EME de fin de repas - le 19/04/2012

Hermine.
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(mouahaha, j'ai failli écrire : EME de faim de repas !)

Bref, je suis un peu perplexe. Je n'ai pas trop eu d'exercices sur les EME jusqu'à présent.

Je ne fais pas (ou très très très rarement, genre une fois tous les 2 mois) d'EME en dehors des repas.

Je fais mes repas, avec ma bonne faim et je ne m'arrête pas. Que je me rende compte que je suis arrivée à satiété ou pas (parfois je crois avoir encore faim et 1/2h après je réalise que j'ai trop mangé). J'ai fini par comprendre (de manière purement théorique et intellectuelle) en sarfouillant sur le site que c'était bien des EME (et pas de la gourmandise).

Mais j'ai du mal à identifier ces EME, à comprendre que s'en est et à savoir pourquoi. Bref, je suis totalement désemparée, alors qu'un certain nombre d'exercices sur la satiété, le rassasiement ... doivent se faire en dehors de période d'EME.

Est-ce que certains sont dans ce cas ? Comment identifier et gérer ces EME sournoises ? Que faites-vous face à elles ?

Au secours, je suis perdue !

Commentaires

SEZAMA.
Abonné

Bonjour Hermine

Peut-être que tes EME arrivent parce que tu n'as pas été satisfaite par ton repas, tu n'as peut être pas mangé ce dont tu avais vraiment envie donc besoin. C'est ce qui m'arrive en ce moment même si je réfléchis bien avant de préparer mon repas mais rien, rien ne me tente vraiment donc à chaque fois ou presque je me lève frustrée de table ne sachant pas si je n'ai plus faim ou pas.

belette21.
Abonné

Bonjour Hermine,

Je suis un peu comme toi, je n'ai quasiment que des EME en fin de repas (en même temps, une hermine et une belette, ça se ressemble).

En ce qui me concerne, j'ai du mal à m'arrêter de manger quand j'arrive à satiété, car cela signifie la fin du repas, et donc, la fin du plaisir, bref, je vis chaque fin de repas comme une petite mort...

C'est plus facile à gérer depuis que j'ai commencé le programme, mais quand même pas évident pour moi.

D'autant plus si ma fille et mes conjoint continuent de manger sous mon nez, ben là y a des chances pour que je me sente frustrée.

Alors j'essaie de rendre mes suites de repas plus attrayantes que le repas lui-même, et crois-moi ce n'est pas facile.

ET oui pas évident de trouver un livre, ou film ou une occupation qui m'apporte autant de plaisir que la nourriture !!!!

Encore du boulot sur la planche quoi !

Tag.
Abonné

Bonjour,

 

J'ai aussi des EME de fin de repas.

J'ai l'impression que dès que j'ai dépassé ma satiété pour une raison ou pour une autre (parce que j'avais trop envie de fromage, parce qu'il fallait finir un plat pour pas jeter, etc.) je n'arrive pas à m'arréter, je continue jusqu'à l'écoeurement ou le ventre trop plein. Comme si il y avait 2 paliers : la satiété et l'écoeurement et aucune échapatoire possible entre les deux.

Ce qui marche pour moi, c'est de me servir de toutes petites parts, ce qui me permet d'arriver à la satiété en ayant mangé tout ce qui me faisait envie. Et là pas d'EME, juste une satisfaction d'avoir mangé.

 

planête.
Abonné

Je suis comme vous , j'ai des EME en fin de repas, et suis incapable de m'arrêter, c'est surtout le soir, en lien avec la fatigue et le stress. Je serais tout a fait capable de diner plusieurs fois de suite, et le nombre de calories que j'absorbe en cas de prise alimentaire de fin de repas est bien supérieur a celui de mon repas.  j'ai compris depuis longtemps que la raison de ma prise de poids est la, parce que le reste du temps, je mange normalement.

Ce que décrit Tag s'applique tout à fait à mon cas. Dès que je commence à manger après avoir passé la satiété, je plonge. J'ai lu la description de ce phénomène sur le parcours LC,  la descente aux enfers. Du genre, tant qu'a avoir craqué, va jusqu'au bout de l'écoeurement. Et comme pour moi, l'écoeurement est loin, j'engouffre.

Pour le moment, je ne réussis pas à me servir de toutes petites parts, car une des raisons de mon comportement est la peur d'avoir faim, d'ou la nécessité de me remplir.

Par contre, dès la première fois ou j'ai pratiqué une EME-ZEN, il m'est arrivé un phénomène étonnant. Le relachement par la respiration m'a déclenché plein de remontées d'air. J'ai réalisé que j'avais l'estomac gonflé, et qu'évacuer l'air le dégonfle. Et par enchantement, le fait d'avoir moins d'air dans mon estomac me fait passer la sensation de faim !!!

