L'apprentissage de l'imperfection - 13122015

FRED73
Marraine

Voilà j'ai fini le livre de Tal Ben-Shahar. Il dit dans la préface de ne pas le lire comme un roman: raté.  En même temps, je n'ai pas été perfectionniste sur ce point, on va le prendre comme quelque chose de plutôt bien !

Je savais être perfectionniste mais j'ai découvert que sous ce terme se cachait beaucoup plus de choses qu'on ne pourrait le croire. Tout d'abord le fait de ne pas vouloir ressentir ď émotions négatives. On ne veut pas montrer qu'on peut ne pas aller bien et on ne veut pas se l'avouer non plus ! " Je veux être parfaite alors je veux toujours aller bien!".

Il y a aussi l'angoisse lié à cela parce qu'on pense ne jamais pouvoir y arriver et parce qu'on n'est jamais satisfait de ce que l'on fait. J'ai compris d'où venait mon angoisse permanente: je ne veux pas me tromper. Mais selon Tal Ben-Shahar, on ne peut pas apprendre, on ne peut pas progresser si on ne se trompe pas. A l'école on dit cela mais en vérité on ne le crois pas vraiment.  On ne laisse pas assez aux élèves le droit de se tromper... 

C'est aller un peu à contre courant de la société quand même cette histoire parce qu'on doit être performant au travail, un bon mari ou une bonne épouse, un bon parent... On n'entend pas souvent que ľ on a le droit de se tromper et même que ľ échec est nécessaire. Mais en même temps il est quand même mieux vu de reconnaître ses erreurs que de s'enferrer à vouloir prouver qu'on ne s'est pas trompé. 

Moi je m'épuise à ne laisser passer aucune erreur. Quand j'oublie ou perds quelque chose j'en suis malade ! Préparer les bagages pour partir en vacances est pour moi une véritable épreuve... 

Alors je me lance le défi de faire de mon mieux sans pression. C'est ce que Tal Ben-Shahar appelle devenir optimaliste. Mais l'écueil c'est de vouloir devenir un optimaliste parfait !

Qui veut se lancer avec moi dans la grande aventure de l'optimalisme ? 

Commentaires

mavo.
Marraine
Moi moi moi !
mavo.
Marraine
Celui-ci aussi a été tronqué...:( Donc : je vais commander ce livre. J'ai souvent hésité à le lire, me disant que j'avais déjà pas mal lu sur le sujet, mais ce que tu racontes là me parle carrément.
Maridav.
Abonné

oh la la...moi aussi ça me parle ENORMEMENT...

 

Les bagages pour les vacances je connais...Mon désir de perfection..je veux que les vacances soient parfaites. Et je me gâche la vie pour un truc oublié...C'est grave. Mais je me soigne!

 

La peur de se tromper je la connais aussi...peur plutôt en fait de faire le mauvais choix. JE ne veux que des BONS choix, comme une obligaiton...Une exigence en totu cas ça c'est sur...

Parce que je n'accepte pas de "renoncer" à quelque chose, tout doit être vécu pleinement avec moi...Du choix du resto au choix des vacances ou autres. Et parfois ça me gâche le moment. 

 

bref y a du boulot pour moi quoi!

La chouette.
Abonné

Fred, j'ai ce livre sur ma table de chevet et j'ai lu la préface. Le résumé que tu en fais me donnes vraiment envie de m'y plonger et tout comme toi, je ne suis pas certaine de ne pas le lire d'une traite. Je me retrouve énormément dans ce que tu écris. Je peux te dire que tout comme toi, préparer des valises est une épreuve pour moi.

Merci pour l'ouverture de ce post !

izabelle
Animatrice forum

merci pour le résumé Fred, je me reconnais moi aussi tout à fait là-dedans

ceci dit je suis tout de même régulièremen satisfaite de ce que je fais

par contre le controle des émotions négatives est mon pire travers (et avant j'imaginais même que c'état une qualité)

 

ce qui est paradoxal en ce qui te concerne, c'est qu'en tant qu'enseignante, tu dois pratiquer avec tes élèves le fait que se tromper fait partie de l'apprentissage, et en même temps tu ne l'appliques pas à toi-même peut-être

