Je n'arrive pas à les gérer ! - 23022013

caramelline4.
Abonné

Bonjour à tous,

Je suis à l'étape "gérer les EME" et je n'y arrive pas. C'est plus fort que moi.

Je n'arrive même pas à pratiquer la respiration avant pour aider à les gérer. C'est comme si on allait me piquer ma nourriture et qu'il fallait que je la mange tout de suite.

Si vous êtes passées par là et que vous y avez réussi, dites moi comment vous avez fait.

Je suis désespérée car je viens de me peser et j'ai encore pris un kilo.

 

Merci pour votre aide.

 

Aline

Commentaires

ghighi.
Ancien abonné

Bonjour Caramelline4

Je ne peux pas t'aider, car je n'en suis pas là. 

Par contre, ce que je pourrais te conseiller, c'est de contacter ta coach. elle saura t'écouter, et te conseiller.

POur ma part, je ne l'avais pas fait lorsque j'ai commencer le programme l'an dernier en me disant que je me débrouillerai seule, mais je me suis aperçu après avoir discuter avec elle que ça aider énormément.

Bon courage à toi...

izabelle
Animatrice forum

bonjour caramelline....

eh bien tu es dans le gros du problème, alors tu sais c'est normal de ne pas arriver à les gérer pour l'instant

ce qui se passe souvent, c'est qu'en effet, on a l'impression que l'EME-zen va nous "empêcher" de manger.....  alors finalement on a tendance à le zapper, ce qui est dommage car c'est un outil formidable

 

l'EME-Zen n'est pas du tout destiné à t'empêcher de manger, mais juste à pouvoir différer un tout petit peu, puis un peu plus...  bref que ça ne soit pas automatique, mais conscient, ce réconfort

peut-être plus tard il te permettra de choisir de ne pas manger, et que cet inconfort, cette tension, finalement tu peux la supporter

mais pour l'instant, autant choisir de manger, mais d'attendre juste un petit peu

 

donc oui je suis passée par là, beaucoup d'entre nous sont passés par là...

 

la prochaine fois que tu as une EME, je te conseille de décider de te réconforter,   mais tu prépares ta nourriture réconfort dans une jolie petite assiette,   tu fais quelques respirations (tout en sachant que tu pourras manger après!!!!), et au bout de trois minutes, tu dégustes ta nourriture-réconfort en puisant le maximum de plaisir, en faisant durer chaque bouchée,  un vrai bonheur.....

 

c'est important de pouvoir vivre cette EME et son réconfort,  car tant que tu essayes de lutter, cela a tendance à amplifier le mécanisme

l'avantage c'est bien sûr que tu as plus de réconfort, avec un apport d'énergie moindre 

et surtout de briser le réflexe, l'automatisme

 

tu verras que peu à peu,  tu pourras supporter la tension de l'inconfort de plus en plus longtemps, et puis peut-être à un moment tu n'auras plus besoin de manger, mais ça sera dans un certain temps

 

bon courage à toi

caramelline4.
Abonné

Merci les filles pour vos conseils et vos encouragements.

C'est vrai que c'est très difficile de pratique l'EME Zen ou la respiration quand on est en train de manger à sa faim et qu'on continue même quand on a plus faim.

Je vais essayer de m'interrompre pour prendre quelques temps avant de continuer à craquer.

 

Pas évident mais vous avez raison il faut que me force et que je trouve plus de volonté pour appliquer les princeptes du programme.

 

A bientôt

izabelle
Animatrice forum

je ne sais pas si c'est vraiment de la volonté, en fait.....

pareil pour "craquer"....   c'est assez péjoratif comme mot, ça fait "faible", tu vois?

je dirais qu'il faut te laisser le temps, t'observer, te comprendre

et déguster bien sûr......

Patience
Marraine

Je n'en suis pas encore à cette étape. Mais j'ai remarqué qu'en pratiquant la RPC quotidiennement, même par petites touches (30 secondes par ci, 5 minutes par là), ça m'aide à mieux vivre les EME. Soit je retarde la prise alimentaire, soit je mange finalement moins.

Bref, faire des pauses régulières dans la journée m'aide en fait à "adoucir" les EME.
Je ne me pause pas forcément juste avant l'EME ; mais si je me suis posée 30 minutes avant, je me rends compte que je suis plus consciente de ce que je fais, moins dans l'automatisme.

Peut-être que c'est une piste que tu pourrais explorer ?...

Violette28.
Abonné

Bonsoir Caramelline,

je viens de finir l'étape "gérer mes EME" et j'en ai bavé aussi.... !!!

Pour ma 1ère EME dans cette étape, j'ai réussi à utiliser l'espace de respiration et à patienter et à ne pas manger,  mais les jours d'après.... Bof, bof, ça s'est corsé!!!

Je suis en vacances, en famille, avec ma fille de 3 ans, qui est mon petit "pot-de-colle" adoré, et du coup, je n'ai pas trouvé beaucoup de moments pour me centrer sur moi.

J'ai vu que pas mal de personnes ont fini le programme rapidement une 1ère fois, puis prennent le temps de le refaire une 2e fois.

J'avais envie de finir vite cette étape qui m'énervait, alors j'ai rempli les comptes-rendus "mon EME sans espace de respiration", et surtout sans culpabiliser! Je sais que je pourrai  revenir à cette étape quand je serai prête, en utilisant les outils, et je n'avais pas envie de faire la "bonne élève".

