Faire partager son expérience LC à ses proches. - 08032012

Nanna.
Abonné

Cela fait environ 1 ans que j'ai compris que ma relation avec la nourriture n'était pas normale. Pourtant je n'ai jamais eu le courage ni la réelle envie d'en parler à ma famille et amis. Aujourd'hui je suis sur la voie du changement grâce à LC et pourtant je n'en parle toujours pas.

Alors que beaucoup de personnes ont des addictions (jeux vidéo, internet, cigarette, ...) et je remarque que le fait de reconnaitre ce comportement et de vouloir changer est souvent très bien vu. Donc pourquoi ai-je si honte ? Faut-il que j'en parle ?

Après tout cette communauté est très sympatique ;p

Commentaires

Tyene.
Abonné

Nanna c'est exactement la meme chose pour moi.

Je crois que je prefere que mon entourage me pense trop gourmande et sans volonte de ne pas vouloir (re)faire un regime tres strict plutot que de leur dire que le probleme est bien plus profond, et que mon rapport a l'alimentation est problematique. Je crois avoir honte de choisir la "solution de facilite" avec cette methode : bien que le plus important soit de retrouver une attitude normale face a la nourriture, finalement elle ne nous contraint pas vraiment, beaucoup moins qu'un regime, d'ailleurs on ne nous promet pas de perte de poids, et meme si je l'assume pour moi, je ne suis pas prete a le faire devant d'auters.

Du coup pour l'instant je ne dis rien. C'est d'autant plus facile que je suis en deplacement loin de tous jusqu'a la fin du mois.

Cependant, des le mois prochain je vais retrouver tout le monde, et notamment mon copain avec qui j'habite et qui voudrait que je fasse un "vrai" regime et qui va forcement tilter si je mange de tout meme en petites quantites.

La solution raisonnable serait de lui expliquer la methode, mais ca reviendrait a "avouer" que mon principal but est de stabiliser mon coportement alimentaire et seulement indirectement perdre des kg si possible alors qu'il aimerait vraiment que je retrouve le poids que j'avais lorsqu'on s'est connus et qu'il pense juste que je suis gourmande (j'ai pris pas mal de poids pendant une maladie ou je devais rester chez moi a rien faire, ou je n'ai fait que manger car je m'ennuyais, et il met donc mes kg sur le comte de cette vilaine maladie ; je n'ai jamais ose le detromper en lui disant que c'est moi qui mangeait trop notamment pour passer le temps, mais finalement "sciemment").

Du coup je suis un peu bloquee, je ne sais pas trop quoi faire.

Si vous avez trouve une solution miracle, je suis toute ouie :-) !

 

isabellej.
Abonné

Je vous conseille de vous concentrer sur vous-même, avant tout

à en parler aux autres, on finit par devenir le "défenseur" de la méthode, à devoir se justifier, et on en sort rarement gagnant, d'autant que ça provoque des EME supplémentaires

pour ma part, je n'en ai parlé à quasi personne, mais tout le monde a vu que j'ai un peu minci, je pense que ça se voit que je suis dans une démarche parce qu'en effet je n'agis plus comme avant pendant les repas

je n'en ai parlé à mon mari, mais je lui ai dit que je travaillais sur mes émotions, de ne plus me barber avec mes régimes, que je m'occupais moi-même de mon corps et que de toute façon ça ne marcherait que comme ça

je crois qu'il a compris car depuis deux mois que je suis ici  il me laisse totalement tranquille sur le sujet

 

bref mon option à moi, c'est  "pas trop en dire, pas le cacher",  préserver le mystère......   et ne pas se justifier, c'est notre vie, notre corps, notre démarche

magg.
Abonné

Hello!

Merci pour ce poste, c'est une très bonne question.

Pour le moment, je garde ma démarche pour moi, car c'est quelque chose de personnel, et effectivement, je n'ai pas envie d'avoir à me justifier en permanence!

Ceci dit, je pense que je vais peut-être en parler avec mon copain, car je me demande comment gérer mon parcours quand je suis avec lui ; je remarque aussi que souvent quand on est ensemble, on a tendance à faire moins attention à la façon dont on mange, et à trop manger!