FRED73
Marraine

Oui c'est vrai que le fait de se tromper fait partie de                      ľ apprentissage et j'en suis bien consciente, pourtant je trouve que dans L'Education Nationale on ne valorise pas assez l'échec. On ne sait pas trop quoi faire des élèves en échec en fait. On se sent démuni. Un élève qui se trompe mais reconnaît son erreur ce n'est pas la même chose. Les élèves qui ont de petites difficultés que l'on arrive à faire progresser c'est valorisant mais un élève en échec, c'est vraiment autre chose.En général ce n'est plus de notre ressort mais de celui du réseau ď aide. En plus, on a trop d'élèves pour prendre correctement le temps avec eux. En somme, même à ll'école,  comme dans la société d'ailleurs, on n'aime pas vraiment les erreurs et c'est bien dommage. 

FRED73
Marraine

Bon mais c'est vrai que je suis encore en train de me juger et de penser que je n'en fait pas assez avec les élèves en difficulté ! C'est vrai aussi que je suis tout de même nettement plus tolérante et bienveillante avec les autres qu'avec moi même parce que je sais que quand on ne l'est pas avec moi ça me fait souffrir alors je ne veux pas faire souffrir les autres.

FRED73
Marraine

Je me pose une question: être optimaliste c'est faire de son mieux mais faire de son mieux ça veut dire quoi exactement ?

On peut toujours faire mieux. Quand est-ce qu'on décidé que ça sera bien comme ça ? Il y a des fois c'est évident, quand on n'a qu'un temps imparti pour faire les choses, là ok on fait de son mieux avec le temps que l'on a.Mais quand on a largement le temps, on peut y passer très longtemps... 

Vous me direz, on s'arrête quand on est satisfait mais étant donné que j'ai beaucoup de mal à me satisfaire de ce que je fais, c'est difficile. Ou alors, sur le coup ça me va et puis après quand j'y repense je trouve toujours autre chose à améliorer.  C'est sans fin, il y a toujours quelque chose. 

Et le problème c'est que quand je pense aux choses à faire, je ne suis jamais sereine. Je pense toujours que ça va être compliqué, que je ne vais pas y arriver, que je n'aurais pas le temps... Mais en même temps quand je n'ai rien à faire,ce n'est pas satisfaisant non plus. 

Et puis faire les choses que j'ai envie de faire est difficile parce que parasité par la culpabilité. 

Bref, je me pose 15 000 questions... Si vous avez des avis là dessus merci de m'en faire part, je pense que ça pourra m'aider. Merci.

noellie.
Abonné

Je vous rejoins sur ce fil, car je me sens bien concernée aussi par le sujet. Je déploie des efforts pour être imparfaite, maintenant... Accepter que tout ne soit pas nickel quand je reçois, accepter que le travail se fasse, mais pas aussi parfaitement que j'aimerais... Accepter de me tromper (c'est encore dur)

Je ne connais pas le livre dont vous parlez, mais ça a l'air intéressant.

FRED73
Marraine
Bon j'ai eu pas mal de réponses avec le tchat de ce soir. Je comprends mieux pourquoi j'ai tant de mal à être dans le moment présent, trop occupée à anticiper l'avenir. Ceci est aussi dû au perfectionnisme: vouloir maîtriser les événements pour ne pas être prise au dépourvu.
mavo.
Marraine

J'ai reçu le livre hier, et il me tarde d'avoir un peu de temps tranquille pour m'y plonger !

Fred, tu nous raconteras le tchat d'hier ?

izabelle
Animatrice forum

[quote=FRED73]

On peut toujours faire mieux. Quand est-ce qu'on décidé que ça sera bien comme ça ?

**

Bref, je me pose 15 000 questions... Si vous avez des avis là dessus merci de m'en faire part, je pense que ça pourra m'aider. Merci.