J'ai eu mes EME à 16h30 toute la semaine, j'ai mangé en famille le soir sans avoir faim, mais en toute conscience, sans culpabiliser, et j'ai apprécié un rythme de vie et des horaires qui ne sont plus les miens au quotidien...

Surtout, ne culpabilise pas!!! Pour ma part, rien que ces "petites choses ", telles que "attendre le retour de la faim", et "ne pas culpabiliser" me font un bien fou. Alors, si l'étape "gérer ses EME" n'est pas encore acquise, ça viendra en son temps!!!

Cette semaine, j'ai beaucoup lu sur les "pensées négatives", comment mieux les vivre et les accepetr, et je crois qu'on ne peut pas toujours tout faire en même temps!!

Bon courage à toi!

Courtepatte.
Abonné

Pour moi aussi, cette gestion des EME est une vraie cata! Ca se passe plutôt bien quand j'ai une EME en dehors des heures de repas, car je la repère très bien, et j'ai pu pratiquer plusieurs fois la RPC (l'enregistrement de 3 minutes d'Apfeldorfer est super pour moi), mais par contre, la plupart de mes EME ont lieu en fin de repas, et là je n'y arrive pas du tout, je trouve impensable de quitter la table pour aller respirer au calme, et je me vois mal méditer à table devant mon mari et mon petit garçon.

Bref, vraiment galère!

Je me suis juste dit qu'il faudrait que je refasse ce carnet plusieurs fois jusqu'à trouver des pistes intéressantes pour moi.

Un de mes problèmes est que je mange systématiquement trop vite au repas du soir --> je dois continuer à travailler la dégustation pendant le repas, c'est sûr. Et je viens de commencer l'étape "gestion des fins de journées", je suis sûre que ça va être très intéressant pour moi aussi.

On se tient au courant?!

caramelline4.
Abonné

Bonjour les filles,

 

Merci pour vos témoignages et vos conseils.

On se sent moins seule du coup !

J'ai aussi le même souci que toi courtepatte, je mange certainement trop vite et c'est pour cette raison je pense que je continue à manger alors que je n'ai plus faim.

Cette idée m'est venue en te lisant alors merci !

Je vais essayer de manger plus doucement, on verra si je note une amélioration.

Bien sur qu'on se tient au courant et j'espère avoir encore beaucoup d'autres témoignages car finalement je me rends compte que c'est aussi comme ca qu'on peut avancer.

Bon courage à toutes et à bientôt

izabelle
Animatrice forum

eh oui, il faut ralentir le rythme!!!!

tu peux faire des respirations "incognito",  si tu as écouté souvent le MP3, tu sais ce qu'il dit et tu peux le faire les yeux ouverts, l'air pensif simplement.....

je le fais souvent quand je mange en compagnie car sinon c'est systématique que je perde le "contact-radio" avec mes sensations et prise dans le feu de l'action que je mange bien plus que ce que me réclame mon estomac....

je peux même le faire en parlant maintenant, c'est juste porter sa conscience sur sa respiration

ça aide même à manger plus lentement

il y en a qui posent les couverts toutes les trois bouchées, je trouve ça bien pour aider à "penser" à déguster, manger plus lentement, donc se sentir satisfaite une fois arrivée à satiété

Courtepatte.
Abonné

Merci pour ces conseils ultra pratiques, Izabelle, que je vais aussi pouvoir mettre en pratique puisqu'il est midi!

liegama.
Ancien abonné

Ce soir je suis un peu désespérée d'arriver un jour à gérer mes EME. Mais je crois, à la lecture d'Izabelle, que je suis encore beaucoup dans la lutte, je n'arrive pas à lâcher le contrôle. Je sens que je ne me réconforte pas, me demande si j'arrive à m'autoriser à me réconforter. Là tout de suite, après ma grosse EME de ce soir, je me sens super mal, j'ai bien trop mangé, bien au delà de ma satiété et ça faisait longtemps que j'avais pas sentie se "trop plein". Je note quand même que je n'aime pas (plus?) du tout cette sensation fort éloignée du sentiment de satiété qui me laissait légère et auquel je commençais à m'habituer. 

J'essaye de ne pas trop culpabiliser et je me dis que j'attendrais ma faim demain. Je sais que ce soir j'avais un trop plein d'émotion de la semaine et un sentiment d'avoir dépassé mes limites d'acceptation de pleins de choses mais je sais pas quelle aurait été la meilleure réponse à ça. 

izabelle
Animatrice forum

je trouve que le mot "gérer"  qui est pourtant celui utilisé dans le parcours est un peu pernicieux

pour moi il m'évoque le contrôle, quelque chose qu'on maitrise

et tant qu'on est dans le contrôle,  eh bien en tous cas pour moi, c'est encore plus et plus d'EME

c'est pour ça que je ne parlerai pas de les gérer, les EME, mais de les vivre, les accueillir

elles sont là, ces envies.... on les accueille mais elles ne nous obligent à rien

comme ces envies sont des impulsions, c'est assez difficile de les accueillir sans qu'elles ne nous obligent à rien, mais il s'agit de les observer, d'observer son inconfort,   et sans calculer, sans réfléchir, sans juger

ne pas tenir "à la volonté"  ou "pour être la bonne élève"   ou  "pour être bien, fière de soi"

mais juste faire des expériences   pour apprivoiser ces petites bêtes là

ce ne sont pas des gros monstres, pour moi ce sont des chiens de garde, mais des gentils toutous dans le fond

 

je sais que c'est dur de lâcher le contrôle, je suis dans la même recherche que toi

j'observe mes pensées et la plupart du temps quand je rumine, c'est par rapport à un truc que je ne contrôle pas et que j'essaie de contrôler

alors je me dis   "lâcher-prise",   ça fait du bien, je sens que c'est juste

je dois le refaire trente fois par jour cependant.....

