Torture morale et mal être - le 26/09/2011

Aurélia78.
Abonné

Bonjour,

Aidez moi s'il vous plait.

J'ai arrété WW que j'avais fait pendant presque 6 mois et j'essaie tant bien que mal votre méthode. J'ai d'ailleurs acheter le livre Maigrir sans régime dans lequel je me suis énormément reconnue, avec tous ces comportements et ces années de régimes en tout genre.

J'essaie donc de manger quand j'ai faim, oui avoir faim me fait peur mais je me rends compte que c'est tellement bon de manger ce que l'on a envie, sans contrainte et quand on a faim. Avec surprise j'arrive à m'arreter. Seulement ça dure une journée et le lendemain, il suffit qu'un "écart" arrive et du coup je culpabilise et je compulse. D'énormes crises d'hyperphagies qui me détruisent psychologiquement, à en pleurer toutes les nuits et ne penser qu'à ça. C'est une réelle souffrance, je suis terriblement mal dans ma peau, une réelle torture. C'est tellement dur que je me dis que j'ai l'impression que je vais finir folle à l'asile.

Et les croyances reviennnent de plus belle : non demain c'est régime. Je ne maigrirai que si j'arrete le gras et le sucre.

Les kilos s'accumulent de jours en jours, mes jambes me font mal à cause de ma cellulite, mon visage et bouffi, je ne me plait pas du tout, j'ai l'impression d'être un monstre.

Pourquoi ai je ce besoin de me remplir comme ça ?

J'ai beaucoup de mal à suivre les exerices et à me connecter régulièrement car je voyage beaucoup pour mon travail.

Travail d'ailleurs avec lequel j'ai du mal à rester concentré car la "bouffe" et mon image m'obsède.

Aidez moi s'il vous plait, montrez moi que cette méthode est la bonne et que ces complusions vont enfin s'arrêter. Je suis prise au piège et j'aimerais tant me sentir normale.

 

Merci de m'avoir lu,

Aurélia

 

Commentaires

Marielle.
Abonné

Chère Aurélia,

Prenez une grande et ample respiration : cela ne changera pas à long terme le mal-être que vous décrivez et qui m'est allé droit au coeur, mais cela vous permettra peut-être de vous détacher encore un peu de la situation très difficile dans laquelle vous vous trouvez (et avec laquelle vous avez déjà pris de la distance, d'une certaine manière, puisque vous avez pris la peine de rédiger ce post). L'aspect sournois de la situation que vous vivez, si j'en crois la méthode que je découvre sur ce site, c'est qu'elle s'autogénère (d'où l'image du cercle vicieux décrite par J.p. Zermati) : plus vous vous sentez mal, plus vous compulsez sur la nourriture ; et le nombre de compulsions a des effets non désirés sur votre corps et sur votre état d'esprit. A l'inverse, pour entrer dans un cercle vertueux, il faut apparemment s'accepter, dans un présent tout actuel et parfois difficile, "être douce avec soi-même" selon l'une des formules bienveillantes de G. Apfeldorfer (j'adore cette formule, elle me fait toujours plein de bien, nous sommes parfois d'une violence infinie envers nous-mêmes, non ?). Cette acceptation de soi réduit le "stresseur" poids ; on entre alors dans une nouvelle dynamique : on prend peu à peu de la distance par rapport aux compulsions, qui sont des comportements alimentaires fondés sur l'impulsivité, on déguste davantage les aliments, on mange de plus en plus souvent quand on a réellement faim, etc.

La démarche proposée demande du temps, et c'est difficile d'accepter ceci, surtout lorsque l'on se sent mal, très très mal ; c'est peut-être le passage le plus difficile de la méthode, mais aussi sans doute l'un de ses grands apprentissages : devenir patiente, douce, tolérante envers soi-même, quel que soit son état (de stress, de mal-être) et en visant un mieux, dans tous les cas : une autre façon de s'alimenter, un rapport plus serein à soi-même et aux autres, une meilleure gestion de ses émotions. Ca vaut le coup, non ?

Une grande respiration, et puis une suivante, et puis : de quoi avez-vous follement envie aujourd'hui ? ;-)

De tout coeur avec vous, chère Aurélia,

Marielle.

