Après une compulsion, ma faim se manifeste plus vite... - le 21/08/2011

Doudine.
Abonné

Je suis une mangeuse "ultra compulsive", puisque mes compulsions sont quotidiennes sad

J'ai pu constater que les rares fois où je ne compulse pas la veille, le lendemain, ma faim ne se manifeste jamais avant midi.

Or, lorsque je compulse (comme hier soir par exemple), ma faim se manifeste tôt dans la matinée. Et il s'agit bien d'une faim réelle, puisque j'en arrive au stade de la tête qui tourne et du "trou" dans l'estomac.

Cette constatation m'inquiète... mon corps doit être totalement déréglé par cette anarchie alimentaire et j'avoue ne plus rien comprendre...

Y'a-t-il d'autres membres du forum qui seraient dans le même cas que moi et qui pourraient m'apporter leur témoignage ?

Un grand merci laugh

Commentaires

Roxane.
Abonné

Je n'ai pas tout a fait la même expérience mais ça y ressemble quand même. Tant que je n'ai pas commencé à manger tout va bien , si je commence à manger de manière compulsive,je ne peux plus m'arrêter de la journée. Je peux ainsi avaler des quantités de nourriture impressionnantes, En fait il faut qu'une nuit passe pour que cela s'arrête . Je dois dormir dessus pour nettoyer cela.

Fort heureusement mes compulsions les pires se passent le plus souvent en fin d'après midi ou en soirée...ce qui me permet de limiter les dégats.

Doudine.
Abonné

merci pour ta réponse Roxane.

Tout comme toi, tant que je n'ai pas commencé à manger, tout va bien... dans le cas contraire, je compulse toute la journée, à chaque moment je me retrouve avec quelque chose en bouche et il faut que j'aille me coucher, passer une nuit, pour que ça passe... avant que ça ne recommence le lendemain malheureusement...

Pomdereinette.
Abonné

J'ai fait la même constatation, et me suis demandée s'il s'agissait d'une faim réeelle ? Lorsque je n'y ai pas cédé, elle aété suivie de violentes migraines et nausées, comme si mon corps commençait enfin à éliminer le trop plein. Peut-être est-ce comme l'alccol ? J'ai déjà entendu des buveurs dire qu'ils buvaient un coup pour soigner une gueule de bois...

Anick.
Abonné

Je vis aussi la même chose; quand je mange trop la veille, j'ai davantage faim le lendemain, et c'est une faim bien réelle. J'ai appris à écouter ma faim même quand je ne la comprends pas et à laisser mon corps diriger l'affaire. Je remarque que c'est souvent les jours suivant que je n'ai presque plus faim. Je ne peux pas l'expliquer... mais je te comprends! Je crois que ça n'aurait pas d'impact sur mon poids si j'arrivais vraiment à toujours respecter ma faim et à ne pas refaire de compulsions avant que celle ci soit revenue...

JOEL
Abonné

J'ai eu une sorte de compulsion moi aussi il y a 3 jours . Sans doute moins forte et organiquement troublante que vous, mais j'en ai tiré quelques enseignements !

D'abord, je n'ai pas pu m'arrêter de manger mais j'ai essayé de "penser" ma réaction comme un spectateur de moi même en cherchant à me décrire en train de me goinfrer et en allant même jusqu'à me moquer de moi même ("c'est dingue Joel ce que tu fais... regarde tu ne peux t'arrêter... apres tout, ce paté ne t'avait rien fait ... pourquoi ce mal .... à qui profite celà ? à qui veux tu faire mal ? à toi? pourquoi ..."....) Je crois vraiment que çà m'a aidé à être en quelque sorte un spectateur de moi même...

Ensuite, je suis sorti marcher , prendre l'air frais , sortir les poubelles... me divertir de la nourriture toute affaire cessante ... et le plus dur a été de trouver une raison de sortir plausible pour éviter d'inquiéter la famille  (je vais d'ailleurs prévenir tout le monde à la maison  que dorénavant j'irai faire le tour du quartier pour m'aider à dormir ... comme çà j'aurai une excuse de précaution au cas où ...)

En conclusion, j'en tire les enseignements du coaching sur les EME: Reconnaitre, accepter , exprimer ses émotions et mettre en place des stratégies d'évitement pour focaliser sur la  nourriture

 

A vous de jouer

Lee-lix.
Abonné

[quote=JOEL ]

J'ai eu une sorte de compulsion moi aussi il y a 3 jours . Sans doute moins forte et organiquement troublante que vous, mais j'en ai tiré quelques enseignements !

D'abord, je n'ai pas pu m'arrêter de manger mais j'ai essayé de "penser" ma réaction comme un spectateur de moi même en cherchant à me décrire en train de me goinfrer et en allant même jusqu'à me moquer de moi même ("c'est dingue Joel ce que tu fais... regarde tu ne peux t'arrêter... apres tout, ce paté ne t'avait rien fait ... pourquoi ce mal .... à qui profite celà ? à qui veux tu faire mal ? à toi? pourquoi ..."....) Je crois vraiment que çà m'a aidé à être en quelque sorte un spectateur de moi même...

Ensuite, je suis sorti marcher , prendre l'air frais , sortir les poubelles... me divertir de la nourriture toute affaire cessante ... et le plus dur a été de trouver une raison de sortir plausible pour éviter d'inquiéter la famille  (je vais d'ailleurs prévenir tout le monde à la maison  que dorénavant j'irai faire le tour du quartier pour m'aider à dormir ... comme çà j'aurai une excuse de précaution au cas où ...)

