la santé dans l'assiette : la satiété - le 17/09/2014

Amritaa.
Abonné

Bonjour à toutes

 

Après avoir démarré pour la seconde fois le programme, j'entends de nouveau mon corps me dire "réfléchis bien, mais je ne suis pas sûr que ce programme te corresponde".

Peut être suis je d'un naturel méfiant, peut être que je ne crois plus en rien, peut être que je me saborde..... n'ayant pas de réponse, j'attends car j’en ai assez de faire les choses parce qu’on me dit que ça sera bon pour moi

Je ne pense pas être une mangeuse compulsive, comme tout le monde je peux manger certaines choses et me dire "ah c'est pas bien ce que tu fais là !" mais ça n'a pas à voir avec ma tête mais avec ce que parfois j'accepte de mettre dans mon corps. Je suis très soucieuse de ça, du poison dans nos assiettes. Ce qui pour moi vient un peu en contradiction avec ce que je crois entendre ici puisque je pourrais y mettre ce que je veux et que ça n'aura pas d'impact sur mon poids

La lecture de ce document très intéressant pour les raisons de santé évoquées vient apporter de l'eau à mon moulin

dans le premier document (je ne retrouve pas le passage mais si je peux je vous le dirais) , les chercheurs expliquent que le sentiment de satiété sera différent selon que l’on met dans son estomac un corps gras (beurre, huile…) ou des légumes….. en expliquant de mémoire que pour la même quantité de calories, le sentiment de satiété sera différent vu l’information qui sera envoyée au cerveau et c’est bien lui qui nous explique si on a ou pas assez mangé. Donc ça met dans ma tête un doute sérieux sur la satiété prôné ici vu que selon ce que l’on verse dans son ventre, la satiété sera différente. On me dit que je peux manger de la glace (que j'adore) mais que mon estomac dira stop s'il a assez mangé.Le souci que je découvre dans ce reportage c'est que  mon sentiment de satiété interviendra quand j'aurai mangé beaucoup de glaces, beaucoup trop sans doute

Je ne parle pas bien sûr des personnes qui mangent par compulsion et qui se retrouve pleinement dans cette méthode et je suis certaine que si on a un très bon de fourchette, la méthode est certainement très très aidante, et je ne veux pas dire : arrêtez la méthode est mauvaise ! ça serait faux mais il faut admettre qu'elle ne nous correspond pas forcément

mais si vous vous jetez sur la nourriture par compulsion, regardez cet excellent reportage qui vous dira pourquoi le sucré et le salé sont vos deux crédos

//rutube.ru/video/eeee6bb2cb7da772f8311631cb780827/

En résumé je vais dire : à chacun sa méthode....... en lisant ce reportage je m'aperçois que mon souhait de devenir végétarienne fait que "par hasard" la vie met devant moi les éléments qui vont me servir

Assiette et santé le lien est tellement énorme et on a juste à regarder nos sociétés pour se rendre compte qu'on a un sérieux problème avec ça

 

Merci de m'avoir lue !

Commentaires

fadinarde.
Abonné

Salut Amritaa!

C'est interessant ce que tu dis là. Je vais aller voir la vidéo en lien tout à l'heure!

En effet, la satiété ne se ressent pas de la même façon selon les aliments.... Je détecte merveilleusement bien (même si je la respecte pas forcément) la satiété avec le fromage gras type gruyère (je suis pas suisse pour rien, je mange local!!) mais c'est quasi impossible avec les légumes par exemple. J'avais lu quelque part ici les docteurs dire que lorsque l'on mange des aliments gras sucrés etc on peut se fier à sa satieté, c'est à dire à laperte de goût et de plaisir. Mais que pour les aliement plus "légers" il fallait écouter plutôt le sentiment de "pleinitude de l'estomac". Pardon si j'utilise un vocabulaire un peu bizarre. J'essaie de retranscrire au mieux et avec mes mots ce que j'avais lu je ne sais plus où sur ce site inépuisable!

 

Pour ma part j'ai quand-même toujours de la peine à respecter/ressentir ma satiété, malgré mes 2 ans ici. Une chose qui me pose problème c'est que je suis assez fragile niveau digestif (ce qui est difficile à assumer, parce que je déteste le côté chipoteuse, j'aime manger, j'aime la convivialité autour de l'assiette, et devoir dire: non je ne peux pas manger ça sinon je vais être malade, c'est vraiment une grosse "honte" pour moi!!)

et donc, par exemple, si je mange des fruits après le repas, j'ai très rapidement le ventre qui enfle et toutes les joies qui vont avec ;o) et là je n'arrive jamais à comprendre si c'est un excès dans les quantités, ou juste un inconfort digestif.... Dailleurs cette situation me crée souvent des eme...

Enfin, c'est compliqué tout ça! 

Mais dis-moi, vraiment toi tu ne ressens pas la satiété avec de la glace?? 

Kaylee
Marraine

Amritaa, fadinarde, vous soulevez des questions que je me suis également posées.

Je mettrai mon grain de sel sur ce fil plus tard (pour une fois, je monte me coucher relativement tôt), et bien sûr j'irai voir la vidéo mise en lien par Amritaa.

fadinarde.
Abonné
J'ai regardé la vidéo, mais en fait il y a deux parties... Aurais-tu le lien pour la suite? Sinon voilà mon point de vue sur le sujet, je vais tenter de ne rien oublier! Il y a deux notions débattues dans le film: le végétalisme et la guerre contre les aliments industriels. Ce sont, pour moi, deux sujets différents. Fuir les aliments transformés? Oh oui, je suis assez d'accord, d'ailleurs je vais pas trop à me forcer. J'aime cuisiner, j'ai été élevée avec de la bonne nourriture conviviale confectionnée par les bons soins de ma maman, cuisinière très diététiquement correcte! (Pas d'un point de vue régime, ma mère était merveilleusement régulée. Mais elle essayait de cuisiner pour faire vivre mon papa très vieux, lui qui avait un papa qui était mort d'un infarctus à 54 ans. Le pire dans l'histoire c'est que ma maman est morte d'un cancer à 56 ans, et mon père de 7 ans son aîné se porte comme un charme.... Je reviendrai là-dessus...) Maintenant je végétalisme.... Tout d'abord ce documentaire a été tourné au USA, et tout le monde sait que nous n'avons, en Europe, pas du tout la même alimentation, même si, évidemment, la mondialisation fait bien son job... Nous avons été éduqués par les lobbies des producteurs de lait et de viande. Et maintenant les générations actuelles vont être éduquées par les lobbies végétaliens. Je crois que tout excès est mauvais. Et ça rejoins là le discours LC. On veut abolir les produits laitiers et la viande, les remplaçant bien souvent par des produits à base de soja. Savez-vous que le soja contient des phytohormones, et que consommer tofu et lait de soja en quantité peut perturber votre système hormonal???? Et puis les produits vegan sont, sauf les fruits et légumes, des produits également transformés industriellement.... C'est un peu je serpent qui se mord la queue, non?? Ça je fait penser aux cosmétiques bio... On se rue sur les produits Bio, en toute confiance, croyant qu'ils sont parfaitement clean... Mais c'est rarement le cas! Ma ligne de conduite par rapport à tout ça: la modération. J'aime bien manger un peu de viande. Mais ce n'est pas la base de mon alimentation. Et d'ailleurs j'aime beaucoup le tofu. Que je mange par plaisir et pas par végétalisme... J'adore les produits laitiers, mais j'ai appris à les manger en quantités plus raisonnables, pas par souci de "toxicité de lait pour l'Homme", mais parce que je sais qu'en excès j'ai un peu de mal à le digérer. Donc j'écoute mon corps, et il fait bien son job! J'adore les fruits et légumes, mais parfois je ne les digère pas non plus, j'apprends gentiment quand les manger ou pas.... Parcs que croyez-moi, une magnifique salade de fruits maison peut, pour moi, être aussi indigeste qu'un Macdo.... Pour conclure, je dirais que la bonne lige de conduire se situe, pour moi, dans la diversité, savoir manger de tout raisonnablement, et s'accorder aussi de temps en temps le plaisir d'un aliment transformé, ou gras ou plein de cochonneries. Parce que les cimetières sont remplis de gens qui avaient une bonne hygiène de vie, croyez-moi j'en connais tant!!! Ma mère qui était naturellement attirée par les fruits légumes et boudait très souvent la viande, ma marraine aussi, morte à 60 ans du cancer du colon alors que dans les dernières années de sa vie elle était en partie vegan et même anti gluten... Et d'un autre côté il y a ma grand-mère de 89 ans, en obésité morbide depuis au moins 20 ans, qui grignote que des cochonneries depuis autant d'années, et qui attend impatiemment la mort qui je vient pas, condamnée à rester vautrée dans un lit de maison de retraite... Pour conclure ça je fait penser à un autre truc: l'autre jour au supermarché J'hésitais entre deux paquet de farine. Une farine bio, fabriquée avec du blé en provenance du Canada et de la Pologne.... Et une autre farine non bio, mais provenant de blé de mon pays.... J'ai choisi l'option locavore! Je crois qu'il est bon de ne se laisser influencer par aucun lobby.... Mais je suis plus que d'accord avec le fait que les industriels devraient sérieusement revoir leurs recettes...
Pascaline.
Abonné

Hello Girls,

Fatinarde J'aime beaucoup ce que tu dis! Ça m'a fait du bien de te lire car je pense comme toi et ce n'est pas cool de se sentir seule avec ses idées..

En Amérique, ils mangent trop. Je crois que c'est la le gros problème.

J'ai commence a regarder la vidéo. Fatinarde, la deuxième partie devrait ne pas être loin. Ça devrait se situer a la droite des propositions de vidéos.

J'ai regarde un programme a la tv. Un truc comme Pourquoi les minces ne grossissent pas. Je commençais a paniquer sur le sucre, le gras....Âpres m'être calmée, j'ai conclu que la diversion est la meilleure réponse. 

J'y crois en LC mais il nous faut beaucoup de temps pour detricoter toutes nos anciennes croyances et habitudes alimentaires. Et les emotions, ca coule mais des fois ca coince.

Xx

izabelle
Animatrice forum

je comprends tes interrogations Amritaa, mais j'ai surtout l'impression que c'est ta tête qui s'inquiète

je crois qu'il faut différencier la problématique  "surpoids",  avec le fait de manger à sa faim,    des autres enjeux de santé liés à l'agroalimentaire et tutti quanti

le fait que le sentiment de satiété sera différent selon ci ou ça, d'accord, mais ça n'a pas d'importance pour manger globalement à sa faim

comme je le dirais moins bien, je te remets la réponse du Dr A sur le sujet sur le fil  des questions aux docteurs

 

[quote=G.Apfeldorfer]

 Notre organisme gère tout cela de main de maître, et nous informe de ce qu'il désire, en qualité et en quantité, par l'intermédiaire de nos sensations alimentaires. Nous n'avons pas à nous soucier des étapes intermédiaires, ni même du coût énergétique de transformation, qui est lui-même pris en compte dans les fluctuations de l'appétit.

