tu utilises la respiration de pleine conscience que l'on fait en début de parcours, tu as déjà l'essentiel!!!

par contre c'est sûr qu'il faut pratiquer un petit peu de temps avant d'avoir des effets sur le plan émotionnel

et ensuite, il faut aussi simplement le temps de changer

 

au début je voulais changer en qq mois tout au plus, et aujourd'hui je m'aperçois que c'était impossible, car les changements que j'ai réalisé, en beaucoup plus de temps que ça,  sont si profonds, qu'il fallait le temps : ne plus avoir peur des émotions, de ressentir, s'autoriser à être qui je suis....

bref il faut du temps c'est pourquoi ne renoncer pas car dans mon cas j'étais une mangeuse émotionnelle INVETEREE !!!   ;-)

 

elisource, il faut que tu puisses accueillir les sentiments diffiicles liés à ta situation d'aidante.   Il y a des groupes de paroles pour ceux qui ont un proche souffrant d'Alzheimer car c'est très dur à vivre, et dans ton cas, tu dois aussi aider ton compagnon

c'est important que tu t'autorises à ressentir cet épuisement, ce sensation de submersion.   Quand on n'a pas le choix, on peut être tenté de dire  "je n'ai pas le choix donc je ne dois rien ressentir"   mais en fait c'est plus facile à accomplir quand on met des mots sur ce qu'on ressent, que l'on s'autorise à le ressentir.   ça n'empêche pas de continuer son rôle auprès des autres, mais en plein conscience, et parfois c'est vraiment difficile psychologiquement

plein de courage pour toi!

elisource.
Abonné

merci Iza........je reviens bienôt

FRED73
Marraine
Je viens de comprendre quelque chose de très important aujourd'hui. Quand arrive une émotion, très souvent la peur pour moi ( de ne pas y arriver, de ne pas être à la hauteur, du jugement des autres...) au lieu de me dire "aie,aie,aie voici la peur qui revient me voir, oh non je vais encore être super mal, je vais avoir un poids sur la poitrine, une boule dans la gorge, du mal à respirer... vite, vite il faut qu'elle disparaisse qu'elle me laisse tranquille." Comme j'avais bien intégrer que lutter contre l'émotion ne faisait que la renforcer je la laissais venir mais tout en ayant peur d'elle et surtout des manifestations physiques entraînées. Et puis j'essayais de comprendre ce qui l'avait provoqué, ce qui alimentait encore les pensées mais tout en essayant de les laisser passer. Bref, un vrai numéro d'équilibriste ! Aujourd'hui, lasse d'être épuisée par la lutte pour ne pas lutter, du contrôle pour lâcher prise et de la peur d'avoir peur, je me suis dit "tiens revoilà la peur que je connais si bien, finalement elle n'est pas dangereuse, je vais lui laisser une place et ne pas m'occuper d'elle. De toute façon,elle vient tout le temps me voir à quoi bon en avoir peur et vouloir qu'elle disparaisse elle finira toujours par revenir. " Et bien pour la première fois sans avoir fait autre chose pour me changer les idées, la peur est partie comme elle est venue. Donc, pour vivre en harmonie avec des émotions j'ai compris qu'il était important de : - accepter que l'émotion soit là - ne pas chercher pourquoi elle est arrivée, en tout cas pas à chaud c'est à dire quand les manifestations physiques sont présentes. - ne pas en avoir peur, elle n'est pas dangereuse si on lui laisse une place - ne pas chercher à la faire disparaître Voilà. A suivre pour voir si je serai capable de gérer aussi bien à chaque fois.
lorraine
Marraine

Alors là,  BRAVO Fred sacré pas de franchi !

Mais oui, y a pas de raison que la prochaine fois tu ne puisses pas accueillir la peur ou autre émotion. Tu as assimilé la "procédure", t'as réussi une fois, t'arriveras encore....

Et plus, tu t'entraîneras avec des séances de rpc et mieux tu y arriveras.

Les manifestations physiques des émotions  :  j'aime bien les repérer dans mon corps (le malaise part toujours de ma tête)  et les ressentir et "respirer" dans elles....même si elles ne sont pas toujours très confortables, Et après quand on connait, on est beaucoup moins déstabilisée et on tolère beaucoup mieux l'inconfort. De vivre mon corps"  m'aide justement à ne pas cogiter et à m'enliser dans "le pourquoi du comment" comme l'exemple que tu donnes.

