EME, gourmandise, etc - 19012012

mamzelzoï.
Abonné

Bonsoir,

voilà, j'ai très souvent envie de manger lorsque je vois des bonnes choses devant moi, typiquement des gâteaux, biscuits, viennoiseries... au boulot dans la salle café par exemple. Et plus il y en a, plus ça me fait envie, même si je n'ai pas faim (quand les bonnes choses sont abondantes l'appel est carrément irrésistible). J'ai toujours pensé que c'était simplement de la gourmandise... Mais je lisais hier sur le chat qu'en fait les envies de manger sans faim lorsqu'on est exposé à de la nourriture sont typiques des gens en restriction ou qui contrôlent leur alimentation.

Mais pourtant, dans ces cas-là, j'ai l'impression de ne ressentir aucune émotion. Avant j'avais des pensées négatives du type "c'est dommage, cette chocolatine a l'air délicieuse mais elle va vraiment te faire grossir", et maintenant que j'applique (j'essaie du moins) la méthode LC c'est plutôt "non tu n'as pas faim donc tu ne devrais pas manger". Toujours la lutte de mon ange contre mon démon intérieurs quoi! Mais pour autant j'ai du mal à qualifier ça d'EME. Pas comme quand je suis clairement contrariée et que je plonge vers le placard pour oublier tout ça.

Or, hier, après un repas de midi copieux chez MacDo et une bonne ballade en ville, je m'installe dans un salon de thé marocain. Il y avait un plein plateau de pâtisseries orientales qui avaient l'air délicieuses, et dont je raffole. Mais à ma grande surprise je n'ai pas dû lutter... je n'en avais simplement pas envie!!! Comme un mangeur régulé (ce que je ne suis pas) qui n'a pas envie de manger lorsqu'il est encore en train de digérer le repas précédent.

Ben voilà, je comprends ce que ça fait, de ne simplement pas avoir envie de manger, même des choses dé-li-cieuses.

Et vous, connaissez-vous ces situations?

Commentaires

isabellej.
Abonné

super, voilà ce que c'est en effet d'être un mangeur régulé, ça montre tes avancées!

en effet l'abondance de nourriture riche est tentante, même si on n'a pas d'émotions particulières, parce que ça réveille une autre émotion : toutes les fois où on s'en est privées, où on s'est dit  "j'y ai pas droit"

alors le simple fait que ça soit disponible...

c'est une EME d'un genre particulier, et ça disparait effectivement ensuite quand on devient un mangeur régulé, comme tu l'as vécu avec les patisseries orientales

je crois que sur notre chemin, on a toujours ces "moments" où l'on touche du doigt ce vers quoi on tend, même si n'y est pas encore arrivé, on sait déjà que  "ça existe, c'est possible, je l'ai vécu"

moi je le vis de plus en plus souvent maintenant, je dois dire que c'est vraiment reposant de ne plus "lutter"

Hermine.
Abonné

Merci pour ce témloignage, ça me rassure vu q'hier après midi, alors que je n'avais pas faim, j'ai quand même mangé quelques biscuits que mon compagnon avait sortit pour accompagner le thé ... juste parce que je les trouve bon (il aurait sortit des biscuits que je n'aime pas, je n'aurai rien mangé).

J'ai réussi à être raisonnable mais ça avait quelque chose de frustrant de se dire : j'ai conscience que je n'ai pas faim mais c'est trop bon. Comment résister  ?

(mais hier soir j'ai été plus forte que la truffe : juste une pour le goût et stop !)

AguaMaria
Marraine

Et parfois je me dis.... Ah non! Je n'ai pas faim, mais j'aurais bien envie de manger cette chocolatine. Puis j'en achète une et je me dis que quand j'aurai faim, c'est ce que je vais manger. Je le fais et hop. J'ai de moins en moins d'aliments tabous. Si je ne le fais pas, parfois j'ai l'impression de me priver encore. Je jette des frites parfois. Un exploit pour moi!!!  Quand je les achète, j'ai toujours encore un peu peur. J'ai l'impression que ce sont elles qui vont me dévorer :-). Mais je porte bien attention à déguster et du coup, je mange vraiment moins. Les aliments tabous disparaissent.

