Le lâcher-prise... mon dada ! - 15012016

mavo.
Marraine

Ce matin, très bonne méditation sur le lâcher-prise, le contrôle, toussa toussa. Où il était question d'accepter son impuissance. Et là, vraie question pour moi qui suis une volontariste forcenée, convaincue que tout est possible à qui s'en donne les moyens. Dans les grandes lignes, hein... je sais bien qu'il y a des circonstances qui nuancent, mais l'idée c'est quand même que "quand on veut, on peut".

Evidemment, ça marche sur pas mal de sujets, mais pas tellement sur le poids, en ce qui me concerne.

Renoncer à la toute-puissance, accepter ce que l'on ne peut changer, faire le deuil de la perfection...

Le truc, c'est que cette attitude volontariste a des limites et des sacrés inconvénients, mais qu'elle a aussi des résultats et de sacrés avantages. Au quotidien, elle me pousse à me dépasser et à réussir des projets ambitieux, pro ou perso.

Je me demande si je ne relie pas "inconsciemment" lâcher-prise / acceptation à paresse / fatalisme. Et inversement contrôle à réussite...

Lâcher-prise, arrêter de tout contrôler avec ma tête qui se croit toute-puissante, revenir à l'instant, être tout simplement, faire confiance à mes sensations (vraiment leur faire confiance, pas juste prétendre que...) => ce sont les étapes clé qui me permettraient de faire vraiment la paix avec mon corps.

Mais la réponse spontanée dans ma tête ce matin, c'était : si tu lâches, tu n'auras plus la même énergie, la même combativité et tu réussiras moins dans ta vie / dans tes projets.

Je n'avais jamais relié peur de lâcher à peur de l'échec (d'autant que je ne m'identifie pas comme ayant peur de l'échec, puisque je mets justement tout en œuvre pour ne pas en avoir trop, des échecs...).

Je vous livre tout ça de façon encore un peu décousue, mais je me demande s'il ne serait pas utile que je travaille sur cette peur de lâcher le contrôle... en expérimentant, bien sûr.

Commentaires

Stephalille.
Abonné

Je me retrouve beaucoup dans ton billet Mavo. Ce besoin de contrôle qui ne me lâche pas. Cette satisfaction quand on fait appel à moi car à travers mon aide, j'apporte la maîtrise, je "sais". Alors bien sûr ça demande de l'énergie et la combativité, de la vigilance aussi. En tout cas, c'est épuisant. Et ça m'épuise depuis longtemps, sous le regard de mes aïeulles et de ma mère.

A travers le contrôle, il y a aussi le contrôle de l'image que l'on donne (croit-on). Et vient la peur de se laisser découvrir, dénuder. Là, en ce qui me concerne, ce n'est plus de la peur, c'est de la panique. Je suis persuadée, en effet, que ce qui m'est extérieur constitue un danger. En lâchant prise, je m'expose à l'Autre.

Lâcher prise pour moi, c'est tomber.

FRED73
Marraine
Je me retrouve totalement dans ce que tu écris Mavo, comme souvent ! Moi aussi j'ai l'impression que si je lâche prise, tout va aller de travers. Il y a une sorte de pensée magique qui me fait croire que si je m'angoisse avant, je gérerai bien la situation parce que je serai prête, à bloc pour réagir. Je serai préparée. Sauf que c'est épuisant d'être toujours prête, toujours sous tension au cas où. En plus, ce n'est pas parce qu'on est sous tension que l'on réagit de façon plus adéquate... Pour moi, lâcher prise signifie un peu être sans défense, pas préparée, insouciante, inconsciente même ! Bref, pour moi aussi il y a encore du travail !
liegama.
Ancien abonné

Oh ! comme je me reconnais dans ce que tu écris Mavo. Le lien entre lâcher prise et échec est fort chez moi. Et en travaillant un peu sur la notion d'échec je me suis rendue compte que je ne m'autorisais pas l'échec. Comme toi je met tout en oeuvre pour ne quasi jamais en vivre. Mais quand ça arrive (et c'est des "petits" échecs, parfois même pas perçus en tant que tel par d'autres), c'est l'horreur absolue à vivre pour moi (mais je sais pas encore pourquoi c'est à ce point difficile). Ma mère est hyper perfectionniste et m'a transmis, je pense, l'interdit de l'échec. Je dois souvent me répéter que j'ai droit à l'échec et que j'ai le droit de me tromper.

Le contrôle est mon arme contre l'échec et le lâcher prise est super en théorie mais au fond je pense comme toi que je ne peux pas vraiment faire confiance car il y a alors non maîtrise et par conséquent risque d'échec. 

D'un côté, je vais beaucoup mieux j'ai quasiment plus d'EME et mon poids est stable sans efforts depuis plusieurs mois. Ma confiance en mon corps a grandi quand j'ai constaté que je ne grossissais pas trop durant ma grossesse sans me priver et que je perdais mes kilos de grossesse sans me priver. Du coup je me suis détendue.

D'un autre côté, je dois faire le deuil de mon corps idéal, celui qu'une partie de moi pense encore pourvoir arriver à avoir à force de volonté. Je dois accepter que mon set point est probablement le poids que je fais aujourd'hui (que je ne connais pas car je ne me pèse plus depuis 1 an). Je suis un peu plus ronde que je ne le souhaiterais mais est-ce si grave? 

Comment accepter totalement ce corps là et accepter qu'il ne changera pas. Et profiter d'autres critères, tel que le fait que j'ai plein d'énergie, que je suis en santé. Je ne vais jamais avoir des jambes d'1m20 fines. Tout comme je n'aurai jamais des poils noirs vu que je suis blonde, ni des fesses plates mais paradoxalement, ces choses là ne me dérangent pas; vu que ce n'est pas ces critères là qui sont jugés comme "beaux" par notre société. Je pense que l'acceptation passe par la renonciation des critères qui sont imposés par la société. 

J'associe le lâcher prise à une certaine paresse, à la médiocrité également. Mon homme me rappelait dernièrement que je pouvais faire autant et aussi bien sans être en mode "soldat au combat" comme je suis souvent. J'expérimente cela depuis quelques mois et je note que c'est possible. Qu'il m'est possible de garder mon énergie, d'accomplir mes projets avec succès sans être stressée du contrôle. Alors pourquoi est-ce que je retombe encore si souvent dans mon "default-mode" de contrôle freak?

 

marieal.
Inscrit

on a du être jumelle dans une autre vie Mavowink

bon je dis ça mais en même temps, je me rends compte que je il n'y a que sur mon image que je n'arrive pas à lacher prise. Parce que tout le reste, le ménage, ma vie personelle, je suis plutôt relativement cool...je suis la reine du bordel, le ménage est loin d'être mon obsession majeure, et il y a plein de choses à refaire dans ma maison!

mais je me demande si cette volonté de faire croire que tout va bien, de me faire aimer par tout le monde, d'en faire trop au boulot, plus que les autres pour me faire pardonner je ne sais quoi, ce n'est pas justement directement en rapport avec mon surpoids, un peu pour m'excuser d'être ce que je suis...ou montrer si je suis ce que je suis ce n'est pas par manque de volonté...

par exemple, je n'ai pas réussi à avoir d'enfant et nous n'arrivons pas à déposer un dossier d'adoption nulle part, et ça me rend profondément triste....mais je tiens bizarrement le coup moralement, et je me demande si c'est bien normal? dès que je parle de ça, ou de la maladie d'Alzheimer ou du décès de mon papa, j'ai les larmes aux yeux, mais rien ne m'abat, je continue à "montrer" une image de moi résistant aux vents et à la tempête,  et c'est parfois fatiguant...

peut être que ce qui me fait peur dans ce lacher prise c'est le fait de m'effondrer totalement et de me noyer dans un raz de marée d'émotions négatives?

mais peut être aussi que je suis comme ça, je ne "montre pas" , je suis comme ça, avec un optimisme chevillé au corps qui fait que je ne m'effondre pas? auquel cas c'est couillon de ne pas lâcher prise sur pas mal de choses...

