Faire confiance à ses sensations, comment y arriver sur le plan émotionnel ? - le 12/12/2015

izabelle
Animatrice forum

Quand on  "débarque" dans le programme,  cela est parfois facile, pour certains,  de faire confiance à leurs sensations, écouter leur faim, leur non-faim, etc...  perdre rapidement du poids

....   et laisser perplexe ceux pour quoi cela est beaucoup, beaucoup, beaucoup...  plus compliqué

 

vous vous reconnaissez là-dedans?

eh bien pour moi cétait comme ça aussi

j'avais lu les travaux de Zermati et Apfeldorfer depuis  l'an 2000, alors je savais pertinement qu'il  "fallait"  écouter ma faim, cependant je n'y arrivais pas

c'est bien d'ailleurs pour cela que je me suis inscrite ici, et j'ai très bien fait !

 

je veux aborder dans ce post  pourquoi cette difficulté à écouter ses sensations, mais aussi surtout à les suivre, vraiment, à l'aveuglette ?

 

rien que ce mot, à l'aveuglette, pourra hérisser les poils de n'importe quelle personne qui exerce un contrôle phénoménal sur sa faim et l'acte alimentaire en général

cela peut être du à une pratique des régimes, ou à un essai de pratiques (mon médecin s'est escrimé pendant des années à me faire suivre une "hygiène alimentaire" que je tenais maxi deux jours)

mais cela me semble finalement beaucoup plus lié au fait d'avoir du mal avec  l'incertitude

 

c'est à dire qu'on ne sait pas quand on aura faim, quand on n'aura plus faim

on ne maitrise pas les choses et surtout on ne sait pas quand elles vont se produire

 

pour ma part, je vois que c'est encore une source d'inquiétude, et cela doit être certainement pour ça que je suis devnue une spécialiste en appétit prévisionnel

 

et c'est pourquoi il est absolument essentiel, pour pouvoir véritablement écouter et suivre son corps via les sensations, de faire de la place à cette chose qui nous inquiète tant  : l'incertitude

 

faire de la place, c'est simplement s'élargir  (comme on le fait dans l'espace de respiration),  élargir autour de ce ressenti, le laisser exister en soi-même, et être présent à soi-même tout en ressentant cette chose-là, sans se contracter, mais au contraire en s'élargissant, en se dilatant

 

ce que je vous propose dans ce fil, c'est d'accueillir ce ressenti bien spécifique, et notamment en lien avec nos expériences de faim et de satiété

ce ressenti est notamment très présent dans l'étape de la satiété, mais aussi de la faim, mais encore plein d'autres étpaes

et puis au quotidien.....

 

dès que vous ressentez l'incertitude, venez-ici  faire un genre d'espace de respiration, et puis le noter pour encourager aussi tout le monde

ensemble, on sera mieux à même de se motiver pour faire de la place à cette incertitude, et donc remettre du vrai choix conscient dans notre vie

Commentaires

citronnelle.
Abonné

Bonjour Izabelle.

Ce que tu décris fait écho à ce que j'observe chez moi autour du sport. Ma faim peut être très variable selon si la veille j'ai fait du sport ou non par exemple. Du coup je tâtonne en grand niveau appétit prévisionnel car le même aliment, même bien connu, ne va pas forcément avoir le même effet sur la réapparition de la faim après.

Donc je peine un peu à me situer de ce côté là. Des fois je suis vraiment surprise d'avoir faim "si tôt" car je n'aurais pas cru vu la quantité et le moment de la dernière prise alimentaire. Je peine un peu à le croire du coup. D'autres fois, je suis surprise de ne pas avoir faim. Ca me semble souvent lié au fait que j'ai été très captée mentalement et/ou physiquement par autre chose.

Mais en fait, au final, je n'en sais jamais rien. Mais je me dis que c'est un peu comme pour mes autres besoins, je ne sais jamais si je vais passer une nuit reposante et suffisante, quand j'aurai soif, quand j'aurai envie de faire pipi... et j'arrive à peu près à gérer ça, mon corps supporte des manques ou des anticipations "prématurées" sans lâcher pour autant. Donc je me dis qu'on verra bien ! Et si je me sens trop inquiète à l'idée d'avoir faim par exemple, je n'hésite pas à prendre une collation avec moi par exemple.

Je vis aussi beaucoup mieux cette incertitude quand je me sens libre dans mon rythme. Le weekend par exemple. La semaine, avec des impératifs qui scandent toutes les journées sans forcément être les mêmes, c'est beaucoup moins évident.

Je ne sais pas si c'est dans la lignée de ce que tu souhaites partager dans ce fil. Le sujet me fait écho mais je n'ai pas bien saisi comment tu pensais le déplier.

J'espère donc ne pas être trop "hors sujet". Tu me diras !

A bientôt, mais quand... ça ?! hihi ;-)

Maridav.
Abonné

Ce post tombe à pic...

Je suis en pleine période de doutes, d'incertitudes. ..je me dis en boucle que je n'y arriverai jamais. Et je ne suis pas loin de me remettre à  "faire très attention ".

 

L'incertitude OUi, mais aussi la perte de contrôle sur la suite...alors qu'un régime est "balisé " on le suit, on suit les recommandations,  et on perd ( en règle générale ).

Ici, c'est différent,  quelques grandes lignes directrices comme la faim ou la satiété,  mais aussi et surtout beaucoup de réponses à trouver en soi, d'ajustements INCERTAINS à faire avec son corps et sa tête. C'est dur...

Je ne suis peut être pas faite pour ça finalement? Trop de contrôle que je n'arrive pas à lâcher. ..et trop d'envie d'un résultat LE résultat,  comme dans les régimes finalement ,où il y a bel et bien une finalité après tous les efforts. 

Ici rien d'immédiat. ..c'est dur d'accepter. 

Donc je me suis mise à respirer très profondément pour accepter ces doutes...

L'effet?  Je ne sais pas. ..

En tout cas, je ne me suis pas relevée pour reprendre de ces excellents cookies maison,  sans y penser,  juste pour calmer ma très grosse vague de sentiments négatifs vis à vis de moi même. ...

 

Je ne sais pas si je suis dans l'esprit du post Izabelle mais merci en tout cas pour cet espace. ...

mavo.
Marraine
Pas de hasards dans la vie... Ce post est le 4eme que je lis en revenant sur ce forum et il me parle à 100% ! Car bien souvent je me fais la réflexion que cette véritable confiance dans mes sensations, c'est le dernier sésame qui me manque toujours. Je suis effectivement devenue assez précise en appétit prévisionnel, ce qui me permet de "sauver les apparences". Mais dans le fond, tout au fond, je mange toujours plus avec ma tête qu'avec mes sensations. Dans le fond, tout au fond, vraiment faire confiance à mon corps reste très difficile !! Ravie de pouvoir échanger sur le sujet.
Hanabi80.
Abonné
Izabelle, ton post tombe à pic car je suis en pleine période d'incertitude. J'ai l'impression que je ne sais rien gérer, ni la faim, ni la satiété, ni la régulation. Je devrais peut-être tout refaire depuis le début, je ne sais pas. Mais pour moi les régimes c'est terminé. Plus jamais j'espère, mais pour cela il faut que je réusssisse à perdre un peu. Peut-être que les choses iront mieux pendant les vacances car ça avait bien marché pour moi cet été.
Ante.
Abonné

Bonjour a toutes!

Je débute le programme et je suis en plein dedans!

"Euhhhh... j'ai faim là? !"

"Euhhhh... j'ai encore faim?? Je n'ai plus faim??"

Ce qui fait que je me retrouve avec une sorte de "poids sur la glotte" et même parfois des douleurs au ventre/estomac.

Je sommatise un peu, j'en ai conscience, comme de certains de mes "freins inconscients" d'ailleurs, alors j'essaie de prendre un peu de hauteur et d'observer avec bienveillance.

Mon corps me parle, c'est évident,  je sens même qu'il a une foule de choses à me dire, lui, qui depuis si longtemps n'a pas eu l'oreille attentive qu'il mérite... Mais je n'ai pas encore toutes les clés pour le comprendre. 

En substance, je ne perçois pour le moment que la très grande faim et la satiété est un concept très flou voir un mythe inaccessible pour moi-rire (je connais juste "j'en peux plus je vais exploser!" ;) )

Belle journée à vous. 