 

mais bon le fait d'être ainsi tellement "contrôleuse",  j'ai fini par l'accepter, mes envies de contrôle font partie de moi,  à moi de ne pas toujours me laisser embarquer et de contrôler ce que je peux contrôler : mes actes

liegama.
Ancien abonné

J'aime beaucoup ta réponse Izabelle. Hier j'étais mal suite à mon EME et ça se traduit dans mon choix des mots. En me relisant aujourd'hui je trouve également que le mot gérer, c'est encore essayer de contrôler, de maîtriser, d'ailleurs je l'utilise beaucoup dans des aspects professionnels où j'essaye de maîtriser également. 

Je comprends intellectuellement ce que tu dis : vivre, accueillir l'EME mais je ne l'ai pas encore expérimenté.

Je n'ai pas encore accueillis une EME. Ce matin j'en ai eu une petite au pdj mais la pause respiration me l'a fait partir et a donc nourrie ma croyance que je peux "maîtriser" mon EME via la respiration. Or ce n'est pas le but, à ce que j'ai compris, puisque le but est d'accueillir.

Ce soir je m'attendais à une autre EME, pour "tester la méthode qui a marché ce matin", mais pas d'EME à l'horizon pour le moment. 

Ma coach m'a demandé hier ce qu'il se passait juste avant que je ne mange quand j'avais une EME. J'ai été incapable de lui dire car je me suis rendue compte que je n'avais jamais attendue suffisamment longtemps pour le savoir, je répondais toujours à l'impulsion en mangeant. J'avais jamais pratiqué l'EME-zen, persuadée que ça allait m'empêcher de manger.

Mais sa question m'a titillée et maintenant je suis curieuse de savoir ce qu'il se passe en moi quand j'ai une EME. Je suis dans une attitude un peu plus ouverte pour la prochaine EME. Jusqu'ici j'avais peur de l'EME que je voyais comme une ennemie à abattre à coup de RPC et d'EME-zen que je n'arrivais pas à pratiquer au bon moment. Donc toujours du volontarisme. 

Je te tiens au courant de mes futures découvertes dès ma prochaine EME.

izabelle
Animatrice forum

bravo liegama, tu tiens le bon bout!!!!

quand on arrive à accueillir vraiment une EME,  on n'a pas besoin de la faire disparaitre   et on n'a pas besoin de manger non plus  

on a apprivoisé le chien de garde, il nous mange dans la main....

"les EME sont nos amies, il faut les aimer aussi"   sur l'air bien connu de la parodie de Chantal Goya par les Inconnus, enfin bien connu pour ceux de ma génération sans doute

et je viens d'apprendre qu'on a le même âge toutes les deux!

liegama.
Ancien abonné

 

Salut Izabelle,

Merci de ton soutient encourageant, et oui, nous avons le même âge (et des fonctionnements similaires parfois, en tout cas je me retrouve dans beaucoup de tes écrits).

Cet après midi, j'ai fait un goûter (chose peu fréquente pour moi). Déjà, j'ai noté que j'avais peur de faire un goûter, peur de faire une collation car jusqu'ici je n'arrive pas à m'arrêter de manger. La majorité du temps je commence à avoir faim vers 17H et je résiste, je lutte, je me dis que je peux "tenir" et je finis par manger en mode compulsif vers 18H ou 19H.

Pour une fois je me suis posée au calme, j'ai fait une pause avant de manger, j'ai bu un peu d'eau également car me suis rendue compte que j'avais soif (je me demande si je confonds pas un peu faim et soif parfois). Puis j'ai mis mes aliments dans une assiette : une date, une demie figue séchée et une petite tranche de gâteau à la banane vegan que j'ai fait moi même. Je n'ai pas mangé de gâteau à la banane depuis des années et j'ai découvert que c'était peut être un aliment tabou pour moi (comme tous les gâteaux je crois). Après avoir mangé le tout, j'ai sentie que j'avais une EME, je voulais plus de gâteau. Je ne ressentais pas satiété encore, mais j'ai eu l'impression que si je continuais à manger, je n'aurai peut être plus faim plus tard. 

J'ai fait les 3 mn de respiration de l'EME-zen et là, grosse émotion (mais je ne sais pas trop laquelle), je me suis mise à pleurer à chaudes larmes et gros sanglots, avec mon plexus tellement tendu que j'avais du mal à respirer entre mes sanglots.

Je me suis souvenue de la première fois où j'avais goûté du cake à la banane. J'étais fille au pair, à Houston, je me sentais tellement seule, je n'arrêtais pas de manger, j'étais énorme. J'avais cuisiné ce gâteau et j'ai mangé tout le gâteau avec un fort sentiment de culpabilité et ensuite j'ai obsédé sur ce gâteau pendant des jours, j'en faisais tous les jours ou presque et je le mangeais entièrement. 