 

izabelle
Animatrice forum

parfois la vie vous oblige à lacher prise

c'est ce que je vis depuis une bonne année, j'ai été confrontée à une situation dans laquelle je n'avais aucune maîtrise et ça m'a fait bizarre

là depuis 15 jours pareil pour la santé

je fais ce qu'il faut (et bien) mais néanmoins je ressens que ces soucis de santé (mineurs) me forcent vers le lacher prise:

mon ego s'atténue, la perte de confiance est nette à ce niveau là

heureusement au stade où j'en suis, j'arrive à l'accueillir comme un possible bienfait

ce qui démontre l'énorme chemin parcouru par la "contrôleuse" que j'étais à la base

 

il y a de merveilleux cadeaux intérieurs dans le lacher prise, mais c'est pour le moins inconfortable

 

je me rappelle d'un documentaire où on faisait faire aux gens de l'accrobranche et de la voile pour les mettre dans les conditions du lacher prise psychologique

liegama.
Ancien abonné

je rejoins Marieal sur le "se faire pardonner je ne sais quoi". J'ai longtemps cru que je devais "gagner mon droit à exister". Dans ma famille, le mérite est une valeur très importante et j'essaye encore souvent de "mériter". Pour l'anecdote, j'ai eu un accouchement très difficile avec 23 heures de travail officiel sans péridural, puis un mauvais placement du bébé, d'énormes douleurs du à la pression sur la symphyse et une césarienne d'urgence suivi d'une longue et difficile remise sur pied pour cause de douleurs. Mes parents m'ont offert un bijou à la naissance de mon fils (je ne m'y attendais pas du tout et le bijou est magnifique) et ils m'ont dit : tu l'as mérité. Sur le moment, la petite fille en moi a ressenti de la fierté, mais la femme en moi a ressenti une gêne, car je n'ai pas à mériter quoi que ce soit par la douleur. 

Après mon accouchement j'ai ressenti très fort une immense fatigue (physique c'est normal) psychologique, comme si je réalisais que je n'en pouvais plus de passer tant d'énergie à garder la face. J'ai du coup un peu lâcher sur l'image que je donne de moi, et depuis ce relâchement, je me sens plus légère;

 

FRED73
Marraine
Ah oui ça ça me parle. Moi aussi j'ai l'impression qu'il faut que je mérite les choses. Toujours ce jugement sur moi...
Stephalille.
Abonné

Gagner le droit d'exister ...sauf qu'on existe déjà depuis de longues années sans que personne ne nous ait jamais donné quelque droit que ce soit. Je ressens la même chose, moi aussi mais c'est une pensée qui s'adresse à nos parents surtout, non ? Nous sommes une des dernières générations (en tout cas pour moi qui suis née dans les années 60) d'enfants non "programmés".

Ma mère m'a toujours raconté qu'elle ne m'avait pas désirée. Que j'étais un accident. La petite fille qui a entendu ça est toujours persuadée qu'un accident est un évènement indésirable et désagréable. Associé à une mère très exigeante, on fabrique des adultes qui se débatent chaque jour pour gagner leur droit à l'existence face à leurs parents. 

Désolée d'être là, ai-je envie de leur dire. Mais je n'ai pas à le mériter, je suis là, c'est un fait. Ils sont toujours exigeants, mais ils savent tous les deux que je suis quelqu'un de bien même s'ils ne savent pas me le dire. Alors je balade une peur panique qu'ils ne m'abandonnent, et cette angoisse bien ancrée participe, je ne sais pas encore comment mais je le ressens, à mes EME.

En ce dimanche soir, j'ai envie que toutes, nous nous persuadions que nous méritons d'exister au même titre que les 6 milliards d'êtres humains sur cette terre. Ca serait déjà un peu lâcher prise, vous croyez ?

mavo.
Marraine

Hello les filles et merci de vos réponses qui m'aident dans la réflexion !

Fred, je vois tout à fait ce que tu veux dire par "si je m'angoisse avant, je gérerai bien la situation". D'ailleurs, quand j'étais encore étudiante, c'était exactement la façon dont j'abordais les examens : si je n'avais pas peur, je pensais que j'allais me planter... Bien se mettre la pression !

Liegama : "D'un autre côté, je dois faire le deuil de mon corps idéal, celui qu'une partie de moi pense encore pouvoir arriver à avoir à force de volonté. "

Pareil. 100% pareil.

On doit être beaucoup de jumelles, en fait !!

Marieal : excuse-moi, mais la reine du bordel, c'est moi !  smiley

Effectivement, je suis très perfectionniste sur certains sujets, mais super cool sur d'autres (heureusement, sinon je pense que c'est trop dur, tout simplement). Et ce que tu nous livres "j'ai les larmes aux yeux, mais rien ne m'abat, je continue à "montrer" une image de moi résistant aux vents et à la tempête,  et c'est parfois fatiguant..." : j'aurais pu l'écrire.

C'est vrai que les accidents de la vie les plus importants, je les gère de main de maître (de main de fer aussi). Je suis une vraie madeleine devant la moindre série TV débile, mais je ne lâche pas une larme sur les vrais sujets. Pas de faiblesse, pas de pause, pas trop d'empathie, il faut avancer, il faut bosser. Il faut souffrir aussi, c'est une pensée magique profondément ancrée chez moi : les vraies bonnes choses, il faut souffrir un peu pour les avoir, sinon ça ne compte pas (et c'est d'ailleurs un frein peu conscient mais fort au programme LC, dans lequel je ne souffre pas assez ! blush).

J'hésite entre sourire et pleurer en relisant ce que je viens d'écrire... Soupir...

Izabelle, sur la vie qui oblige à lâcher prise : justement, c'est bien là que le bât blesse... A ce jour, je n'ai jamais baissé les bras, je n'ai jamais accepté sans lutte, je suis toujours restée en mode warrior. Alors il est vrai aussi que je n'ai pas été confrontée à des choses très graves, notamment sur le plan de la santé, qui est évidemment un sujet qu'on contrôle très peu voire pas.