Ante

izabelle
Animatrice forum

[quote=citronnelle]

Je vis aussi beaucoup mieux cette incertitude quand je me sens libre dans mon rythme. Le weekend par exemple. La semaine, avec des impératifs qui scandent toutes les journées sans forcément être les mêmes, c'est beaucoup moins évident.

Je ne sais pas si c'est dans la lignée de ce que tu souhaites partager dans ce fil. Le sujet me fait écho mais je n'ai pas bien saisi comment tu pensais le déplier.

J'espère donc ne pas être trop "hors sujet". Tu me diras !

[/quote]

oui tout à fait dans le sujet !!!   cela n'est pas évident, en effet, selon le sport qu'on a fait, ou même selon d'autres critères qui nous échappents (genre le cycle, la récupération ou autre), notre appétit varie  de façon parfois imprévisible

et du coup l'incertitude est plus présente

comme toi, je suis plus à l'aise avec l'incertitude quand je n'ai pas d'impératifs qui m'empêcherait de manger quand je veux, or bien que j'ai de la chance dans ce domaine, eh bien ça arrive tout de même très régulièrement

l'intérêt de ce post c'est de pouvoir déjà noter quand ça arrive, et de pouvoir faire de la place simplement à cette incertitude pour ne plus avoir besoin de toujours la controler

izabelle
Animatrice forum

[quote=Maridav]

L'incertitude OUi, mais aussi la perte de contrôle sur la suite...alors qu'un régime est "balisé " on le suit, on suit les recommandations,  et on perd ( en règle générale ).

Ici, c'est différent,  quelques grandes lignes directrices comme la faim ou la satiété,  mais aussi et surtout beaucoup de réponses à trouver en soi, d'ajustements INCERTAINS à faire avec son corps et sa tête. C'est dur...

Je ne suis peut être pas faite pour ça finalement? Trop de contrôle que je n'arrive pas à lâcher. ..et trop d'envie d'un résultat LE résultat,  comme dans les régimes finalement ,où il y a bel et bien une finalité après tous les efforts. 

[/quote]

tu es tout à fait dans l'esprit du post car d'ailleurs c'est en pensant à toi et à d'autres qui vivent le même genre d'interrogations que j'ai eu l'idée de ce post

l'incertitude c'est difficile, oui...

je pense que c'est plus difficile à vivre pour certains que pour d'autres

pour moi c'était comme pour toi, quasiment insupportable

tellement plus confortable dans la tete un régime

mais dans les faits, dans la réalité, ça ne marche pas

c'est à dire que quand même..... 95% de reprise sur l'ensemble des "régimes"

alors à moins d'être candidat à la roulette russe (avec sa santé), on ne peut pas vraiment espérer perdre du poids avec un régime  sur le LONG TERME

si l'idée c'est de rentrer dans sa robe de mariée, pour tout reprendre (et bonus après)   alors oui....

personnellement cela n'est pas le mien, je veux que ça soit durable

je connais des gens qui sont inscrits à WW  depuis.....  25 ans  .....  et qui sont largement plus enrobées qu'au début bien sûr

 

mais justement le but de ce post n'est pas de convaincre, donc là je m'égare

mais d'agir sur cette souffrance très spécifique :

c'est dur, toute cette incertitude

 

en faisant de la place à cette incertitude, en la laissant exister, en t'élargissant autour d'elle, c'est à dire en la laissant être, en la vivant dans ton corps, dans le présent,     tu commences, là;   à te mettre en condition pour lacher le controle

enfin pas lacher complement, mais pouvoir commencer à faire confiance (un petit peu) à ton corps

car on ne peut pas commencer à vraiment écouter son corps tant qu'on lutte totalement contre l'incertitude

c'est en faisant d ela palce à l'incertitude, c'est à dire  parfois  "ne pas "savoir,   ne pas faire parfaitement, ne pas être "sur" de bien faire,    que l'on commence aussi à faire de la place à son intution, à ce que l'on ressent, à ses sensations....

c'est tout un processus

et ce que je propose dans ce post c'est justement que l'on puisse déposer notre incertitude, non pas pour la combattre, se convaincre, se rassurer  (ce que je viens de faire jsute au dessus quand j'ai parlé de WW !!!cheeky)   mais pour se dire, oui c'est dur, mais je fais de la place à ça, car cela n'est pas si grave de ne pas savoir tout, tout le temps, je peux me "risquer" à écouter mon corps, à TATONNER  (oh  ça en général on n'aime pas, mais en réalité ce n'est que comme ça qu'on apprend...)

donc déposons ici nos incertitudes, non pas pour nous en débarasser, mais pour leur faire de la place, voir que nous sommes nombreux en fait à vivre cela, que c'est difficile et que l'on peut se soutenir, comme si on formait tous un pont de nos mains jointes et que ce pont permette à chacun de passer de l'autre coté du comportement alimentaire....

 

 

 

pour ma part, j'ai eu de l'incertitude hier, grande fête de mon assoc, que j'avais totalement préparée  (donc enjeu)  et buffet à la fin

déjà j'avais les nerfs en pelote, ce qui n'est pas génial avant d'affronter une journée pleine d'incertitude

de bonheur aussi puisqu'organiser cette fête c'était nourrir totalement mes valeurs

 

bref,  le midi, le ventre noué de stress, nourriture improbable, j'ai du manger du pain que je ne digère pas.....

très incertaine sur ma satiété....  mais bon....

ensuite on enchaine sur le buffet vers 17h, presque que du sucre alors qu'à 17h moi j'ai envie de salé

la seule chose salée c'est moi qui l'avait fait et c'est parti à peu près en 15s  (je dois pas être la seule)

 

donc incertitude....  je mange ou pas....     quoi que je fais....

bon finalement je picore et puis boum,  ça se contracte le long de mon osophage....

 

oh là là qu'estce- que c'est ????  

incertitude :

j'ai trop mangé, pas assez, c'est le vin?????

 

je ne sais pas, je me dis, c'est un signal, je m'arrête de manger  (et de boire)

mais dans la totale incertitude

 

ensuite on rentre, on crève sur la route, on commence à rentrer à pied dans la nuit noire et froide, moi avec des grandes galoches que mon chéri avait dans la voiture, car je ne me voyais pas marcher  5 km avec des escarpins

 

bref, une fois rentrée

incertitude.....    ce que je ressens, cette envie de manger c'est du stress???

ou de la faim (d'avoir eu froid, marché)

 

bref journée de la totale incertitude.....winkwinkwink

et c'est à peu près comme ça tous les jours   :!!!!   non c'est pas vrai

mais en tous cas j'étais assez ravie de voir que j'ai beaucoup mieux accueilli cette incertitude que je n'aurais pu le faire il y a encore qq mois

il faut dire aussi que j'avais fait un peu de pleine conscience dans la voiture  et je pense que ça a joué dans le bon sens

 

 

voilà un petit récit de tranche d'incertitude

(vous reprendrez bien une tranche d'incertitude???  wink)

izabelle
Animatrice forum

[quote=mavo]bien souvent je me fais la réflexion que cette véritable confiance dans mes sensations, c'est le dernier sésame qui me manque toujours. Je suis effectivement devenue assez précise en appétit prévisionnel, ce qui me permet de "sauver les apparences". Mais dans le fond, tout au fond, je mange toujours plus avec ma tête qu'avec mes sensations. Dans le fond, tout au fond, vraiment faire confiance à mon corps reste très difficile !! Ravie de pouvoir échanger sur le sujet.[/quote]

chouette, moi aussi ça reste difficile, mais je sens le progrès et ça me ferait plaisir qu'on progresse tous ensemble en ce sens

izabelle
Animatrice forum

[quote=Hanabi80]Izabelle, ton post tombe à pic car je suis en pleine période d'incertitude. J'ai l'impression que je ne sais rien gérer, ni la faim, ni la satiété, ni la régulation. Je devrais peut-être tout refaire depuis le début, je ne sais pas.[/quote]

bravo pour ton observation de cette sensation o combien désagréable (mais o combien humaine)

sans avoir à tout refaire depuis le début,  moi quand j'ai l'impression de ne plus savoir rien gérer,  eh bien je redémarre immanquablement par la faim....

c'est la plus facile à ressentir, et de très loin.....

très simplement, attendre la faim un matin....  et se centrer là-dessus

 

je trouve que la non-acceptation de l'incertitude joue énormément sur la satiété et la régulation

ces deux compétences-là  supposent une réelle acceptation de l'incertitude

 

et comment accepter l'incertitude, accepter qu'elle soit là, lui faire de la place

 

eh bien peu à peu, c'est comme un entrainement

un matin, ne pas manger, et ne pas savoir quand la faim va se pointer....   ça c'est de l'incertitude, en acceptant qu'elle soit là, cela nous permet de pouvoir agir dans le sens de nos valeurs, malgré la difficulté  (ici la valeur étant le bien-etre fait à son corps)

izabelle
Animatrice forum

[quote=Ante]

Mon corps me parle, c'est évident,  je sens même qu'il a une foule de choses à me dire, lui, qui depuis si longtemps n'a pas eu l'oreille attentive qu'il mérite... Mais je n'ai pas encore toutes les clés pour le comprendre. 