La peur revient régulièrement me visiter. Il y a quelques mois, j'en étais pleine (peur de mourir, peur de la mort de mes très proches, peur de la maladie, de viellir, et autres frayeurs)

J'ai besoin à un moment donné de lire sur les sujets qui me questionnent : j'ai acheté et lu "la peur" de TNH et "le grand saut" de Russ Harris. Aidants et intéressants..Et il y est question de pleine conscience toujours et encore....

Je suis vraiment contente pour toi. smiley

Soleluna.
Ancien abonné

C'est cool ça. :) J'en suis au tout début de l'expérimentation, mais je pressens la chose :)

izabelle
Animatrice forum

bravo Fred, là tu as véritablement "accueilli" la peur,  et tu lui a accordé moins d'importance

c'est vraiment une bonne chose d'intégrer que de toutes façon nos ressentis récurrents reviennent souvent, et de simplement accepter que cela revienne souvent, sans leur accorder trop d'énergie

on n'est plus dans le réflexe de les faire disparaitre, du coup ça devient juste quelque chose d'habituel

ça permet notamment de ne plus avoir peur de la peur, car on n'a pas peur de l'habituel

apprivoiser ses ressentis me semble essentiel, et bravo à toi

merci aussi pour le partage

Lavienrose.
Abonné
Rho! C'est libérateur ce genre de découverte!!!! Et c'est vrai que depuis que je pratique régulièrement la rpc, tout devient de moins en moins lourd! Bravo!
FRED73
Marraine
Merci les filles, c'est grâce à vous ;)
FRED73
Marraine
Ce matin, les émotions m'ont complétement submergée ! Je ne pouvais plus m'arreter de pleurer. Impossible d'accepter et de faire de la place à quoi que ce soit ! J'ai l'impression de ne pas avoir reconnu assez tôt ce qui se passait et qu'après, une fois dans la tourmente difficile de revenir à sa respiration et au moment présent. J'avais beau savoir et me dire "ce ne sont que des pensées", je suis partie complétement en vrille, impossible à calmer ! Des pensées pourtant récurrentes mais qui me font vraiment souffrir : comment mon mari peut-il m'aimer ? Le docteur Apfeldorfer a écrit qu'on n'etait pas obligé de s'aimer mais qu'il etait important de se respecter, je suis tout à fait d'accord mais quand on ne s'aime pas peut-on vraiment aimer et peut-on comprendre que d'autres personnes nous aiment ?
dansezen.
Abonné

Ton message me parle beaucoup Fred73.

Oui, on n'est pas obligé de se plaire pour s'aimer.

M'aimer a été pour moi un long chemin, ce qui  ne m'a pas empêché d'aimer mon mari,mes enfants, mes amies, mes parents... et d'être aimée sincèrement et fortement par mes proches. Mais l'essentiel c'était bien sûr moi.

J'avais du mal aussi à 'accepter que l'on m'aime avant et ne comprenait pas comment et pourquoi on pouvait m'aimer, moi le vilain petit canard, gros bête, laid, pas intéressant, et j'en passe. Je pense que je me sentais (pas toujours mais souvent) incapable d'accepter ma beauté intérieure et extérieure d'ailleurs, ça me faisait PEUR.  Ah! Cette peur amie de mon enfance.

difficle à exprimer.

mais depuis que je m'AIME, que c'est bon de l'écriture et de me le redire encore et encore, je ressens l'amour différemment. Hum ça me chaud au coeur !

je suis passée par des pleurs, des doutes, de l'incompréhension totale (mais ça veut dire quoi s'aimer ?) et après un long travail de désespoir et d'espoir , j'ai pu enfin m'écrire (dans un cadre très chaleureux)  une lettre d'amour inconditionnel , une lettre magnifique  où j'ai pu me dire enfin à quel point je M'AIME 

Tiens je pense que c'est cette prise de conscience qui m'a fait aussi revenir sur cette méthode.

voilà ce que je voulais te dire

lorraine
Marraine

Chère Fred, Mais en pleurant, tu leur as laissé de la place, non ? Tu as accepté de ressentir et laissé vivre  la tristresse, le chagrin qui t'ont fait pleuré...Et ton, mari doit bien savoir tout ce que tu lui apportes, le lui as tu demandé ? Ou ne le devines tu pas ? Les questions que tu soulèves autour de aimer et être aimé ont été des points que j'ai traité en psychothérapie il y a une vingtaine d'années car comme toi je souffrais Bises