Stephalille  : "Alors je balade une peur panique qu'ils ne m'abandonnent, et cette angoisse bien ancrée participe, je ne sais pas encore comment mais je le ressens, à mes EME." Pour moi, aucun doute sur le fait que j'ai été désirée, mais une maman qui ne savait pas, qui ne sait pas, aimer inconditionnellement m'a enseigné qu'il valait mieux que je soit à la hauteur, sinon je risquais d'être moins / pas aimée. crying

 

Pour moi, dans le travail sur LC, le lâcher-prise ultime, la toute dernière étape (ou la toute première, plutôt !), c'est d'arriver à faire confiance à mes sensations. C'est le B.A. BA, me direz-vous. C'est apparemment ultra-simple pour certaines, qui arrivent ici, qui lisent "OK, mangez quand vous avez faim et arrêtez de manger quand vous n'avez plus faim", qui appliquent, perdent 15 kg et hop là !

Et pour moi, c'est une étape majeure toujours pas franchie (bouhou, syndrome de la mauvaise élève ! laugh ).

 

Je ne sais pas si certaines d'entre vous connaissent Isabel Foxen Duke, ses videos, son blog sur l'acceptation et le non-régime. Je suis abonnée à la newsletter et souvent , les messages me parlent bien. Je pense notamment à un petit article sur "je comprends l'approche non-diet intellectuellement, mais je n'y arrive pas".

Je comprends intellectuellement que les restrictions conduisent à la sur-consommation, que la culpabilité fait trop manger, etc... mais je me juge quand même, je me restreins quand même, etc...

Sa lecture est la suivante : dire "je comprends intellectuellement mais..." révèle que dans le fond, je n'y crois pas complètement. Tout au fond de moi, je pense toujours qu'essayer de contrôler mon alimentation et mon corps est un comportement rationnel, qui me protège. Tout au fond de moi, je crois toujours que si je m'autorise à manger VRAIMENT ce que je veux, ça va être la fête du slip et que je vais finir obèse en 15 jours (bon, vous voyez l'idée générale !).

Lâcher-prise, quelle idée ! Alors que tout est solidement construit, contrôlé, piloté, maîtrisé... Mais si je lâche prise, c'est l'anarchie, la porte ouverte à toutes les fenêtres ! wink

 

Désolée pour ce post fleuve et en mode auto-dérision, je choisis d'en sourire car je dois aussi reconnaître qu'il n'y a rien de grave, que ma vie va bien, que je me supporte plutôt bien, que beaucoup de choses ont quand même radicalement changé dans ma propre acceptation, dans ma capacité à écouter mes sensations, dans mon rapport aux aliments, etc... Certes, l'étape n°1, la plus "fondamentale", la sortie réelle de la restriction, je crois que cette étape-là n'est pas franchie. Mais j'en ai franchie plein d'autres !

Saurounette.
Abonné

Salut à toutes...

Pfiou, le titre de ce forum m'avait intriguée, mais j'étais loin d'imaginer que je me reconnaitrais autant dans vos mots... !

Le lâcher-prise... j'ai bien conscience que c'est un truc sur lequel il faut que je bosse, réellement.

J'ai lu l'une d'entre vous qui parlait de faire de l'accrobranche ou de la voile pour se confronter au lacher-prise physiquement... hé bien j'en ai fait l'expérience il y a un peu plus d'un an... j'ai accompagné mes soeurs pour leur faire plaisir à un parcours d'accrobranche... et au moment de me lancer sur la première tyrolienne... panique à bord... le parallèle avec le fait de se jeter dans le vide était assez saisissant, l'impression de ne rien controler,... je crois que j'ai rarement ressenti aussi physiquement ce malaise en effet... 

Je ne bois que rarement au-delà du raisonnable de peur de perdre le contrôle, les drogues n'y pensons même pas, je ne fais rien de dangereux, rien qui me donne la sensation de ne pas contrôler,... lorsque j'invite des gens, je me mets une pression de malade pour que tout soit "parfait" au risque d'être d'une humeur de chien car tout ne s'est pas passé comme je l'imaginais... 

Sur l'amour des parents, je n'ai aucun doute, je sais que j'ai été désirée, j'ai peut-être juste un peu le syndrome de l'aînée à qui on a toujours demandé d'être grande, sage et raisonnable pour servir de (foutu) modèle à ses soeurs, de se forcer pour "faire plaisir à ses soeurs, ses parents,..." Bref, j'ai pris ce rôle très à coeur, au point de m'y être un peu enfermée... 

J'ai pas mal pris conscience de tout ça depuis quelques temps, je sais identifier d'où viennent mes angoisses, j'arrive parfois à "lâcher-prise" notamment quand j'invite des amis en me mettant dans le crâne qu'ils viennent pour passer un moment avec moi, que l'état de la maison importe peu et qu'il préférait qu'on rigole ensemble d'un plat que j'aurais foiré plutôt que d'avoir à "subir" ma mauvaise humeur pour un truc qui n'en vaut pas la peine.

Comme beaucoup d'entre vous, je suis la reine du bordel, mais peut-être parce que je me fixe un objectif inatteignable et que je préfère ne pas commencer plutôt que devoir me confronter à l'échec... peut-être aussi parce que je n'ai plus assez d'énergie à y consacrer.

Enfin, pour le poids, Mavo, moi aussi, je comprends très très bien "intellectuellement" le parcours Linecoaching, ça me semble du bon sens absolu... mais l'appliquer et accepter de faire confiance à mes sensations, celles-là même qui m'ont valu tant de déceptions amicales/amoureuses/en tous genres? Une vraie difficulté au quotidien!

J'ai pour ma part acheté un cachier d'exercices du lâcher prise, je vous dirais s'il m'a aidée !

En tous cas, je sens que ce fil va être bien actif...!

izabelle
Animatrice forum

[quote=mavo]

: dire "je comprends intellectuellement mais..." révèle que dans le fond, je n'y crois pas complètement. Tout au fond de moi, je pense toujours qu'essayer de contrôler mon alimentation et mon corps est un comportement rationnel, qui me protège. Tout au fond de moi, je crois toujours que si je m'autorise à manger VRAIMENT ce que je veux, ça va être la fête du slip et que je vais finir obèse en 15 jours (bon, vous voyez l'idée générale !).

Lâcher-prise, quelle idée ! Alors que tout est solidement construit, contrôlé, piloté, maîtrisé... Mais si je lâche prise, c'est l'anarchie, la porte ouverte à toutes les fenêtres ! wink

[/quote]

cela me fait au penser au fil que j'avais lancé à ce sujet, et qui me semble essentiel, bien que peu utilisé ma foi

//www.linecoaching.com/content/faire-confiance-ses-sensations-comment-y-arriver-sur-le-plan-emotionnel

 

notre cerveau n'est pas programmé pour lacher prise, mais plutôt en effet pour le mode  "warrior"

dans beaucoup de domaines, cela nous réussit plutôt bien et cela a sans doute permis aux humains d'arriver à une telle maitrise de leur environnement

mais dans le domaine émotionnel et celui des sensations (alimentaires donc aussi), c'est en effet contre-productif

cela n'est pas pour ça que notre cerveau va arrêter d'essayer de tout contrôler sans cesse

il est programmé pour ça, alors on peut lui faire tous les discours du monde, il continuera

 

simplement la pleine conscience est l'outil qui nous permet de considérer ces pensées différement, un peu comme des pubs (super convaincantes) qu'on n'est pas obligé non plus de suivre les yeux fermés

c'est des trucs qui passent en nous, tout à fait normal, dans l'ordre des choses, mais on peut n'y preter qu'une oreille distraite et focaliser son attention sur le présent, donc sur le corps

 

le plus tu feras cet exercice, le plus tu augmenteras ta capacité de lacher prise et d'écoute de ton corps

mais stopper les pensées est impossible, contre-productif, ça les renforce

il vaut bien mieux les considérer comme normales, mais pas forcément utiles dans le cas présent

mavo.
Marraine

Oui Izabelle, j'ai moi aussi repensé à ce fil sur la confiance à faire dans ses sensations, fil que je trouvais également très intéressant.