J'en conclus que j'avale plein d'air en mangeant, et que, tout comme le font les chinois, je crois, et les bébés, faire mon rot, ça me fait du bien.

A condition de faire cela discrètement, pour que toute la famille ne se moque pas, c'est jouable, et depuis 2 semaines, ça fonctionne  ! C'est la première fois depuis des années que j'ai trouvé une méthode pour calmer mon envie irrépressible de manger le soir.

Hermine.
Abonné

Merci pour vos réponse !

Planête j'ai découvert exactement la même chose. Déjà, avant LC, je n'arrivais jamais à roter. et maintenant oui.

Et clairement, des fois, pendant le repas, j'ai l'impression d'avoir encore faim, je fais une petite pause histoire d'en être bien sûre et si je rote ... hop ! Magique, je me rends compte que je n'ai en réalité plus faim. Bref, roter, c'est sain !

Je crois aussi je parfois je fais une résistance à mes sensations. J'entame le repas avec faim mais je n'ai pas envie de me concentrer sur la dégustation, ma sensation de faim ... mais je ne sais absolument pas mettre de mot sur l'émotion que je peux avoir à ce moment là (frustration, fatigue, colère, angoisse ?) C'est bizarre parce qu'en dehors de ça, je sais parfaitement mettre des mots sur ce que je ressens. Y'a un truc avec la nourriture !

Lia.
Abonné

Je fais aussi très peu d'eme en dehors des repas. J'ai encore du mal à voir que j'en fait PENDANT ou APRES les repas.

Pendant. je me mets à table. En général j'ai fait un bon repas comme j'aime. Nous sommes assis les 3 souvent. Tout pourrait aller bien. Mais j'ai remarqué que je quitte souvent la conscience d'être en train de manger. Tout à coup nous parlons de choses contrariantes, le scooter fichu qu'il faudra remplacer, la valise de titou pour son camp de sport qui n'est pas faite....1000000 choses pleines de petites contrariétés. Et alors je mange bien sûr mais sans savourer, sans déguster donc probablement au delà de mes sensations. Et sans m'en rendre compte. Docn pour moi les repas c'est dans le calme et sans sujets qui fâchent si possible!

A la fin: c'ets à dire après être rassasiée, avoir mangé différents aliments etc.....: il y a souvent un moment ou j'aimerai juste un petit quelquechose en rab, un petit morceau de fromage, une cuillère de gratin en plus, quelques pommes de terre.......c'est ces plus qui pour moi sont de l'ordre de l'eme. Je vois mon fils c'ets net, à un moment X du repas, il s'arrête il ne finit pas ses pâtes parce qu'il veut garder de la place pour son dessert et ca a l'air au millimètre près que son estomac réagit. Et quand il a fini il ne revient jamais en arrière il ne repasse pas près des plats pour taper dedans ou lécher la cuillère etc.

Alors la difficulté est d'identifier quelle émotion ce cache derrière quel sentiment etc. Moi il y a parfois de la tristesse et de la frustration, simplement de l'idée que je ne peux pas manger TOUT comme je voudrai, même si rassasiée, même si c'était délicieux j'en voudrai encore du plaisir mais TOUT DE SUITE et non pas attendre la prochaine faim et le prochain repas. Et de me rendre compte que par ailleurs dans ma vie il me manque peut être des plaisirs, de m'épanouir au travail par exemple, ou d'activités ludiques etc.....et que ce plaisir je le recherche dans un surplus de nourriture. Il peut aussi en fin de repas y avoir de l'anxiété plus difficile à cerner, de tout ce qu'il y a à faire après. Soit à la maison, ranger la vaisselle le prochain repas, descendre la poubelle etc (la vie domestique quoi). Soit de reprendre le boulot ou d'anticiper tout ce qui est à venir (je suis une spécialiste pour imaginer tous les trucs futurs à régler en fin de repas ce que mon mari mince ne fait jamais et ne comprend pas). Dans ce cas dur dur de se recentrer sur le moment présent. Dans le fond la rpc en fin de repas je devrai essayer.

Bon bref il doit y avoir foule d'émotions en fin de repas que l'on tente d'éviter en reprenant un petit quelquechose, au détriment de notre bien être mais là difficile de voir le cercle vicieux. Il y a aussi peut être un truc genre "comme de toute facon je ne suis pas au régime et que je m'écoute je peux bien continuer un peu".