[/quote]

ben justement, on ne "décide" pas !!!

c'est toujours le truc, en effet d'être beaucoup dans la pensée et dans le contrôle

 

ton envie de t'améliorer, c'est une force, comme une vague,  tu la suis simplement, tu surfes dessus

tu ne décides pas, simplement  tu "sens"  quand tu te diriges dans la bonne direction

il n'y a pas de "point" final  d'achevement

 

une fois une amie m'a cité cette phrase qui je pense convient parfaitement aux perfectionnistes de tout poil, en tous cas moi elle me permet de me mettre à surfer sur cette vague-là

"on n'est jamais à la hauteur de sa tâche, on s'élève avec elle"

 

voilà pour moi ça veut tout dire,  c'est dans l'action engagée vers le perfectionnement que l'on peut nourrir cette valeur de progrès, de transformation

et lorsqu'on a cette valeur, on n'atteindra jamais un idéal, mais on tendra sans cesse vers lui,  comme les asymptotes (vieux souvenirs de maths  laugh)

mais dans ces actions qui tendent vers.... là on peut nourrir la valeur

 

 

c'est assez différent que se fustiger pour l'impossible perfection que l'on n'a jamais accompli

 

pense à un processus dynamique, pense à ressentir les choses  et surtout essaie de sortir de l'évaluation, et la remplacer par l'observation et la sensation

Flopie.
Marraine

Et dire que j'ai ce livre depuis un moment ! Mais je n'arrive pas à m'y mettre, voir des gens motivés aussi dans cet apprentissage me motive !

Se tromper ? Je répète toute l'année à mes élèves que cela est normal, qu'on a le droit de se tromper, que même la maîtresse se trompe mais dans la vraie vie c'est une autre histoire ! Je ne leur montre que des erreurs contrôlées :); je n'accepte pas de me tromper dans la vie quotidienne.

Les bagages ? Toute une histoire également, cela m'angoisse durant des jours voir des semaines avant. Je pars avec ma maison pour être sûre de ne rien oublier et je vérifie 14 fois les valises. Tout ça pour quoi ? Quand je vois mon compagnon qui fait son sac en 3 minutes je suis envieuse (et autant dire qu'une fois en vacances c'est lui qui avait raison sur ce qu'il fallait prendre).

Parfois cette imperfection se retrouve dans une sensation que je déteste : le gâchis. Avoir la sensation qu'un moment est gâché quand un grain de sable vient se glisser dans les rouages de ce que j'avais prévu est insupportable. Une fois cette sensation que le moment n'est plus parfait je ne suis pas capable de me remettre dans l'ambiance, je suis en mode tout ou rien.

Bon allez nouvelle résolution pour 2016 : arrêter de chercher à être parfaite et au passage ne plus me préoccuper du regard de la société à mon égard ;).

 

 
 
 
 
liegama.
Ancien abonné

Hello, je trouve ce fil très intéressant je partage ce mal du perfectionnisme et je me soigne. Pour moi, être optimaliste ça veut dire au quotidien lâcher sur pleins de choses. Pour reprendre l'exemple des bagages, ça va mieux depuis que j'ai fait un tour du monde de 6 mois avec un sac à dos. Avant de partir, l'angoisse, le stress, la peur de manquer m'ont submergé, mais au bout de 2 semaines de voyage, j'ai réalisé que j'avais besoin de bien moins de choses que je ne le pensais et j'ai commencé à lâcher prise. maintenant je ne me stress plus pour cela. Dans une semaine je vais partir chez mes beaux parents, ils habitent Paris, je me dis qu'il y a tout et que s'il me manquait quelque chose je pourrais toujours l'acheter. Je sais déjà que je vais prendre que 3 tenues pour mon bébé, il y a une machine on pourra toujours lavé. Pour moi idem, je prends beaucoup moins de choses qu'avant et je sais que je peux encore m'alléger quand je rentre des vacances avec des choses non utilisées. 

Au quotidien, mon "mieux faire" se porte maintenant à essayer d'être détendue, car quand je suis détendue, je suis une meilleure mère et épouse. Pour cela, j'ai lâché sur le perfectionnisme du rangement, du ménage, de la cuisine, j'ai arrêté complètement de me peser, de vouloir maigrir, de culpabiliser d'avoir besoin de me reposer quand je suis fatiguée et également d'avoir besoin de temps pour moi seule. J'ai simplement arrêté de faire certaines choses. Cela se traduit par certains soirs où je suis trop fatiguée pour faire à manger alors je le dis simplement à mon mari et lui se met à faire la cuisine. S'il ne sait pas comment faire je l'aide du canapé. J'ai mis mon bébé à la crèche une journée par semaine et durant la mâtinée de cette journée je ne prévois rien du tout et je fais ce qu'il me plait. J'ai arrêté de faire du sport quand j'en ai pas envie, de voir des gens quand je suis trop fatiguée. Je m'autorise à annuler des invitations en dernière minute, à dire non quand je ne veux pas, cela implique d'accepter de ne pas maîtriser l'image que l'autre aura de moi. 