[/quote]

tout à fait ça !!!

c'est en effet avec le temps et avec chacune de ces petites expériences que l'on va peu à peu trouver les clés

citronnelle.
Abonné

Aujourd'hui, une incertitude qui m'a prise dès le réveil, voire même dès le coucher hier. Et si je n'avais pas faim à l'heure où nous avons justement tous prévus d'aller manger ? J'ai réfléchi : il ne me semblait pas possible de ne pas manger avec le groupe mais j'avais bien envie de continuer sur ma lancée de l'étape Je découvre la faim où ça s'est très bien passé samedi et dimanche.

Dès mon réveil, ça a commencé à m'occuper l'esprit: j'espérais très fort avoir la faim qui apparaisse d'ici là, même si ça ne me semblait pas forcément probable vu que j'avais mangé assez tard hier soir et que l'heure prévue était assez tôt. Au bout d'une bonne heure de réflexions aller-retour sur cette question, je me suis "entendue" ruminer et je me suis dit, bon: si j'ai faim, tant mieux, si j'ai pas faim, je partagerai en mangeant ce moment social, et je reporterai à demain le 3ème jour d'expérimentation de la faim, c'est pas grave. Ca m'a fait du bien de ne plus avoir à me poser la question du coup, j'avais juste à me laisser traverser de la faim si elle apparaissait, et dans tous les cas j'aurais le plaisir de manger des choses bonnes et celui d'être avec les autres même sans faim.

Apaisée, j'ai pu sentir les premiers signaux de faim un peu plus tard, et j'étais ravie d'attendre pour manger du coup ! Je ne risquais pas de manger là alors que j'avais si envie d'avoir faim pour le moment prévu. A ce moment là j'ai mangé bien au delà de ma faim, mais j'ai pu attendre sans peine le retour de la faim et j'ai trouvé agréable d'avoir du plaisir de manger malgré le premier repas trop copieux. Merci la faim smiley

En tout cas j'ai vraiment pu constater à quel point cette situation sociale de repas prévu pour être pris ensemble allié à l'étape de linecoaching est venu maximiser mon sentiment d'incertitude un peu anxieuse pour le coup.

mavo.
Marraine

Bah dis donc, Iza, quelle journée ! smiley

Bravo citronnelle pour avoir réussi à "tenter le coup". J'ai l'impression, à te lire, que à partir du moment où tu as lâché prise ("on verra bien comment ça va se passer, mais rien n'est grave"), les choses se sont mises dans le bon ordre...

 

L'incertitude, pour moi, c'est aussi ne pas savoir comment mon corps me quiderait si je lui faisais vraiment confiance... et s'il ne réclamait que du chocolat ??

Evidemment, rien que de l'écrire, je me rends compte à quel point cette inquiétude est absurde...

 

Récemment encore, j'ai réalisé combien il serait plus cool, plus tranquille, d'arriver simplement à faire confiance à mon corps. Jolie citation trouvée récemment sur un blog US :

And the day came when the risk to remain tight in a bud was more painful than the risk it took to blossom.
Traduction libre (très libre !) : et le jour est venu où le risque de rester coincée comme dans un bourgeon était plus douloureux que le rsique de fleurir / s'épanouir (Anaïs Nin).
 
Se faire confiance...
Hanabi80.
Abonné
Citronelle, je trouve super que tu aies réussi à mettre le doigt sur cette incertitude d'avoir faim ou pas et au final tu t'es faite confiance et tu es arrivée à la ressentir. Moi, il y a quelques semaines, je n'arrivais pas à ressentir la faim le soir car mes repas étaient décalés, je ne faisais pas confiance à ma régulation, du coup je stressais et je mangeais beaucoup alors que je n'avais même pas faim... Aujourd'hui mon incertitude concernait mon respect d'attendre d'avoir faim pour manger, surtout que des collègues avaient ramenés des chocolats et des gâteaux. J'ai respiré et je me suis posée la question: ai- je faim, ai-je juste envie de manger en voyant les autres faire, du coup j'ai décidé que j'allais attendre que ce sentiment désagréable passe et je dégusterai un chocolat avec mon café et ça a marché, un seul chocolat m'a suffi et je n'avais pas envie de me resservir. J'espére n'avoir que des expériences comme ça...
Maridav.
Abonné

Merci pour vos échanges!

 

et merci Iza pour ta réponse! Je me suis peut être mal exprimée, je suis également convaincue de la "non efficacité" des régimes, mais je faisais ici la "comparaison" avec ceux-ci parce que dans ma tête je suis encore sur ce mode là. J'ai du mal à lâcher ce schéma de régimeuse...

 

Dans tout ce que je lis, il est vrai que la faim est un bon guide. Une sensation physique qui nous permet de nous fier à quelque chose de concret et en théorie "sans cerveau / sans penser".

Sauf qu'en nous lisant, je vois bien qu'il n'en est rien! On intellectualise beaucoup la chose, qui devient source d'immenses questionnements avec nous-mêmes, de beaucoup d'incertitudes!

On veut là encore tellement bien faire, qu'il ne faut pas "louper" la faim! On veut manger aussi ... donc on la surveille! On veut qu'elle coincide avec le moment convivial prévu, donc on l'attend trop ardemment...et on y pense...TROP!

 

Je vais, pour ma part, essayer de faire de la place à l'incertitude...même si en toute honnêté, je ne sais ce qu'il faut que je fasse! Je vais relire vos messages, et le déclic se produira peut être. Patience, encore et toujours. 

 

Merci en tout cas!

izabelle
Animatrice forum

accepter de la ressentir, la dédramatiser, par exemple en venant la noter ici

accepter de ressentir c'est aussi moins ruminer, en effet, comme beaucoup peuvent le faire, ou  "se prendre la tête"

cela peut paraitre facile pour certains de ne pas se prendre la tête, mais pour certains caractères, comme le mien en tous cas, cela n'a rien d'évident ou facile à faire d'emblée

c'est pour cela que je parle de cette incertitude à accepter, car de mon côté  sachant ce dont il s'agit, j'arrive mieux à accepter

ensuite c'est une question d'habitude

vivre l'incertitude et vivre aussi le fait que ce n'est pas "grave" dans les conséquences, nous permet peu à peu de la dédramatiser et donc d'aller moins systématiquement dans le contrôle mental

 

 

eh oui une journée comme ça, Mavo, dans mon cas, c'est juste une journée ordinaire!!!  (enfin à part le pneu crevé)

je veux l'incertitude est présente à tout moment, et pour la plupart des gens cela ne pose pas de problème

mais pour ceux à qui ça en pose,  cela impacte fortement la capacité à faire confiance à ses sensations

c'est pourquoi il nous faut l'apprivoiser

 

pour ma part aujourd'hui j'avais l'incertitude d'avoir faim ce matin, ayant une réunion à 10h

mais bon cette incertitude là je l'ai bien apprivoisée je pense donc cela ne posait pas de problème

et ce midi j'ai eu l'incertitude de ma satiété, celle-là aussi je commence à l'apprivoiser peu à peu

 

en revanche concernant le soir, ou forcément j'ai les nerfs plus "entamés" on va dire, je suis en cours d'apprivoisement niveau incertitude, mon appétit est très variable le soir, grâce sans doute à cette merveille de régulation, mais j'ai encore beauocup de mal avec cette incertitude-là, du coup....

ce soir je vais essayer de ressentir cette incertitude en pleine conscience

mavo.
Marraine

Pour ma part, je crois aussi que j'intellectualise tout, tout le temps, à outrance, au point d'eêtre très déstabilisée dans tout ce qui me demande de "simplement faire confiance à mon coprs"... Mon QUOI ?? smiley

J'y travaille toujours et encore, sans relâche. Le sport m'aide, la méditation aussi... mais je garde une vieille méfiance des sensations. Quoi, juste faire confiance ? C'est un peu trop simple pour mon cerveau qui aime bien se mettre en mouvement.