FRED73
Marraine
Merci Lorraine. Oui j'ai laissé la tristesse m'envahir mais tout comme la peur avant. Je la laissais prendre de la place tout en ayant peur d'elle et en essayant de comprendre pourquoi elle était là. Mais je me suis rendue compte qu'il fallait lui laisser de la place mais sans m'occuper d'elle pour ne pas alimenter les pensées qui me font souffrir. Parce que dans ce cas on se trouve totalement submergé. Dans le cas de ma crise de larmes, je n'étais plus du tout dans le présent et j'avais vraiment l'impression de décevoir mon mari comme j'ai eu je pense le sentiment de décevoir mes parents. Je suis allée voir une psy moi aussi, ça m'a aidé mais je pense maintenant que la pleine conscience peut vraiment m'aider à prendre de la distance avec ces pensées. Je voudrais réussir, comme avec la peur à ne plus avoir peur de ces crises qui me font vraiment souffrir.
Soleluna.
Ancien abonné

x

izabelle
Animatrice forum

eh oui la tristesse c'est pas trop facile de l'accepter ma foi

on lutte normalement contre, en cogitant justement....

laisse-toi pleurer, élargis ton espace intérieur et centre-toi sur les sensations de ton corps

[quote=Fred73]

peut-on comprendre que d'autres personnes nous aiment

[/quote]

dans l'amour, y'a simplement rien à comprendre !!!!

 

on n'aime pas les autres, ni on nous aime, pour des raisons rationnelles, mais simplement car on les aime

du coup c'est bien, tu n'as vraiment plus à te triturer le cerveau car il n'y a vraiment rien à trouver, sur ce coup là.....

 

j'espère que ça va mieux

FRED73
Marraine
Oui Izabelle, ça va mieux merci. Ce genre de crise m'arrive régulièrement. Quand j'étais petite je demandais tout le temps à mes parents s'ils m'aimaient et pourquoi. Ils ne répondaient "mais bien sur on t'aime" mais je ne pouvais pas le croire parce que je n'en avais aucune preuve. Ils ne faisaient rien pour me faire plaisir ou seulement si ça leur faisaient plaisir à eux aussi. Mon mari lui me montre qu'il m'aime mais je ne peux pas m'empêcher de douter ! Accepter qu'il m'aime sans chercher à comprendre voilà ce que je dois faire.
izabelle
Animatrice forum

pense à toi, pourquoi tu l'aimes, et tu verras que ce n'est pas une liste de "qualités" qui sortira, mais bien qqchse d'absolument indéfinissable.... irrationnel, incompréhensible, c'est ça l'amour

c'est sûr que la situation avec tes parents t'a fragilisée,  enfant tu as du chercher comme une folle des "preuves"  d'amour, et cette histoire est prête à se réactiver au quart de tour

bien sûr la pensée est tentant comme toujours pour controler cette peur du rejet, mais tout ce que tu as à faire, c'est comme pour la peur, l'accueillir et y prêter de moins en moins d'attention

bravo pour tes progressions, c'est un vrai plaisir à lire

FRED73
Marraine
En fait je ne l'ai pas senti venir. La prochaine fois je pense que je saurai mieux reconnaître les choses et ne me laisserai plus embarquer aussi loin ! Merci beaucoup Iza.
bettyboop64.
Abonné
Bonsoir Fred, pardon de mon silence ces dernières semaines, des problèmes de santé, mais je te lis attentivement, je compatis car j' ai aussi eu ce genre de pensées et d' angoisses. J' en étais même venue à «mépriser» mon mari (le mot est un peu fort) parce qui' il m' aimait alors que je trouvais que je n' avais aucune qualité digne d' amour, c' est dire... Pourtant, j' ai changé, aujourd' hui je m' aime, sans honte d' éprouver ce sentiment ô combien salutaire et naturel. Tu vas y arriver. Bisous de mon lit d' hôpital !
FRED73
Marraine
Merci pour ton soutien Bettyboop et bon rétablissement à toi, j'espère que ce n'est pas trop grave.
bettyboop64.
Abonné
Eh bien, une pyélonéphrite quand même, mais ça va aller. Bonne soirée, à bientôt !
FRED73
Marraine
C'est quoi exactement ? Bon courage !
Soleluna.
Ancien abonné

Alors Fred, ce 20 mars???? :)

lorraine
Marraine

Oui, je me joins à Soleluna (coucou smiley) , ce 20 mars...En tous les cas, j'ai bien pensé à toi Fred;

Soleluna.
Ancien abonné

Coucou Lorraine :)))
oui, on était 2 à penser à toi, au moins!! :)

FRED73
Marraine

Merci les filles, c'est très gentil à vous d'avoir pensé à moi et de me demander des nouvelles. 

