EME-zen - le 23/04/2012

Alexandra.
Abonné

Bonjour à toutes et tous,

j'ai besoin de vos conseils, de votre vécu.

J'ai commencé le programme en mars et ça allait plutôt bien. Mais depuis 2 semaines je dois pratiquer l'EME-zen lorsque j'ai des EME. Et là je bloque ! Car, et ça m'est dur de le dire, je me rends compte que je ne suis pas prête, que je n'ai pas envie, de renoncer à la nourriture. Ni de ressentir mes émotions.

Depuis que je dois travailler sur mes émotions, j'ai à nouveau de grosses crises d'hyperphagie et j'en viens à ma demander si je vais réussir, un jour, à avoir un rapport normal avec la nourriture. Je suis un peu découragée là.

Est-ce que quelqu'un a vécu ces doutes, et est parvenu à continuer le programme et à y voir les bénéfices ?

Merci d'avance pour votre aide.

Alexandra

Commentaires

izabelle
Animatrice forum

Parfaitement normal Alexandra....

je crois que beaucoup d'entre nous ont vécu cela

au moment de renoncer à un fonctionnement, on bloque, on panique, le psychisme est hyper habitué à cette routine et le changement est vraiment effrayant

j'ai eu des crises d'hyperphagie comme jamais au moment de commencer l'EME-Zen

et bien sûr il faut persévérer

ce qui m'a aidé, c'est de me rendre compte que finalement, j'avais commencé en utilisant l'EME-Zen comme "moyen de contrôle", c'est à dire pour éviter de manger, alor que ce n'est pas du tout son but

il y a tout un travail à faire avec l'acceptation :  j'accepte d'avoir ces émotions, j'accepte aussi de ne pas avoir envie de les ressentir encore pour l'instant, d'avoir encore ce réflexe de "manger pour oublier"

et puis, peu à peu,    on finit par penser  "tiens j'ai une EME, bon j'ai là encore sans doute une émotion qui me dérange trop"

et puis, peu à peu (c'est un peu long), on finit par tolérer des inconforts émotionnels de plus en plus souvent....

 

ce qui est important, c'est surtout de  :

-continuer

-ne pas trop réfléchir (dur dur pour nous en général), faire les exercices "bêtement" (car le mental nous bloque quand même pas mal et entretient nos pensées négatives sur nous-mêmes)

-ne pas trop vouloir bien faire, accepter de ne pas y arriver d'un coup, mais par petits progrès progressifs, par petites touches

-faire de la rpc très régulièrement, même de toutes petites séances de qq minutes, mais surtout plusieurs fois par jour (ça aide beaucoup pour pouvoir changer ce fonctionnement sans tomber sur un mur)

-au début, utiliser l'EME-Zen plus dans sa version "travail sur le réconfort"  (à savoir faire son espace de respi, mais ensuite manger pour se réconforter), et peu à peu choisir quelques moments où on va accepter 5 min d'inconfort, puis 10 min, puis 15 min.....

 

Courage Alexandra, j'ai vécu exactement la même chose que toi et aujourd'hui, même s'il m'arrive d'avoir des rechutes (quand je ne suis pas dans mon cadre), je n'ai plus d'EME, ou presque plus   ( alors que j'en avais plusieurs fois par jour depuis plus 26 ans...)

Cela m'a pris trois mois après ma première inscription, et j'avoue que comme toi, au moment de l'EME-Zen, ça a sérieusement tangué....   aujourd'hui je suis plus que ravie d'avoir continué et tout ce que j'ai lu était vrai :  il faut du temps!!!!!      mais bon trois mois pour défaire un fonctionnement de plus de vingt ans ce n'est pas non plus très lent au bout du compte....   et il faudra encore des mois avant que ça devienne totalement ancré bien sûr

mamzelzoï.
Abonné

Bonjour,

comme le dit izabelle, tout à fait normal de trouver cette étape hyper difficile quand on est un mangeur émotionnel!!

Je me pensais incapable de différer une prise alimentaire lors d'une EME, mais en fait j'y suis arrivée!! Pour me motiver à expérimenter l'espace de respiration lors d'une EME, j'ai d'abord choisi d'emblée que je mangerais pour me réconforter. Comme ça, j'avais moins peur!

Bon courage pour la suite...

Charlotte03.
Abonné

Bonjour Alexandra,

 

j'ai moi aussi des crises d'hyperphagie et c'est ce qui m'a incité à m'inscrire sur ce site il y a une semaine. Je crois que c'est normal de les avoir encore et avec la pratique progressive et régulière de la pleine conscience, des exercices sur les sensations alimentaires et de l'activité physique, cela va finir par passer.

Manger ne sera plus un réflexe pour lutter contre tes émotions mais simplement un plaisir. Donc oui, tu vas y arriver !:

 

Arrives-tu après ces crises d'hyperphagie à attendre le moment d'avoir faim pour manger à nouveau ?

ressens-tu la faim et la satieté ? Si oui, c'est déjà un bon départ ! Enfin, c'est ce que je me dis.

Veux-tu être mon binôme ?

 

Charlotte

Alexandra.
Abonné

Merci les filles pour vos messages, ça me fait du bien de savoir que je ne suis pas la seule à avoir des difficultés face à l'EME-zen.

 
@ Izabelle : Ton message me parle énormément, et m'a encouragé cet après-midi à faire une séance d'EME-zen lorsque j'ai eu envie de manger. Et, je ne sais pas comment ça s'est passé, mon EME  disparu et je n'étais plus autant énervée que je l'étais avant de faire l'EME-zen. Et sans effort, sans même y penser. 
Tu as raison, je voulais bien faire, et donc quand j'ai commencé par avoir une EME sans pratiquer l'EME-zen avant, sans y avoir même pensé, je me suis sentie dépassée et mon moral en a prit un coup. 
 
@ Mamelzoï : J'ai suivi ton conseil, et me suis faite, au bureau, une petite réserve d'aliments que j'aime manger lorsque j'ai une EME. J'ai déjà constaté que si je n'ai rien à ma portée, je vais en faire bien plus vite une obsession. 
 
@ Charlotte : Merci pour tes encouragements ! Avant de devoir pratiquer l'EME-zen j'arrivais à attendre d'avoir faim, après une crise, avant de remanger. Mais dès que j'ai lu le protocole concernant l'EME-zen je me suis sentie "au régime", restreinte, et depuis c'est un peu la catastrophe. Mais comme tu dis, je vais y arriver... on va y arriver :)
Et avec plaisir pour être ton binôme smiley
 
Merci encore à vous toutes !
Pomdereinette.
Abonné

Nous sommes tous des individus, avec une histoire et un vécu spécifique. Et le programme est pensé pour le plus grand nombre. Ce qui signifie qu'il y a forcément un moment où on bloque sur telle ou telle étape. A nous d'adapter, ou accepter de ne pas faire aussi bien que l'on voudrait.

J'ai longtemps différé l'EME zen. J'ai commencé par pratiquer la RPC par petites étapes, puis de plus en plus souvent dans la journée. Jusqu'au moment où je l'ai ressenti comme un besoin, et là j'ai pu y avoir recours en cas d'EME au lieu de me buter.

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