Un des trucs durs à lâcher c'est la planification permanente des choses que je faisais sans cesse, je cherchais tout le temps à tout prévoir, à contrôler le futur (proche). Mon mari n'arrêté pas de me dire que c'était fatiguant. Je perdais une énergie folle à prévoir, organiser et puis un imprévu pointait son nez et tout mon petit planning était perturbé, je le vivais mal et je n'arrivais plus à profiter du moment. Apprendre à ne plus planifier, à laisser les choses venir, à les vivre comme elles se présentent et non comme je me le représentais est un défi de chaque jour. Mais je note que moins je planifie, plus je suis détendue et plus je suis présente à ce qui se présente. Je donne un exemple, pour aller à Paris il faut faire 5H30 de route sans s'arrêté de là où j'habite mais avec le bébé cela donne plutôt 7h30 de trajet avec les arrêts. Au dernier voyage j'ai voulu absolument que l'on parte au plus tôt, on n'y est pas arrivé et on a terminé dans les bouchons le soir, à l'entrée de Paris, fatigués avec bébé hurlant dans la voiture. C'était pénible et depuis j'ai noté une forte envie de prévoir pour le futur voyage tout un tas de choses pour éviter de revivre ce moment. Mais je me rends compte que ma peur c'est finalement de ne pas arriver à me confronter à l'inconfort du moment pénible, surtout quand on ne sait pas combien de temps ce dernier va durer. C'est au final un manque de confiance dans mes capacités à me confronter à la vie qui me pousse à contrôler.

C'est un long chemin, un jour après l'autre, mais je ressens un apaisement grandissant de lâcher peu à peu toute cette pression. 

Noelle
Marraine

et bien, quelle evolution!!! Bravo!!

citronnelle.
Abonné

Je trouve ton témoignage super intéressant, surtout quand tu dis ce que ça implique d'accepter: laisser à l'autre avoir l'image de nous-même que bon lui semble, et qu'on n'a pas tant d'énergie à mettre à chercher à la contrôler/l'orienter.

Bravo pour ce chemin et n'hésite pas à continuer à partager là dessus, je trouve ça très inspirant !

FRED73
Marraine

Coucou Liegama, 

Ça fait plaisir d'avoir de tes nouvelles ! Je vois que tu as fait beaucoup de chemin, c'est sans doute pour cela que l'on ne te voyait plus par ici. 

Bon alors pour moi , les bagages je suis en plein dedans vu que l'on part demain. J'ai beau partir toutes les vacances scolaires, je déteste toujours autant ces préparatifs ! Je passe un temps fou et je ne suis pas très efficace parce que je fait les choses quand j'y pense quitte à monter, descendre, remonter, redescendre les escaliers, il y en a deux, parce que j'ai trop peur d'oublier ce que j'ai en tête. Je fais aussi une liste!

Plus les enfants à gérer, trois. Les plus grands préparent leurs affaires mais il faut parfois leur répéter 15 fois les choses,  genre n'oublie pas de prendre tes devoirs ! Bref, c'est dur de lâcher prise. Je tiens à m'occuper des affaires de la petite, je n'arrive pas à laisser cela à mon mari. Il a préparé ses petits pots, je suis repassée derrière... Il y a  des choses que je lui laisse faire quand même mais bon... Je sais que si j'oublie quelque chose je m'en veux. Ce qui est difficile c'est que quand mes enfants oublient ou perdent quelque chose ça m'embête plus qu'eux-mêmes alors je fais tout pour réparer. Ça ne les aide pas à faire plus attention la prochaine fois parce qu'ils savent que je suis toujours là derrière. 

liegama.
Ancien abonné

Fred, un des trucs qui m'aide est de me dmander quelle est ma motivation profonde? Pour toi par exemple, qu'est-ce qui te pousse à vérifier derrière ton mari? Que se passe-t'il en toi quand tes enfants ont oubliés quelque chose? C'est cela, ce que tu ressens à ce moment là qui t'aidera à avancer, c'est à toi de découvrir ce que c'est. Ca peut être différent en fonction des situations. 