Bien sûr, c'est toujours dans la PC qu'il faut puiser des ressources : tout ce qui se fait en conscience se fait mieux. Ce qui n'est pas facile, c'est que notre tête sait très bien plonger dans un mode automatique justement aux moments où il faudrait mettre le projecteur de la conscience en place... quand on est fatigué, pas bien, triste, en colère... quand justement on a envie de s'anesthésier.

Ce matin, médiation sur l'acceptation.

Quand arrive l'heure du dîner, que je rentre d'une journée de boulot, que je dois encore gérer l'orientation de l'aîné, le départ pour un an du cadet, les états d'âme de la benjamine, c'est le moment le plus classique où je passe en mode "off". Pas envie d'être consciente, pas envie de ralentir pour déguster, pas envie de m'interroger sur ma satiété, envie de zéro contrainte (et la PC à ce moment est vécue comme une contrainte). (NB : mes enfants étant présents une semaine sur deux, quand ils ne sont pas là, c'est juste une histoire légèrement différente "j'en profite pour me faire plaisir" mais le résultat est le même !).

La démarche d'acceptation, ici, serait d'accepter que je suis fatiguée, débordée, surmenée... What ??? accepter que je ne suis pas parfaite ? que je ne suis pas wonder-woman, wonder-mum, wonder-boss, wonder-friend, wonder-daughter, wonder-sister ? Ah bah non, je préfère manger.

Bon, après, dans la mesure où mon poids est stable (grâce à quelques astuces, à quelques moments de lucidité, à quelques réflexes tout de même acquis au fil des années), je peux aussi essayer d'accepter que ma relation à la nourriture n'est pas "la bonne", que je m'en sers comme d'un anesthésiant. Je peux aussi accepter que ce sujet soit celui que je ne maitrise pas...

Là tout de suite, je vais essayer d'accepter le sentiment de noeuds au cerveau ! smiley

izabelle
Animatrice forum

oui c'est sûr!

à mon avis c'est l'histoire de pas grand chose

oui renoncer à avoir une relation parfaite à la nourriture, il n'y a pas de bonne ou pas bonne, la nourriture nous réconforte et c'est normal

c'est plutôt le fait que tu préfères t'oublier, le soir, pour avoir le "courage" de gérer tes enfants  que je trouve problématique

cela n'est pas forcément leur rendre service en fait

dans ce que tu décris, avec eux ça fait beaucoup de choses à "gérer", et cela est peut-être du au fait que tu ne les as pas à plein temps, comme s'il fallait te "rattraper" de l'absence,  ou pour te rassurer peut-être

c'est bien sûr un fonctionnement que tu peux garder en l'état, mais je n'ai pas l'impression que c'est ce dont tu as envie, je sens l'envie d'évoluer qui te fait revenir ici  inslassablement  wink

lacher prise sur les problèmes des enfants c'est très dur pour une wonder-maman, moi aussi je suis pareil

en fait là depuis trois jours je suis super HS  immobilisée donc j'ai bien été obligée pour ma fille, heuresuement le papa assure, et elle après le premier jour un peu destabilisant, elle mûrit

 

mais de ton côté je pense que de petits lacher prise sont nécessaire, accompagner de ce qui est le plus cadeau qu'un parent puisse faire à son enfant :  croire en les ressources personnelles de son enfant, pour se débrouiller lui-même là où cela aurait été tellement facile pour nous

 

pour moi il y a forcément quelque chose dans ce  "j'ai pas envie d'être consciente", et c'est juste précisément là que tu peux agir

non pas dans le but d'avoir une alimentation parfaite, si ton poids est stable y'a pas de problème

mais juste pour toi-même, pour ton rapport à toi-même

ce qui se répercute dans ton rapport aux autres

liegama.
Ancien abonné

Mavo : je me reconnais beaucoup dans ton : "Tout au fond de moi, je pense toujours qu'essayer de contrôler mon alimentation et mon corps est un comportement rationnel, qui me protège. Tout au fond de moi, je crois toujours que si je m'autorise à manger VRAIMENT ce que je veux, ça va être la fête du slip et que je vais finir obèse en 15 jours (bon, vous voyez l'idée générale !)"

C'est le truc qui m'empêchait le plus d'avancer, cette croyance que ça allait être le débordement général. Et je l'ai réalisé lors de la journée d'avril 2013. J'ai pris conscience à ce moment à quel point j'étais dans le contrôle et la restriction. Mais écouter ses sensations c'était comme aller sur mars pour moi, je ne comprenais même pas par où commencer.

Ce qui m'a aidé, ça a été de réaliser à 4 mois de grossesse, que pour la première fois de ma vie, personne ne s'attendait à ce que je maigrisse et que j'avais "la paix" durant quelques mois. Du coup je me suis lancée le défi de vraiment mettre en pratique LC avec "j'écoute mes sensations" mais en restant cool, flexible, pas en mode "régime" genre, zut je suis nulle j'ai mangé sans faim à midi, je me rattraperai ce soir etc...

Durant les 6 mois suivants j'ai mangé tout ce qui me faisait réellement plaisir sur le moment et je ne me suis pesée que chez le docteur. J'ai mangé des tiramisu, du chocolat, des frites, des chips et tous ces aliments que j'avais tellement du mal à réintroduire tant ils étaient tabous pour moi et tant je ne me faisais pas confiance en leurs présence.

Et à ma grande surprise, je n'ai pas pris 30 kg, mais 12. Pour la première fois de ma vie j'ai réalisé que je pouvais peut être faire confiance à mon corps. 

Après la naissance, j'ai eu une petite "rechute" sur le thème : je suis grosse, je vais jamais perdre ces kilos de grossesse (même si je me pesais plus je sentais bien à mes vêtements que j'étais serrée serrée). Et à 3 mois post partum je me suis détendue sur le sujet, j'ai acheté des fringues à ma taille du moment et j'ai décidé de passer un bel été, quel que soit le volume de mon corps. 

Depuis, j'ai l'impression d'être sortie de la restriction, et je me sens infiniment plus détendue par rapport à la nourriture en générale (mais pas guérie pour autant); chose qui me semblait encore totalement infaisable il y a deux ans. Je n'ai plus d'EME sur des aliments tabous, et plus d'aliments tabous d'ailleurs. Je sens peu à peu mes sensations s'aiguiser. Mais je n'ai pas perdu 15kg pour autant...

Je mange encore trop souvent sans faire attention, même si c'est de la salade, c'est encore trop souvent en mode "off", surtout le soir. Et c'est là que je constate, que ce que dis Zermati est vrai : les haricots verts mangés sans faim, ça fait grossir!