Hermine.
Abonné

Merci Lia pour ce témoignage détaillé :)

En fait je crois qu'il y a 2 choses :

Pendant le repas, se concentrer sur ses sensations, ses émotions, c'est parfois pour moi une contrainte. Je vis la pause repas, comme un moment off, de lâcher prise. Et finalement la concentration sur le repas et tout ce qui va avec,me donne l'impression d'être dans le contrôle (pas la restriction). Je ne sais pas si c'est une sorte de phase (genre c'est ce qui se passe quand on est pas encore inconscient compétent) dans le programme, mais j'ai pas toujours envie de m'y plier. Effectivement, la détente passe pas encore chez moi par une bonne dégustation, lente et le plaisir immédiat à apprécier.

Ensuite, je pense qu'effectivement, je me laisse déborder par le quotidien, le boulot ... je suis en plein bouleversement intense de ma vie ... donc pas toujours évident d'être à l'écoute de soi et probablement qu'encore plus de choses se mélangent dans ma tête.

Flowerbomb.
Abonné

Moi aussi j'ai le même problème. EME uniquement pendant les repas. Et le pire c'set que je m'en rends parfaitement compte. Je me vois comme si j'étais hors de moi-même à m'observer faire ce que je fais mais je ne peux pas m'arrêter la plupart du temps (pas toujours heureusement). Et la plupart du temps, je fais des EME lorsque je vais bien, que je suis contente, je rajoute du plaisir sur le plaisir cela me comble, je me sens tellement bien. ma méthode pour contrer cela lorsque je sens que je pourrai m'arrêter, c'set que je commence à manger très lentement, je déguste, je pose mes couverts et je pallie ainsi au débordement. et j 'arrive à m'arrêter. voilà mon expérience.

et je suis sûre que c'est ce qui m'empêche de perdre du poids. car je suis toujours très stable, depuis le début.

lola74.
Abonné

Bonjour !

J'ai mis beaucoup de temps à comprendre, et même si on nous le ressassait tout le temps, je n'écoutais pas. Mais maintenant, j'arrive à ne plus avoir ces EME au cours du repas. Pas toujours, mais beaucoup plus qu'avant, je m'arrête, ma bouche (et aps mon ventre attention), me dit "ça y est tu n'as plus envie de ça" ou "ça y est tu n'as plus faim" et désormais, de façon très subite et étrange, j'écoute ma bouche et je m'arrête. ça s'est fait d'un coup, à force d'essayer je crois, amis surtout parce que je ne me contrôle plus du tout et que je vise encore et toujours mon plaisir.

voilà, je ne cherche plus à savoir si j'ai faim ou pas, si je suis à satiété ou pas, mais je cherche à savoir si je me fais plaisir ou non. ça m'arrive de me rater bien sûr, mais je ne me sens plus coupable.

Mais je ne sais toujours pas pourquopi je mange quand j'ai une EME, je ne mets pas facilement un nom sur une émotion, et si je me mets à manger compulsivement dans un repas, c'est parce que je sors de ma zone de confort que je m'en rends compte. Je ne fais jamais l'EME-zen, je n'y arrive pas.

Ce que je sais, c'est que ça s'est débloqué d'un coup, je n'ai plus eu envie de me faire du mal... mais je ne sais pas expliquer pourquoi...

Je ne sais pas si ça va vous aider, mais d'après ce que je comprends, c'est visiblement une histoire de patience, rééssayer tous les jours, se faire confiance et attendre...

Tout un programme !

lore.
Abonné

je suis d'accord avec le critère du plaisir, ça marche assez bien quand je suis en période d'écoute et détendue. Le hic c'est qu'au moment d'une eme, je vais jusqu'à ressentir du plaisir en même temps que la sensation du ventre trop plein qui me gêne et malheureusement, c'est seulement ça qui m'arrête car le plaisir ne diminue pas comme quand je parviens à déguster, c'est à dire à manger sans tension.

lola74.
Abonné

ah oui, j'avoue que moi les EME ne me provoquent aucun plaisir en fait, je sens que je me fais du mal, c'est très rare que je ressente du plaisir à trop manger, c'est plus un comportement réflexe automatique, pas facile à contrôler, mais jamais un vrai plaisir...

lore.
Abonné

Lola, ça me fait réfléchir ce que tu dis parce que je vois bien que le plaisir à manger que donne la dégustation, ça n'a rien à voir avec ce que je ressens quand je mange par compulsion et pourtant ce que je mets dans ma bouche ne m'écoeure pas au contraire puisque je n'en ai jamais assez et que c'est l'estomac trop rempli qui me dit stop. 