Que se passerait-il si tu décidais de ne rien faire? C'est un peu comme une EME, tant que l'on a pas pratiquer l'EME zen, tant que l'on ne s'est pas assis et que l'on a pas fait fasse à ce qui se passait en nous, on ne sait pas ce que l'on cherche à éviter en mangeant. De la même manière, tant que l'on ne s'autorise pas une fois, dans un contexte qui s'y prête, à lâcher prise sur quelque chose (une chose à la fois sinon c'est trop anxiogène, enfin c'est mon avis), on ne peut pas avancer. 

Un autre truc qui m'a aidé est d'avoir été allitée deux fois après l'accouchement pour cause de douleurs. C'était il y a 6 mois et j'ai bien du lâcher, car je ne pouvais plus rien faire. Quelle révélation de découvrir que le monde tournait toujours et sans moi.... c'était une expérience qui m'a aidé à être plus humble et aussi à découvrir que je pouvais réellement compter sur mon mari; il s'est chargé de tout. Alors, bien sûr, je fais les choses d'une certaine manière et lui d'une autre, mais qui suis-je pour affirmer que ma manière est la meilleure? 

FRED73
Marraine

Merci pour ta réponse Liegama.

En fait, ma motivation profondeur pour agir de la sorte est le fait que je m'en veux terriblement si je fais une erreur.  Mon juge intérieur me dit que je suis vraiment nulle de faire des erreurs aussi stupides. Eh oui, j'ai encore du mal à être bienveillante avec moi même ! Je ne penserais pas cela de quelqu'un d'autre.  Même pour mon mari et mes enfants quand ils font une erreur c'est à moi que j'en veux de ne pas avoir vérifié derrière eux ! 

Il va falloir que je me confronte à ce sentiment de culpabilité toujours présent. 

noellie.
Abonné

Waouh! Liegama, c'est passionnant ce que tu nous dis de toi. Quel chemin parcouru! Ca fait des années que je travaille là dessus et j'ai réussi à lâcher pas mal de petites choses, mais pas aussi radicalement que toi. J'ai moi aussi connu l'expérience sac au dos, mais moins longtemps que toi, et c'est vrai que c'est étonnant, de porter son petit monde sur son dos, et juste quelques kilos, le strict nécessaire, et rien d'autre... le contraire de la vie quotidienne où on est submergés d'objets de toutes sortes, pour tous les usages.

Mais j'ai encore du chemin à faire. Merci en tout cas pour vos témoignages.

Primevere92.
Ancien abonné

merci pour ce fil et vos partages, je crois me souvenir avoir acheté ce livre, mais pas encore lu ... eh bien ça pourrait être une bonne idée de lecture pour les vacances la semaine prochaine 

FRED73
Marraine
J'ai laissé mon mari s'occuper de la brosse à dents électrique comme c'est lui qui s'est brossé les dents en dernier. Je lui ai demandé s'il l'avait bien rangé dans la trousse de toilette et il m'a répondu que oui alors je ne m'en suis plus occupée. Arrivé à destination, on veut se brosser les dents: il avait oublié le chargeur. Quand je lui ai demandé, il pensait aux brossetttes et il a complètement oublié le chargeur! Total, ça me conforte dans l'idée qu'il faut que je vérifie derrière !!! Il va falloir que j'aille au delà de cela mais ça va être difficile parce qu'il y a toujours des choses qui nous conforte dans nos idées de Perfectionnisme...
noellie.
Abonné

Eh oui, déléguer ne m'est pas facile non plus.

Kaylee
Marraine

[quote=FRED73]J'ai laissé mon mari s'occuper de la brosse à dents électrique comme c'est lui qui s'est brossé les dents en dernier. Je lui ai demandé s'il l'avait bien rangé dans la trousse de toilette et il m'a répondu que oui alors je ne m'en suis plus occupée. Arrivé à destination, on veut se brosser les dents: il avait oublié le chargeur. Quand je lui ai demandé, il pensait aux brossetttes et il a complètement oublié le chargeur! Total, ça me conforte dans l'idée qu'il faut que je vérifie derrière !!! Il va falloir que j'aille au delà de cela mais ça va être difficile parce qu'il y a toujours des choses qui nous conforte dans nos idées de Perfectionnisme...[/quote]

Personne n'est parfait smiley, ça m'est arrivé aussi, d'oublier le chargeur, l'autonomie a tenu 5 jours en me brossant les dents matin et soir pendant 3 mn. L'autonomie est plus importante que ce qu'on pense. J'avais quand même acheté une brosse normale à 3 sous dans le 1er supermarché venu, au cas où...