Les seules choses dont nous avons à nous soucier sont d'écouter et de respecter nos sensations alimentaires et de laisser les mécanismes prévus pour cela fonctionner au mieux. Je n'utiliserai pas pour ma part la métaphore du chauffe-eau, et je lui préfère celle de la voiture : pour bien conduire, il n'est pas nécessaire de savoir comment marche un moteur à explosion, quelle est la fonction des pistons et de l'arbre à cames (quoique cela soit intellectuellement intéressant). Mais il faut savoir utiliser le frein, l'accélérateur, la pédale de débrayage, le changement de vitesse, et bien entendu le volant.

En résumé, comme tout le monde vous le dit ici, faites confiance à l'intelligence du corps, écoutez et obéissez à ses messages.

Jean-Philippe Zermati et moi, nous avons effectivement décortiqué et je l'espère, détricoté le discours nutritionnel habituel. En particulier dans ce livre : « dictature des régimes attention ». Je ne vais donc pas y revenir ici dans le détail.

Encore un petit mot pour finir : bien évidemment que pour être en bonne santé, il faut avoir une alimentation variée, comprenant des protéines, des glucides, des lipides, des vitamines et des minéraux. Lorsque vous mangez en écoutant vos sensations alimentaires (faim, satiété, appétits spécifiques) votre alimentation sera naturellement variée et vous consommerez les nutriments nécessaires dans les proportions nécessaires. L'équilibre alimentaire se fait environ sur une quinzaine de jours et tolère parfaitement des journées non équilibrées.

[/quote]

 

Ensuite pour les problématiques santé, environnement et tout ça,  bien sûr c'est selon ce qui te convient

je suis végétarienne depuis 35 ans (j'ai commencé petite), mais je mange des oeufs et des produits laitiers

j'ai plein d'amis qui ne mangent que du végétal et qui s'en portent très bien

j'ai plein d'amis qui "essaient" de ne manger que du végétal et qui ont des compulsions sur le reste  et clairement, ça ne fonctionne pas

je crois qu'il ne s'agit pas des même problèmatiques, selon les personnes

l'un de mes meilleures amies a même passé un an à ne manger que du cru,  eh bien cela lui réussissait très bien également

c'est qq'un qui n'a jamais eu de troubles alimentaires

 

ma réponse de normand :  ça dépend des gens

et pour le poids, à mon avis, ça n'a pas d'incidence

j'ai aussi une autre amie qui est végétalienne et qui est en obésité morbide,  il y a qq années, elle a pris 20 kg dans l'année, en ne mangeant que du végétal

 

je crois qu'il faut te faire confiance, manger selon tes envies, et si ton envie c'est de manger plus végétal, eh bien tant mieux

si tu n'en as pas envie, mais que les discours sur la nourriture t'inquiètent,  cela serait sans doute plus salutaire que tu considères que ton corps a un pouvoir de transformation et qu'il saura  faire  "avec"

et pour la satiété, par contre,  je te conseille de laisser tomber le fonctionnement des choses  et faire totalement confiance à ton corps

la satiété c'est qqchse de global,  peut-être qu'elle interviendra de façon moins efficace à un moment (c'est aussi le cas quand on ne connait pas bien l'aliment),  mais ensuite tu auras simplement moins faim, ou plus,  bref, tout cela se régulera tout seul

Amritaa.
Abonné

bonjour à toutes

 

Je suis partie quelques jours voir mon fils, sa femme et le petit bout de 2 ans, donc pas trop dispo

 

Tout ce que vous avancez et proposez est très juste et très intéressant et j'y reviendrais

 

j'ai un fils de 19 ans qui mangent par passion que les trucs industriels et qui sans doute par réaction refuse tous légumes. alors il n'est pas prêt de devenir végétarien ou autre..... et oui je suis bien d'accord je connais beaucoup d'écolos fachistes, n'ayons pas peur des mots !

 

Une seule chose..... mince j'ai oublié ton pseudo, pardonne moi........ pour les fruits il est très très mauvais de les manger après le repas. C'est ce que dit l'Ayurveda, la médecine indienne. Pourquoi ? parce qu'ils se digérent beaucoup plus vite que les autres aliments mais en fin de repas le bol alimentaire empêche qu'ils continuent leur chemin donc ils fermentent.

 

Alors une seule solution pour les fruits, c'est même pas avant le repas c'est en dehors de tous repas

 

Oui la suite de reportage se trouve dans les propositions à droite c'est pourquoi je n'ai rien mis

Amritaa.
Abonné

ah si vous allez rire mais mon fils qui mange que de la ?erde à mes yeux, est très très mince....... comme son frère qui lui mange très sainement par contre

 

Mon maigrichon de fils par contre refuse un dessert s'il n'a plus faim........ et râle si je lui dis : mais tu aimes ça !!! et il a raison non ?

 

 

Oui je suis capable de me descendre un kilo de glace si je l'adore, je ne sens absolument pas la satiété avec ce produit, de suite mon estomac me dit  : envoie j'adore ça !!!!

 

Alors j'ai refusé l'expérience qui consistait à commencer mon repas par de la glace car je peux descendre un congel entier je pense......... tiens, je vais peut être faire ça, manger de la glace à m'en péter le bide........ il risque d'exploser sans que je m'en rend compte hi hi

fadinarde.
Abonné
Oui tu as raison, je sais depuis peu que les fruits ne doivent être mangés qu'en dehors des repas! Mais j'aime tellement cette note rafraîchissante après un repas.... Mais je sais! Chaque fois que j'y cède c'est panique à bord!!!! J'ai de la chance, aucune attirance pour la glace, sauf une mini coupette parfois quand je vais en Italie, autant dire que je fais pas d'excès à ce niveau-là! Je me rattrape sur le chocolat, mais ça risque d'aller mieux quand j'aurai commencé mon nouveau job, car je n'en mange jamais autant qu'en compagnie de lune de mes collègues qui, elle, est littéralement accro au choc, capable de s'en manger 200gr par jour.... Et elle est super mince!!!!
fadinarde.
Abonné
Oh, et pour le lien de la deuxième partie de la vidéo, désolée! J'ai regardé sur mon iPhone, et les autres vidéos n'apparaissaient pas. Je regarderai depuis mon Mac!!
Nath83.
Abonné

Bonjour Amritaa,

 

Je ne sais pas si tu lis l'anglais, si oui, peut-être que cette interview de Tasha, qui était assez connue dans la blogosphère vegan et a fait scandale en annonçant qu'elle quittait le végétalisme pour raisons de santé t'intéressera : //letthemeatmeat.com/post/3141542244/interview-with-an-ex-vegan-tasha

Je trouve particulièrement intéressant le passage où elle parle de TCA et véganisme :

In these circumstances, sometimes it appears that veganism hasn’t provided freedom from an eating disorder, just a slightly larger prison cell.

Dans ces circonstances, il semble que le végétalisme n'a pas libéré d'un trouble du comportement alimentaire, il a juste ouvert une cellule de prison un peu plus grande.

Si vous le souhaitez, je pourrais en traduire plus si nécessaire.

[quote=Amritaa]

Oui je suis capable de me descendre un kilo de glace si je l'adore, je ne sens absolument pas la satiété avec ce produit, de suite mon estomac me dit  : envoie j'adore ça !!!!

 

Alors j'ai refusé l'expérience qui consistait à commencer mon repas par de la glace car je peux descendre un congel entier je pense......... tiens, je vais peut être faire ça, manger de la glace à m'en péter le bide........ il risque d'exploser sans que je m'en rend compte hi hi

[/quote]

 

Mais vraiment, pourquoi pas ? Peut-être qu'après ce sera bien plus facile de sentir la satiété avec cet aliment spécifique ? Est-ce que l'estomac a vraiment envie de glace ou est-ce que c'est l'émotionnel ou la restriction cognitive qui lâche ? Sans vouloir pontifier parce que ce n'est que mon expérience, je découvre maintenant que des fois mon estomac crie stop alors qu'avant j'aurais juré qu'il me disait de continuer (mais c'était mon envie d'étouffer mes émotions qui parlait finalement).

Nobody cares what you think, stomach

//theawkwardyeti.com/wp-content/uploads/2014/03/93_StomachLosesAgain.png

Bliss.
Abonné
POur moi le coup du fruit qui ne devrait être mangé qu'en dehors des repas c'est du domaine de l'orthorexie. Manger à sa faim à son gout du fruit ou est le problème? ces histoires de vitesse de digestion, de bon moment ou manger la bonne chose, pour moi ca fait partie de la restrcition cognitive. Et je prétend pas en être sortie complètement j'ai aussi parfois ce genre de pensées-réflexes. Mais en tous cas je ne l'écris pas comme une vérité absolue, je mets une distance avec ce type de pensées. Hormi problème de santé particulier, diabète (et donc atention aux glucides) ou allergie avérée . Ce soir j'ai mangé à ma faim une assiette de trucs salés et une délicieuse pèche en dessert qui sera digérée par mon estomac et mon intestin qui ont tous les outils pour cela.
fadinarde.
Abonné
Non non Bliss!!! Le coup des fruits en dehors des repas de n'est pas de l'orthorexie! Je te copie colle ci-dessous l'explication détaillée du pourquoi comment.... Après il y a des gens qui ont un système digestif sympa, et d'autres, comme moi, qui sont plus fragiles.... Je n'ai pas de problèmes d'orthorexie, j'adore manger des fruits quand j'en ai envie et c'est frustrant d'ailleurs pour moi de les supporter si mal!!! Peu caloriques et délicieusement sucrés, les fruits sont les amis préférés des personnes surveillant leur ligne… du moins en apparence. Car, consommés à la fin d'un repas, ils auront comme conséquence de vous ballonner et parfois même d'occasionner des aigreurs d'estomac. Mais pourquoi ? Parce que les fruits, constitués de 90% à 95% d'eau, mais aussi de 2% à 11% de fructose (un sucre simple d'origine naturelle), ne sont pas digérés de la même manière que les autres aliments que nous ingérons. Contrairement aux féculents, aux protéines, aux produits laitiers et même aux légumes, les fruits ne sont non pas digérés par l'estomac, où ils ne font que transiter rapidement, mais par l'intestin grêle, où ils libèrent leur fructose. Ainsi, tandis que les protéines et les féculents sont digérés en 3 heures et les légumes en 2 heures, les fruits, pour leur part, sont digérés en seulement 20 à 30 minutes. Seule la banane met davantage de temps à être digérée (entre une demi-heure et une heure), tandis que le melon, pour sa part, bat tous les records en étant digéré en maximum un quart d'heure. La digestion des fruits étant rapide, il est ainsi recommandé qu'ils ne restent pas dans l'estomac et transitent directement dans notre intestin. Lorsqu'un fruit est consommé en dessert, il reste « coincé » dans notre estomac, du fait des autres aliments ingérés, et commence à fermenter. En sécrétant du glucose, puis de l'alcool, le fruit qui nous tenait lieu de dessert risque alors provoquer plus de désagréments que de bienfaits : ballonnements, flatulences, voire hyperacidité de l'estomac sont à prévoir si vous tenez tout de même à manger un fruit en dessert.
Kaylee
Marraine

[quote=fadinarde]On veut abolir les produits laitiers et la viande, les remplaçant bien souvent par des produits à base de soja. [/quote]Je ne mange plus de viande depuis pas mal d'années, tout simplement parce que je n'aime pas ça !  J'aime les oeufs, j'aime le poisson, je mets très souvent du thon en boite dans mes salades, je m'offre du saumon fumé.