Du coup, si je veux que mon parcours soit efficace, je pense que je vais être ammenée à le lui expliquer.

Qu'en pensez-vous?

FloD75.
Abonné

Bonsoir,

Après la naissance de mon fils au mois d'octobre dernier j'ai énormément grossi (comme après chaque grossesse d'ailleurs, et maintenant je sais que ce sont des EME) et j'ai atteint les 100 kg (pour 1,70m). Cela m'a causé un tel choc et un tel sentiment de honte que je ne pouvais envisager d'en parler à mon conjoint, blocage total de ma part car je suis sûre qu'en fait il aurait cherché à me consoler. Je n'en ai parlé qu'à ma soeur qui m'a parlé de ce site, je me suis inscrite et l'ai incitée en retour à s'inscrire. Quant à mon conjoint il a fallu que je lui dise car nous n'avons chacun qu'une carte bleue qui liée à notre compte joint. Le pauvre il a cru que c'était une fraude à la carte bancaire !

Je ne lui racconte pas tout loin s'en faut. Je suis assez cachotière et là j'estime que c'est un peu mon jardin secret, même si quelques fois je lui fais par de certaines expériences. Mais ce n'est pas parce que j'ai peur de sa réaction car je connais cette méthode depuis 2004 et lui ai assez rapidement fait lire Maigrir sans régime donc il en connaît suffisamment pour savoir que je ne fais pas de régime depuis 7ans et demi.

Je crois qu'Isabelle a raison si on se pose en défenseur de la méthode on livre un combat perdu d'avance, j'avais essayé de faire du prosélytisme après avoir lu le livre mais c'est épuisant, car on lutte contre de telles idées reçues qu'il faut laisser tomber. Tant pis pour celles qui ne sont minces que dans la restriction et le contrôle.

Je voudrais ajouter quelque chose à l'intention de Tyène : ce n'est pas une voie facile, c'est même à mon sens la plus difficile, car  il s'agit de s'ECOUTER (j'ai l'impression que je radote sur ce forum mais j'en suis intimement convaincue). Ce n'est pas une simple recette que l'on applique bêtement comme un régime alimentaire lequel ne prétend en rien résoudre notre problème alimentaire juste nos kilos en trop (mais pour combien de temps ?) : manger moins de ceci plus de cela. Cela nous sommes toutes capables de le faire, d'ailleurs nous l'avons déjà fait alors.....

Mais, faire attention à soi, ne pas se martyriser,  se vouloir du bien, être bienveillant avec soi même et pas toujours dans la critique, ne pas se faire passer après le travail, la maison, les enfants, le conjoint et prendre du temps pour soi cela demande beaucoup d'efforts. Donc NON ce n'est PAS LA VOIE DE LA FACILITE, qu'on se le dise ! Nous n'avons pas à rougir de cette méthode. Bon cela dit pour lire le livre "Maigrir sans régime" dans le métro je l'avais recouvert de papier kraft parce que j'imaginais les commentaires bienveillants ; oh regarde la grosse qui veut même pas se priver pour maigrir, oh j'te jure on aura tout vu (et j'en passe et des meilleures !).

sagattine.
Abonné

Bonsoir,

Pour ma part il n'y a que quatre personnes au courant : ma soeur (inscrite ici, qui m'avait déjà fait lire Zermati il y a quelques années, ce qui m'a permis je pense d'éviter des régimes dévastateurs), mon copain, ma meilleure amie et son copain (qui était là quand je lui en ai parlé donc forcément il est devenu au courant).

Vu que ma soeur suit aussi LC on en parle entre nous, et j'en parle beaucoup aussi avec mon copain. Il n' a pas lu les ouvrages mais je lui ai expliqué le principe et il me soutient dans ma démarche. Il essaie parfois de faire aussi attention aux sensations alimentaires, et a hâte que je commence les étapes de la dégustation pour apprendre des choses!