FRED73
Marraine
Il a oublié le chargeur mais aussi le manche, on a que les brossettes qui s'adaptent sur le manche. Mais ça c'est bien arrangé finalement parce que ma mère nous a prêté le sien, en ce moment elle se sert d'une brosse à dents manuelle.
marieal.
Inscrit

bonjour!

je reviens après des mois d'absence...et ce fil est passionnant!

perso, si je ne pense pas être perfectionniste dans ma vie courant, je me reconnais bien dans ma volonté de contrôle de mes émotions afin de ne pas laisser passer un soupçon d'idée de faiblesse. Ne jamais laisser voir qu'on ne va pas bien, c'était une vraie bataille pour moi d'autant que j'ai une fonction hiérarchique dans le service où je travaille. Et puis, ça a craqué , la cocotte a débordé et je me suis rendue compte qu'il n'y avait pas "mort d'homme" , que mes difficultés personelles ne remettaient pas fondamentalement en cause mes capacités à faire tourner le service, qu'au contraire le fait de reconnaitre mes faiblesses du moment mettait plus d'humanité dans mes échanges avec mes collègues et que je pouvais dès lors compter sur leur aide.

marieal.
Inscrit

[quote=FRED73]J'ai laissé mon mari s'occuper de la brosse à dents électrique comme c'est lui qui s'est brossé les dents en dernier. Je lui ai demandé s'il l'avait bien rangé dans la trousse de toilette et il m'a répondu que oui alors je ne m'en suis plus occupée. Arrivé à destination, on veut se brosser les dents: il avait oublié le chargeur. Quand je lui ai demandé, il pensait aux brossetttes et il a complètement oublié le chargeur! Total, ça me conforte dans l'idée qu'il faut que je vérifie derrière !!! Il va falloir que j'aille au delà de cela mais ça va être difficile parce qu'il y a toujours des choses qui nous conforte dans nos idées de Perfectionnisme...[/quote]

 

pour moi c'est justement sur ce genre de détail que tu dois commencer par apprendre à lacher...

tu n'as pas TA brosse à dent électrique...et alors? est ce vraiment fondamental pour que le séjour soit réussi? l'absence de cette brosse à dent peut elle remettre en cause la qualité de ton séjour?

tu peux utiliser les brossettes pour une soirée, aller t'en acheter une manuelle, ou utiliser celle de ta maman...

concentre toi uniquement sur les indispensables , les trucs qu'on ne doit pas oublier, les trucs que, lorsque je prends un avion je mets en bagage à main parce que je sais que si je ne les perds, je serai mal:

ma liste en voyage plongée est courte, puisque je sais que tout le reste je pourrais éventuellement trouver sur place: il y a mon passeport, mes carnets de plongée, un maillot de bain ( impossible de trouver un maillot à ma taille aux maldives par exemple...) et ma combi, mon ordi de plongée, et des gouttes pour les oreilles.

Le reste , c'est pas grave, je peux oublier, si j'oublie, ça ne risque pas de me laisser en rade au fin fond d'un bled paumé, y'a moyen  de s'arranger.

liegama.
Ancien abonné

Moi aussi marieal j'ai encore souvent peur de laisser paraître ma faiblesse et je contrôle encore souvent mes émotions. J'ai encore du travail mais la naissance de mon fils m'a également aidé à lâcher un peu plus à ce niveau. J'accepte un peu mieux de me montrer vulnérable; René Brown a écrit un super livre sur l'importance de la vulnérabilité d'ailleurs. 