Je crois (mais suis pas trop sûre) que l'émotion ressentie durant l'EME était une émotion du passé que j'ai enfouie (comme tant d'autres). Est-ce possible? Sinon je sais pas quelle émotion j'ai ressentie. Mais l'expérience m'a fait un peu peur, je me vois mal ressentir des émotions pareils à chaque EME, est-ce que c'est ça qui va arriver?

En tout cas après les 3 mn de respirations, je suis restée au calme encore 5 mn à respirer seule et me suis rappeler que si je voulais je pouvais reprendre une tranche de gâteau. Mais je n'en avais plus envie. Donc pour la deuxième fois, en deux jours je n'ai pas mangé malgré une EME. 

Et le déclencheur de ces "essais d'EME-zen" a été la lecture d'un de tes écrits où tu rappelles qu'il n'est pas nécessaire de lutter contre les EME. 

Je suis curieuse (mais un peu peureuse également) de voir la suite.

Noelle
Marraine

Bonjour Liegama

 

Quand je lis ton message :

La majorité du temps je commence à avoir faim vers 17H et je résiste, je lutte, je me dis que je peux "tenir" et je finis par manger en mode compulsif vers 18H ou 19H

 

je me demande pourquoi, si tu as faim, tu ne t'autorises pas à manger, à prendre une collation? qu'est ce qui t'en empeche?

peut etre que cela t'eviterai de manger ensuite en mode compulsif, avec une faim tellement importante qu'il est alors difficile de s'arreter.

je ressens cela parfois quand je laisse passer ma "bonne faim" ,  souvent parceque je suis concentrée sur autre chose et que j'oublie (oui..)

bon courage

HelloMe.
Abonné

LIegama ton post me parle vraiment beaucoup. Moi aussi depuis que j'ai réussi (pas à tous les coups hein...) à accueillir mes émotions lors d'une EME, je pleure. En fait pas à chaque fois, mais très souvent j'ai une montée de tristesse très intense, incompréhensible.

J'ai fait le rapprochement d'ailleurs avec un autre mécanisme qui arrive souvent chez moi : quand je regarde quelque chose de triste aux infos, qui me touche, ou bien si je vois des gens qui font des choses que j'aimerais faire (danser, chanter, être libres...) je pleure. Mais vraiment à chaudes larmes. C'est bizarre, parce que quand je regarde quelque chose d'émouvant je n'ai JAMAIS envie de manger en revanche, oui, je pleure. Et quand je mange sans faim (EME donc), je ne sais jamais identifier l'émotion. Sauf, sauf, si j'accueille l'émotion grace à cet exo de l'EME Zen.

Bon, mon post est un peu fouilli :) Mais je réfléchis avec vous, à haute voix si je puis dire !

Je retiens que si l'émotion vient d'une image extérieure, je fais le lien dans mon cerveau image = émotion et je l'accepte et donc je ne mange pas (mais je pleure !).

Tandis que quand l'émotion vient de nulle part, totalement intériorisée, je mange pour la faire taire...

Bon, je ne comprend pas pourquoi mais je constate ça en le décrivant.

liegama.
Ancien abonné

Bonjour Noelle, 

Merci de ton message qui me fait réagir, et prendre encore plus conscience que je me prive.

En fait je me suis rendue compte seulement il y a peu que je ne m'autorisais pas à manger quand j'avais faim au goûter. Je crois que c'est des restes de restrictions. A ces moments là, j'ai des pensées du style : tu as mangé il n'y a pas longtemps, tu ne devrais pas avoir faim ou alors, tu vas manger bientôt, retiens toi. 

Il y a trois jours après l'exo sur le rassasiement gustatif avec les chips à midi, j'en avais mangé que 40g, j'ai pas eu faim de l'après midi puis c'est venu d'un coup vers 17H. J'étais dehors à faire des courses, mon mari à acheté des orangettes et je me suis interdit d'en prendre, préférant attendre de manger quelque chose de plus "sain". Résultat de retour chez moi et le temps de préparer un repas, j'ai manger très vite, beaucoup et j'ai terminé le repas avec plusieurs orangettes.

J'ai appris de cette leçon, la prochaine fois que j'ai faim, je peux manger même si je suis pas chez moi, si j'ai pas prévu de "collation saine" comme j'aime en prendre, je peux quand même manger une collation : chips, chocolat ou autre, en petite quantité, je pense que ça m'aidera à avoir moins faim. J'ai encore très peur du sucre suite à trop de régimes "sans sucre, sans féculents". Je sais pas trop comment me réconcilier avec ces aliments tabous, la dégustation j'imagine. 

guyloune.
Abonné

Bonjour,

je suis aussi à l'étape "gérer les eme". c'est trés difficile c'est vrai. J'ai du mal à gérer les faims de repas, je mange toujours au delà de ma faim et si j'ai bien compris ça constitue aussi une eme

Moi aussi j'ai suivi des régimes ou on m'interdisait le sucre et ou les féculents étaitent rationnés. La peur de ces aliments je la connais trés bien aussi. Mais lorsque j'ai commencé la méthode et que j'ai lu qu'aucun aliment ne faisait grossir, je me suis posée une question : alors ces sucrettes chimiques que je prends depuis des années, ce lait écrémé sans gout ... ??? c'est pourquoi faire ???!! je me suis sentie flouée, trompée par ces soi disant médecins que j'ai rencontrés, à suivre leur conseil pour être en "bonne santé", j'ai consommé n'importe quoi !!!

