remise en question EME et son origine - 06062014

gabuzo.
Abonné

Bonjour,

Je me questionnais à force de lire le forum sur l'origine de l'EME. En effet l'EME pour ma part est souvent accompagnée d'émotions négatives, mais il y'en a beaucoup aussi qui pour moi sont "naturelles" ou je pourrai dire EME = avoir envie de manger une gourmandise.

En effet je me demande si depuis le début de ma vie j'ai su manger sans EME (je précise que je suis obèse depuis 10 ans (j'ai 35 ans) et que j'ai toujours eu un poids dit "normal" avant cela):

- Bébé : un bébé pleure donc sa mère lui donne à manger, hors ce n'est pas à 100% un appel de faim, cela peut être un mal de ventre, les dents qui poussent etc. Donc déjà bébé là où l'on ne peut pas soi même se rassasier, c'est notre mère qui prend l'initiative. Par contre un bébé s'arrête de manger quand il est "rempli".

- Enfant : un enfant ne décide pas de l'heure à laquelle il va manger, mange en famille, et bien souvent on lui impose ce qu'il doit manger et/ou on peut le forcer à finir son assiette ou à manger ce qu'il n'aime pas.

- Ado : pour ma part à l'adolescence j'ai commencé à avoir de plus en plus de EME et je me permettais plus librement de manger tout et n'importe quoi à n'importe quelles heures (pas du tout régulièrement mais je pense que cela s'inscrivait déjà).

- Début adulte : On décide enfin plus de comment on veut manger, pour ma part cela a été la liberté de manger ce que je veux quand je veux (je n'ai jamais manqué je précise mais les gourmandises étaient toujours des moments de plaisir partagés en famille ou amis ou de soulagement pour moi).

- Adulte : -tout comme les autres périodes hors bébé- un rythme "non naturel" à mon gout s'inscrit dans le quotidien, le boulot, il faut commencer à telle heure, manger à telle heure, etc.

Bref je décris un peu ces périodes car je me dis qu'au final aujourd'hui je ne sais pas s'il existe des personnes qui arrivent à manger de façon libre et naturelle, par simple besoin, vous me direz qu'il n'est pas interdit de craquer de temps en temps et se faire plaisir avec du sucré ou du gras, mais selon le caractère et la sensiblité de chacun, cela peut être une véritable drogue et nous rappeler sans arrêt pour soulager une envie ou des émotions négatives. Je suis en train de me rendre compte à quel point on est piégé dans notre monde actuel, la liberté n'existe plus et en effet on veut maigrir sans en avoir besoin ce qui nous amène à ne plus savoir s'arrêter de manger alors qu'on en a besoin. A la tv on voit des physiques auxquels on veut ressembler, accompagnés de pub pour des produits de régime et de pub pour de la nourriture et des gourmandises. Aussi quand je regarde mon entourage , chacun a "sa petite drogue" que ce soit la nourriture, la cigarette, l'alcool, etc.

Ma question est donc : peut être retrouver un équilibre et une liberté dans la gestion de notre faim et de nos EME alors que nous n'avons jamais été libre d'EME depuis notre naissance?

Merci !

Commentaires

izabelle
Animatrice forum

hello  gabuzo!

les bébés ne s'arrêtent pas de manger quand ils sont "remplis" mais quand ils n'ont plus faim, ce qui est quand même sensiblement différent

les enfants mangent aussi souvent selon leur faim, mais a priori les parents les éduquent à avoir faim aux heures des repas, moi c'est ce que je fais pour ma fille

je crois très sincèrement qu'il y a plein de gens qui n'ont pas besoin de la nourriture pour se calmer, et qui ont déjà engrangés les automatismes que l'on recherche nous, avec  ce programme

observe autour de toi, tu en trouveras plein

alors c'st vrai que nous, on est des cibles pour les vendeurs de régimes en tout genre, et même les gens régulés qui mangent normalement peuvent se laisser tenter à l'occasion

mais pour les avoir observé, ils reviennent vite à leur automatisme  faim - pas faim