Alors bon, une inspection ce n'est jamais un moment agréable... Elles étaient 2 en plus, l'inspectrice et une conseillère pégagogique de maternelle. Elles sont restées dans ma classe toute la matinée et j'ai eu droit après à un entretien d'1h30. Je peux vous dire qu'après j'étais vraiment claquée !!! Voilà, c'est passé ça aurait pu être mieux, ça aurait pu être pire mais c'est vrai que c'est toujours difficile d'avoir le jugement de personnes que tu sais qu'à ta place elles n'en méneraient pas large (surtout l'inspectrice qui n'a jamais été institutrice de maternelle !). C'est vraiment un système infantilisant, mais bon il faut faire avec et une fois l'inspection passée, on retourne à ce que l'on était en train de faire. Il y a quelques pistes qui peuvent être interessantes mais si je voulais appliquer tout ce qu'elles m'ont dit j'y passerai mes soirées, mes mercredis et mes week-end et comme je n'en ai pas l'intention...

Bonne soirée les filles et à +

Soleluna.
Ancien abonné

Ah cool !!! Voilà, ça, c'est fait :) Bravo en tout cas pour la gestion de la chose, d'avoir fait face et tenté de laisser de la place aux émotions plutôt que de les éviter par tous les moyens et systématiquement. C'est un grand pas. Pas facile de changer de paradigme comme ça, j'en sais quelque chose ! Bises
ps: y'a un truc bizarre dans le systéme éducatif français, j'ai du mal à comprendre que ceux qui dispensent le savoir ne soient pas des professsionnels qui ont été à l'épreuve du réel. Comme si le savoir théorique était tout (il est important, mais l'expérience l'est tout autant. Bref).

lorraine
Marraine

Ca c'est sûr, une inspection avec du jugement c'est forcément stressant....C'est pour cela que dans la mesure du possible ne stresser que quelques heures avant  ça suffit..smileywink

 

Je suis contente Fred que tu évoques l'aspect infantilisant du systéme éducatif français .

Le penser  c'est faire preuve de lucidité (et pas de colère) car c'est la vérité  Et la lucidité avec le "bon" discernement qu'elle opère permet une prise de distance entre soi et  l'évènement. On relativise voire on banalise On se détache, on arrête d'y penser tout le temps, de ruminer, d'y coller comme si notre vie en dépendait

Je trouve que c'est fondamental pour arrêter de se flageller, de croire que c'est nous qui sommes coupables ou nulles ou pas à la hauteur. Lucidité dans cet exemple là mais aussi dans d'autres situations concernant nos parents par exemple

Trouver sa valeur par soi même ou ses résultats au quotidien. Et y croire (j'aurai mis 30 ans à y arriver c'est pas toujours gagné mais on y arrive ! smiley)

  Et tes petits bouts comment se sont-ils comportés..? Peut être sont-ils un peu petits pour entrevoir les enjeux

J'ai ce souvenir, où enfant, les instits nous informait d'une inspection...On était alors sages comme des images par soutien pour la maitresse. Et même maintenant ça continue pareil, la prof d'anglais de ma flle en 6e s'est fait inspecter il y a quelques semaines. Elles les a prévenu la veille et a donné quelques consignes qu'ils ont respectées. Y avait pas une mouche qui volait disait ma fille pourtant c'est une classe de bavards un peu dissipés, tout le monde levait le doigt, écoutait tranquillement;  la prof n'a jamais été aussi gentille m'a dit ma fille (vive les inspections winkwinkwink) et elle les as remerciés de leur aide. Compter sur les élèves et sur soi.