C'est vrai j'ai eu du mal à croire que les chips n'étaient pas complétement diaboliques idem pour la mayonnaise mon énnemie jurée !! mais depuis l'idée a fait son petit bout de chemin surtout grace au livre "maigrir sans régime" du docteur Zermati ...et depuis, victoire !!!  je m'autorise du miel dans mon thé, du sucre dans mon chocolat et du vrai lait !!! j'avoue que j'ai pas encore mangé de mayo, ça me fait encore un peu peur .... mais j'ai dit adieu aux produits allégés !!!

En fait je crois que les nutritionnistes diabolisent certains aliments et du coup dans notre tête une petite voix nous dit c'est trés mal de manger du chocolat surtout au gouter, et puis tu n'es plus une enfant !!! Et ce alors même qu'on a faim !! c'est complétement absurde.

Ce que j'ai retenu de tout ce que j'ai pu lire de la méthode, c'est que la faim nous protége de la prise de poids si nous la respectons. Alors si tu as faim, mange, ça t'évitera de "craquer" et de manger de maniére compulsive un peu plus tard.

Si j'ai bien compris, quand on est encore comme ça, qu'on s'oblige à ne pas manger alors qu'on a faim ou à manger ci ou ça c'est qu'on est encore en restriction cognitive, notre cerveau est embrigadé par des données extérieures qui nous courcircuitent  .... alors on mange avec notre tête et pas notre corps, on n'écoute pas nos besoins et du coup, c'est EME garanties : j'ai faim mais je ne mange pas = EME = culpabilité d'avoir craqué = EME à nouveau

C'est un cercle vicieux !!! Mais on va s'en sortir !!!

Est ce que si on a compris ça c'est qu'on est devenu consciemment incompétent ???et que du coup on a passé l'étape inconsciemment incompétent ???

Allez on est toutes dans le même bateau et on se serre les coudes, on y arrivera !!

Noelle
Marraine

Bonjour Liegama

Oui, on reste longtemps prisonnieres du manger sain, il faut dire que nous avons ete élévées dans cet environnement la, et que l'on croyait bien faire ne pas sauter de repas, surtout pas le petit dejeuner, les trucs qui font grossir et pas d'autres, les interdits diabolisés genre sucre, pates pain, j'en oublie tellement on en a eus.. manger a l'heure des repas.. et dire que j'ai elevé mes enfants dans ce sens...pour leur bien...

la difficulte bien sur est de faire la difference entre la faim et l'envie de manger emotionnelle, qui trompe bien  son monde tant qu'on ne l'a pas repérée, mais que l'on peut aussi voir comme un signal qu'il y  a là, presente, une emotion qui nous dit quelquechose, et que l'on peut peut etre  apprendre a vivre avec en la tolérant mieux,   en la laissant passer, c'est ce que je viens de decouvrir , là, juste maintenant, a l'occasion de la journée Poids et Moi,  et j'en suis "toute retournée", comme aurait dit ma grand mère!!

Sur les aliments tabous, tu verras que le programme LC te propose une etape spécifique  de reconciliation

Bonne journée

izabelle
Animatrice forum

[quote=liegama]

Je crois (mais suis pas trop sûre) que l'émotion ressentie durant l'EME était une émotion du passé que j'ai enfouie (comme tant d'autres). Est-ce possible? Sinon je sais pas quelle émotion j'ai ressentie. Mais l'expérience m'a fait un peu peur, je me vois mal ressentir des émotions pareils à chaque EME, est-ce que c'est ça qui va arriver?

[/quote]

hello liegama,

bien sûr c'est certainement ce souvenir qui t'a provoqué l'EME.... eh oui tout est lié, et le goût..... peut nous rappeler des phases de vies : solitude, sentiment d'abandon, tout ça tout ça....  ouh qu'on a envie de ne PAS ressentir tout cela  et l'EME est déjà là....

n'aie pas peur, certes tu as pleuré, mais tu n'es pas morte....    tant que tu as peur de la force de tes émotions, tu garderas le réflexe de manger

par contre si tu "plonges" dedans, tu verras que ces émotions, pour aussi "sauvages" qu'elles paraissent ne sont fait presque rien du tout.....

je dirais que ce genre d'éxpérience peut t'inciter à stopper le changement que tu as engagé et à repartir dans le contrôle émotionnel

ça serait dommage....    les émotions intenses nous font peur ou bien on en a honte....  mais souvent quand on les accepte justement, dans leur intensité, elles sont très brèves

izabelle
Animatrice forum

[quote=HelloMe]

Je retiens que si l'émotion vient d'une image extérieure, je fais le lien dans mon cerveau image = émotion et je l'accepte et donc je ne mange pas (mais je pleure !).

Tandis que quand l'émotion vient de nulle part, totalement intériorisée, je mange pour la faire taire...

[/quote]

c'est très intéressant HelloMe, et pour ma part je ressens la même chose

 

une émotion vécue par empathie  (très fréquent chez moi) ne me donne généralement pas d'EME

 

pour ma part, j'ai l'impression que c'est lié au "contrôle"

l'émotion de l'autre, on sait que l'on ne peut pas la contrôler, alors on n'essaie même pas

mais la sienne, on pense que si....  du moins on a pris le réflexe de la contrôler, à coup de chocolat, de pizzas ou autre......