 

ensuite, tout le monde a des EME, oui bien sûr

mais cela ne pose problème pour le poids que lorsqu'elles sont trop nombreuses pour que le corps régule ces apports supplémentaires par la régulation de l'appétit

 

le but n'est pas l'éradication de l'EME, mais bien de trouver un rapport souple à ses émotions, ce qui nous permet de ne pas avoir besoin de nous calmer  "en permanence" avec de la nourriture

alors parfois oui, on va se faire une bonne bouffe réconfort, mais on ne sera pas dans un fonctionnement pluri-quotidien de se calmer avec la nourriture

il ne s'agit pas selon moi d'être libre des EME,  elles ne sont pas des ennemis mais simplement elles se mettent en marche quand on lutte contre nos émotions

du coup, moi quand j'en ai,  eh bien ça devient plutôt un signal,  signal que j'ai un état intérieur difficile et que j'ai envie de le modifier par de la nourriture

ce n'est pas si méchant que ça, et si parfois je mange eh bien par la suite j'attendrais simplement d'avoir à nouveau faim

mais la plupart du temps maintenant je n'ai plus vraiment envie de manger à partir du moment où j'ai pris le temps de m'autoriser à ressentir cette chose là

 

désolé pour la lègère confusion de ce message, j'espère néanmoins qu'il pourra t'etre utile

gabuzo.
Abonné

Il y a une différence entre se sentir "rempli" et ne plus avoir faim ? La difficulté que je rencontre est celle là je crois, je ne sens pas quand je n'ai plus faim, pour moi c'est quand j'ai cette sensation d'être remplie mais je me trompe peut être !

Je ne suis pas tout à fait d'accord ... les enfants mangent avant d'aller à l'école, en rentrant, je me souviens au college moi avoir un service à 11h ce qui me faisait faire de gros gouter parce que j'avais très faim en fin d'après-midi et remanger à table en famille 1 ou 2h après ... ON est déjà très conditionnés par des éléments extérieurs.

Je parlais de tout ça car il me semble très difficile d'arriver à fonctionner avec sa faim, dire on mange moins on verra plus tard, tant mieux si certains y arrivent mais moi je ne pourrai pas je me connais, si je sais que je bosse derrière je n'ai pas envie de me faucaliser sur ma faim alors que je dois bosser, mais mon rapport à la nourriture est surement assez rare, pour moi si je ne mange pas "assez" ou pas je me sens mal au point d'avoir l'impression de faire un malaise (bien sûr je n'en fais pas mais mes sensations sont assez violentes).

Oui je lis souvent que le but n'est pas d'éradiquer les EME , qu'elles ne sont pas mauvaises, et j'ai hâte d'avancer dans le programme pour savoir comment mieux les gérer, car pour l'instant malgré la RPC j'en ai qui sont vraiment incontrolables...

Perso je distingue vraiment les EME incontrolables où j'ai envie de manger tout et n'importe quoi, et des EME qui sont là par envie, en effet lors d'un bon repas, prendre un bon gouter etc. Peut être par la suite seront elles distinguées mais pour moi c'est très différent, d'un côté se faire plaisir et de l'autre la compulsion, et donc quand je parle d'être libre c'est des compulsions bien sûr, et libre aussi dans le sens où je pourrai manger qchose qui me fait plaisir dans une mesure raisonnable et sans culpabilité.

Merci de ta réponse, même si on n'est pas d'accord pour tout, je suis en début de programme aussi et j'imagine que l'esprit s'ouvre à force d'avancer dans le programme lol!!!

Bonne soirée ;)

Pattie.
Ancien abonné

Oui, il y a une différence entre se sentir remplie et ne plus avoir faim. En suivant le parcours, on apprend à connaître, en tâtonnant, puis à reconnaître nos sensations physiques, et elles deviennent familières. En expérimentant, on repère la faim de plus en plus nettement. Et en expérimentant aussi, on apprend à approcher la satiété, la fin de la faim. Pour moi, c'est encore très très expérimental. J'ai même suspendu les expérimentations pour le moment. Mais je sens encore les acquis en moi, notamment dans le pique-nique que je me prépare pour le repas de midi au boulot : les quantités que je prends m'auraient paru bien peu avant Linecoaching. Pourtant, la faim ne réapparaît pas avant l'heure habituelle de mon repas, parfois même plus tard.