Bon, ce soir, je suis seule, je vais pouvoir être attetnive et bienveillante et faire de la place à l'incertitude !

izabelle
Animatrice forum

bien mavo

ce matin j'ai observé mon cerveau en train de se démener pour essayer de contrôler l'incertitude

immanquablement, cela m'entraine dans des ruminations stériles

j'étais contente d'avoir pu observé cela, de toute évidence j'étais plus "centrée" après cette observation, au lieu de m'embarquer dans la rumination-qui-ne-fait-au-final-que dramatiser la situation

j'ai notamment essayé de ressentir cette incertitude dans mon corps

je sentais de légères pressions autour de ma gorge, mais surtout c'est à ce moment là que j'ai pu observé le foisonnement de pensées dans ma tête

cette incertitude ne concernait pas LC, la nourriture ou tout ça,  mais plus une situation que je vis en ce moment

izabelle
Animatrice forum

alors aujourd'hui l'incertitude le retour....   laugh

mangeant à l'extérieur, j'ai mis toutes les chances de mon côté tout de même

faim, satiété, tout va bien ok

je constate au passage que je ressens le rassasiemment même sur des bonbons  pur sucre....

bref  tout va bien

ensuite sur le marché de Noel, il se trouve que pour être agréable à un marchant  (eh oui ils savent y faire) j'ai gouté son nougat

très bon, mais trois morceaux et je me suis sentie super écoeurée, comme si j'avais mon taux de sucre dans le sang qui montait-montait....  peut-etre une illusion, mais venant de manger des bonbons, c'est une illusion salvatrice que m'envoie mon cerveau

bref en rentrant à la maison,  je retrouve soudain l'incertitude :  ne me suis-je pas  "bousillé"  ma faim pour ce soir?

voilà aucun moyen de savoir si la faim sera aux abonnés absentes et auquel cas est-ce que je serai frustrée de ne pas manger de bons légumes rôtis  (eh oui c'est le monde à l'envers, mais je préfère gustativement les légumes aux bonbons, et même au nougat, ce que je n'aurais pas cru à la base)

 

du coup j'ai pensé à ce post, et ça m'a aidé, car j'ai fait de la place autour de cette incertitude  et  ça a dédramatisé totalement la chose.....

me voilà à nouveau capable d'accueillir sereinement ce qui se passera... sans avoir besoin de tout contrôler

marieal.
Inscrit

hello!

je suis de retour après presque 6 mois, une belle descente en douceur sans aucun contrôle et puis depuis deux mois, une remontée douce qui me fait penser qu'un petit retour sur ce site pourrait être nécessaire...

et ce 2ème post ouvert après celui sur l'imperfection  ( incertitude, imperfection, on est vraiment dans le lacher prise là...) me permet de me rendre compte que ces derniers temps je n'ai peut être plus assez fait confiance à mes sensations, que je n'ai peut être pas assez laissé de place à l'incertitude et un peu trop anticipé sur mon appétit prévisionnel...

me voilà donc repartie pour un toursmiley à la redécouverte de mes sensations...

izabelle
Animatrice forum

contente de te relire

pour ma part je me suis noyée dans l'incertitude ces derniers jours,  avec des fringales de faim  et des EME d'incertitude.....

bref  je suis la première à devoir apprivoiser ce drôle de sentiment qui me saisit en ce moment dans plusieurs domaines de ma vie, et pas seulement la nourriture donc

 

ce soir incertitude de savoir à quelle heure et où je pourrais diner....   ouh que j'aime ça....  angrywink

redgine's cocktail.
Abonné

Faire confiance à ses sensations, certes, mais comment faire quand il y a lutte, refus de ressentir ?

J'ai pourtant bien progressé sur le lâche prise, la dé-perfection, l'acceptation de la maladie, et l'accueil de la souffrance ou des inconforts, de faire les choses pour soi.

Je m'aperçois hélas, qu'encore je lutte. Car au fils du temps, les choses évoluent, et je suis un temps en retard par rapport à ces changements.

Et quand je me retrouve dans un état de non compréhension totale avec perte de confiance, c'est que je suis en lutte. Et qui dit lutte, dit nouveau sentiment non acceilli.

Au fur et à mesure, dés qu'un sentiment est accepté, un autre surgit, et ainsi de suite. Je crois que j'en ai assez de tout ça. C'est toujours, encore et encore, sans pause. Je fini d'un côté, et c'est de l'autre que ça repart.

Alors voilà : c'est dur, et j'en ai assez. Je crois avoir le droit de m'en plaindre.

Par contre, me faire confiance est plus ardu,  surtout lorsque j'en ai marre, et que je déploi des astuces pour m'anesthésier le soir. C'est ma période de la journée que je déteste. J'aime pas cette fin. En plus, si je mendors de bonne heure, je me réveille à 3 heures du mat, et plus moyen de dormir. Alors je joue en ligne jusqu'à 2h du mat, et là je dors bien.

Bref, la vie n'est pas un long fleuve tranquille.

izabelle
Animatrice forum

eh oui Redgine, tu es confrontée à d'importantes vagues dans ta vie personnelle

la maladie d'un proche nous confronte à tant de choses,  ce n'est pas la maladie en tant que telle qu'il faut accepter, mais ce que tu ressens face à elle

ressentir de la tristesse, de la colère, de l'impuissance, tout ça... c'est normal dans cette situation

et ressentir tout ça tout le temps, oui c'est dur, bien sûr....

c'est comme si tu étais dans un océan, dans une tempête déchainée

il est clair que là, ce n'est pas comme apprendre à surfer gentiment sur une plage des vagues de plus en plus grosses, c'est être plongée directement en pleine tempête

je ne sais pas si tu as lu le livre de Russ Harris qui s'intitule le choc de la réalité, qu'il a écrit suite à une épreuve de vie très importante que lui-même a vécu

voilà ses préconisations qu'il développe par la suite dans le livre : être gentil avec soi-même (bienveillance envers soi-même), jeter l'ancre (pleine conscience), prendre position (vivre cette épreuve selon ses valeurs), trouver le trésor (se reconnecter au présent)

dans les moments où la vie nous frappe de plein fouet, nous sommes soumis, et c'est normal, à des émotions intenses

ces émotions sont utiles pour nous permettre de nous adapter à la situation

mais il est vrai qu'elles sont aussi épuisantes à cette dose, donc je comprends tout à fait que parfois tu te mettes en lutte et surtout ne t'en veux pas pour cela

 

ta progression est de mon point de vue très très nette, très flagrante, évidente et de très loin

tu n'as pas à être parfaite et ne plus lutter du tout

souffrir autant et à un moment donné en avoir marre c'est normal aussi !

 

de mon point de vue  tu as énormémént progressé en terme d'acceptation émotionnnelle, mais bien sûr cela ne veut pas dire que les émotions vont cesser

les émotions sont là tant qu'on a besoin d'elle pour s'adapter à la vie, et parfois quand la vie nous choque elles sont très très présentes

l'acceptation permet de les laisser faire leur travail plus vite

 

pour ma part j'ai encore et toujours tendance à bloquer la tristesse, alors que quand je la laisse faire son travail, c'est tellement mieux.....