 

généralement il y a le même processus pour une émotion très intense que l'on vit soi-même et que l'on sait qu'on ne pourra pas contrôler :  elle ne nous donne pas un instant envie de manger

je pense aux grands deuils, aux séparations (pour moi la seule chose qui m'ait coupé l'appétit dans ma vie)

 

ce qui confirmerait que les EME   sont là lorsque l'on tente de "maitriser" l'émotion,   et non pas systématiquement

c'est indépendant de la force de l'émotion

finalement on cherche plus à maitriser ses émotions pour les petits trucs du quotidiens.....   

 

donc si on arrive à lâcher le contrôle émotionnel, on pourra vivre nos émotions comme on vit celles des autres : ça vient, ça part....  on n'en a pas peur, c'est juste naturel

 

voilà ma réflexion sur le sujet

izabelle
Animatrice forum

[quote=guyloune]

alors on mange avec notre tête et pas notre corps, on n'écoute pas nos besoins et du coup, c'est EME garanties : j'ai faim mais je ne mange pas = EME = culpabilité d'avoir craqué = EME à nouveau

[/quote]

eh oui c'est pour ça que je ne crois pas à un "mix"  de régimes et de LC,  il faut lâcher le contrôle par la tête........

on est loin de pouvoir faire les savants calculs de notre corps pour savoir exactement ce dont il a besoin précisément.....

apprenons à lui faire confiance et laissons la partie frontale de notre cerveau au repos.......

Lyphaé.
Abonné

[quote=izabelle]

je pense aux grands deuils, aux séparations (pour moi la seule chose qui m'ait coupé l'appétit dans ma vie)

[/quote]

Ta phrase m'a fait bondir parce que c'est exactement la même chose pour moi : la seule fois où les émotions m'ont empêchée de manger (j'ai rien réussi à avaler durant une semaine entière) c'est lorsque mon premier amour m'a quittée... Jamais depuis je n'ai vécu une émotion aussi intense... Et quand elles sont moins intenses, elles me font manger.

izabelle
Animatrice forum

moi aussi la seule séparation que j'ai vécu c'est un petit copain quand j'avais 16 ans... ça m'avait coupé l'appétit ce qui était très étrange pour l'époque  (où j'étais déjà enferée dans les suivis nutritionnistes)

bon la tristesse en général ne me fait pas manger, ça doit être une des seules émotions que je tolère

mais un grand stress non plus ne me fait pas manger

un petit oui.....

parce que les "grandes "  émotions, on sait que de toute façon ça nous traverse, pas moyen de les controler, les étouffer, on n'essaie même pas...

 

comme quoi on peut vivre des émotions, c'est juste notre tendance à étouffer certaines qui posent problème.....

delphine25230.
Abonné

Salut les filles !

Comme toi Izabelle, la tristesse ne me fera pas manger. Au contraire, si je suis très malheureuse (comme la rupture que tu as vécue adolescente, et moi aussi), je ne pourrai rien manger. Lors de ma rupture avec mon premier petit ami, j'avais perdu 4 kilos en 15 jours tellement je ne pouvais rien avaler. !

Par contre, là j'ai un gros souci. En tant normal, j'ai quelques EME par semaine et j'arrive à ne pas manger de grandes quantités. Par contre, là j'en suis au carnet des EME avec ou sans espace de respiration et, depuis 3 jours, je me goinfre littéralement ! Du coup, je culpabilise et m'en veux énormément. Le fait de devoir m'observer peut-il déclencher de nombreuses EME ? Je ne suis pas en surpoids mais j'ai peur de le devenir si je continue à ce rythme là !

Merci d'avance pour vos avis

izabelle
Animatrice forum

bonjour Delphine

selon moi ce qui peut provoquer une recrudescence d'EME  c'est une mauvaise utilisation de l'espace de respiration

cela m'est arrivé au début, parce qu'en respirant  "dans" mon ressenti, celui-ci se volatilisait, alors finalement j'ai commencé à utiliser, sans m'en rendre compte, l'espace de respiration comme une "arme" anti EME

mes EME sont devenues très très fortes quelques temps après ça

alors je me dis peut-être que c'est ça pour toi?        l'espace de respiration sert à accueillir ce qu'on vit, et non à le faire disparaitre

 

sinon une autre piste : la culpabilité

le fait de se rendre compte des EME  peut provoquer une culpabilité, et pour peu que celle- ci soit difficile à vivre pour toi,  te générer à son tour des EME

c'est un vrai cercle vicieux bien pénible  car il faut pouvoir observer pour sortir de ces automatismes

 

s'observer avec bienveillance, sans chercher à tout "contrôler"

c'est vrai qu'une observation sans bienveillance peut déclencher des EME, mais une observation bienveillante, sans jugement, sans critique est au contraire un outil thérapeutique

 

voilà quelques pistes à creuser, et tiens nous au courant

Sophiie.
Abonné

Bonjour,

Je réactive ce sujet parce qu'il me préoccupe pas mal pour le moment...Je vais essayer d'être la plus claire possible, mais même ça, ça risque d'être compliqué...

Lorsque j'ai une EME, j'ai commencé par vouloir utiliser la RPC comme arme 'anti-EME', comme d'autres avant moi je pense ;-) Au début, génial, ça marchait super!!! Et puis, comme si mon cerveau avait trouvé le truc, l'EME revenait plus forte. Et ça pouvait durer sur plusieurs jours, jusqu'à ce que je mange un aliment bien réconfortant (en quantité déraisonnable évidemment).