Pour ressentir le fait de ne plus avoir faim, il faut d'abord apprendre à se mettre dans les bonnes conditions, et ça, les étapes de LC le permettent. Quand notre corps a assez de nourriture, il nous désintéresse de la nourriture. Mais ça, je ne l'ai encore pas senti. La seule chose que j'ai senti qui s'en approche, c'est que quelques bouchées avant la fin de mon dessert, je le laisse, exprès, pour voir, et je fais autre chose. Et ensuite, j'y reviens, et j'ai souvent expérimenté que j'en avais nettement moins envie (ce qui, pour le moment, ne m'empêche pas de le terminer. C'est déjà un bel effort pour moi de m'arrêter avant la fin).

La fin de la faim, la satiété, c'est un peu comme quand tu arroses une plante : l'eau est absorbée dans la terre, mais n'atteint pas les racines tout de suite. Petit à petit, elle s'infiltre, et atteint son but. Quand j'ai fait l'expérience de m'arrêter à la fin de la faim, pour l'étape qui est consacrée à cet apprentissage, j'avais l'impression d'avoir encore une toute petite faim (comme il est dit dans l'exercice). Et petit à petit, je me suis sentie nickel. Maintenant, quand je dépasse un peu ma satiété, je me sens nickel à la fin du repas, et petit à petit, un peu trop remplie (comme mes plantes quand j'arrose trop et que je me retrouve à éponger le carrelage). Ca ne m'empêche pas de dépasser (parfois allègrement) ma satiété, pas en ce moment. Mais ça me fait plaisir de voir que je sens ça, alors qu'avant je n'y prêtais pas attention.

 

Pour la différence que tu fais entre tes deux formes d'EME, ça me parle tout à fait ! J'ai des EME que je peux accueillir grâce à l'outil EME-zen informel, et parfois me réconforter avec un peu ou un peu plus de chocolat ou de gâteau. Dans ces cas-là, je me sens mieux. Parfois même j'arrive à ne pas manger sans difficulté, juste en me disant "Tiens, j'ai une EME, c'est une journée difficile, c'est pour ça".

Pour d'autres EME (notamment celles liées aux règles, et plus récemment celles liées à mon déménagement), j'ai besoin de bien plus de nourriture, et elle ne me réconforte pas, donc encore plus de nourriture, et encore, et au final j'ai mal au ventre sans être réconfortée, avec toujours cette envie violente ou insidieuse de reprendre du chocolat ou autre chose. Là, la nourriture ne suffit pas. Mais manger jusqu'à en avoir la nausée ne marche pas non plus. Ni de faire autre chose que j'aime. L'envie reste. Du coup, après avoir tourné autour du problème plusieurs mois, j'ai essayé de simplement me dire "Wow, là, c'est une EME gouffre, du genre pas possible à satisfaire". Et j'ai donc essayé de ne pas me réconforter. De me mettre au calme (dehors, par exemple, ou à la fenêtre, ou juste fermer les yeux), et d'attendre que ça passe (parfois, en faisant une séance formelle de RPC, parfois non). Et ça fonctionne le plus souvent. C'est juste un moment à traverser, qui revient, qui repart. Les EME gouffre liées aux règles, maintenant, ça va nettement mieux, elles ne me font plus peur, et la plupart du temps, je n'essaie pas de me réconforter (par contre, je vais essayer d'éviter les déménagements !)

J'ai aussi une EME résistante le soir, qui est un signe que mon comportement est encore binaire, que je ne lâche pas complètement prise, que je cherche encore à contrôler, puisque je relâche le soir. Mais chaque chose en son temps, petit à petit.