 

Bonne soirée à toi, Solulena et tout le monde.

liegama.
Ancien abonné

Bravo pour ton inspection réussie Fred, je suis contente pour toi, et un grand bravo pour ce superbe travail d'accueil de tes émotions que tu arrives à faire. Je t'envie, moi je suis bien coupée de mes émotions en ce moment, mon beau père se fait opérer à coeur ouvert pour la seconde fois en 7 ans et j'essaye de soutenir mon mari mais j'ai du mal à le faire en étant en contact avec mes propres émotions. J'ai tellement peur de laisser mes émotions m'envahir et que finalement je devienne le centre de l'attention au lieu de lui apporter mon soutien que je manger (sors d'une grosse EME) pour me "donner du courage et de la force" pour mieux le soutenir. Bref, un grand n'importe quoi.

izabelle
Animatrice forum

oui super Fred que ça soit derrière toi et que tu aies traversé le truc en pleine conscience

Liegama, on dirait que tu ne t'autorises pas à ressentir de peur d'attirer l'attention

si tu laisses tes émotions t'envahir, qu'est-ce que tu risques?

bien sûr qu'il faut les laisser t'envahir, tu verras qu'elle ne "t'envahiront" pas, mais qu'elles viendront simplement arroser ton jardin intérieur.....

en arrêtant de lutter, en accueillant la peur ou l'incertitude ou l'angoisse ou je ne sais quoi d'autre que tu ressens,   tu libéreras beaucoup plus d'énergie, et tu aideras plus les proches en étant connectée à toi-même

 

à tout moment, tu as le "droit" de ressentir

tu n'as pas à  "ne pas ressentir"  pour soutenir tes proches

tu les soutiendras mieux en étant pleinement connectée à tes états intérieurs

 

PS : bien sûr, je ne fais que dire ce que tu sais déjà, mais des fois le relire, ça peut aider....

laisse toi envahir

Soleluna.
Ancien abonné

Laisse toi envahir.
C'est bon ça :) me le note dans un coin de ma ptite tête :)

mavo.
Marraine
Oui liegama, et merci Izabelle de le rappeler, il "suffit" de se laisser envahir... Lu aujourd'hui même dans le 2ème livre de G. Roth en cours : si je suis en lutte contre une émotion, si je ne l'autorise pas à commencer, je ne l'autorise pas non plus à finir... Bon courage !
Patience
Marraine

[quote=mavo]

Lu aujourd'hui même dans le 2ème livre de G. Roth en cours : si je suis en lutte contre une émotion, si je ne l'autorise pas à commencer, je ne l'autorise pas non plus à finir... ![/quote]

mavo,

Merci d'avoir partagé avec nous cet extrait... C'est très vrai !

Au plaisir de te lire

redgine's cocktail.
Abonné

[quote=FRED73]Je viens de comprendre quelque chose de très important aujourd'hui. Quand arrive une émotion, très souvent la peur pour moi ( de ne pas y arriver, de ne pas être à la hauteur, du jugement des autres...) au lieu de me dire "aie,aie,aie voici la peur qui revient me voir, oh non je vais encore être super mal, je vais avoir un poids sur la poitrine, une boule dans la gorge, du mal à respirer... vite, vite il faut qu'elle disparaisse qu'elle me laisse tranquille." Comme j'avais bien intégrer que lutter contre l'émotion ne faisait que la renforcer je la laissais venir mais tout en ayant peur d'elle et surtout des manifestations physiques entraînées. Et puis j'essayais de comprendre ce qui l'avait provoqué, ce qui alimentait encore les pensées mais tout en essayant de les laisser passer. Bref, un vrai numéro d'équilibriste ! Aujourd'hui, lasse d'être épuisée par la lutte pour ne pas lutter, du contrôle pour lâcher prise et de la peur d'avoir peur, je me suis dit "tiens revoilà la peur que je connais si bien, finalement elle n'est pas dangereuse, je vais lui laisser une place et ne pas m'occuper d'elle. De toute façon,elle vient tout le temps me voir à quoi bon en avoir peur et vouloir qu'elle disparaisse elle finira toujours par revenir. " Et bien pour la première fois sans avoir fait autre chose pour me changer les idées, la peur est partie comme elle est venue.

Donc, pour vivre en harmonie avec des émotions j'ai compris qu'il était important de :

- accepter que l'émotion soit là

- ne pas chercher pourquoi elle est arrivée, en tout cas pas à chaud c'est à dire quand les manifestations physiques sont présentes.

- ne pas en avoir peur, elle n'est pas dangereuse si on lui laisse une place

- ne pas chercher à la faire disparaître Voilà. A suivre pour voir si je serai capable de gérer aussi bien à chaque fois.