Pourrait-il y avoir plusieurs sortes de plaisirs ? ceux qui donnent une  satisfaction physique et mentale (l'harmonie de la dégustation en pleine conscience) et ceux qui nous dérangent, trop animal peut-être, trop pulsionnel sûrement, en tout cas trop plein de violence, bref, à l'opposé de l'harmonie.

Hermine.
Abonné

Lore : manger sous le coup d'une EME peut procurer plaisir et satisfaction. Après, le problème, bien souvent c'est de s'arrêter et aussi ne pas culpabiliser. Mais le côté réconfortant de la nouriture est bien là ...

Faut-il encore avoir conscience à ce moment là que c'est bien d'une EME qu'il s'agit et être capable de trouver le réconfort ...

Flowerbomb.
Abonné

[quote=lola74]

Bonjour !

J'ai mis beaucoup de temps à comprendre, et même si on nous le ressassait tout le temps, je n'écoutais pas. Mais maintenant, j'arrive à ne plus avoir ces EME au cours du repas. Pas toujours, mais beaucoup plus qu'avant, je m'arrête, ma bouche (et aps mon ventre attention), me dit "ça y est tu n'as plus envie de ça" ou "ça y est tu n'as plus faim" et désormais, de façon très subite et étrange, j'écoute ma bouche et je m'arrête. ça s'est fait d'un coup, à force d'essayer je crois, amis surtout parce que je ne me contrôle plus du tout et que je vise encore et toujours mon plaisir.

voilà, je ne cherche plus à savoir si j'ai faim ou pas, si je suis à satiété ou pas, mais je cherche à savoir si je me fais plaisir ou non. ça m'arrive de me rater bien sûr, mais je ne me sens plus coupable.

Mais je ne sais toujours pas pourquopi je mange quand j'ai une EME, je ne mets pas facilement un nom sur une émotion, et si je me mets à manger compulsivement dans un repas, c'est parce que je sors de ma zone de confort que je m'en rends compte. Je ne fais jamais l'EME-zen, je n'y arrive pas.

Ce que je sais, c'est que ça s'est débloqué d'un coup, je n'ai plus eu envie de me faire du mal... mais je ne sais pas expliquer pourquoi...

Je ne sais pas si ça va vous aider, mais d'après ce que je comprends, c'est visiblement une histoire de patience, rééssayer tous les jours, se faire confiance et attendre...

 

[/quote]

Bravo Lola,et comment que ça va m'aider !  je crois que tu as parfaitement saisi le rassasiement et la satiété ! les docteurs disent toujours que cela se passe dans la bouche. j'espère arriver moi aussi à cela, ton post me "rebooste" et je vais re-tenter très sérieusement l'epérience de la dégustation. Merci !

décidément, je me félicite tous les jours d'être sur ce site. nos échanges sont très constructifs.

Hermine.
Abonné

Merci encore à tout le monde ! C'est très intéressant toutes ces observations. ça fait du bien de lire tout ça (moi qui n'étais pas trop trop attirée par le côté communautaire du site à la base, c'est effectivement très enrichissant, en fait !)

Depuis que j'ai posté le permier message, j'essaie d'être plus cool avec moi-même.

A savoir j'ai du mal à m'arrêter pendant les repas ? Pas grave, j'essaie juste d'appliquer quelques principes (manger plus lentement, faire des pauses, déguster et prêter attention à mes sensations gustatives) sans me dire : Si tu sens que c'est bon tu DOIS t'arreter ! Juste, "essaie d'y prêter attention et advienne que pourra !"

Ben, devinez quoi ... ça va mieux, je m'arrête plus facilement ! Donc, oui, je fais des EME pendant les repas mais c'est agravé par la conscience que j'en ai et le fait de vouloir absolument réussir ... Donc, oui, j'étais dans le contrôle ! (et finalement, effectivement, du coup, je m'en fout un peu de savoir exactement quelle est l'émotion, faut juste accepeter).

planête.
Abonné

Moi aussi j'ai l'impression qu'un changement se fait  petit à petit

Hier soir au diner, j'ai tout à coup ressenti cette impression de ne plus avoir de plaisir à manger l'aliment que j'étais en train de prendre. Je l'ai mâché plus longtemps, et ça ne me faisait plus ressentir de plaisir. 

Je sais qu'il y a encore un mois, je serais allée jusqu'au bout de mon assiette; Alors que la, j'ai arrêté. Même si cela me demande encore un petit effort de jeter, ce qui est un autre problème, je crois.

Ce qui ne veut pas dire, d'ailleurs, que je n'avais plus faim. Seulement envie (ou besoin) de passer à autre chose.