Même chose pour les produits laitiers, je n'aime pas ça, ça me donne la nausée, sauf dans les glaces et la chantilly, mais leur consommation est rare, bien loin des "3 produits laitiers par jour" préconisés par les campagnes de pub pour enrichir les lobbies. J'ai une analyse de sang tout à fait normale malgré l'absence de ces deux  choses dans mon alimentation. Je n'ai rien remplacé par du soja.

Il y a encore plein de diktats, nous lisons tout et son contraire. Alors qui croire ???

Une amie me recommande de "manger les fruits en début de repas", mon palais refuse. Les diktats préconisent aussi de "ne surtout pas sauter le petit-déjeuner, très important le matin pour interrompre le jeûne de la nuit". Ne bossant plus, il m'arrive de petit-déjeuner à 10 h alors que je suis debout depuis 7 h du matin. On préconise de "ne surtout pas sauter un repas, sinon au repas suivant le corps constitue des réserves et on grossit". Si j'ai petit-déjeuné à 10 h 30, je saute le repas de midi parce que je n'ai pas faim, et je prends un bon goûter avec la bonne faim vers 15 h 30, puis j'ai à nouveau la bonne faim pour le repas du soir.

Je suis insatiable lorsque je mange de la glace, le pot de 500 ml attaqué à la cuillère à soupe en une seule fois ne me fait absolument pas peur. On lit que "le sucre appelle le sucre" et que lorsqu'on commence à manger du sucré il est difficile de s'arrêter. Vrai ou faux ? Je constate que lorsque je mange de la glace, même après les cuillères à soupe des 500 ml je ne suis pas rassasiée, alors que lorsque je mange une salade de riz, au bout de 3 ou 4 cuillères à soupe je n'ai plus faim...

Depuis LC, j'apprends à écouter mon corps.

Pour des raisons de santé, je suis tenue de faire une analyse de sang complète tous les mois. Et bien, malgré tous les changements que j'ai opérés dans mon alimentation depuis LC pour mon plus grand plaisir (notamment remplacer le "laitage" et le jus de fruits préconisés au petit-déjeuner par de la confiture sur mes tartines) mes analyses de sang ne montrent aucun changement en négatif de ce côté là.

clementine77.old.
Abonné

Bonjour tout le monde

Je redémarre le programme, que j'avais déjà parcouru en 2011/2012.

Avec LC, je me suis libérée de certains tabous alimentaires, le sucre que je m'interdisais depuis 10 ans, par exemple. Maintenant je remange de tout, mais ... de temps en temps. (Le problème reste la gestion des EME et la peur de la sensation de faim).

Par exemple, à une période, j'ai mangé essentiellement de la tarte au flan, puisque selon ce que j'avais compris de la méthode l'important était de manger à sa faim et d'écouter sa satiété. J'ai perdu du poids,certes,  et ai surtout mis à mal mon foie et mon système digestif pour plusieurs mois (le régime tarte au flan ayant duré environ 3 semaines).

Clairement, je digère mal le gluten, les laitages, généralement les viandes ne me font pas envie, et je suis de plus en plus dégoûtée par la bouffe industrielle.

Je trouve ça super que cette méthode m'ait débarassée de mes tabous alimentaires. Mais ce que je n'ai compris qu'après l'avoir arrêtée, c'est que s'autoriser à manger ce qu'on aime ne veut pas dire : recommander de manger n'importe quoi.

De même, en terme de santé j'ai pris conscience que les ustensiles utilisés pour la cuisine ont aussi des répercussions : le téflon, plusieurs types de plastiques dont de BPA ou Bisphénol A, sont des perturbateur endocriniens , qui dérèglent le système hormonal. Comme le fait le soja.

Nous nous sommes abonnés à un panier bio, en direct de chez des producteurs locaux. Non seulement c'est moins cher car il n'y pas pas d'intermédiaires, ça favorise les petits paysans, pollue moins, mais en plus les aliments sont meilleurs (en goût comme en nutriments). Ce panier nous fait découvrir des légumes dont nous n'avions pas l'habitude, et nous oblige à cuisiner. 

Je ne vous raconte pas les délicieuse tartes aux fruits , mirabelles, quetsches, que nous nous sommes concoctées en fin d'été... miam !

Pascaline.
Abonné
Kaylee, dégustes-tu les glaces? T'es sur que ce n'est pas ton aliment tabou et tu évites d'écouter ton palais quand il te dit tu en a assez? Je dis ça car j'ai remarqué que j'avais tendance a me dire encore encore encore pour de la glace. Les bonbons aussi, c'est un effort de penser dégustation! Les fruits j'aime les manger avant le repas. C'est pour attendre confortablement le repas donc c'est souvent pendant que je cuisine. Clémentine, je crois me souvenir que l'utilisation de différents materiaux pour la cuisson des aliments donnent des goûts différents au palais. Même en mangeant avec fourchette métallique, baguettes chinoises ou avec les doigts, c'est des sensations-goûts differents. Disant ça, les boissons en canettes ont ce goût métallique qu'on ne trouve pas en bouteilles. Xx
izabelle
Animatrice forum

moi je déteste la nourriture industrielle, mais au gout

des fois j'essaie mais je suis toujours déçue

 

et il se trouve que je mange les fruits une heure avant le repas, soit à 11h le matin  et à 17-18 (si j'ai faim bien sûr)

en fait, simplement parce que je le "sens", que c'est meilleur

en effet j'ai remarqué que le plaisir du fruit est amplifié, d'une part parce que j'ai une bonne faim, et j'adore les fruits (enfin les bons),  et j'imagine que ça doit mieux se digérer car j'ai plus de plaisir à les prendre ainsi qu'en fin de repas

mais je ne me guide qu'au plaisir

 

tout comme on atteint l'équilibre alimentaire non pas en controlant par la pensée, mais en s'écoutant simplement, je suis sûre que beaucoup de bons réflexes  peuvent aussi s'intaller naturellement en s'écoutant, en écoutant notre corps

pour le gluten, par exemple, je sais qu'en petite quantité je le digère parfaitement

mais dès que je suis amenée à en manger beaucoup, par exemple chez ma belle-mère,  au bout d'un jour ou deux, je suis totalement bloquée dans l'estomac, je commence à me sentir mal, je ne digère plus rien, je n'ai plus d'énergie non plus, j'ai des maux de tete, et heuseument je ne reste jamais plus de 3 jours parce que sinon ça ne serait simplement pas possible

pour l'industriel, c'est aussi en écoutant mon corps que j'ai appris à ne plus en vouloir,  c'est irrémédiablement moins bon au gout  qu'un bon kiwi juteux  ou qu'une tomate de mon jardin

Mélodie02.
Abonné

Ce fil est très riche et très intéressant, merci à Amritaa de l’avoir lancé et à ses contributeurs d’y avoir.. contribué ;-)

Il fait un peu écho, sur le thème de la satiété, à un autre fil de la catégorie, « sentir et respecter sa faim » : « Faim tout le temps » auquel j’avais participé. La personne l’ayant initié expliquait que si elle suivait parfaitement la méthode, en respectant sa faim et sa satiété (ce qu’elle parvenait à faire), elle avait littéralement, faim tout le temps, du type, toutes les 2h et que ce n’était pas conciliable avec son activité professionnelle (je crois me rappeler mais peut-être que je me trompe, qu’elle travaillait en milieu hospitalier). J’avais répondu, sans doute maladroitement (en tout cas, ça avait été mal reçu ou mal compris) en citant l’exemple d’une amie qui avait tendance à l'hypoglycémie avec énormes fringales avec vertiges en fin de matinée alors que malgré sa silhouette très très fine elle petit déjeunait copieusement (plusieurs grandes tartines beurrées, yaourt au lait entier sucré, fruits). Elle en a parlé à son médecin très branché diététique qui lui a conseillé le petit déjeuner suivant : 3 amandes, 2 pruneaux, tartines Wasa beurrées et éventuellement 1 yaourt. Pour éviter les mêmes critiques que dans l’autre poste, je précise tout de suite que je sais que c’est extrême, que c’est contraire à ce que préconise cette méthode et que je n’exhorte personne à suivre cet exemple, c’est juste un exemple pour parler de la satiété, du fait que sur ce plan, tous les aliments ne se valent pas et qu’on peut en être surpris. A moi aussi ça me semble très, bien trop léger et très diététiquement « orthodoxe » et donc pas non conforme à LC. Le fait est que depuis qu’elle prend ce petit déj, elle n’a plus jamais faim ni surtout d’hypoglycémie dans la matinée. J’ai moi-même essayé quand j’étais chez elle alors que j’étais très dubitative et effectivement, j’ai eu moins faim qu’avec mon petit déj habituel tartines café noir. Tout ça pour dire, comme le mentionne Amritaa que le sentiment de satiété dépend quand même largement de ce qu’on mange et qu’il faut trouver ce qui nous convient : au goût, en plaisir, en satisfaction mais aussi pour gérer l’appétit prévisionnel et être en bonne santé. Si on déteste les amandes, les pruneaux et les Wasa, ce serait idiot de suivre ce petit déj, mais peut-être que l’on peut trouver un pain complet ou au levain que l’on aime et que l'on beurrera d'un bon beurre frais, d’autres fruits secs ou un Muesli ou simplement ce que l’on aime et nous fait du bien et réussit à nous caler (sauf, bien sûr, si ça nous va de manger toutes les 2 heures, ce qui peut être le cas, certains WE par exemple).

Je suis convaincue que cette méthode dit vrai, qu’il faut sortir des schémas aliment tabou vs. aliment santé (qui de toute manière changent tous les 15 jours largement en fonction des modes et poids des différents lobbys, je suis bien d’accord) et s’écouter bien plus. MAIS, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Manger de la tarte au flan tous les jours pendant trois semaines, je pense que ça peut aider après des années de régime à se rendre compte que ce n’est pas un aliment tabou et que si on le mange dans les quantités demandées par le corps, on pourra même maigrir. Je comprends aussi très bien que ce soit une des activités de cette méthode, intéressante et éclairante que de remplacer son déj par un aliment très riche sucré ou salé ponctuellement ou même pendant une semaine par exemple.

