Le chat : extraits - 10012013

Sylvie75.
Abonné

Chat du 09/01/13 avec GA

Je pose ici ce que j'y ai appris :

[quote]Et dernier point: il n'y a pas d'addiction aux aliments. Par contre, il y a une addiction comportementale aux conduites d'évitement émotionnel et les boulimies et autres excès en font partie. On est donc addict en raison de son hypersensibilité émotionnelle, dans ce cas de figure.[/quote]

[quote]Il n'existe pas d'addiction au sucre, contrairement à ce que peuvent en dire certains. Il s'agit en fait d'une pseudo-addiction, due à la restriction cognitive, en somme au fait qu'on s'interdit ces aliments qui deviennent alors hautement désirables.[/quote]

[quote]Nous recommandons de ne pas chercher à bouleverser d'emblée son comportement alimentaire en début de programme car effectivement, il y a ce risque, de lâcher le contrôle sans encore avoir la possibilité de lui substituer une autre méthode de contrôle du comportement alimentaire par le biais des sensations.[/quote]

Commentaires

hematite.
Abonné

Merci pour ces extraits.

Concernant la (soit-disante ?) polémique du sucre, une étude a été ralisée sur des rats (pas encore sur l'homme, on se demande pourquoi?). Il semblerait que le sucre active les mêmes zones cérebrales que celles activées par les drogues.

Si ce n'est pas une addiction à proprement parler, pourrait-il s'agir d'un effet dû à cette restriction cognitive? Et comment? Quels sont les mécanismes mis en jeu?

Ce n'est pas une question facile, je vais aussi essayer de trouver la réponse de mon coté.

 

Bonne dégustation de produits illicites !

(heureusement que c'est de l'humour)

Daan.
Abonné
Quand les rats se mettent à manger des aliments qu'ils ne sont pas sensés manger, je doute qu'ils soient en restriction cognitive, ils s'en foutent sûrement d'être minces et de faire un régime, c'est leur instinct qui leur dit qu'il y a moyen d'engranger de l'energie je pense. Les rats aiment le sucré et la junk food, et les chiens aussi, on peut le constater. S'agirait-il plutôt d'un programme pour rechercher les aliments les plus caloriques à des fins de survie datant de la préhistoire, moi je pencherais pour ça. Et dans ce cas, même si ce n'est pas une drogue, c'est quand même une forte tendance à préférer les aliments les plus riches.
Sylvie75.
Abonné

Moi je le comprends comme cela : la drogue ou l'alcool ou la cigarette, ce sont des poisons qui portent en eux intrinsèquement la substance qui créée chimiquement l'addiction.

La nourriture ne peut pas être comparée à cela.

Ceci dit, je savais depuis quelques années que j'adoptais des stratégies d'évitement dans d'autres domaines (courage fuyons !), car je me sentais trop fragile psychologiquement. C'est grâce à ce site par contre que je comprends seulement que j'utilise la nourriture comme stratagème du même genre ! Et ça, c'est une sacrée découverte, qui va vraiment m'aider à m'en sortir !

Sylvie75.
Abonné

Ce n'est pas sur le chat, mais c'est une belle envolée de Gérard Apfeldorfer, sur la newsletter du GROS.

Gérard a mal au dos, et voici ce qu'il nous écrit :

[quote]

Mon incarnation me permet d’être en interaction avec le monde, ce qui m’occasionne des sensations. Par là même, je me sens vivant, présent, et qui plus est, je suis à même d’en prendre conscience.
Personnellement, je ne m’en lasse pas. Vivre, c’est épatant. Aujourd’hui, par exemple, j’ai un peu mal au dos et je me tiens tout tordu. Eh bien, lorsque je le vois, ce mal de dos, comme un rappel de ma condition d’être incarné, je le trouve acceptable, voire réjouissant. J’explore ma douleur, j’en repère les saillies, et je me dis que ce mal de dos est mieux que rien, ce rien du néant qui, à un moment ou un autre, m’aspirera, comme il se doit.
Oserais-je faire le rapprochement avec le corps gros qui nous occupe tant ? Ce corps peu conforme, si difficilement aimable ? Et si, finalement, aimer son corps n’était pas le point crucial ? Si l’important était plutôt de le reconnaître comme objet de son incarnation ? C’est par ce corps-là que j’existe, et tel est l’objet de ma re-connaissance.
Bon, me direz-vous, et tous ces stéréotypes, ces discours à plume et à poil qui l’inondent, ce corps ? Discours sociaux et médicaux d’appel à la conformité, jugements à l’emporte-pièce, verbalisations de soignants empêtrés de mots ? Bah, laissons les crapauds baver tandis que la caravane passe.
Nos Rencontres 2012 m’ont rappelé à quel point les discours sur le corps sont insignifiants, à quel point les thérapies purement verbales manquent de corps. Mon corps n’est pas non plus un objet dont il suffirait de contrôler les entrées et les sorties, ou qu’on sculpterait à son gré. Non, mon corps est ma maison, et demande à être habité. Mon corps demande à vivre : telle doit être sa thérapie, et cela, il me semble, a été largement démontré durant cette journée et demi.
Quelle que soit la forme de mon incarnation a prise, son aspect extérieur, quels que soient les sensations, émotions, pensées, agréables ou désagréables qui m’habitent, c’est par ce corps que je suis au monde, que je me frotte aux autres, que je ressens, que je pense, que j’agis, que je m’engage dans des actions qui, à mes yeux, en valent la peine, qui font la richesse de ma vie. La souffrance qui découle de cela, oui, je l’accepte car elle fait corps avec ma vie.
Bon, quoi qu’il en soit, je vais tout de même prendre une ou deux aspirines. Bonne année à tous !

Gérard Apfeldorfer

[/quote]

izabelle
Animatrice forum

merci Sylvie je ne l'avais pas lu

Lyphaé.
Abonné

Magnifique message, je m'en sens toute remuée, merci :-)

Mandala.
Abonné

 

Plus je lis les tchats dans lesquels il répond, plus je suis admirative du Dr Apfeldorfer, de son humanité, de son humilité, de sa compassion, de son talent d'écriture, de son humour aussi… Et là ce texte enfonce le clou. Un vrai morceau de philosophie.

Une admiratrice est née !

Et je ferme la parenthèse de mon hors-sujet ;-)

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