 

Severine2017.
Abonné

Chere Aurélia

Ton message m'a vraiment touchée;j'ai comme toi connu des crises compulsives pour "remplir notre vide intérieur":c'est vrai que çà fait peur! aujourd'hui c'est définitivement enrayé mais honnêtement , je me suis faite aidée par une thérapie energetique d'analyse et de reprogrammation cellulaire parallelement à line coaching et actuellement je suis assez bien régulée et je commence à perdre du poids;la RPCm'a egalement beaucoup aidée;c'est vrai que je faisais dejà de la méditation!si tu es interressée par cette thérapie,donnes moi ton adresse, je t'enverrais une information plus explicite(en gros, il s'agit d'un travail sur les memoires cellulaires pathologiques qui entrainent desautomatismes et par là même des dysfonctionnements); je reste à ta disposition;Courage tu vas y arriver!!

Aurélia78.
Abonné

Chère Marielle,

Merci pour votre message qui m'a fait du bien tout comme cette profonde respiration. Je suis tout à fait d'accord avec ce cercle vicieux ... Aujourd'hui je vais mieux, j'essaie de m'accepter même si certains stresseurs sont là, pas loin : ma cellulite qui me fait mal quand je monte les escaliers (alors qu'avant j'en avais moins et elle n'était pas aussi douloureuse), donc cette cellulite qui me fait réaliser que oui j'ai repris du poids, et comme je le disais, ce visage bouffi quand je me regarde.

Mais allez, positivons, mon entourage me trouve mignonne et élégante, j'adore mon travail dans lequel je suis bonne, on m'en fait d'ailleurs régulièrement des compliments, j'ai des amis qui m'aimeront toujours et ne me jugent pas, que je soies à 50, 60, 70 ou 80 kilos, c'est "juste" moi qui ait un problème avec mon corps et l'image de moi.

Aujourd'hui je ne m'en sors pas trop mal : rien au petit déjeuner (vue l'orgie de la veille), repas d'affaires ce midi, difficile de choisir ce qui me faisait envie car je n'avais pas encore très faim. J'ai tenté le saumon mi cuit (non pas pour des raisons diététiques mais parceque j'en avais envie), que je n'ai pas fini, tout commes les légumes qui l'accompagnaient.

J'aurais pu m'arrêter avant mais malgrè tout, je m'accorde un 7/10 pour le respect de la satiété et la même chose pour la lenteur d'absorption.

A l'heure où j'écris, je n'ai toujours pas faim et le grand challenge et pour ce soir. Bizarement la fin de journée est toujours délicate. A suivre ...

 

Chère ML,

Merci également pour votre support. Je ne connais pas du tout la technique dont vous parlez et oui je veux bien quelques infos. Je suis preneuse de tout ce qui pourra m'aider.

J'aimerais tant y arriver.

Hier soir au supermarché, il y avait une fille devant moi, très mince, belle et dans son caddie : pain de mie, nutella, yaourts au lait entier, gateaux et plats préparés.

Donc oui, à mon avis, elle se connait, elle régule, elle doit manger peu mais que des choses qu'elle aime.

Bizarrement à la caisse d'à côté, ça aurait pu être moi : une fille avec des kilos en trop, et elle son caddie était rempli de yaourt 0%, de courgettes, et autres produits diététiquement correct.

Et là je me suis dit : assez, je veux être comme la première.

Il faudrait juste que je sache pourquoi la nourriture est si importante pour moi et pourquoi j'ai besoin de me remplir parfois. Cette notion de "vide" m'a plu ML. J'ai surement un travail sur moi à faire. Bon je sais aussi que ces 15 années de régime contribue pour beaucoup à ces comportements anarchiques.

 

Merci à toutes les deux de m'avoir lues, de ne pas me juger et d'être là.

