Les émotions - 01032014

FRED73
Marraine
Je sens que je bouillonne intérieurement. Je ne me sens pas calme mais je n'ai pas envie de manger, je n'arrive pas à rester en place. Je voudrais faire 15 choses en même temps ! Quand j'ai des EME je ne ressens rien de particulier par contre juste une envie de manger irrépressible. Je sais qu'il faudrait que je fasse de la pleine conscience parce que je ne suis pas du tout dans l'instant présent, j'ai justement envie de le fuir ce moment où j'ai l'impression que rien ne pourra me calmer. Oui je crois que j'ai très peur de ce que je vais trouver si je me retrouve face à moi même. J'ai aussi beaucoup de mal à savoir quelles sont les emotions qui me traversent parce que je pense que je les empêchent de sortir d'où ce bouillonnement intérieur. Mes émotions veulent sortir mais je fais barrage, et j'ai tellement peur que les digues finissent par rompre que je lutte de toutes mes forces. Je sais qu'il ne sert à rien de lutter, je sais que je dois faire de la place à mes émotions... Je sais tout ça mais l'instinct de protection est plus fort. J'ai compris que les émotions etaient importantes et pas dangereuses mais on m'a tellement conditionnée à en avoir peur. Je comprends bien les choses, je suis persuadée de l'efficacité de la pleine conscience mais l'angoisse est plus forte que la raison. Elle gagne presque à chaque fois ! Que faire ?

Commentaires

FRED73
Marraine

Bon, ben j'ai toujours cette peur au fond du ventre... Je sais qu'il ne sert à rien de se raisonner mais c'est dur ! Je n'arrête pas de me dire que c'est n'importe quoi, que cette peur est totalement irraisonnée. Et bien sûr, je voudrais qu'elle me fiche la paix ! C'est difficile de l'accueillir comme une amie parce que ses manifestations ne sont pas des plus agréables... Mais bon, je vais essayer.

izabelle
Animatrice forum

c'est tout le challenge, mais en même temps tu n'as pas non plus à l'accueillir comme une amie, juste l'accueillir, accepter sa présence

j'aime bien la métaphore de la vieille tante un peu pénible

la métaphore est la suivante, tu fais une petite fête familiale chez toi  et une vieille tante un peu pénible veut absolument s'y inviter

si tu lui fermes ta porte,  elle tambourine, elle vitupère, cela te prend assurément toute ton énergie et ça gache encore plus l'ambiance

le mieux étant de la laisser entrer, être là,  où elle continuera à être un peu pénible, certes, ponctuellement dans les conversations, mais  tu pourras tout de même concentrer ton énergie sur ta soirée et tes invités

 

c'est surtout le fait de ne pas lutter contre la présence d'une émotion désagréable  qui la rend finalement plus supportable 

car la lutte ne fait qu'amplifier le coté désagréable, ça fait prendre d'importantes proportions

et surtout au lieu de consacrer son énergie à  "lutter contre"   on peut l'utiliser pour s'approcher vers ce qui a de la valeur pour nous

 

bon courage pour ce lundi

FRED73
Marraine

Oui pas mal la métaphore de la vieille tante pénible ! Je ne travaille pas le lundi et laisse tout de même ma fille chez la nourrice. Les plus grands viennent manger à la maison le midi. Ça me permet donc de travailler pour ma classe et ça c'est cool parce que le week-end j'ai plutôt envie de faire des choses en famille et le soir je suis tellement claquée après le coucher des enfants que je n'ai pas le courage de me remettre au boulot. Les deux grands peuvent s'occuper tout seuls mais la petite c'est un peu difficile en ce moment: elle pleure dès qu'elle n'est plus dans les bras !

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