[/quote]

Bonsoir FRED73,

Depuis plusieurs semaines je patauge, faisant le programme du mieux que je peux, sans toutefois arriver à sortir la tête d'un maelström d'émotions, de sensations, de colère, peur et frustration, j'en passe et des meilleures. Enfin je trouve ce fil, et puis cette expérience que tu partages.

Ouf, j'y retrouve exactement tout ce que je suis en train de vivre, pratiquement à la virgule prêt. Et tout ce fil est magistral ! Donc grand merci FRED73, Izabelle et toutes les autres. Enfin, je ne suis pas folle. Mais surtout, je suis sur la bonne voix, mon chemin. Je vais donc pouvoir suivre ma voix comme je le sens depuis le début.

Je vais simplement rajouter un tiret que je mats en premier :

- laisser l'émotion naitre et venir à moi

FRED73
Marraine

Merci Redgine's d'avoir fait remonter ce fil, ça m'a fait bizarre de relire ça parce que justement je viens de traverser une période de peur qui me réveille à 3-4 heure du matin et m'empêche de redormir correctement jusqu'à l'heure du réveil. Bon, j'ai encore un peu tendance à lutter mais surtout ce qui est difficile c'est que je m'en veux de ne pas réussir à me calmer. C'est encore plus dur la nuit parce que forcément on se dit qu'il faut qu'on dorme parce que si on est fatigué la journée ne se passera pas bien. Et bien sûr plus on se dit qu'on doit dormir moins o n y arrive ! Donc après la crise, je me dis que ce n'est pas possible que je me mette encore dans des états pareils et là forcément je ne m'en sors pas. En relisant ce fil je redécouvre que le but de la pleine conscience n'est pas de se calmer mais de ne plus avoir peur des manifestations de ses émotions pour les laisser vivre leur vie puis repartir tranquillement. Ne pas lutter pour réussir à se calmer...

izabelle
Animatrice forum

[quote=FRED73]

 Ne pas lutter pour réussir à se calmer...

[/quote]

en même temps dès que tu cherches à te calmer, tu luttes

et ça renforce la peur

donc effectivement en pleine conscience  ça sera plus efficace

et ce n'est pas facile de vivre la peur en pleine conscience, sans chercher à la calmer justement, mais simplement dans l'observation et l'acceptation

je ne sais pas quelle idée de danger active cette peur, mais en tous cas pour ma part j'ai pu observer que même si je ne dors pas, si je reste allongée et dans le noir, mon corps se repose suffisamment pour ne pas avoir sommeil dans la journée

tu peux aussi faire des bodyscans du coup

courage j'espère que ton sommeil va vite redevenir plus récupérateur

FRED73
Marraine
C'est vrai que je ne suis pas vraiment fatiguée la journée parce que je tiens sur les nerfs. En fait, ma peur vient de la rentrée, du changement d'école, de niveau de classe, et des parents casse-pieds qui ne supportent pas que leurs enfants se fassent taper par d'autres enfants... Bref, sentiment de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas y arriver, de ne pas être intégrée dans l'école viennent me visiter la nuit et m'empêcher de dormir. Mais bon, j'ai pu récupérer cette nuit parce que c'est le week-end et que je ne travaille pas lundi.
izabelle
Animatrice forum

ah oui pas facile à gérer tout cela !

un truc que je me répète souvent  "on n'est jamais à la hauteur de sa tâche, on s'élève avec elle"

profite bien de ton week-end:!

Orange Cadmium.
Inscrit

Fil très intéressant où je me reconnais. Dur de se retrouver face à ses émotions et de ne pas fuir!...

Courage Fred! Repose-toi bien ce week-end! Je compâtis: je trouve ça très dur la rentrée et de se retrouver face à ses limites.

FRED73
Marraine
Merci les filles ! Cette nuit j'ai dormi plus de 12 h ! J'avais vraiment du sommeil en retard! Ça fait du bien de se sentir plus reposée. Mais bon, c'est quand même fou cette histoire de stress. Il y a une sorte de pensée magique dans tout ça, comme si je devais stresser avant pour que la journée se passe bien. C'est comme si je devais me préparer en fait... Je sais que ça ne marche pas mais comme j'ai toujours fonctionné comme ça, j'ai peur qu'en faisant autrement ça se passe mal!
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