Les obsessions alimentaires, le sucré ?? - le 04/06/2012

cerise59.
Abonné

Bonjour, 

J'ai toujours été considérée, comme une gourmande, une "bouche à sucré", comme on le dit chez nous. Je suis incapable d'avoir un paquet de biscuits ou une plaque de chocolat dans un placard chez moi...

J'ai commencé la phase d'expérimentation de la faim de cette façon : je saute le petit déjeuner et j'emporte avec moi au travail un paquet de 4 biscuits de petit déjeuner. J'ai fait ça deux jours de suite et je me suis vite rendue compte que la présence de ces biscuits dans ce tiroir me rendait dingue, et que je les ai mangé pour être tranquille avec cette sensation, j'avais faim mais j'aurais pu attendre encore un peu... Aujourd'hui je n'ai pris que des doses de soupe, et comme par magie, pas d'obsession alimentaire, et j'ai pu attendre d'avoir vraiment faim !

Je suis incapable de faire cette phase d'expérimentation en étant chez moi, trop de choses dans mes placards. Ici, au boulot, je n'ai rien du tout à part mes soupes, donc tout va bien.

Jusqu'à présent, mon parcours se passe "presque" normalement, mais je me sens vraiment impuissante quand cette obsession se manifeste. Une de mes amies me racontait qu'elle prenait un carré de chocolat chaque soir, et qu'elle remettait la plaque dans le placard... Mais comment fait-elle ? Comment peut-on se débarasser de cette obsession ?

Merci pour votre aide,

Commentaires

Nikaia.
Abonné

Bonjour Cerise

Tu vas t'en débarrasser de plusieurs façon

avec la dégustation  tu t'apercevras que c'est vraiment meilleur quand tu as faim... alors pourquoi gaché?

je n'ai pas encore fait le repas sucré 4 jours de suite, mais j'ai fait le salé .. et autant mes cacahuetes me tentaient le premier jour, autant le 4ème je n'en avait juste pas envie! je pense que ce sera pareil avec le chocolat ... si tu as l'obligation de manger du chocolat 4 jour de suite (jusqu'à une tablette) .. le 4ème jour tu auras envie d'autres chose ...

Enfin, en étant régulée tu pourras en manger quand tu en auras envie (et que tu auras faim) ... donc pas de risque que cela "disparaisse", pas de "dernière heure" avant le régime ... ça permet de mettre les choses en perspective et de se dire "autant attendre pour en profiter au max" et j'en aurais toujours demain.

J'ai la chance, grace aux livres du Dr Z de ne plus avoir d'aliment tabous depuis déjà quelque temps et je peux sans problème me contenter d'un morceau de chocolat  (OK il m'arrive de faire des crises d'EME et dans ce cas c'est un peu plus .. mais c'est assez rare finalement) et de remettre la tablette dans le placard (à la maison) ou dans le tiroir (au bureau) .. par contre je deviens stressée  (pas à ce point mais tu vois l'image) si je sais qu'il n'y a plus rien .. dans ce cas il faut vraiment que j'en achète. ...

Bon courage

Nikaia

 

cerise59.
Abonné

J'ai lu aussi les livres du Dr Z, et il est vrai que c'est déjà un soulagement de ne plus avoir d'aliment tabou. Pour l'instant je mange encore trop mais j'ai dores et déjà pris l'habitude d'attendre d'avoir faim, surtout si un bon repas pointe son nez. c'est vrai que le plaisir de manger est tout autre. Et mon copain ayant l'habitude de sauter le repas du dimanche midi, j'ai suivi naturellement sans angoisse (pas l'estomac vide, hein, c'est juste que le petit déj est copieux et pris vers 10h). Mais cette obsession pour 4 biscuits dans mon tiroir, ça me saoûle vraiment ! Merci de m'avoir rassurée, j'ai hâte de passer aux exercices suivants !

zepretender.
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J'ai le même souci avec le Comté... le fromage n'a pas le temps de se reposer au fond du frigo qu'il est déjà terminé. J'angoisse à l'idée de commencer la phase sur les aliments tabou.

Mais je comprends ton addiction au chocolat (qui subit le même sort, avec culpabilité à la clé).

Les exemples ici semblent indiquer que c'est possible. C'est déjà ça !

positivethinker.
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Moi aussi c'est le fromage lol. Surtout que j'habite en Angleterre alors je n'ai pas autant de choix que quand j'etais en France. Ici, accroche toi pour trouver un vieux pane ou un pont l'Eveque, et qui ne soit pas a un prix prohibitif ! Alors, quand je m'achete du fromage il ne fait pas long feu.

Mon record, c'est de manger un camembert en 2 jours, avant ca je le mangeais en entier en un repas (en progres), mais bon j'ai compris qu'il vaut mieux que j'evite d'acheter du fromage, car c'est encore trop dur a gerer.

cerise59.
Abonné

On a toujours envie de ce qu'on aime, et qui est inaccessible. Pour ma part il faut que je limite le lait (une longue histoire). Je réussis à me passer de la plupart des produits laitiers, mais parfois je pense à une bonne flamiche au maroilles, je sais que je vais être malade mais je la fais quand même ! Et je me régale comme c'était le meilleur plat du monde...  

Lyphaé.
Abonné

Cerise, tu vas apprendre à manger les aliments sucrés sereinement, au fil du parcours. Par contre, je te conseille de continuer comme tu fais à présent et de ne pas réintroduire tous les aliments que tu t'interdis d'un coup, ou tu risques de ne pas parvenir à résister à la tentation et de trop manger. Je pense donc que ta stratégie "soupe" que tu as adoptée est la bonne.

Petit à petit, au fil du parcours, tu apprendras à réintroduire les aliments "interdits". Bon parcours :-)

Heliade.
Abonné

@ Posithivethinker : j'ai le même problème que toi avec le fromage, le saumon et la charcuterie.