Par contre je n'essaie pas trop de faire du prosélytisme : si on me lance sur le sujet du régime je dis clairement que je suis contre et qu'il vaut mieux manger de tout à sa faim (les calories c'est comme le coup du kilo de plume et de plomb, le poids est le même mais la quantité change!), mais je ne vais pas d'emblée attaquer ce sujet d'une part parce que les idées sont bien ancrées et je préfère consacrer mon énergie à autre chose, et d'autre part vu que pour le moment je prends du poids je me dis que je ferai plus de tord qu'autre chose à la méthode!

Après je pense que tout dépend des gens : ma meilleure amie fait des études de psycho, donc même si elle n'a pas réfléchi à ces questions de restriction cognitive concernant l'alimentation elle ne peut être que d'accord avec quelque chose qui vise à s'écouter. En revanche, ma mère qui est à fond dans la restriction depuis son adolescence je sais qu'elle ne comprendrait pas, et lui en parler risquerait plus de me donner des EME que de la faire changer d'avis.

Floroma.
Abonné

Et bien moi je n'en ai parlé à personne !!

Ce n'est pas que j'en ai honte ou que je veuille me cacher, c'est juste que je n'ai pas envie de me justifier, d'expliquer ... Pour le moment je garde ça pour moi, c'est mon jardin secret !!

Je sais que mon mari est plus ou moins au courant ; il a bien dû voir le montant prélevé sur le compte, je pense qu'il a vu passer les mails et d'ailleurs l'autre soir il m'a dit que je faisait des choses bizarres en ce moment du style sauter les petits déj !!

Mais pour le moment je n'ai pas envie de lui en parler. Je fais mes exercices de RPC dans les transports en commun (ou même dans les toilettes du boulot en cas de "crise" !!). Je fais mes exercices de forme le mercredi soir quand il n'est pas là (oui je sais c'est nul je n'ai plus 2 ans, mais pour le moment c'est ce qui me convient).

Et je ne veux surtout pas en parler à mes soeurs ou à ma mère. Après l'échec, ou plutot la reprise de poids consécutive et conséquente, des autres "méthodes", je n'ai plus la force de me justifier ...

Mais je me suis fait vraiment plaisir cette semaine quand je me suis entendue dire à mes enfants "si vous n'avez plus faim, laissez ce qui reste" ... En réalisant ce que je venais de dire, j'en aurai pleuré de joie !! Je me suis dis que je commencais à intégrer la méthode et que non seulement je me faisais du bien, mais je faisais également du bien à mes enfants.

Peut-être que plus tard, que je me sentirai prête, j'en parlerai autour de moi ... On verra bien !!

En tout cas, une chose est sure, c'est que j'ai enfin compris que j'avais le DROIT de prendre soin de moi, et que de ne pas systématiquement faire passer les autres avant moi ne faisait pas de moi une mauvaise mère, épouse, fille, amie .... !!

 

zeze48.
Abonné

Bonsoir à tous

Et bien moi j'ai décidé d'en parler et j'avoue que ça me fait le plus grand bien. J'en ai parlé à ma famille proche évidement , j'ai montré à ma soeur (qui n'a absolument aucun kilo à perdre) les exercices pratiqués dans le parcours forme, j'en ai également parlé à certains collègues de travail. Franchement je trouve que ça me rend encore plus forte de partager ça avec d'autres, à condition bien sûr que les gens soient suffisament bienveillants (mais en principe les gens qui nous aiment le sont) Le fait qu'ils me suivent et me soutiennet je trouve ça trés positif.

Chatoyante.
Abonné

De mon coté, il y a deux volets : celui de mes tca et celui de LC.

Pour LC, il n'y a que mon conjoint d'au courant. Je n'ai pas ressenti le besoin d'en parler davantage. Ah si! ma massothérapeute aussi, je lui en ai parler *rire*.

Pour la méthode, j'en ai parler à deux-trois personnes de plus, c'était avant que je m'inscrive ici.

Pour les TCA, c'est autre chose. J'en parle maintenant plus librement, mais pas à tout vent.

Au début, comme toi Nanna, j'avais plutôt honte. Le temps que ça m'a pris à juste me l'avouer à moi-même ouf! Mon cheminement c'est fait sur des années car je me suis horriblement jugée. J'avais honte de ne pas savoir me comporter "normalement" face à la nourriture. Il m'a d'abord fallu commencer par vivre de l'acceptation face à ce rapport.

