Linecoaching ou comment apprendre à réguler son rapport à la nourriture, et au passage perdre du poids.  

Adonon, 49 ans, habite à Strasbourg 

Pourquoi Linecoaching?
Adonon :

J'ai été surveillée et mise au régime sans raison et très tôt. A la puberté, j’ai pris un peu de poids. J’ai vécu des décennies en lutte contre mon corps que j’avais appris à considérer comme monstrueux. Les régimes se sont succédés, avec des pertes de poids, toujours suivies de reprises accompagnées de culpabilité et de tristesse. Quand je perdais du poids on me félicitait et me disait « tu es belle », et mon image du corps s’est bâtie de cette façon, donc très fragile.

Un travail personnel auprès d’un psychanalyste m’a permis de passer de la survie à la vie. Restait la question du poids. J’ai compris que tous ces régimes étaient une façon de prolonger - et au passage justifier - les maltraitances subies en me les infligeant.

Un jour, j’ai lu des livres des Dr Zermati et Apfeldorfer. Une révélation : les régimes sont contre-productifs, ils font grossir au bout du compte. J’ai décidé de ne plus faire de régime, et de vivre. Mon poids s’est stabilisé, à un niveau élevé, certes, mais stable, ce qui ne m’était jamais arrivé.

En quoi cette méthode est-elle différente ?
Adonon :

Je n’ai jamais considéré Linecoaching comme une méthode « minceur », mais comme un moyen concret de modifier mon rapport pathologique à la nourriture.

Une première fois, il y a quelques années, je me suis inscrite, avec une formule de 3 mois et sans entretiens. Le résultat était très positif : j’ai beaucoup appris dans les liens entre ma façon de manger et mes émotions. Je n’ai pas perdu de poids. J’étais curieuse de ce que je découvrais, ce qui a eu pour conséquences également d’aller trop vite et d’appliquer le programme en « bonne élève ».

En juin 2017, j’ai décidé de m’offrir une nouvelle inscription, et d’associer d’emblée la notion de temps : je m’offrais aussi le temps dont j’allais avoir besoin.

Le programme avait connu des évolutions, en particulier dans la façon d’aborder les EME (envies de manger émotionnelles, on jargonne vite sur Linecoaching !)

J’ai pris mon temps, non pas pour comprendre le programme, mais pour expérimenter, me mettre à l’écoute de mes sensations et accepter les étapes comme des propositions pour essayer des choses. Je suis arrivée au bout du programme en décembre.

 

J’ai appris à me connaître, et à m’observer sans jugement. Je mange en conscience, s’il m’arrive de manger devant un écran, je m’en rends compte, je différencie l’envie de manger émotionnelle de la faim et ne crains ni l‘une ni l’autre. Quand j’ai faim, je mange, et si mon envie va vers un aliment très calorique, la dégustation me permet de ne pas dépasser mes besoins. En cas d’EME, j’attends le retour de la faim pour manger à nouveau.

 

Quelles sont vos impressions sur le parcours de Linecoaching ?
Adonon :

De juin à août, j’ai suivi le parcours, mais avec quelques difficultés. Par exemple, je ne parvenais pas à déguster parce que j’avais peur de la faim. Après discussion avec la coach, mon parcours a été réinitialisé. J’ai rempli à nouveau l’enquête du début, et comme mon comportement avait déjà évolué, le programme généré cette fois était différent. L’étape de la faim (dont j’avais peur) est arrivée plus tôt, et le parcours m’a tout à coup semblé bien plus cohérent par rapport à ma problématique. Certaines étapes ont été déterminantes (la faim, la dégustation, le rassasiement gustatif, la satiété, les EME). D’autres ne correspondaient pas vraiment à ma problématique dans le rapport à la nourriture (perfectionnisme, pensées automatiques).

Vos interactions avec la communauté ?
Adonon :

Les entretiens avec la coach ont été une vraie bonne surprise. Les échanges ont été simples, cordiaux et très ouverts d’emblée. L’humour pouvait aussi avoir sa place dans les échanges. La coach avait la capacité à pointer ce qui m’aidait. Par exemple, j’avais l’habitude de manger en écoutant la radio. Mais si les informations me touchent particulièrement, je ressens une boule dans la gorge. J’avais pris l’habitude de manger pour faire disparaître cette boule. Au cours d’un entretien, la prise de conscience m’est venue que « je ne peux pas manger devant une guerre ». Pointée par la coach, cette phrase continue de m’accompagner, et me permet d’interrompre le repas ou d'éteindre la radio.

A deux moments en particulier, les entretiens ont été déterminants.

Une étape m’effrayait (celle sur la faim), je me sentais incapable d’expérimenter la faim. La coach m’a totalement déculpabilisée, et m’a aidée à adapter l’étape pour la rendre possible, avec des propositions très concrètes. J’ai passé le cap, et aujourd’hui je sais quelle faim je peux supporter, dans quel contexte je ne peux pas me confronter à une trop grande faim, j’ai appris à me connaître et à choisir ce qui me convient.

 

Votre outil favori ?
Adonon :

Je n'ai pas d'outil préféré. 

Votre défi préféré ?
Adonon :

J’ai peu à peu abandonné les défis, trouvant largement mon compte avec le programme et le forum.
 

Par Votre coach
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