Et des envies de manger pas émotionnelles, ça existe ? - 03032013

mavo.
Marraine

Hello

Je me pose une question sur laquelle je ne trouve pas vraiment de réponse dans ce que j'ai pu lire... Je comprends bien la distinction faim / EME, si je l'applique à une envie de manger en pleine après-midi, alors que je n'ai pas faim. C'est une EME, OK.

Maintenant, quand je suis à la moitié d'un repas, que je n'ai plus faim, mais encore envie de manger, s'agit-il forcément d'une EME ? Ca n'existe pas, les envies de manger par gourmandise, juste parce qu'on a envie de se faire plaisir ??

Parce que quand je repère "j'ai envie de manger parce que je suis fatiguée / en colère / anxieuse", j'accepte facilement de gérer l'émotion par autre chose que l'alimentation (enfin... facilement... c'est un raccourci !).

Mais quand je ne repère pas d'émotion, mais juste de l'envie de chocolat ou de fromage, là j'ai plus de mal à gérer, et j'ai juste envie de répondre à cette envie ! Et je rentre dans le mode "rebelle / je fais ce que je veux".

J'ai lu sur un post que les EME de fin de repas étaient peut-être dues au fait que le repas va bientôt s'arrêter, que cette pause prend fin et que ça fait peur de retourner à ses activités. C'est une piste intéressante. Mais j'aimerais bien avoir votre sentiment !

Commentaires

guyloune.
Abonné

Bonjour,

je suis dans le même cas que toi, j'ai du mal, voire même beaucoup de mal à accepter les fins de repas. Comme si c'était difficile d'arrêter de manger.

Pour moi le fait de manger au dela de ma faim (puisque j'ai le vendre distendu) est une EME, puisque je sais clairement que ce que je vais manger ensuite sera superflu, et que je pourrai toujours le manger plus tard, mais çane me calme pas. Parfois j'arrive à m'arrêter, mais parfois, c'est plus fort que moi, je mange jusqu'à avoir fini mon assiette, comme s'il ne fallait pas en laisser. C'est comme si je perdais le controle de moi même, c'est une sensation assez désagréable.

Je m'en veux ensuite puisque je sais comment faire et je n'arrive pas à l'appliquer. Mais j'essaie de rester bienveillante envers même et de me dire que la faim viendra réguler cet excés.

La RPC est assez efficace sur moi concernant les EME hors repas mais c'est difficile au bureau de s'eclipser 3 minutes pour faire une séance de RPC, même si je crois que je devrais le faire.

Mais je pense qu'une fois qu'on est un mangeur régulé, on peut à nouveau manger par plaisir, mais seulement une fois qu'on est régulé ...

 

Ferdi.
Abonné

Bonjour,

Je me joins à vous également. Je me pose exactement les mêmes questions sur les fins de repas, qui sont toujours très difficiles. J'ai vraiment dû mal à m'arrêter de manger. Alors que je sens que je n'ai plus faim.

Je vais donc suivre avec intérêt la discussion !

Bliss.
Abonné

J'ai pu observer chez moi des EME de milieu de repas. C'est à dire que je commence à manger avec faim et des choses qui me plaisent mais tout d'un coup je me vois en train de manger mon assiette est presque finie et c'est comme si je n'avais pas été là.

POur ma part j'ai vraiment senti que à un moment donné je suis littéralement "prise " par des pensées et que du coup plaisir alimentaire sensations et goûts disparaissent littéralement. Avec l'aide mon mari j'ai décidé de ne plus parler de sujets touchant au travail ca m'aide un peu. POur le reste je ne vois même pas quelles pensées sont là et quelles émotions elles provoquent c'est dire l'inconscience de la chose!!!!!!!

Pour le moment faire des pauses dans le repas m'aide, poser les couverts plusieures secondes, boire un peu d'eau, m'intéresser à le journée de mes chéris. Puis sentir à nouveau ou j'en suis de ma faim et de mon envie. Hier après uen crêpe je n'avais plus faim mais encore bien bien envie de quelquechose de sucré........j'ai attendu un peu. J'ai finalement mangé une crêpe à la confiture. Et ce matin j'avais faim .

C'est un travail d'ajustement mais ou la part de confiance en notre corps entre aussi en ligne de compte.

Et aussi je ne reste pas à table trop longtemps, uen fois le repas fini c'est rangement nettoyage sinon la boite à fromage....ej tombe dednas sans même déguster. POur le moment c'est comme ca mais je ne me décourage pas que peut être un jour j'aurai plus de distance avec la nourriture.

izabelle
Animatrice forum

hello mavo

quand on dit "émotionnel", ce n'est pas forcément qu'on a une émotion pure et dure à faire disparaitre, ça peut être des petits trucs, des inconforts, des petits peurs, et surtout des ressentis accumulés et non-conscients  (typiquement quand on se dit  :" oh puis merde je l'ai bien mérité")

en fin de repas, on a classiquement l'EME  dûe à la séparation d'avec la nourriture

ou l'EME de peur  (d'avoir faim dans l'après-midi, de perdre le contrôle)

ou l'EME contre des pensées difficiles  ('j'y arriverais jamais, je ne suis pas sûre, quelle cruche je fais...)

 

pour moi, ce qui "signe"  l'EME, c'est qu'on est "poussé" à manger sans n'avoir plus faim

un peu différent de ceux qui ont simplement un bon coup de fourchette par manque d'attention....

lequels n'ont aucune difficulté en général à s'arrêter de manger dès lors qu'ils prennent conscience qu'ils n'ont plus faim

 

mais quand on sent qu'on est à satiété et que l'on veut "un truc en plus",  oui c'est une EME

après une EME c'est pas grave, c'est pas un gros mot

la vraie gourmandise, c'est de manger en ayant encore de la faim

le gourmand va donc "garder une place"  pour le dessert, pour maximiser ses sensations notamment  (les choses ont plus de goût quand on a encore faim)

 

mais quand on n'a plus faim,  on utilise plutôt la nourriture pour apaiser quelque chose...    même si c'est un tout petit quelque chose, ou un petit inconfort physique, ou une pensée dont on n'a même pas conscience....

 

ce n'est pas grave, mais il est vrai que si c'est systématique, ça peut nous empêcher de rejoindre notre set-point et de s'y maintenir

 

de plus, il y a une grande joie physique à s'arrêter à satiété....  au début non parce que la "frustration" semble prendre le dessus, mais une fois qu'on s'est déconditionné de tout ceci (et notamment des régimes et des privations antérieures), s'arrêter à satiété est un bonheur en soi

mavo.
Marraine

Merci de cette réponse, c'est super clair. Je vais me noter deux ou trois éléments en pense-bête...

Quant à la joie d'être à satiété, je vais te croire sur parole, parce que je n'ai jamais expérimenté cela encore ! Je pense aussi que je n'ai pas non plus expérimenté la joie de ne plus avoir de frustrations alimentaires, parce que je n'ai en fait jamais réussi à me faire suffisamment confiance pour aller vers des aliments tabou. Le nutella n'a toujours pas droit de cité !

Ferdi.
Abonné

Merci Izabelle pour cette réponse très claire. La distinction entre EME et gourmandise est éclairante. C'était une vraie question pour moi.

Si je devais cibler mes EME de repas, c'est clair ce sont des EME de 'séparation d'avec la nourriture'. Merci pour cette nouvelle piste sur laquelle je vais pouvoir avancer.

Haut de page 
X