J'ai comparé mon état à celui d'au alcoolique durant des année. Faute de meilleure perspective, cela m'a quand même bien aidé à séparer le être du faire. Je suis ainsi passé de la honte du moi à la honte du comportement. C'était mince, mais quand même une évolution.

J'avais réussi a identifié le noeud de mon comportement addictif, mais sans trouvé de piste de solution, avant d'apprendre les bases de cette méthode. Que de chemin explorer, mais je ne les regrette pas, chacun m'ont appris sur moi (et je ne parle pas de régime que je fuyais).

Maintenant, je crois avoir passé un autre cap d'acceptation, car je n'ai plus autant honte de ce comportement. Peut-être parce que je vois enfin une lumière au bout du tunnel?

Ceci dit, je "choisi" les personnes avec qui je l'aborde. Comme je me juge déjà pas mal, j'évite de le partager avec des gens qui en ajouteront une couche. :)

MALGRETOUT85.
Abonné

Bonjour

Je viens de lire vos témoignages sur le sujet, et vous livre ici mon opinion.

Je pense que mon obésité vient en partie du fait que j'ai toujours consacré mon temps à mon entourage avant de penser à moi. Je suis toujours passée après "les autres", mes parents, mon jeune frère handicapé, mon défunt mari, mes enfants qui ont encore besoin de moi.... En bref, je ne me suis jamais "écoutée....

Alors, aujourd'hui que je décide enfin de m'occuper de moi, très égoistement, je n'en parle à personne..... Cela me regarde moi, et personne d'autre.... J'ai envie pour une fois d'avoir mon "jardin secret", et surtout d'être en tête-à-tête avec moi-même.... Parce que je pense que je le vaux bien....

Voili voilà.... Bon courage à nous, sur le chemin de la réconciliation avec nous-même.

Juliaan.
Abonné

Pour ma part, j'en ai parlé à mon mari, juste comme ça. C'est une méthode qui enfin ne gêne pas la famille, fini l'odeur de chou-fleur qui pue dans toute la cuisine, le poisson sans goût, le lait qui ressemble à de la flotte. Je remplis le frigo que de bonnes choses! Que tout le monde aime, et j'encourage les enfants à savourer ce qu'ils mangent et à ne pas finir leur assiette quand ils n'ont plus faim ou qu'ils se gardent une petite faim pour le dessert. Je me sens enfin dans une méthode qui ne met à l'écart personne, sauf que parfois je dis "Maman va faire sa zénitude , donc merci de me laisser tranquille 15 minutes".

Je suis étonnée que certaines d'entre vous on des amoureux qui leur demandent de maigrir. Lorsque mon mari m'a connue j'étais ronde et il m'aimait comme j'étais. Jamais il ne m'a demandé de mincir. Pour lui ce qui comptait était que je me sente bien. Et c'est cette attitude qui m'a énormément aidée à m'accepter comme j'étais et à m'aimer. Les filles je vous encourage à vous faire confiance quelque soit votre physique. Quand un homme vous aime, c'est un tout qu'il aime. Courage. Vous le valez bien.

isabellej.
Abonné

le mien veut que je maigrisse, mais j'étais à mon poids le plus élevé quand on s'est mis ensemble

je pense que ce qu'ils aiment, c'est nous.....    et accessoirement ça leur plait quand on est un peu plus fines mais cela n'a rien d'indispensable

au quotidien ça ne change pas grand chose  (j'ai vécu avec lui à 90 kg et à 70 kg, et rien de différent, j'ai autant de compliments sur ma beauté à un poids comme à l'autre)

mon chéri a bien compris que lorsqu'il est trop insistant ça bloque le processus plutôt qu'autre chose

alors il me laisse en paix, parce qu'il voit que j'y travaille, d'ailleurs il aime beaucoup cette méthode avec la rpc car je suis moins agressive

ceci dit, s'il me voyait lâcher l'affaire  il n'aurait de cesse de m'inciter à faire quelque chose à ce sujet