Avec la satiété, j'ai du mal, puisque comme vous, je ne la ressens qu'au moment du remplissage maximal de mon estomac.

Je suis donc d'accord avec Lola sur la notion de plaisir en bouche.

Je vais essayer de me concentrer la dessus dans les jours à venir.

izabelle
Animatrice forum

hello les filles

pour revenir sur le plaisir

la compulsion sert à nous détourner de nos émotions, en utilisant le plaisir gustatif (sensation forte), mais son but est effectivement l'évitement émotionnel

bien sûr le plaisir est moindre que lors d'une dégustation avec faim (d'autant qu'il est souvent gâché par la culpabilité : trouble du réconfort)

 

sinon pour le travail sur les EME de fin de repas, je te conseille Hermine de faire une séance de RPC avant les repas, de 10 minutes, cela aidera beaucoup à ne pas être en mode "automatique" au moment du repas

et puis bien sûr relativiser, ne pas vouloir trop bien faire et se laisser le temps

je crois qu'énormément de gens font des EME lors des repas, même certaines personnes régulées (qui attendent alors systématiquement leur faim suivante)

pour ma part ce sont les plus difficiles à déloger, car c'est souvent lié à des peurs "régimesques"  (avoir faim, ne pas avoir "bien" fait, se séparer de la nourriture, accepter l'inconfort)

 

pour les exos à faire en dehors de périodes d'EME, je crois surtout que c'est pour les personnes souffrant de grandes crises d'EME hors repas, mais à mon avis tu peux quand même les faire avec des EME de fin de repas, et puis voir ce que cela donne....  ça va peut-être les augmenter mais ça sera une occasion de les observer et de les comprendre un peu mieux  : le fractionnement par exemple, en a réveillé pas mal chez beaucoup d'entre nous....

rory24.
Abonné

[quote=belette21]

Bonjour Hermine,

Je suis un peu comme toi, je n'ai quasiment que des EME en fin de repas (en même temps, une hermine et une belette, ça se ressemble).

En ce qui me concerne, j'ai du mal à m'arrêter de manger quand j'arrive à satiété, car cela signifie la fin du repas, et donc, la fin du plaisir, bref, je vis chaque fin de repas comme une petite mort...

C'est plus facile à gérer depuis que j'ai commencé le programme, mais quand même pas évident pour moi.

D'autant plus si ma fille et mes conjoint continuent de manger sous mon nez, ben là y a des chances pour que je me sente frustrée.

Alors j'essaie de rendre mes suites de repas plus attrayantes que le repas lui-même, et crois-moi ce n'est pas facile.

ET oui pas évident de trouver un livre, ou film ou une occupation qui m'apporte autant de plaisir que la nourriture !!!!

Encore du boulot sur la planche quoi !

[/quote]j'ai

C'est fou, tu m'as sorti "les mots de la bouche", j'ai toujours du mal à la fin du repas, je veux toujours quelque chose de plus et généralement c'est pas un radis que je prends, c'est des gâteaux, du chocolat et ça même si je n'ai plus faim, c'est très frustrant pour moi car j'ai plus l'explosion en bouche du début de repas mais ça ne m'empêche pas de prendre "UN TRUC EN PLUS"

080413075303_Rikki.
Abonné

Depuis hier, j'ai commencé l'étape EME-Zen. 

 

Et là, je me suis rendue compte d'un seul coup qu'il n'était pas si évident que cela de différencier les EME de la faim, dans la mesure où l'une succède à l'autre. 


En sortant du boulot, j'ai faim. Je crois que c'est de la vraie faim, en tout cas, ça me semble normal, j'ai déjeuné vers 12 h 15, sans faire d'excès normalement, travaillé tout l'après-midi, c'est l'heure de mon goûter. Tout va bien. 

 

Sauf que mon goûter, bien souvent, ça commence par un goûter, et ça se termine par une sorte de crise de boulimie atroce. 

 

Mais ce n'est pas un truc qui fait "compulsif", c'est exactement ce que décrit je ne sais plus qui ici : juste "un petit peu plus", "encore un peu", "je ne suis pas au régime, alors, je peux bien me resservir", "j'ai envie d'un autre goût"... et de petit peu en petit peu, je mange pendant très longtemps, j'arrête et je reprends, et le goûter se dilue dans une espèce de prise de nourriture en continu sur une heure ou plus. 