Le soir, quand je suis fatiguée et que l'on me sollicite (bébé, mari, parents, amis...) je passe en mode "off", comme Mavo et je mange même quand j'ai pas faim. Je mange pas beaucoup, mais sans faim.

J'ai encore l'impression de me priver si je ne mange pas le soir, je me prive d'un moyen de détente. Quand je ne peux pas aller me coucher quand je suis fatiguée, ou prendre un bain alors j'utilise encore la nourriture pour me détendre. 

Je ne sais pas comment lâcher la warrior woman quand j'en aurai tellement besoin. Je suis attachée à ma croyance et comme toi Mavo je me dis "tout est si bien maîtrisé" pourquoi lâcher? A cela s'ajoute dernièrement une réalisation : si je lâchais et si je me rendais compte que c'était mieux, je devrai faire face au fait que je me suis trompée durant toutes ces années avec mon mode "warrior". Mon ego en prendrait un gros coup. Et si je lâchais tout et que je ne maigrissais pas, alors j'aurai perdu mon espoir qu'un jour, peut être je serai mince. 

C'est un peu tous ces deuils que je dois encore faire.

 

marieal.
Inscrit

 c'est un peu aussi grâce à elle que je suis venue ici en 2013, son parcours avec le Dr Z m'avait interpellé, et son lacher prise depuis quelques mois m'étape!

je vous livre la pensées du jour de Caro:

//www.penseesbycaro.fr/2016/01/ca-nest-plus-un-sujet/#more-19073

mavo.
Marraine

Hello les copines !

@Iza : je préfère m'oublier le soir, ça c'est certain, mais je ne crois pas que ce soit pour avoir le courage de gérer les kids. Je partage complètement le fait qu'ils savent faire beaucoup eux-mêmes, et je pense ne pas être trop intrusive ou gestionnaire de tout (bon, de pas mal de choses quand même...), mais 3 à mi-temps, 6 pendant les vacances + Monsieur chéri allergique au planning et à l'administratif + boulot full-time très full, même en laissant faire un peu aux autres, ça fait de la charge.

Le sujet c'est d'alléger, de me mettre moins de pression, d'accepter que certains choses ne soient pas faites ou mal faites, de me donner des sas de décompression... là-dessus je te rejoins complètement.

@liegama : évidement je me reconnais beaucoup dans ton témoignage. A vrai dire, le seul moment dans ma vie où je pense avoir vraiment vécu en lien avec mon corps, c'était pendant ma 3ème grossesse. Bon, je ne vais pas refaire un BB pour retrouver ce lien, hein...

" Et si je lâchais tout et que je ne maigrissais pas, alors j'aurai perdu mon espoir qu'un jour, peut être je serai mince. " => ça résone fort, ça... sacré deuil à faire en effet.

@marieal : merci beaucoup pour le lien. Caro pour moi aussi a été un des déclencheurs qui m'ont conduite jusqu'aux livres du Dr Z puis ici. J'aime beaucoup ce billet, dans lequel je me reconnais à nouveau beaucoup... même si je ne peux pas encore écrire que le poids / l'alimentation sont des non-sujets. Mais, ils sont des sujets devenus secondaires et c'est déjà un bon pas en avant !

lorraine
Marraine

J'aime beaucoup ce fil, que je lis et relis, avec envie de poster pour apporter une petite pierre à l'édifice , mais sans savoir comment..alors en vrac voilà ce que ça donne

 

Déjà je différencie "lâcher l'affaire" et "lâcher prise"

"Lâcher l'affaire" pour moi ce serai lâcher le projet professionnel, où un aspect sur lequel je compte travailler

"lâcher prise" c'est plus dans la manière d'appréhender l'affaire en question

Je continue à faire des projets mais je les appréhende plus cool , moins stressée, à angoisser à  faire des plans catastrophiques (je mesure les enjeux souvent peu essentiels) , je fais confiance à moi même , à la vie, aux autres c'est là où je dis que je lâche prise, je fais ce qu'il faut faire mais ça n'envahit pas mon esprit, mes journées, ma relation aux autres..

Confiance est important dans la question du lâcher prise...Dès qu'on croit que les Autres (collègues, enfants , chéri..) ne savent pas bien faire, qu'il risquent de se tromper selon nos critères à nous , que notre aide est indispensable (Zorro est arrivé), les tensions internes reste présentes....Prise de conscience forte côté boulot, je travaille à être moins éponge de l'équipe que j'encadre, à moins vouloir soutenir....Quitte à passer pour celle qui abandonne (en fait ça c'est ma -petite- peur) mais je ne crois pas car je suis quand même là....

Toujours bien se rappeler qu'on est séparé de l'autre. L'autre ce n'est pas nous. On peut pas tout porter. Mon fil conducteur dans la relation à mon homme, à ma fille, pour ne pas paniquer de leurs soucis, craintes (etc) , et me prendre la tête à  les harceler"

Côté bouffe : je ne dirais pas que j'ai lâchél'affaire. Tout n'est pas naturel, "inconscient",  le poids, notamment la peur de grossir m'a reprise un peu (pourtant stable depuis août 2015)....Mais c'est light. C'est pas tout à fait un non sujet mais bien secondaire. Je sais que je ne maigrirai plus j je resterai définitivement ronde  ou alors un kilo ou deux en période de vacances à manger des salades et à bouger beaucoup et que je reprendrai après ...Je me suis acceptée en mangeuse émotionnelle, toujours un peu dans le "trop". De ce côté là, j'ai lâché prise, je ne cherche plus à changer coûte que coûte mon comportement alimentaire ....Moi aussi, le soir, je mange même si la faim n'est pas criante....Nourriture plaisir, nourriure réconfort

Je veille toutefois, mais de façon zen, à ne pas tomber dans les compulsions (grignotages, automatismes systématiques) . Quand ça arrive, c'est que c'est l'heure de reprendre très régulièrement les séances de rpc. Le souffle, l'instant présent jouent un rôle fondamental dans le lâcher prise. La présence au corps en fait.

La maladie aussi, avec les limites corporelles aide dans le lâcher prise...Il y a des choses que je ne peux plus faire ou ..."Courir partout" par exemple...J'ai moins d'énergie, je me fatigue plus et j'ai besoin de mon temps de sommeil pour tenir sur le long terme. Depuis qu'il y a un nom sur ma maladie auto immune, je suis apaisée et dans l'acceptation de ce qui est...je ne me prends plus la tête de mes douleurs supportables mais constamment présentes. Je relativise aussi (c'est  aussi ça le lâcher prise) y a des maladies  bien plus grave que celle que j'ai...

Je me méfie aussi beaucoup de la dépression par surmenage insidieuse...Je l'ai connue en 2004 à tout vouloir faire parfaitement : materner, cuisiner que du bon, nourrir mon homme, travailler super bien, à être sur tous les fronts, à cette époque là, je pêtais le feu, les pauses je ne connaissais pas beaucoup...

Avant LC, je pensais aussi que si je n'angoissais pas, le sujet de mon angoisse n'aboutirait pas ou mal, l'angoisse était nécessaire pour donner du crédit à l'objet de l'naoisse....Maintenant c'est l'inverse, je souffre quand mon cerveau est encombré de pensées stériles où je me juge, ressasse....Et ça aussi pour opter pour une conduite de tendance lâcher prise ça aide. Je suis vraiment contente de ne plus avoir besoin d'aller mal pour bien vivre...