 

A bientôt,

Aurélia

Severine2017.
Abonné

Bonsoir Aurélia

Voilà des coordonnées pour que tu puisses te renseigner sur l'analyse et la reinformation cellulaire: Va sur google,tapes"THERAPIE ENERGETIQUE D'ANALYSE ET REINFORMATION CELLULAIRE",les explications sont tres bien faites en particulier celles de FLORENCE GERARD;par contre si çà t'interresse, il faudra te renseigner s'il y a dans ta ville ce genre de thérapie: ce sont souvent des kinés qui la pratiquent( l'avantage, c'est que tu peux te faire rembourser avec une prescription medicale);j'espere que çà t'aidera et surtout te redonnera confiance en toi;Bon courage  ,tu tiens le bon bout!!

Marielle.
Abonné

Merci d'avoir donné de vos nouvelles, chère Aurélia ! Je suis bien contente de lire que vous allez mieux... Courage, on va y arriver, c'est sûr (même si on ne sais pas encore très bien où cette belle route va nous mener ;-)

à tout bientôt,

Marielle.

jpzermati
Votre coach

Bonjour Aurélia et bienvenue parmi nous,

Vous décrivez parfaitement bien les difficultés que vous rencontrez et que vous partagez avec de nombreuses autres personnes sur notre site. Pour sortir du cercle vicieux dans lequel vous vous trouvez piégée, vous allez devoir accomplir un vrai travail sur vous-même. Il vous faudra apprendre à sortir de la restriction, à mieux supporter les situations d'inconfort émotionnel et à vous réconcilier avec votre corps. Même s'il ne vous plaît pas tel qu'il est aujourd'hui. Vous trouverez ici une vraie méthode de travail et un soutien constant.

Mais les troubles du comportement alimentaire sont de vraies maladies dont on ne sort pas en quelques jours ou quelques semaines. Il faut généralement plusieurs mois. Cependant les améliorations se font sentir parfois très rapidement. Il est vraisemblable que vous alterniez les améliorations avec les rechutes. Vous aurez tendance alors à les dramatiser sans prendre en compte les progrès accomplis. Vous aurez aussi tendance à exiger de vous des progrès constants sans vous pardonner la moindre erreur. Chaque fois que vous trébucherez vous aurez tendance à douter de l'issue, à vous dire que vous n'en sortirez jamais. Plus vous voudrez aller vite plus vous trébucherez et vous désespérerez. Vous aurez plus souvent le réflexe de vous maltraiter que d'être bienveillante.

C'est tout cela d'abord qui vous ralentira.

Pour aller vite, il vous faudra au contraire apprendre la patience, la douceur, la tolérance, le pardon pour vous-même, voir le chemin parcouru plutôt que celui à parcourir...

Appuyez-vous sur le site et sur sa communauté. Mais ne dépendez pas d'eux. Quand vous êtes en voyage, même sans vous connecter, vous pourrez toujours travailler sur vous-même. Vos sensations et vos émotions seront toujours là où vous êtes, elles vous suivront dans tous les points du globe.

Nous sommes de tout coeur avec vous.

JP

Aurélia78.
Abonné

Merci Docteur, je suis heureuse que vous m'ayez répondue,

et encore aussi à Marielle et Zizou.

J'ai fait 3 journées pour moi remarquables et une rechute suite à jeudi soir, repas d'affaires alors que je n'avais pas et ce que j'ai mangé n'était pas bon.

En rentrant j'ai continué avec une baguette de pain et un paquet de gateau devant la télé. Mais je n'étais pas autant traumatisée qu'avant. 3 jours complets d'efforts où je me rends compte que je peux y arriver et que j'aime avoir faim pour manger ce que j'aime. Bon une rechute donc le soir qui s'est propagée toute la journée d'hier à m'empifrer.

Je vais profiter de ces 2 jours de week end pour ne penser qu'à moi et écouter mon corps. En plus il fait beau c'est super.

De votre livre Docteur, je garde deux expressions qui m'ont marquées :

- la première : ce n'est pas parceque l'on a très faim que l'on doit manger beaucoup. Une grande faim indique juste qu'il faut manger bientot mais n'a rien avoir avec la quantité. Très intéressant !

- la seconde : la satiété n'a aucun lien avec le ventre plein. Et votre exemple avec les calories apportées par le foie gras en comparaison à un poisson vapeur et légumes. Très très intéressant !

 

Allez la journée commence et on respire, tout va bien, j'ai fait le bon choix et je vais y arriver à mon ryhtme.

Aurélia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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