Mon mari me disait parfois que j'étais froide, dans mon souci de garder la face. C'est un réflexe que j'ai gardé de mon éducation mais dont j'apprends à me débarasser. 

liegama.
Ancien abonné

Sinon j'ai réussi pour la première fois de ma vie à passer de supers vacances chez mes beaux parents. J'ai lâché ma peur de laisser une mauvaise image de moi qui me poussait à jouer le rôle de la petite fille parfaite en tout temps. Je me suis autorisée à suivre mes envies du moment et arrêter d'être parfaite; aller à un cours de yoga le matin avec ma soeur en laissant mon bébé, partir deux nuits dans un hôtel pour nous retrouver avec mon mari alors que l'on est logé chez mes beaux parents; ne pas cuisiner tous les repas pour mon fils et lui donner des petits pots, arriver avec du retard et ne pas me stresser d'arriver en retard, aller me coucher quand c'était mon heure même si c'est deux heures plus tôt que tout le monde et pleins d'autres choses qui m'ont fait un bien fou. Je me suis même autorisée à rentrer deux jours plus tard que prévu en organisant le boulot en fonction. 

noellie.
Abonné

Super Liegama. Et je suis sûre que tu étais d'autant plus détendue, et donc plus disponible pour entrer en relation avec ta belle famille. Moi aussi, depuis des années, je laisse les enfants à mes beaux parents et nous partons 2 ou 3 nuits avec mon mari pour nous retrouver seuls et en amoureux. Ca fait du bien, non?

redgine's cocktail.
Abonné

Pas facile ce perfectionnisme. Mesdames, bravo. Je vous ai lu avec beaucoup d'interret. Chapeau. Et merci de vos témoignages, dans lesquels je me suis retrouvée, un peu d'ici, un peu de là.

Vos expériences m'ont touchées, et je ne trouve pas d'autre mot que : merci. D'avoir su écrire ici, ce que je ressens là.

 

 

izabelle
Animatrice forum

bravo c'est super tout ça

moi j'ai fait des fausses notes à une répét

et pour un pot  j'ai apporté une galette....... industrielle !!!!

sachant que je suis connue comme fine patissière, c'était vraiment un lacher prise sur le perfectionnisme   laugh

noellie.
Abonné

Ah moi aussi j'ai lâché prise sur la fine patissière. Demain, réunion de famille pour fêter un anniversaire, on est huit. J'ai préparé à l'avance une bonne sauce pour le couscous. Par contre, pour le dessert, ce sera une très bonne crème anglaise en brique tout à fait industrielle, avec une bonne (je l'espère du moins) galette du patissier du marché de chez moi!

Et voilà, le tour est joué, la cuisinière ne va pas stresser!

mavo.
Marraine
Wow bravo pour vos lâcher prises de compétition !! J'avance très lentement dans le livre sur l'imperfection... Et en réaction sans doute, je me sens plus rigide et réactive que jamais sur le manque de rigueur des gens qui m'entourent (ex-Marie-Agnès, collègues, clients ou fournisseurs...). Il semblerait que j'ai encore pas mal de chemin à faire sur cet apprentissage ! Parce que les gens moins perfectionnistes, moins rigoureux, ils sont moins pénibles avec leur entourage, ils ont plus heureux, et dans le fond, les choses avancent. Cahin caha, pas toujours dans les délais, peut-être un peu moins bien que quand c'est parfaitement fait, mais qui s'en soucie ?? Ce n'est évidemment pas une découverte, le lâcher prise reste un ÉNORME sujet pour moi !
FRED73
Marraine

J'ai été inspectée mardi. Je l'ai appris une semaine avant. La nuit du mardi, jour où je l'ai appris, au mercredi a été terrible. Je n'ai pratiquement pas dormi, tournant et me retournant dans tous les sens la tête en ébullition en me demandant ce que j'allais présenter. Je me préparais à passer une semaine d'angoisse intense. Or pas du tout, je me suis dès le lendemain, préparé un plan d'attaque que j'ai suivi sans en rajouter et en confiance. J'ai été dans les temps et la nuit précédant l'inspection a été sans commune mesure avec la nuit de la semaine précédente ! Je suis donc assez contente. 

noellie.
Abonné

Super Fred, c'est toujours dur les inspections (crois en une ancienne enseignante qui sait de quoi tu causes). Tu as bien géré ton stress.

izabelle
Animatrice forum

bravo Fred c'est chouette

ça te montre tes progrès

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