Je suis présentement en train de régler le compte aux feuilletés à la crème qui se vendent ici en boîte de 6. Chacun est tout petit mais zut, zut et zut. Je n'arrive à rien tant que la boîte n'est pas vide. Hier j'ai petit-déjeuné avec ça. Rien que ça. J'en ai mangé deux (env. 50 g chacun). Je me suis rendue compte à quel point c'était riche malgré leur allure innoncente et légère... parce qu c'est allé à 15h avant que j'aie faim à nouveau. Puis j'en ai repris un après le déjeuner (avec un bol de soupe à l'oignon). Là j'ai réussi à en jeter une partie. Encore là j'ai dû attendre 20h avant de remanger. Avant c'aurait été un complément à un repas entier. J'aurais évalué la grosseur du repas, les calories, mais j'aurais omis ma faim ;-) mais ah je découvre toutes sortes de choses... Et puis ça fonctionne parce que je perds du poids.

Petits pas... continue! Un jour tu pourras regarder toutes ces chocolatines avec affection en leur donnant rendez-vous avc ta faim... mais cela, toutes les fois que tu poseras les yeux sur elles.

Hermine.
Abonné

En fait je n'ai pas d'aliment tabou : je mange tout ce dont j'ai envie (mais en trop grande quantité et parfois -souvent ?- sans faim).

Mais du coup depuis que j'ai commencé la méthode, je réalise que je mange sans faim alors qu'avant je ne me rendais compte de rien.

Presque je culpabilise plus qu'avant : maintenant que JE SAIS ou que J'AI CONSCIENCE que je n'ai pas faim je ne devrais pas avoir envie de manger mais en fait ... c'est pas si facile !

Bon, j'en fais pas un drame et je me dis que ça viendra !

lys.
Abonné

Hermine ,bonjour

pareil pour moi en fait depuis lc ,j ai le sentiment que les aliments me font beaucoup moins peur ,par contre je réalise combien de fois je mange au dela de ma faim et parfois sans faim et là c est comme toi culpabilite inconfort et prise de poids ,mais on progresse chacun à notre rythme et je pense dans des sens differents pour chaque personne

a bientot lys

lahiza.
Abonné

Merci Manzelzoï ! je viens enfin de comprendre cette histoire sur la gourmandise dont beaucoup d'entre nous parlent... Tu as expliqué très clairement en quoi cela était une envie de manger émotionnnelle pour des personnes en restriction cognitive. En effet, quand on s'interdit de manger des gourmandises (!), comme les chocolats, les viennoiseries, les biscuits apéritifs, les petits bouts de saucissons, etc. et quand il y en a en grande quantité, à disposition, et qu'on passe devant très souvent, cela devient une vraie torture !

J'imagine déjà le discours intérieur qu'on peut se tenir :

"Ah, tiens, ces chouquettes ont vraiment l'air de sortir du four. J'aimerais vérifier que mon sentiment est bon.

Mais une chouquette, c'est combien de calories ?

Elles doivent fondre dans la bouche, avec en plus ce petit croustillant du sucre. Et puis après, quelle douceur dans la bouche.

Mais au fait qu'est-ce que j'ai déjà mangé dans la journée ? Au déjeuner, j'étais énervée, je me suis jetée sur la nourriture et j'ai trop mangé. Pourquoi est-ce que j'ai encore envie de manger ? Je ne devrais pas, surtout pas des chouquettes ! combien de calories, déjà ? Je n'arrive pas à m'en souvenir. Si je le savais, je pourrais peut-être limiter les dégâts.

Combien je pourrais en prendre, sans prendre de poids ? Est-ce qu'une si petite chose peut me faire grossir ?

Etc."

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