 

Merci les filles pour vos partages

redgine's cocktail.
Abonné

Pour moi, cette semaine, c'est du cramponnage, de la fusion, sans lâcher prise, et j'ai mis plusieurs jours à m'en apercevoir. Seul indice : sophie ma faim est absente depuis lundi, et je ne peux pas m'arrêter de manger.

- mon RDV avec le diabétologue mercredi : je n'ai pas maigri depuis le dernier RDV, et je culpabilisais d'être une mauvaise élève malgré un taux de sucre à -1 point

- l'hôtel où j'avais retenu des chambres pour les invités de mon anniversaire m'annonce que je n'aurai pas toutes les chambres demandées : ah le perfectionnonisme qui revient au galop ! Où vais-je faire dormir mes invités ?

- un super contact avec une coach de vie mais problème quand elle me demande de me rappeler des beaux, bons moments, des trucs émotionnellement géniaux pour faire des ancrages : j'ai l'impression que tout  mes bons souvenirs, tout mes moments exceptionnels, disparus. Où sont passé mes frissons, mes émois, mes joies et mes envies ?

- je veux téléphoner à X, et puis je me dis : pour lui dire quoi ?

- des invités qui déclinent mon invitation : sentiment d'abandon, de dé-amour puisqu'ils ont mieux à faire. Ben le jour J, je serai néanmoins entourée de ceux que j'aime

- une facture surprise du comptable : 1° réaction de sentiment de rejet, d'animosité, je monte aux créneaux

- un malaise avec l'homme et ses médocs, ses nouvelles limites

Dure semaine. En conclusion, un lâcher prise chez moi, s'accompagne d'abord d'angoisse avec EMEs et gloutonneries, puis prises de consciences et remises des pieds sur terre dans le présent en pleine conscience. Et je lache. La confiance en moi revient.

Douce et bonne nuit.

mavo.
Marraine

"Je suis vraiment contente de ne plus avoir besoin d'aller mal pour bien vivre..."

Lorraine, merci de cette phrase que j'aime beaucoup, que je pourrais peut-être, que je peux peut-être faire mienne. Je pense arriver tout doucement, en effet, à accepter l'idée que je peux aller bien, et aller bien ! Sortir de la pensée (très judéo-chrétienne) qui dicte que pour être heureux, il faut aussi souffrir. Bah non.

Ce matin, j'ai fait une petite méditation sur le manger en pleine conscience, qui rappelle en introduction que nos repas sont quand même une occasion renouvelée plusieurs fois par jour et chaque jour de se faire plaisir.

Ha ha... c'est vrai que je l'ai peut-être un peu perdu de vue, aussi, le plaisir... parce qu'il s'accompagne de culpabilité, parce que quand je me réjouis du repas qui approche, j'ai aussi une pensée de censure, comme si le fait d'avoir du plaisir en mangeant risquait de me faire trop manger.

Alors que quand je suis vraiment à l'écoute du plaisir, je sens quand j'ai assez mangé d'un aliment... On revient sur cette question de lâcher le contrôle et de se faire VRAIMENT confiance !

 

Redgine's, heureuse de lire que tu as finalement retrouvé le chemin de la confiance en toi, justement !

liegama.
Ancien abonné

Merci Lorraine pour ton témoignage et ta mise en perspective. 

Mavo : je me reconnais beaucoup dans ton côté judéo-chrétien, c'est tellement moi, pétrie de culpabilité, et en recherche d'un plaisir que je passe mon temps à m'empêcher de ressentir . "comme si le fait d'avoir du plaisir en mangeant risquait de me faire trop manger". C'est encore ce que je crois au fond de moi aujourd'hui. Je suis d'ailleurs toujours "bloquée" à l'étape dégustation de mon deuxième parcours (ça fait 1 an maintenant, faudrait que je m'y remette). Comme si la dégustation allait générer un potentiel plaisir qui bousculerait les murs de mon château fort de grande perfectionniste et ferait pêter tout cela dans une joyeuse orgie dont je ne verrai jamais la fin, et alors je serai vraiment finie, engloutie sous un trop plein de nourriture. Peut être que c'est ça ma grande peur.... je ne sais pas.

Je sens que je ne sais pas encore bien me faire suffisamment confiance pour régulièrement sentir quand j'ai assez. Je ne ressens pas vraiment cette fameuse courbe du plaisir après les trois premières bouchées qui est censée redescendre. Je note que lorsque j'ai cru la ressentir j'avais une vraie faim. Je pense encore une fois que je mange trop souvent avec une trop petite faim qui limite mon plaisir. 

Lâcher prise en ce moment, serait pour moi lâcher ma peur d'avoir faim (qui est encore présente, même si paradoxalement je tolère mille fois mieux la sensation de faim) pour attendre d'avoir une bonne faim pour éprouver plus de plaisir et par là mieux sentir la fin du plaisir. 

lorraine
Marraine

Mavo : Lorraine, merci de cette phrase que j'aime beaucoup, que je pourrais peut-être, que je peux peut-être faire mienne. Je pense arriver tout doucement, en effet, à accepter l'idée que je peux aller bien, et aller bien ! Sortir de la pensée (très judéo-chrétienne) qui dicte que pour être heureux, il faut aussi souffrir. Bah non.

 

C'est drôle, mais je n'ai jamais ressenti cette nécessité de souffrir, pourtant comme toi et comme Liegama j'ai grandi dans la religion -catholique- "croire et pratiquer" . Et  ma mère baigne et je crois bien "jouit" de sa souffrance..Alors, aurai je copié ma mère ? Perhaps, de grandir dans cette ambiance familiale et de ne connaître que celle là.

J'ai pris conscience que j'étais dans le ressassement perpétuel très jugeante à mon égard et que je prenais mes pensées comme étant la vérité (d'une force qu'on s'imagine même pas) ,  seulement en arrivant à LC avec la découverte de la pleine conscience.

Car  c'est, uniquement,  cet état de cogitation mentale qui m'empêchait de me sentir heureuse et de profiter vraiment, car en continuel état de culpabilisation, de honte et de stress interne  en tout genre (sans que ce soit visible par les autres)  .

J'étais déjà un peu vieille (50 ans) donc plus que vous maintenant quand j'ai compris que mon "mental" me desservait , et que ce n'étais pas la norme que de ruminer comme je le faisais.  Et je vous admire et vous envie du temps que vous aurez gagné à en prendre conscience avant...

A présent je trouve  dommage de s'enliser dans un mal être moral  juste pour des pensées que l'on prend pour des vérités..Je considère que c'est du gâchis. Et je suis vraiment soulagée, le terme n'est pas trop fort, d'en être sortie. Car il n'est jamais trop tard pour apprendre et connaître l'apaisement intérieur qui conduit au lâcher prise  Alors vive la rpc....

mavo.
Marraine

Oui oui oui, je souscris à 200%, vive la RPC !

Je me souviens très bien d'avoir vu il y a plusieurs années la jaquette du livre de C.André qui disait un truc du genre "ce livre va changer votre vie" et je trouvais ça quand même carrément marketing.