 

cela n'a rien à voir avec l'amour  mais dans un couple, il y a l'amour, certes, mais il y a d'autres choses : des objectifs, des valeurs, des besoins

je comprends qu'un homme ait envie que sa femme soit suffisamment mince si c'est important pour lui (ça ne l'est pas pour tous),  tout comme moi j'attends de mon homme certaines choses

après ce n'est pas une raison pour avoir un quelconque autoritarisme en la matière, c'est notre corps et c'est à nous de décider

pour moi, j'ai aussi l'envie de mincir et faire ce qu'il faut pour, à savoir le travail que l'on fait ici

et si mon mari me propose de faire un bon petit régime restrictif, je l'enverrai promener bien sûr, mais là je crois qu'il a compris que les TCA ce n'est pas du vent et que ça demande du temps pour changer la donne

 

je pense que l'amour et l'attirance physique ne sont pas liés au tour de taille

mais un homme peut avoir envie que sa femme soit mince pour d'autres raisons, selon ses valeurs, pour des raisons esthétiques, de santé, de bien être et ma foi c'est tout naturel du moment qu'ils n'imposent pas leur dictature des régimes et font bien la part des choses : on peut être jolie et ronde,   mon chéri me le dit sans cesse que je suis jolie, mais oui, il aimerait que je maigrisse quand même, si possible

Juliaan.
Abonné

Hello Isabelle, je comprends ce que tu veux dire. L'essentiel étant que les 2 partenaires soient en paix. C'est vrai que pour moi si mon mari m'avait mis la pression pour être mince, cela me bloquerait encore plus. Il n'a jamais aimé que je sois au régime, voyant bien les effets yo-yo , incompatibles avec des repas de famille . Cela l'énervait que je ne mange pas comme les enfants. Pour lui le changement était à faire sur la durée. Et je suis soulagée d'avoir trouvé LC qui m'aide à être plus sereine avec la nourriture. Et pour Tyene, si tu expliques à ton ami les effets néfastes d'un vrai régime, et que tu travailles sur une méthode différente, mais qui vise ton bien-être et la durée, sûrement qu'il comprendra et te soutiendra.BOn week end les filles

BaumeduTigre.
Abonné

Oui pour ma part je bloque sur le fait d'en parler à mon petit ami...nous ne vivons pas ensemble mais il passe tout de même parfois 2 ou 3 jours avec nous (mon fils et moi). Alors je viens de démarrer le programme, mais je me dis qu'il va bien falloir lui en parler pour remplir mon parcours alimentaire et sportif, et puis un peu le forum etc....

Pour le moment j'en ai parlé à des amies (et j'en ai même fait la pub sur un site très connu) car je trouve que c'est une idée géniale ! Et que j'ai envie de partager les exos, les ressentis, le chemin avec celles que j'apprécie et qui peuvent avoir le même genre de difficultés avec leur corps et leur nourriture que moi.

En revanche pour en parler à mon petit ami, c'est plus difficile.....

Cela fait peu de temps que nous sommes ensemble et je ne sais pas ce qu'il va penser de moi au sujet des TCA. Ce qui n'a rien de sexy.

Nous nous fréquentons depuis février et sommes "ensemble" depuis juin.

Il a bien vu que j'avais pris quelques kilos depuis mais n'a fait aucune remarques à ce sujet. Il m'a juste dit une fois que je mettais trop d'huile pour lui dans un plat une fois.....donc rien de "personnel".

J'imagine bien qu'il se rend compte de ma prise de poids mais j'aimerai me charger de trouver des solutions à mon problème "toute seule", sans avoir à me justifer sur mon passé ni sur mon présent.

Je pense que cela peut être valorisant de parler de LC comme d'une façon d'être plus consciente de ce que je fais et notamment de ce que je mange et de ce que je goûte. Mais je crains d'avoir à lui mentionner l'hyperphagie dont je souffre, et les émotions non exprimées ou mal gérées que cela comporte.

J'ai honte de pas savoir m'en sortir sans cette méthode quoi. Honte de mal gérer mes émotions aux yeux de mon petit ami. D'autant que lui ne manifeste pas voire peu d'émotions en général. Elles n'ont que peu de prises sur lui et cela m'affecte car j'ai toujours le sentiment que lui sait gérer alors que moi non. Une impression que ça fausse notre relation, comme si lui était toujours égal à lui même, peu affecté et très "mûr" alors que moi j'ai des humeurs continuellement, peux être très affectée avec une vie forte émotionnellement parlant et comme immature sur ce plan là. Je précise que nous avons 7 ans de différence et je suis la plus âgée.