 

 

 

bien évidemment et tu l'as bien observé, il est très difficile de faire confiance à ses sensations quand on est en lutte émotionnelle

pour ma part c'est ce qui s'est produit les trois derniers jours

j'étais en lutte intense contre ma tristesse  (en mode  "bon quand est-ce qu'elle va finir par s'en aller celle-là....")  et résultat j'ai perdu le contact avec mon corps, du coup j'avais des fringales de vraie faim dans l'après-midi, et cela me destabilisait beaucoup

 

du moment où j'ai reconnu que j'avais une nouvelle fois bloquée ma tristesse et que c'était peut être pas la bonne façon de faire,  j'ai ressenti à nouveau parfaitememnt  mes sensations physiques de faim et satiété

 

 

donc tu as raison Redgine, tout est très lié, et ce n'est pas toujours facile, mais dans cette attention que nous portons dans l'idée de faire  "au mieux"  et pas  "parfaitement",  nous progressons sans cesse

marieal.
Inscrit

merci Izabelle pour ce dernier message , même si il ne m'est pas adressé, je le trouve tellement juste et aidant.

izabelle
Animatrice forum

merci marieal,  ta présence me fait du bien sur les forums, alors merci d'être là

redgine's cocktail.
Abonné

[quote=izabelle]

eh oui Redgine, tu es confrontée à d'importantes vagues dans ta vie personnelle

la maladie d'un proche nous confronte à tant de choses,  ce n'est pas la maladie en tant que telle qu'il faut accepter, mais ce que tu ressens face à elle

ressentir de la tristesse, de la colère, de l'impuissance, tout ça... c'est normal dans cette situation

et ressentir tout ça tout le temps, oui c'est dur, bien sûr....

c'est comme si tu étais dans un océan, dans une tempête déchainée

il est clair que là, ce n'est pas comme apprendre à surfer gentiment sur une plage des vagues de plus en plus grosses, c'est être plongée directement en pleine tempête

je ne sais pas si tu as lu le livre de Russ Harris qui s'intitule le choc de la réalité, qu'il a écrit suite à une épreuve de vie très importante que lui-même a vécu

voilà ses préconisations qu'il développe par la suite dans le livre : être gentil avec soi-même (bienveillance envers soi-même), jeter l'ancre (pleine conscience), prendre position (vivre cette épreuve selon ses valeurs), trouver le trésor (se reconnecter au présent)

dans les moments où la vie nous frappe de plein fouet, nous sommes soumis, et c'est normal, à des émotions intenses

ces émotions sont utiles pour nous permettre de nous adapter à la situation

mais il est vrai qu'elles sont aussi épuisantes à cette dose, donc je comprends tout à fait que parfois tu te mettes en lutte et surtout ne t'en veux pas pour cela

ta progression est de mon point de vue très très nette, très flagrante, évidente et de très loin

tu n'as pas à être parfaite et ne plus lutter du tout

souffrir autant et à un moment donné en avoir marre c'est normal aussi !

de mon point de vue  tu as énormémént progressé en terme d'acceptation émotionnnelle, mais bien sûr cela ne veut pas dire que les émotions vont cesser

les émotions sont là tant qu'on a besoin d'elle pour s'adapter à la vie, et parfois quand la vie nous choque elles sont très très présentes

l'acceptation permet de les laisser faire leur travail plus vite

pour ma part j'ai encore et toujours tendance à bloquer la tristesse, alors que quand je la laisse faire son travail, c'est tellement mieux.....

bien évidemment et tu l'as bien observé, il est très difficile de faire confiance à ses sensations quand on est en lutte émotionnelle

pour ma part c'est ce qui s'est produit les trois derniers jours

j'étais en lutte intense contre ma tristesse  (en mode  "bon quand est-ce qu'elle va finir par s'en aller celle-là....")  et résultat j'ai perdu le contact avec mon corps, du coup j'avais des fringales de vraie faim dans l'après-midi, et cela me destabilisait beaucoup

du moment où j'ai reconnu que j'avais une nouvelle fois bloquée ma tristesse et que c'était peut être pas la bonne façon de faire,  j'ai ressenti à nouveau parfaitememnt  mes sensations physiques de faim et satiété

donc tu as raison Redgine, tout est très lié, et ce n'est pas toujours facile, mais dans cette attention que nous portons dans l'idée de faire  "au mieux"  et pas  "parfaitement",  nous progressons sans cesse

[/quote]

Merci, merci, merci Izabelle. Je ne te "retourne" pas assez vite mes emotions face à tes posts, et je m'en excuse. J'ai toujours besoin d'un peu d'apaisement dans le tumulte que mes mots et les tiens provoquent dans mon coeur, mon corps et mon cerveau. Tes "réactions" face à mes expériences sont pour moi une bouffée d'oxygène. Une île dans ma tempête où je peux me rassurer de suivre le bon chemin, le mien. Le net nous permet de ne pas fusionner, mais de pouvoir nous sentir et nous ressentir tout de même. Je ne sais comment te renvoyer l'ascenseur, t'apporter autant de bienfait et d'équilibre comme tu le fais pour moi. Tu es une personne inestimable, et tes jeunes patients ont de la chance de t'avoir toi, sur leurs routes.

Grâce à toi je sais que je n'ai plus besoin de vouloir sortir la tête de l'eau à tout prix pour respirer. Que je peux le faire quand je suis sur mon surf, mais que je peux aussi respirer dans l'océan quand les vagues me submergent et que je suis sous l'eau. Parce que je remonterai toujours à la surface, quoiqu'il arrive. Je n'ai pas besoin de me débattre, je ne coule pas. Je suis balotée, secouée, mais je ne meurs pas, je lâche prise parce que ce que je fais de ma vie c'est juste. Que malgré tout, je vais bien, on va bien.

Et lutter dans la tourmente, puis m'énerver quand les connexions ne se font pas malgré tout, me font régresser. Rajouté à cela l'homme qui "baisse", et mes besoins vitaux deviennent la sécurité et la tendresse, une immense envie de sucré, de me remplir. Parce que je perds MON point de repère, parce qu'il est en train de s'étioler jusqu'à disparition complète.

Alors j'ai mangé, beaucoup, sans faim. Parce que dans la tourmente, c'est trop dur d'être dans le présent en pleine conscience. Je me suis fuit en cherchant à me retrouver à travers les autres. Pour retrouver des sensations. Echec.

Et là, après avoir vécu ça, après tes mots Izabelle, avec un peu de temps, avec douleur et tristesse, je me reconnecte à moi même, et je reprends ma route.

J'ai bloqué sur cette étape de ma vie parce que la suivante est irréversible. C'est confortable de penser à, de lister, de faire LC. Ca l'est moins quand je prends des rendez vous avec le notaire. Je lui avais dit, c'est pas pour tout de suite, pour l'année prochaine. Et quand j'ai demandé à l'homme si on y allait en janvier ou en décembre, il m'a dit en janvier. C'est officiel, et c'est l'homme qui a décidé. Net, clair, précis. Cette nouvelle étape c'est comme LC. J'ai fini le programme, maintenant j'ai les clés pour m'entrainer et progresser, il ne tient qu'à moi. Dans ma vie personnelle, c'est vivre ce changement en pensant à ma seconde vie. C'est pas prématuré, c'est comme avec la tristesse : laisser le temps au temps, tout doucement.

Tiens mon amie Sophie vient me souhaiter la bonne année. Mon amie la faim revient, sans doute ai-je moins mangé aujourd'hui. Moins anesthésiée, plus en pleine conscience.

Mon trésor d'aujourd'hui : ne plus culpabiliser parce que je laisse LC de côté et que j'utilise les forums à des fins personnelles autres que l'amaigrissement. Puis tout compte fait, les EMEs, c'est elles qui me font compluser quand je luttre contre elles ?

Merci à toutes, et douce nuit. 

izabelle
Animatrice forum

oui c'est bien la lutte contre les EME qui créent les compulsions

alors ton expérience pour sortir de la lutte est tout à fait dans le sujet de LC, pleinement même

plein de bonnes pensées pour toi

mavo.
Marraine

Hello Marieal, heureuse de te lire à nouveau !

Redgine's je suis épatée de ta lucidité, de la lecture très fine que tu es capable d'avoir sur tes ressentis. Pas grand chose à ajouter à cela et aux éléments toujours précieux apportés par Izabelle... Simplement souligner que les chemins que nous empruntons sont (malheureusement ? heureusement ?) sans fin.

Mon propre témoignage va dans le même sens. J'ai souvent cette impression de recommencement, de revenir sur les mêmes questions... Alors je ne crois pas tourner en rond, mais la roue du changement avance lentement, et revient souvent en arrière...

Pour ma part, c'est encore et toujours pendant les repas que les EME me cueillent comme une fleur, l'air de rien, "à l'insu de mon plein gré" ! C'est mon point de résistance favori sur lequel je fais un pas en avant et 12 pas en arrière...

marieal.
Inscrit

c'est marrant, toute la difficulté de ce programme tourne autours de mots en "in", enfin du moins pour moi....