Les comportements confortables (manger quand on a faim, arrêter de manger juste avant le "un peu trop", réussir à me réconforter avec un peu de nourriture, réussir à accepter un peu et puis encore un peu plus d'inconfort émotionnel sans me sentir submergée, sans penser que c'est la fin des haricots) grignotent les comportements inconfortables (se priver, manger trop, mal au ventre, négation des émotions, des sensations physiques, ignorance de ma personnalité). C'est long, parce que les comportements inconfortables sont familiers, et le côté familier, c'est parfois plus confortable que la nouveauté. Il faut laisser le temps à la nouveauté de ne plus être une nouveauté, qu'elle devienne familière à son tour.

izabelle
Animatrice forum

oui, comme dis Pattie, c'est par l'expérience que l'on change peu à peu sa conception de la faim et la satiété

et du coup ce qui te semble si compliqué aujourd'hui devient beaucoup plus facile

il est fort possible que tu n'aies pas reçu une éducation adéquate en terme d'appétit, c'est très fréquent

perso je la donne à ma fille, à savoir ne pas se gacher l'appétit  et aussi je l'entraine au prévisionnel, c'est à dire que si on petit déjeune à 10 h, on ne mange pas la même quantité qu'à 7h, si on "veut" avoir faim  à midi  (et moi je veux qu'on ait faim à midi  ;-)

mais bien sûr il y a des contraintes extérieures, mais cette souplesse que l'on peut acquérir nous permet ensuite de jongler plus facilement avec toutes ces contraintes

par ex moi en ce moment j'ai des réunions le midi,   or comme je suis très routinière sur les horaires, eh ben j'aime pas ça, mais bon faut quand même travailler, hein

donc je mange à 11h30, et je dois donc faire gaffe à manger un peu moins le matin pour avoir faim à 11h30, et puis diner un peu plus tot le soir  ou bien une petite collation d'après-midi

ça peut sembler compliqué mais en fait, à ce stade, je le fais automatiquement, j'y pense une minute mais ce n'est vraiment pas une prise de tête

en début de programme, ça peut sembler une prise de tête parce qu'on est en apprentissage,  et que pour bien apprendre, mieux vaut décomposer les compétences

ça peut sembler innaccessible ensuite que ces compétences : faim, satiété, appétit prévisionnel, gestion des EME, etc... puissent s'associer de façon naturelle dans un comportement quasi automatique,  mais c'est pourtant le cas

si on n'est pas trop pressé et vouloir tout faire tout entier du début

au début on fait généralmeent la faim  ou la gestion des EME,   et ça c'est vraiment la base

ensuite on y associe les autres compétences, mais pour que ça se fasse relativement facilement (relativement, hein j'ai dit),  il faut bien avoir intégré le truc de la faim  

 

concernant les deux types d'EME que tu distingues, la première catégorie correspond à un évitement émotionnel puissant,   c'est quand on expérimente un état intérieur qui nous semble insupportable, menacçant ou honteux

bref, à ce moment-là, tous les moyens sont bons pour faire "disparaitre" cet état intérieur- là....  et même parfois on veut tellement l'éviter qu'on n'a même pas vraiment conscience de ce que c'est

pour ma part, cela me le faisait avant, pour les ressentis d'échec, d'inadaptation et d'excitation

aujourd'hui ça me le fait encore pour l'angoisse, le sentiment de ne pas être aimée parfois, mais de moins en moins,  mais en ce qui concerne la colère, l'échec et l'inadapation, cela ne le fait plus, car ce sont des émotions que j'accepte de vivre maintenant, telles quelles

les EME d'excitation correspondent pour moi à ce que tu décris dans la deuxième catégorie, il  est vrai que ce sont les plus agréables en ce qui me concerne, et ce sont pourtant les plus importantes......

 

ce que je te conseille pour l'instant c'est de prendre les exercices comme ils viennent, sans trop réfléchir sur ce que tu seras capable de faire à l'issu du programme

tu sais, on finit par se surprendre soi-même, surtout quand on ne se met pas la pression

ma relation à la nourriture actuellement, je ne pensais pas pouvoir expérimenter ça un jour : ne plus avoir d'EME compulsvies, après 30 ans de 10 à 15 EME quotidiennes.....   eh ben oui ça arrive, mais pas du jour au lendemain

bonne continuation

capuccino
Marraine

Bonjour Gabuzo,

J'ai lu attentivement tes interrogations et je comprends vraiment tes questionnements, tes doutes, tes incertitudes. Comment pourrait-il en être autement, toi qui est, comme tant d'autres personnes, comme celles dont je faisais partie, complètement déconnectée de tes sensations alimentaires (faim, rassasiement, satiété). 