Du coup, on en fait un repas.

Par exemple quand j'achète un bon camembert, je fais une salade verte et du pain (baguette tradition faites maison.)

C'est un excellent repas qui cale bien ! 

Et on se fait plaisir !

Du coup, le plateau de fromage en fin de repas, c'est terminé ! Mais c'est aussi le pays qui veut ça... Le fromage ici, c'est comme le foie gras en France !

Après, il y a encore un autre technique, sur les aliments comme le foie gras : comme c'est très riche et très cher, j'en mange en petite quantité pour essayer de faire durer le plaisir le plus longtemps possible...

Bon, vu que mon mari chéri a plutôt le réflexe inverse (tout manger avant qu'il n'y en ait plus), c'est pas toujours facile...

Voilà pour mon expérience !

A plus !

Chatoyante.
Abonné

Bonjour Cerise :)

Pour répondre à ta question, je ne sais pas comment elle fait, je peux juste parler de ce que moi j'ai fait hihi.

Mon histoire était avec la crème glacée. Pas capable d'en avoir à la maison sans arriver au fond et souvent le 2 litres y passait en une fois!

Cela m'a pris presque un an, mais maintenant je cohabite en harmonie avec la crème glacée. Il m'arrive même d'oublier qu'il y en a dans le congélateur.

Le tout s'est fait super graduellement. Ma stratégie a été de m'en acheter un contenant de 2 litres à toutes les semaines. Comme il y avait une notion de manque via cet aliment tabou, je me suis dit que déjà, de ne jamais en manquer viendrait me sécuriser. De fait, j'ai cessé de me demander à quand irait la prochaine fois que je pourrais en manger, c'était accessible!

Ensuite, je me suis mise à mieux observer quel était le plaisir que je retirais de cet aliment. Quand je m'assoyais avec le contenant en entier, je dégustais pour mieux savoir si c'était la saveur qui m'attirait autant, ou bien la texture, la température, etc. Je le vérifiais comme si je n'en avais aucune idée au préalable afin de revisiter mes intérêts. Il s'est avéré que ma crème glacée fétiche n'avait finalement pas si bon goût. Hormis le sucré, les saveurs étaient plutôt nébuleuses.

Je me suis donc mise à errer parmis les saveur afin de découvrir ma nouvelle préférée. Je redécouvrais la crème glacée. Je devenais de plus en plus difficile. Je me suis rendue compte que la manger sans faim la "gaspillait".

Bien sûr, au travers cette expérience, j'avais des compulsions, comme "avant". Mais de fois en fois la quantité diminuait et la façon de le vivre changeait. Ce n'était pus du pur gavage et je cherchais le plaisir. À d'autres fois, je m'en foutais et faisais exprès de manger devant la télé, super rapidement, afin d'en enfiller le plus possible. Ce n'est pas arriver d'un coup cette harmonie.

Je dirais que je suis attirée par les aliments sucrés en général, dont le chocolat. Certains jours il m'obsède encore, et certains jours je peux l'oublier dans mon tiroir. Ou alors y penser mais de carrément pas en avoir envie, je pensais pas que ça pouvait être possible de vivre cela. J'ai remarqué que la majeure entre ces journées se situe dans mon humeur. Ma réaction me piste sur moi-même.

positivethinker.
Abonné

On trouve du camemebert a Chennai !?

Ben pour ton mari, coupe toi la moitie du camembert et mets le dans ton assiette !

G.Apfeldorfer
Votre coach

 

Bonjour à toutes et tous,

Manger nous permet d’avoir un plaisir ou bien de diminuer un déplaisir, ce qui est une forme de plaisir.

On a du plaisir lorsqu’on mange lorsqu’on a faim, une faim modérée, et que ce qu’on mange correspond à son attente, son appétence. Lorsqu’on a une grande faim, on ne recherche plus un plaisir, mais l’arrêt d’un déplaisir, car la grande faim est une souffrance. Lorsqu’on a une EME, là encore, ce qui est recherché, c’est l’arrêt d’un déplaisir, la disparition d’une émotion et de pensées désagréables, pénibles.

Lorsqu’on s’interdit les aliments qui correspondent à notre appétence, on les désire de plus en plus. Tel est le schéma  de la restriction cognitive. S’additionnant à la faim, le désir de ces aliments peut devenir irrésistible : on craque et on les mange. Mais alors, on n’éprouve pas de plaisir gustatif, simplement un plaisir de transgression. La culpabilité à franchir l’interdit, l’anxiété de grossir empêchent le plaisir gustatif, et la perception  du rassasiement.

Ce que nous vous proposons, pour sortir de ces systèmes, c’est d’abord de mieux savoir identifier vos sensations alimentaires, et vos appétences ; c’est ensuite d’évacuer vos interdits, de faire disparaître la culpabilité et l’anxiété ; c’est donc de retrouver le plaisir de manger.

Lorsqu’on mange pour le plaisir, on peut s’arrêter lorsque ce plaisir gustatif se termine. Cela s’appelle le rassasiement sensoriel spécifique ou rassasiement gustatif. On s’arrête, parce qu’on sait qu’on retrouvera cet aliment aisément, dès que nos appétits nous orienteront vers lui. Mais que là, tout de suite, cet aliment ne nous fait plus envie.

Alors cerise, soyez patiente avec vous-même, prenez le temps de faire les exercices sur les sensations alimentaires, les exercices de consommation d’aliments riches. Ce sont eux qui vous sortiront de l’ornière ! Ne soyez pas si pressée, ne cherchez pas à aller plus vite que la musique.

Merci nikaia, lyphaé, chatoyante, pour vos sages conseils.

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