 

Hier, donc, j'ai essayé de réfléchir à tout ça, et de considérer qu'à un moment, c'était mon goûter, et puis après, de l'EME. La frontière n'est pas facile à établir. J'ai donc mangé du pain et du fromage, puis un petit rab (j'ai l'impression que renoncer à ce petit rab, je n'en suis pas capable, après tous ces régimes où on m'a interdit de me resservir, j'ai l'impression d'avoir besoin de me resservir pour être libre, c'est nul), puis une pomme, puis un petit peu de chocolat. Un goûter substantiel, donc, mais pas délirant. Et constitué comme un repas, comme j'aime : salé, puis sucré et doux. 

 

Evidemment, j'avais pris deux carrés de chocolat, et au bout de 30 secondes, mon petit démon intérieur m'a suggéré que puisque j'avais pris un rab de pain, je pourrais prendre un rab de chocolat aussi. Aucune différence. Et je n'avais qu'à considérer que l'EME serait juste après. 

 

Bon, déjà, j'avais négocié avec moi-même pour repousser la fin du goûter au moment de me resservir de pain, au moment de prendre la pomme, au moment de prendre le chocolat... là, je me suis dit "les meilleurs choses ont une fin, et là, ma grosse, tu n'as plus faim, n'essaye pas de me faire croire le contraire". 

 

Donc, j'ai fait mes 3 minutes de RPC d'urgence pour émotion négative (alors qu'en fait je n'avais pas tellement d'émotion négative à proprement parler, mais bon, ne chipotons pas), et puis j'ai fait un truc, puis un autre, et j'ai complètement oublié le chocolat. 

nellybella.
Abonné

bonsoir à toutes

moi aussi je me retrouve dans ce sujet d'eme de fin de repas. au début du programme je n'en avais pas car je voulais que tout soit parfait et sous controle, mais un peu plus tard j'ai craqué (on ne peut pas être toujours sous controle) et tous les soirs j'ai une eme de fin de repas. je ne peux pas me passer de mon petit gateau ou d'un petit morceau de chocolat. je sais que je n'ai plus faim (je le ressens par ma bouche) mais mentalement je ne peux me passer de ce petit plus. il faudra que j'essaie de faire eme-zen à ce moment là mais pas toujours facile avec le stress de fin de journée, le coucher pas toujours faciles des enfants....j'ai l'impression que cette eme est une petite récompense. là où c'est mieux pour moi c'est que je ne culpabilise pas toujours et que mes quantités se sont vraiment restreintes.

merci à toutes pour tous vos commentaires qui donnent des pistes pour résoudre nos petits problèmes.

Pomdereinette.
Abonné

Une part du problème ne tient-elle pas au fait que nous faisons encore des repas un peu trop équilibré ? Il me semble que quand je m'interroge vraiment sur ce que j'ai envie de manger, quand je fais l'effort (immense) de laisser une place pour ce besoin de sucré, alors les EME sont moins violentes.

Je fais aussi systématiquement 3 mn de RPC en prévisionnel, quand je sais que les émotions vont me déborder d'un seul coup (avant le repas, avant le goûter des enfants).

Un dernier truc qui m'aide le soir, les tisanes. J'ai diversifié, et quand vien l'EME et ce besoin de douceur parfois une tisane aide à passer le cap.

Le tout dernier recours, c'est la dégustation. OK EME il y a, mais alors, quand je peux, quand j'en prends conscience : je 'assieds et j'essaye de mangerr le plus douceent possible, quasi religieusement. En général ça aide à prendre conscience de la satiété.
On est bien d'accord, tout çan'empêche pas les EME, mais pour moi qui en suis la championne le nombre s'est considérablement réduit, et surtout, leur durée.

Hermine.
Abonné

Bonjour

C'est marrant vos derniers messages, parce qu'ils rejoignent un peu mon vécu de ces derniers temps (je me suis un peu éloignée du programme pour cause de ... tout un tas de tracas de la vie, tout en essayant de me tenir à : manger seulement quand j'ai faim et essayer de m'arrêter à temps).

La place pour le sucré. D'habitude je mange rarement du sucré à la fin du repas. Ces derniers temps, je m'y suis mise et ... ça clôture vachement bien le repas, en fait ! ça marche aussi avec le fromage ou autre chose. Bref, le plat unique est mon énnemi pour respecter ma satiété et ne pas tomber dans l'EME ! Changer d'aliment, de saveur, ça me permet de me recentrer sur mes sensations, mes besoins.

Et ... j'arrive même à garder une place pour le dessert ! Et sans faire d'effort. Si, si ... je suis très très fière de moi !

La tisane le soir ... c'est on doudou ... j'ai un peu le sentiment, que parfois elle me sert de dérivatif à l'EME et que je ne règle rien avec la tisane (sauf que comme je la prends sans sucre ni quoi que soit de solide, bah ... au moins, je me réconforte en respectant ma faim). Bref, la tisane ça aide mais je culpabilise un peu (pour zéro calorie, bien joué !) de me dire que ça ne règle pas le fond du problème ...