INcertitude et IMperfection...apprendre à lacher prise, à être confronté à l'INconfort provoqué par nos émotions, que des aspects supposés négatifs mais qui en fait amènent la liberté !!

liegama
Abonné

Je découvre ce fil aujourd'hui. Je me suis dit que le début de l'année était propice à une plus grande participation personnelle aux forums qui me font tellement de bien. 

Mavo : je ressens la même chose que toi, l'impression de recommencement, et surtout à mon insu. J'ai l'impression de progresser, je progresse, je progresse et paf, je me retrouve comme 10 pas en arrière sur un sujet. Mes EME sont toujours durant les repas maintenant, mais tellement plus subtiles qu'avant que j'ai du mal à les détecter si je ne fais pas d'efforts. Or, la PC est un effort qui parfois m'amène à des EME de frustration. Donc j'ai parfois du mal à me lancer. 

L'incertitude est, le truc qui me donne encore beaucoup de fil à retordre. Je sais que si je ne m'en sors pas si mal question poids c'est surtout parce que mon environnement actuel me rassure, je mange tout le temps chez moi, quasi tout le temps au calme, mon boulot est bien moins stressant qu'avant, et j'aime ma vie. D'où un certain laisser aller quant à l'application de LC. Mais si je devais être confrontée à un stress, je pense que je suis loin d'avoir véritablement intégrée les choses. 

J'ai du mal à accepter l'incertitude de la faim. Je me re-pose (j'avais un peu arrêter) ces questions : ai-je faim ? plusieurs fois par jour. Et j'ai tendance à mentaliser les réponses plutôt que d'écouter mon corps, ça donne quelque chose comme : je devrai avoir faim là, ça fait 6h que j'ai mangé, et puis c'était qu'une salade; oui c'est ça, j'ai faim, bon je vais manger. De quoi ai-je envie? Je sais pas. Mais ai-je vraiment faim? Honnêtement de chez honnêtement ? Non j'ai pas vraiment. Zut, j'peux pas manger. Mais je vais me sentir frustrée si je ne mange pas (pensée récurrente du soir), ou je vais me réveiller cette nuit par faim et mal dormir (autre pensée récurrente du soir), ou bien, (pensée récurrent à midi) si je ne mange pas maintenant je ne pourrai pas manger un "vrai" repas plus tard (parce que je serai au boulot) et du coup je devrai me "contenter" d'une collation, ce qui me frustrera et entraînera potentiellemnet des EME. Bon, alors vaut mieux que je mange maintenant. Etc... Ca me tue ces discours intérieurs. 

Je me débrouille au mieux avec les appétits prévisionnels pour avoir faim la grande majorité du temps au moment des repas, mais dès qu'une EME pointe son nez durant le repas, il suffit que je mange un temps soi peu trop (on est loin du je sors de table la panse explosée hein) et paf, arrive le soir, 21H et j'ai toujours pas faim. 

Du coup, je continue à croire dur comme fer, qu'il vaudrait mieux que je maîtrise cette foutue faim pour arrêter ce foutu fil de pensée qui m'épuise. 

Au fond, ce que je fuis, c'est la frustration : frustration de ne pas manger, frustration de ne manger qu'une collation qui ne me fera pas plaisir, je fais tout pour éviter d'être frustrée. Peut être qu'accepter l'incertitude de la faim, serait pour moi surtout d'accepter de traverser des moments de frustration et d'arrêter de viser tout le temps la perfection du plaisir.

izabelle
Animatrice forum

[quote=liegama]

Au fond, ce que je fuis, c'est la frustration : frustration de ne pas manger, frustration de ne manger qu'une collation qui ne me fera pas plaisir, je fais tout pour éviter d'être frustrée. Peut être qu'accepter l'incertitude de la faim, serait pour moi surtout d'accepter de traverser des moments de frustration et d'arrêter de viser tout le temps la perfection du plaisir.

[/quote]

oui c'est même impressionnant cette pensée  "je vais me sentir frustrée si je ne mange pas"

tu avais fait le défi de la frustration?   c'est à dire la vivre en pleine conscience

parce que c'est vraiment un sentiment qui, si on s'y confronte régulièrement en pleine conscience, au lieu de le fuir, ne tient pas la route très longtemps, en tous cas pour moi

je te remets le lien

//www.linecoaching.com/content/defi-de-satiete-n-1-me-confronter-la-petite-frustration-de-fin-de-repas

c'est vraiment essentiel que tu puisses continuer ta prise de conscience : tu maîtrises déjà TOUT, mais simplement la perfection n'est pas de ce monde, la frustration est normale et pas grave, parfois on n'a pas faim, parfois oui, cela n'est pas un problème du moment que l'on sait s'écouter

concernant l'expérience et la dédramatisation de la frustration, cela sera aussi bénéfique pour ton fils, car un parent évitant la frustration cela devient très compliqué

c'est une expérience que l'on fait très souvent dans l'enfance, et qu'il est vraiment souhaitable que l'on puissse faire,  si le parent ne suupporte pas cette émotion, il a tendance à chercher à la bloquer chez son enfant et ça crée des difficultés ensuite

 

super que ton travail roule bien maintenant!

liegama
Abonné

Merci Izabelle pour tes conseils. j'avais pas fait le lien avec mon fils, mais du coup, maintenant j'ai la pression !!!! (lol faut que je me détende)

Je ne me souviens pas avoir fait le défi de la frustration, alors je vais de ce pas cliquer sur le lien pour le faire. 

Guilaine.
Ancien abonné

Bonjour Ante,

Je débute depuis moins d'une semaine et j'en suis exactement au point de ce que tu décris.

Est-ce que depuis, tu as pu améliorer le repérage de la petite faim et de la satiété?

En tout cas merci pour ton témoignage.

Bonne journée, et bonne journée à tous les lecteurs,

Guilaine

Guilaine.
Ancien abonné

[quote=izabelle]

[quote=Hanabi80]Izabelle, ton post tombe à pic car je suis en pleine période d'incertitude. J'ai l'impression que je ne sais rien gérer, ni la faim, ni la satiété, ni la régulation. Je devrais peut-être tout refaire depuis le début, je ne sais pas.[/quote]

bravo pour ton observation de cette sensation o combien désagréable (mais o combien humaine)

sans avoir à tout refaire depuis le début,  moi quand j'ai l'impression de ne plus savoir rien gérer,  eh bien je redémarre immanquablement par la faim....

c'est la plus facile à ressentir, et de très loin.....

très simplement, attendre la faim un matin....  et se centrer là-dessus

 

je trouve que la non-acceptation de l'incertitude joue énormément sur la satiété et la régulation

ces deux compétences-là  supposent une réelle acceptation de l'incertitude

 

et comment accepter l'incertitude, accepter qu'elle soit là, lui faire de la place

 

eh bien peu à peu, c'est comme un entrainement

un matin, ne pas manger, et ne pas savoir quand la faim va se pointer....   ça c'est de l'incertitude, en acceptant qu'elle soit là, cela nous permet de pouvoir agir dans le sens de nos valeurs, malgré la difficulté  (ici la valeur étant le bien-etre fait à son corps)

[/quote]

 

J'ai rejoint ce forum car je débute le programme et je suis très étonnée de n'avoir presque jamais faim. Cependant j'ai la chance de ne pas avoir à me conforter aux horaires sociaux en ce moment (je suis en arrêt de travail et je mange en solo presque toujours). Donc j'accepte avoir joie ce "non signal" de faim et je saute le repas, les repas...

Cependant je me demande si c'est bien, j'ai toujours appris de ne pas sauter de repas, que le petit déjeuner est important et qu'il faut éviter le jeune nocturne trop long... selon les règles d'hygiène alimentaire.

Je me demande donc si je comprends bien ce que me dit mon corps. Je ne ressents pas la petite faim ni la faim. Quand j'ai un gargouilli dans l'estomac je me dis que c'est la faim et je mange. Il faut que je m'arrête quand je suis rassasiée, c'est quand? Je ne sais pas, je n'ai jamais encore ressenti ça. A un moment je sens que je salive peu, la nourriture me semble sèche dans la bouche. Je me dis que j'ai assez mangé. Et en effet si j'arrête je ne ressents pas de faim. Mais du coup je n'ai pas mangé un repas complet, est-ce que c'est bien.