Mais je pense qu’il faut quand même veiller un peu à sa santé et que certains aliments, ça me semble une évidence, théoriquement et par expérience, riches en fibres (pain complet), riches en gras (fromage) ou les deux (oléagineux genre amandes) sont plus rassasiants que d’autres (sucres rapides type glace, confiseries, etc.). Et ça me semble conciliable, contrairement à ce qu’on peut en penser à première lecture avec cette méthode. Si nous sommes trop attirées par des aliments un peu malsains (type nourriture industrielle ou aliments très déséquilibrés), c’est parce que nous en avons trop été privées, si on réussit à faire fi de nos passés de régimeuse, je pense, et ça commence à être mon cas, qu’on se sent attiré par les aliments qui nous plaisent et nous font du bien : au goût, pour notre digestion, pour notre santé, en respectant d'éventuelles allergies ou intolérances alimentaires et tout ça dépend vraiment de chacun.

Une chose qui m’a bien aidée dans la méthode, d’ailleurs rappelée dans ce fil et dont je suis convaincue c’est que l’équilibre alimentaire se fait sur 10-15 jours, donc si on fait n’importe quoi 2 ou 3 jours ça peut ne pas être grave du tout pour peu que sur plus longue période, ce soit à peu près bon. Ce point m’aide beaucoup, quand je me sens un peu vaciller, avoir trop d’envies d’aliments trop riches ou peu sains, je me dis, écoute, ce sont des EME ou des attraits ponctuels pour ces aliments, vas-y, accueille les et ça se régulera. Et de fait, ça passe toujours, de plus en plus vite même je finis par en être dégoutée et à avoir envie d’une poêlée de légumes et de saumon en papillotes.

Amritaa.
Abonné

Bonjour Mélodie, tu es la bienvenue ici et je sais les limites de l'écrit, de l'interprétation ou de nos raccourcis qui font que nos mots sont interprétables

 

J'aime beaucoup ton intervention pour l'ouverture d'esprit qui en ressort et comme toi je crois profondément que certains aliments nous rassasieront et seront bons pour notre santé et d'autres seront l'équivalent d'un petit caillou jeté au fond d'un puits et creuseront notre appétit

 

Donc suivre ses sensations oui, mais on peut aussi intervenir et ne pas rester passive. Certains produits me permettront de tenir longtemps sans avoir besoin de manger et ton amie en est la preuve, pendant que d'autres que nous croyons rassasiants ne le seront pas du tout

 

Je sais que notre santé passe par notre assiette, enfin j'en suis vraiment convaincue et ce reportage sert ma paroisse 

 

Bon j'ai encore quelques réponses à faire

Amritaa.
Abonné

Non Nath je ne lis pas l'anglais, malheureusement. J'y travaille mais j'en suis au tout début donc tu peux traduire si tu veux mais je ne suis pas certaine qu'il s'agisse de cela

 

Je pense qu'on peut très bien vivre en étant végétarien ou végétalien si on le fait non pas par conviction "religieuse" mais parce que notre corps nous le demande

Certains vivent comme cela depuis leur enfance (j'ai le cas chez une amie non végétérienne mais son fils la supplie de ne plus donner de viande) et elle l'écoute. Ouf

 

Je ne pense pas que ça soit mauvais, dangereux pour le corps à partir du moment où l'on fournit une nourriture variée et encore certains peuples se nourrissent de 3 aliments (nomades du désert et autres) et s'en portent très bien. Donc qui a la vérité ? personne,  parce qu'il n'y en pas qu'une seule parce que nous sommes tous uniques et ce qui ne va pas c'est de vouloir imposer sa vision ou ses convictions ou de suivre les autres sans comprendre

 

Pour l'expérience avec la glace c'est sur que c'est mon aliment tabou dont je ne me prive pas ! alors c'est quoi un aliment tabou ? Oui sans doute que là il y a chez moi un noeud à dénouer et prendre le temps de le dénouer

 

 

Amritaa.
Abonné

Bonjour Bliss

 

Ne pas manger de fruits à la fin du repas ne tient pas de l'orthorexie, ce sont les indiens il y a au moins 2000 ans voir beaucoup plus, qui l'ont proclamé dans leur médecine qui est loin de pensées cognitives. Alors si 2000 ans après on écoute je dirai que c'est peut être signe d'intelligence.

 

Après oui il y a aussi des effets de mode mais au départ ça n'est pas ça et c'est pas une nouvelle méthode qui sort du chapeau d'un magicien

 

Enfin tout cela c'est ce que je pense et je ne prétends pas non plus détenir la vérité mais selon moi la médecin indienne est selon moi très objective, en avance et tellement proche du corps humain dans sa globalité et non vu au travers d'un microscope

 

Mais tu as raison de poser des questions et dire que pour toi ça ne pose aucun problème car je pense que c'est juste

Amritaa.
Abonné

mince Fadinarde tu avais bien répondu pour les fruits, merci

Amritaa.
Abonné

Je reviendrais pour répondre depuis le début mais là je dois reprendre mes activités

 

Merci merci à toutes pour vos interventions

Bliss.
Abonné
Il y a un phénomène très pernicieux et que tout le monde vit: vouloir avoir raison. Et je me rends compte en vous lisant que toutes ces théories alimentaires provoquent en moi des choses désagréables en lien avec tous les régimes faits dans ma vie. J'ai vraiment cela en moi de vouloir avoir raison et c'est ce qui me fait réagir très fort quand je le reconnais chez quelqu'un. Je vais donc cesser tout argument ou justification . C'est une lutte bien trop couteuse et une perte de temps. J'ai passé trop de temps dans des débats alimentaires et trop d'années à expérimenter telle ou telle chose. Je souhaite continuer à être en paix avec moi même, à ne considérer aucun aliment comme le mal incarné. Et de cette manière pas besoin de chercher à avoir raison. J'en reste à ce qui fait que je suis sur ce site: y entendre des choses sur la régulation, l'écoute de ses sensations, la fin des tabous quels qu'ils soient. Que chacun mange ce qu'il veuille finalement ce ne sont pas mes affaires.
Pascaline.
Abonné
Je suis désolée Bliss que ça réveille ces blessures que l'on connaît bien.
 
Juste pour un peu de gaieté: mon mari te féliciterait d'être cool à propos d'être en bon terme avec la nourriture ( j'y suis presque ;) ) ...et de deux Je lui ai demandé d'acheter des yaourts. Il l'a fait mais il m'a ramené des genres 0%. Je l'ai un peu engueulé en disant Ca va pas non, on ne veut pas de produits "Diet" ici. Il m'a regardé à ne plus rien y comprendre (je lui "ai tellement bassiné avec toutes ces années de ...)...du coup il doit les manger lol
 
 
 
Xx
Amritaa.
Abonné

Pascaline je n'aurai pas dit mieux et je ris encore de ton histoire, c'est tellement vrai et je pense que ton mari pourrait rejoindre le mien en levant les yeux au ciel complètement découragé et comme le tien le mien est entrain de manger les fichus yaourts que je ne supporte plus ........ d'un seul coup bien sûr

 

Bliss nous sommes toutes en chemin et nous avons toutes des moments de découragements,  des moments où il est trop tôt pour entendre certaines choses signe qu'il y a encore du nettoyage à faire

 

Pattie
Abonné

J'éprouve la même chose que Bliss (ça fait plaisir de ne pas être la seule :-)

Pour moi, la discussion porte clairement sur la restriction.

En vous lisant, je vois que les autres participantes ne pensent pas la même chose.

Au passage, je reconnais des situations. Pour les fruits, un jour, ma mère est revenue de son club du troisième âge avec la nouvelle lubie à la mode chez ses copines : ne plus manger de fruits le soir. Pour moi, c'était un peu absurde. J'étais en plein WW, où la plupart des fruits étaient à zéro point. Me passer de fruits le soir, c'était hors de question. Mais au final, ça lui a fait un bien fou, parce qu'elle n'avait plus de problèmes digestifs dans la soirée. Moi, je continue à en manger quand j'en ai envie (parfois après le repas, parfois hors repas). Elle continue à les éviter le soir. Et chacune de nous digère bien. Pour ma mère, il y a l'âge, qui a fait évoluer sa sensibilité digestive. Pour d'autres, non, elles sont plus sensibles à la base. Le corps de ma mère lui fait comprendre que les fruits après le repas, non merci, pas bon pour la santé. Mon corps ne me dit pas du tout la même chose. Parfois, il me dit même pile le contraire, je me garde de la place pour un fruit en dessert, et je me sens très bien après. Pour ma mère, ça n'est pas de la restriction. C'est un ressenti corporel. Un peu comme une allergie. Donc je peux comprendre que pour certaines, ça ne soit pas de la restriction.

Du coup, je peux comprendre que toute la discussion, pour certaines, ça ne soit pas sur la restriction.

Au final, on parle de la même chose : se sentir mieux avec la nourriture. Mais nous n'en sommes pas toutes au même point. Là où j'en suis à ce moment, personne ne pourra me faire dire (bon, à part sous la torture :-) qu'une pomme de mon pommier est plus saine qu'un jus de pommes industriel à bas prix. Rien que le mot "sain" m'agace quand il est accolé à "aliment". L'air sain, l'eau saine, ok. Mais les aliments, c'est un point sur lequel on m'a toujours menti. J'ai un problème de poids depuis l'enfance, donc jamais je n'ai pu développer une relation personnelle, ressentie de l'intérieur, avec les aliments. Des gens plus calés que moi se sont chargés de m'apprendre ce qui était bon pour ma santé et mauvais pour ma santé, au gré des modes (je remarque que les médecins conseillent moins de poisson depuis certains reportages que du temps où j'ai fait WW). Résultat : je suis arrivée au double du poids que je "devrais" peser. Et tout ça pour découvrir que c'était un gros bluff, puisqu'il n'y a pas un aliment sain et un aliment pas sain sur Terre. Il y a le corps, il y a les aliments, et c'est l'interaction des deux qui fait la santé. Le corps, si on le laisse tranquille, va vers les aliments qui sont bons pour lui, pour sa santé (physique, mentale, sociale, affective. La santé physique ne va pas sans les autres, elles sont interdépendantes).

Ce qui n'est pas bon pour la santé, ça n'est pas les produits industriels ou la viande ou je ne sais quoi. C'est tous les interdits qui ne viennent pas de son propre ressenti corporel individuel. Si c'est mauvais pour la santé, alors le corps saura me dire stop. Il me l'a prouvé, en un an de LC, et pourtant, je ne l'écoute pas toujours.