D'un autre côté, préparer la tisane, la humer encore chaude, la laisser refroidir un peu, la boire douvement, permet aussi de se recentrer, prendre son temps, déguster ... bref, au lieu de rpc, je bois ma tisane, je me détends et évacue le stress ;) (mais y'a des soirs, où franchement, j'ai pas envie de m'embêter !)

Sinon, j'essaie quand vraiment j'ai une eme de fin de repas, de me centrer sur mes sensations en bouche, de me rappeler que le goût n'était plus si bon, ni le plaisir si intense, ça marche un peu, pas systématiquement mais on va dire pour 1/3 d'EME ou ça me permet de réduire la quantité de "trop" ... c'est pas si mal.

Voilà le bilan un mois et demi après ... (mais bon, je suis le programme de loin en loin ...)

080413075303_Rikki.
Abonné

Hermine, comment peut-on culpabiliser pour une TISANE ? 

 

zabedan.
Abonné

Bonjour,

Je me retrouve très très bien dans ce que vous racontez toutes, et tout particulièrement Rikki, dans la manière de prendre un petit truc au début pour la faim et puis encore un peu plus et cela ne s'arrête plus. Je débute encore dans le programme alors je ne maîtrise pas encore la RPC et tous les outils mais de toute façon quand je suis à table avec la famille, et que j'ai décidé d'arrêter de manger pour m'octroyer un petit plaisir généralement du chocolat cela se termine effectivement en EME, (alors que je n'en ai pas eu durant la journée), je ne m'imagine  pas en train de m'arrêter pour faire de la RPC à table avec tous le monde...alors je continue à manger du chocolat et puis du pain et puis un gâteau...

Je me posais aussi une question vis-à-vis de la tisane ...est-ce trouver un dérivatif "light" vs chocolat est une manière de gérer l'EME ou bien est-ce juste une manière de la contourner ? Je veux dire est-ce qu'on est dans le contrôle restrictif ou bien est-ce qu'on a réussi à gérer son émotion en prenant une tisane ?

Je ne sais pas si je suis bien claire...

C'est quand même compliqué ces EME...

Hermine.
Abonné

Il faudrait faire confirmer, mais je pense que c'est un peu des deux (pour cette fameuse histoire de tisane).

Une tisane c'est bon (ok, c'est une affaire de gout et moi j'adore ça !) et c'est agréable, on ne va pas s'en priver sous prétexte que c'est une sorte de dérivatif. Potentiellement c'est réconfortant aussi, et on a le droit de se réconforter :D

Mais si on prend systématiquement une tisane pour contrer son envie de chocolat, à mon avis, c'est qu'on est loin d'avoir réglé le problème. D'autant que si c'est vraiment de chocolat qu'on a envie, le remplacer par une veirveine ça va juste créer de la frustration.

Bref, effectivement pas facile.

Des fois, lorsque j'ai une EME de fin de repas, le soir, je fais une sorte d'EME-zen (mais si tu es au tout début, peut être n'en es-tu pas encore là) un peu légère (à savoir je suis pas super rigoureuse sur tout ce qui est RPC en ce moment) et c'est à la suite de ce petit moment de PC que je me détermine : est-ce que j'ai envie du chocolat (ou une bière, ou autre chose ...), d'une tisane ou de rien. Est-ce que j'ai faim, est-ce que je suis fatiguée, quel plaisir ai-je retiré des derniers aliments mangés ? Bref, j'essaie de choisir en pleine conscience : je suis plus détendue, je culpabilise moins et à priori je fais un meilleur choix (quel qu'il soit) puisque celui-ci est conscient et réfléchi !

zabedan.
Abonné
Merci Hermine. Effectivement je viens de débuter l'EME Zen, enfin pour l'instant j'ai pas vraiment réussi a m'y tenir...je veux dire a ne pas me jeter sur le paquet de gâteau avant d'avoir respire etc...il y a du boulot...d'autant plus que lorsque je me retrouve dans le carnet j'éprouve une vraie difficulté a nommer les émotions, comme si j'avais l'impression que j'étais en roue libre...il va surement falloir que je m'entraine un peu plus a la RPC. Allez allez!
Lunaire.
Abonné

Moi aussi je fais souvent des EME après les repas, même si j'ai déjà mangé au-delà de la faim! C'est vrai que la fin du repas est comme une "petite mort". Vos réponses m'ont bien aidée. Je vais essayer d'appliquer ces quelques stratégies :

- même si j'ai une EME, manger lentementt, déguster

-commencer le repas par les aliments pour lesquels j'ai vraiment faim

-écouter mon plaisir plutôt que mes émotions : est-ce que je prends encore plaisir à manger ?