Deuxième étape...Je me suis dit: 'pas grave, pas de culpabilité, il suffit d'attendre d'avoir à nouveau faim'...Mais du coup, j'ai eu l'impression de 'cautionner' le fait de n'avoir pas cherché à gérer l'EME (éh oui, j'utilise quand même le terme ;-)).

Du coup, je suis assez perdue pour le moment face aux EME: d'un côté, je sais que je peux manger (et parfois, c'est vmt la seule solution pour pouvoir passer à autre chose), mais d'un autre côté, j'ai l'impression que je vais au plus facile en mangeant, parce que du coup, je me pose moins de questions, j'ai l'impression que je n'essaye plus d'affronter le ressenti...Je continue certes les séances de RPC qui sont d'une grande aide, mais dès que je vois pointer l'envie de manger sans faim, plus moyen ne fut-ce que d'essayer un espace de respiration, j'y suis devenue allergique, comme si mon cerveau avait associé la RPC avec l'idée que j'allais le priver de réconfort...

Voilà, j'espère que ma réflexion est assez claire et surtout, qu'elle pourra susciter des commentaires et m'aider à avancer...

Bonne journée à tous et toutes!

Sophie

izabelle
Animatrice forum

très clair Sophie!!!

 

il m'est arrivé exactement la même chose donc je pense pouvoir éclairer ta lanterne

 

ce qui se passe, quand on utilise la RPC comme arme  "anti-EME"  c'est qu'on continue, et même qu'on renforce, le principe du controle émotionnel

c'est un reflexe que l'on a acquis, de maitriser nos émotions, les transformer, les gérer..... bref    ne pas les laisser simplement exister, etre

on fait ça parce qu'elles nous semblent dangereuses, o u trop fortes, ou source de débordement  (ou qu'on nous a appris que c'était pas bien de tant réagir aux choses)

 

dans ta façon de pratiquer l'EME-Zen, il faut que la pleine conscience soit l'occasion de laisser de la place au ressenti difficile,  et ce de façon tout à fait indépendante du fait de manger ou non

à savoir quand tu fais ta RPC  ou que tu prends simplement un moment avant de manger,  c'est  ne pas prendre de décision, ne pas être en mode  "faire",  mais passer en mode  "être"   (c'est plus facile quand on a pratiqué la RPC à froid un certain temps)

c'est à dire juste  "être"  avec ce malaise, ce truc inconfortable qui fait qu'on a envie de manger

ça peut être des choses mêmes minimes, mais inconfortables, comme des cailloux dans une chaussure

rester AVEC,    être simplement, avec cet inconfort

 

 

ensuite peu importe que tu manges ou pas,  l'important c'est d'avoir eu ce moment  où tu ES, simplement, avec tes émoitions, tes inconforts

sans avoir pour objectif de ne pas manger

sans avoir honte d'avoir cette EME, c'est un processus normal

 

c'est vraiment en pratiquant comme ça  que ça m'a permis d'en sortir de ces EME

 

et dès que j'en ai à nouveau, je me dis  "bon, ok, tu vis qqchse de difficile,  eh bien fais-en l'expérience qq minutes"

ne pense à c emoment là au fait que tu vas manger ou non, car ça c'est encore le controle

non, il faut vraiment "rentrer"  dans cette expérience de l'émotion, la laisser vivre

 

et c'est avec le temps que les EME ne seront plus nécessaires, donc plus présentes

 

ce n'est pas nous qui  "anéantissont" les EME,  ou remportons une sorte de victoire

mais ce sont elles qui sont présentes pour nous aider à lutter contre nos émotions

 

alors on apprend peu à peu à ne plus lutter, parce qu'on n'en a pas besoin

alors elles s'en vont, car l'EME c'est juste un outil de lutte

si on dépose les armes,  eh bien on dépose les EME

 

j'espère avoir été clair car c'est un peu compliqué à expliquer

Sophiie.
Abonné

Merci Izabelle pour cette réflexion!

Il y a plein de petites phrases résonnent beaucoup en moi, mais la grosse prise de conscience c'est qu'en fait l'EME, c'est un moyen de défense...Ca peut paraitre très bête, mais j'ai l'impression de combattre ce qui, en fait, est un moyen de défense contre autre chose (en l'occurrence, une émotion) que mon cerveau perçoit comme encore plus 'dangereux'...

izabelle
Animatrice forum

tout à fait!

quand on envisage l'EME comme ça, elle perd son coté irrationnel, pénible et culpabilisant

c'est vraiment un mécanisme normal

simplement on l'active à la moindre broutille, sans arrêt, parce que les émotions, les ressentis sont vécus comme dangereux  (alors qu'ils ne le sont pas, mais ça ne change que lorsqu'on accepte d'en faire l'expérience)

quand tu as une EME, tu sais déjà que tu es en train de lutter

souvent on ne sait pas contre quoi, mais c'est bien sûr généralemnet une émotion, une sensation

 

alors c'est vraiment le moment de dire :  ah c'est quoi ce truc,  ok c'est difficle pour moi pour l'instant mais je peux peut-être lui faire une petite place puisque c'est ce qui se présente à moi

accepter de faire l'expérience de l'inconfort est qqchse de très étrange pour les controleurs émotionnels dont j'étais....  mais vraiment ça permet d'arrêter d'être en "lutte" permanente contre soi-même, ses émotions

Charlotte03.
Abonné

Je n'arrive pas en ce moment à pratiquer l'EME zen ou PCS lorsque j'ai une EME... parfois, j'y parviens et je me sens apaisée après une journée sans compulsion, mais je sors d'une grosse crise et alors que normalement je ne culpabilise pas, là je le fais. le fait de m'être pesée hier (+ 4 kg), ce que je n'avais pas fait depuis longtemps, n'a pas aidé je pense.