Après, je trouve quand même la discussion intéressante, tout cet échange de connaissances, d'expériences, c'est intéressant. Le reportage était aussi intéressant (je ne l'ai pas encore fini, ma connexion était hachée vers la fin). C'est juste que pour ma part, je ne perds pas de vue que mon problème est avant tout comportemental, avant tout lié aux interdits et aux diktats (fussent-ils bien intentionnés ou même justes) et à leur compagnons inévitables, le craquage et le n'importe quoi. Tout ce qui ressemble de près ou de loin à une restriction, je le fuis. Je suis loin d'être guérie de mon problème de restriction cognitive. Mais je pense que je suis guérie de croire des personnes qui ne sont pas dans mon corps (à part les docteurs Zermati et Apfeldorfer, mais eux, quand je les entends parler, j'ai l'impression qu'ils habitent dans mon corps, tellement ils savent ce qui s'y passe !).

marieal.
Inscrit

bliss et pattie, complètement d'accord avec vous,

j'ai de plus en plus de mal à lire "il faut manger ci ou ça pour manger sainement"...( quoique Pattie je préfèrerai quand même croquer une pomme de ton pommier à condition qu'elle soit non traitée ;-)

supprimer le superflu pour respecter la satieté, j'en avais fait un post sur mon blog:

"Jusqu'ici , je m'efforçait de continuer à manger équilibré ( genre mes 5 fruits et légumes, un peu de pain pour le sucre lent, un peu de proteines, etc)

et supprimer tous les trucs qui me font plaisir mais qui étaient mangés en fin de repas ou entre les repas, sans faim.

J'avais déjà fait un énorme pas en avant sur le fractionement, acceptant de remplacer mon dessert par un simple carré de chocolat pour profiter de mon dessert au moment de la collation, à l'heure où la bonne faim revient.

Et ce matin, donc, une lumière dans ma tête: et si le superflu c'était pas tous ces plaisirs ( essentiellement)  sucrés mais justement tous ces aliments équilibrés que je ne mange pas forcément pour l'instant avec énormément de plaisir à chaque repas: genre la tranche de pain de seigle, ou la petite portion de légumes verts qui revient à chaque repas comme étant une fondation de mon alimentation?

Voilà c'est décidé, à partir de maintenant, je ne mange plus que des trucs dont j'ai super envie! peut être bien que je vais plus manger de pain ou de légumes pendant quelques jours, mais je suis sure que cette envie reviendra avec le temps quand j'aurai pris mon comptant de plats sucrés , et que mon instinct me ramènera sur les haricots verts"

en faisant ça j'ai supprimé le yaourt sytématique du matin pour me contenter de pain-beurre- confiture, la vinaigrette qui accompagnait la nécessaire salade, la portion de haricots verts à chaque plat de pommes de terre, bref, j'ai arrêté de suivre ces règles à la c.. que je m'étais imposées toutes ces années...

marieal.
Inscrit

je reviens sur le premier message d'amritaa qui dit que son corps la laisserait manger plus de glace que ce dont elle a besoin.

Dans son livre,(maigrir sans régime) le Dr Z cite plusieurs expériences où justement le corps des gens régulés fait bien la différence entre le type des aliments ingérés et la rapidité avec laquelle la satieté arrive; mais il faut réapprendre à écouter son corps, et ça si tu n'essayes pas, tu restes dans la restriction...

Chléa.
Abonné

Entièrement d'accord avec Bliss et Pattie : plus envie d'ecouter quel que diktat que ce soit sur ce qu'il faut manger ou pas,  juste envie d'ecouter mon envie  A MOI  sur le moment :)

Kaylee
Marraine

[quote=Bliss]Il y a un phénomène très pernicieux et que tout le monde vit: vouloir avoir raison. Et je me rends compte en vous lisant que toutes ces théories alimentaires provoquent en moi des choses désagréables en lien avec tous les régimes faits dans ma vie....

...J'en reste à ce qui fait que je suis sur ce site: y entendre des choses sur la régulation, l'écoute de ses sensations, la fin des tabous quels qu'ils soient. Que chacun mange ce qu'il veuille finalement ce ne sont pas mes affaires.[/quote]

yesJe partage tout à fait ton avis.

 

[quote=Pattie]

J'éprouve la même chose que Bliss (ça fait plaisir de ne pas être la seule :-)

Pour moi, la discussion porte clairement sur la restriction.

......Rien que le mot "sain" m'agace quand il est accolé à "aliment".

Ce qui n'est pas bon pour la santé, ça n'est pas les produits industriels ou la viande ou je ne sais quoi. C'est tous les interdits qui ne viennent pas de son propre ressenti corporel individuel. Si c'est mauvais pour la santé, alors le corps saura me dire stop. Il me l'a prouvé, en un an de LC, et pourtant, je ne l'écoute pas toujours.

...C'est juste que pour ma part, je ne perds pas de vue que mon problème est avant tout comportemental, avant tout lié aux interdits et aux diktats (fussent-ils bien intentionnés ou même justes) et à leur compagnons inévitables, le craquage et le n'importe quoi. Tout ce qui ressemble de près ou de loin à une restriction, je le fuis. Je suis loin d'être guérie de mon problème de restriction cognitive. Mais je pense que je suis guérie de croire des personnes qui ne sont pas dans mon corps (à part les docteurs Zermati et Apfeldorfer, mais eux, quand je les entends parler, j'ai l'impression qu'ils habitent dans mon corps, tellement ils savent ce qui s'y passe !).

[/quote]

Pareil, j'aurais pu écrire ces lignes, avec lesquelles je suis tout à fait en accord et dans lesquelles je me reconnais tout à fait.

Même impression avec le post de marieal de 19 h 03 et celui de Chléa yes

Pour répondre à Pascaline à propos des glaces, je ne sais pas si c'est mon aliment tabou, parce que je ne m'en prive pas. Oui, je les déguste, je les aime toujours autant mais je pense que cela ne me rassasie pas parce que c'est liquide, il n'y a rien à mâcher, même si je choisis un pot de rhum/raisins ou noix de pécan, ce ne sont pas les quelques raisins secs ou noix qui vont me donner l'impression de mâcher quelque chose.

Amritaa, Pascaline, je rigole en pensant à vos maris, "punis" de vous avoir ramené des yaourts à 0 % : les rares fois où j'achète des yaourts parce qu'il m'arrive d'en avoir envie, surtout en pensant à tout ce que je vais pouvoir y mettre de bon dedans, je prends des yaourts à 0 %, pas en raison de leurs basses calories mais parce que je n'aime pas du tout le goût et la sensation du lait, donc je les prends les moins riches possibles. Alors pour agrémenter leur goût, j'y ajoute du miel et du cacao Van Houten, je remue bien, et je me retrouve avec un délicieux dessert au chocolat. Ou j'ajoute du miel et des framboises fraîches. Aidez-les à améliorer ces yaourts, ils auront moins l'impression d'être punis wink

Pascaline.
Abonné
Kaylee, ben c'est vrai, j'ai remarqué que je préférais le fromage blanc grec TOTAL a 0% que celui normal. Sinon non les autres yaourts a 0% m'ecoeurent. J'en ai trop mangé! La glace j'adore ça. Aujourd'hui j'ai acheté un gros carton de glace vanille Brownies. Il faut vraiment que je déguste genre sensuellement pour trouver le rassasiement gustative de celle-ci. D'ailleurs les bonbons aussi. Je suis en train de lire un bouquin sur Kindle "intuitive eating" et justement je suis sur un passage interressant si vous comprenez l'anglais: Rozin concluded that the négative impact of worry and stress over healthy eating may have a more profound effect on health than the actual food consumed. Indeed, it is widely accepted that stress triggers a biological chemical assault in our bodies, which is harmful to our health. Bisou
Pattie
Abonné

[quote=Kaylee]

Pour répondre à Pascaline à propos des glaces, je ne sais pas si c'est mon aliment tabou, parce que je ne m'en prive pas. Oui, je les déguste, je les aime toujours autant mais je pense que cela ne me rassasie pas parce que c'est liquide, il n'y a rien à mâcher, même si je choisis un pot de rhum/raisins ou noix de pécan, ce ne sont pas les quelques raisins secs ou noix qui vont me donner l'impression de mâcher quelque chose.

[/quote]

Le rassasiement d'une glace (pas une glace allégée) est dans la bouche, pas dans le ventre. Si on la mange en pleine conscience, tout d'un coup, la bouche est saturée, la glace perd son goût, elle devient moins désirable pour le moment. L'idée du délice de la glace reste désirable (et là, on cherche en vain la satiété : une idée, ça ne peut pas se nourrir par un aliment). Mais plus le goût de la glace. Et la glace ne peut pas rassasier l'envie de mâcher, c'est vrai. Mais l'envie de mâcher n'est pas de la faim.

Si ça ne marche pas, alors tu as peut-être trouvé ton aliment sucré pour l'expérience du rassasiement gustatif avec un aliment gras et sucré !wink

Amritaa.
Abonné

Bonjour à toutes

 

Et bien que d'échanges !

 

Je crois qu'il y a un gros problème de compréhension. Quand je suggère de ne pas manger de pommes à la fin du repas, je ne parle en rien de restriction, car je n'interdis pas de manger de la pomme, je suggère de la manger en dehors du repas pour les raisons de santé que l'on a évoqué

 

Quand j'évoque cela je vous parle de médecine indienne, de l'ayurveda, je vous parle soin, santé, confort de votre corps. J'ai suggéré cela pour éviter les ballonnements et autres problèmes digestifs liés à cette pratique

 

Je ne vous dis pas : grâce à cela vous maigrirez ou empêcherez votre amaigrissement mais c'est ce que vous avez entendu. et j'aimeira que vous vous posiez deux secondes sur ce constat. Je ne vous parle pas de restriction mais de santé, comme le dit le titre de mon post : VOTRE SANTE DANS L'ASSIETTE

 

Alors peut être suis je beaucoup plus préoccupée par ma santé que par ma ligne et peut être pas vous

 

Vous connaissez l'Ayurveda ? cette médecine qui en fait à 5000 ans qui est la plus vieille médecine du monde et qui est l'orgine de toutes les médecines même la médecine chinoise. SI vous la connaissiez si vous saviez sur quels postulats elle part, vous ne diriez pas ce que vous dites. Et je ne peux que trop vous conseillez quand vous irez mieux de vous renseigner sur elle

 

Cette médecine n'a qu'un credo : empêcher la maladie de s'installer et une de ses branches c'est l'alimentation, ensuite viennent le yoga, les massages, le cadre de vie et son rythme etc etc..... (entre nous tous les indiens sont végétariens) on est loin d'un dogme new age à la mort moi le noeud qui fleurit dans les journaux même si on constate que le commerce déjà en tire du bénef. Genre les massages ayurvédiques qui fleurissent : c'est n'immorte quoi car pour cette médecine chaque être est unique, il existe un nombre incroyable de constitutions et notre constitution change tout le long de notre vie donc un nombre incroyable de massages, mais sur une plaquette ça fait tendance de dire : ici massages ayurvédiques. Et vas y que je masse tout le monde de la même façon avec la même huile

 

A contrario ce que j'entends de vos discours c'est une souffrance monstrueuse conséquence de tous les discours de merde que nous avons toutes entendues et qui fait que nous sommes ici.

 

En résumé, ce matin je pense que ma santé passe avant toute autre considération parce que c'est elle qui m'emmènera au bout sans encombre, pas la taille de mes culottes. Mais ça c'set jsute un avis très personnel et je pense pouvoir entendre les souffrances terribles quand on ne ressemble pas aux critères de notre société actuelle qui prône le zéro gras.