Notre alimentation a deux fonctions essentielles : 

la première  est physiologique : notre corps a besoin d'énergie, de certians nutriments, vitamines....pour fonctionner 24h/24H et 365 jours par an, alors si on veut fonctionner en bonne santé, on va lui apporter ce dont il a besoin. Pour le choix des aliments nous avons des appétits spécifiques qui vont guider nos choix alimentaires, plutôt vers cet aliment-ci, que vers celui-là. Si notre alimentation est assez variée, il y a peu de chance d'avoir de grandes carences même si on ne détecte pas ses appétits spécifiques. Si cela va trop loin, la maladie peut intervenir, mais là nous sommes dans un autre domaine.On pourait se nourrir exculsivement de produits élaborés en laboratoire, minutieusement dosés en un tas de nuriments, avoir des prises de sang régulières qui mesureraient un tas de choses et on réjusterait en fonction des résultats...

La deuxième est émotionnelle : trouver grace à l'alimentation du plaisir, du réconfort face à une émotion dite négative, qui entraine chez nous un inconfort.  On peut aussi vouloir, grace à l'alimentation majorer une émotion positive (par exemple, j'ai passé un excellent moment en famille autour d'un excellent repas et j'aimerai tant avoir encore et encore du plaisir, alors je prends du dessert et j'en reprends encore et encore.

A travers l'alimentaion, il y a tant de choses qui passent, le partage, le plaisir de faire plaisir, l'amour, des liens sociaux ou professionnels dont nous avons besoin pour vivre en société. Alors notre cerveau va se débrouiller pour nous faire parvenir des signaux qui correspondent sans cesse aux besoins du moment en fonction de l'urgence qu'il y a  à satisfaire ce besoin et nous permettre de faire le choix d'y répondre ou non.

Ce que tu soulèves dans ton questionnement  peut sans doute apporter un début de réponse au pourquoi des troubles du comportement alimentaire et de nos dysfonctionnement. Ai-vécu auprès d'une maman qui ne savait pas décoder mes demandes et qui y répondait sans cesse par de l'alimentation et sans doute vais-je intégrer ce mode de fonctionnement. Ai-je vécu dans une famille où il fallait finir son assiette quels que soient mes envies, ma faim, mes goûts et sans doute vais-intégrer cette manière de fonctionner comme étant "normale" et ne plus trop savoir où se situe mes appétits spécifiques, mon rassasiement, ma faim mon plaisir..

Ce qui est important en fait n'est pas de savoir si on mange "strictement selon ses besoins" mais bien d'acquérir suffisamment de souplesse dans notre manière de nous alimenter pour pouvoir faire face à toutes les situations sans pour autant être en souffrance, sans être en permanence en lutte contre soi-même ou l'alimentation. Il est important de favoriser dans notre mode alimentaire ce qui est important pour nous et d'être en harmonie avec ça.

S'il est important pour moi de manger au self avec mes collègues et que je n'ai pas faim à l'heure où elles partent déjeuner, je vais me débrouiller pour rendre compatible ce qui ne le semble pas au 1er abord. J'irai donc manger avec elles, et je me contenterai de "grignoter" quelques bouchées de ce qui me fait le plus envie/plaisir. Et si la faim réapparait dans l'AM, je grignoterai  quelques gâteaux secs, fruts secs, friandises, un fruit, une barre de céréales pour répondre à mes besoins énergétiques et tenir jusqu'au repas du soir...