Comment faites vous pour aborder le sujet avec votre compagnon ?

Comment feriez vous à ma place ? Ce n'est pas mon genre de demander des conseils, mais là si vous avez des idées et que je sens que je peux les utiliser, je le ferai.

D'avance merci.

hope.
Inscrit
Bonsoir, intéressant ce fil. Je pensais également en lancer un. Autant généralement je parle bp avec mon entourages autant là je n'arrive pas a parler de LC. Peut être parce que ça va au delà d'un simple régime mais qu'on touche a l'intime, aux émotions, aux TCA aussi (mais enfin tu n'as qu'à faire preuve de volonté voyons! Puis c'est bizarre que tu reprennes du poids alors que tu es toujours au régime....) Seul mon mari est au courant, on en parle ensemble, je l'incite à faire certains défis. Pour celles qui en ont parlé, comment l'avez vous fait et présente? Quelle a été la réaction de vos proches?
marieal.
Inscrit

perso, je regrette parfois d'en avoir parlé à mon conjoint....parce que certains soirs, il me fait des crises de "jalousies" avec LC, me reprochant pas très gentiment le temps que je passe dessus pour le résultat observé. C'est dur à encaisser quand on a pas encore vraiment maigri...il abeau savoir que j'ai de très bonnes raisons de ne pas maigrir ( un ttt hormonal à fortes doses pour FIV) , il ne comprend pas que ce que je gagne en ce moment, c'est une compréhension de mon fonctionnement et qu'il y a un jour où ça fonctionnera....il voudrait tout: avoir un enfant, que je maigrisse vite et m'avoir pour lui toutes ses soirées.

je crois sincérement que ses difficultés tiennent dans l'admiration qu'il me porte ( c'est y pas mignon ça?!) : il ne comprend pas que j'ai des faiblesses! a chaque fois, il me regarde avec des yeux ahuris quand je lui parle de mes repas sans faim, de ma gourmandise qui est en fait une EME, bref, il ne comprend pas!  Hier j'ai du lui expliquer en détail la profondeur de mes troubles alimentaires à l'origine de ma prise de poids pour qu'il comprenne le chemin parcourur....l'autre jour, je lui avais montré la vidéo de la conférence du GROS et il y a quelques mois, celle ci: régime, la vérité qui dérange. A chaque fois, il me dit que c'est super et puis quelques jours plus tard me repproche de ne pas maigrir assez vite pour l'investissement que j'y mets!

mais d'un autre côté comment ne pas lui dire pour ne pas avoir à passer à table quand, comme hier soir,  je n'ai pas faim?.... il a compris, lui qui n'a pas de problème de poids, que je ne passerai pas à table si je n'ai pas faim; Alors quand lui a faim, maintenant il me pose la question : as tu faim? si la réponse est négative, il cherche à savoir si je suis suceptible d'avoir faim bientôt et va se faire une collation pour attendre le repas....donc c'est bien pratique de lui avoir dit. et plus jamais il ne m'a fait de reflexion de type:" tu ne devrais pas manger ça..."

 

bref il y a des avantages et des inconvénients mais il faut bien pouvoir expliquer la chose c'est tellement important que l'autre comprenne.

cilou_cile.
Abonné

[quote=marieal]

mais d'un autre côté comment ne pas lui dire pour ne pas avoir à passer à table quand, comme hier soir,  je n'ai pas faim?.... il a compris, lui qui n'a pas de problème de poids, que je ne passerai pas à table si je n'ai pas faim; Alors quand lui a faim, maintenant il me pose la question : as tu faim? si la réponse est négative, il cherche à savoir si je suis suceptible d'avoir faim bientôt et va se faire une collation pour attendre le repas....donc c'est bien pratique de lui avoir dit.

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Moi aussi, il fait ça depuis quelques temps et j'aime bien smiley

J'aime bien cette marque de respect et de compréhension de la méthode.

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