 

Ma journée est encore chargée donc je suis navrée pour les autres personnes auxquelles j'aimerai tant répondre mais voilà il faut accepter les choses comme elles se présentent et non vouloir les changer quand ça n'est pas encore l'heure

clementine77.old.
Abonné

Je suis désolée si mon post a été pris comme une stimulation à de la restriction cognitive, et que cela ait pu réveiller des angoisses et blessures.. En tout cas, ce n'était certainement pas le but.

J'ai simplement fait part de mon expérience personnelle, comme tout le monde, les forums ne sont-ils pas là pour ça ? Pour que chacun puisse s'exprimer, partager ses expériences ?

Se préoccuper de sa santé par ce que l'on mange serait-il le nouveau tabou ? Je plaisante, ne tombez pas sur moi à bras raccourcis ! lol

Soleluna
Abonné

Ce fil est hyper intéressant :) Je pourrais avoir envie d'apporter mon grain de sel sur plein de points, mais.. Je rejoins les filles qui parlent d'orthorexie, comme toi Pattie, les fais-ceci fais-cela me hérissent le poil parce que je suis au régime depuis toute petite et que j'ai été ballotée d'un hôpital d'enfant à l'autre, d'une méthode à l'autre et que j'ai pas pu développer ma relation perso et apaisée à la nouriture. Je crois que tu parlais d'intimité? Ben c'est ce sentiment là...

Les dernières années, j'avais tout foutu à la poubelle et je vivais au feeling, pouvais manger le soir à 23h30 en rentrant du boulot, parfois n'importe quoi et debout, avoir des compulsions, bref tous les trucs qu'il faut pas, et j'avais la super forme et devinez quoi niveau ligne c'était ok, j'étais stable à peu près sans effort et bien dans mon corps :)

Et puis y'a 5 ans, je suis tombée super malade et je précise que c'est un truc qui me vient de l'extérieur - j'ai été infectée - et ça a été la descente aux enfers (la symbolique poussée à son extrême est aussi un truc qui me hérisse le poil, quand on me demande de réfléchir à pourquoi mon corps est tombé malade, j'ai juste envie de prendre une tronconneuse). Je vous passe les symptomes, et vous parle juste de l'effet sur la balance : + 20 kg en un an. En un an quoi !

J'ai tout essayé, l'allopathie -  j'ai pris toutes les salves d'antibios sur des semaines qu'on m'a donné, à me rendre malade - l'homéo, l'aroma, la phyto et même l'ayurvéda, je suis partie au fin fond de l'Inde suivre un vrai panchakarma (traitement de détox sur 4 semaines). Je crois beaucoup en l'ayurveda, l'étudie d'ailleurs mais, j'en suis revenue avec des tonnes d'injonctions et d'interdits (ça porte un nom d'ailleurs Patya / Apatya, does and don'ts). J'ai appliqué autant que j'ai pu tout cela, parce que ça avait marché et que j'ai vu une nette amélioration.

Et puis j'ai rechuté. Alors j'ai trouvé le docteur dont on ne dit pas le nom, qui m'a donné un donné un nouveau traitement et surtout m'a mise d'emblée au sans gluten, sans caséine (lait de vache), sans sucre. Et là c'est l'hallu. C'est le premier hiver que j'ai passé sans être malade, 9 mois d'affilée, et l'énergie est de retour. Et j'ai perdu du poids.

Ah et je suis végétarienne, comme toi Izabelle, pas de viande ni poisson, oeufs et produits laitiers ok et c'est un choix et zéro restriction. Et locavore, c'est à dire que je mange de saison et des produits du coin. Pareil, ça me pose pas de souci, je vois pas l'intérêt de manger des tomates en novembre, c'est pas bon, c'est cher etc. Donc sur ces deux points, c'est naturel et pas forcé du côté idéologique.

Mais. Là c'est too much.

Et c'est la cata.

Me voici donc végétarienne, quasi végétalienne, avec juste brebis et chèvre, sans sucre et sans gluten.

Bref disons une pseudo vegan locavore glutenfree et à la sauce ayurvédique.

AU SECOURS!!!!!!!!

Je suis rentrée dans la phase "gestion de l'exception", c'est à dire que je peux manger du gluten de temps en temps, mais tu parles ! Je me rue dessus oui. Et là, aie aie, n'importe quoi.

J'ai réalisé cet été que je suis en pleine restriction, comme en période régime, et que dès que je m'autorise un aliment tabou (un truc de fou, un bout de baguette, raaaaaaaaaaaaaaaa, la baguette) c'est la cata. C'est la source de pas mal de mes EME actuelles d'ailleurs. Mais je sais pas quoi faire.

Je remange du gluten, par craquage, mais j'ai peur d'en payer le prix. Me sens prise au piège quoi.
Parce que c'est pas une lubie : y'a cette maladie désormais chronique, et en ayant testé des trucs, le sans gluten est super efficace. Finalement, je me défends de l'orthorexie (j'essaie toujours d'être dans la souplesse) mais y suis malgré moi, idem pour la restriction.

Bref c'est tout pourri et je vois pas d'issue :(
et la balance elle aime pas du tout !

Au passage, j'espère que c'est un témoignage éclairant pour celles qui seraient retentées par les régimes : bonjour l'effet post restriction !! :(

C'est un peu en décallage ce que je raconte, mais finalement ça rejoint aussi le thème santé dans l'assiette.

Soleluna, perdue dans son assiette...

NB : j'ai tout essayé parce que il n'y a pas de prise en charge de ma maladie à l'heure actuelle, pas par orthorexie, parce que je supporte pas ce type de contraintes.

Amritaa.
Abonné

Je te réponds rapidement Soleluna mais les panchakarma c'est de la connerie. Partir un mois en Inde pour un traitement ayurédique n'y changera rien pour toi, ni pour personne. Un tel traitement se vit sur plusieurs mois et on doit modifier plusieurs choses pas seulement sa nourriture, alors c'est encore un attrape nigaud pour européen en mal de "bien être" c'est du même niveau que les massages ayruvédiques préconisés ici

On propose  en France 3 types de massages et on masse les gens sans chercher à connaitre leur constitution et tous pareils

Imagine tu arrives en Inde, ça fait des décennies que tu manges certains produits, tu débarques là bas, il fait une chaleur à tomber, on te donne une nourriture que ton corps ne connait pas et tu repars avec une claque sur le cul et un large sourire ! non ça ne marchera jamais et en plus ton corps aura vécu un grand stress

 

Je fais du yoga, jamais je n'irai en Inde pour le pratiquer comme il est proposé aux européens en tout cas pas n'importe où. Les indiens ne sont pas cons, ils savent qu'on courent après notre bien être, et qu'on est en demande, donc ils ouvrent leur porte et toi tu paies

 

alors avant de prendre une décision, il faut prendre le temps de bien connaitre le terrain sur lequel on se lance et ce que tu as vécu n'est pas l'ayurvéda, c'est un truc pour touriste. Je suis vraiment désolée 

Pascaline.
Abonné
Tout ça chamboule les émotions.
 
RPC, et je m'en vais chanter Three little birds //www.youtube.com/watch?v=EYi5aW1GdUU
 
 
Xx
Soleluna
Abonné

Amrita tu t'emballes, comme souvent. Je te reconnais bien là.
Je partage ton sentiment en général, sauf que tu te trompes dans le cas présent. J'ai pas fait ça dans un spa. J'ai pris 4 semaines rien que pour un virechan. Les températures, la nourriture, mon corps connais, j'ai vécu en Inde. Je connais bien le terrain sur lequel j'avance. Je te l'ai dit : j'étudie l'ayurvéda. Et en l'occurence, ça m'a permis de sortir de la phase aigue et c'est énorme.
Tu réagis et fortement qui plus est sans savoir.
Je m'arrêterai là dans ma réponse, je n'ai pas envie de me justifier ou de débattre de cela avec toi.
Je n'ai pas le sentiment qu'on puisse débattre au demeurant : tu détiens LA vérité, c'est comme ça et pas autrement. Beaucoup de rigidité de mon point de vue et pas mal d'autoritarisme. Ca va avec la passion, mais c'est pas toujours agréable à recevoir. En tout cas, je passe mon chemin. Portes toi bien.

Amritaa.
Abonné

Bonne route Soleluna, je suis désolée si ma passion l'emporte sur la raison, mais j'ai cru lire parce que j'ai lu trop vite que tu avais mal vécu cette expérience (injonctions ??) et entre nous je maintiens ce que j'avance pour celles et ceux qui seraient tentés : aller en Inde quelques semaines et espérer revenir avec la solution miracle c'est se leurrer et tout le monde n'a pas eu cette chance inouie de vivre en Inde mais quoiqu'il en soit tu n'es pas indienne enfin sauf si maintenant tu l'annonces

 

SI tu étudies l'ayurveda tu auras très vite fais mon profil et tu auras reconnu mon dosha prédominant, ceci devrait t'aider à accepter le débat et si je te heurte c'est que nous sommes nos miroirs alors au contraire c'est là qu'il faut creuser

 

Sur que là je ne suis pas sympa mais quand on discute sur des forums il faut s'attendre à être contredite et accepter d'autres lectures 

 

Si tu souhaites expliquer ton expérience il n'y a pas de souci et je vois qu'on est d'accord tu le dis toi même, la solution n'est pas dans un séjour d'un mois, c'est bien plus long et compliqué que ça même si on pense connaitre l'ayurveda

 

 

Soleluna
Abonné

Amrita, merci pour cette réponse, que j'apprécie et qui force mon respect :)
Pas facile en effet de se tempérer quand on est emporté par le propos, chapeau bas :)

Eh oui, j'ai bien vu ton dosha prédominant :) c'est ce que j'ai voulu dire en parlant de passion (et donc de feu :))
Figure toi que c'est l'un de mes doshas prédominants aussi (en fait, j'ai deux doshas opposés qui s'affrontent à part égal, c'est une des difficultés) et que du feu sur du feu, par internet qui plus est, ça ne me semble pas opportun :)

De plus on est d'accord sur le fond en effet et y aller pour faire un truc complètement fou et stressant pour le corps en 10jours c'est un non sens, voire c'est.dangeureux. Mais j'ai de la chance, on m'a guidée.

En fait, ce qui serait chouette, ce serait de développer un ayurveda européen, avec nos plantes, nos légumes et nos us set coutumes, ancré dans notre biotope.

Les injonctions oui c'est difficile, de part leur nombre et le mode de vie qui est totalement différent. J'essaie de faire ce qui est réalisable même si c'est parfois compliqué (exemple je mange frais à chaque repas. Je ne réchauffe plus jamais rien, même un truc cuisiné le midi, je le touche pas le soir. Mais le midi, tu vois la galère de cuisiner au bureau) et d'autres choses c'est juste pas possible, donc je me mets pas la rate au court bouillon (manger à 18h, quand tu bosses jusqu'à minuit).