Grace à cette méthode, on apprend à se connaître, à repérer ses priorités (émotionnelles, énergétiques, relationnelles...où l'alimentation intervient) et à retrouver la LIBERTE de CHOISIR à laquelle on va répondre en priorité. Il n'existe pas de génralités, il n'y a que des particularités et c'est donc à chacune d'entre-nous de trouver ou REtrouver une manière harmonieuse de vivre son alimentation

Je vais fêter dans 1 mois, la date anniversaire de mon inscirption. 3 années se sont écoulées depuis mon "échouage" sur ce site. Je dis échouage car j'étais à l'époque à bout de souffrances vis à vis de mon poids mais aussi de l'envahissement mental en lien avec la restriction cognitive.e suis une autre aujourd'hui et je ne le regrette pas.

J'ai trouvé, je pense la bonne solution, au bon moment. Je ne vis pas dans un monde dénué d'émotion, de stress. J'ai appris à faire "avec"  et l'alimentation n'est plus au pouvoir de ma vie. Bien sur, comme tout le monde, je mange parfois encore sans faim, trop, pas assez, par émotion...Peu importe, aujourd'hui j'ai des armes pour y faire face et il n'y a plus de souffrance vis à vis de tout ça. 

Désolée pour la longueur de ma réponse. Tu pourras si tu le souhaites retrouver des choses très intéressantes en réponse à tes questions dans le numéro hors série de psychologie de moi de mai-juin...

Bon parcours.

gabuzo.
Abonné

Merci pour vos réponses à toutes ! Ca fait vraiment plaisir et c'est très encourageant !!

Je suis tout à fait réaliste sur les efforts qu'il faut porter au départ et surtout que ça se joue sur du long terme, mias c'est vrai que quand on commence le programme on lit tellement de choses qu'on se sent perdu et dépassé en voyant "tout ce qu'il faut faire" alors qu'en effet cela se fait par étape.

Je vais essayer de me concentrer sur mon parcours alimentaire.

Très bon weekend et merci encore ;)

virega.
Abonné

Zut mauvaise manip ' j'ai effacé mon post !!! On recommence...

 

Gabuzo, je me reconnais complètement dans ton parcours, je pourrais avoir écrit tes posts !

J'étais à deux doigts de tout laisser tomber...car après le démarrage euphorique "youpi, super site, j'ai trouvé la solution, je suis sauvée !", avec même une petite perte de poids (pas grand chose mais ça faisait longtemps que cela n'était pas arrivé) les EME sont revenues en force.

Les EME incontrolables et puis les EME que tu appelles "de gourmandise" aussi. C'est ce qui m'a fait peur ...je pensais que j'aurais un peu plus de prise sur ces dernières . Eh bien non ...cela m'a effrayé et m'a fait me demander si j'étais vraiment motivée, si je ne me cherchais pas des excuses, si je ne me complaisais pas dans la facilité....Bref déprimant (discours intérieur dévalorisant avec la petite voix qui dit "je te l'avais bien dit, tu n'y arriveras pas. tu mérites le poids que tu fais, tu ne fais pas d'efforts"). surtout qu'après les EME, l'estomac lourd et tout et tout, il y avait une partie de moi rassurée que tout soit comme avant. Comme si j'avais peur du changement que je désirais pourtant.

Mais si je suis capable de bas très bas, j'ai la faculté de me remotiver aussi sec. En surfant sur le site, où j'étais sûre de trouver des personnes dans mon cas ou l'ayant été, j'ai réalisé plusieurs choses.

D'abord je m'en demande trop et je fonctionne toujours en mode binaire (tout ou rien). Et puis je n'en suis qu'à la découverte de mon comportement alimentaire. Je brûle de commencer à agir mais je n'en serai pas capable (du moins pas correctement ) si je bacle cette étape.

Pour une modification en profondeur, il faut y aller pas à pas et ne pas vouloir tout, tout de suite.

Et pourtant, des choses on déjà changé ...surtout dans la prise de conscience. Je ne lis plus en mangeant, je ne culpabilise plus avec les "aliments tabous". J'arrive à savoir si j'ai faim avant de passer à table et si j'ai trop mangé ou pas à la fin. Pour l'instant, je n'arrive pas encore à adapter les prises alimentaires à mon ressenti...mais il y a déjà un pas de fait. 