En conclusion, j'en tire les enseignements du coaching sur les EME: Reconnaitre, accepter , exprimer ses émotions et mettre en place des stratégies d'évitement pour focaliser sur la  nourriture

 

A vous de jouer

[/quote]

 

Oui tout à fait d'accord avec toi Joel. En relisant des infos sur la RPC sur le net, j'ai réalisé que c'était surement un des outils les mieux adaptés à ce que j'appelle dans un autre post le "désamorçage" de l'émotion. Quand on est fumeur c'est pareil selon moi, on a une envie impérieuse de fumer et si on arrive à ce recentrer quelques minutes, c'est gagné. Je pense que dans les EME, l'enjeu réside véritablement dans ces deux-trois minutes de panique intérieure qui nous font manger. Si on arrive avec la RPC à s'arrêter, et ensuite à réfléchir au fait que la bouffe ne soulage pas réélement, que c'est juste un réflexe conditionné ancien ancré en nous : c'est peut être gagné

Mes pistes actuelles en tout cas sur le sujet :)

babydols.
Abonné

[quote=Doudine]

merci pour ta réponse Roxane.

Tout comme toi, tant que je n'ai pas commencé à manger, tout va bien... dans le cas contraire, je compulse toute la journée, à chaque moment je me retrouve avec quelque chose en bouche et il faut que j'aille me coucher, passer une nuit, pour que ça passe... avant que ça ne recommence le lendemain malheureusement...

[/quote]`

 

J'appelle ce "sympome" le tout ou rien ou le foutu pour foutu

Tant que je n'ai pas mangé, je suis  dans le "controle" et dés que je commence a manger des aliments interdits, je me dis que de toute facon, ma journée est foutue alors autant y alle. je vais manger des conneries jusqu'a la remise a zero des comptes, a savoir le lendemain matin ou là, motivée et pleines de bonnes résolutions, je repars sur de bonnes bases a savoir : la restriction

A chaque fois, je m'en veux car je me dis que si je craque dans la journée et que je remange pas n'importe quoi apres, au final mon premier petit craquage aurait pu etre sans conséquence. Ce qui me fais prendre du poids, ce n'est pas ce gateau mangé vite fais en cachette, c'est tout ce qui va suivre et qui aura été compulsif, declanché par ce premier petit gateau.

Ou si je vais manger chez quelqu'un et que j'ai mangé plus que voulu, en rentrant chez moi je vais "me finir", tant qu'a faire autant profiter de toute cette journée porte ouverte !!!

 

claire.
Abonné

Bonjour,

J'ai remarqué moi aussi les lendemains qui dechantent...suite à des exces de gros repas un peu arosés, ou autres exces etc....journées de constants grignotages et attraction perpetuelle de mon joli frigo!

Mais tout bien reflechi, je ne pense plus que ce soit la faim....c'est plutot l'envie de chasser cette sensation desagréable ( , physique et psycologique), due aux exces. Car non seulement on a trop mangé et c'est desagreable mais ceci sans en tirer la moindre satisfaction, car on a mangé n'importe quoi et n'importe comment!!!

Alors un seul remede pour se consoler de toute cette culpabilité : danser le tango avec frigo....je m'eloigne...je reviens...je m'eloigne...je fonce dessus...je tire, je plonge AIE!

C'est moche tout de meme!

Alors je suppose que si c'est repas ou autres exces deviennent le pretexte de grandes satisfactions, le contre coup disparaitra pour laisser place à plus de la sereinité.

lizzz.
Abonné

Doudine, je me suis posée la même question la semaine dernière, où j'ai eu des EME chaque jour et quand y en a une en milieu de journée, ça continue jusqu'au coucher, non stop! mais le lendemain matin, au réveil, grosse faim, alors qu'habituellement je n'ai jamais faim le matin! j'ai remarqué que donc, lorsque je mange trop la veille, le lendemain tout est boulversé!

alors j'ai eu une image dans ma tête qui doit pas être la bonne: j'ai dilaté mon estomac au maximum la veille et donc le matin, le vide est plus grand!

c'est sans doute, nul, et pas exact du tout, mais c'est comme ça que je l'ai ressenti! il faut plusieurs jours avant que ça se calme et que les portions diminuent!

je pense que je ne suis pas "régulée" tout simplement......

la faim arrive n'importe quand et pas toujours pour un besoin, ou alors, je ne la reconnais pas! mais moi aussi j'ai ce vide dans l'estomac, cette sensation de malaise, et les migraines sont quotidiennes mais apparaissent toujours avec une faim

enfin bref, je ne sais pas trop s'il faut manger! j'ai mangé, en respectant ma faim, mais en me demandant si c'était bien raisonnable! ah la la, les restrictions laissent des traces! et en pensant, pourquoi tu manges, tu as fait des réserves hier!!!! bouhhhhhhh

isabellej.
Abonné

Je viens de m'aperçevoir que moi aussi, j'ai faim plus vite quand j'ai trop mangé....

mais finalement, je m'aperçois, tout compte fait, que c'est une EME, induite par le fait de me sentir mal dans mon corps, trop lourde

et comme tout inconfort je le traduis généralement en "faim", ça se traduit comme ça.....

et pourtant j'ai l'estomac qui se creuse et tout ça...

mais ça passe après une relaxation, donc....

 

Après bien sûr, pour les vraies-vraies faim, j'ai entendu dire ici que c'est sur 8-10 jours que le corps régule, donc....

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