Et puis à force de lire des trucs, d'entendre des choses sur la méditation, la PC, j'ai fini par m'y mettre, franchement à titre expérimental, genre ça ne coute pas grand chose d'essayer.

Et oui, en effet, c'est pompeux de le dire, mais ça change la vie !

Sur la courbe du plaisir, Liegama, c'ets vrai que les choses sont plus claires quand on a faim. En ce qui me concerne, ce n'est pas vraiment que je n'identifie pas la baisse du plaisir. Si je suis attentive et honnête avec moi-même, je vois bien que ce 3ème morceau de chocolat est moins bon.

Le problème, c'est :

1 - d'être attentive (TRES difficile !),

2 - de respecter ce signal (TRES difficile !). Même quand je suis attentive, que j'entends mes papilles dire "merci, ça va, c'est assez", il m'arrive de décider de continuer à manger.

Là, je trouve qu'il y a une question de respect de soi-même. J'aimerais un jour être dans une relation de respect, de complicité, d'entente avec mon corps, dans laquelle ma tête respecterait les signaux que mon corps lui envoie. C'est un peu "maltraitant", en fait, de continuer à manger quand on n'a pas faim / pas de plaisir. Comme l'est un parent qui force son enfant à finir son assiette...

FRED73
Marraine

En fait, je crois que quand on continue à manger alors qu'on n'a plus faim c'est parce qu'on n'a pas trouvé le réconfort que l'on cherchait. On ne l'a pas trouvé soit parce qu'on mange quelque chose que l'on n'a pas envie de manger, soit parce que les aliments mangés sont tabous,  

izabelle
Animatrice forum

[quote=mavo]

Là, je trouve qu'il y a une question de respect de soi-même. J'aimerais un jour être dans une relation de respect, de complicité, d'entente avec mon corps, dans laquelle ma tête respecterait les signaux que mon corps lui envoie. C'est un peu "maltraitant", en fait, de continuer à manger quand on n'a pas faim / pas de plaisir. Comme l'est un parent qui force son enfant à finir son assiette...

[/quote]

oui, en fait tant que c'est "mental" ce sentiment de respect, genre une règle  "je n'ai plus faim donc il faudrait que je m'arrête de manger"  cela ne fonctionne pas bien, ou alors à la volonté (ce qui ne tiens guère)

il faut vraiment que ça vienne du corps, des cellules, et non d'une règle mentale

depuis que je suis malade, j'en ai fait l'expérience

il se trouve que je n'ai plus d'EME pour l'instant car mes inconforts sont tels que je n'ai même pas l'illusion de pouvoir les adoucir avec du chocolat

et par ailleurs mon corps se rappelle tellement à moi en permanence que je suis bien connectée à lui (même si c'est dans la souffrance)

du coup je vois bien, je constate que ce  "stop"  doit venir du corps lui-même  et pour cela il faut placer sa conscience dans le corps lui-même

à ce moment là, il n'y a ni quantité, ni comptabilité, ni poids, ni balance, ni bien faire, ni rien de tout ça

y'a que la sensation du gout et de l'estomac  et on s'arrête automatiquement

il n'y a aucun mental, aucune pensée, et aucune quantification

 

le tout est de pouvoir en faire l'expérience sans être malade ou enceinte  wink

mavo.
Marraine
Complètement d'accord, Iza, c'est dans la connexion au corps que ca se joue. Dans l'instant présent, dans le moment, dans le fait d'etre vraiment en train de manger, de déguster. Et je le vois très bien chez les mangeurs régulés qui m'entourent : continuer de manger quand ils n.ont plus faim leur paraît tout simplement absurde ! Sauf circonstances exceptionnelles de fete ou de repas gastronomique, bien sûr... Et oui, le tout, c'est de trouver cette connexion en dehors de la grossesse ou dans ton cas de la maladie... Sacré chemin ! Au passage, des pensées de réconfort pour toi. Pas d'EME c'est sympa, mais les circonstances que tu décris le sont moins...
Amritaa.
Abonné

[quote=mavo]

Ce matin, très bonne méditation sur le lâcher-prise, le contrôle, toussa toussa. Où il était question d'accepter son impuissance. 

Mais la réponse spontanée dans ma tête ce matin, c'était : si tu lâches, tu n'auras plus la même énergie, la même combativité et tu réussiras moins dans ta vie / dans tes projets.

 

[/quote]

 

Bonjour Mavo

 

J'ai relevé sans lire les nombreuses réponses que tu as eues ces deux phrases qui se contredisent

 

As tu noté que dans ta deuxième phrase tu as oublié ta bonne méditation où il est question d'accepter son impuissance..... et ensuite tu repars dans ce fonctionnement de ton  mental qui te fait prendre des vessies pour des lanternes et tu repars dans tes croyances car tu en conviendras ce sont des croyances et rien que des croyances que ton mental te fourni suite peut être à une expérience que tu as pris pour une généralité

 

Moralité ? reviens sur un état méditatif où la vraie réponse t'es donnée. Une réponse du mental n'est en aucun cas une bonne réponse. La méditation te permet de te relier à ton intuition, ton intelligence profonde et seule est SAIT

 

Toutes ces croyances sont aussi le fruit de nos peurs qui ont sans doute été justifiées à un moment mais qui ne le sont plus, rester figé là dedans c'est empêcher à la vie de circuler. Tout est changement tout le temps, rien au monde ne reste figée éternellement pas même les montagnes

mavo.
Marraine

Hello Amritaa !

Oui bien sûr, j'ai bien remarqué  la contradiction... mais je ne vis pas en état méditatif full time ! smiley

La méditation est d'une grande aide pour avancer, elle me permet d'avoir plus de lucidité sur ces pensées automatiques, ces réflexes du mental. Mais la force de l'habitude, le caractère justement très automatique de ces penées fait que le travail de défusion est un travail de chaque instant.

Amritaa.
Abonné

Hello Mavo !

 

Il me semble que tu étais déjà là la dernière fois que je suis passée par ce site et je suis trèèèès contente de te retrouver, ça fait plaisir

 

Il faut que j'aille voir ce post sur la défusion et bien sûr qu'on n'entre pas constamment en état de méditation et qu'il faut beaucoup de temps pour que cette nouvelle habitude remplace l'ancienne et puis ............ à partir dum oment où nous sommes incarnés nous ne sommes pas des êtres parfaits et nous nous devons aussi de jouir de la vie !!! 

 

un peu comme ici, on se centre, on s'aligne et parfois olé ! on fait tout péter ! 

 

Je n'ai pas encore atteint cet état de grande sagesse, je ne suis pas moine, je ne vis pas au fond d'une grotte assise en lotus du matin au soir, donc.... je fais avec ce que je suis

Anmary.
Abonné

[quote=FRED73]

En fait, je crois que quand on continue à manger alors qu'on n'a plus faim c'est parce qu'on n'a pas trouvé le réconfort que l'on cherchait. On ne l'a pas trouvé soit parce qu'on mange quelque chose que l'on n'a pas envie de manger, soit parce que les aliments mangés sont tabous,  

[/quote]

Ben moi je pense que ce n'est pas aussi simple que ça ... c'est bien trop réduit

là par exemple, tout en écrivant, je continue de manger du chocolat ...