Quant à l'incertitude objet de ce forum, qu'est-ce que je fais là puisque je l'accepte bien ? Eh bien j'ai décidé de faire ce programme alors que je suis déjà dans une démarche de "remise en forme psychologique" dirai-je pour simplifier les choses. Je travaille sur moi et je me "soigne" (hypnothérapeute et psychologue) depuis quelques mois pour retrouver ma self-estime et la confiance en moi suite à une situation traumatisante.

Je crois que pour s'ouvrir à cette incertitude il faut faire appel à la confiance : confiance en soi et confiance en la méthode. La confiance en soi vient avec l'estime de soi, le respect de soi, le respect de ses valeurs essentielles.

J'espère que mon message sera utile pour certaines, et pas hors sujet.

Guilaine

superslim61.
Abonné

Je suis, de par mon activité professionnelle, la "reine" de l'organisation, la planification, donc tout naturellement je me suis orientée vers les régimes "didactoriels" qui donnent des instructions, des mesures... etc.

Je perdais donc mes kilos, parfois pour longtemps (un an ou deux) et puis, quand ma vie était plus compliquée, quand j'avais moins le temps de "planifier", mon corps se "vengeait" (le pauvre) et reprenait tous les kilos, je devenais compulsive avec des aliments doudous.

Après plusieurs cancers, mon médecin m'a disputée comme une gamine... j'ai réalisé que j'agissais comme telle.

Même si je suis quelqu'un de très assuré dans la vie sociale et professionnelle, mes incertitudes, mes peurs, mes angoisses, elles, sont toujours là en privé...et le "contrôle" que je crois apporter à ma nourriture n'est finalement qu'un erzatz de certitude. (whouah là j'ai fait fort ! lol);

Finalement, au lieu de contrôler ces incertitudes si je donnais sa chance à mon corps ?!

Je réalise que les jours où je prends soin de lui, donc de moi, les jours où je cocoone, je bulle, je fais du sport, je lis, j'écoute de la musique.. tout ce qui me fait plaisir... mon corps me le rends au centuple.

Mais c'est encore dur ce 'lâcher prise" quand on vit toujours dans le contrôle...A suivre

cool

izabelle
Animatrice forum

bravo superslim 61 c'est un bon programme

je te conseille de faire chaque jour au moins un lacher prise, en commencant par des touts petits, moi cest ce qui m'avait aidé pour ça

 

Guilaine, ce que tu peux faire c'est attendre ta faim le matin, le midi, mais bien sûr si le soir tu n'as toujours pas faim, il faut faire un repas léger car il ne faut pas passer en mode jeune

peut etre que l'absence de tes sensations corporelles est liée à ton traumatisme, parle-en à ta psy, car cela peut etre dur de sentir son corps quand on a vécu un trauma

il y a beaucoup de personnes dans ton cas qui ont fini par ressentir la faim, pour te rassurer

n'hésite pas aussi à te faire guider par un coach

Gabie.
Abonné

Bonjour,

 

C'est ma première fois sur un forum, jusqu'ici, je lisais mais n'écrivais pas.

Tout ce que j'ai lu (pas tout :-)) ici me renvoie à mon soucis.

J'ai commencé le programme il y a environ 3 ans, J'avais perdu presque 9 kg, je me sentais bien et belle et pas dans le contrôle. Et puis j'ai arrêté de fumer... Alors évidemment, je suis absolument ravie, je le vis très bien et je suis heureuse de m'être débarassée de cette addiction affreuse. Par contre, je suis revenue à mon point de départ, j'ai repris les 9kg, je me sens exploser dans mes vêtements, mon ventre est énorme, bref, je me sens nulle.

J'essaye de reprendre le programme, mais je n'y arrive pas. Je me suis bien rendue compte que je me mentais et que j'étais restée dans le contrôle, l'indicateur principal, qui aurait dû me sauter aux yeux, est que je me pesais tous les jours.  J'ai réussi à lacher la dessus. Plus de balance, j'essaie d'avancer dans ce lacher prise, de ne pas être dans le contrôle, mais du coup, j'ai l'impression que je grossi de plus en plus! Lors de mon précédent programme, je m'étais aperçue que je mangeais beaucoup trop par rapport à mes besoins, en général, si je mange 6 ou 7 bouchées de mon plat, je n'ai plus faim. Donc je ne mange qu'un plat la plupart du temps, et même mon asssiette est trop grande! En plus, ma gourmandise prend inexorablement le dessus. Rien à faire, je n'arrive pas à m'arrêter à temps. Peut être que je fais des EME à chaque repas!

Je suis allée voir un hypnotiseur, qui m'a aidé à identifier quelques problèmes, liés à l'image, bien sûr. J'essaye de faire des séances de méditations, des body-scan, aussi souvent que possible. Respirer, c'est pratiquement mon métier, je suis chanteuse.

Il me semble que si j'arrive à m'accepter, à lacher cette espèce de dictature de l'image que j'ai ancrée tout au fond de moi, bien profond semble-t-il, je pourrai recommencer à écouter mes sensations et surtout à les suivre. C'est vraiment difficile. Je suis mon propre patron, j'organise, je suis habituée à controler autour de moi, à contrôler ma voix. J'ai aussi une maman adorable, mais qui m'a toujours mis une pression énorme sur mon poids. 

J'espère que tout ça est dans le thème, bref, merci en tous cas, je ne sais pas si ce "témoignage" apportera quelque chose à quelqu'un, mais peut être que je me sentirai mieux.

Bonne journée à toutes.

Gabie

 

mavo.
Marraine

Bonjour Gabie et merci de ton témoignage.

Tu n'es pas la seule dans ce cas. La question de vraiment se faire confiance, de manger complètement en fonction de ses sensations et pas selon des règles, est évidemmentt rès compliquée, et il est facile de croire qu'on écoute ses sensations alors qu'on reste dans le contrôle.

Pour ma part, cela fait bien longtemps que je suis ici, et c'est toujours un de mes thèmes favoris !

L'acceptation est une des clés. Ce qui veut dire aussi accepter de ne pas faire parfaitement. Accepter de manger parfois pour des raisons émotionnelles. Accepter son corps.

Comme Izabelle l'exprime très bien en lançant ce fil, cela passe par "faire de la place", laisser les émotions être... et donc par de la pleine conscience. C'est un travail de longue haleine, mais avec le parcours que tu as déjà réalisé ici et sur toi-même, tu es déjà bien "outillée" pour progresser !!

crixefil.
Abonné

Bonjour Izabelle ,

voici mon premier jour et mon premier blog !

j'ai adoré ton expression "spécialiste de l'appétit prévisionnel" voici vraiment ce que je fais depuis 15 ans ...effroyable !

je connais la méthode zermatti depuis 10 ans j'ai lu et relu ses livres et ceux du dr apfeldorfer , j'ai fini par m'inscrire pour essayer de me motiver à reconnaitre ces satanées sensations alimentaires et évacuer le trop d'émotions

on verra bien , merci je respire ! 

pleuquie.
Abonné

Bonjour

c'est la première fois que j'écris sur le forum. J'ai commencé le programme en décembre dernier. Je ne suis pas en surpoids dans le sens où mon IMC est dans la norme, je suppose que mon poids d'équilibre n'est pas très loin, mais combien d'année de restriction cognitive, d'addiction à la balance (j'en ai même 2 !), de mal être corporel.

J'ai 39 ans et j'ai beaucoup grossi à l'entrée dans l'adolescence, puis entre 18 et 22 ans je dirais prise de conscience et hop, restriction cognitive, je n'ai jamais trop fait de régime à proprement parlé mais je suis incollable sur l'équilibre alimentaire ! Mais à quoi bon ??? Des années à aller au restaurant et à s'angoisser devant la carte des desserts, j'ai le bec sucré, si je prendsça....non je vais prendre celui là, j'aime moins mais ce sera moins pire....aucun plaisir sans culpabilité...

J'ai toujours été sportive, je continue encore, en moyenne 5 ou 6 heures par semaine (fitness, musculation), ce n'est pas énorme mais ça fait du bien. Alors là aussi niveau restriction cognitive ça y allait : calcul des macros, attention aux protéines, semaine sans écarts et cheat meal le week end...intenable pour moi, trop frustrant.