Biensur qu'idéalement ce serait mieux de faire plus long, mais j'ai pas pu. Alors j'ai fait, même imparfaitement parce que pas assez long, et ça m'a apporté des choses sur le coup (énorme, j'ai pu recommencer à vivre tout simplement après trois ans de douleurs et de pilote automatique) et pour l'après aussi. Ca chemine :)

Ah et je te l'annonce : je ne suis pas indienne ;)

Amitiés

Amritaa.
Abonné

Merci Soleluna, j'ai horreur de m'embrouiller sur le net et je sais ma facilité à le faire et oui deux feux qui se rencontrent on voit où ça nous mène mais heureusemnet nos autres doshas tempèrent cela et je savais qu'en fait nous avions plein de points communs mais comme toujours l'écrit nous trahit.

 

merci pour ton ouverture, je suis vraiment heureuse et touchée

 

Je suis 100 000 fois d'accord et c'est ce que prône notre école, n'imitons pas les indiens, approprions nous leur enseignement qui est des plus riches mais aménageons le pour nous par pitié et arrêtons de suivre leur précept sous prétexte que ça marche sur eux. Alors on a un gros boulot, tu as un gros boulot dans ce monde de l'ayurveda, ça va être de l'aménager pour toi, pour nous

 

Kaylee
Marraine

[quote=Pattie]

Le rassasiement d'une glace (pas une glace allégée) est dans la bouche, pas dans le ventre. Si on la mange en pleine conscience, tout d'un coup, la bouche est saturée, la glace perd son goût, elle devient moins désirable pour le moment. L'idée du délice de la glace reste désirable (et là, on cherche en vain la satiété : une idée, ça ne peut pas se nourrir par un aliment). Mais plus le goût de la glace. Et la glace ne peut pas rassasier l'envie de mâcher, c'est vrai. Mais l'envie de mâcher n'est pas de la faim.

Si ça ne marche pas, alors tu as peut-être trouvé ton aliment sucré pour l'expérience du rassasiement gustatif avec un aliment gras et sucré !wink

[/quote]Mais ça fait une quantité ridicule, 100 gr de glace, ce n'est même pas un Magnum entier frown, un déjeuner avec les 3/4 d'un Magnum, là, pour le coup, je vais mettre le minutier pour me précipiter sur une frustrante collation 1 h après. Frustrante parce que soit ce sera une collation qui me laissera sur ma faim, soit ce sera un vrai repas 1 h après ce soi-disant déjeuner. Impression de faire ma chieuse avec cette étape que je n'ai pas encore abordée frown

marieal.
Inscrit

[quote=Amritaa]


 

Après avoir démarré pour la seconde fois le programme, j'entends de nouveau mon corps me dire "réfléchis bien, mais je ne suis pas sûr que ce programme te corresponde".

Donc ça met dans ma tête un doute sérieux sur la satiété prôné ici vu que selon ce que l’on verse dans son ventre, la satiété sera différente. On me dit que je peux manger de la glace (que j'adore) mais que mon estomac dira stop s'il a assez mangé.Le souci que je découvre dans ce reportage c'est que  mon sentiment de satiété interviendra quand j'aurai mangé beaucoup de glaces, beaucoup trop sans doute

En résumé je vais dire : à chacun sa méthode....... en lisant ce reportage je m'aperçois que mon souhait de devenir végétarienne fait que "par hasard" la vie met devant moi les éléments qui vont me servir

Merci de m'avoir lue !

[/quote]

amritaa je suis désolée mais ton premier post fait clairement allusion à tes doutes sur la satieté "prônée ici" en fonction du type d'aliments que tu manges...

alors peut être ce premier message est-il un peu confus et certaines, comme moi, y ont lu surtout tes questionnements sur la satieté, le fait que tu veux devenir "vegétarienne" parce que l'écoute de tes sensations ne te parait pas le meilleur moyen de revenir à une meilleure santé...d'où le terme d'orthorexie employé.

je crois aussi qu'il va falloir que tu envisages que tu n'es pas la seule à avoir la connaissance de l'Inde, du yoga et de l'ayurvedha et qu'en ce domaine, il n'y a pas qu'une seule connaissance...

Nath83.
Abonné

 

[quote=Amritaa]

Quand j'évoque cela je vous parle de médecine indienne, de l'ayurveda, je vous parle soin, santé, confort de votre corps. J'ai suggéré cela pour éviter les ballonnements et autres problèmes digestifs liés à cette pratique

 

Je ne vous dis pas : grâce à cela vous maigrirez ou empêcherez votre amaigrissement mais c'est ce que vous avez entendu. et j'aimeira que vous vous posiez deux secondes sur ce constat. Je ne vous parle pas de restriction mais de santé, comme le dit le titre de mon post : VOTRE SANTE DANS L'ASSIETTE

 

Alors peut être suis je beaucoup plus préoccupée par ma santé que par ma ligne et peut être pas vous

[/quote]

Bonsoir Amritaa

 

En fait, je crois que ce qui est question c'est jutement ça, la préoccupation sur la santé.

 

Je ne pense pas que la plupart des gens ici méprisent leur santé. Après peut-être que toi tu es très préoccupée de l'impact de ce que tu manges sur ta santé alors que pour d'autres ce sera l'impact sur leur poids ou sur la santé psychique (dans mon cas par exemple je sais que classifier les aliments en bons/mauvais ne risque pas de m'aider à mieux gérer mes compulsions).

En fait, à mon sens, toutes ces théories ne sont que celà : des théories. Que ce soit l'ayurveda, le régime seignalet ou ce qui est prôné ici, ça reste une théorie, pas une vérité à déifier. La théorie proposée sur linecoaching c'est, si je résume grossièrement, que le corps est extrêmement bien conçu, qu'il est capable de se réguler et qu'en l'écoutant (par le biais des sensations de faim, de satiété, de rassasiement ou d'envie spécifiques), il arrivera à obtenir ce qui lui est nécessaire. Cette théorie pense que l'appui sur la gastronomie locale permet d'apporter les nutriments nécessaires (plats typiques qui associent tel ou tel nutriment/fibres/etc) et que l'on peut se débrouiller d'aliments imparfaits (point développé dans "mangez en paix"). Il est aussi soutenu que ce mécanisme peut être brouillé par des années de restriction et qu'il faut parfois du temps pour réussir à se reconnecter à ses sentations, plus le fait qu'on peut manger pour des raisons émotionnelles. Voilà, c'est une théorie. Si tu n'y adhère pas, nul ne peut te convaincre de son bien-fondé, il n'y a pas de vérité absolue je crois. Moi, je m'y retrouve tout à fait, je l'observe aussi avec mes enfants et j'apprécie cette confiance en leur et ma capacité innée à me procurer ce qu'il me faut.

Après, je connais aussi des gens qui suivent tel ou tel régime alimentaire et qui s'y sentent très bien. Soit parce que ça correspond à leur éthique ou croyances personnelles (végétarisme ou autre par exemple), soit parce que finalement ils se sentent mieux physiquement en le suivant (éviction de gluten, plv, etc,) soit encore parce qu'ils rentrent dans une démarche d'orthorexie. Dans l'orthorexie, contrairement à l'anorexie ou boulimie, la préoccupation est bien sur la santé et dans une bien moindre mesure sur le poids. Mais comme dans ces deux pathologies, ça va avoir comme mérite de permettre de gérer l'angoisse. Schématiquement, si je rencontre une angoisse, il y a de bonnes chances que j'ai une eme et possiblement une compulsion qui va anesthésier cette angoisse. La personne orthorexique va recentrer ses pensées sur l'alimentation, la pureté de celle-ci, ce qu'elle va cuisiner ce soir pour avoir une alimentation saine et parfaite et ça anesthésiera aussi l'angoisse. Si on est orthorexique mais qu'on s'y sent bien, et bien, à moins que le régime alimentaire suivi finisse par avoir un impact sur la santé s'il n'est pas adapté à notre organisme à nous, pourquoi changer ? C'est une façon comme une autre de gérer ses émotions et il y a des gens qui sont capables de rester dans ce fonctionnement toute leur vie. Par contre, s'il y a souffrance à être dans ce fonctionnement, ou qu'on alterne les phases où l'on suit très bien son régime alimentaire et les phases où l'on craque avec du coup mésestime de soi qui s'installe alors je pense que la méthode proposée ici peut être très intéressante. Il y aussi la possibilité que le régime suivi finalement rende malade parce qu'il ne correspond pas à ce dont cette personne-là, avec ses particularités, a besoin (Tasha, dont j'avais mis l'interview en lien, a eu cette difficulté malgré le fait qu'elle était végétalienne convaincue et fermement ancrée dans le mouvement de défense des animaux).

Voilà mon avis sur le sujet, qui n'est bien sûr qu'un avis ;)

Nath83.
Abonné

Ah oui, j'aimerais préciser que pour moi le mot théorie n'est pas du tout péjoratif, c'est un outil à penser, très utile, sans théorie c'est bien dur de mettre du sens sur les problématiques, les relations etc. La dérive serait que l'outil devienne un carcan.

 

Aussi, je pense qu'on peut avoir un régime particulier pour bien des raisons qui peuvent coexister ou se succéder, les trois que j'ai citées, convictions, santé, orthorexie, ne sont à mon avis pas les seules mais ce sont celles qui me viennent. Il y aurait aussi la culture d'ailleurs (Pascaline, mange-tu des escargots ?).

Pattie
Abonné

Je ne connais pas l'ayurveda, et la moitié des termes que vous employez me sont complètement inconnus (ce qui est une raison supplémentaire de tout lire, j'aime picorer dans l'inconnu, parfois un peu approfondir, parfois beaucoup - enfin, là, ça me semble abyssal, comme inconnu, mais je picore).

Je parle moi aussi de santé. Quand j'étais plus jeune, les régimes, c'était pour la silhouette. Là, non, c'est pour garder le plus longtemps possible une bonne santé.

Mais comme je disais : on n'est pas toutes au même point. Plus exactement : on n'a pas toutes le même point de départ. Et on n'aura pas le même chemin, ni le même point d'arrivée. Mon point de départ, c'est tout un tas de conseils/ordres/consignes sur la nourriture. Qu'ils soient bons ou pas, ça fait des années que je pèse le double d'un poids moyen par rapport à ma taille. Je ne savais même pas ce qu'était "manger avec faim", "s'arrêter de soi-même". Depuis l'âge de 5-6 ans, toute discussion sur l'alimentation commence par tout un tas de conseils (ou un silence que je trouve éloquent, en bonne parano). Certains de ces conseils sont excellents. Mais largement hors de ma portée, ce qui active mon sentiment de nullité, de culpabilité, et j'en passe. Et donc, je finis par manger.