Dans un premier temps, je l'ai dégusté, comme prévu dans mon programme ... bon, j'ai constaté que malgré ma concentration, il fond bien vite dans la bouche, j'ai une langue qui le fait fondre à vitesse grand V. 

Ensuite, après la dégustation,   je suis passée à autre chose, comme venir ici lire les posts et répondre tout en écoutant une zique hyper zen ... et pourtant, j'ai remis le nez dans la tablette. Et il m'apparait que je sors des rails là car je n'ai vu nulle part dans la méthode que l'on pouvait manger plus que deux carreaux pour apprendre à déguster. Mais je ne m'auto sabote pas ok ? je constate et j'observe mon comportement pour tenter de le comprendre.

Je me sens bien ... je n'ai pas d'envie de manger émotionnelle ou du moins, pas d'émotion qui me pousserait à chercher un réconfort. Je viens de passer une heure avec une amie, j'ai aimé notre partage ...

Tout en écrivant je cherche à sentir ce qui se passe ... ma bouche veut encore avoir quelque chose d'agréable à sucer ... croquer ... puis avaler .. par plaisir ...pourquoi est-ce que l'on ne parle pas de ce plaisir ici ? comme le petit enfant qui aspire le lait de sa mère ?

probablement  c'est ce que je recherche à retrouver  parceque sinon je ne comprends pas pourquoi ma bouche a besoin ...

Pour avoir travaillé avec une orthophoniste, j'ai appris que ma langue restait positionnée comme celle d'un enfant  ... bon je vais loin dans la confidence là ... mais j'aimerais qu'on explore également la piste du plaisir, du lien à la mère ..

De ce besoin qui ne pourra peut-être jamais être totalement comblé ? Alors oui quand on continue de manger sans faim c'est peut-être pour trouver quelque chose encore et encore ... mais pas d'accord pour dire que c'est seulement parceque l'on mange un truc qu'on a pas envie ou parceque c'est tabou ! dans mon cas, y'a ni l'un ni l'autre, j'adore le chocolat et c'est pas du tout tabou ! 

En plus j'ai expérimenté depuis quelques jours que si je me laissais manger tout le chocolat correspondant à mon envie de plaisir,  la balance ne bougeait pas pour autant ... comme si je parvenais à me réguler simplement en ne recommençant à manger que lorsque ma faim est revenue ...

mavo.
Marraine

Coucou Amritaa, oui, je suis là depuis un bon moment, avec des périodes actives et d'autres moins !!

Anmary, je pense que tant que tu ressens du plaisir à manger, ce n'est pas une EME, tu ne manges pas au delà de ton besoin, puisque la satiété s'exprime notamment par l'arrêt du plaisir... Manifestement, ton corps tient compte de ces apports en chocolat et tu écoutes tes sensations, puisque tu respectes le retour de la faim... Du moment que tu respectes les signaux faim et plaisir, il n'y a aucun problème !

Ce dont parle Fred, je pense, c'est le moment où tu manges au delà de ta faim = au delà de ton plaisir... Et là, c'est une EME.

Quand je continue de manger après le plat principal, alors que je n'ai clairement plus faim, si je suis très attentive à ce qui se passe dans ma bouche, je n'ai pas vraiment de plaisir. Ou alors, mettons que j'ai du plaisir avec un carré de chocolat, peut-être un 2ème, mais le 3ème est vraiment trop sucré, si j'y fais attention. Mais il m'arrive quand même de le manger...

Pourquoi ? Peut-être par manque de réconfort comme le souligne Fred, peut-être parce qu'il y a des émotions sur lesquelles je n'ai pas envie de m'arrêter. Souvent tout simplement parce que être attentive aux signaux demande d'être très présent à l'instant, ce que je suis rarement, et c'est tout l'enjeu de continuer encore et encore à travailler sur la pleine conscience.

Là où je rejoins Fred : si j'étais vraiment capable de manger exactement ce dont j'ai envie, au moment où j'ai faim, mais aussi de m'apporter plus de réconfort dans mes journées, de moins charger la barque aussi, alors je serais sans doute moins dans cette envie de "décompresser / ne plus penser à rien".

Vaste programme. Manger ce que je veux, quand j'ai faim, ce n'est pas facile dans une vie où je ne mange jamais seule. M'apporter plus de réconfort, moins charger la barque, ce n'est pas facile dans une vie que j'ai soigneusement remplie d'enfants, d'animaux, de boulot, d'amis, de sport...

Bien sûr, il ne tient qu'à moi. Mais en fait, je ne sais pas très bien ce dont j'ai le plus envie : de ma vie telle qu'elle est (si elle est ainsi, c'est aussi pour répondre à des besoins profonds, je ne me sens pas en contradiction avec mes valeurs, dans le fond...) et avec des kilos en trop / d'une vie "allégée" dans tous les sens, et peut-être allégée de quelques kilos... C'est peut-être aussi la raison pour laquelle le poids ne bouge plus, et que je n'en souffre pas vraiment...

Oulala, je suis partie bien bien loin !! smiley

Amritaa.
Abonné

Mavo c'est bien toi ! j'en suis à mon 3ème passage, il faut une certaine maturité je crois et on se défend bien !

 

Je rebondis un peu sur ce qui Anmary........ je crois que la notion de plaisir doit être présente sinon on retombe dans nos vieux travers de restriction cognitive et peut être que le plaisir ici n'est pas suffisamment mis en valeur. C'est vrai. C'est sûr qu'un malheureux carré de chocolat ne va pas satisfaire mes papilles brulantes d'envie devil

izabelle
Animatrice forum

[quote=Anmary]

Je me sens bien ... je n'ai pas d'envie de manger émotionnelle ou du moins, pas d'émotion qui me pousserait à chercher un réconfort. Je viens de passer une heure avec une amie, j'ai aimé notre partage ...

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il faut savoir qu'une EME est simplement une envie de "calmer"  (un peu comme l'enfant qui suce son pouce)

cela n'est pas forcément une envie de réconfort, car le truc qu'on veut "calmer" peut être très positif

par exemple l'excitation générée par un échange profond avec une amie

pour ma part c'est typiquement le genre d'excitation que je peux être amenée à calmer automatiquement

d'ailleurs l'excitation sociale me procure beaucoup plus d'EME que n'importe quoi

 

ce qui ne veut pas dire que c'est le cas pour toi bien sûr, mais juste pour souligner qu'on peut avoir des EME sans avoir vraiment besoin de réconfort

d'ailleurs cela n'est pas grave du tout en effet si on s'écoute simplement par la suite

 

 

Anmary.
Abonné

Merci pour vos réponses  à toutes les trois !

j'ai beaucoup aimé !

Je ne m'étale pas aujourd'hui car je bosse beaucoup cette semaine et je suis un peu fatiguée là ...

juste envie de lire vos messages et de me poser ... c'est cool

 

mais je profite du passage pour signaler que le site fait des trucs bizarres ces temps ci et que c'est pas rigolo

par exemple là, pour répondre, j'ai du répondre sur le post d'isabelle car le Répondre général me renvoyait à un message du site qui m'interdisait de rester dans ce forum ou kekchose comme ça ! ben crotte alors, j'ai pas envie d'être dégagée moi !

bon allez, une belle fin de soirée à vous toutes

à tout bientôt

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