bipolaire et linecoaching - 13062013

nicole.
Abonné

bonjour,

je me pose la question de savoir pour quelles raisons la méthode linecoaching ne convient pas aux bipolaires ?

je vous raconte mon histoire en deux mots :

octobre 2011 je pèse 59 kg, j'arrete de fumer, je prend 6 kg, je panique.

fevrier 2012 je m'inscris à LC pour 6 mois, je pèse 65 kg.

aout 2012 je fini le programme LC j'ai pris 7,5 kg, je pèse 72,5 kg

octobre 2012 je suis diagnostiquée bipolaire, je me soigne, je pèse 75 kg

depuis je suis stabilisée à 75 kg, en surpoids donc, mais je n'ai plus ni restrictions, ni aliments tabou, ni rien du tout. juste que je grignote pour me passer les nerfs quand j'ai une petite contrariété.

la méthode je la connais bien, je sais manger en pleine conscience, attendre d'avoir faim et m'arreter quand je n'ai plus faim mais j'aimerais bien cesser ces grignotages intempestifs, et donc, je me réinscris pour 6 mois à LC avec l'espoir d'y parvenir.

je sais maintenant que je suis bipo, mais vu que je me soigne, ne le suis-je pas "moins" que lorsque j'ai commencé le programme la première fois ? le "travail" que je fais sur mes émotions ne va-t-il pas justement m'aider dans le programme LC ?

voilà mes petites questions....

merci d'avoir pris le temps de me lire

amitiés

nicole

Commentaires

izabelle
Animatrice forum

alors là c'est dur de te répondre, tu pourrais peut-être déplacer ta question dans la rubrique à l'attention des docteurs?

à mon sens, la RPC ne peut que te faire du bien...  et si tu es soignée par ailleurs j'imagine qu'au contraire le programme est un plus pour continuer à apaiser ta relation avec l'alimentation

ce qui ne conviendrait pas, peut-être, c'est de ne se reposer que sur le programme,  mais si tu as un suivi médical en plus, à mon avis, c'est bon...

mais ce n'est que mon avis....

lorraine
Marraine

Bon jour nicole, Iza et tout le monde

Oui, c'est une question à poser aux médecins ou aux coachs qui en parleront avec les médecins...

 

 

La bipolarité est une caractéristique de ta personne (l'affection dont tu souffres), tu n'es pas que bipolaire nicole.

De plus, quand il y a traitement, médicamenteux entre autre, la maladie est moins visible par les Autrtes et handicapante.

C'est un détail mais il est de taille aussi bien dans le regard que tu portes sur toi que le regard des Autres sur toi...Cela contribue au travail mené sur un changement de comportement ( là, alimentaire )

(Je travaille avec des personnes qui ont plein "d'étiquettes" avec le risque de s'y (ou d'y être) enfermées, alors c'était important pour moi de rappeler ces aspects par respect pour les personnes malades) Maintenant, l'étiquette (ou diagnostic) est utile aussi ne fut ce que pour le soin

 

Je sais que la rpc peut être déconseillée pour les personnes très très très angoissées (ce qui peut être, je crois, une caractéristique des personnes souffrant de bipolarité non stabilisée) Certaines n'arrivent absolument pas à se défaire de leurs pensées pénibles et idées noires Du coup la rpc les entrainerait plus dans leur mal être qu'elle ne les en sort.....

 

De toute façon réfléchir sur son rapport à la nourriture et à soi même est toujours intéressant quelque soit "d'où on vient" smiley

nicole.
Abonné

merci beaucoup pour vos réponses.

j'ai posé la question de la compatibilité de la méthode avec la bipolarité sur le forum parce que j'ai cherché ce sujet sans le trouver et que j'imagine donc qu'il peut interesser d'autres personnes qui pourrait etre dans mon cas ?!

mais de là à déranger les médecins pour ça ???? ce serait plutot de la curiosité, histoire de papoter, voir si d'autres sont dans mon cas ?

et puis aussi, si on sait qu'on est bipo normalement on se soigne non ? donc on ne l'est plus ? et si on ne le sais pas à quoi ça sert de le mettre en contre indication dans les conditions générales puisqu'on ne le sait pas ?...

merci beaucoup pour tes précisions Lorraine, mais franchement bien que je me sois toujours sentie un peu décalée, je ne me sens pas vraiment malade et meme depuis que je prend mon médicament, c'est ma famille qui voit que je vais mieux, moi je me sens toujours aussi bien (quoi qu'en y repensant un peu j'allais vraiment très mal il y a peu...cheeky ) par contre mon entourage m'aime comme je suis et d'ailleurs une amie m'a demandé de ne surtout pas changer, donc, pas de souci dans le regard ni des autres ni du mien. et  je suis très contente d'avoir eut un diagnostique, au moins je me sens apaisée si j'ai une émotion qui va à l'encontre de ce que je pense, au moins je sais d'où ça vient !

Iza, j'aurai tendance à penser comme toi que la méthode LC ne peut que me faire le plus grand bien puisqu'elle recoupe exactement ce sur quoi on travaille quand on est bipo : gérer le stress, canaliser ses émotions, faire des exercices de pleine conscience. pour moi c'est vraiment un complément parfait et c'est la raison pour laquelle je me suis réinscrite.

je m'en fiche un peu de mon poids, mais par contre je crois sincèrement que je vais arriver à arreter mes grignotages. je suis motivée, j'ai envie de recommencer la gym des vidéo et d'intégrer la tenue des carnets à mon emploi du temps.

maintenant on verra bien ce que ça va donner....

Bliss.
Abonné
J'ai été à une conférence sur les récentes recherches en mindfulness qui est de plus en plus appliquée à genève à l'hopital. Il y a des protocoles très spécifiques dans le cas des troubles bipolaires mais je ne me souviens pas des détails. Je peux regarder un peu du coté de l^hopital sans garantie, les coachs seraient peut être à même de te répondre? En cas d'épisode dépressif majeur la pleine conscience n'est pas immédiatement recommandée car il y a trop de ruminations, dans un premier temps il faut remonter l'humeur souvent avec des médicaments avant de faire de la pleine conscience. Quand au fait d'être guérie parce que l'on est diagnostiqué et que l'on prend un traitement je crois hélas que ce n'est pas aussi simple. On sait per exemple qui e le fait de connaitre un épisode dépressif expose à une rechute et que dès 2 épisodes le risque de rechute est encore plus grand. Et puis les traitements évoluent, changent, ce qui marche ne marche plus, ou quelquechose de plus efficace est trouvé. Et les traitements qui agissent sur l'humeur agissent aussi sur le poids, la perte ou la prise. en tous cas suivre le programme ne devrait pas en soi être quelquechose de dangereux tant que tu es suivie et attentive à ce qui se passe en toi. Bon courage en tous cas.
nicole.
Abonné

merci merci heart

pour le moment je compte beaucoup sur mon stabilisateur de l'humeur et sur mon hygiène de vie...depuis octobre ça l'air de marcher, je n'ai pas pris de poids, au contraire, j'ai cessé d'en prendre. c'est plutot bon signe.

et pour le mindfulness, je devrais vraiment m'y tenir, mais c'est enquiquinaaaaaaaaantdevil

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