Il y a une addiction à la nourriture qui est là depuis longtemps, des automatismes...il va falloir du temps pour lever les barrières. 

virega.
Abonné

tout cela pour dire que j'ai aussi l'impression d'avoir eu des EME presque toute ma toute ma vie depuis l'adolescence ... et que le discours de la société est ambivalent. d'un côté on prone la minceur. De l'autre on vous incite à consommer.

Les lobbies agro alimentaires sont puissants et réussissent à créer des besoins.

les produits laitiers sont nos amis pour la vie : hum...il y a moins d'osthéoporose chez les asiatiques qui n'en consomme pas , mais qui mange des produits céréaliers. On a même prouvé que trop de calcium était néfaste pour les os.

Il faut boire deux litres par jour : tous les magazines féminins nous ont serinés cela pendant 20 ans. Même que cela purifie notre corps de l'intérieur ...faux, archi faux. En fait, il faut boire quand on à soif...(les compagnies d'eau en bouteilles sont à l'origine de ce précepte)

Le sucre c'est pas bon , vive les édulcorants ! : comme ça on perturbe bien notre organisme qui attend sa dose de sucre annoncée par les papilles. et qui ne vient pas. Pas grave, il compensera avec d'autres aliments ou de grosses quantités. Sans compter ce qu'il y a dans la composition des édulcorants...ben justement, on ne sais pas trop . De temps en temps un scandale, et hop, on change d'éduclorant dont on ne sais toujours pas la composition (sauf que c'est pas la même que le dangereux d'avant).

 

Etc etc...

On est perdus...je suis convaincue qu'il faut arrêter de se couper les cheveux en 4 (dans le sens de la longueur) et recommencer à écouter son corps comme LC le préconise. Il sait ce dont il a besoin. Mais en effet, pas facile de s'affranchir des dictats sociaux, commerciaux, familaux...

gabuzo.
Abonné

Hehe j'ai aussi l'impression de me lire dans ton premier post ;)

Je pense avoir avancé depuis qques années, j'ai déjà réussi à perdre seule sans régime ni aide 20 kgs, et en effet tout à fait naturellement sans jamais me demander combien je mange combien ça pèse, combien de calories etc. Je pensais être débarrassée des mauvaises habitudes et bim 3 ans après ça revient, dès que je suis plus "faible" et 5 kgs de plus ... C'est démoralisant car tout ça se passe au dessus des 3 chiffres !!

Du coup je pense savoir vers quoi je dois aller, je pense avoir besoin d'aide pour que cela redevienne naturel. Lutter dans un régime ou dans quoi que ce soit n'a rien de bon sur le long terme c'est certain ! Maintenant la frontière entre "je sais ce que je dois faire" et y arriver, j'espère que LC va m'apporter de quoi y passer, et oui prendre le temps une étape après l'autre, pourtant je ne suis pas dans l'angoisse d'absoluement perdre des kgs (j'en ai tellement à perdre), mais je crois que je n'avais pas bien compris le début du programme car l'analyse est importante et à côté LC propose directement des outils pour commencer à mettre des choses en action. Je pense prendre le temps de suivre principalement le parcours alimentaire et voir les outils plus tard ou au moment où le bilan les propose.

Enfin je garde espoir quoi !!

bon dimanche !

ladyl56.
Abonné

minuit : ma gorge et mon estomac sont  inconfortables.

Mon dîner était diététique : est-ce de la faim ? c'est très rare à cette heure là.

Je choisis un sveltesse chocolat noir, mais dès le première bouchée je suis fixée ce n'est pas de la faim et pourtant je le termine. Alors c'est une eme mais pourquoi ? la journée a été globalement satisfaisante.

 

Je cherche .... et c'est la sensation au niveau de la gorge qui me met sur le piste

La gorge serrée c'était tout à l'heure à la fin du film Super 8 quand les enfants découvrent que leurs parents les aiment. C'est tjs cette situation qui pourrait me tirer une larme au cinéma ; quand ça finit bien pour des enfant qui se sentaient  incompris et mal aimés. Allo maman bobo, pourquoi tu m'a tjs reproché d'avoir grossi à cause de ma naissance. Il faudra que j'en parle au Dr Apfel. Maintenant je vais aller dormir

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