Sur LC, c'est tout autre chose. On ne nous donne aucun conseil sur la nourriture, aucun ordre, aucune marche alimentaire à suivre. On part du principe que le corps est compétent. Le travail du site, c'est de nous apprendre à le laisser aux commandes. Pour ça, il faut aller à contre-courant de tout ce qu'on a appris. Enfin, en tous cas, moi. Quand mon corps a commencé à devenir gros, personne ne s'est demandé si dans ma tête ou dans mes émotions, ça allait. Tout le monde autour de moi donnait l'impression de déjà tout savoir, médecins, familles, amis, même des relations. On m'a inculqué que, mon corps étant incompétent, il fallait que j'apprenne à manger avec ma tête. Et voilà qu'à 43 ans, on me dit que mon corps est le seul compétent. Et on ne me demande pas d'y croire sur parole : on m'offre de prouver ça, à travers les étapes du parcours. Et toutes ses preuves successives non seulement sont arrivées à convaincre ma tête, mais en plus ça m'a permis d'affiner cette compétence. Je ne suis pas au bout. Mais je suis nettement plus avancée qu'avant LC.

Avant LC, mon corps n'avait pas voix au chapitre. Si j'ai un peu compris des échanges ici et là sur l'ayurveda, le corps est un élément important. Moi, je pars d'un point de départ où le corps devait se taire pour que ma tête enregistre les conseils et dirige les opérations (ce qui est tout simplement impossible). Alors maintenant, les conseils, ils passent au second plan. Si je me dessinais il y a un an, à la manière d'un enfant, j'aurais un tout petit corps et une énorme tête pleine de mots en forme de marteaux bien intentionnés, avec plein de bouches autour qui les prononcent. Après un an sur LC, mon corps serait plus important, ma tête encore énorme, il y aurait toujours plein de bouches, mais plus loin de moi, les mots seraient plus petits.

Un Européen ne peut pas forcément encaisser un (je ne sais plus le mot, l'espèce de détox dont parlait Soleluna) à l'indienne facilement. C'est pareil pour une personne qui doit désapprendre à manger avec sa tête. Elle ne peut pas encaisser les conseils qui "pourraient" l'aider, parce que les conseils sont mentaux. Sa tête est déjà trop remplie, et pour un résultat inverse à l'effet recherché. Quelle que soit la validité du conseil.

Ceci dit, je trouve intéressant d'entendre dire que les fruits, c'est mieux hors repas. Si ma mère l'avait entendu avant, elle aurait évité des inconforts avant. Pareil pour la viande. C'est intéressant de savoir tout ça, c'est bien de le dire, de le promouvoir. Mais pas en tant que dogme nécessaire à la santé. Juste comme résultats de recherches scientifiques (multi-millénaires ou dernier cri), qui renversent parfois les idées en place, qui peuvent aider ceux qui rencontrent un problème précis et qui, en lisant, trouvent un écho, une idée d'approche inédite (inédite dans leur vie, parce qu'un truc a beau être multi-millénaire, si on ne le colporte pas, ça reste inconnu).

 

Kaylee, si tu ne le sens pas, ne le fais pas. Il viendra peut-être un moment où tu le sentiras. Pour moi, j'ai l'impression qu'un Magnum entier suffirait à me rassasier jusqu'au repas du soir (avec peut-être quelques bouchées de pomme vers 17h). Quand tu dis "Magnum", tu penses "un seul ?" et moi je pense "entier ???". Un mini-Magnum devient bof pour moi au bout de deux bouchées ou trois. Par contre, il est bien possible que tu aies faim après le rassasiement gustatif. Mais là, du coup, il faut attendre d'être prête à encaisser l'inconfort de ne pas manger comme on aime. C'est une expérience. Elle n'est pas urgente et elle ne solutionnera pas ton problème avec la nourriture à elle toute seule, donc pas de pression. Elle sera juste très utile au moment où tu seras prête. Pas avant. Je crois qu'un des objectifs secondaires de l'expérience telle qu'elle est conçue est de démontrer qu'en mangeant un aliment hyper calorique jusqu'au rassasiement gustatif, on ne grossit pas. Un autre objectif secondaire, c'est d'accepter une situation un peu inconnue, un peu déstabilisante. L'objectif principal, c'est de ressentir et de ressentir encore et encore la fin du plaisir gustatif, le moment où le corps a envie d'autre chose. Si tu le fais à contre-coeur et que tu dépasses le rassasiement gustatif, alors tu vas juste prouver que manger au-delà fait plus ou moins grossir. Ca, on sait déjà ;-)

Pascaline.
Abonné
Nath, nah je ne mange pas d'escargots. D'ailleurs tout ce qui est crustacés rien que l'idée d'avoir un truc avec des yeux me rend "étape vomisseuse". Même sans les yeux lol J'ai faim et il est 4h du mat. Namaste
Soleluna
Abonné

Pattie, l'ayurveda est la médecine ancestrale indienne, reconnue comme médecine à part entière par l'OMS. C'est une approche hollistique, très intelligente et pleine de bon sens. On va s'intéresser à ton corps, mais aussi à ton état émotionnel, énergétique, et les préconisations et actions se feront dans tous ces champs, donc pharmacopée bien entendu, mais aussi prescription d'exercice physique (yoga par ex), de tel exercice énergétique, de respiration, de massage, et l'alimentation aussi est un paramètre important, plus différents actes thérapeutiques. Ce que je trouve particulièrement intéressant c'est que la prévention est primodiale, et les préconisations se font en fonction de toi, de qui tu es (ta constitution, qui n'est pas que physique) et pas des généralités. Et puis on considère que tu fais partie du grand tout de l'univers et ... Bon c'est juste fabuleux à mes yeux. :) Mais c'est pas le propos, et ça fait discussion un peu entre soi hein? Sorry les filles :) Juste je voulais ajouter un truc par rapport à mon expérience : ça ne m'a pas guérie, mais ça m'a permis de sortir de la phase aigue de la maladie et d'ailleurs au niveau des examens biologiques c'était incroyable : le grand ponte national qui me suit m'a demandé en voyant les résultats des tests ce que j'avais fait et qu'il avait jamais vu ça de toute sa carrière. Et puis moi ça m'a fait du bien de me sentir un tout : j'étais ballotée d'un médecin à l'autre, tout se détraquait dans mon corps, donc j'allais d'un spécialiste à l'autre, et chacun me traitait par segment, j'étais devenue plein de petits segments malades. Llà on m'a pris comme un tout, et tout se tenait. C'est comme si on m'avait recollée :)

Je crois que c'est aussi ce qui se passe avec LC. Je me sens enfin être un tout et me dis que mon corps et ma tête doivent marcher ensemble, main dans la main. Ce que je trouve intéressant dans cette méthode aussi, c'est qu'elle te remet toi au centre. Toi c'est à dire ta tête, ton corps, tes émotions. On te dit pas quoi manger, quand, en quelles quantités etc. C'est très destabilisant. J'ai souvent lu ici et là de la bouche de nos docs "se faire confiance". Et ce "se faire confiance" résonne beaucoup dans ma tête en ce moment. Comme si il voulait me dire un truc et se rattacher à mon expérience du moment, mais j'ai pas trouvé, alors ça continue à clignoter...

La connaissance c'est important. Le coup des fruits par exemple c'est vrai. Et on peut s'épargner pas mal de troubles en le sachant. Mais moi j'ai besoin de garder de la souplesse, sinon je deviens maboule. :)
Et c'est là que ça coince terriblement avec le gluten etc. Je le ressens comme une prison. Parce que c'est de la mega contrainte. Mais force est de constater que ça me fait beaucoup de bien, plus que ça même. Me voici donc de nouveau dans la prison de la restriction, malgré moi. Alors que moi I want to break free quoi!!!! Groumpf

Je vais aller poser cette question sur le forum aux docs. Parce qu'il y a surement d'autres personnes qui, pour raisons médicales, sont en restriction malgré elles (je pense aux diabétiques par ex). Si réponse il y a, et qu'elle apporte quelque chose, je viendrai poster ici le lien.

Aller, j'arrête là mes je sais pas quoi d'ailleurs. :)
Nath, j'ai bien aimé ton intervention :) Kaylee, Marie, Amrita, Pascaline and co : xxx


 

Kaylee
Marraine

[quote=Pattie]

Kaylee, si tu ne le sens pas, ne le fais pas. Il viendra peut-être un moment où tu le sentiras. Pour moi, j'ai l'impression qu'un Magnum entier suffirait à me rassasier jusqu'au repas du soir (avec peut-être quelques bouchées de pomme vers 17h). Quand tu dis "Magnum", tu penses "un seul ?" et moi je pense "entier ???". Un mini-Magnum devient bof pour moi au bout de deux bouchées ou trois. Par contre, il est bien possible que tu aies faim après le rassasiement gustatif. Mais là, du coup, il faut attendre d'être prête à encaisser l'inconfort de ne pas manger comme on aime. C'est une expérience. Elle n'est pas urgente et elle ne solutionnera pas ton problème avec la nourriture à elle toute seule, donc pas de pression. Elle sera juste très utile au moment où tu seras prête. Pas avant. Je crois qu'un des objectifs secondaires de l'expérience telle qu'elle est conçue est de démontrer qu'en mangeant un aliment hyper calorique jusqu'au rassasiement gustatif, on ne grossit pas. Un autre objectif secondaire, c'est d'accepter une situation un peu inconnue, un peu déstabilisante. L'objectif principal, c'est de ressentir et de ressentir encore et encore la fin du plaisir gustatif, le moment où le corps a envie d'autre chose. Si tu le fais à contre-coeur et que tu dépasses le rassasiement gustatif, alors tu vas juste prouver que manger au-delà fait plus ou moins grossir. Ca, on sait déjà ;-)

[/quote]Merci beaucoup Pattie, tes propos me déculpabilisent. En effet, je ne suis pas prête mais je sais pourquoi (cf. "vous avez commencé en avril-mai 2014"). Beaucoup de choses vont se décanter dans le courant de la semaine prochaine, donc je vais patienter en mode "pause".

ladyl56.
Abonné
Depuis la préhistoire l'être humain a su se nourrir puisque nous sommes là aujourd'hui, d'ailleurs je suis convaincue que j'arrive en droite ligne de cette période car même en obésité morbide mes analyses étaient normales de même que ma tension et tous les paramètres médicaux. Pas vraiment de douleurs handicapantes, à part une mauvaise estime de moi, alors que je prenais simplement du poids à cause de l'abondance et survivre et faire survivre (j'aurais pu allaiter deux voire trois enfants en même temps). Mais revenons à nos préoccupations de "bien-être" puisque notre survie n'est plus un problème. Je ne connais pas la médecine ayurvédique, mais depuis que je pratique le Qi Gong qui est la partie souffle ou énergie de la médecine chinoise je trouve des similitudes avec toutefois un peu plus de souplesse en faveur de la méthode chinoise. Et ça me va bien car je suis incapable de suivre quoi que ce soit " à la lettre", que ce soit un régime, une recette, une religion (oups un gros mot) etc...il faut que je mette mon grain de sel (que je ne mets pas dans ma nourriture). Vous savez quoi, ce fil me fait penser à la façon de coucher les bébés : Avant-hier sur le côté , hier sur le ventre et aujourd'hui sur le dos et tant pis pour ceux qui ne sont pas nés à la bonne époque. En fait je pense que le "mieux" ou le "trop" sont les ennemis du BIEN et moi j'ai envie d'être juste bien. Très belle journée et ....
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