- instaurer un rituel de sortie du repas : café- carré de chocolat ou thé et pomme

-me brosser les dents de suite après le repas

- sortir de la cuisine et enchaîner immédiatement avec une autre activité plaisante

-faire une séance de RPC après le repas

icietlaba.
Abonné

Merci Hermine, car ce post et toutes ces réponses vont pouvoir clairement m'aider à trouver des astuces et des reponses à ce comportement.

Tes mots Hermine déposés ici,aurait pu être les miens.

En ce moment je vie exactement la même chose, la journée tout se passe bien, arrive le soir, le diner et comme le dit belette le debut de la satiété resonne comme une petite mort...Lia a très bien cerné ce qu'il se passe et de lire toutes vos hypothèses me permette d'avancer...

 

Je sais que ces prises alimentaires souvent excedentaires sont à la base de ma non perte de poids.

Alors oui, çà entraine EME sur EME...Connaitre les raisons entraine d'autant plus d'EME.

Finir le repas par une RPC ou par un rot, me servir de petite quantité et continuer à deguster malgres la difficulté, eviter les sujet compliqué, arreter la télé, faire des choses plaisantes pour soi...Voilà des volets que je vais ouvrir petit à petit...

 

J'arrive au terme de ces 6 mois mais reste persuadé que le chemin va encore être long et tant mieux j'ai tout mon temps...

ln8575.
Abonné

Merci pour ce post,

Ah, les EME... quel mot doux pour nommer ce qui nous pourrit la vie.

Il est vrai qu'au début du programme, certaines EME m'ont paru flagrantes (les tablettes de chocolat à 22h quand tout le monde est couché, le paquet de gâteaux à 14h quand tout le monde est reparti...) et là, la RPC m'a vraiment fait prendre conscience du mal que je me faisais car je savais déjà que j'avais envie de manger mais pas faim du tout; seulement la RPC m'a apaisé et aidé à me détacher de ces envies-là.

Par contre, quelle surprise quand j'ai vu la balance grimper de 4 kg alors que j'avais éradiqué ces sinistres EME. Dépitée, j'ai contacté mon coach qui m'a dit une toute petite phrase:"peut-être ne gérez-vous pas bien les EME en cours de repas?..."

QUOI, ELLES SONT LA AUSSI MAIS ALORS ELLES SONT PARTOUT, AAAHHHHHHH!!!!!!!!!

Et oui, je venais d'apprendre que la faim et l'envie de manger pouvait s'entremêler, alors depuis je scrute, j'analyse, je respire et je lis les forums et ce post m'aide beaucoup, les notions de "petite mort", de plaisir qui dure, les astuces proposées, les histoires vécues.

Je suis désolée de ne pas avoir encore trouvé ce qui me crée ces EME, et de ne pas apporter ma pierre à l'édifice.

Par contre, je voulais toute vous remercier de m'aider en écrivant vos billets.

Comme dit Icietlaba :" je reste persuadé que le chemin va encore être long et tant mieux j'ai tout mon temps..."

Narméa.
Abonné

alors même si je n'ai pas bien fait la dégustation, maintenant quand je mange un aliment que je suspecte de vouloir manger par EME (j'ai encore du mal a démêler faim et EME en cours de repas), je l'analyse davantage: du coup je me rends souvent compte qu'il y a un élément qui m'attire: ce soir il y avait un fond de chips et évidemment ma main en a pris un peu, et dans la foulée j'essaye de déguster... et là je me rends compte que j'ai en fait envie de... sel.... que les chips me paraissent pas fameuses hormis le goût du sel.... j'ai donc arrêté les chips et ressaler un peu mon plat pricipal quand je l'ai mangé... du coup j'ai du manger ... 3 chips?

alors c'est marrant comme la dégustation m'aide à me détacher de certains aliments assez vite...

SEZAMA.
Abonné
salut , parmi les causes de mes EME , il y en a que tu as citées, comme le fait d'être frustrée et de ne pas vouloir arrêter le plaisir, mais il y a aussi pour moi la contrainte, à chaque fois que je dois entamer une étape dans le programme où je dois sauter un repas si je n'ai pas faim , la retarder, et la maintenant fractionner les repas, je commence à faire du n'importe quoi,on dirait qie la nourriture va disparaître et que je ne la retrouverai plus . à tel point qu'amorcer une étape me prend des fois une semaine ou plus. mais je finis par y arriver
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