J'ai l'impression que je ne vais pas me sortir de cette spirale infernale, cela fait déjà quelques mois que cela dure et c'est assez pénible... L'EME est liée à la fatigue provoquée par des insomnies (elles-mêmes provoquées par des médicaments que je ne peux pas arrêter). Alors je ne vois pas trop comment m'en sortir mais j'aimerais apprendre à gérer la fatigue autrement qu'en me réfugiant dans les aliments sucrés.

J'ai déjà fait la totaité du programme l'année dernière, cela m'avait fait du bien et j'avais retrouvé mon poids de forme naturellement. Là, j'ai à nouvau l'impression que la "machine s'emballe" et de ne pas réussir à la "contrôler". Je sais que contrôler n'est pas le terme adapté.

 

Charlotte

Pattie.
Ancien abonné

J'ai eu récemment une période de fatigue où je n'arrivais pas à me laisser aller à dormir en journée même quand j'étais au bout de la fatigue et que j'avais la possibilité de dormir. Dormir = lâcher prise, et moi, je voulais contrôler (ce qui bien sûr m'amenait à perdre le contrôle).

En bonne élève, j'ai fini par me décider à faire une séance de 30 minutes de RPC (le comportement type de la contrôleuse : incapable de me lâcher une minute, je m'en impose 30, prends ça dans les dents, et si j'y arrive pas c'est que je suis une nulle incompétente !). Ca s'est transformé en une minute de RPC, 20 minutes de sieste, et dix minutes de contemplation émerveillée du paysage, qui, une fois reposée, est magnifique !

Donc le lendemain, en bonne cancre, au retour du boulot, je me suis douchée (pas du tout en pleine conscience), j'ai pris ma fatigue et mes audios sous le bras, et je suis allée dans la chambre. J'ai mis un body scan de 40 minutes, en espérant que ça ferait pareil que la veille. Ca s'est transformé en quelques minutes de pleine conscience, un peu de somnolence, puis une bonne sieste, et un réveil tout calme et tout lent pendant le reste de l'enregistrement.

Bon, ça ne solutionne pas tout. Mais qu'est-ce que ça fait du bien, sur le moment ! Et au final, j'ai réussi à lâcher prise deux fois et à récupérer un peu de sommeil au passage. Et puis à faire une tâche imparfaite : le body scan-sieste !

Ca n'a pas empêché les EME, les tentatives de contrôle, suivies de tentatives d'acceptation (genre "VA-T'EN, vilaine émotion... euh, non, attends, reviens, je t'ai pas ressentie... reviens j'te dis... non mais tu vas revenir, saleté d'émotion ???). Mais bon, le propre de la vie est de changer, donc ça changera ! J'arriverai à un moment que je peux accueillir ce qui se présente (surtout si c'est pas compliqué), puis ça rechangera, etc. Et petit à petit, tout ça avance dans ma tête, je pourrai peut-être, au fil des années, accueillir des trucs plus compliqués, ou bien des trucs pas compliqués mais plus longtemps.

Enfin, j'espère !smiley

Parce que l'autre alternative, c'est peser le chocolat, et ça, non. Sauf pour faire un brownie !

Lavienrose.
Abonné
Mdr Pattie J'ai adoré!!! Ca n'a pas empêché les EME, les tentatives de contrôle, suivies de tentatives d'acceptation (genre "VA-T'EN, vilaine émotion... euh, non, attends, reviens, je t'ai pas ressentie... reviens j'te dis... non mais tu vas revenir, saleté d'émotion ???).
izabelle
Animatrice forum

moi aussi j'ai fait du bodyscan-sieste hier et ça m'a fait du bien!!

 

Charlotte, eh oui tu as déjà tout compris, cela n'est pas une machine, tu n'as pas à la controler, et elle ne risque pas de s'emballer

c'est toi.....

peut-être c'est dur d'être toi par rapport à la maladie et que ces EME sont des tentatives de fuir ton corps

je vote pour les siestes!!!!

et courage à toi

fais l'EME-Zen  très petit petit, mais systématique,  non dans l'optique de controler ta prise alimentaire

mais pour t'autoriser à vivre cet inconfort là de la fatigue et de la maladie

de t'autoriser à le vivre qq minutes

puis le réconfort, lentement, en pleine conscience

Pascaline.
Abonné

Charlotte je suis tout coeur avec toi. 

J'ai remarque que j'etais plu Zen avec cette fatigue extreme de l'EM/SFC. Car si je stresse, l'augmentation de fatigue et des douleurs se font bien remarquer.

J'ai fait le body scan de 20mns allongee (a la place d'etre assise). Ca m'a fait du bien mais j'ai eu une envie de dodo. Peut etre avant de s'endormir pour la nuit en faire une seance nous aiderait a dormir mieux a travers la nuit. Je vais essayer ce soir.

Vers la fin de la seance, j'ai ete interrompu par les cris d'une souris campagnol dans ma cuisine que mon chat se faisait un plasir de jouer au football avec.

Xx

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