 

Et j'ai découvert Linecoaching, après quelques hésitations je me suis inscrite et là tout m'est apparu comme évident. C'est simple, il faut se réguler, comme le font les enfants. Mais comme dit l'adage, 1 minute à comprendre et 1 vie à mettre en place. J'exagère mais les ramifications psychiques sont importantes, dans mon cas en tout cas, et c'est un travail au quotidien pour le moment. Mais je sais et je sens que cela va porter ses fruits.

Accepter, faire de la place, lâcher prise....pas si facile. SI je prends l'exemple à mon travail, 2 jours par semaine je déjeune à la cantine, donc seulement 2 repas sur une semaine qui en contient à priori 21 ! Eh bien je me prends la tête car la catine est franchement pas bonne. J'y vais car c'est un moment d'échanges avec mes collègues et c'est très sympa, mais la nourriture...du coup je prends systématiquement un dessert (fruit ou laitage) pour compenser le plat principal sans saveur, pour me réconforter en quelques sortes. Sur ces temps là je ne fais attention ni à la satiété, ni au rassasiement gustatif puisque ce n'est pas bon...

Pour 2 repas par semaine...autant de prise de tête....parfois besoin d'une séance de pleine conscience pour ne pas se jeter sur les gâteaux et chocolats de la secrétaire....pathétique....

Bref, le chemin est long mais je ne désespère pas, car même si ma perte de poids est minime pour le moment, j'ai bien compris que l'important n'était pas là pour moi, mais plutôt de faire de la place au plaisir, au partage (je fais beaucoup de pâtisserie et du coup je m'en privais....) et à se réconcilier avec soi même.

Merci de m'avoir lu jusqu'au bout

izabelle
Animatrice forum

[quote=Gabie]

Plus de balance, j'essaie d'avancer dans ce lacher prise, de ne pas être dans le contrôle, mais du coup, j'ai l'impression que je grossi de plus en plus! Lors de mon précédent programme, je m'étais aperçue que je mangeais beaucoup trop par rapport à mes besoins, en général, si je mange 6 ou 7 bouchées de mon plat, je n'ai plus faim. Donc je ne mange qu'un plat la plupart du temps, et même mon asssiette est trop grande! En plus, ma gourmandise prend inexorablement le dessus. Rien à faire, je n'arrive pas à m'arrêter à temps. Peut être que je fais des EME à chaque repas!

[/quote]

essayer de NE PAS être dans le contrôle c'est un peu comme essayer de ne pas penser à un éléphant rose,  on a beau vouloir....  ça ne se commande pas si facilement

parce que le contrôle est finalement qqchse de normal

quand on veut  contrôler, en général c'est pour se protéger d'une souffrance, tout simplement

tu as bien avancé sur ce terrain, et tu a déjà saisi que la pression, les enjeux liés à ton image sont très importants

tant que cette pression est forte, tant qu'il ne faut absolument pas ressentir certaines choses, eh bien le contrôle est là  pour essayer de "faire en sorte"

il faut vraiment le prendre comme une protection, c'est pourquoi cela s'active automatiquement et qu'en quelque sorte cela ne se commande pas

comme l'a souligné mavo,  il s'agit de "faire de la place" à nos souffrances pour qu'elles ne soient plus à la base de nos choix

et agir en fonction de nos valeurs, vers ce qui est important, et ce, en dépit de la souffrance

agir selon ses valeurs est la meilleure chose que l'on puisse faire pour aller vers le lacher prise,  car alors au lieu de dépenser toute son énergie en controle et action de controle,  on l'utilise à vivre selon ses valeurs

et pour ça il faut faire une place à la souffrance, la place qu'elle mérite, sans doute bien plus petite que celle qu'on lui accorde quand on se met en lutte contre elle

 

pour progresser sur ce sujet n'hésite pas à venir souvent sur le forum, je trouve que c'est le plus aidant pour changer peu à peu de façon de se positionner sur le sujet

ne cherche pas à t'arrêter  "à temps", mais plutôt à être dans le présent au moment où tu manges

est-ce que tu avais pratiqué la pleine conscience à ton premier parcours?

parce que c'est elle qui va t'aider

izabelle
Animatrice forum

[quote=crixefil]

 j'ai fini par m'inscrire pour essayer de me motiver à reconnaitre ces satanées sensations alimentaires et évacuer le trop d'émotions

on verra bien , merci je respire ! 

[/quote]

bienvenue à toi

souvent pour reconnaitre les sensations alimentaires, déjà il faut s'autoriser à les ressentir

en ce sens c'est proche des émotions, que tu gagneras à ne pas évacuer, mais bien à vivre d'une autre façon

à bientôt

izabelle
Animatrice forum

[quote=pleuquie]

Pour 2 repas par semaine...autant de prise de tête....parfois besoin d'une séance de pleine conscience pour ne pas se jeter sur les gâteaux et chocolats de la secrétaire....pathétique....

Bref, le chemin est long mais je ne désespère pas, car même si ma perte de poids est minime pour le moment, j'ai bien compris que l'important n'était pas là pour moi, mais plutôt de faire de la place au plaisir, au partage (je fais beaucoup de pâtisserie et du coup je m'en privais....) et à se réconcilier avec soi même.

[/quote]

bravo pleuquie, je crois que tu as parfaitement compris tes enjeux

en effet, pour deux repas par semaine, tu peux t'en fiches totalement!!!!

mais pour l'instant c'est dur à cause de toutes ces règles que tu as inscrites en toi

ça te fait l'effet d'une trangression sans doute très culpabilisante

je pense que tu en es suffisamment consciente et détachée pour vivre ce sentiiment de plus en plus sereinement

tu verras que tu plus fais de la place à ce sentiiment d'imperfection et d'insatisfaction sur ton repas à la cantine,  plus cela va devenir  petit, petit, petit, sans importance

et continue à te focaliser sur la vrai raison de ta présence à la cantine : le partage, la convivialité,  en vivant ces valeurs en pleine conscience dans le moment du repas,   les "règles" et autres imperfections et frustrations devraient passer peu à peu totalement en second plan, comme un petit caillou dans la chaussure, mais qui n'empêche pas de marcher

pleuquie.
Abonné

Merci Izabelle pour ta réponse :-). La pleine conscience est d'une aide précieuse, savourer la présence de l'autre plutôt que de s'attarder sur la futilité d'un repas sans saveur :-)

Gabie.
Abonné

Merci de tes commentaires Izabelle,

J'aime vraiment beaucoup ton approche. C'est vrai que finalement, on se sent toujours en lutte contre quelque chose et que de lutter "pour" quelque chose serait un peu plus constructif.Ce n'est qu'un point de vue bien sûr, mais c'est grâce à ça que j'ai arrêter de fumer. 

J'avais lu une phrase du genre mantra qui disait : "la difficulté est inévitable, la souffrance est optionnelle". Je trouve qu'elle s'applique à beaucoup de domaines. 

Sinon, oui, j'ai pratiqué la pleine conscience, mais sûrement pas assez. Comme je le disais, dans mon metier, je passe mon temps à faire des exercices de respiration et du coup, je me sentais moins dans le besoin de le faire au moment de manger. Mais c'est une erreur car ça n'est pas du tout destiné à la même chose.

Ce qui est fou aussi, c'est qu'il est indispensable d'avoir du temps, de prendre du temps. Je vis en général à 200km/h, je n'ai le temps de rien et je me rends compte que tout va tellement mieux quand j'arrive à faire un peu de relaxation dans ma journée ou à prendre un peu de temps pour moi. C'est encore une chose sur laquelle je dois travailler.

 

Merci en tous cas

Bonne journée

izabelle
Animatrice forum

tant mieux si ça te parle, c'est n'est pas mon approche, mais celle d'une thérapie proche de la mindfullness, qui s'appelle l'ACT thérapie et que je trouve très efficiente à la fois pour moi et pour mes patients (eh oui je suis psy)

c'est sûr que c'est très important de pouvoir se poser la question et faire le choix de sortir du 200km/h

souvent cette attitude là est une attitude fuite, d'évitement, pour éviter de se ressentir, pour éviter de ressentir pas mal de choses

enfin bien sûr cela ne marche pas car ensuite ça nous retombe dessus

c'est le principe des fameuses fins de journée, qui sont travaillées dans le programme

pour ma part cette étape m'a beaucoup aidée

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